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Full text of "Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientale"

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SUPPLEMENT 



4207 — l'ARIS. IMPRIMERIE A. L. GUILJ,OT 
7, nip des Canettes, 7 



DICTIONNAIRI] 



DE LA 



LANGUE FRANÇAISE 



PAR E. LITTRE 



i»E i/ACinKniP. rnj»iiç,\iSF. 



SUPPLÉMENT 



RENFERMANT UN f.RAND NOMHREDE TERMES u'arT. DE SCIENCE, H ' A T, Il I C U L T U II E , ETC. 
ET DE NÉOLOfiISMES DE TOUS GENRES APPUYÉS D'EXEMPLES 

lît coiilenaiit 

LA RECTIFICATION DE QUELQUES DÉFINITIONS DU DICTIONNAIRE, l'aDDITION DE NOUVEAUX SENS 

DE NOUVEAUX EXEMPLES A L'hISTORIQUE 

ENFIN LA CORRECTION DE QUELQUES ÉTYMOLOfUES ET L'INDICATION DE L'ORIGINE PRÉCÉDEMMENT INCONNUE DE CERTAINS MOTS 



CE SUPPLEMENT EST SUIVI 



D'UN DICTIONNAIRE l'iTYMOLOGIQUE DR TOUS LES MOTS lïOPJflINE ORIENTALE 
PAR MARCEL DEVIC 






LIBRAIRIE HACHETTE ET C' 

PARIS, BOIII.EVARI» SAIt«T-«ERMAI«I, iS« 

LONDRES, 18, KING WILLIAM STREET, STRaND (W. C.) 



1883 

Tous (Iroila réservés 



PïlEFACi^. 



J'étais à peu près parvenu à l'impression de la moitié de ce supplément, lorsqu'une 
grave maladie, m'interrompant, rappela à ma mémoire le vers que Virgile met dans 
la bouche d'Enée qui, après quelques vains succ(îs de résistance dans la dcx'iiièrc nuit 
de Troie, s'écrie : 



Hen nihil invitis fas quemquam fidere divis» 

N'était-ce pas en effet aller contre le gré des •dieux c[ue de commencer à soixante- 
seize ans un travail de quelque durée? Mais ma théorie morale, quant à l'activité 
(je l'ai exprimée plusieurs fois), est qu'il faut travailler et entreprendre jusqu'au 
bout, laissant au destin le soin de décider si l'on terminera. 

Après le vers de Virgile se présenta à mon esprit, dans l'oisiveté de la maladie, 
La Fontaine et son centenaire disputant contre la mort qui le presse et qui lui as- 
sure qu'il n'importe à la république qu'il fasse son testament, qu'il pourvoie son 
neveu et ajoute une aile à sa maison. Je ne suis pas centenaire; mais je suis fort 
vieux; moi aussi j'objectai à la mort. Elle ne trouvait pas non plus qu'il importât 
beaucoup a la république que je terminasse mon supplément; mais enfin, elle n'insista 
pas, la menace s'éloigna et un sursis me fut accordé. J'en profite sans retard pour 
écrire ces quelques mots de préface. 

J'avais achevé depuis peu de temps mon Dictionnaire quand je me sentis tenté 
d'y ajouter quelques pages; mais le grand âge était venu, et il fallait se hâter; c'est 
poiu" cela que, ne voulant pas perdre le fruit de mes nouvelles lectures, de mes 
nouvelles réflexions, et aussi d'observations et de notes qui me vinrent de bien des 
côtés, je prolonge un travail qui m'a déjà occupé près de trente ans. 

Le titre de Supplément que je donne à nion travail indique suffisamment (jucl a 
été mon olijet en le composant. Ce ne sont pas des corrections, ce sont des additions. 
Non que mon livre n'ait besoin de corrections; mais le temps n'en est pas encore venu; 
car l'effet que, tel quel, il produit n'est pas encore épuisé. 

Ces additions proviennent d'éléments divers; il faut donc les énumérer. Les Iravau.v 
lexicographiques n'ont point de fin. De même qu'il fallut m'arrètcr dans le dictioniKure 
et clore les recherches, de même il faut m'arrcter dans le supplément. La chose ue- 



,: PRÉFACE. 

cessaire est non pas d'être eoniplet, ce qui est impossible, mais de fournir un fonds 
solide de renseignements sûrs et de textes qui sont des témoignages. Au premier ran<>- 
de ces additions sont les néologismes; ils y occupent une place notable; et c'est leur 
di'oit. A tous les instants de la langue, il y a eu néologie; et plus d'une fois je me 
suis complu, en parcourant les historiques réunis à propos de chaque mot et qui ne 
l'avaient pas encore été, à considérer la quantité et la nature des accroissements qui 
arrivaient par cette voie. Le classique dix-septième siècle a obéi, malgré Vauo-elas et 
Ménage, aux nécessités de pensée et de parole qui appellent les nouveautés • le dix- 
huitième, plein de scrupule à l'égard de la langue dont il héritait, a eu la main forcée* 
et le dix-neuvième siècle pousse jusqu'à la licence le droit qu'Horace accorde à tout 
éciivain de mettre dans la circulation un terme nouveau frappé au coin de l'actualité. 
On verra dans ce supplément un cas singulier d'un antique néologisme (pardon de 
l'accouplement de ces deux mots), que je dois à une communication de M. Marty- 
Laveaux. C'est H. Estienne qui a introduit dans notre langue le mot analogie; et en 
lintroduisant il s'excusa d'offenser l'oreille si gravement. Heureuse offense : car le 
mot a l'ait une grande fortune, et il nous serait bien difficile de nous en passer. 
N'ayons donc à l'égard des néologismes aucun parti pris ni de répulsion absolue , ni 
d'engouement. Horace a dit, en parlant du poète Lucilius : 

Cuni flueret lutulentus, erat quod tollere velles; 

de même, aans ce flot mélangé d'incessantes créations de mots nouveaux , il est de 
bonnes acquisitions qu'il faut retenir. 

La récolte que j'ai faite dans les écrits du jour, je l'ai soumise à la critique; j'ai 
rejeté les mots nouveaux qui étaient construits en violation des lois de la composition ; 
j'en ai redressé quelques-uns qui étaient susceptibles de l'orthopédie grammaticale; 
en d'autres cas, j'ai discuté avec l'usage qu'on en fait; car l'usage, qui exerce une si 
forte pression, n'est pas toujours intelligent. 

Cependant je dois dire que mes collaborateurs m'ont plus d'une fois arrêté en des 
mdulgenccs trop grandes. Ma garantie auprès du lecteur est que je ne suis jamais 
uitervenu pour rien imaginer, que tout ce que je lui donne a été écrit, et que presque 
toujours je cite le lieu et le temps. En ce recueil de néologismes, il est quelques ma- 
hces a l adresse du dix-septième siècle. Des mots nouveaux portent le nom de Bossuet, 
au compte duquel le supplément met iiicensurahle et mexamiiiahle. Et qui ne croirait, 
a première vue, que l'adjectif inétonnable est dû à quelqu'un de ces audacieux que 
le puriste déclare sans foi ni loi à l'égard de la langue? Eh bien, non, il est de Mal- 
herbe, sans parler à' incjfra^rible, qui est aussi de lui. 

Dans la révision que le supplément a nécessitée, quelques acceptions soit omises, 
soit nouvelles, ont été découvertes. Je les ai inscrites soigneusement; l'enchaînement 
et i extension des acceptions est une des plus curieuses parties de l'histoire des langues. 

En tous temps , des mots étrangers sont entrés en français. Nos autem's du 
treizième siècle se servent souvent d'un terme qui n'est pas resté (sauf pourtant 



PRÉFACE. „i 

dans le dérivé godailler) : c'est goudale, qui signifiait la bière et n'était autre chose 
que l'anglais good aie. Aujourd'hui, avec les chemins de fer, les rapports commei-- 
ciaux et industriels, les télégraphes et la croissante uniformité de civihsation et de 
gouvernement, les échanges internationaux de termes et de locutions sont plus 
fréquents que jamais. J'ai fait un choix, essayant de n'admettre que les mots dont 
l'usage commence à s'emparer. Mais la limite est arbitraire; et, comme je l'ai éprouvé 
dans mon long travail lexicographique , une part est laissée au jugement et à l'initia- 
tive du lexicographe. 

A mesure que je me suis plus rendu maître de la langue française dans son état 
actuel, dans son développement, dans son histoire, j'ai senti davantage que des li- 
mites étroites ne convenaient pas à nmon travail. Dès lors tout ce qui peut contri- 
])uer à étendre ce domaine, est pour moi le bienvenu. C'est sous l'influence de ces 
idées que dans le supplément j'ai notablement élargi le cercle des admissions pro- 
vinciales. 

J'ai d'abord voulu pourvoir au nécessaire. On rencontre maintenant dans les gazet- 
tes jimdiques, dans les comptes rendus des sociétés régionales, dans le récit des ex- 
ploitations agricoles une foule de mots qu'il s'agit d'inscrire et de faire comprendre. 
Les noms locaux d'engins, de plantes, d'animaux sont bons à enregistrer; ils tiennent 
leui' place dans la langue et en méritent une dans le dictionnaire. Toute cette par- 
tie technicpie a une utilité manifeste pour quiconque s'est trouvé embarrassé devant 
an de ces mots provinciaux. 

Un intérêt doctrinal s'attache aussi à ce genre de recherches. Un mot provincial 
fournit quelquefois des attaches, des intermédiaires, t;t complète quelque série. D'au- 
tres fois, c'est avec l'ancienne langue que se fait le raccord. Des termes du français 
des douzième et treizième siècles ont disparu, qui vivent encore sous des formes de 
patois ; et certains ont un historique aussi assuré et d'aussi bon aloi que les vocables 
les plus authentiques. Aussi ne faut-il rien négliger et ne pas se montrer dédaigneux. 
Quand je rencontrai foardraùie^ nom dans l'Oise du pommier sauvage, j'eus raison 
de ne pas l'omettre malgré son étrangeté ; car, quelque temps après, un heureux 
hasard me le montra dans un texte du treizième siècle. 

Enfin, une dernière considération m'a déterminé. Il y a là beaucoup de bon fran- 
çais qu'il ne favit pas craindre de l'cconnaitre. On y trouve une foule de mots d'ex- 
cellente frappe ; justement parce que le plus souvent ils se rattachent à un archaïsme 
authentique. Dans ce temps où l'on se plaint des excès du néologisme, lecjuel, lui, 
a pour défaut essentiel d'être une menace perpétuelle pour l'analogie et la grammaire, 
il n'est pas inutile de rappeler les types conservés. 

Tous les jours il se publie quelque texte inédit, quelque vieux poëme en langue 
d'oïl tiré des bibliothèques, quelques documents datés du moyen âge. J'ai bien des 
fois confessé mon faible pour la langue de nos aïeux; je les lis donc pour eux- 
mêmes ; je les lis aussi pour enrichir mon su[)plément. Fixer l'âge des mots a été un 
de mes soins d^ns mon dictionnaire; mais, tout le monde le comprend, je ne me 
flattai pas d'avoir été complet. En effet on trouvera ici des séries prolongées d'un 
ou plusieui's si«k:les vers l'antiquité. Bien plus, des ukHs qui manquaient d'historique 



PREFACE. 

ont été poui'vus de cet utile complément. De ces additions quelques-unes ont été 
tivs-bienvenues. Par exemple, il semblait impossible cpe gaieté ne remontât pas au 
delà du seizième siècle ; cette improbabilité a disparu, et, de fait, gaieté appartient 
aux anciens temps de la lani^ue. D'autres, au contraire, semblaient devoir garder 
leur caractère de nouveauté; mais point; quelques-uns ont retrouvé une généalogie 
que je ne leur soupçonnais pas. Ainsi hospitalité, qui n'avait pas le moindre historique, 
en montre dans le suj)plément un fort respectable. 

La méthode scientifique inaugm^ée par les modernes pour la recherche des cty- 
moloi^ies est toujours à l'œuvre; et de temps en temps parmi les romanistes il se 
produit quel(iue discussion sur l'origine de tel ou tel mot. J'ai consigné dans ce sup- 
plément les investigations qui ont j)our objet des vocables de la langue française. 
Los langues romanes sont devenues l'objet d'une étude assidue .; le français tient 
parmi elles un rang honorable ; je me serais cru en faute à l'égard de mon diction- 
naire et de mon public, si je n'avais pas relevé avec soin ce qui se faisait dans le 
domaine étymologique. 

Quand on lit beaucoup, quand on a des amis connus et inconnus' qui vous tr;ins- 
mettent avec un zèle tout spontané leurs notes, il se produit quelques petites trou- 
vailles. Il est naturel de ne pas consentir facilement à les laisser se perdre. Un 
su[)plément en a été l'asile tout ouvert. 

L'ancien supplément a été fondu dans celui-ci, afin de mettre sous un même coup 
d'oeil tout ce qui est ajouté. Quand on y cherchera un mot, on fera bien de se 
référer au dictionnaire, si ce mot y est déjà ^. Cette seule précaution fera compren- 
dre sans difficulté la nature des additions. 

J'ai commencé cette courte préface par un retour sur moi-même, sur ma témérité à 
m'engager en de longs travaux, sur le danger que j'ai coui^u et que je coui^s encore de n'en 
pas voir la fin. Je termine en faisant un retour sur mes collaborateurs, M. Beaujean, 
M. Jullien, M. Baudry, M. le capitaine d'artillerie André. Mon heureuse chance 
aurait été complète, si seul, M. Despois, enlevé aux lettres par une mort jirématurée, 
ne manquait à mon nouvel appel. Mais, malgré ce malheur et ce regret, je m'estime 
privilégié par le sort d'avoir conservé mes quatre principaux collaborateurs, qui 
apportent à notre œuvre commune, comme par le passé, zèle, critique et expérience. 

1. Je ne veux pas rae borner à cette mention anonyme et collective, et je me ferais un reproche de ne pas nommer qnelqucs- 
ims (!i; ceux qui sont venus h mon secours d'une façon particulièrement systématique et prolongée : .M. Pcyronnct, chef de bureau 
311 iiiiui.sùre des finances; M. Ch. Berthoud, de Gingins, canton de Vaud (Suisse); M. Hector Denis, avocat, à Bruxelles; M. Du 
Bois, avocat, à Gand; M. Eugène Riltcr, professeur à l'Université de Genève, et M. Richard Hippe, sou élève, qui a fait, à mon 
inionlir)n, le dcpouillemcut de la Bible française de )o23. 

2. On peut reconnaître du premier coup d'a-il, par la présence de la prononcii'.tion ligiuéo, les mots du supplément qui u'cxislciit 
pas du tout au dicliounairc. 



J'Jin 1877. 



DICTIONNAIRE 



DE LA 



LANGUE FRANÇAISE. 



SUPPLÉMENT. 



ABA 



ABC 



X. Il 29° Ajoutez : Pour l'emploi populaire et ar- 
chaïiiue de à au sens possessif, on peut citer; 
épouvantailàchènevière, etcet exemple de La Fon- 
taine : .... car le greffe tient bon, Quand une fois 
il est saisi des choses : C'est proprement la ca- 
verne au lion , Oraison. \\ Joinville disait comme 
nos paysans : La comtesse Marie qui fut sœur au 
roi de France, iSdit. de laBM. nat, p. il. 

t ABACA (a-ba-ka), s. m. Espèce de bananier 
{musa textilis), dont la matière textile consiste 
dans les filaments très-tenaces des pétioles. Le 
jihormium tenax donne un filament solide et rude ; 
l'abaca, ou chanvre de Manille, fournit une très- 
belle matière blanche, soyeuse et brillante; le 
filament de jute est difficile à travailler..... Tarif 
des douanes, en (869, p. 141. Le bananier de 
notre colonie [l'Algérie] égalerait certainement le 
beau produit nommé abaca ou chanvre de Ma- 
nille, Journ. offic. is mai (856, p. 3391 , 3" col. 

t ABAISSÉE (a-bê-sée), s. f. Action de mettre, de 
tenir bas une chose. Dans la nature, une abaissée 
d'ailes [chez l'oiseau] correspond à une course 
quatre ou cinq fois plus longue que l'envergure, 
TATIN, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxiu, p. 457. 

ABANDOiN.VEME.VT. Ajoute:: jj 6° En termes de 
partage de biens, attribution à une personne d'une 
ou plusieurs parties possédées indivisément. 

ABAQUE. Ajoutez : || 3° Nom donné aujourd'hui 
à certains tableaux destinés à abréger les calculs. Il 
y a une table de ce genre intitulée Abaque de 
Lalanne. || On nomme aussi abaque le compteur à 
boules des Chinois. 

t ABAT. Ajoute: : || 2° Abatis de volaille. Les 
tripiers, à Paris, ont ordinairement sur leur ensei- 
gne : marchand d'abats. || 3' Terme de boucherie. 
Synonyme d'abatis, c'est-à-dire la peau, la graisse 
et les tripes des bêtes tuées. Voici, d'après la Halle 
aux cuirs, les prix de vente à la tannerie des peaux 
en poil de l'abat de Paris, par 5o kil., et pour le 
courant de juin...., Journ. offtc. (5 juin (874, 
p. 4044, 3" col. Il Les abats rouges, les parties qui 
sont encore rouges. Pour le cinquième quartier, 
composé des suif, cuir et abats rouges,... iii. )7 fé- 
vrier IS74, p. (310, 2' col. 

ABATAGE. Ajoutez: || 6° Terme d'exploitation 
houillère. Action d'abattre la houille dénoués pBi' 
l>iaT. DE LA LAMOUB 1"HAISV*I«H' 



le havago. || 7° X certains jeux de cartes, action 
d'alxittre ses cartes. Dans le baccarat en banque, 
il y a à peu près la moitié des coups oîi il y a au 
moins un abatage, e. dormoy, Journ. des Actuaires 
franc, t. ii, p. 45. Le banquier n'éprouve aucune 
difficulté quand il y a un abatage à sa droite ou à 
sa gauche, parce qu'alors il n'a plus à tenir compte, 
pour décider sa manière de jouer, que du tableau 
qui n'a pas abattu, ID. ib. p. 39. 

ABATIS. Ajoutez : || 6° Dans un langage très-bas, 
il se dit des mains et des pieds. Il a de gros abatis. 

t ABATTANT (a-ba-tan), s. m. La partie mobile 
du dessus du siège, dans les latrines, liger, Fos- 
ses d'aisance, p. 5, Paris, )875. 

ABATTEUR. Ajoutez : || 2° Terme d'exploitation 
houillère. Ouvrier employé à l'abatage dans les 
mines. 

t ABATTIS (a-ba-tl), s. m. Terme de fortification. 
Défense accessoire consistant en un amas d'arbres 
entrelacés, liés ensemble et arrêtés sur le sol. 

— ÉTYM. Même mot qn'abatis , mais l'usage a 
prévalu, dans les traités spéciaux, de l'écrire avec 
deux (. 

ABATTUE. Ajoute: : \\ 15° V. n. Faire effort sur 
l'extrémité d'un levier, en l'abaissant près de terre, 
de manière à faire tourner un treuil horizontal. 
Ce mot s'emploie principalement dans la manau- 
vre de la chèvre; on emploie, dans l'artillerie, 
pour déterminer ce mouvement, le commande- 
ment : Abattez l 

t ABATTU (a-ba-tu), s. m. État de ce qui est 
abattu. Le chien d'une arme à feu à percussion 
est dit à l'abattu quand il repose sur la cheminée. 

t ABBATI.VT (a-ba-si-a), s. m. Dignité, fonction 
d'abbé d'un monastère. 11 faut admettre une lacune 
entre les deux abbatiats[de Jean et de Guillaume, 
abbés du monastère de Fécamp], Journ. offic. 

5 OCt. 1875, p. 8511, 3» col. 

ABBÉ. Ajoutez :\\3' Nom donné autrefois aux 
chefs de certaines confréries d'artisans dans le 
Midi. Le local de la confrérie se nommait abbaye, 
nom qui est encore usité en Suisse, notamment 
à Berne. 

ABCÈS. Ajoute: : — HIST. xvi» s. Cure générale 
du phlegmon, lorsqu'il est degenoré en abcès, pauk, 
ni, *P. I 



ABE 



I ABT1ICATAIRE (a-bdi-ka-tè-r'),'s. m. Celui qut 
fait abdication. J'allai, sans façon, offrir l'hom- 
mage de mon respect au roi abdicataire de .Sar- 
daigne, chateaubr. Mém. d'outre tombe (éd. do 
Bruxelles), t. n, Palais du card. Fescli, etc. 

ABECQUER. — ETYM. Ajoutez : On a dit ofce- 
cher, d'aub. Tragiques, i, et bacan : Comme il 
abeche dans les airs Les corbeaux naissants.... 

Ps. U6. 

t ABEILLE, ÉE (a-bè-llé, liée, U mouillées), aify. 
Garni d'abeilles, en termes d'armoiries. Le man- 
teau impérial était abeille. 

t ABEILLER (a-bè-llé. Il mouillées), s. m. Ru- 
cher, endroit oii sont les ruches d'abeilles. Que 
fait ma mère? est-elle encore Au jardin près de 
l'abeiller"? juste olivier. Chansons lointaines, la 
Visite. 

— ÉTYM. Patois du pays de Vaud, avellt {Il mouil- 
lées), d'abeille. M. Olivier a francisé le mot patois; 
abeiUer est un joli mot. 

t ABEILLÈUE (a-bè-Uê-r', Il mouillées), adj. f. 
Qui est relatif aux abeilles. Il en est de même 
[dans le Chablais] de l'industrie abeillère , qui 
fournit le beau miel de Chamonix, heuzé, la France 
agricole, p. s. 

t ABÉLIEN (a-be-liin), s. m. Membre d'une secte 
qui, prétendant se conformer à Abel, rejetait l'u- 
sage des vêtements. Est-il bien vrai que, chez dos 
nations un peu plus policées, comme les Juifs ut 
demi-Juifs, il y ait eu des sectes entières qui 
n'aient voulu adorer Dieu qu'en se dépouillant do 
tous leurs habits? Telles ont été, dit-on, les adami- 
tes et les abéliens, volt. Vict. pliil. Nuditi. 

f ABERGEAGE (a-bèr-ja-j'), s. m. Ancien terme 
de jurisprudence. Contrat primitif et première 
concession, que le seigneur faisait do son fonds à 
son premier empliytéote , Répertoire de jurispru- 
dence de Merlin. 

f ABERRANT, ANTE (ab-èr-ran, ran-t'), adj. 
Terme didactique. Qui s'écarte d'un type. Les cas 
pathologiques ou aberrants ne font pas même ex- 
ception ; et on ne vit jamais sans un chef, au 
moins temporaire, ni une horde de brigands, ni 
une bande d'émeutiers, pas plus qu'un orchestre 
ou une troupe d'opéra, OUARIN de vitry, la Philos. 
polit, \, XVI, Pi 4«v, 

•UfPL. — t 



non 
ïyr 
de; - 

lioii 
de • 
rein 



•2 ARO 

— fTYH. Lat. ahftrart. sVoarler. de a^, mar- 
quint'.'raraïion, ft errare{\oy. ehber). 

AB HO< ETABHÂC — ETYM. Jjou»« : Cette lo- 
cution Tiint peut-i-tro d'une clianson tradition- 
nelle que chantent les étudiants alletnands : Ouando 
conTeniunl Catharina, Sibylla, Omilla. Scrmones 
(acinnt Vel ab hoc. vcl ab hac, vcl ab illa. 

t ABHORRABLE (a-bor-ra-bf), adj. 0"' mérito 
d'être abhorré. 

— Bi>T. xn* s. Pour ccluy Inoni) do Furstcm- 
Irrc. il estoit trop hay et âl.hcrable aux Kraii- 
£i.i< BH»NT. fa;', rsir. FHrsIftnhfrg. 

t ABIG.\lL (a-bi-ga-U). ». f. Ino dos femmes du 
roi David. Il Dans le langage familier, femme de 
chambre. On vit paraître une superbe bcriiiie, 
forme anglaise, 4 quatre chevaux, remarquable 
surtout par deux tn-jvlios abigails, qui étaient 
juchées sur le siège du cooh.r. hkillat-savarin, 
PhytiM du goût. Vanrl'S (il- saj)/win/cmenl)- 

_ ^,v.. "• '■ • 1. :iiii»;iii!o, soubrette. Le 

levenu en Angleterre 
liambro (Jady's mairf), 
une fille de condi- 
! i^rvice de la duchesse 
par elle auprès de la 
: i-ntùtsa première maî- 
tresse dans la f,iV.-ur de la souveraine (berthoud). 
t ABIMA.VT. AXTE (a-bi-man, man-t'), adj. Qi" 
«Mme. Les eaux montrent la justice divine par 
cette vertu ravageante et abîmante, Boss. Elie. 
jj* tem. tu. , , j V . 

ABiME. Ajoutez : || 10' En abîme, de haut en 
bas et à une grande profondeur. Un autre dessin 
déploie le panorama de Paris vu en abîme du pla- 
teau de la butte Montmartre, TH. Gautier, Joiirn. 

OthC. 30 août (871, p. 3083, 2' COl. 

ABÎMER. ^;oiif« : Il «* En général, maltraiter. 
Saint Augustin et les deux lettres auxquelles on 
nous renvoie y sont abîmés, baïle, La France toute 
catholique, à la fin. 

t ABIOTIQl'E (a-bi-0-ti-k'), adj. Terme didacti- 
que. Oii l'on ne peut vivre. Qu'au-dessous (de 5oo à 
600"] commençait un immense désert sans plan- 
tes, sans animaux , auquel il [Forbes] donnait le 
nom de rone abiotiquc, a. reclus, Itev. mir. et col., 
jnill. 4874, p. «60. 

— ETYM.'A privatif, et piwTixèj, où l'on peut vi- 
Tre, de pio:, vic(voy. vie). 

ABJCRER. — HIST. Àjoulex : IlV S. Et Jésus, 
sollaux [soleilj de droiture, Le diable atrible et 
ajnre, X cui com mortiex anemis Est por pechio 
loz [tout] hom sourpris, siacé, Bible en vers, f 52, 
y col. 

t ABOLITIF, IVE (a-bo-li-lif, ti-v'). adj. Oui a le 
pouvoir d'abolir. Remplacement militaire: dc.<;er- 
lion du remplaçant ; loi abolitive du remplace- 
ment; obligation de l'assuré, Gazelle des Trib. 
«"-î juin 1874, sommaire. 

— ETYM. Voy. AliOLITION. 
ABOXIIAXT. Ajoutes : || 6* Terme d'arithmétique. 

Nombre abondant, celui dont les parties aliquutcs 
prises ensemble forment un tout plus grand que 
le nombre; exemple, t2, dont la somme des par- 
ties aliquotes ), 2. 3, 4, 6 est (6. 

■f ABOSXATAIRE (a-bo-na-tè-r'), s. m. Entre- 
preneur chargé d'un marché par abonnement. 
Art. II.... Les réparations dont l'exécution ne sera 
pas reconnue satisfaisante seront refaites d'ur- 
gence par l'abonnatairc.... Art. 3. L'abonnataire 
s'engage, en outre, à ajuster à la taille des hom- 
mes qui les reçoivent, les effets.... Journ. mUil. 
offuiei, part. régi. 1874, n* 77, p. 452 et 449. 

t ABORDEIR (abordeur), adj. m. Qui aborde, 
heurte en mer un autre bitiment. L'équipage, 
composé de neuf hommes, a péri, .sauf un seul, que 
le bitiment abordeur a pu recueillir, Journ. offic. 
Il avril I87S, p. 2MH1, I" col. 

t ABOTEAU (a-bo-to), t. m. Barrage, obstacle 
mis au cours de l'eau, dans la Sainlongc. 

— ETYM. À,el bol, qui signifie une digue, Gloss. 
aum'tiVn, p. 74. 

ABOUCHE. Ajoutez : — REM. Lamartine a em- 
ployé ce mot au sens propre : Leurs visages char- 
mants à son corps ab-juchés, Chute d'un ange, 
!&• ruion. Ce qui, d'après le contexte, signifie que 
les enfants avaient la bouche appliquée au sein de 



ABS 



'Il KORX (abou-kom), i. m. Quadrupède 
I <,ui porte au front une protubérance 
. n.nrc et droite, Cobtambebt, Cour» de 
y .jrijihie, 10* éd. 1873, p. «35. 

— ETTM. Arabe, abou , p^rc, et korn corne : le 
pire de la corne. 



t ABOFLKR (a-bou-lé), i'. n. Terme populaire. 
il !• Paver, s'acquitter d'une dette, non sans regret. 
Il faut .ibouler. || i' Venir, entrer. Ils peuvent abou- 
lor quand ils voudront. 

--ETYM. À. et un verbe fictif bouter, rouler 
comme une boule. „ . , , 

ABOCT. Ajoutez :\]i' Ouvrier dabouts, cla.sse 
de mineurs. Une classe spéciale do mineurs, les 
ouvriers d';ibùut.s, choisis parmi les plus robustes 
et les plus intelligents, sont employés au creuse- 
ment des fos.ses (avaleresses) pendant la traversée 
dos terrains ébouleux et aquifères.... les ouvriers 
d'abouts sont chargés également de l'établissement 
des cuvelages et des picotages, travaux très-dif- 
ficiles destinés à empêcher l'envahissement des 
exploitations par les eaux, Rev. scient. 2i août 
IS7S, p. 184. 

f ABOl'TER. AjoiUex : || S" Dans la Saintonge, 
aller jusqu'au bout, terminer. Abouter un rang 
de vignes, un sillon. 

ABOUTIR. Ajoutez : H*" Arriver au bout. Si les 
cb«valcts dont on peut disposer ne sont pas suffi- 
sants pour aller d'une rive à l'autre, il faut bien y 
ajouter des bateaux pour aboutir, Journ. ojjic. 

(3 janv. t875, p. 293, 3" COl. 

ABOYER. Ajoutez : — REM. Aboyer à la lune 
est une locution née de l'observation du chien qui, 
blessé par l'éclut de la lune, aboie contre elle. 

ABRACADABRA. Ajoutez :— HIST. xvi' s. C'est 
un plaisir que d'entendre telle manière de faire 
la médecine, mais entre autres ceste cy est gen- 
tille, qui est de mettre ce beau mot abracadabra en 
une certaine figure qu'escrit Serenus pour guarir 
de la ficbvre, paré, xxv, 31. 

ABRÉGÉ, s. m. Ajoutez ; || B* Se disait chez les 
protestants, sous le régime de l'édit de Nantes, 
d'un nombre restreint de membres de l'assemblée 
politique, délégués par elle avec le consentement 
du roi pour continuer à siéger après sa dissolution 
et veiller à l'exécution de ses décisions ou des 
promesses de la cour, anquez, Hist. des assembl. 
polit, des réf. de Fr. p. 7.s, 79, 173. 

— HIST. XIV' S. Aubris Bernars a baillé son abre- 
gic de ses despens contre Aubin ChifTet (1348), 
VARIN, Archii-es adminislr. de la ville de Reims, 
t. Il, 2° part. p. 1 177. 

ABREU'VÉ. Ajoutez : || Il se dit aussi de la lu- 
mière. X cet instant, les objets sont comme abreu- 
vés de lumière, dider. Œuv. compl. I82i, t. ix, 
p. 463. 

t ABRÉVIATIF. Ajoutez : || 2- Qui abrège, qui 
rend plus court. Ainsi tous les moyens abrcviatil's 
que découvre l'ouvrier dans l'exécution d'une tâche 
tournent contre lui, p. leroy-beaulieu, fîei>. des 
î)iua;-.l/ondcs, I"juill.i875,p.i53. p-Quircnduii 
chemin plus court. Le concessionnaire de la ligne 
abréviative entre Cambrai et Douai, Journ. o//ic. 
7 juill. 1875, p. 6032, 2' COl. 

ABRÉVIATION. Ajoutez : || 2' Action d'abréger, 
de rendre plus court. Les innombrables moyens 
d'abréviation employés dans ces derniers temps 
sont l'œuvre des travailleurs aux pièces qui les 
inventent, les perfectionnent, p. leboï-beaulieu, 
iieii. des Veux-Mondes, l" juill. -1875, p. <42. 

t ABRÉVIATURE (a-bré-vi-a-tu-r'), s. f. Signe 
dont on se sert dans l'écriture pour abréger. 
M. Gale, dans l'édition de quelques auteurs grecs, 
en a banni toutes les abréviatures, le clerc, dans 
rrc'roK.r. 

ARKUPT. Ajoutez : || 3° s. f. L'abrupte, l'état 
abrupt d'un lieu. Il eût été bien difficile de les 
atteindre [des oiseaux nichés dans des rochers] à 
cause de l'abrupte dès falaises qui les dominkient, 
Journ. olJic. 9 mai 1876, p. 3165, 2° col. Monta- 
gnes à Sommets rectangulaires, dont les gigan- 
tesques abruptes présentent des perspectives étran- 
ges [dans le Caucase], j. François, Acad. des se. 
Compl. rend. t. lxxxii, p. 1245 

t ABRL'PTIOX (a-bi'u psion), s. f. Terme de chi- 
rurgie. Fracture transversale d'un os avec des 
fragments rugueux. 

— ETYM. Lat. abri(p(iancm, de àb, et ruptum, 
sui^in de riiinjwrc (voy. rompre). 

ABSENTER. — HIST. ylj'oufci ; |i XV* S. Il a tenu et 
tient le party des dicts d'Orléans et leurs com- 
plices.... s'est absenté de nostre dite ville de Pa- 
ris, Ledrcs de con/iscation. de I4H, viniviLLE, p. 74. 
t ABSIDAL, AI.E (ab si-dal , da-l'), adj. Qui se 
rapporte aux absides. La décoration absidale de 
Sainte-Fiançoisc-Romainc, Revue critique, août 
I87r,, p. no. 

I ABSIIIIOLE (ab-si-di-o-1'), s. f. Terme d'archi- 
tcTiurf. l'.-iito alisifle. Cfllo ll;i mosaïque] des ab- 



ABS 

sidioles de Sainte-Constance date d'après les uns 
du temps de Constantin, d'après d'autres du temps 
de Charlemagne, Revue critique, août 1875, p. Ui5. 
Dans quelques édifices, comme àYviron [en Grèce], 
des absidioles s'interposent entre les branches 
[de la croix], de vogïé, Rev. des Deux-Mondes, 
15 janvier 187«, p. 297. 

ABSINTHE. Il 3° Ajoxdez : Avaler son absinthe, 
subir patiemment quelque chose de désagréable. 
Si je n'avais trouvé notre petit Livry tout à pro- 
pos, j'aurais été malade ; j'avalai là tout douce- 
ment mon absinthe, sÉv. lett. à Cuitaut, s décem- 
bre 1679. 

t ARSINTHIQUE (ab-sin-ti-k'), adj. Qui a rapport à 
la liqueur faite avec l'absinthe. Empoisonnement 
absinthique, th. bou.ssel, Journ. ojJic. 24 mars 
1872, p. 20SI, 2° col. 

t ÀBSI.VTHISME (ab-sin-ti-sm'), s. m. Maladie 
causée par la liqueur faite avec l'absinthe. On doit 
aujourd'hui distinguer l'empoisonnement par l'ab- 
sinthe pure ou absinthisme de l'empoisonnement 
par l'alcool ou alcoolisme, a. d'astre, Rev. des 
DeuT-Mondes, 15 mars I.S74, p. 472. L'absinthe 
finit par conduire à l'épilcpsie ; mais l'absinthisme 
est dilTéri'nt de l'alcoolisme, h. de parville, 
Journ. ofUc. t" juin 1876, p. 3751, i" col. 

ABSOLU. Ajoutez : || 11° En mécanique, le mou- 
vement absolu d'un point est le mouvement de ce 
point rapporté à des points de repère fixes ; par 
opposition à mouvement relatif, qui est ce même 
mouvement rapporté à des points de repère mo- 
biles. || 12° Ajoutez: || X. l'absolu, en termes de 
commerce, complètement. Laine entièrement dé- 
graissée et desséchée à l'absolu, Journ. offic. 7 fé- 
vrier 1872, p. 926, 1" col. Il 13° Terme de thermody- 
namique. Zéro absolu, voy. zéro, n° 2. || Tempéra- 
ture absolue, température comptée à partir du 
zéro absolu, ou — 273 centigrades. 

t ABSOLUITÉ (a-bso-hi-i-té), s. f. Néologisme. 
Caractère de ce qui n'a rienderelatif ni de contin- 
gent, en termes de philosophie. La véritable apo- 
logétique suit la voie interne : elle se propose de 
fonder l'absoluité du christianisme sur le fait qu'il 
répond parfaitement à tous les besoins de l'huma- 
nité. l'Alliance libérale (journal religieux qui pa- 
rait à Genève), 18 sept. 1875. 

— ETYM. Absoluilé est formé d'absolu comme 
assiduité d'assidu, continuité de continu. 

t ABSORBABLE (ab-sor-ba-bl'), adj. Qui peut 
être absorbé. Nous regarderons comme substance 
t ixique toute substance absorbable qui, introduite 
dans l'économie animale, peut amener la mort en 
modifiant le fonctionnement des organes, henne- 
GV\',Eludesurl'act. des pois. -p. 5, Montpellier, 1875. 
ABSORBANT. 4;ou(e; : || 7" Terme de physique. 
Qui a la propriété d'absorber de la chaleur. Pou- 
voir absorbant d'un corps, le rapport de la quan- 
tité de chaleur qu'il absorbe à la quantité de cha 
leur qu'il reçoit. 

t ABSORBATION (ab-sor-ba'sion), s. f. Néolo- 
gisme. Ëtat d'un esprit absorbé. Ce que l'on a 
le plus de peine à supporter dans l'infortune, c'est 
l'absorbation, la fixation sur une seule idée, stael, 
Influoice des pass. i, 6. 

— REM. Absorption ne se prenant pas au figuré, 
Mme (le Stael a été conduite à créer absorbation. 

t ABSORBEMENT (ab-sor-be-man), s. m. Ëtat 
d'une âme occupée entièrement. Dès les premiers 
absorbements, l'âme n'a qu'une vue de foi con- 
fuse.... Interpr. sur le cantique, dans boss. Et. 
d'orais. n, 4. 

— REM. Entre les deux mots absorbation et ab- 
sorbement, tous deux pris au figuré pour signifier 
rét,at d'une âme préoccupée, absorbcmcnt vaut 
mieux, d'abord parce qu'il est plus_ ancien, puis 
parce qu'il est moins lourd et plus régulier. 

ABSORBER. — HIST. xm' s. Ajoutez : E la clarté, 
lie de vus vint Absorba tant mes oilz et tint.... 
iiiouard le Confesseur, v. 2)19. 

\ ABSTENTIONNISTE (ab-stan-sio-ni-sf), s. m. 
Celui qui s'abstient lors d'une votation, qui no 
prend pas part à une affaire. Il y a à la bourse 
comme ailleurs un certain nombre d'abstention-' 
nistes en ce moment, la Semaine financière, 7 mai 

'^tAl^Sl'RACTEDR. Ajoutez : — HIST. xvi« s. Cet 

abstractcur d'idées ou essences.... vouloit à toutes 
forces ou extrémités que je l'eusse accommode de 
lieu pour faire la réduction des qu,itre cléments, 
NOËL DUFAiL, Contcs d'EutrapH [dcs bons larrecms), 

f° 511, verso. , . ,, , , 

ABSTRACTIVEMENT. Ajoute: : Il 2° Dans le lan- 
bstraction faite , en ne tenant pas 



gafro gênerai 



AC.4 



A(X 



ACC 



3 



comole de. Celte épreuve faite a donné à mes sen- 
uS la forme invariable quMs ont toujours ob- 
seTvée, abslractivement de toute réQexion, J. B. 
Borss Lell. à Boutrt, 3( mai <73l. 

Tb^TUAIKE. Ajoutez Ml 4- V. réfl. S'abstraire, 
s-iVoler en esprit. 11 est capable de substraire même 
au milieu du tumulte, et de spéculer sur les ques- 

actes contre nature. Cet homme, condamné pour 
attentat aui mœurs, avait abusé d un calant conae 
à ses soins. , ,, _„^ 

ABISECR. Ajoutei : La cause pour laquelle ces 
abuseurs défendaient.... Doss. Var. xi, 202. 

t ABUTILON. Ajoutez : — ETYM. Arabe aubou- 
aloùn, DEvic, Di'ct. èlym. 

+ ABYSSAL, ALE (a-bi-ssal, ssa-1 ),adj. Sans 
fond, profond. L'amour abyssal, c'est-à-du;e, selon 
leur langage [des mystiques], l'amour intime, in- 
fini, profond, Boss. 5' écril, t«. . 

t ABYSSLN, INE (a-bi-ssin, si-n'), adj. Qui appar- 
tient à l'Abvssinie. L'idiome abyssin. 

+ ABYSsisiEN. ENNE (a-bi-ssi-niin , niè-n ), 
od Qui est relatif à l'Abyssinie. Les voyageurs 
modernes sont unanimes pour reconnaître le type 
arabe de celles des populations abyssiniennes qui 
ne se rattachent pas à la souche africaine, ?• ^enor- 
MANT, Uanuel dhist. anc. t. 111, p. 279, 4» édit. 

ACACIA Ajoutez : || 3° Au Havre, sobriquet donné 
à certains hommes du port. 11 y a aussi les acacias 
qui comblent les lacunes faites par les lamaneurs 
lesquels sont quelquefois insuffisants pour le grand 
mouvement de navigation ou tout autre cas : ils 
halent les navires qui ne prennent pas de remor- 
queurs entre les jetées, Journ. du Havre, dans 
Journ. oflic. i" sept. t873, p. 5673 8" col. 

+ ACAUÉMISEU (a-ka-dé-mi-zé), V. a. Terme 
do peinture et de sculpture. Donner la manière 
académique. Qu'est-ce qui remplira votre attente? 
est-ce l'athlète que sa sensibilité décompose et 
que la douleur subjugue, ou l'athlète academisé 
qui pratique les leçons sévères de la gymnastique 
jusqu'au dernier soupir? dider. dans grimu, Cor- 
resp. m. oct. (770. 

t ACAI)F.MIS.ME (.a-ka-dé-mi-sm'l, s. m. Néolo- 
gisme Terme d'art. Attachement étroit aux formes 
académiques. Son sujet prêtait à l'académisme, et 
l'académisme est le pire des dangers, la mort de 
la peinture d'histoire, dont il dégoûte le public, 
T. ciiEHBUUEZ, Reo. Deux-ilondes , 15 juin <876, 

p. 885. 

ACAJOC. Ajoutes : \\ Z° Terme de commerce. 
Acajou en fourches, acajou en canons, état dans 
lequel le bois d'acajou est apporté. Au Havre, l'aca- 
jou en fourches, qui s'était élevé à 99 c. [le kil.], 
descend progressivement à 43 c, en 1847 ; et l'aca- 
jou en canons, qui s'était élevé à 60 c, descend à 
30 c, en 1847, Annales du comm. extérieur, France, 
Légih. (mars (864), p. 25. 

— ETYM. Ajoutez : Espag. acaju; portug. acaju, 
caju, acajueiro, cajueiro ; ilA. acagiù, cajiù. Acaju 
se trouve dans le brésilien (Gonçalves Diaz, p. «;, 
mais d'après M. Mahn, ce mot a été introduit du 
portugais dans la langue des Tupy. Le mcim- 
M. Mahn, remarquant que l'indoslani kdju est le 
nom de l'anacarde, pense que ce nom a passé à 
l'acajou et qu'il est d'origine dravidienne. Voici qui 
reporte vers l'Asie orienUale l'origine du mot aca- 
jou : comme le terme malais kâyou, arbre, figure, 
sous la fcjrme caju, dans le nom d'un grand nom- 
bre d'arbres originaires des Indes orientales, 
M. Devir,Z)ic(. èlym., est porté à croire que notre 
mot acajou, qu'on trouve également écrit cajou 
et cadjou, est le même mot malais. Le bois d'a- 
cajou, il est vrai, vient d'Amérique; mais le vé- 
ritable acajou croit dans les mêmes parages que 
tous les arbres dans la dénomination desquels entre 
caju. De la sorte le mol acajou proviendrait bien 
de l'Asie orientale, mais serait d'origine malaise, 
non dravidicnne. 

t ACALÈl'HE (a-ka-lè-f ), s. m. Nom général 
donné par les naturalistes aux polypes non séden- 
taires, comme les méduses, les physalies, les bé- 
roés. 

— ETYM. 'Axo)iïiïT|, ortie, nom que les Grecs 
donnaient aussi aux méduses ou orties de mer, en 
raison des démangeaisons qu'elles causent. 

I ACANTHOLOGIE (a-kan-lo-lo-jio), s. f.^ Nom 
qu'on a donné à un recueil d'épigrammes. L'Acan- 
thologie ou dictionnaire épigrammatique de 
Kayolle. 

— ETYM. 'AxïvOa, épine, et >,ôyo;, discours, 
livre. 



ACARIÂTRE. Ajoutes : Vous saurez cependant 
que voire cher époux S'informe à tout le monde 
incessamment de vous; 11 me vint voir un soir d'un 
air acariâtre, ilém. de Urne la duchesse de iiazartn, 
dans Mélange curieux contenant ks meiUettres 
pièces attribuées à M. de Sl-Evremond, t. 1, p. 23o, 
Cologne, (708. . 

t ACAKIDE (a-ka-ri-d'), ACARIEN (a-ka-riin) 
ou ACARIN (a-ka-rin), s. m. Ordre de la classe des 
arachnides, comprenant plusieurs familles, dont 
l'acare est le type. 

ETYM. Voy. ACARE, au Dictionnaire. 

t ACOVDIEN, lENNE (a-ka-diin, diè-n'), s. m 
et f. Nom donné à un peuple que des assynolo- 
•nies pensent avoir précédé les Sémites dans la 
Chaldée ; M. Oppert le nomme Sumériens, Journ. 
o/fic. 28 janv. (873, p. 627, V col. 1| Langue acca- 
dienne, la langue de ce peuple. 

A<'C\rARI-.Ult. Ajoutez : Ces accapareurs ûes 
emprunts viagers maîtrisaient le gouvernement. 
Décret du 23 préal, an u, Rapport Cambon, 

p. 9t. 

ACCf;LfiR.\TEOR. Ajoutez : — REM. La pesan- 
iBur est une force accélératrice pour un corps qui 
tombe, et une force retardatrice pour un corps 
lancé do bas en haut, pendant tout le temps qu il 
s'élève. L'expression de force accélératrice a com- 
porté difiérentes acceptions, ainsi que le montrent 
les définitions suivantes : — Trabauld : Quand une 
puissance qui s'applique à un corps produit le mou- 
vement par une seule impulsion, le mouvement 
est uniforme dans sa durée, et la puissance est ap- 
pelée simplement motrice ou force instantanée; 
quand la puissance renouvelle son action, elle est 
appelée force accélératrice. — D'Alcmbert : On en- 
tend par le mot de force accélératrice la quantité 
à laquelle l'accroissement de la vitesse est propor- 
tionnel. — Laplace : Le rapport de la vitesse ac- 
quise au temps est constant pour une même force 
accélératrice; il augmente ou diminue, suivant 
qu'elles sont plus ou moins grandes; il peut donc 
servir à les exprimer. — Lagrange : La force accé- 
lératrice est représentée par l'élément de la vitesse 
divisé par l'élément du temps. Le produit de la 
masse et de la force accélératrice exprime la force 
élémentaire ou naissante. — La force accéléra- 
trice de Trabauld est ce qu'on nomme acluellemenl 
une force continue ; celle de Laplace, une force 
constante; celle de Lagrange, c'est l'accélération. 
ACCfiLftRATIOX. Ajoutez : \\ 4° Terme de méca- 
nique. Dans le mouvement d'un corps soumis à 
l'action d'une force constante, l'accélération est la 
quantité dont la vitesse du corps s'accroît par cha- 
que unité de temps. L'accélération des graves est 
de 9",809, c'est-à-dire qu'après chaque seconde la 
vitesse d'un corps qui tombe librement dans le 
vide est augmentée de 9»,S09. H Dans un mouve- 
ment varié quelconque, l'accélération moyenne 
correspondant à un intervalle de temps déterminé 
est l'accélération du mouvement uniformément ac- 
céléré dans lequel le mobile recevrait le même 
accroissement de vitesse pendant le temps consi- 
déré. Il L'accélération instantanée ou à un instant 
donné est celle que posséderait ce mobile, si, à cet 
instant, la force motrice dont il est animé restait 
constante. || Dans le mouvement curviligne, l'accé- 
lération normale, tangentielle , est l'accélération 
dirigée suivant la normale, la tangente. 1| En as- 
Ironumie, accélération diurne des étoiles, quantité 
dont leurs levers et couchers avancent chaque jour, 
ainsi que leur passage au méridien. 

ACCÉLÉRÉ. Ajoutez : || 4» Terme de mécanique. 
Un mouvement accéléré est celui dont la vitesse 
va en augmentant ; si la vitesse croît de quantités 
égales en temps égaux , autrement dit si l'accéli- 
ralion est constante, le mouvement est dit unifor- 
mément accéléré. 

t 2. ACCENSË (a-ksan-s'), s. f. Dans le départe- 
ment du Cher, nom donné à une contribution en 
argent plus ou moins élevée, que le colon donne 
au propriétaire dans les localités oîi la terre est 
productive, les Primes d'honneur, p. 360, Paris, 

4874. 

— ETYM . Bas-lat. accensa, action de donner a cens, 
de ad, à, et census, cens. 

ACCENT. — HIST. xvi° s. Ajoutes : L accent ou 
ton en prononciation est une loi ou règle certaine 
pour élever ou abaisser la prononciation d une cha- 
cune syllabe, meigret dans livet, la Gramm. 
franc, p. )04. „ , ,, 

ACCENTUÉ. Ajoutez: ii 2' Terme d algèbre et 
de géométrie. Lettres accentuées, celles qui portent 
un ou plusieurs accents, comme o', a", a'", a""...., 



el qui sont destinées à représenter des grandeurs 
ou «les points analogues aux grandeurs ou aux 
puiiils désignés par la simple lettre a. On pro- 
nonce a prime, a seconde, a tierce, o quarte, etc. 
ACCENTUER, iljoillei : || 4° Fig. Néologisme. 
Donner un caractère plus marqué, plus deciue. il 
accentua son opposiiion. 

t ACCEl'TAULE.MKNT (a ksô-pta-ble-man), adv. 
D'une manière acceptable. 

— HIST. xu* S.Samuel acceplablement ol taber- 
nacle serveit, et de vesluie lunge fud aturnez, 
cumc cil kifud àDeu livrez. Rois, p. 8. Un sacrc- 
fice appareilla X la déesse Diana, X la troienc ma- 
nière, Molt simplement et o preicre ; JUill le hst 
acceplablement En la présence de la genl, benoît. 
Roman de Troie, v. 4273. 

1 ACCEPTATIF, lVE(a-ksé-pta-tif,ti-v'), odj. Qui 
a le caractère de l'acceptation. Le texte do la ré- 
ponse négative ou acceptative de Pie IX, le jour- 
nal le Temps, 5 oct. (874, ("page, 6" col. 

ACCESSOIRE. ^;ou(eï : Il 5° Terme de fortifica- 
tion. Défenses accessoires, obstacles artificiels pla- 
cés sur les abords d'un ouvrage do furtificaliun, 
pour contraindre les assaillants à s'arrêter sous lu 
fou des défenseurs. 

ACCISE. .Ijoutei: Que veut dire ce mot «accise ? • 
cela veut dire droit intérieur, comme le mot « ex- 
cise » veut dire droit de douane, Journ. officiel, 

4 juillet (872, p. 4533, J" COl. 

— HIST. XII' s. II [le roi] ne doit faire à clerc n a 
iglise dcfeis. Ne tolir rien de lur, mes mettre i 
pot acceis. Th. le mart. v. r,s, édit. hippeau. 

' I ACCUMATEUR (a-kli-ma-teui), s. m. Celui 
qui acclimate des plantes, des animaux. Le souve- 
rain de l'Egypte a honoré de sa visite le Jardin 
d'acclimatation du bois de Boulogne.... le vice-roi 
est le premier agronome et le premier acclima- 
teur de son royaume, Monit.univ. 22 juin (867, 
p. 799, (" col. 

t ACCGINTABLE (a-koin-ta-bl'), odj. Susceptible 
d'étro accointé, abordable. 

— HIST. xm* s. X luy se tint ung jouvenccl Ac- 
cointable, très geiit el bel. Rose, v. (242. |lxv s. 
Les gentilshommes d'Angleterre sont peu courtois, 
trailtables et accoinlables, i-aoïss. Chr. t. iv, c. 6(. 
Il XVI' s. Si estoient les capitaines d'Olhon plus ac- 
coinlables et plus gracieux à traicter et parler aux 
villes et aux hommes privez et particuliers, que 
n'estoient pasceulxde Vitellius, amyot, 0(/ion, (O. 

t ACCOINTE (a-koin-t'), s. m. Terme vieilli. Per- 
sonne avec qui on a des accointances. 

— HIST. xv s. Cinq maris avoil eu, sans les 
acointes decosté, les Évang.des Quenouilles,]). (4. 

t ACCOMMODATION. Ajoutez : ||4° Installation, 
disposition d'un local pour un objet quelconque. 
L'accommodation desécoles laisse à désirer, Joiini. 
oft\c. 7 mars (872, p. (6((, 3= col. Il 5° Terme de 
linguistique. L'accommodation consiste en ce que le 
voisinage d'iine lettre force la lettre voisine à chan- 
ger d'une certaine façon, pour rendre la pronon- 
ciation du mol plus facile, dauphy, Gramm. comp. 
des langues classiques, g 79. Ainsi dans oc-(uiii 
qui vient d'ag-cre, le changement du g soni,ic 
radical en sourde c a lieu pour en accommoder la 
prononciation à la sourde t qui suit. Quand l'accom- 
modation assimile complètement la première con- 
sonne à la suivante, comme dans ac-cipcre pour 
ad-capere, elle est dite assimilation. 

t ACCOMPLISSEUR(a-kon-pli-scur), s. m. Celui 
qui accomplit. 

HIST. xv° s. Ne soies miesolement ensigniorc 

de vertus, mes accomplissieres. Miroir du chrcs- 
tien, dans pougens, Archéol. franc. 

t ACCONIER (a-ko-nié), s. m. Celui qui dirige 
un accon, sorte de bateau. Un ouvrier acconier, 
Richard Viaud, demeurant rue Sainte-Françoise, 
Journ. de iWarsetlic. H Maître d'allégés ou de ga- 
barres, pour le chargement et le déchargement 
des navires dans le port ou la rade. Pétition d'un 
marin marseillais. 

\ ACCONVENANCEMENT (a-kon-ve-nan-se-man), 
s. m. Ancien terme de droit en Bretagne. Syno- 
nyme de bail à convenant (voy. bail, au Supplé- 
ment), MKiiEUST, dans Mém. de la Soc. centrale 
d'anri'c. (873, p. 3on. 

t ACCOSTAGE (a-ko-sta-j'), s. m. Terme de ma- 
rine. Action d'accoster. Les ponts de débarque- 
ment .s'avançaient à perl» de vue presque au mi- 
lieu do la rade, afin de permettre l'accostage des 
navires d'un grand tirant d'eau, B. le boy, Rev. 
des Deux-Mondes, (5 janv. (872, p. 449. 

ACCOSTÉ. Ajoutez : 1| 3» Qui a à cûté de soi. La 
chambre d'entrée [du grand collecteur] est assez 



4 Acn 

grande et «ecostée dos cabinets nfccssaircs à la 
irarde des instruments de travail, uxx. du camp, 
tttr.dfs Deuj-M'ndft, i"juill. 1873, p. 22. 

t ACCOl'PLAGE (a-koupla-j"), ». m. Action 
d'accoupler. Par accouplage clandestin, scabr. 
Tirg. m. Je demande pardon de cet accouplagc, 
I. DE MAjsTKE. Pf l'EjUfe gaU. n, ». 

Af.COlTREJIEXT. Ajoutes : — REM. Dans la cor- 
rcsp»)ndince de Kndéric avec Voltaire, t. m, p. <", 
Mit. Benchot, accoulremeot est condamné comme 
tieilli et hors d'usage : • Pourvjuoi les Français 
ressusciteraient-ils de nos jours le lanj-'age antique 
de Marol?... quel plaisir une oreille bien ncc peut- 
elle ttonrer à des sons rudes, comme le sont ceux 
de ce* Tleni mots onques, prou, accoutrements T» 
Maigri cette proscription, accoutrement est en 
plein usage. 

ACCRCDITER. i4joulci.il 6* Accréditer un né- 
gociant auprès d un autre, lui donner une lettre 
de cKdit. schiebe et odehmann, Corrtsp. comm. 

t ACCROCHAGE (akn>cha-j), f. m. Terme dex- 
ploiution houillère. Jonction des galeries de rou- 
lage avec les pnits d'extraction, où l'on accroche 
1rs cuffats. Il Chambre d'accrochage, même sens. 
Il Chargeur i l'accrochage, ouvrier occupé à la 
manœuvre des berlines ou charioU au fond du puits. 

t ACCROCHE (a-kro-ch'), s. f. Difficultés, rctar- 
dements qui arrivent en quelque affaire. aM. le 
chancelier peut venir à Lyon pour éviter toutes 
les accrochesqui arriveront s'il n'y est point [dans 
le procès de Cinq-Mars;, richeueu, Lettres, etc. 
ictl t. ru, p. 2«. Les oppositions à ce décret sont 
des accrochesqui retarderont longtemps notre paye- 
ment, FCBETÙ.HE. 

t ACCR0«;HE-PLATS (a-kro-che pla), s. m. Sus- 
pension formée de petites bandes métalliques croi- 
sées et terminées en crochet, pour exposer les 
faïences et porcelaines à plat le long d'un mur. 

ACCCEILLIR. Ajoutes : Il 4<> En Saintonge, ac- 
cueillir un domestique, se dit pour louer un do- 
mestique, faire le marché de louage. 

AC.CClirLATEfR. A;'ou(fl : || »• Engin propre 
à accumuler la force. Accumulateurs et presses hy- 
drauliques, Jmirn. offie. 9sefl. (876, p. 6856, ("col. 

ACCUMULER. A;ou(ci : — HIST. xiï" s. Accu- 
mulant mais ans mais (13.39), varin, Arch. admin. 
de la TiUe de Rei'nu, t. ii, 2' part. p. 817. || xvr s. 
Grosses richesses ainsi accumulées de tant de di- 
re rses sortes et manières ((534), Archives de Be- 
tanron, dans Rev. histor. t. i, p. 128. 

tACCCSATOIRE(a-ku-za-toi-r'), ad;. Qui aie ca- 
ractère de l'accusation devant un tribunal. Dans 
les formes de la procédure pénale, il y a dsux sys- 
tèmes : le système accusatoirc et le système in- 
quisitorial.... jusqu'au xu* siècle, le système ac- 
cnsatoire a été seul pratiqué, Journ. offic. M mai 

1870, p. 805, 2* col. 

ACCl'SER. — REM. Ajoutes : \\ 2. Accuser récep- 
lioD a été créé par Balzac, d'après génin. Variai. 

p. 3IS. 

t ACE>'SEUR (a-san-seur), s. m. Terme d'ancien- 
nes coutumes. Celui qui a pris une chose à cens, 
on péage notamment, et qui en perçoit le denier 
au nom du seigneur péager. 

— HIST. ivi« s Seroit payé à mondit seigneur, 

à SIS commis et acenseurs, mantellieu, Gloss. Pa- 
ns, 1869, p 3. 

ACERBITC. Ajoutes :— HIST.xvi' s. L'accrbité 
d'icelle loy contre les esclaves, bodin, République, 
I, i. 

t ACÊTIFIER (a-sé-li-fi-é), «. o. Terme de chi- 
mie. Produire l'acétificaticn, Journ. offic. 3i août 

1872, p. 578», 2' Col. 

t ACtTIMÉTRE (a-sé-ti-mè-tr'), s. m. Terme do 
chimie. Instrument pour reconnaître les sophisti- 
cations du vinaigre. 

— ÊTYM. Lat. ocetum, vinaigre, et mètre, me- 
fore. 

t ACHAWR ou ACUÈNE (a-ké-n'), s. m. Voy. 

aXK5E. 

t ACÎIARS (a-char), I. m. pi. Fruits, légumes, 
bourgeons confits dans le vinaigre, comme nos 
cornichons, ou dans d'autres préparations forte- 
ment épicics ; condiment très-goùté dans l'Archipel 
Indien, i Maurice, à la Réunion, etc. || On écrit 
ansii achards. Les achards colorés par lu safran, 
8IM05I5, Voyage à l'Ile de la Réunion. 

— ETYM. Persan, alchdr, en malais a(c/iar, devic 
Dict. 'l'jm. 

t ACIIf.K. Ajnutes : — REM. Le sainlongeoisdil 
athrt , vr de torre, et le normand aifue. 

\ ACHC.EX, F..\.>'K (a-ché-ln, é-n'), aàj. \\l' Oui 
Ckt relatif aux Achéens, i l'Achale. La dynastie 



AGI 

achécnne d'Inachus. || Ligue achéenne, confédé- 
ration d'États dontArgos était le principal. 112» Sub- 
stantivement. Les Achéens, le peuple qui se 
nomma plus tard les Hellènes. || Particulièrement, 
les Achéens, les membres do la ligue achéenne. 

tACHfMÉNlDE (a-ké mé-ni-d'), adj. Terme 
d'antiquité. Oui est relatif à la dynastie perse dont 
Achéménès fut le fondateur. Les monarques aclié- 
ménidcs. Il S. m. Les Achéménidcs, les membres de 
cette famille. 

ACUK.MINK.ME.NT. Ajoutes : — HIST. ivf s. 
N'ayant sceu ni entendu que lesdicts soldats se fus- 
sent acheminés par mon commandement et ordon- 
nance, et que par adventuie l'on ne vous aura pas 
i. la vérité fait entendre la modestie de leur ache- 
minement, Lettres missives de Henri IV, à M. le 
marquis de Villars, (571, t. I, p. 26. Le bon ache- 
minement que donnez aux affaires de par de là, 
ib. au maréchal de Dampville, (576, t. i, p. 92. 

ACHEMINER. Aj'ou(cî ; || 5° Terme de procédure. 
Mettre en voie de.... M. V.... soutenait qu'il les 
avait remis (des fonds], à titre de commission, 
aux personnes qui avaient traité avec la société, 
et cela dans l'intérêt de celle-ci.... le Tribunal de 
commerce ne trouva pas que la preuve de cette 
remise fût faite, et il achemina M. V.... à la faire; 
au lieu de cela, M. V.... appela du jugement 
devant la Cour d'appel. Gai. des Trib. (u-(( janv. 
(876, p. 36, 3' col. 

t ACIIEUNAR (a-chèr-nar) ou AKARNAR (a- 
kar-nar), s. m. Étoile brillante à rexlrémilé de la 
constellation d'Eridaii; elle no se lève jamais sur 
l'horizon de Paris. 

— ETYM. Arabe, âkhir-an-nahr, l'cxtrCmitô du 
(leuve. 

t ACIIEVAGE.jijoMfcî : || 11 se dit aussi d'autres 
produits manufacturés, par exemple, des armes. 

ACHEVÉ. Ajoutes : Il B" Achevé d'imprimer, dont 
l'impression est terminée. Vous aurez le grand 
Roman des chevaliers de la gloire, mais qu'il 
[pourvu qu'il] soit achevé d'imprimer, malh. Lexi- 
que, éd. L. LALANNE. Je n'aurais pu faire arriver 
cette addition en Hollande avant que le livre y fût 
achevé d'imprimer, i. i. Eouss. Lett. à Vernel, 
9 nov. (760. 

ACUÈVE.MEVr. — HIST. iiii" S. Se vous vouloie 
de tout dire coument Chascuns le fisl, ce seroit 
pour noient. Fait n'en aroie jamais achèvement, 
LesEnfances Ogier, publiées par Schelcr, v. 63.14. 

ACHEVER. Ajoutes : \\ 8" V. n. Achever, prendre 
fin (emploi vieilli). Si le quatrième [aclej peut 
commencer chez celte princesse, il n'y peut ache 
ver, CORN. 3° discours. 

— HEM. Pour l'achever de peindre, locution fa- 
milière qui signifie pour mettre le comble à sa 
mésaventure, à son désappointement. C'est une 
phrase toute faite, contre laquelle J. J. Rousseau 
a péché, disant : « Jugez, madame, comme me 
■ voilà joli garçon : et pour achever de me pein- 
« dre..., Lett. à SIme de Warens, 23 octobre (737. . 
Il fallait : pour m'achever de peindre. Cette locu- 
tion est déjà dans Rahelais, comme on peut voir à 
l'historique. 

t ACHOPPER. — HIST. Il xv's. Ajoutes .-Ont de 
fait voulu assoper les aides et octroiz par nous 
fais ausdis exposons, mantellier, Gloss. Paris, (869, 
p. 7. 

f ACUOCR (a-chour), s. m. Nom d'un impôt payé 
par les indigènes de l'Algérie au gouvernement 
français. 

— ETYM. Arabe, achoùr, dîme, de achar, dix. 
ACHIIOMATIQUE. Ajoutes : Achromatique, c'est 

le nom que j'ai cru devoir donner à des lunettes 
de nouvelle invention destinées à corriger les aber- 
rations et les couleurs par le moyen de plusieurs 
substances différentes,!. DE lalande, Encyc!. méth. 
maihém. ZTl. Achromatique. || Instrument achroma- 
tique, un instrument d'optique dans la composi- 
tion duquel entrent des substances de pouvoir 
dispersif différent, tellement combinées que les 
images produites ne présentent pas les irisations 
qui, sans cette combinaison, résulteraient de l'aber- 
ration de réfrangibilité. Il Les objectifs achromati- 
ques sont formés de la juxtaposition d'une lentille 
convergente de crown-glass et d'une lentille di- 
vergente de fiint-glass. 

t ACUROMATOPSIE ( a-kro-ma-to-psie ), s. f. 
■ferme de médecine. Défaut de la vue, dit aussi dal- 
tonisme, qui empêche do discerner certaines cou- 
leurs. 

— ETYM. *A privatif, xpi5|j.a, couleur, etô'j/i;,vue. 
ACIER. Ajoutes : || 4°' Acier fondu, acier naturel 

uu de cémentation dont ou a augmttuté l'homogé- 



ACQ 

néité par la fusion. || Acier puddlé, aciei quis'ob- 
tii-nl par la décarburation de la fonte ; on liislin- 
gue, parmi les aciers puddles, l'acier de forge, qui 
s'obtient en coulant la fonte dans des fourneaux oii 
réagissent l'air et les oxydes formés, et l'acier 
Bessemer, qu'on prépare en faisant iraverser lu 
fonte en fusion par un courant d'air dans des ap- 
pareils spéciaux. Il Acier de cémentation, celui 
qu'on obtient on chauffant le fer au contact di 
charbon; on dit qu'un acier de cémentation est â 
une, deux ou trois marques, quand, après la cé- 
mentation, il a été mis en trousses, soudé et cor- 
royé une, deux ou trois fois. || Acier ferreux, celui 
qui conserve des veines de fer après la cémenta- 
tion. Il Acier naturel, celui qu'on extrait de mine- 
rais spéciaux dans les forges catalanes. || Acier 
poule, voy. poule, n" U. 

t ACIÉRAGE (a-sié-ra-j'), s. m. Action de déposer 
une couche d'acier à la surface d'un autre métal. 
L'aciérage dos cuivres, Journ. o//ic. (i sept. (872, 
p. 5955, 2"= col. 

t ACINÉTIENS (a-si-né-liin), s. m. pi. Animaux 
qui, dans leur jeune âge, sont libres et pourvus d'or- 
ganes de locomotion, mais qui, adultes, restent 
immobiles, fixés à des corps étrangers . et sont 
munis de suçoirs.. 

— Etym. 'Axivi|TOt, immobile, de ô, privatif, et 
xivEÎv, mouvoir. 

t ACMÉ (a-kmé), s. f. Terme de médecine. Le 
plus haut point d'une maladie. Une maladie en 
son acmé. Après avoir atteint son acmé à la fin do 
mai, elle [la peste en Mésopotamie] déclinera en 
juin et disparaîtra de la Mésopotamie en juillet, 
TiiOLOzAN, Acad. des se. Compt. reiui. t. l.\xxu, 

p. (421. 

— ÊTYivi. 'Axjji^ô) le plus haut point d'un déve- 
loppement. 

t ACNÉ (a-kné), s. f. Terme de médecine. Pus- 
tules isolées, acuminées, qui se développent à la 
face, et aussi sur les régions sternale et scapu- 
laire ; cette maladie est dite aussi couperose. 

— ÉTYM. 'Axvii) est une faute de copiste dans 
Aétius, pour àxuri, efllorescence ; celte faute de co- 
piste a pris pied dans le langage médical. Il y a 
d'autres exemples de ces méprises (voy. colli- 
mation). 

t ACOMPARER ( a-kon-pa-ré ) , V. a. Terme 
vieilli. Comparer. Qu'est-ce que cette vie que 
l'Écriture acompare à un vent, à une nuée? lai- 
CHEL LE FAUCHEUR, Sermons sur divers textes, t. i, 

(1660). 

t ACOMPTE. Ajoutes : — REM. L'Académie (voy. 
COMPTE, n° () écrit à-compte en deux mots, stms 
accord au pluriel : des à-compte ; et c'est ainsi 
qu'écriront ceux qui se conforment scrupuleuse- 
ment à son usage. Mais ceux qui, comme J. J. Rous- 
seau, écriront acompte en un seul mut, mettront 
Vs au pluriel : des acomptes. 

t ACOULURE (a-kou-lu-r"), s. f. Dans l'exploita- 
tion du bois de flottage, nom donné à de petites 
mises ou portions de o°,(l environ qui entrent 
dans un coupon, Mém. de la Société centrale d'agri- 
culture. (87.-), p. 206. 

t A-COUP. Ajoutes : X propos, William, lui 
cria-t-elle, vous trottez mal, vous n'avez pas la 
main fine, et il eu 'résulte des à-coup qui vous 
donnent mauvaise grâce, cherbuuez, Rev. des 
Deux-Mondes, (5 janv. (S75, p. 282. 

t ACOl'STiCIEN (a-kou-sti-siin). s. m. Physicien 
qui s'occupe de l'acoustique. M. Bôhmer regrclte 
que son écrit n'ait pas subi le conlréle approfondi 
d'un acousticien, Romania, juill.-oct. (875, p. so4. 

ACQUÊT. — REM. Ajoutes : Le Corfe ci' îJiJemploio 
acquêt au singulier en parlant d'immeubles acquis 
pendant le mariage : Tout immeuble est réputé 
acquêt de communauté, s'il n'est prouvé que l'un 
dos époux en avait la propriété ou possession lé- 
gale antérieurement au mariage, ou qu'il lui est 
éeliu depuis à titre de succession ou donation, 
art. (1112. 

ACQUIESCER. Ajoutes : — REM. La Cour de cas- 
sation, dans plusieurs de ses arrêts, donne à ac- 
quiescer un emploi actif. Attendu que celle déci- 
sion... n'avait pas été acquiescée, Arrêt du 7 février 
(876 (présidence de M. Devienne). Cet emploi ne 
se justifie ni par l'historique, oii acquiescer n'est 
jamais actif, ni par le latin, oii acquiescere est ab- 
solument neutre. 

t ACQUISITIF, IVE (a-ki-zi-lif, ti-v'), adj. Qui a 
la propriété d'acquérir. Quelle doit être la durée 
de la possession.... pour être véritablement acqui- 
sitive do la propriété du nom? d'iieriieloï, avocat 
général, dans Cas. des Trib. 4 juin (87o. n Kn droit, 



ACT 



ADA 



on divise la prcscripUon en acquisitive ou usuca- 
^tfQOT.Ïo«t-':||4-Termejundique.Sentcnce 
d'fcquit, ordonnance dacquit, sentence ordon- 
nance d'acquiuement. Si l'accusé est déclaré non 
coupable, le président prononce qu il es acquitté 
de l'accusation... cette ordonnance es appelée 
ordonnance d'acquit, bourguignon (.8.0), itanuel 
d' iiutruction criminelle. ,. „ . . „„; 

+ ACOUITTABLE (akl-ta-bl'), ad}. Qui peut, qui 
doit être acquitté, payé. Payer une contribution de 
vinKt-cinq millions acquittables en argent, ou en 
lettres de change, thiers, Ilist. Cons. c( £mf).xxvi. 
— HlST. xvi" S. Chalan menant denrées acquiia- 
bles [tenues d'acquitter, de payer" péage], uan- 
TELLiER, Glossaire, Paris, .869, p. 4. 

ACOUITTÉ. Ajoutez : \\ 3" Qui a acquitte les droits 
de douane. Cafés acquittés, la Pairie, ^ô mars 
1872 IIX l'acquitté, après avoir acquitte les dioits 
de douane, par opposition i : à l'entrepôt. 

t ACRACX (a-kfô), s. m. pi. Angles dun harpon 
on l'assaille [l'hippopotame 1 avec plusieurs b r- 
ques jointes ensemble, et on le f^'PP^. ^\«^..^^' 
harpons de fer, dont quelques-uns ont des angles 
ou des acraux, buff. Itisl. natur. buppL t. vi, p. . M. 
t ACIUDINE (a-kri-di-n), s. r Terne de chimie. 
Base azotée (C'Ml» Az) qu'on trouve dans les huiles 
lourdes de goudron, qui irrite les membranes mu- 
queuses, et, respirée, provoque des étcrnuments 
violents. . „ . , 

t ACROBATIE (a-kro-ba-sie), s. f. Exercice de 
l'acrobate. Passer des tours de prestidigitation aux 
tours de gymnastique et dacrobatie..., Gax. des 
Trib. 22 ianv. .876, p. 75, 3' col. 

t ACROBATIQUE. Ajoutez : Il 2° Qui a rapport 
aux acrobules. Exercices acrobatiques. 

t ACROCÉl'UALE (a-kro-sé-fa-1'), adj. Terme 
d'anthropologie. Qui a la tète en pointe vers le 
sommet. Crâne acrocéphale. 

EiYM. 'Anoo;, en pointe, et xeçaA*l, tête. 

t ACROLOGIQUE (a-kro-lo-ji-k'), adj. Terme de 
grammaire générale. Qui apparlicnt au commen- 
cement d'un mot. Presque chaque figure [dans 
l'écriture mexicaine] répondit phonétiquement 
au son initial ou dominant offert par le nom de 
cette fi"ure ; c'est ce qu'on a qualifie de syllabisme 
acrologique, a. mauby. De l'origine de l'écraure, 
Journ. des savants, août .875, p. 472. 

— .ÊTYM. 'Axpo;, extrême, initial, et Aoio;, dis- 
cours. , , 

t ACROMIO.N. Ajoute: : — UIST. xn' S. L acro- 
mion, lequel ladite espine [de l'omoplate] consti- 
tue de son extrémité, paré, vi, .9. 

ACUOXYQUE. Mûdiliez ainsi : Se dit du lever 
d'une étoile au-dessus de l'horizon ou de son cou- 
cher, quand le soleil se couche. Lever ou coucher 
acronyque est opposé à lever ou coucher cosmique, 
qui a lieu quand le soleil se lève. L'un est le lever 
ou le coucher du matin, l'autre le lever ou le cou- 
cher du soir. 

t ACTER (a-kté), ». o. Prendre acte , en par- 
lant de. procédure, de protocole. M. le baron Jo- 
mini propose de ne consigner dans les protocoles 
que les points sur lesquels la conférence sera 
d'accord et de ne pas actcr les divergences, Con- 
fér de Bruxelles, .874, Protocole n" ., dans Journ. 
offic. 30 octobre .874, p. 7275, 4" col. M. le gêné 
rai de Voigts-Rhctz demande qu'il soit acte au 
protocole que le bombardement étant un des 
moyens les plus efficaces.... ib. dans Journ. offic. 

4" nov. .874, p. 73.0, 3° col. 

ACTIF. H 11" Ajoutez : En un sens plus géné- 
ral, l'actif est l'ensemble do ce que l'on possède, 
le total de ce dont on est propriétaire, y compris 
les créances. 

t ACTINlDIENS(a-kli-ni-diin), s. m. p(. Famille 
de polypes, à corps mou, à tentacules nombreux, 
se reproduisant presque tous par séparation; les 
actinies en sont le type. 

— ÊTYM. 'AxTtv, rayon. 

t ACTIMQUE (a-kti-ni-k'), adj. Qui a rapport 
aux rayons de lumière. 

t ACTINISME (a-kti-ni-sm'), s. m. || 1» Etude sur 
les rayons. |1 2» Abusivement, action motrice attri- 
buée aux rayons lumineux. Fresnel tenta de faire 
produire à un faisceau lumineux du mouvement 
d'ensemble; le docteur Récamier reprit après lui, 
vers .850, des essais sur l'actinisme de la lumière, 
LEDiEU, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxii, 

p. .241. 

— £TYM. 'A«T'tv, rayon. 

t ACTINOMÈTRE (a-kti-no-mè-tr'), s. m. Terme 
de physique. Instrument inv»nté par M. Becque- 



rel pour mesurer les intensités des cfTcts photo- 
graphiques des différents rayons du spectre. 
° — ETYM.'Av.Tiv, ravon, et lutpov, mesure. 

t ACTIXOJIÉTRIE (a-kli-no-mé-trie), s. /". Terme 
do physique. Emploi de l'actinomètre. ll Mesure de 
l'intensité de la radiation lumineuse. 

— ETYM. Voy. ACTINOMKTBE. 
t ACT1X0.MÉTR1QI'E {a-kti-no-mé-tri-k ) , adj. 
Qui a rapport à l'actinométric. Mesures actmomc- 
triques au sommet du mont Blanc, J. violle, Acad. 
des se. Comptes rendus, t. lxxxii, p. 662. 

■VCnON. 1111° Ajoutez: Les listes de signaloi- 
' rcs qui nous sont restées des différentes séances 
ou actions [du concile de Chalcédoine] , ameiM 
THIERRY, Rev. des Deux-Mondes, ." mars .8,:., 
p 08. La séance annoncée pour le lendemain 
V octobre n'eut pas lieu, mais il se tint le .o, 
dans la même église de Sainte-Euphémie, une se- 
conde action, oii les magistrats présidèrent, lu 
,b. p. 78. Il 15' Ajoutez : 11 En termes de mécanique 
quantité d'action , le produit de la masse d un 
corps par sa vitesse, se nomme actuellement do 
préférence quantité de mouvement. || Principe de 
la moindre action, principe découvert par Mau-- 
pertuis, en vertu duquel les changements qui ont 
lieu dans l'état d'un corps se font avec If quantité 
d'action la moindre qu'il est possible. || 16° Ajoit- 
tez ■ li Cheval qui a de belles actions, celui dont 
1 les mouvements sont vigoureux en même temps 
que gracieux et relevés. |1 17° Terme daruUerie. 
I En action, commandsment qui détermine 1 exécu- 
tion des premiers mouvements de la charge d une 
bouche à feu. 

t ACTIONISTE (a-ksio-ni-sf), S. m. La personne 
que nous nommons aujourd'hui actionnaire. Je me 
trouve depuis trois ans, moi et mes confrères les 
actionisles [il avait des actions d'une compagnie 
qui finit par faire banqueroute], dans le cas de la 
définition que le merveilleux écuyer de don Qui- 
chotte faisait d'un chevalier errant, toujours prct 
à être empereur, ou roué de coups de balon, 
1. B. Rouss. Lett. àBoutet, 26 déc. .730. . 

+ ACTIONNEE, ELLE(a-ksio-nêl, nc-1'), ad]. Qui 
a rapport à l'action. Selon que les substantils gé- 
nériques servent à dénommer les êtres de ces 
trois genres [substance, mode, action], ils pren- 
nent l'un de ces trois noms, appellatifs, abstrac- 
lifs, actionnels, girahd, Princ. langue franc. 
5" dise. 

ACTIONNER. Ajoutez : \\ 2° Mettre en mouve- 
ment. Dans les villes, elle [la vapeur] alimente 
les réservoirs d'eau , elle actionne des pompes â 
incendie, Rev. des Deux-Mondes, i" août t872, 

p. 648. , 

t ACTIVER. — HIST. xvf S. Une parole active 
l'autre, oudin, Dict. Cet exemple prouve que 
activer n'est point un néologisme, comme on 1 a 

't ACTDAIRE (a-ktu-ê-r'), s. m. Néologisme. Ma-- 
Ihématicien chargé de contrôler, d'après le calcul 
des probabilités, les bases des contrats viagers ou 
d'assurances. 11 existe en Angleterre, depuis long- 
temps, une société appelée Inslilute of Actuaries 
dont le but est de favoriser le développement des 
sciences financières.... les travaux des actuaires 
an-lais ont jeté une vive lumière sur les questions 
financières en général, et notamment sur les opé- 
rations viagères, Journ. des actuaires franr.ats, 
t I" n« . janv. .872, Préface. ...qu'il no pouvait 
se libérer, suivant les avis écrits de la compagnie 
(d'assurances sur la vie], que contre une traite ti- 
rée de Londres par l'actuaire, secrétaire gérant 
de la compagnie, qu'en... Jugcm. du tnb. civ. de 
Rouen, 2'ch., du 6 juin; Gaz. des Trib. .8 oct. 
1871 p 1022, ."■ col. Les compagnies ont trop 
souvent" à leur service des calculateurs ou actuai- 
res très-ignorants et qui allongent à plaisir leur 
travail en faisant leurs calculs avec deux fois 
trop de chiffres, H. Laurent, la [Réforme économi- 
que, t.i", 2° livr. p. .2.. „ , , , 

-- ÈTYM. Mot formé d'après langl. actuarg , du 
lat. du moyen âge actuarius, greffier, do aclum, 
supin de agere, agir (voy. ce mot). 

t ACTUALISER (a-klu-a-li-zé) , V. a. Rendre ac- 
tuel, effectuer. 

Ab\PTATION. X/o»(cl : La plupart des choses 
dont on se fait tant d'honneur, n'est souvent qu un 
petit tour qu'on donne à la matière un sens d a- 
daptation, un peu de couleur et de broderie, un 
style châtié, Anti-menagiana, p. 205. || 2° On en- 
tend par adaptation, en linguistique, une tliçonc 
nouvelle du philologue allemand Ludwig, suivant 
laquelle les démonstratifs qui ont fourni les suf- 



ADJ o 

fixes auraient été dépourvus do sens à l'origine, si 
bien que les suffixes tant formatifs que personnels 
ou casucls n'auraient pris qu'après leur adjonction 
à la racine ou au thème et par une répartition suc- 
cessive des formes, les sens qu'ils ont dans les pa- 
radigmes de nos grammaires. 

AUAI'TER. — HIST. Ajoutez ; XIV S. L'odor do 
ta boche en tel guise Sera como l'odor de pomes ; 
ra nous cete odor adaptumcs Toi plainement à la 
doctrine, macé. Bible en \:ers, f ..», ." col. 

t ADDENDA (a-ddin-da), s. m. \\ 1° Il se dit des 
additions que l'on inscrit à la fin d'un livre. Un 
addenda, comme on dit un errata. 1| Au pliir. Des 
addenda. 1| 2° Il se dit aussi d'un livre entier. Qui- 
cherat a publié sous le titre d'Addenda aux lexi- 
ques latins un recueil de plus de scjit mille mots 
qui ne se trouvaient pas dans les dictionnaires 
antérieurs. 

— ÊTYM. Lat. addenda, choses devant être ajou- 
tées, de addere, ajouter. 

ADDITION. Ajoutez : H 5° Chez les restaura- 
teurs, on appelle addition, ce qu'on nommait au- 
trefois la carte, la carte à payer; c'est une assez 
mauvaise locution. 

ADDUCTION. Ajoutez : Ij 2° Action d amener. 
La grande entreprise de l'adduction il Nîmes des 
eaux du Rhône, Courrier du Gard, dans le Siècle, 
27 aoilt .871. 

t ADÈSE (a-dè-n') , s. f. Arbrisseau grimpant 
d'Arabie, adenia venenata. 

ÊTYM. Arabe, dden, DEvic , Dict. étym. 

t ADEUNE (a-dèr-ii'), s. f. Nom, dans la Loire- 
Inférieure , de l'espace oii l'on soumet l'eau des 
marais salants à l'action du soleil et du vent, les 
Primes dlionneur, Paris, .853, p. 438. |1 Partie 
d'un marais salant, compartiment qui termine la 
série des chauffoirs. Enquête sur les sels, 4868, 
t. I, p. 509. , 

ADHÉRENT. — HIST. Ajoutez : xiV s. Les amis 
dudit Perressons.... et pluseurs autres leurs com- 
plices banniz, et autres leurs adhérons (I3ic), va- 
BiN, Archives administr. de la ville de Reims, t. ii, 
2« part. p. .021. 

ADUfiRER. — HIST. t| xvi" S. Ajoutez : Lo roy 
Henri estant amoureux do Anne de Boulen qui ne 
vouloit adhérer à luy sans «stre sa femme, sa ht 
croire que le pape n'avoit peu dispenser ce pre- 
mier mariage [avec Catherine d'Aragon], et qu ûs- 
tant le maria^-e nul , il pouvoit se marier autre 
part, GUY couL'iLLE, Dialogue sur les misères de la, 
France, Œuvres, éd. .666, t. i, p. 273. 

tADUÉRlTANCE (a-dc-ri-tan-s') , s. f. Ancien 
terme de droit. Action d'appeler à un héritage. Lt 
déclarons nulles et de nul efiet toutes les exécu- 
tions, main-assises, mises de fait, deheritanccs, 
adhéritances.... Edil, avril .675. 

t AD HOMINEM. Ajoutez : \\ Cet argument con- 
siste surtout à retourner contre l'adversaire ses 
propres assertions, concessions ou actions. 

t ADIABATiyUlî (a-di-a-ba-ti-k'), adj. Terme do 
thermodynamique. Qui a rapport à l'adinbalismc. 
Courbes adiabatiques , a. ledieu , Acad. des se. 
rompt, rend. t. i.xxxi, p. 93). || La détente adial»- 
ticiuc d'un gaz est la détente pendant laquelle il 
ne reçoit ni ne communique aux corps voisins au- 
cune quantité de chaleur. 

— ÉTYM. Voy. ADIABATISME. 

t ADIABATIQUEMENT(a-di-a-ba-ti-ke-man), adv. 
D'une manière adiabatique. Dans la machine sans 
chemise, la vapeur se détend adiabatiquemcnt , 
LEMEU, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxii, 

p. 599. 

t .\DIABATISME (a-di-a-ba-tism'), s. m. Terme 
de thermodynamique. Etat d'un gaz qui ne com- 
munique ni ne reçoit aucune quantité de cha- 
leur. Cette règle est fondée sur l'hypothèse de 1 a- 
diabatisrae des parois du cylindre, a. ledieu, Acad. 
des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 928. _ 

— ÊTYM. ASiâêaTo;, impénétrable, de o priva- 
tif, et SiaSitvu , traverser (voy. dudase ou dia- 

% A DIEU- VA. Ajoutez : Au beau milieu d'un 
acte, il [Sardoul sait changer tout à coup sa voi- 
lure et virer de'bord avec un art inhni : « A Dieu- 
va ' » comme disent les matelots, ai.ph. baudet, 
Journ. offic. .8 mai 4874, p. 3340, 2- col. 

ADIRER. — ÊTYM. Ajoutons cet exemple-ci, qui 
iiarailbien prouver que l'èlymologic est « ''"'f • 
filsl Firent les avoirs amasser. Et ensemble tôt 
ajoster; N'ot si hardiz en tôt l'enpire. Qui riens 
en osasl fere à dire, benoît de ste-more, Roman 
de Troie, v. 26)27. . !• ,. 

ADJUDANT. Ajoutez : \\ 4« Un des noms de 1 ai- 



6 ADU 

gilah on cigogne à sac (voy. argilah, aa Sap- 
plrment), Joum. offic. «8 mars <87*, p. 2u»4 
îTol. '^ ' 

ADJURER. —Hisr. Ajoutez : MV s. Contetlari 
ajurcr, ESCALLIEB, roeabul. latin-franc. ' 

t »DJIVAXT. Ajoutes ; || S' S. m. Adjuvant, le 
premier pâtre qui aide le chef de la vacherie ou 
Tacher (dans le J'uy de-Dùmc), U* Primes d hon- 
neur, p. ne, Paris, I87*. 

t AOJIVAT (a-dju-ra), ». m. Néologisme. Fonc- 
tion daide, dans le langage de l'enseignement 
nui:' .1 et di' la clinique. Compétiteurs qui 
*' par la forte <cole de rintcrn.it, 

*' : -Tibre par celle do l'adjuvat et 

°" ' ' RICHET, Joum. Offic. 7scpt. «876, 

p. -OJl, !•• Coi. ' ' 

— ETV)|. Lat. adjurart, aider (tôt. ajder). 
Ar>MI\KTHf . Ce. ^;ou(« .•||6''Tcrme juridi 



AEIl 



Alt 



nistrec, cnquitc ordonni?o par 
ijue les enquêtes administrées 
\)o la compagnie du chemin de 
Tie directement responsable de 
des Trib. 4*-i5 sept. <87«, p. 883, 



1er pùi ;:n- J, 
l'accident, Ca 
«••col. 

ADMIRATErB. Ajoutez : — REM. Michaud a 
ligné rvldminrur dcui lettres , peu adrairalives 
d'ailleurs, qu'il a adressées à Mme de Staël, dans 
le Journal des Débats. 4 ot 9 janv. <803. Ce néo- 
logisme n'a pas passé dans la langue. 

ADMISSIBLE. .4;ou»^ï ; — HIST. xvi» s. Disant 
qnil ne sçait lire ni escriprc, au mains [moins] 
beaucoup, et que partant il n'est admissible audit 
esut d'eschcTin, Hec. des monum. inédits de l'hist. 
du tiers état, t. IT, p. 382. 

t ADMO.MTECa. Ajoutez : — REM. Voltaire , 
avant Chateaubriand, s'est servi d'admoniteur : Il 
[Bertrand du Guesclin) fait à la fois le r61e de 
protecteur d'Henri, d'admoniteur de don Pédre, 
d'ambassadeur de France et de général, Lett. 
d'.-ir3rn/aJ, 2» juin (76). 

t ADOBE (a-dob'), s. m. Nom, au Mexique, d'une 
construction composée de lattes et de terre. Ces 
fils de vieux Castillans qui passaient mollement 
leurs jours à l'ombre des murs dadobe du corps 
de garde oii s'abritait leur sieste, th. bentzon 
ilcr. des Deux-Mnndes, t" sept. 4876, p. <63. ' 
t ADO.N (a-don), s. m. S'est dit pour Adonis. Ce 
bel Adon éuit le nain du roi, la font. Joc. 

— HIST. ivf s. En beauté c'est un Adon • En 
amour un Capidon, de brach, œurr. t. n, p « 

t ADO.VAÏ (a-do-na-i), ,. m. Un des noms de 
Dieu dans la Bible. 

J^^^'n^J^'^°-'''^'^' '■ f- C^"'-« de plantes 
do la famille des renonculacées. L'adonide goutte 
de sang.... Joum. o//ic. 10 sept. <875, p. 7735 

2* col. ' J 

A T V*' ■*^"'' "°'"'n*e par Linné en souvenir 
de la fleur couleur de sang que, selon Ovide [Ve 

TAÎi^vfl' y^?' '^' "^'"■'^ <^" ^='"S à' Adonis. 
vWa?a f^-?";'''^)' '■ r- Terme d'antiquité. 

«i„.P fRlT'-,^ ^■'^" '" ^"^ •^"'f'^ de la cité 
sainte [Byb os.', le sanctuaire de Balaath et d'A- 
donis, que les pèlerins apercevaient de la mer et 
ou se passaient les cérémonies et les spectacles 
des adonies, iules sourï, la Phcnicie, Re„. des 
DeuT-Mondes, 15 déc. «875, p. 709 

ADOSSÉ. Ajoutez : || 4' En termes de banque 
appuyé 1^ sécurité des billets de banque^ est 
ÎM:îll^''87rp" ^""ir J--'-' •'-™- o/?ic! 

f«=^7o::;l^îï-jji----^ 

glais] fait dire et semundro Qu'à lui viennent en 
^"s raVniitT ;""""= ""'^ «' -nTe^smài 

ADOUÉ. A;ou(ej ; [j 2' Se dit en Saintonge d'un 
V.mme et d'une femme qui vivent .LariUilemcnl 
«ns tire mariés. Jl, ne sont qu'adoués ""'"""-"^ 

t -JDSCRIT ITE (ad-skri, skri-f), ad;! Terme de 



APrirrRiv. 1, 



«"■r: Il 8- Oui a rapport à l'a- 
: Ifércnces entre de, frères 
•Iqnefois être attribuées à 



t AUlLTClilMr£ (a^Iul-té-ri-ni-té), ,. f. Ca- 



ractcrc adultérin. La reconnaissance de l'adultérl- 
nité des enfants, Arrêt de la Cour impériale de 
Paris. ♦• ch. «4 mai «870, dans Gaz. des Trib. 
du 29. 

ADVERBE. — HIST. Ajoutes : || ivi' s. L'adverbe 
c'est un mot sans nombre qui est adjoinct à un 
antre, ramls, dans uvet, Gramm. franc, p. 232. 

I ADVERS, ERSE (ad-vér, vèr-s'), adj. Opposé. 
Une polémique engagée entre journau.\ défenseurs 
de candidats advcrs.... Gaz. des Trib. 6 mars (875 
p. 229, 4* col. Il y a en lui [C. Durand, peintre] un 
mélange de deux qualités adverses, la sincérité et 
le chic, E. BERGERAT. Joum. oflic. n noT. «874 

p. 7671, 2' col. ' 

— ETV.M. Voy. ADVERSE. Il n'ost pas mauvais do 
restituer la forme masculine advers et surtout de 
tirer adrers ou adverse des emplois restreints oii 
ils sont confinés. 

t ADVKKSATIVEMENT (ad-vèr-sa-ti-ve-man), 
adv. En qualité de partie adverse. Nous trouvons 
dans le Droit.... la femme mariée, qui entame 
adversativoment à son mari, une instance de ré- 
féré, peut être autorisée à ester en justice par le 
juge du référé, Avranchin, «8 avr. 4875 

T ADVEUTANCE (ad-vèr-tan-s'), s. f Action de 
tourner 1 esprit vers un objet. || S'est dit, dans les 
débats des casuistes, de l'attention que le pécheur 
en péchant, porte à son péché. Vous [jésuites | pré- 
tendez qu'il faut distinguer si c'est sans sa faute 
ou par sa faute qu'il (le pécheur] n'a point eu 
cette advertance actuelle du mal qu'il faisait- et 
c est ce que vous exprimez quelquefois en ces au- 
tres termes : si celte inadvertance a été l'effet 
d une ignorance invincible et involonUiire, ou d'une 
Ignorance vincible et volontaire; — dans le se- 
cond cas, c'est-à-dire si ce manquement d'advèr- 
tance actuelle sur la malice de cette action est 
arrivée par sa faute.... ant. arnauld, 5" dénon- 
ciation, X {Œuvr. Lausanne, (780, p. 305) (Arnauld 
qui a fait ce mot, l'écrit advertencc). ' 

-- HIST. XVI» s. Tout seing curieux autour des 
richesses sent son avarice; leur disprnsation 
mcsmeetla libéralité trop ordonnée et artificielle 
elles ne valent pas une advertence et solicitude' 
pénible, mont, iv, 79. 

— ETYM. Voy. INADVERTANCE. 

t AÈOE (a-è-d'), s. m. Terme d'antiquité grec- 
que. Chantre, poule. La lyre dorienne elle-même 
a des cordes que n'a point effleurées la main de 
laede épique, a. bouché-leclehq, Rev. polit, et 
Un. 20 mars (875. 
— ÉTYM. 'AoiSoç, chantre, de ieiSu, chanter, 
t AERATEUR (a-é-ra-teur), adj. Grenier aéra- 
teur, voy. grenier. 

t AERHYDRIQUE (a-èr-i-dri-k'), adj. Qui agit 
par l'air et l'eau. Peut-être trouverait-on un re- 
mède efficace au mal en maintenant les galeries 
sous pression normale, même un peu forte, par 
des injections d'air comprimé et des écluses aer- 
hydriques comme dans certains travaux de tun- 
nels ou de galeries formées sous l'eau, h. de par- 
ville, Joum. Offic. (3 fév. 4 876, p. 4 4 99, 3° coI. 
Soufflerie aerhydrique, ventilation pour forges 
et hauts fourneaux, produite directement par 
la vapeur.... Alm. Didot-Bollin, 4876, p. 4466 
i' col. ' 

— ,ÊTYM. Lat. ocr, air, et v'mi, eau. 
AERIEN. — HIST. Ajoutez : xw s. Par tant ke 
des aenenes poesleiz [les démons] vient la flame 
d'envie encontre la netleit [netteté, pureté].... U 
Diahge Grégoire lo pape, 4S7G, p. 352. 

t AEROBIE (a-é-ro-bie), adj. Se dit des infusoires 
qui ont besoin de l'air atmosphérique pour vivre. 
Oui, il existe des êtres vivant sans air, des anaé-^ 
robies, en opposition avec les aérobies, pasteur 

Joum. oflic. 25 févr. 4875, p. 4456, 2« col. ' 

— ÊTYM. 'Atio, air, et pioc, vie. 
t AfiRO.VAVAL, ALE (a-é-ro-na-val, va-l'), adj, 

D«stiné à la navigation dans l'air. Machine aéro- 
navale. 

— ÉTYM. 'Arip, air, et naval. 
t AfiRO.VEF (a-é-ro-nèO, s- f Machine destinée à 

la navigation aérienne. Une aéronef. 

— ETYM. Ar,p, air, et nef. 
t AÉROPllORE. Ajoutez: jj S. m. Engin qui porte 

lair daas les mines, dans les cloches à plon- 
geur, etc. ' 

t AÉROPHYTE {a-é-ro-fi-f), adj. Qui vit dans 
LfJ'''.^"'i,eT""°" ^ •'ydrophyte, en parlant des 
plantes, jj Substantivement, une aérophyte. 

7". TJ^' V'f' '■'''■> <" ^""v, plante-. 

t AÉROTUlîu APIE (a-éro-té-ra-pie), s. f Traite- 
ment par 1 air. Un savant ingénieur qui s'est beau- 



SuipSnt''^'"'"'^^"'^'™^'-^--™, au 
t A-FAUS (a-fo), s. m. Nature de ce qui est à fauv 
-es petites inventions d'intérêt méd?o"re ets dé' 
^urnements, ces contorsions, cet à-faux'de le I 
put et du cœur qui fait le fond des œuvres U- 
gères, K. steen, Journ. offic. 24 janv. 4876, p.Mo; 

AGENT n-^ &'"--75°Age'ntd'affaiies, voy. 
h re êl?e t'J i, ^"l'."';'"-™«"'- Avoir son aï- 
laue, lire tué, et aussi être ivre mort. 
- REM. Ajoutez :\\2, C'est affaire à vous s'en 

AVVAmÈ, — Ajoutez .-HAfl-airé de, occupé à 
qui fait une affaire de.... Faites-moi la faveur dé 
croire que je suis l'homme du monde le moins 

d^ff^te ^''"" '' l' P'"" '^""'^"' "e toutes Tr 
d affaires, bai./.ac. Leur, inédites, cxxxiv, éd Ta- 
mizey Larioijue. ' 

g sme. Ltat d une personne affairée. Cet impassi- 
ble personnage allait et venait avec son affaire- 
ment habituel, mais rien ne dénonçait en lui une 
préoccupation inaccoutumée, j. verne. De la terre 
a la lune, 26, dans Journ. des Débals, tt oct (865 
AFFA.M|.;r. _ HIST. Ajoutez : xir s.... Li casl 
tiaus ne puet Estre affamés en nule guise- pôr 
"oT v°3766 ^'"* ^^^'^^ [assiégée], Percecal le Gal- 
AFFECTÉ. Ajoutez : || 6- Terme d'algèbre. Équa- 
tion affectée, par opposition à équation pure, 
équation renfermant diverses puissances de l'in-- 
connue ; locution en usage au xvir siècle, intro- 
duite par Viete, et aujourd'hui inusitée. 

AFFECTER. A;ou(ej .- 1| U- Terme de finances. 
Affecter une somme à un payement, à un service, 
la destiner à ce payement, à ce service. 

AFFECTIF. .i;oi<(eï .- 1] 3" Qui est disposé à l'af- 
lection. Comment se peut-il faire que je sente ces 
choses, moi qui suis le plus affectif du monde? 
ST FRANÇOIS de SALES, Introd. à la vie dévote Si 
elles [les filles! sont d'une humeur affective elles 
doivent changer l'amour qu'elles ont pour'elles- 
memes et pour les créatures, à aimer Dieu de tout 
eur cœur, JACQUELINE pascal, dans cousin, Jacouc- 
Ime Pascal, p. 313 (845. 

t AFFKCTIONNÊMENT. Ajoutez : La dévotion 
n est autre chose qu'une agilité et vivacité spiri- 
tuelle, par le moyen de laquelle la charité fait les 
actions en nous, ou nous par elle, promptement 
et affectionnément, ST François de sales, Introd 
a la vie dévole, i, t ((64i) 

AFFECTUEUSE.MENT. Ajoutez : -rem. Vauge- 
las, dans la préface de ses Remarques, met aiïec- 
tueusement au nombre des mots qui ne sont pas 
encore absolument condamnés ni généralement 
approuvés. Dans ses Nouvelles remarques, éd. 4 690, 
in- 12, p. 504, il dit d'une manière plus aflîrmative : 
« AlJeclueusement, que tant de gens disent et écri-^ 
vent, ne vaut rien , non plus qu'alfectionnément, ' 
qui est pourtant moins mauvais que l'autre. » 
Oui pourrait dire pourquoi Vaugelas condamnait 
ce mot que tant de gens disaient et écrivaient? Le 
fait est que affectueusement est toujours du bon 
usage; affectionnément est bien moins usité 

t AFFECTUOSITÉ (a-fè-ktu-ô-zi-té), s, f Carac- 
tère affectueux. Colombe, elle [une dame nommée 
Colombe] ne l'est guère ni par la douceur de la 
voix, m par l'affectuosité..., alph. daudet, Journ 

oflic, 25 sept. 4876, p. 7(71, (" col. 
_ t AFFENAGE. Ajoutez : \\ 2° Tenant un affenagc, 
c est à Narbonne, le logeur de chevaux et voitures 
marchand de fourrages. 

t AFFENOIR (a-fe-noir), s, m. Ouverture par la- 
quelle on fait passer le fourrage du grenier à foin 
dans l'écurie à travers la voûte ou le plafond do 
cette dernière (Drôme). 

— ETYM. À, et lat. fenum, foin, 
t AFFIDENT, AFFn)ENTE(afi-dan, dan-t'),.î. m. 

et f Confident, confidente, familier, familière. 
Elle avait l'art de dissimuler si naturellement, 
qu'il était impossible de pénétrer ses pensées, et 
que ses plus secrètes affîdentes no surent rien do 
ses inclinations naissantes, fléch. Grands jours, 

p. 45. ' 

— ETYM. Mot fait avec la préposition à sur le 
modèle de confident. 

AFFILÉ. .Ajoutez : — HIST. xv S. Sa langue n'est 
pas bien afilée, ilet;. crit. 5» année, a' sem.p. 405. 



AFF 



AGI 



AFFILIATION. Ajoute: :|I<'Dans le moyen igc, 
espèce d'adoption dont l'efTot principal ùtait de 
donnera l'affilié le droit de succéder aux biens de 
l'afliliant. 

f AFFIX (a-fin), s. m. Terme de droit. L'affinité 
proprement dite est le rapport qu'il y a entre l'un 
des conjoints par mariage et les parents de l'au- 
tre conjoint ; selon cette définition, tous les parents 
du mari sont les affins de sa femme, et tous les 
parents de la femme sont les affins du mari ; pa- 
reillement, j'ai pour affins les maris de nus 
parentes et les femmes de mes parents, potiiier, 
Conir. de mar. n" )60. ||0n dit plus souvent au- 
jourd'hui les alliés. 

AFFINAGE. Ajoutes :\\1° Affinage du verre, 
opération qui a pour but de rendre le verre homo- 
gène et d'en expulser autant que possible les bul- 
les de gaz qui se produisent en abondance au mo- 
ment de sa formation et qui persistent dans la 
masse vitreuse, alors même que les réactions chi- 
miques paraissent accomplies. || 8" Affinage de la 
fonte, opération par laquelle on transforme la fonto 
en fer. 

AFKINITfi. — HIST. Ajoutez : \\ xvi' s. Affin qne la 
connaissance d'elles [voyelles] soit plus aisée, j'ay 
avizé de les peindre et "leur bailler leurs noms se- 
lon leur puissance et de les ordonner selon leur 
affinité, Maigret, dans livet, la Gramm. fra»f. 
p. 66. 

t AFFIOX (af-fi-on), s. m. Ancien terme de phar- 
macie. Électuaire à base d'opium. 

— £TYM. Arabe, afioûn, qui représente le grec 
ÔTtiov, opium. 

.IFFIQUET. — HIST. Ajoutes: xiu's. ilonile, afi- 
quet, CH.4SSANT, Petit vocnb. latin-franc,, p. 44. 

t AFF1RM.\TEUU, TRICE (a-fir-ma-t'cur, tri-s'), 
ttdj. Qui affirme. Un pouvoir spécialement affir- 
mateur des droits individuels, le Temps, <6 avr. 
4876, 2* p. 3' col. 

AFFIR.>f.\TIO.V. — HIST. Ajoutes : XII" s. En 
ceste chose, se je trove appareilhiet lo cuer de ta 
dilection, ge ne travailherai pas en l'affermation, 
li Dial. Crég. lo "pape, 1876, p. 203. 

AFFIRMER. |l 4' Y. réfl. Néologisme. S'affirmer, 
se poser, se déclarer avec tel ou toi caractère. 
C'est un homme qui ne manque aucune occasion 
de s'affirmer. 

t AFFIXAL, ALE (a-ffi-ksal, ksa-l"), adj. Terme 
de grammaire. Qui a rapport aux affixcs. 

AFFI.UEN'CE. — HIST. xvi« s. Ajoutes : Et y es- 
toit l'aflluence du monde si grande, que le pape 
xaesme cuida estre suffoqué en la presse, pabadi.n, 
Chron. de Savnije. p. 254. 

t AFFOLA.NT, A.NTE (a-fo-lan, lan-t'), adj. Qui 
affole, qui rend fou. Comme fantaisie de coloriste, 
cette princesse est affolante, burgeb. Salons de 
486f à 1868, t. II, p. 201. 

t AFFOUILLABLE (af-fou-lla-bl', Il mouillées), 
adj. Susceptible de subir l'affouillcmont, en par- 
lant d'un terrain. Elle [la vallée de l'Ubaye, dans 
les BassCjS-Alpes] présente les conditiuns les plus 
désastreuses : sommets très-élcvés, versants exces- 
sifs, sol affouillable et instable, climat rigoureux, 
A. vERNiEi, le Temps, feuilleton scientif. 2' page, 
6* col. 

t AFFOriI-LKMENT. Ajoutes : || 2° Terme d'artil- 
lerie. Dégradation des bouches à feu en bronze, 
qui se produit en arrière de l'emplacement du pm- 
jcctile, et qui résulte de la fusion d'une partie da 
métal déteiminée par les gaz de la poudre. 

t AFFOUII-LER (af-fou-llé, Il mouillées), v. a. 
Produire l'affouillement en un terrain. || V. réfl. 
S'affouiller, subir l'affouillement. S la suite des 
grandes fontes de neige, ou des forts orages, les 
pierres et les blocs entraînés des hauteurs vien- 
nent heurter les berges schisteuses ; elles s'af- 
fouillcnt et s'écroulent en laissant glisser les ver- 
sants qu'elles soutenaient, a. vernier, le Temps, 
fey.illeton scientif. 2' page, 6' col. 

t AFFOCrr (a-fou-i), s. m. Dans le département 
de la Mayenne, nom donné aux bénéfices réalisés 
avec le bétail, les Primes d'honneur, p. 234, Pa- 
ris, 1874. 

Affranchir. Ajoutes .-[IlS' On dit au jeu 
qu'une carte est affranchie, lorsqu'elle n'est plus 
exposée à être prisi-. J'ai fait prendre mon roi 
pour affranchir ma dame. . 14° On dit en gram- 
maire comparée qu'un suffixe s'est affranchi, 
quand le sens particulier primitif s'en est assez ef- 
face pour que ce suffixe puisse devenir d'un usage 
général. Ainsi le suffixe ment, qui ne s'applique 
d'abord qu'aux adjectifs à sens spirituel, devient 
^ussi, en s'affranchissant, applicable au sens ma- 



tériel, comme carrément, hlanchement. \\Vn suf- 1 
fixe se forme aussi par affranchissement de deux 
suffixes agglutinés; par ex. le suffixe d primitive- 
ment long de Româ, joint au suffixe no, a fait 
rom-â-nu-s ; il s'en est affranchi un suffixe com- 
posé ûno, qui apparaît dans urb-anus, où, autre- 
ment, l'« n'aurait aucune raison d'être. 

AFFRE Ajoutes: — REM. D'après le Glossaire 
romand du doyen Bridel, offres désignait, aux 
xiv et XV» siècles, une espèce de torture usitée à 
Genève. 

t AFFRÉRfSSEMKNT (a-fré-ri-se-man), s. m. 
Ancien terme de droit. Action do rendre frères, 
c'est-à-dire double adoption qui fait entrer les en- 
fants d'un second lit dans la famille de l'époux dé- 
cédé et ceux du premier lit dans la famille de l'é- 
poux ou de l'épouse de leur père ou mère survi- 
vant, Uépcrt. de jurisp. de Merlin. 

AFFRONTEIR. Ajoutes : — HIST. XVI' S. Par 
quoy nul homme de bon esprit ne doit croire tels 
affronteux, paré, x, 32. 

I AFFRonCR (a-frou-é), ». o. Se dit, dans la 
Chàr«nte-lnférieure, de l'action, quand le charbon 
est fait, d'y jeter environ 120 litres d'caU; de le 
couvrir de 12 à )5 centimètres de terre, et de le 
laisser refroidir pendant 8 jours en hivcret 4jours 
•n été, i«s Primes d'honn. Paris, )S73, p. 275. 

t AFFRUITER Ajoutez : || 2" Dans le centre de 
la France, il s'emploie activement «t signifie plan- 
ter d'arbres à fruit. Affruiter un terrain. Ce jar- 
din est bien afl'ruité. 

AFfCteR. Ajoutes : H 4* Y. n. T«rme de chass». 
Se tenir à l'aflùt. Attendu que le nommé H.... et 
un individu resté inconnu ont été.... surpris.... 
portant leurs fusils dans des sacs et épiant sur le 
lieu même de l'affût le moment du passage du gi- 
bier pour se mettre dans l'attitude du chasseur 
qui affûte, Gaz. des Trib. 24-25 août 4 874, p. «13, 
»' col. 

t AFFÛTEUR (a-fu-teur),s. m. Chasseur à l'affût. 
Presque tous les matins, avant le jour, il sortait 
pour surveiller les colleteurs et affûteurs. Gaz. des 
Trib. 6 mars )874, p. 225, 4* col. L'ours lève 
alors le gîte, et va donner en fuyant dans la ligne 
des affûteurs, Journ. ofjic. 2) cet. t872, p. 6599, 
3' col. Reconnaître si elles [les populations ar- 
mées] sont ou non organisées, et si elles doivent 
être considérées comme des ennemis loyaux ou de 
simples aflûteurs, Confér. de Bruxelles, 1874, pro- 
toc. n" (4, Journ. ojjic. 7 nov. 4874, p. 7437, s» col. 

+ AFGAN, ANE (af-gan, ga-n'), adj. La langue 
afgane ou, substantivement, l'afgan, langue ap- 
partenant au groupe iranien et parlée par les Af- 
gans , peuple de la haute Asie. |{ On écrit aussi 
afghan. 

t AriSTOLER(a-fi-sto-lé), t'. O. Terme populaire 
Arranger, accommoder. Il est mal afistolé. 

— ETYM. Voy. RAFISTOLER. AfistoleuT se trouve 
dans Coquillart. On a dit aussi cppistoler : Et povez 
bien penser si le bon homme est bien aise de estre 
ainsi appistolé. Les ti joyes de mar. p. 87. 

t AFRICAIN, AINK (a-fri-kin, kè-n'), adj. Qui 
appartient à l'Afrique. Marchandises de provenance 
africaine. Il S. m. Les Africains, les habitants de 
l'Afrique. 

t AFItfCANI.SME (a-fri-ka-ni-sm'), s. m. Terme 
d'antiquité. Idiotisme propre à l'Afrique romaine 
et transporté dans le latin. Je me plaisais à imiter 
les styles qu'au collège on appelle de décadence ; 
j'étais souvent taxé de barbarie et d'africanisme, 
et j'en étais charmé comme d'un compliment, 
Tti. GAUTIER, Portr. contemp. i" portr. celui de 
l'auteur. M. Ebert affirme que les mots étranges, 
employés si souvent par Tertullien et qu'on croyait 
être des africanismes, c'est-à-dire dos termes qu'il 
aurait pris au dialecte de son pays, ont été sim- 
plement empruntés par lui à la langue populaire, 
G. BoissiER, les Oriij. de la poés. chrét. Rev. des 
Deux-Hondes, l"se]it. 4875. 

t AFRITE (a-fri-f), s. f. Sorte de mauvais gé- 
nie dont il est question dans les récits orientaux. 
Le roi légendaire Talimouras soutint une lutte gi- 
gantesque contre les afrites, qu'il chassa dans les 
mers et au fond des déserts, devic, Dict. étymol. 

— ÊTVM. Arabe, 'ifriya ou 'ifrtt. 

jAGA. Interjection quiestdansMoIière,D. Juan, 
a, 4, et qui signifie vois, regarde. 

t AGACEUR (a-ga-seur), s. m. || 1* Celui qui agace. 
Il 2» Dans le langage hippique, synonyme de 
boute-en-train. Votre Grâce sait qu'il faut rempla- 
cer l'agaceur d'Hob-goblin ; si milord y consent, 
ce barbe fera parfaitement l'affaire, E. sue, Oodol- 
pltin-.lrabian, ch, ix*. 



AGAME. Ajoutes : \\ 2° Terme de zoologie. Qui 
n'a piiint d'accouplement, qui se fait sans ac- 
couplement. Génération agame. 

t AGATISER. Ajoutez : || S'agatiser signifie aussi 

prendre l'apparence de l'agate doré de légers 

tons d'ambre comme une peinture de maître qui 
s'agalise, th.gautikr, le Bien public, lomars 4872. 
Il 2" V. a. Donner l'apparence do l'agate. Une pein- 
ture agatisée. 

AGE. Ajoutez : — ÊTYM. Age de charrue se dit 
aussi haie ; cela suggère une étymologie différente 
de celle qui est indiquée; voy. haie 2. 

AGE. Ajoutes : \\ IS" L'espace de temps qui s'é- 
tend d'une mue à l'autre, chez le ver à soie. 

t AGftNÉSIQUE (a-jé-né-zi-k'), adj. Terme do 
physiologie. Se dit de l'hybridité où les métis sont 
absolument inféconds, soit entre eux, soit avec 
des individus de l'une ou de l'autre race mère, 
Rev. anthrop. t. iv, p. 243. 

— ÊTYM. Voy. AGÉNÉSIE. 

AGENOUILLER (S'), .ijoutes : \\ Se dit d'un che- 
val qui tombe sur ses genoux. 

AGENT. Ajoutes : — IlEM. L'agent de faillito 
n'existe plus depuis 4 838. Depuis cette époque, il 
n'y a plus de faillite sans syndic. 

t AGGLOMÉRATIF, IVE (a-glo-mé-ra-tif, ti-v'), 
adj. Qui a le pouvoir d'agglomérer. On peut pré- 
voir que l'avenir tournera du c6té des nominaux, 
en dégageant des catégories aggloméra lives et ar- 
bitraires les êtres réels, burgee. Salons de 4861 d 
4868, t. n. p. 190. 

AGGLCMrUÉ. Ajoutes : || 3" Verres agglomérés, 
sorte de peinture sur verre. La collection.... des 
verres vénitiens, émaillés et gravés, décorés d'ailes 
et de Heurs; celle des verres dits agglomérés, sorte 
do peinture sur verre qui fut introduite d'Orient 
à Rome, Journ. offic. 3 juill. 4876, p. 4790, 2° col. 
Il i'S. m. Briquette cylindrique ou subiqueobtenuo 
en comprimant, dans un moule, de la houille menue 
avec du goudron. Fabrication des agglomérés ou 
briquettes de houilles, 4° au brai gras, 2" au brai 
sec ; odeur, danger d'incendie, Tableau de classe- 
ment des étabiiss. dangereux ou insalubres annexé 
au di-crct du 31 déc. 1866. 

AGGLL'TIN.^TION. Ajoutes : — REM. Il faut bien 
distinguer, en linguistique, l'agglutination de l'in- 
corporation ou holophrase (voy. ce mot au Supplé- 
ment). On entend par agglutination le procédé par 
lequel une racine principale, de caractère attribu- 
tif, s'adjoint comme affixe des racines secondai- 
res, de caractère ordinairement démonstratif, pour 
former les mots tel» que les noms et les verbes. 
Les langues turques et les langues indo-européen- 
nes sont essentiellement agglutinantes, et la flexion, 
qui appartient en propre à ces dernières et aux 
langues sémitiques, n'est qu'un degré de plus dans 
lequel les soudures de l'agglutination se sont effa- 
cées par suite d'altérations phonétiques. L'incor- 
poration ou holophrase agglutine ensemfcle, non- 
seulement les éléments principaux et accessoires 
du mot, mais tous les mots de la phrase. C'est, 
suivant l'expression d'Hovelacque {Linguistique, 
p. m), une composition syncopée. Les langues de 
l'Amérique du Nord et du Sud sont toujours ag- 
glutinantes, souvent incorporantes; il faut corri- 
ger en ce sens ce qui est dit à agglutinant des 
langues d'Amérique. 

AGGRAVANT. Ajoutez : Ce qui lui rend ses 
maux plus aggravants est qu'ils lui viennent 
d'une main si chère, J. i. Rouss. Lett. d M.... 4 1 sept. 

4763. 

t AGGRAVEMENT. Ajoutez : || 2° Action d'ag- 
graver, de rendre plus grief. 

— niST. xv° s. La longue attente est recompen- 
sés par aggravement de peine, al. chartier, Qua- 
dril. invectif. 

AGIR. — REM. 1. Ajoutez ; En agir, condamné 
par Racine et Bouhours, l'est justement; car on ne 
peut pas dire agir de, tandis qu'on dit user de, ce 
qui justifie en user. Les exemples suivants sont 
donc des fautes. Les conjurés en agissentronde- 
rnent les uns avec les autres, vOLT. Lett. à d'Ar- 
gental, 16 juill. I76i. On s'en rapporta.... à la plu- 
ralité des voix, et on no pouvait en agir autre- 
ment, ID. t. XLVi, p. 412, éd. Bouchot. C'est ainsi 
qu'en agiraient les royalistes, chateaubu. t. xxix, 
p. 71, éd. Pourrai. Il avait un second motif d'en 
agir ainsi, thiehs, Ilist. du Consulat et de l'Empire, 
t. XIII, p. 306. Il faut voir comment, dans une 
lettre ferme, il [Boissonade] remit au pas Cha- 
teaubriand ou l'éditeur de Chateaubriand qui en 
avaient agi trop lestement avec lui, ste-beuve. 
Constitutionnel du 28 sept. 4863. M. Cousin se sert 



8 



AGR 



de cette forme, Traduction de Platon, i. m, p. î04 
et 292. Dans toutes ces phrases, pour les rendre 
correctes, il suflit de supprimer en. Au reste la 
faute est ancienne. Voici le passage oii Racine la 
relèTC : Petite critique sur un mot de Totre der- 
nière lettre, •lima agi avec toute la politesse du 
inonde, • il faut dire : il en o usé. On ne dit point : 
tJ CTi o bien agi, cl c'est une mauvaise façon de 
parler {Ustque. éd. Paul Mcsnard). 

t AGISSEMeSt (a-ji-sc-man), t. m. Terme de 
palais. Manière do faire. Attendu que l'adminis- 
tration de l'enregistrement, n'étant pas placôc en 
dehors du droit commun, en ce qui concerne la 
preuve des agissements frauduleux commis à .«'n 
préjudice, est autorisée à virilier la nature des 
contraventions constatées, etc. Juscmcnl du Tri- 
bunal drOrthez, du 37 mai <86«. 

— BEvi. Depuis, ce mot est pass<5 dans le langage 
gènér.1. 

j^Cl- \ " î- •■■•.-:.• Il se dit aussi de 

tout uolque substance. Des 

chi , :,s d'un ai-'ilaleur raé- 

canuu .. i ., .i...- ua..curs puisent pour faire 
les dalles de trottoir, Joum. ogU. ti mars <872, 
p. (T3«. l" col. , _ 

t AGI.AÉ (a-gla-é\ AGLAIA (a-gla-ia), s. . fU 
47* plan; te lilescopique, découverte par M. Luther. 

t AG\ATI1E (agh-na-f), adj. Terme d'histoire 
naturelle. Qui n'a pas de mâchoires. Los mollus- 
ques carnivores agnathes, P. nsCBER, ^cad. des se. 
Comptes rendus, t. ucxxi, p. 783. 

— ETYll. 'A privatif, et YviOo;, mâchoire. 
AGXEAD. Âjoules .-il 7' Couche de sel formant 

la base d'une gerbe. Enquête sur les sels, tS6», 
t u. p. 509. 

t'AG-NELFITE (a-pne-lè-f), s. f. Nom, dans les 
Hautes-Alpes, des brebis à l'âge de deux ans , les 
Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 440. 

AGXELIXE. Ajoute: : \\ i' Il se dit aussi au mas- 
culin, substantivement, de la laine d'agneau. Elles 
[les flanelles) seront faites de bonnes laines du 
pays, sans plis, peignons ni agnelins, jlrrt>( du 
Conseil. (6 avril <72S. 

t AGXmON (agh-ni-sion), s. f. Reconnaissance 
sur le théâtre. Je sais que l'agnition est un grand 
ornement dans les tragédies; Aristotc le dit; mais 
il est certain qu'elle a ses incommodités, corn. 
fdise. 

— ETYV. Lat. asni(i'on«m, reconnaissance, de 
ad, à, et gnoscere ou noicere, connaître (voy. no- 
tion). 

t AGOXISTE (a-go-ni-st'), s. m. Terme d'anti- 
quité. Le combattant, le lutteur. Il y a une vieille 
édition du Samson agoniste de Milton, précédée 
d'un abrégé de l'histoire de ce héros, tolt. Dict. 
phil. Snmson. 

— r.TYM. ÎVir<i)viiTT^;, le lutteur, de àfùv, lutte, 
combat. 

AGOMSTIOrE. Ajoute: : |] ï* Adj. Qui a rapport 
aux combats des jeux. || Marbre agonistique, mar- 
bre concernant les jeux publics. 

t AGBAI>'ER (a-grè-né), v. a. Répandre du grain 
pour la nourriture des animaux qu'on élève dans 
les garennes. Le sieur M..., garde-chef de M. le 
baron G..., en allant agrainer des faisans dans le 
bois de la Grange, reçut, en traversant une allée, 
on coup de fusil.... Cas. des Trib. t3-l 4 mars 4876, 
p. 2S7, 2- col. 

— tTYM. À, et grain. 

t ACRAPE (a-gra-p'), ». f. Terme d'exploitation 
bouillèrc. Instrument servant à foncer les puits. 

t AGRAPIIIE (a-gra-fie), s. f. Terme de méde- 
cine. Impossibilité décrire, constituant, avec l'a- 
phasie, deux symptimes importants des maladies 
mentales, des apoplexies et du ramollissement cé- 
rébral. 

— mrv. 'A privatif, et YpiîEiv, écrire. 
AGREABLE. — HIST. Ajoute: ; xii* s. Et ne por- 

quant de ç' (malgré ce, malgré cela] alot bien Que 
bele e«lr>it uni' dame] sor tote rien; Molt fu li 
foI.-i7 '' . HT. floman de Trois, V. 28 677. 

Ar.i,: u:l 1 NUNr. Ajoute:: — WST. xiV s. Les- 
dic!' ■ risiifs et licenciées chascunc 

de - de faire, accorder et creanter 

les ■ nient, leur donnèrent pooir, 

«ur- •. licence, et elles les recearonl 

en ri.' s .:-•.!■ .iicmcnt (IS48), varin. Archives 
admin. de la Tille de Reims, t. ii, 2* part. p. 4ui.l. 
Rayer l'a [un aipronti] agreabUment [de gré à 
gré] prinz audit ti-mps pendant lequel il instruirra 
ledit aprenlis, DiU. dct eh. t874, ixxv, p. <k:, 

f AGRr.ATION ia-Kfé-a-.'ion), », f. Action d'a- 

gri«r, d« rcccvvir, U <«C6nd« quciUon m rcluiuc 



AI.4 

à l'agréation par le gouvernement des Inspecteurs 
ecclésiastiques, H. delcour, min. de l'intér. à la 
Chambre belge, le 3 fév. dans Joiirn. oflic. du 6 fév. 
(874, p. 1015, i" col. .M. Wasscige : On veut faire 
dire à la loi ce qui ne s'y trouve point; le mot 
« agréation » n'est pas dans la loi; le droit d'a- 
gréer ou de ne pas agréer n'existe donc pas, «b. 
a* col. 

4. AGRCEUR. Ajoute: : — KK>\. Agréeur reste 
usité, témoin cet e.vemplo : L'agréeur est celui qui 
fournit desagrés pour les navires. Patentes : lab. A, 
3* cl. droit proportion, au 20*, Dict. des Contrib. 
dir. 4861. 

f 2. AGRÉEUR (a-gré-eur), S. m. Agréeur, dé- 
gustateur ou inspecteur des eaux-de-vie, celui qui 
constate, à la requête et aux frais des parties inté- 
ressées, le poids et le goût des alcools ou leur iden- 
tité avec les échantillons pris au moment des cx- 
pédiiions. Tarif des patentes, 4 868. 

— ETYM. Voy. AGRÉER 4 . 

t AGRÉGATIF. Ajoutez : || 2* Au sens passif, qui 
est agrégé, réuni. Jusqu'à ce que je voie résulter 
dn tout un être non-seulement organisé, mais in- 
telligent, c'est-à-dire un être non agrégatif, et qui 
soit rigoureusement un, J. J. Bouss. Lett. à M. de.... 
(5 janvier 4 769. 

AGRÉ.MENT. Ajoute: : || 8° Agrément de goutte, 
légère attaque de goutte. 11 [M. de la Rochefou- 
cauld] a un petit agrément de goutte à la main, 
qui l'empftche de vous écrire dans cette lettre, sÉv. 
(7 avr. 4 671. Il 9° Au plur. Se disait, au xvui* siè- 
cle, de cérémonies, d'accessoires soit de danse, 
soit de musique, joints à certaines pièces de théâ- 
tre, mais qu'on supprimait quelquefois. Le Bour- 
geois genUihonune, avec tous ses agréments, An- 
nonce, dans ilercure de Fr. fév. 4 728. 

f AGRÉMENTER (a-gré-man-té), v. a. Néolo- 
gisme. Orner d'un agrément. Coiflés et poudrés, 
avec des boucles et des nœuds, en cravates et 
manchettes de dentelle, en habits et vestes de soie 
feuille-morte, rose tendre, bleu céleste, agrémen- 
tés de broderies et galonnés d'or, les hommes sont 
aussi parés que les femmes [dans les salons de 
Louis XIV, à Versailles], taine, Us Origines de la 
France contempor. t. i, p. 433. || Par extension. 
Trois francs 75 centimes, dont le détenu a le droit 
chaque mois de disposer à la cantine pour agré- 
menter sa position, Joum. offic. 4 9 mai 4 876, p. 3405, 
3« col. 

t AGRESSIVITÉ (a-grè-si-vi-té), s; (. Caractère 
agressif. On veut voir jusqu'où iront cette assu- 
rance'imperturbable, cette agressivité pétulante..., 
le Temps, 28 nov. 4 875, 4" page, 6» col. 

AGRESTE. Ajoutes : \\ 3° S. m. Nom d'un papil- 
lon. Le petit agreste, en août, habite les clairières, 
les places à fourneaux et les sablières des bois 
montagneux, carteron, Premières chasses. Papil- 
lons et oiseaux, p. 61, Hetzel, 4 866. 

— HIST. Ajoute: : xiii* s. Ces fous agrestes, ces 
sengicrs, Ces vilains à ces durs soulers Aime [Dieu] 
assez miex que roys ne dus, Gautier de coincy, les 
Miracles de la sainte Vierge, p. 622 (abbé Poquel). 

I AGRI.MÉTRIQUE (a-gri-mé-tri-k'), adj. Qui a 
rapport à la mesure des champs, à l'arpentage. 

— ÊTYM. Mot hybride , du lat. ager, champ, et 
liévpov, mesure. 

t AGCERUISSEMENT (a-ghé-ri-se-man), s. m. 
Action d'aguerrir, état de qui est aguerri. 

HIST. XVI" s. L'aguerrissement universel au- 
quel s'entretiennent toutes les nations d'Europe, 
SULLY, Mém. t. m, p. 431. 

t AGUEUR (a-gheur), s. m. Dans le Puy-de-D6nie, 
di.stributcur d'eau chargé des arroscments suivant 
les droits des propriétaires, les Primes d'honneur, 
p. 442, Paris, 4 874. 

— ÉTYM. Ancien fr. ague ou aiguë (voy. ead). 

t AGUI (a-ghi), s. m. Sorte de nœud fait à l'an- 
gui d'une galère. 

AUl'RI. Ajoute: .-Les Muses.... sont déjà furieu- 
sement ahuries, selon le terme très-expressif des 
habitants subalternes de la bonne ville de Paris, 
Lett. inédite de Pingcron à Hennin, 4780 (Biblio- 
thèque de rinstilul). 

t AHURISSEMENT (a-u-ri-se-man), s. m. Terme 
populaire. État de celui qui est ahuri. 

+ AÏAUT. Ajoute: : — UEM. Ce nom de plante se- 
rait mieux écrit, d'après M. Baudry, aillaut, à cause 
de la ressemblance de port de ces plantes avec 
quelques alliacées. Notez aussi qu'il y a des noms 
propres yliiiauf, yliliaud, et que Brébisson, dans sa 
Flore de Normandie, écrit aillot le nom normand 
do l'allium vin(olOi dont 1«< feuilles lont ana-> 
l"élVI«l, 



AIG 

t AICHE. Ajoutes:— REM. Sur les cétes mari- 
times de la Seine-Inférieure, on dit aque, (K/ucr. 

t ....AIE. Finale des lieux plantés d'arbres : 
saussaie, cerisaie, oseraic, châtaigneraie, etc.; elle 
représente la finale latine etum. 

AIGLE. Il 8° Ajoute: : || La 96" planète télesco- 
pique. 

—HIST. XIII" s. Nos dist quand li aille est vieil, 
Qucmult licnpirentli œil, iiofnania, octobre 4872, 

p, 437, v. 834. 

AIGREFIN. j4;"ou(eT; — REM. On a dit aigre- 
fine au féminin. On t'en a fait de rudes [expé- 
riences], et les aigrefins de nos régiments et les 
aigrefines de nos garnisons tiennent d'assez bonnes 
écoles pour vous autres enfants de Paris, dancourt, 
le Prix de l'arquebuse, se. 44. 

— ÊTYM. Ajoute: : Ce mot, dans ses trois accep- 
tions, est jusqu'à présent inextricable. Ces trois 
acceptions sont dans l'ordre de leur histoire : 
pièce de monnaie (voy. aigrefin, à l'étymologie, 
dans le Dictionnaire); sorte de poisson; homme 
rusé. La plus ancienne est la monnaie ; pour la se- 
conde on a des exemples du xv siècle : Il luy fault 
anguilles, barbeaux, Carpes et brochetz bons et 
fins, Aloses, lamproyes, daulphins, Esturgeons, 
macquereaulx, muletz. Congres, merluz et es- 
grefins, Rougetz, turbotz et quarreletz, Rec. de 
farces, etc. P. L. Jacob, Paris, 4 859, p. 407. 
Pour la troisième, les exemples sont du xvii" s. 
M. Devic, Dict. élym., pense que peut-être c'est 
la raonn.Tie qui a suscité le troisième sens. Mais 
la dénomination du poisson, comment la ratta- 
cher aux deux autres ? X moins de quelques nou- 
veaux textes, le mieux serait de faire trois ar- 
ticles séparés des trois acceptions, et de ne noter 
une étymologie que pour la monnaie, qui en a 
une assurée. 

AIGRIR. Ajoute:: — HIST. xv's.... Mais quant 
[Mathilde] plus longuement Eut regardé l'endroict 
desabesongne, X tant s'esgrit en menasse et ver- 
gongne, rené macé, Suyte de l'hist. de France, i>. 3, 
verso. 

t AIGRISSEMENT. Ajoute:: — HIST. xvi" s. Ai- 
moin,qui, dans son quatrième livre, chapitre pre- 
mier, prit un singulier plaisir au récit ctaigrisse- 
ment de cette accusation, et. pasq. Rech. v, 45. 

AIGU. Ajoute: : || 9° Armes aiguës, armes de 
main, présentant une ou plusieurs pointes ; elles 
comprennent les armes d'estoc, les armes d'estoc 
et de taille et les armes d'hast. 

t AIGUADIER (c-ga-dié), s, m. Celui qui préside 
à la distribution des eaux. Il sera nommé un ai- 
guadier qui sera administrateur des eaux [du ca- 
nal], à l'effet de quoi il sera tenu de résider au 
Merle, où se trouve le bassin de division des eaux, 
CAPPEAU, Compagn. des Alpines, p. 4 28 (où le 
mot est écrit, à la façon méridionale, eygadier). 

— F.TYM. Àtguade (voy. ce mot au Dictionnaire). 
tAIGUEARDENTIER(è-gar-djn-tié), s. m. S'est 

dit, au XVI" s., à Genève, pour fabricant d'eau-de- 
vie, Registre du Consistoire, dans E. ritter, les 
Noms de famille. Appendice. 

— ÉTYM. -ligue, eau, et ardent: eau ardente ou 
eau-de-vie. 

t AIGUILLAGE (è-'gUi-IIa-j', ut comme dans 
huile. Il mouillées), s, 711. Terme d'administration 
de chemin de fer. Action de faire mouvoir les ai- 
guilles. Il Faux aiguillage, fausse manœuvre par 
laquelle l'aiguilleur fait prendre à un train une 
fausse direction. 

AIGUILLE II 4° Ajoute: : il Sur la pointe d'une 
aiguille, sur des chosesde rien, ou pour des choses 
de rien,' Cette lettre du vendredi est sur la pointe 
d'une aiguille; car il n'y a point de réponse à 
faire, et pour moi je ne sais point de nouvelles, 
SÉV. 47 avril 1671, 1| 20° Fusil à aiguille, fusil se 
chargeant par la culasse, et dans lequel l'inflam- 
mation de la charge est déterminée par l'action 
d'une tige longue et mince, mue par un ressort, 
sur une substance fulminante renfermée dans la 
cartouche, 1121° Canal régnant le long des tables 
salantes et servant soit à les vider, soit à les rem- 
plir, Enqui'te sur les sels, t. 11, p. 50fl, 4S68. 
Il 22" Aiguille-coin, engin qu'on emploie dans les 
mines pour percer et creuser, Joum. offic. 22 nov. 

4876, p. 8528, 3° Col. 

— ETYM. Ajoute: : C'est à tort qu'aiguiUe a été 
tiré d'acicuia ; M. Mussafia [llomania, 2" année, 
4 873, p, 478) dit que cela no peut être; lia raison, 
acicùla aurait donné aighille. Aiguille vient d'a- 
cucula, forme fictive dérivée de acula, petite ai- 

Suillc, « 8'étant changé en ui comme dans duire, 
>« l((4lllir« I itUlt, do ititrhu. fruil. .li. Tn'ClM». 



ALM 

AIGUILLÉ, ÉE. Ajoutez : || 2* En forme d'ai- 
guille. Une série de nuages composés de petits 
cristaux prismatiques aiguillés, d'environ 4 niil- 
limctres de longueur sur i/t de millimètre d'é- 
paisseur, Joi<rn.o;fic. 28 juin (873, p. 4263, 3» col. 

AIGUILLÉE. Ajoutez : || 2" Dans les fabriques de 
fil, on nomme aiguillée le développement du fil 
dans une course de chariot ; la longueur de l'ai- 
guillco est généralement de t",250 pour les Uns, et 
d'un métro pour les extra-fins. Enquête, Traité de 
comm. avec l'Anglet. t.iv, p. 2J2. 

AIGUILLER. Ajoutez :\\3' Diriger un convoi de 
chemin de fer à l'aide de l'aiguille (voy. aiguille, 
n' .5). 

AIGUILLETTE. Ajoutez : \\ W Nom, en Bretagne, 
d'un poisson de mer de forme allongée et très- 
long. 

— REM. M. H. Lanti, de Tours, communique ce 
renseignement sur l'aiguillelto en tant qu'orne- 
ment militaire : • L'origine des aiguillettes que 
porte, soit sur l'épaule droite, soit sur l'épaule 
gauche, l'élite do la cavalerie et de la gendarme- 
rie française, est trop curieuse pour que nous no 
saisissions pas l'occasion de la donner. Cette ori- 
gine est espagnole. Le duc d'Albe, pour se ven- 
ger de l'abandon d'un corps considérable de 
Belges, ordonna que les délits qui se commet- 
traient fussent punis de la corde. Ces braves 
firent dire au dyc que, pour faciliter l'exécution 
de cette mesure, ils porteraient sur le col une 
corde et un clou. Cette troupe s'étant distinguée, 
la corde et le clou devinrent des marques d'hon- 
neur, et furent transformés eu aiguillette (de la 
MESANGÈHE, Dict. dcs proverbes français, Paris, 
1823, 3* éd. p. 35). 

t AIGCILLO.NNEMENT. — UIST. Ajoutes : xu' S. 
Se tu sens ancore les molestes, et es tochiez par 
les agulenemens et botez par la sugestion de char, 
BONNARDOT, Texte lorrain, dans Romania, t. v, 
p. 307. 

t AIGUILLONNIER (è-gui-Uo-nié, Il mouillées), 
s. m. Nom d'un insecte qui attaque les céréales, 
Journ. OffiC. 2t fév. (871, p. (477, 2» col. 

— ETYM. Aiguillon. 

t AIGUISAGE. Ajoutez : L'avantage du fil de fer 
fabriqué avec du fer de Suède, c'est de conserver 
longtemps l'aiguisage, Enquête, Traité de comm. 
avec l'Anglet., t. i", p. 510. 

tAIGUISEIlIE(è-gUi-ze-rie,ui prononcé comme 
dans huile), s. f. Lieu oii l'on aiguise les instru- 
ments tranchants. Une querelle s'éleva dans l'ai- 
guiserie du sud [de la manufacture d'armes], entre 
deux ouvriers..., Hémor. de la Loire, dans Gaz. 
des Trib. 6-7 juill. (874, p. 6(5, 2' col. 

t AIGUISOIR (è-giii-zoir, ui prononcé comme 
dan's huile), s. m. Les instruments autres que la 
meule, servant à aiguiser. 

AIL. Ajoutez •• Il 4" Arbre à l'ail, nom de plusieurs 
plantes dont certaines parties exhalent une odeur 
d'ail, par exemple, le petiveria alliacea. \\ 5° Nom 
donné à une espèce de corps étranger qui se trouve 
dans le grain. Le grain à nettoyer tombe, de haut 
en bas, dans un courant d'air vertical suffisant 
pour enlever toutes les matières plus légères que 
le bon grain : l'ail, le blé germé, le blé noir.... 
Mém. Soc. cenlr. d'agric. 1874, p. 477. 

t AILANTE (è-lan-f), s. m. Genre de plantes 
dicotylédones de la famille des simaroubées. On y 
distingue l'allante glanduleux, ailanius glandu- 
iosa,Desf., ou vernis du Japon,;i)ien qu'il nedonne 
pas de vernis ; ses feuilles servent de nourriture au 
bombyx cijnthia, dit vulgairement ver à soie de 
l'ailantc. 

— ËTYM. Chinois, ailanto, arbre du ciel. C'est à 
tort que certains botanistes ont écrit ailanthus et 
ailanthe par un h, comme si le mot venait du 
grec ôvOoc 

AILE. Ajoutez: \\ 14' Instrument servant à dévi- 
der. J'ai vu à Tarare des femmes qui bobinaient 
leur fil avec de petites ailes en osier ; ces ailes 
sont à. six pans ; elles sont parfaitement réglées 
pour l'écbevette anglaise, Ent/udle, Traité de 
comm. avec l'Anglet., t. iv, p. 248. || IB" Terme 
d'archéologie romaine. Nom d'une troupe de ca- 
valerie. 

t AILETTE. Ajoutez : \\ 3° Appendice placé sur 
les épaulières dans les armures du commencement 
du xiv« siècle. || 4" Terme d'arlilleric. Sorte de petit 
tenon qui, dans certains systèmes d'artillerie 
rayée, se trouve fixé à la surface des projectiles 
oblongs pour les guider dans les rayures. 

t AIMABLEMENT. Ajoutez à l'exemple de Mme de 
Sévigné : Vous me répondez trop aimablement : 

DlCT. DE LA LANGUE FRANÇAISE. 



Aïs 

il faut que je fasse ce mot e.\près pour l'article de 
votre lettre.... sÉv. 4 oct. (67a. 

— HIST. xvi" s. Je te commande De tes frères et 
sœurs aymabicment traiter, de bracii, Œuv. t. i, 
p. 2(8. (Comme on voit, cet adverbe est plus ancien 
que Mme de Sévigné ne pensait.) 

AIMER. Il 8" Ajoutez : Aimer à, en parlant 
d'êtres irraisonnablcs ou inanimés. Le café aime à 
être bu chaud. || 12° S. m. L'aimer, l'action d'aimer. 
Et toute notre vie était un seul aimer, lamart. 
Harm. iv, ( ( . 

— UE.M. Ajoutez : Il 6. Aimer mieux, locution in- 
divisible, ne suit pas la règle d'aimer, c'est-à-dire 
ne prend ni à ni de. Mais, quand la locution est 
divisible, c'est-i-dire quand mieux reprend son 
sens propre, alors aimer reprend aussi sa con- 
struction. Exemple : Comme j'honore mieux mes 
parents que jadis, j'aime mieux aussi qu'autre- 
fois à les écouter, à les soigner, à les servir. 

f.... AIN. Suffixe qui représente les suffixes la- 
tins anus et aneus. 

t AINIÈRE (è-niè-r'), s. f. Sorte de filet. Que 
la détention du filet dit ainière , trouvé chez 
G.... [à Mortagne, Orne], en supposant d'ailleurs 
qu'il ne puisse servir qu'à prendre de petits oi- 
seaux, constitue un délit puni par l'art. (2 do 
la lui du 3 mai (844 sur la chasse, Gaz. des Trib. 

août (874, p. 744, 2" col. 

AINS. — RE.M. Ajoutez : Ains a été employé par 
Mirabeau. Les habitants des campagnes, sans les- 
quels nous ne pouvons consolider la révolution, 
et qui n'y prendront aucun intérêt, ains au con- 
traire, s'ils n'y trouvent pas leur soulagement im- 
médiat, MIRABEAU, Lelt. à M. de la Mark, cité par 
lOiiM LEtiOmNE, Études crit. cl bivgr. Paris, (852. 

AINSI. — REM. Ajoutez : || 4. Tout ainsi s'est dit 
dans le xvu' siècle ; il a vieilli , mais pourrait en- 
core être employé. beauté , faites-en tout ainsi 
qu'il vous plaît, bégnier, Élég. iv. || 5. Dans le 
x\u' siècle, on disait ainsi comme à cûté de ainsi 
que. Son cerveau.... Ainsi comme son sang, d'hor- 
reur se va troublant, Régnier, Ép. i. Cette locu- 
tion pourrait être encore employée. 

(. AIR. Ajoutez :[\il' Populairement. Se don- 
ner de l'air, prendre la fuite, pour échapper à dos 
poursuites. 11 aurait mieux valu rester et prouver 
son innocence; mais H.... et ses pareils aiment 
mieux se donner de l'air ; dans leur jargon, c'est 
une ordonnance de non-lieu, m" léon duval, Gaz. 
des Trib. (5 mars (873, p. 253, (" col. 

— HlST. Ajoutez : xu» s. En près si tost come il 
enteise [la fiècbej, Flanbe li fers, l'ers et li venz, 
BENOIT DE STE-MORE, Romau de Troie, v. (2 282. 

2. AIR. Ajoutez : || 13° Donner de l'air à, ressem- 
bler (locution vieillie). Bayle, note i de l'article 
Patin (Cuy), cite un éloge de cet auteur oîi on lit : 
Feu M. Huguetan, avocat do Lyon, qui le con- 
naissait particulièrement, trouvait qu'il donnait 
de l'air à Cicéron dont on voit la statue à Kome. 
Bayle ajoute en note : Cette phrase est fort en 
usage à Genève et dans ces quartiers-là. 

t AIRAGE. Ajoutez : \\ 2° Terme d'exploitation 
houillère. Fosse qui communique l'air. 

AIRÉE. Ajoutez : \\ 2° Terme de boulangerie. 
Une certaine quantité de pâte à pétrir. Opéra- 
tion très-lente qui, pour chaque airée de pite, 
exigeait (6 ou (8 heures d'une gymnastique en 
place, horriblement fatigante, maxime du camp, 
Rcv. des Deux-Mondes, (5 juin, (873, p. 783. 

AISANCE. Ajoutez : || 6° Se dit de l'ajustage, de 
l'assemblage de certaines pièces, lorsque cet ajus- 
tage, cet assemblage présente quelque jeu. 

— HIST. Ajoutez : xiv° s. Que lidiz Henris de- 
voit avoir tout ce que Aubert et sa femme avoient 
en ladite boucherie,... à tout les aisances, les 
appartenances et les appendices ((303), varin, 
Archives admin. de la ville de Reims, t. u, ("par- 
lie, p. 38. 

t AISCEAU. Ajoutes: — ÉTYM. Aisceau, écrit 
aussi aiscettc, aissettc, vient du lat. ascia, acia, 
hache. 

AISE. — ÉTYJI. Ajoutez : M. Bugge [Uomania, 
juill.-oct. (875, p. 349) propose pourétymologie de 
ce mot d'origine obscure le latin ansa, anse, poi- 
gnée, prise : « Asa, latin vulgaire, voy. Appendix 
Probi dans keil, Gramm. lat. iv, ( 98, 9 : ansa, non 
aSfi....Lc mot latin aaussilanotion.de facilité, d'oc- 
casion, par ex. Plautc, Persa, iv, 4, (2( : quœrcre 
ansam ut infectum faciat. Dans cette acception 
figurative, les langues romanes n'emploient pas 
le primitif ans», mais un dérivé asium, féminin 
asia. Asium, asia est dérivé de asa, ansa, à l'aide 
du suffixe io, ia; comparez le. hi.prxsepium, de 



MA y 

pruse^e , occipitium, do occi/)«( , etc.... Dùls 
l'exemple : Jamais n'aurons tel aise de nos hontes 
vengier (xu" s.), le sens du vieux français aise 
correspond à l'acception figurative du lat. ansa ; 
et de mémo le proveni;al ai'sina a la notion do 
facilité, d'occasion. M. Darmesteter a prouvé que 
le français aise avait signifié espace vide aux 
côtés de quelqu'un; d'oii les expressions être aux 
aises de quelqu'un, c'est-à-dire à cùté de lui; cira 
à son aise, proprement avoir de la place pour re- 
muer les bras (voy. Romania, i, (57). » 

AISÉ. Ajoutez : || 10° L'assemblage de quelques 
parties d'un appareil quelconque est dit aisé, 
lorsque ces pièces peuvent un peu jouer les unes 
sur les autres, entrer facilement les unes dans les 
autres. 

t AISSE (ê-s'), s. f. Terme de houillère. Local 
oii les ouvriers se réunissent pour se chaulTer, et 
pour que le maître ouvrier leur distribue la be- 
sogne, Vocab. des Itouilleurs liégeois. 

— KEM.Ce mot est imprimé aise dans le journal 
la Meuse, répété dans le Journ. des Débats, 
2 mars (8GB. 

— ÉTYM. Vieux franc, oisïre ou estre, mot d'ori- 
gine controversée (voy. êtres au Dictionnaire, 
historique et étymologie). 

AISSELLE. — HIST. Ajoutes : xil* s.... entre le 
keuste [coude] et l'esiele, Perceval le Gallois, 

V. 5680. 

t AISY (è-zi), .î. m. Dans le Jura, résidu fer- 
menté du lait cuit. ...les difl'érentes températures 
auxquelles le lait doit être soumis dans la chau- 
dière suivant les saisons, l'état plus ou moins 
crémeux du lait, suivant la présure, l'aisy em- 
ployés; l'aisy est un résidu, fermenté pendant 
plusieurs jours, des cuissons antérieures, gareau, 
Mém. de la Soc. gén. d'agric. (874, p. 94. 

— ËTYM. C'est l'anc. franc, aisil, vinaigre : 
xm° s. L'aisil but et le fiel gousta, du cange, ac- 
eeptabutum. De l'aysil l'on i [à Lille] vendcra à 
broko, ID. t5. Aisil est dérivé irrégulièrement du 
lat. acclum, vinaigre. 

t AÎTRE (ê-tr'), s. m. Il 1° S'est dit pour porche 
d'église. Tout le monde sait ce que c'est que le 
porche d'une église ; chacun connaît ce corps 
avancé qui précède le portail et qui, selon les 
temps, a pris le nom de porche, d'aître et de par- 
vis, Journ. ojjic. (8 mars (872, p. (926, 2° col. 
Il 2° Se dit aussi d'une espèce de galerie couverte 
qui entourait les cimetières. Ainsi, à Rouen, Paî- 
tre Saint-Maclou , connu par les fragments d'une 
danse des morts, n'est pas du tout le porche do 
l'église ; il est au nord, sur le côté et séparé par 
un certain espace ; c'était une cour carrée entou- 
rée de galeries en forme de portiques. 

— £TVM. Lat. atrium. 

t AJOUPA. AjoxUez : — ËTYM. Mot des anciens in- 
digènes de la Guadeloupe. Du Tertre, Ilist. gén. des 
isles Saint-Christophe, de la Guadeloupe, de la Mar- 
tinique et autres.... Paris, (654, p. (40 {Description 
de l'isle de la Guadeloupe) : «Je m'avisai do faire 
un grand trou comme une barrique, sur une pe- 
tite plate-forme, vis-à-vis de la grande fontaine 
bouillante. Nous n'eusmes pas creusé trois pieds 
que la terre fumait et était chaude comme du feu ; 
nous fismes un petit ajoupa, en forme de cloche 
par dessus ce trou dans lequel on faisait suer 
les malades.... » p. 44 ( {Des mcetirs des sauvages). 
« Ils n'ont ny boussole, ny aimant ny cadran : 
c'est pourquoi ils ne s'esloigncnt pas beaucoup de 
terre.... Quand ils prennent terre ailleurs que 
chez eux, ils font de petits toicts ou auvents qu'ils 
appellent ajoupa, les couvrent de feuilles de la- 
tanier ou de balizier, et pendent leurs licts des- 
sous à couvert. » 

■f AJOUR (a-jour), g. m. Orifice, pcrtuis qui dans 
un objet laisse passer le jour. Plume do fer à 
deux, trois, quatre ou cinq ajours. 

— ËTYM. /i, et jour (voy. jour, n° 3o). 

t AKÈNE (a-kè-n'), s. m. Terme de botanique. 
Nom donné à un fruit monosperme, ordinairement 
.sec, dont le péricarpe est distinct du tégument 
propre de la graine. 

— ËTYM. 'A privatif, et xaîveiv,s'ouvrir. La vraie 
orthographe est achêne. 

t ALACRITf; (a-la-kri-té), s. f. Latinisme et 
néologi.sme. État, disposition de celui qui est al- 
lègre, SARDOU, Ùicl. abrégé de la langue franc. 
Paris, (862. 

— Ktyji. Lat. alacritaiem, d'aiacer (voy. AiLiicRE). 
t ALAIUE (a-lè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui 

a rapport aux ailes. M. Mareya établi que le mou- 
vement alaire de l'insecte dessinait dans r<space 
SUI'I'L. — 2 



10 



ALC 



une courbe en forme de s de chiffre, u. de par- 
tille, Joun. offic. «9 avril <87u. p. 699, l" col. 

— ETTN. Lat. alarù. de ala , aile (voy. ce mot). 

t ALAN G1LA>" (a-la'n-ji-lan), J. wi. Sorte d'es- 
sence. Elle Icssonce dite alan gilan) revient à 
Î5W fr. le kikirrammc ....les fleurs de certaines 
fspices d'anouacces K-pandent une odeur irès- 
.i.Tijile ; Vanona odoralissinui , en particulier, 
o»i d..ns ce cas.... on en retire au,-;si une essence, 
liN-ence d'alan gilao, utilisée en quantités ho- 
iiMipalhiques par les parfumeurs, en raison de 
sim prii élevé, H. DE PABViLLK, Journ. o;;ic. asjuiu 
ISTJ, p. 4ig«, s* cel. 

t ALANDIER. Ajoutes : |I Four à alandiers, four 
cylindrique à dem ou trois étages, dans lequel 
se fait la cuisM>u de la porcelaine. 

ALB£RGE. Ajoute: : — REM. Dans le Midi, on 
nomme albergo la pèche dont la pulpe est atta- 
chée au noyau, tandis que les fruits dont la chair 
se deuche du noyau sont nummés pèches. 

— ETYM. AjouUz : il. Uevic , Hict. elym., voit 
d..ns IVsp. albrrchigo une alleraliun de l'arabe 
nWirqoiiq. abrict (voy. ce mût);cequi parait bien 
I rcferable à aibu-t de Ménage. 

t AI.BKRlll'K i;.l bér-fh'). adj. f. Ancien terme 
Je droit. K. mes albcrgiies, rt'ntes provenant d'une 
emphytéose. On a public un arrêt du U mars 
(I7iij qui ordonne que les possc.-isours des rentes 
albergues et redevances aliénées du domaine 
jayeront un supplément de linances.... Journal de 
Mathieu Marais. Paris, 4864, t. u, p. <4u. 

— En'M. Alberger, qui est en usage en Dau- 
phinc pour dire donner en emphytéose, et qui 
\ieni, non d'alpage, comme on a dit, mais du 
bas-iai. aWerya. giio, manoir (voy. auberge). 

t ALBERTYPIE jal-bèr-ti-pie), s. f. Photogra- 
phie sur glace, dont les épreuves se tirent aux 
encres grasses, Journ. offic. 8 mai 1874, p. 3fB8, 
«~col. 

t ALBIGEOIS (al-bi-joi) , J. m. Hérétiques ainsi 
nommés d'Albi (ils étaient nombreux dans le midi 
de la France) ; leurs doctrines étaient les mêmes 
que celles des vaudois. 

t ALBOTI>' (al-bo-tin), s. m. Ancien terme de 
pharmacie. Le térébinthe et sa résine, autrefois 
si employée en médecine, devic, Dict. élym. 

— ErYll. Arabe, af-èotouin, térébinthe. 
ALBUM. Ajoutez : — REM. Album se trouve dès 

le ivn* siècle. Lorsque nos voyageurs [allemands] 
sont gens de lettres, ils se munissent, en parlant 
de chez eux, d'un livre blanc, bien relié, qu'on 
nomme aUium amicorum, et ne manquent pas 
d'aller visiter les savants de tous les lieux où ils 
passent, et de le leur présenter aGn qu'ils y met- 
tent leur nom, st-évhem. SirPolifick, m, 2. 

t ALBCSII.VÉ. Ajoutez :|| 2" Enduit d'albumine. 
Le papier albuminé [pour photographie], vernier, 
le Temps, 20 juin (876, feuilleton, i" page, 2° col. 

ALCUIUISTE. Ajoute: : || 2° S. f. L'alchimiste, 
espèce de papillon, noc(uo alchimista. 

t ALCMENE (al-kmè-n'), s. f. La 82' planète té- 
lescopique, découverte par M. Luther. 

— ETYM. 'A>x(iTiv7i, mère d'Hercule. 
ALCOOLIQDE. Ajoutez : l| 2° Qui a rapport à l'al- 

co<j1. Excès alcooliques. Folie alcoolique. US" S. m. 
L'n alcoolique, un homme qui se livre aux excès 
alcooliques. De là aussi la mobilité , la rapidité 
des idées et des actes de l'alcoolique, Journ. offic. 
44 mars )873,p. 4772,3'col.Ea 1870, sur U60 alié- 
nés, 377 étaient alcooliques,... ib. p. 1873, 2° col. 
Les alcooliques chroniques no «ont pas exempts de 
délire mélancolique, ib. p. (S73, 2« col.|lLe lan- 
gage médical a pris l'habitude de dire un alcoolique 
pour une personne qui se livre aux excès alcoo- 
liques; mais cela n'est certainement pas bon; 
dues un alcoolisé. Il 4" S. m. Un alcoolique , une 
substance alcoolique. L'alcoolique vulgairement 
appelé absinthe.... Joum. offic. 27 mars <»72, 
p. 2160, t" col. 

t ALCOOLISATEUR (al-ko^li-za-teur), s. ni. Celui 
mil .i|. '.'^li^.- lis vins, qui en opère le viiiage. Les 
: il ne pouvant faire l'objet de 

d'alcoolisation, rcssortent, 
'ptes des marchands eu gros 
alcu.>hiKjli uij>. Jimrn. offic. ih août (875, p. 69(9, 
2' col. 

i ALCO(lLLSATIO.\. Ajoutez : || 2" Action d'al- 
ccjliser. de vincr les vins, Journ. offic. (8 août 
4»7r., p. 6'ii9. u- col. 

ALCOOLISE. Ajoutez :\\S. m. Un alcoolisé, un 
homme qni fait dc.t excès alcooliques. Le vieil 
alcoolisé renouvelle .hcs excès pour porter remède 
à ses m-UÂ, Jfiiiii. ii./i:. il mars (873, p. (773, 



ALF 

3* col. Les alcoolisés par la chartreuse snnt d"'< 
alcoolisés ordinaires, dont lo mal doit être mis 
avant tout sur le compte de l'alcool, u. de par- 
ville, Journ. offic. ("juin (876, p, 3751, (™ col. 

t ÀLCOOLIS.ME. .V'outci:— REM. Le mot d'o(- 
coolisme a été introduit dans la langue médicale 
vers (852 par un médecin suédois, M. Magnus 
Huss, pour résumer l'ensemble des symptômes pa- 
thologiques qu'entiaine l'abus de l'alcool, A. das- 
tRE.her. des Dcuj-Mondes, (5 mars (874, p. 47(. 

t ALCOOLO.MËTIIE. — REM.Les chimistes disent 
a/coomc(re, alcoométrie, sans doute par une sup- 
pression de syllabe analogue à celle qui fait dire 
idolâtrie pour idululdtrie, afin d'éviter une suite de 
sons désagréables et difficiles à prononcer. 

t ALcdoLOIÉTRlE (al-ko-o-lo-métrie), s. f. 
Emploi de l'alcoolomètre, mesure de la quantité 
d'alcool que contient un liquide. 

— REM. On trouve aussi alcoométrie : Nouvelle 
méthode d'alcoométrie, par distillation des spiri- 
tueux alcalinisés, maumenk, Acad. des se. Compt. 
rend. t. Lxxxni, p. 67 ; et alcoomètre : Ces deux 
échantillons ne produiront pas la même poussée 
sur l'alcoomètre, m. ib. p. 6U. 

ALCORAN. — REM. Ajoutez : || 2. On met une 
majuscule à Ateoran et à Coran, comme à Bible. 

t ALCOR.VOgi'E (al-kor-uo-k') , s. m. Un des 
noms du chéue-liége, H. vlicue. Manuel de bot. 
foresl. p. (86, Nancy, (873. 

t ALCOVISTE (al-ko-vi-sf), s. ni. Nom donné 
chez les précieuses à celui qui remplissait l'ofiice 
de chevalier servant, et qui les aidait à faire les 
honneurs de leur maison et à diriger la conversa- 
tion ; ainsi dit de l'alcove contenant la ruelle oit 
les précieuses recevaient. 

ALCYOXIENS. Ajoutez : || S. m. Les alcyoniens, 
famille de polypes fi,\és dans un manteau corné 
et spongieux, sur lequel on remarque des parcelles 
calcaires. 

ALDÉBARAN. — ËTYM. Ajoutez : Al-debaran 
veut dire en arabe celui qui vient derrière, et 
l'étoile est ainsi désignée sans doute comme ve- 
nant après les Pléiades, que les Arabes appelaient 
les étoiles par excellence. 

t ALDÉIIVDE (al-dé-i-d'), s. m. Terme de chimie. 
Nom générique d'un ensemble de composés chi- 
miques dont il existe autant d'espèces que d'al- 
cools; ils en difl'èrent par deux équivalents d'hy- 
drogène en moins. 

— ËTYM. Al pour oJcooî, de indiquant absence, 
et hyde pour hydrogène. 

f ALËA (a-lé-a), s. m. Terme de banque. La 
chance de gain ou de perte courue dans une en- 
treprise ou une spéculation. In contrat à forfait 
a été fait avec des entrepreneurs responsables, 
pour l'établissement complet de la ligne, à raison 
de (50(1(10 fr. par kilomètre, y compris les inté- 
rét.<i et frais généraux pendant la construction, ce 
qui met la compagnie à l'abri de toute espèce d'a- 
léa, Circulaire-annonce insérée dans les journaux 
financiers par les administrateurs de la compagnie 
du. chemin de fer d'Orléans à Rouen. 

— ETYM. Lat. aléa, jeu de dés. 

t ALÉ.iTOlREJIENT (a-lé-a-toi-re-man) , adv. 
D'une manière aléatoire. Comment alors aurait- 
elle pu aléatoirement Iransigersur un legsplusou 
moins important, puisqu'il n'y avait ni testament ni 
legs? Gaz. des Tnb. l"-'i juin (874, p. 623, 3- col. 

t ALENAS (a-le-nâ), s. m. Ancienne épée fine et 
tranchante, un peu plus longue que la dague or- 
dinaire. 

— ETYM. Dérivé de alêne. 

ALEVl.VER. Ajoutez : || 2« Y. n. Déposer son ale- 
vin, en ])arlant d'un poisson femelle. Ils fies sau- 
mons qui remontent la Seine] arrivent ainsi, par 
le plus court chemin, aux ruisseaux du granité 
dans lesquels ils alevinent, Journ. offic. 22 juill. 

(874, p. 5(24, 2' col. 

t ALEXAXDRA (a-lè-ksan-dra), s. f La 64° pla- 
nète télescopique, découverte par M. Goldschniidl. 

ALEZAN. — REM. ALEZAN, BAJ. Le cheval alezan 
a les crins et les extrémités de la même couleur 
que la robe, tandis que le cheval bai a les crins 
et les extrémités noirs. 

— IIIST. xvi' s. La pluspart du temps il alloit à 
cheval monté sur une grande haquenée alezanne 
qui avoit plus de vingt ans, buant. d'Estrécs. 

— ÉTY.M. Arabe, ahlas, fém. halsâ, qui caracté- 
rise un cheval de couleur alezane, Marcel devic, 
Dict. étym., i.ui tire le mot français du féminin 
arabe. 

* ALFA (al-fa), s. m. Nom arabe de la slipe 
Ires-tcnacc, (aaminée dont les feuilles cylindri- 



iiies, cnriacfis, longues de 5o à tu centimètres, 
sont coupées nu arrachées, et servent à faire de 
la sparterie, des cordes, de la pâte à papier ; il 
croît en Espagne, en Grèce et dans tout le nord de 
l'Afrique. Ces prévisions sont justifiées par l'ac- 
croissement de l'exportation des alfas dont le 
chiffre, qui était de 45000 tonnes en (873, s'est 
élevé à 68 000 tonnes en (874, Exp. de la situation 
de l'Algérie par le gouverneur général,dd.ns Journ. 

offic. 6 fév. (876, p. (074, 2" Col. 

t ALFÉNIDE (al-fé-ni-d'), s. f. Alliage, dit aussi 
métal blanc, métal anglais, alliage de nickel et de 
cuivre. || Adj. Couverts aifénides. 

— ETYM. Halphen, nom de l'inventeur de cet 
alliage. 

ALGÈBRE. Ajoutez : || 3» Algèbre littérale, al- 
gèbre qui emploie les lettres de l'alphabet, ainsi 
nommée pour la distinguer de l'algèbre des Ara- 
bes et des écrivains de la Renaissance, qui n'em- 
ployaient que des nombres. Viète est l'inventeur 
de l'algèbre littérale. L'algèbre, comme toutes les 
langues, a ses écrivains qui savent marquer leur 
.sujet à l'empreinte de leur génie, Bertrand, Disc, 
aux funér. de Lamé. 

— ETYM. Ajoutez : Les Arabes ont désigné l'al- 
gèbre par les deux mots algebra et almucitabala , 
qui veulent dire restauration et opposition et se 
rapportent assez bien aux deux opérations les plus 
fréquentes dans l'emploi des équations, savoir l'ad- 
dition d'une même quantité ou la soustraction 
d'une même quantité aux deux membres d'une 
équation , frouhet. Dans l'étymologie, lisez djebr 
au lieu de djabroun. 

t ALGÉNIB. — ÉTYM. Arabe , airdjanb, le coté ; 
à cause de la position de cette étoile sur le coté, 
le flanc du cheval Pégase. 

t ALGÉRIEN, lENNE (al-jé-riin, riè-n'), adj. 
Qui a rapport à l'Algérie. La Société générale algé- 
rienne, nom d'une société fondée en exécution 
d'une loi du (2 juillet 1865 et d'un décret du 
(8 septembre (865. Les obligations algériennes, 
titres émis par cette société. 

t ALGOL. — ETYM. Arabe, al-goul; les Arabes 
rendent par floiU Méduse, et même la déesse Vé- 
nus, char el goul, capillus Veneris. 

t ALGOLOGIE (al-go-lo-jie), s. f Etude, his- 
toire des algues. 

t ALGOLOGIQUE (al-go-Ioji-k'), adj. Terme- di- 
dactique. Qui a rapport aux algues. Notes algolo- 
giques ou recueil d'observations sur les algues, par 
MM. N. Thuret et Bornet, Acad. des se. Compt. 
rend. t. lxxxui, p. 680. 

t ALGOLOGOE (al-go-lo-gh'), s. m. Botaniste qui 
s'occupe de l'étude des algues. 

t ALUAGI (a-la-ji), s. m. Sainfoin alhagi, plante 
de la famille des légumineuses. 

— ËTYM. Arabe, al-hâdj ; Rauvolf, médecin 
d'Augsbourg, découvrit cette plante durant son 
voyage au Levant, en (637, et la décrivit sous le 
nom de alhagi Maurorum, devic, Dict. elym. 

t ALIIj\MBR.\. — ETYM. Arabe, alhambra, la 
rouge; l'enceinte et les tours de ce monument sont 
en briques rouges. 

t ALUANDAL (a-lan-dal), . s. m. Ancien nom 
pharmaceutique de la coloquinte. Trochisques 
d'alhandal. 

— ÉTYM. Esp. alhandal, de l'arabe al-handal, 
devic, Dict. étym. 

ALIBORON. — ÉTYM. Ajoutez .-X côté des conjec- 
tures diverses dont l'origine de ce mot est l'objet, 
on peut placer celle de M. devic, Dict. étym. 
Il conjecture que c'est le nom du savant arabe Al- 
Birouni, contemporain d'Avicenne et qui a joui 
d'une grande réputation durant le moyen âge ; 
or, un des sens principaux à'aliboron est celui de 
docteur, d'habile homme, jusqu'à ce que, l'appel- 
lation prenant une teinte d'ironie, un beau jour 
sous la plume de La Fontaine, maître Aliboron de- 
vint maître baudet. Dans le Testament de maisire 
Pathelin, l'apothicaire s'appelle maistre Alibo- 
rum. 

t ALICATE. — ÉTYM. Espagn. alicales, pelitei 
tenailles, de l'arabe al lakhdlh, tenailles, defré- 

MERY. 

ALIDADE. — ETYM. Ajoutez : L'arabe al-idâda 
a le sens technique d'alidade dans les ouvrages 
d'astronomie ; dans le langage ordinaire il signifie 
poteau. DEVIC, Dict. étym. 

ALIENER. — REM. J. J. Rousseau a dit : Alié- 
ner la tète, pour rendre fou. Je ne suis ni jour ni 
nuit un seul instant sans souffrir, ce qui m'aliène 
tout .^ (ait la tête.... Lettre à Moultou, (8 janv. (76(. 

ALIGNÉ, ÉE. il)o««i .-Il i° Pourvu jusqu'à une 



AT.L 

certaine date. Les soldats (étaient alignas en vi- 
vres jusqu'au I" inclus, en moyennp; on pouvait 
donc continuer la marrlio sans courir le moin- 
dre risque, Gas. des Trib. 6-7 oct. )873, p. 963, 
4' col. 

.ALLMKXT. Ajoute; : Il 6' En termes d'assurances, 
estimation des marchandises ou objets qu'on fait 
assurer. Autre chose est la somme assurée, laquelle 
doit 6tre exprimée dans la police, autre chose l'a- 
liment de la police, c'est à dire la nature et la va- 
leur ou l'estimation des marchandises ou objets 
que l'on fait assurer, 6'ai. des Trib. ts sept. IS75, 

p. 890, 2* col que les 408 balles no formaient 

qu'une seule nature d'aliment, qu'il n'en a point 
été perdu les 3/4; que, par conséquent, le délais- 
sement ne peut être opéré, ib. 8 dec. 4 87», p. 1173, 
3- col. 

— HlST. Ajoutez : xn* s. Il [les élus] tendent 
pur alemenz de cuer el faiteor de bealteit [Dieu], 
Job, p. 5)0. 

ALIME.VTRR. — HIST. Ajoutei : || XVI' S. Us [les 
moines mendiants] pratiquoycnt et happoyent ce 
dont les poures souflreleux devoyent eslre ali- 
mentez, SLEiDAN, Uist. de l'estat de la religion et 
republique sous Charles V, p. 83, verso. Desquelz 
(pauvres) il nourrissoit et alimentoit tous les jours 
un grand et inestimable nombre, pahadin, Chron. 
de Savoye, p. 341. 

ALI.VÉA. Il 2° Ajoutez : Je voudrais que la copie 
fût ex vera recensione Capellani [d'après la vraie 
révision de Chapelain], et qu'il prit la peine de la 
diviser en plusieurs sections, ou, pour parler Ro- 
colet [c'était son imprimeur], en des alinéa, comme 
sont tous mes discours, qui est une chose qui aide 
extrêmement celui qui lit et démêle bien la con- 
fusion des espèces, Balzac, Leit. im/difes, lxi (éd. 
Tamizey Larroque). 

t ALIOS (a-li-ôs'), ». m. Nom donné, dans les 
landes de Gascogne, à une couche imperméable, 
située à la profondeur moyenne d'un mètre envi- 
ron, d'épaisseur variable, d'un brun rouge foncé, 
assez compacte, qui ne cède qu'à la pioche; c'est 
un sable cimenté par une sorte de matière orga- 
nique légèrement ferrugineuse, h. de parville, 
Journ. offic. 27 juill. t870, p. (337, 5' et 6- col. 

— REM. L'adjectif aliolique fait penser que le 
mot devait s'écrire aliot, et que alios est un plu- 
riel. 

t ALIOTIQUE (a-li-o-ti-k'), adj. Qui a le carac- 
tère de 1"; lies. Il [le pin des Landes] rencontre un 
sous-sol aliotique imperméable à quarante ou qua- 
rante-cinq centimètres de profondeur. Enquête sur 
les iruendies des Landes, p. 202. 

t ALISE (a-li-z'), s. f. Dans l'Aunis, nom de la 
galette au beurre, Glossaire aunisien, la Rochelle, 
<870, p. 62. 

— ETïM. ifiche alise se trouve souvent dans les 
anciens textes, de l'adjectif alis, qui signifiait 
compacte, serré. 

t AUTE.MENT (a-li-te-man), î. m. Action de 
mettre au lit un malade , ou action d'un malade qui 
prend le lit, Dict. de médecine, publié p. J. Bail- 
lière et fils. 

ALITEIt. — HIST. Jl IV» s. Ajoutez : Il [Holo- 
pherne) s'enyvra par sa folie. Il se coucha, il s'a- 
iicta; Et Judich, la dame jolye, En dormant le 
décapita, Rec. de farces, etc. p. :i.-ii. 

■} ALIZARI. Ajoutez : — ÊÏY.M. Espagn. alizari, 
de l'arabe asâra, qui signifie le suc extrait d'un 
végétal par compression , devjc , Dict. élym. 

+ ALIZARI.VE. Ajoutez : || Alizarine artificielle, 
substance tinctoriale qui imite l'alizarine et qui 
est tirée de la houille. 

tALIZÉEN, EN.NE (ali-zé-in, è-n'), adj. Qui a 
rapport aux vents alizés. Phénomènes alizéens. 
Il Où régnent les vents alizés. Contrées alizéennes. 

t ALLAITErtO.V (a-lè-te-ron), s. m. Nom donné, 
dans le département de la Manche, aux juments 
nourrices, Ifs Primes d'honneur, Paris, 1873, p. 23. 

t ALLÊC.ATEUR (al-lé-ga-teur), s. m. Celui qui 
allègue, qui cite. Moi qui suis le plus supersti- 
tieux de tous les auteurs et de tous les alléga- 
teurs, BALZ. Entret. ix. Je n'ai guère meilleure 
opinion de la sagesse du philosophe Tubero [La 
Mothe Le VayerJ , autrement la perpétuel allé- 
gateur, ID. Lett. inédites, un (éd. Taïuizey Lar- 
roque). 

t ALLÉGEAGE (a-lé-ja-j'), s. m. Action d'alléger 
un navire. Transbordements d'allégeage. 

ALLÉGORIE. Ajoutez : — HIST. xiv s. Moralité 
puet ensi prendre. Ou bien allégorie entendre, ma- 
CÉ, Bible en vers, p. 117, verso, 2* col. 

AI-LCooniSER. .ijouiez : ||2' Donner à un pur- 



trait un caractère allé^iuique. Mrs Stanhope re- 
présente la Contemplation: Miss Gwatkin, la Sim- 
plicité ; celle manière d'allégoriser les personna- 
ges motive les mouvements et les physionomies, 
et ajoute beaucoup de charmes à la peinture, bCr- 
GER, Salons de isci à I86S, t. i, p. 250. Reynolds 
n'est donc qu'un portraitiste, malgré cette ten- 
dance à allégoriser.., id. 16. p. 344. 

— REM. J. B. Rousseau a dit allégoricr : Toute 
l'histoire fabuleuse n'est pas propre à être allégo- 
riée, Œuv. l'réf. 

t ALLÉGRER (S') (al-lé-gré), v. réfl. Devenir al- 
lègre, se livrer à l'allégresse. Nos cœurs doivent 
prendre el choisir quelque place chaque jour.... 
pour y faire leur retraite à toutes sortes d'occa- 
sions, et là s'allégrer et récréer entre les aflaircs 
extérieures, ST François de sales, Introd. à la 
vie dévote, u, t2. 

— REM. Ce verbe a vieilli, mais il mérite d'être 
repris par l'usage. 

ALLEiMAND. Ajoutez : || 2° L'allemand, nom gé- 
nérique de la langue parlée en Allemagne ; on y 
distinguo surtout deux dialectes -.le bas-allemand 
et le haut-allemand. En trac;ant une ligne en par- 
tant de Cologne et aboutissant par Cassel et .Mag- 
debourg à la frontière orientale d'Allemagne près 
Lissa (grand-duché do Posen), il se trouve que 
tout ce qui est au sud de cette ligne appartient au 
haut-allemand; c'est de ce haut-allemand que 
s'est essentiellement formée, depuis le commence- 
ment du xvi" siècle, la langue littéraire actuelle. 
La partie de l'Allemagne au nord de la ligne ci- 
dessus appartient au bas-allemand, qui y est en- 
core aujourd'hui la langue populaire, bien que de 
plus en plus, nommément dans les villes, il cède 
la place au haut-allemand. Seule la petite colonie 
franque du Harlz (Goslar) forme un îlot isolé dans 
le territoire du bas-allemand. Celui-ci règne donc 
sur le Rhin inférieur, dans la Frise, Westpha- 
lie, Brunswick, Hanovre, Holstein et Schleswig, 
.Mecklenbourg, Poméranie, Rugen, Marche de Bran- 
debourg, et, à travers la Prusse, le long de la 
cote de la Baltique, jusqu'au territoire de la lan- 
gue lithuanienne. Le hollandais et l'anglo-saxon, 
base essentielle de l'anglais d'aujourd'hui, appar- 
tiennent au domaine du bas-allemand. Dans un 
sens étendu, on peut encore compter les langues 
Scandinaves parmi celles qui relèvent du bas-alle- 
mand. 

ALLER, — REM. Ajoutez : || 9.' Encore un peu 
plus aille, locution aujourd'hui inusitée qui signi- 
fie : encore un peu. Hier au soir, il (le roi] a beau- 
coup mangé: encore un peu plus aille, et il pla- 
cera tout à fait son repas au diner, d'argenson. 
Mémoires, tseo, in-8»,t. u, p. 373. || 10. Quelquefois 
devant irai on supprimait y (voy. y. Rem. n° to). 
Il 11° Aller le bien, ancienne locution qui signifiait 
aller bien, réussir, tourner à bien. S'il se gouverne 
par ce conseil, il ne faut pas douter que tout 
n'aille le bien, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. 

t ALLIABLE. Ajoutez : Il n'y a rien do moins 
alliabte que les deux idées qui me tourmentaient, 
I. J. Rouss. Letl. à Julie, to nov. )76). 

ALLIAGE. Ajoutez .- 1| S" Action d'allier. Si le 
séjour de Paris, joint h. l'emploi que vous remplis- 
sez, vous parait d'un trop Uillicilc alliage avec elle 
[la vertu].... J. 1. rouss. à un jeune homme, édit. 
Musset-Pathay, (824, t. xix, p. 0. 

— REM. Alliage, dans l'union intime de deux 
métaux, se dit de du quantité de métal commun 
qui est unie au métal précieux, dans un objet 
quelconque en métal précieux. 

t ALLIGATOR. — ËTYM. Ajoutez : Ce passage de 
Gomara : Fueron al rio de Chagre, que llamaron 
de lagarlos, peces cocodrillosque comen hombres, 
llist. de las Indias, ch. 6, montre bien que la- 
garto est l'origine d'alligator. 

t ALLOPHONE (al-lo-fo-n'), adj. Terme d'a.ssy- 
riologic. Se dit de groupes do signes phonétiques 
empruntés par les Assyriens à la langue des in- 
venteurs de l'écriture cunéiforme et qu'ils introdui- 
saient dans leurs textes comme des idéo^-ranimes; 
ces groupes avaient une prononciation bien éta- 
blie dans cette langue, seulement les Assyriens les 
acceptaient comme expression écrite, mais ils les 
prononçaient autrement. || Des groupes phonéti- 
ques a.ssyriens sont également passés dans les 
textes de peuples qui ont pris l'écriture cunéiforme 
des mains des Asisyriens, mais ces peuples les pro- 
nonçaient suivant leur propre langue; c'étaient 
pour eux des allopbones. 

— ËTYM. M. Menant a créé ce mot, qui vient de 
ô>/.o;, autre, et yoirri, voix. 



AI.JI 



il 



tALlOPnVLE (al-lo-fl-r), adj. Terme d'anthro- 
pologie. 0"i est d'une autre tribu, d'une autre 
race. Lo mélange d'un élément allophylc dans uno 
population. 

— Etym. 'AyXo;, autre, et çû)t), tribu. 

t ALLOPIIVLIQUE (al-lo-fi-li-k'), adj. Mémo sens 
que allophyle.Les langues des tribus tourannicn- 
nes ou allophyliques, max mûller, Essais de mij- 
tliol. compar. trad. par G. Perrot, p. 297, Paris, 

(873. 

t ALLOTER (a-lo-té), ». a. Terme do jurispru- 
dence. Répartir. La Cour [d'appel de Montpellier, 
2° ch. U juin].... ordonne que les dépens de pre- 
mière instance et d'appel seront allotés et suppor- 
tés, trois quarts par »..., un quart par la com- 
pagnie, Gaz. des Trib. 28-24 juin 1873, p. .',96, 
f* col. (qui a imprimé, par faute typographique, 
ablotter). 

t ALLOTin. Ajoutes : .... X décréter, à con- 
struire des villages, à allotir les terres et à y met- 
tre.... des colons choisis par les soins du gouver- 
nement, COMTE d'harcourt, Joum. offic. 2 juillet 

).S73, p. 4359, t" col. 

t ALLOTROPIQUE (al-lo-tro-pi-k'), adj. Qui a 
rapport à l'allotropie. Le diamant est un état allo- 
tropique du charbon. 

fALLU.MAGE. Mj'oufe; ; L'allumage des feux 
et charbonnières dans les forêts est soumis à un 
règlement préfectoral, faré. Enquête sur les in- 
cendies des Landes, p. 64, 1873. 

ALLUMETTE. Ajoutez: || V Jeu des allumettes, 
petit jeu qui se joue, entre deux personnes, avec 
treize allumettes en général, mais aussi avec 
treize objets quelconques; la convention est que 
celui qui prendra la dernière perdra; chacun des 
deux joueurs en prend alternativement, à sa vo- 
lonté, une, deux ou trois. 

t ALLUMOIU (a-lu-moir), s. m. Hl" Petit appa- 
reil à gaz installé dans les débits de tabac, cl pe- 
tite lampe mise sur les tables des cafés pour la 
commodité des fumeurs et l'économie des allumet- 
tes. Il 2° Appareil électrique qui allume. H suffit de 
pres.scr un bouton pour que le fil passe au rouge, 
el permette d'allumer du papier, etc.; on a ainsi 
tout un réseau d'allumoirs uniquement alimenté 
par un ou deux éléments de M. Leclanché, H. de 
PARVILLE, Joum. offlC.30 juin (876, p. 4688, i'Col. 

IIS" Fête des allumoirs, nom, à Roubaix, d'une 
fête dans laquelle des milliers d'enfants portent 
de petites lanternes en papier do couleur fixées au 
haut d'un bâton, lanternes dites allumoirs; cette 
fôte est une réjouissance locale pour ouvrir les 
grandes veillées d'hiver, le Temps, 29 sept. (876, 
3° page, 4" col. 

ALLUSION. Il 3° Ajoutez : Denys lui dit un jour 
[à Platon] que tous ses discours étaient de vieil- 
lards qui radotent; el les vôtres, lui répliqua-t-il, 
sont de souverains qui lyranni.senl; ce qui a beau- 
coup plus de grice en grec que nous no lui en 
donnons en français, parce que l'allusion des mots 
ne s'y trouve pas, la mothe le vaïer. Vertu des 
païens, u, Platon. 

t ALLUVIO.NNEMËNT(al-lu-vio-ne-man), s. m. 
Formation d'alluvions. Couches dues à des phé- 
nomènes d'alluvionnement, delgrand, Acad. des 
se. Comptes rend. t. lxx, p. (082. 

ALMAGESTE. .470UICI . — REM. L'Almagcste est 
un vaste ouvrage do .synthèse oii toutes les con- 
naissances astronomiques des anciens sont con- 
densées et systématisées. 

t ALMAGRA (al-ma-gra), s. m. Substance em- 
ployée en peinture, plus connue .sous lo nom de 
rouge indien ou rouge de Perse, devic, Dict. étijm. 

— ÉTVM. Espagn. almagra, almagrc, de l'arabe 
al-maghra, ocre rouge. 

ALMANACII. Ajoutez : — HIST. XIV* S. Ex alma- 
nachplanlarum, H. de mondeville, iLs lat. n"7l39, 
f° 175, verso, Bibl. nat. 

f ALMÈ.NE (al-mèn'), s. f. Poids de deux livres 
(un peu moins d'un kilogramme) (Espagne), devic, 
Dict. étym. 

— EïYM. Espagn. almena, de l'arabe almcnû, 
qui est le grec (ivi, mine, poids d'une livre. 

t ALMICANTARAT (al-mi-kan-ta-ia) , s. m. 
Terme d'astronomie. Petit cercle do la sphère cé- 
leste dont tous les points sont à la môme hauteur 
au-dessus de l'horizon. 

— ÉTYM. Arabe, air-mouqantarat, les cintrées, 
les voûtées, participe passé du verbe qantar, 
cambrer, arquer. 

t ALMOUUE(al-mou-d'), ou ALMUDE(al-mud'), 
s. f. Mesure de liquides dans la péninsule hispa- 
nique, DEVIC. Picl. éi'jm. 



I"? 



ALP 



— trVM. Espasn. almud; portug. almude, de 
l'arabe al-moudd. 

ALOÈS. — ETYM. Àloét vient du ht. aloe, qui 
est le prec i'ioT,. Le reste est à effacer. 

ALOSE. .4;ou«« :i! Alose feinte, num, dans la 
Gironde, d'un poisson. aloia /inia (Curier), dit aussi 
gatc i l'Ile Olérc<n . et couvreaa dans la Loire 
(tov. feinte s au Dictionnaire). 

ÀLOVAU. — ETÏM. Ajoutei : Il est possible de 
fortitier la conjecture de Ménage (il tire aloynu de 
lum^ufj par quelques considérations plausibles. 
Lnnge ou loigne, en termes de boucherie, en an- 
glais Joi'n, n'rloin (aloyau), qui est le français tur- 
longe, Tiennent de lumhui par l'intermédiaire de 
lumbfus. 11 est probable que loyau (a-loy;iu) est 
une forme masculine delinjf ou loigne, faite avec 
d, comme turlnngf avec sur. 

ALPAGA. Ai'''ule: : Autres fmarchandises] qui 
viennent des Indes.... coton en rame.... laine de 
vigogne, alpaca ou alpaguc, P. giraudeau, la 
Banque rmdtu [acile, in-**, Paris <"39, p. 388. 

fALPACE. Ajou(« : Il »• Séjour des animaux 
dans la montagne, et lieu oii ils séjournent. Cha- 
que vache produirait environ 600 kil. de lait par 
saison, on & kil. en moyenne par jour; ce cal- 
cul est confirmé par les pesages faits deux fois 
dans le cours de l'alpage, l. guiot, Uém. Société 
Cfnt. d'agric. (87*,p. 250. Elles [les chèvres] pro- 
duisent un litre de lait par jour en moyenne ; 
elles remplacent avantageusement, en été, les va- 
ches, qui sont dans les alpages éloignés, id. ib. 

p. 2«5. 

t ALPACER, ÈRE (al-pa-jé, jè-r), s. m. et f. 
Celui, celle qui vit dans les alpages. 

ALPESTRE. Ajoute:: : — SYN. alpestre, alpin. 
X^s quatre zones ou régions qui divisent les Al- 
pes tout entières, savoir : la région méditerra- 
néenne, la région moyenne, la région alpestre et 
la région alpine, L. gliot, Mém. Soc. centr. d'a- 
gric. 187*, p. 126. De 1200 à 4800 mùtrcs, on se 
trouve dans la région alpestre, caractérisée par le 
hêtre, le sapin, l'épicéa et aussi par le pin silves- 
Ire.... Enfin de <8ooà 2300 met. on atteint la ré- 
gion alpine, au-dessus de laquelle la végétation 
forestière cesse, pour faire place à la région com- 
plètement pastorale.... id. ib. p. <27. Notons, en 
passant, qu'en Suisse, et surtout dans la Suisse 
allemande, le mot d'alpe (alp) est souvent employé 
comme nom commun ; il désigne alors un pâtu- 
rage de montagne élevée, et c'est de là qu'est venu 
le nom de région alpine. Or, dans le comté de 
Nice, cette expression a exactement le même sens, 

ID. ib. p. 235. 

ALPUADET. Ajoutez : || 5' Alphabet de nature, 
alphabet considéré et distribué d'après les mou- 
vements des organes de la parole, glotte, voile du 
palais, langue, dents, lèvres. || 6" Émission par 
alphabet, mode d'émission des billets de banque, 
d'après lequel la Banque émet ses billets par 
2SUO0, chaque mille correspondant à une lettre 
de l'alphabet. A, B,C, etc., qui est écrite sur le billet 
avec un chiffre indiquant combien d'alphabets ont 
été émis; chaque alphabet comprend, on le voit, 
Ï5 000 billets; et C 329 mis sur un billet de mille 
francs exprime que ce billet appartient au 3' mil- 
lier du 329* alphabet. 

i ALPIIABËTAIRË (al-fa-bé-té-r') , adj. Qui est 
relatif à l'alphabet. 

t ALPHABÊT1S.MR (al-fa-bé-tis-m'), s. m. Sys- 
t*me d'écriture qui décompose la syllabe, et en 
représente par des signes abstraits la consonne et 
la voyelle. Seuls les Égyptiens, peuple éminem- 
ment philosophe, avaient coni;u le principe simpli- 
ficateur et fécond de l'alphabétisme, qui décom- 
pose la syllabe et en représente par des signes 
distincts la consonne et la voyelle, fh. lenobmant 
Manuel d'histoire anc. de l'Orient, t. m, p. los' 
♦• édition. ' 

t ALPUARD (al-far), t. m. Étoile de deuxième 
grandeur, ou le cœur de l'Hydre, devic, Diction. 
élym. 

— ÊTVM. Arabe, al-fard, l'unique, parce qu'elle 
CJt la seule étoile brillante de la constellation. 

t ALPHÊXIC (al-ft-nik), ». m. Ancien terme de 
pharmacie. Sucre candi, sucre d'orge, pûte faite 
d'amandes et de sucre, devic, Dict. étym. 

— ETVM. Arabe, al-fdnid, qui vient du persan 
famd ou pdnidA, sucre purifié (voy. péxide au 
Supplément). 

ALPIN. Ajoutez : || Club alpin, club qui a pour 
bot de visiter les Alpes, de pratiquer des ascen- 
•ions, et de faire l'histoire naturelle de ces mon- 
tagnes. 



ALT 

t ALPINISTE (al-pi-ni-st'), î. m. Celui qui pra- 
tique l'a-sociision des montagnes des Alpes. Un al- 
piniste milanais a fait l'ascension du Ka-nigspilz 
(■t.sTl m.). Journal, o/pc 22 oct. <S75, p. 8795, 

l"col. 

t ALPIOC. Ajoute! : — REM. Ce mot est écrit 
alpion dans une lettre de Ch. de Sévigné, t. IX, 
p. 217, édit. Régnier, où une note de Perrin est 
rapportée : Alpion, terme de jeu de bassette, qui 
est le synonyme dcparoli au jeu de pharaon. Mais 
alpiou, qui est dans le dict.de Beschcrclle, parait 
seul susceptible d'une explication étymologique. 

t ALOL'lFOl'X. Ajoutes : — ETYM. Espagn. al- 
quifol. H. Devic, Di"c(. élym. cite ce passage de 
."M^mnini, Commerce de l'Algérie, p. 29 ; « Dans 
le commerce du Levant, la mine de plomb ; les 
femmes de l'Orient la réduisent en poudre sub- 
tile, qu'elles mêlent avec du noir de lampe, pour 
en faire une pommade dont elles se teignent les 
sourcils, les paupières, les cils et les angles des 
yeux. » M. Devic en conclut que rai7i<i/'oui n'est 
pas autre chose que leeoliol; or on sait d'ailleurs 
que le cohol est le sulfure de plomb. Alquifoux 
est donc une corruption de l'arabe alcohl (voy. al- 
cool) ; les intermédiaires sont les formes alcofol, 
aiflui/bl, dites pour alcohl. 

t ALTAÏR (al-ta-ir), s. m. Étoilede t" grandeur, 
légèrement jaune, de la constellation de l'Aigle. 

— ETVM. Arabe, oJ-(âîr, qui vole, devic, Dict. 
étym. 

ALTÉRATION'. Ajoutes ; || 7° Il se dit aussi des 
dérangements de la santé. Pour réparer.... dans 
un climat qui vous était salutaire l'altération que 
celui d'Edimbourg a faite à votre santé, J. J. Rous- 
seau, Leit. à milord Marcchal,2!> mars 4764. Puis- 
que vous voilà rétablie, j'aime mieux qu'il y ait 
eu de l'altération dans votre corps que dans votre 
cœur, ID. Lelt. à Mme de Latour, 10 févr. 4 765. 

t ALTÉRITÉ (al-té-ri-té), s. f. Terme de scolas- 
tique. Qualité d'être autre. Quoi I l'ange saint qui 
est préposé à la conduite de cette âme, et les au- 
tres esprits bienheureux ne peuvent plus la dis- 
tinguer de Dieu ? elle ne connaît pas elle-même sa 
distinction, ou, comme parle cet auteur (Rusbrocl, 
son altérité? boss. Et. d'orais. 1, t. La séité ou le 
soi, la quiddité ou le ce, l'identité, la diversité ou 
l'altérité.... dider. Opin. des anc. phil. [éclectisme). 

— ÉTYM. Lat. aller, autre (voy. autre). 
ALTER.VAXT. Ajoutez : || 3° Terme de zoologie. 

Génération alternante (voy. génération, au Sup- 
plément) 

ALTERNAT. Ajoutez : || 2° Terme de diplomatie. 
Usage en vertu duquel chacune des deux parties 
contractantes d'un traité est alternativement nom- 
mée la première dans les différents exemplaires 
de ce traité. Pendant très-longtemps l'Autriche re- 
fusa d'accorder à la Russie l'alternat, de molinabi, 
Journ. des Débals, n juin 4876, 3° page, 3° col. 
Il 3° Emploi touràtour. La première [race] issue.... 
du mélange et de l'alternat des deux sangs arabe 
et anglais.... Rapp. Bocher à l'Assembl. nation, 
n' 1910, p. 85. 

t ALTERNjVTION (al-tèr-na-sion), s. f. Action 
d'alterner. L'ondulation, quoi qu'en dise M. Do- 
dart, ne consiste pas dans un balancement très- 
léger du même son, mais dans l'alternation plus 
ou moins fréquente de deux sons très-voisins, i'. 3. 
Rouss. Dict. de mus. Yoix. 

ALTERNATIVE. Ajoutez : — REM. On dit quel- 
quefois choisir entre deux alternatives, prendre la 
première, la seconde alternative ; cela est mauvais. 
Il n'y a jamais qu'une alternative composée de deux 
éléTnents entre lesquels il faut se décider. Pou.ssés 
à bout, attaqués dans nos derniers retranchements, 
s'il no reste qu'un parti à prendre, il n'y a pas 
d'alternative. Menacés de perdre l'honneur ou la 
vie, ou bien n'ayant que deux voies de salut toutes 
deux périlleuses, nous sommes dans une cruelle 
alternative. On propose une alternative à quel- 
qu'un. On choisit dans une alternative ; mais on ne 
se décide pas pour une alternative, puisque l'alter- 
native elle-même est l'option entre deux issues, 
deux moyens. 

ALTESSE. Ajoutez : || 3« Nom d'un cépage de la 
Savoie, dit aussi roussette, qui parait être origi- 
naire de l'ile de Chypre, les Primes d'honn. p. 650, 
Paris, (874. 

ALTIER. Ajoutez : jj — REM. 2. Quand Corneille 
employait ce mot dans le Cid (nov. 4 636), c'était 
une hardiesse ; car, le 40 déc. de la même année, 
Balzac (livre xvii, lettre 30) écrivait à Chapelain : 
• De li viennent ces esprits altiors, pour parler 
italien en fran^aisi n Pi.inlant bUihi' i>b livuvt'déj'i 



AMA 

dans Carloix, et aussi dans d'Aubigné : Plus dure 
que les rocs, les costes et la mer, plus alliere que 
l'air, que les cieux et les anges, le Printemps, Pa- 
ris, 4 874, p. 4 8. 

t ALTISE (al-ti-z'), s. f. Genre de petits insectes 
coléoptères. Les altises sont três-nuisibles, et dé- 
vorent les feuilles séminales des semailles qui lè- 
vent, surtout du colza. 

— Etym. "A^to, il sauta, de ciX)o|jiai, sauter. 

+ ALTITUDINAIRE (al-ti-tu-di-nê-r'), adj. Qui 
appartient à l'altitude. En Laponie, elle [la limite 
des neiges éternelles) descend à 4 200 mètres, et 
s'abaisse dans le Spitzberg de manière à atteindre 
presque le niveau do la mer; le froid polaire et 
le froid altitudinaire se confondent ainsi,... g. de 
SAPORTA, Rev. des Deux-Mondes, i" juill. 487o, 
p. 210. 

ALUDEL. — ÉTYM. Ajoutes: Espagn. aludel;àc. 
l'arabe al-outhel, instrument pour sublimer (dozy). 

t ALVARDE (al-var-d'), s. m. Graminée assez 
semblable au sparte et s'employant aux mêmïs 
usages , devic, Dict. étym. 

— Etym. Espagn. albardin, de l'arabe al-bardi. 

ALVÉOLE. Ajoutez : || 3° Terme d'artillerir. En- 
castrement dans lequel sont fixées les ailettes de 
certains projectiles oblongs. 

AMABILITÉ. Ajoutes : Il 2' Qualité de celui qui 
mérite d'être aimé. Regarder, en aimant, la propre 
amabilité de Dieu, BOSs. 5« écrit, 4 1. 

AMADOU. Ajoutez : || 2* Terme d'argot. Nom do 
la sub.stance particulière à l'aide de laquelle les 
truands se faisaient paraître jaunes et malades. 
Jargon ou, langage de l'argot réformé, à Kpinal, 

4 836. 

t AMADOUEUR.ijoulM ; || 2' Celui qui fabrique 
de l'amadou, belmondi. Code des contrib. direct. 
Paris 4. s 18, p! m. 

AMAIGRIR. Ajoutez : || 6* S'amaigrir, perdre de 
sa compacité, en parlant de la terre. L'art inter- 
vient pour diriger les eaux stagnantes ou pour em- 
pêcher, s'il y a une pente légère, que les terres 
ne s'amaigrissent par leur écoulement, Journ. 

OlJic. 4 4 fév. 4 875, p. 4 4 32, 2' Col. 

— REM. Dans la citation de Molière, la vraie le- 
çon est cmmaigrir. 

AMAIGRISSE.MENT. Ajoutes : |l 2" Amaigrisse- 
ment d'une chaussée, diminution de son épaisseur. 
L'ensemble des chaussées a subi un amoindrisse- 
ment, un amaigrissement pour employer l'expres- 
sion technique du rapport, qui donne les plus 
vives préoccupations.... h. paye, Journ. offic. 4 7 déc. 
4873, p. 7859, 3" col. 

— HIST. Ajoutez : xiv" s. : Et se li rois aperte- 
ment Veoit vostre amesgrissement, macé, Bible en 
vers, t" 92, verso, 4" col. 

AMALGAME. — ETYM. Ajoutes : M. Devic, Pic!. 
étym., apporte ses conjectures sur ce mot, qui 
n'est pas encore éclairci. lise demande si c'est 
l'arabe àmal ûl-djam'a, l'œuvre.de la conjonction, 
ou une altération de al-modjûm'a, l'acte de la con- 
sommation du mariage. Amalgama nous est venu 
par les alchimistes, M. Devic n'en connaît pas 
d'exemple avant le xiii" siècle. 

t A.MALTUÉE (a-mal-tée), s. f. La 4 43« planète 
télescopique, découverte par M. Luther. 

— ÉTYM. Nom mythologique, Amalthea, nourrice 
de Jupiter. 

t AM.\N (a-man), s. m. Demander l'aman, de- 
mander grâce ; locution qui se trouve souvent dans 
les récits relatifs à l'Orient ou à l'Algérie. 

— ÉTYM. Arabe, aman, sécurité, protection. 
AMANT. Ajoutez : — REM. Molière a dit faire des 

amants, en parlant d'une femme qui s'attire les 
hommages de plusieurs hommes : Des amants que 
je [Célimène] fais me rendez-vous coupable? Puis- 
jo empêcher les gens de me trouver aimable? 
Mis. II, 4. Cette locution ne se dira'it plus aujour- 
d'hui. Elle a été, comme plusieurs autres, gâtée 
par des emplois désagréables. Ainsi, en stylo de 
très-basse galanterie, faire un amant, c'est gagner 
les bonnes grâces d'un homme qui paie. 

— SYN. Ajoutes : || 3" amant, amoureux. Dans le 
langage ordinaire, la distinction entre amant et 
amoureux est inverse de celle que ces deux mots 
présentent dans le style élevé. On peut dire qu'une 
jeune fille a un amoureux, sans rien préjuger de 
défavorable ; on ne peut pas dire qu'elle a un amant. 
Une femme peut avoir plusieurs amoureux sans in- 
convénient pour sa réputation, mais non plusieurs 
amants. 

I A,MAPER. Ajoutez : — ÉTYM. À, et mappe, au 
sens de nappe et de torchon, 
t .\M.\i(Ki,l.K (a-ma-rè-l'), s. f. Plante, dite 



AMB 

aussi gentianellc, de la famille dos gentianfes, 
anuTO, tonique et fébrifuge. 

— ETYM. Lat. amarellus, diminutif de amarus, 
amer. 

t AM.\RIVACDÉ, ÉE (a-ma-ri-v6-dé , dée) , adj. 
Oui a reçu le caracltTc du marivaudage. Ce que 
nous appelions le crébillonage amarivaudé, Sou- 
ven. de la marquise de Créquy, m, 3. 

AM.\TEl'R. Ajoutez :\\i' Homme s'occupant peu 
de son métier. Les avocats, les militaires traitent 
volontiers d'amateur celui qui s'occupe do quelque 
étude en dehors do son métier. || Clerc amateur 
dans une étude, rédacteur amateur dans un jour- 
nal, clerc, rédacteur qui travaille sans émolu- 
ments. 

t AMATRICE. Ajoutez : — REM. Saint François 
de Sales s'est servi de ce mot : J'adresse mes pa- 
roles à Philothée.... je l'appelle du nom commun à 
loutes celles qui veulent être dévotes ; car Philo- 
thée veut dire amalrice ou amoureuse de Dieu, 
7n(roduc(ion d la vie dévote, Préface, ) 61 1 . Ce mot 
s'emploie difficilement, à cause du bas calembour 
qu'il suscite. 

AMBASSADE. — HIST. Ajoutez ; llV s. Hz con- 
tèrent au gentil conte et à son frère leur am- 
baxade, pourquoy ilz estoicnt expressément en- 
voyez à culx, J. lE BEL, Vrayes Chroniques, t. i, 
p. (ât. 

t AMBATrAGlî. Ajoute; : — REM. C'est une 
fausse orthographe donnée par quelques livres 
techniques pour embatage. 

AMBIGl'-MENT. Ajoutez : — HIST. xvi* s. 11 a esté 
parlé de François Landry, qui preschoit à Paris 
[1543]; lequel fut mis en prisonquelques jours de- 
vant Pasques, pourtant qu'il avoit responduambi- 
guement aux articles des théologiens, et ne dcsi.stoit 
de preschef , sleidan, llist. de lestât de la religion 
et de la republique sous Charles V, (557. Us [les 
devins] parlent toujours ambiguement, bbant. 
Uenri II. 

t A.MBLEr (am-blè), t. m. Nom, dans l'Aunis, 
d'un anneau fait d'une lanière de cuir tordue ou 
d'osier, qui réunit le joug à l'aiguille de la char- 
rue, Glossaire aunisien, La Rochelle, p. 63. 

t AMBOX (an-bon), s. m. Nom des tribunes, 
des chaires, des stalles, dans les premières églises 
chrétiennes. X l'entrée du chœur était l'anibon, 
c'est-à-dire une tribune élevée oii l'on montait des 
deux cMés, servant aux lectures publiques, nom- 
mée depuis pupitre, lutrin ou jubé, fleury, ilœurs 
des cUrét. 35. 

— ETYM. 'A|x€uv, tribune, chaire, proprement 
rebord. 

AMBRE. Ajoutez : Il Variétés de l'ambre jaune : 
4? l'ambre luisant, d'un jaune pâle ou verdilre et 
mat, s'appelle ambre couleur de kumst (et non pas 
kunsfarbig, comme on le désigne souvent) ; 
2* l'ambre dit bastert (et non bastard ou bâ- 
tard) est plus franchement jaune citron ou plus 
foncé, non transparent, Journ. offic. to janv. (873, 
p. (6.7, 2' col. 

t ÀMBRESAILLES (an-bre-za-U', II mouillées), 
I. f. pi. Nom du myrlil ou airelle en Suisse et, 
en particulier, chez Tôpfîer, qui fait grand usage 
de ce mot dans ses récits d'excursions pédestres. 

AMBROISIE. —REM. ^joulej; || ï. Chez quelques 
poètes de l'antiquité, Sapho, Alcman et Anaxan- 
dride, l'ambroisie est, au contraire, la boisson des 
dieux. Il a donc été permis à M. Laurent-Pichat de 
dire : Les vins de nos coteaux valent bien l'am- 
broisie. 

t AMBULACRAIRE (an-bu-Ia-krê-r'), adj. Terme 
d'histoire naturelle. Qui a rapport aux ambulacres. 
Les cinq canaux ambulacraires [des oursins) , 
EoM. PEBRIEB, Acad. des se. Compt. rend. t. i.xxix, 

p. (128. 

t AMBULACRE. Ajoutez : || 2* Terme deconchy- 
liùlûgie. Bandelette formée par les séries de petits 
trous qui se voient sur le test des oursins. 

AMBULANCE. Ajoutez : \\ 4° Vendeur en ambu- 
lance, homme qui établit son échoppe, son lieu de 
vente , dans les passages, dans les marchés, etc. 
BELMONDi, Code des contrib. direct. Paris, (8(S, 
p. (44. Sont exempts de patentes ceux qui vendent 
en ambulance dans les rues,... des fleurs, de l'ama- 
dou, Loi du 25 avril (844, art. (3. 

AMBULANT. Ajoutez : [\6' Bureau ambulant, 
bureau de poste qui fait partie d'un train de che- 
min de fer. 

— REM. Au lieu d'hôpital ambulant, on disait, 
au commencement du xm° siècle, hûspital ambula- 
toire, le Siège de Landrecy, p. (9, Paris ((137. 

AMBULATOIRE. Ajoutez < — HIST, xvi' 6. fAr- 



AXIE 

rî't portant] que quant à présent l'assemblée no 
sera ambulatoire do ville en autre, mais sera per- 
manente, MANTELLiEn. tUoss. Paris, (8i;», p. s. 

Â.ME. Ajoutez : || li' Àme des bétes, hypothèse 
qui attribue aux animaux une âme plus ou moins 
raisonnable. Si l'on voulait attribuer uno âme aux 
animaux, on .serait obligé de n'en faire qu'une 
pour chaque espèce, uukf. Morceaux choisis, p. (05. 
Il 12' Terme de télégraphie électrique. Âme du câ- 
ble, le fil central ou conducteur électrique formé 
d'un certain nombre de brins de métal tordus. 
1 13* L'âme d'une pierre de construction, la partie 
intérieure. || 14* Dans quelques cordages, l'âme est 
un toron qui est placé longitudinalemeul dans 
l'axe. 

t AMÉLANCHE (a-mé-lan-ch'), s. f. Fruit de 
l'amélanchier. 

t AMÉLANCIIIER (a-mé-lan-chié), s. m. Espèce 
de néflier, mespilus amelanchier, Linné, fleboi.sc- 
ment des montagnes, Compte rendu, (869-1874, 
2* fasc. p. 49. 

t AMÉLIA (a-mé-li-a), s. f. Sorte do chaussure 
en vogue depuis quelques années pour les bains 
de mer ; l'empeigne est en toile, et elle est garnie 
d'une semelle dont lo milieu est enfoncé et formé 
d'une plaque de laiton percée de trous, pour don- 
ner issue à l'eau et au sable. 

t AMPXIORATEUR , TRICE (a-mé-li-o-ra-teur, 
tri-s'), adj. Qui améliore, qui a la propriété d'amé- 
liorer. Étalons améliorateurs, houel, la Question 
des haras, p. (3, dans JournoJ des haras, (874. 

AMELIORER — REM. On a dit aussi améliorir. 
Je me suis occupé, depuis que vous n'avez été ici, 
à de petits soins qui améliorissent la terre de Clia- 
seu, BUSSï-RABUTiN, Lclt. à Urne deSév. (9 décem- 
bre (686. On pourrait profiter do ces deux formes 
pour leur assigner un emploi particulier. Amélio- 
rer scmiadif, et signifierait rendre meilleur; amé- 
liorir serait neutre, et signifierait devenir meil- 
leur, comme grandir, devenir grand. 

— ETYM. Ajoutes : L'ancienne langue avait le 
simple : xii' s. Par une nuit, quant il estoit plus 
tost leveiz por meodreir les luminaires, li Dialoge 
Grégoire lo pape, (876, p. (58. Dans cette vieille 
forme se montre le d qui est dans mieudre, repré- 
sentant du lat. melior. 

AMÉNAGER. — HIST. Ajoutes : XIV s. Pour 
aménager des fols [soufflets], n. caffiaux, le Bef- 
froi et la cloche des ouvriers, p. (6. 

— SYN. AMÉNAGER, EMMÉNAGER. C'est aUX forCS- 

tiers et à l'agriculture qu'appartient le mot amé- 
nager, qui, là, signifie : régler les coupes d'ua 
bois, d'un pré. Depuis il s'est étendu au langage 
général, où il signifie : disposer un local pour un 
usage quelconque : aménager une maison pour en 
faire une auberge, une ambulance, etc. Emména- 
ger a le sens de mettre un ménage dans un logis ; 
c'est transporter les meubles et objets d'un appar- 
tement dans un autre. 

t AME.VDKUR (a-man-deur), s. m. Celui qui 
amende, corrige. 

— HIST. xvr s. A toi mon défendeur. Sauveur 
et aniendeur De ma vie mauvaise, CL. marot, 
PS. 21. 

t AMÈNE (a-mê-n'), adj. Latinisme néologique. 
Agréable. Grâce à ses brises voluptueuses et à ses 
flots amènes, elle [Venise] garde un charme, cua- 
TEAUBR. Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), 
t. VI, incidences, Yenise, etc. || Mme Sand a aussi 
employé amène. 

— ETYM. Lat. amœnus, agréable. 

AMENÉ. Il l"/ljou(ci ; Il Fig. Préparé avec art. 
Vous serez bien content du second Entretien des 
grenadiers ; il a des faits bien amenés , Corresp. du 
général Klinglin, Paris, pluv. an vi, t. i , p. 274. 

t AMENÉE (a-me-née), s. f. L'action d'amener; 
état de ce qui est amené. Les travaux d'entretien 
d'une passerelle établie sur le canal d'amenée du 
moulin de Tostat, Gaz. des Trib. 23 mars (876, 
p. 291, (" col. L'achèvement des réservoirs [de 
Montsùuris] n'est pas indispensable à la distribu- 
tion des eaux [de la Vanne], l'aqueduc d'amenée 
pouvant se déverser directement dans les condui- 
tes, Journ. offic. 6 sept. (873, p. 6397, c col. 

— ETYM. Amené. En basse Normandie, amenée, 
grande quantité, grand arrivage : Ils sont venus 
avec une amenée de monde ; il y en a une ame- 
née. 

AMÉNITÉ. Ajoutez : — HIST. xvi* S. La fécon- 
dité et aménité de ceste terre, pabadin, Chron. de 
Savoye, (552, p. 9. 

i AMENTU.M (a-min-tom'), s. m. Terme d'anti- 
quité romainci Courroio repliée j fixée au milieu 



AMI 



13 



du javelot, et dans laquelle on engageait les deuï 
prumiers doigts do la main; il servait à lancer .■■ 
l'arme. , 

— ETYM. Lat. amcnlum, pour a;>mcn(um ; com- 
parez ôntii, lien, de «titu. 

f AMENUISKME.NT (a-me-nui-ze-man) , s. m. 
L'action d'amenuiser; résultat do cette action. 

— HIST. xii» s. Li siècles, sachiez voircment, 
Faura |manqucra] par amenuisement, guiot du 
PROVINS, Uible, v. 288. 

AMER. Ajoutez : || T Synonyme de biltcr, li- 
queur. Je n'étais pas ivre ; j'avais seulement bu 
deux verres d'amer, Gaz. des Trib. 28 mars (876, 

p. 302, 2« col. 

t AMÉRICAIN, AINE (a-mé-ri-kin, kè-n'), adj. 
Qui appartient à l'Amérique. || Chemin de fer amé- 
ricain, synonyme de tramway (voy. ce mot au Sup- 
plément), lis. m. pi. Les Américains, les habitants 
de l'Amérique. Il S. /".Américaine, voiture légère 
et découverte. 

t AMÉIUCANI.SER (a-mé-ri-ka-ni-zé), u. o. Don- 
ner le caractère américain. || S'américaniser, v. 
réfl. L'art épistolaire n'a chance de revivre, que si 
la vie moderne, comme plusieurs symptômes nous 
portent à le croire, s'américanise à l'excès, caro, 
Ree. des Deux-Mondes, (" août (872, p. 044. 

t AMÉmCANISME (a-mé-ri-ka-ni-sm' ), s. m. 
Étude de tout ce qui concerne l'Amérique. || Ca- 
ractère des choses américaines. 

t AMÉRICANISTE (a-mé-ri-ka-ni-sf), s. m. Ce- 
lui qui s'occupe do l'américanisme, des études 
américaines. Un congrès des américanisles aura 
lieu à Nancy, le (9 juillet prochain ; la société des 
américanisles se propose pour objet l'étude do tout 
ce qui concerne l'histoire, les mœurs et les mo- 
numents des peuples du nouveau monde, a. man- 
GIN, Journ. ofjic. (7 fév. (875, p. (279, 3° vol. 

t AMÉTROI'E (a-mé-tro-p'), adj. Terme d'opti- 
que et de physiologie. Se dit de l'œil dans lequel 
le point de la vision distincte, ou foyer de l'appa- 
reil dioptrique de l'œil, est situé hors du plan do 
la rétine, c'est-à-dire ou en avant, myopie, ou en 
arrière, presbytie. 

— ETYM. 'A privatif, [jisTpov, mesure, et <1\J/, œil. 
t AMÉTROPIE (a-mé-tro-pie), s. f. État de l'œil 

amétrope. L'amétropie comprend la myopie et la 
presbytie. 

AMEUBLIR. Ajoutez : — REM. Ameublir, au 
sens juridique, est un terme de droit ancien, qui 
signifie : rendre les immeubles fictivement meu- 
bles pour les faire entrer dans la communauté. Le 
droit actuel permet de faire entrer les immeubles 
en communauté sans les ameublir. 

A.MIABLK. Ajoutez : || 4" En arithmétique, nom- 
bres amiables, nombre tels, que chacun d'eux est 
égal à la somme des parties aliquotcs de l'autre ; 
exemple : 284 et 220, parce que 284 est égal i 

i^2 + i+S +tO+ il -(- 20 -f 22-1-44-1-55-1- HO, 

somme des parties aliquotes de 220, et que 22U est 
égal à ( -l-2-|-4-f-7( -t-(42, somme des parties ali- 
quotes de 284, PROUHET. 

t AMIANÏACÉ, ÉE (a-mi-an-ta-sé, sée), adj. 
Qui a l'apparence do l'amiante. 

t AMIBE (a-mi-b'), s. f. Infusoire micro.scoijiquo 
des eaux douces et salées, se mouvant à l'aide 
d'expansions plus ou moins fines qu'envoie çà el là 
la substance de son corps, et qui adhèrent aux 
corps voisins et puis rentrent dans la masse do 
l'animal. 

— ETYM. 'A(iei6'o, changer, à cause des formes 
changeantes de ces vivantes gélatines. 

t AMIBII'OHME (a-mi-bi-for-m') ou A.MIBOÏDE 
(a-mi-bo-id'), a'Ij. Qui ressemble aux amibes. (Con- 
tractions, mouvements amiboides. 

AMICAL. Ajoutez : — HIST. xif s. X l'evesque 
do Lundres unes lettres itals Enveia saint Thomas 
tûtes continuais ; El liu des saluz out paroles 
amials. Th. le mart. p. ((6, éd.'Hippoau. 

t AMIDONNAGE (a-mi-do-na-j'), s. m. Action 
d'amidonner. Les calicots et les cretonnes reçol. 
vent après le blanchiment un amidonnage qui re- 
vient, tout compris, de 4 à 5 c. le mètre, Emiuéte, 
Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 679. 

A.MIDONNER. /l;oi((t'j : || 2» S'amidonner, v réfl. 
Se poudrer. Mais qu'un abbé tous les jours s'ami- 
donne.... PANARD, Œuvr. t. m, p. 339. 

t AMINE (a-mi-n'), s. f. Terme de chimie. Groupe 
de composés chimiques analogues aux amides, 
mais dans lesquels le caractère chimique de l'am- 
moniaque est conservé. 

t AMIRALE. Ajoutez . ||2" Femme d'un amiral. 
On ne dit pas : Mme la générale; mais on dit 1 
Mme l'umirulei Mme lu maréclialc; 



14 



AMO 



t A^nSSION. Ajoutez ; — lllST. XV s. Contre lui 
à pugiiicion De corps et toute amission De biens..., 

E. DESCHAMPS, PofS. mSS. 1* 414. COl. .1. 

AMITIÉ. — BEM. Ajoutez : !j î. Amitiés est em- 
plové au pluriel à propos du sentiment mtme, 
lorsque ce sentiment a pour objet des personnes 
difTêrcntes. Adicn, mon cher cousin, adieu, ma 
chère nièee : conservez-nous tos amitiés, et nous 
TOUS répondons des nôtres, sÉv. Lett. à Bussy, 
«0 mars )687. 

AMMAS. Ajoutez : \[ %• Titre donné aussi à des 
magistrats flamand-;. Un registre des comptes 
de Vammaa de Bruxelles pour les années «675 à 
1699.... Extr. de l'Indép. belge, dans Joum. offic. 
45 oct. tSTa, p. «601, 3* roi. 

I ASOI.i>1E (a-mma-uie), t. f. District adminis- 
tré par un amman. Sa Majesté impériale et catho- 
lique cède aux États généraux l'ammanie de .Mont- 
furt r.-insislant dans les petites villes de Reistadt et 
d'Echtavec les villages de..., Traité de la Barrière, 
art. iviii, is noT. (7)5. 

I AMODIA T.\IRE (a-rao-di-a-tè-r'), ». m. Celui 
qui donne en amodiation. 

t AMODIECR (a-mo-di-eur), f. m. Synonyme, 
dans la Suisse romande, dans la basse Bourgogne 
et ailleurs, d'amodiatcur. Ils connaissent par le 
menu les pâturages et les amodieurs, cl si le fro- 
mager a la main bonne, »"• de g\sp.\rix. Voyages, 
Bande du Jura, i, les Prouesses de la bande du 
Jura. Paris. )S65. 

t AMOINDRISSANT, A>TE (a-moin-dri-san , 
san-t"), adj. Oui amoindrit. Ces amours n'eurent 
rien de banal ni d'amoindrissant, ii. rivière, Rev. 
des Deuj-Mondes. I5 juillet (873,' p. 387. 

AMO.\CELLEME.Vr. Ajoute: : || HIST. im- s. 
Strues, amoncelemens, escaulieb, Voeab. lat. franc. 
sa96. 

AMOXT. Ajoutes ; H 4* Terme d'exploitation houil- 
l.'re. Amont pendage, voy. pend.vge. || 5' Terme 
rural. Labourer à mont et à conlremont, labourer, 
dans les terrains en pente, en versant la terre en 
bas au premier tour de charrue, et en la versant en 
haut au second tour, de manière à éviter la des- 
cente progressive de la terre végétale. 

AMORCER. — HtST. Ajoutez : xiv« s. Robin 
Oui-a-amorcc ; Jehanin Quia-amorce, mebnier , Us 
Composés qui ccintiennent un verbe à un mode 
personnel , p. 60 (pris dans un Scrutin au 
liv* siècle, publié par Bonrquelot, t. xxi des 
Mém. de la Soc. nationale des antiquaires de 
France, p. 493). 

t AMORDANCER (a-mor-dan-sé), v.a. J'amordan- 
çais. amordançons. Traiter par un mordant. Laines 
amordancées à l'oxychlorure d'étain (mordant d'é- 
tain des teinturiers), Acad. des se. Comptes rendus, 

t. LXXVI. p. 586. 

t AMOl'ILLANTE (a-mou-llan-l', Il mouillées), 
ad;./'. Oui amouille, en parlant de la vache. 80 bêtes 
à cornes, dont 33 vaches et génisses pleines ou 
amouillantes, Avraruhin, 22 fév. 1874, annonces. 

AMOl'R. Ajoutez : || 14* Arbre d'amour, le cercis 
siliquastrum, bâillon, Dict. de botanique, p. 247. 

— REM. Dans VEcoïe des maris, lu, 9, Léonor, 
pour exprimer qu'elle a quitté le bal à cause de 
l'ennui qu'elle ressentait des assiduités des jeunes 
gens à la mode, dit : Je me suis dérobée au bal 
pour l'amour d'eux. Pour l'amour de signifie ici 
simplement : à cause d'eux. De même Malherbe : 
Un homme m'ayant fait un plaisir et depuis une 
injure.... je dois être quitte du bienfait pour l'a- 
mour de l'injure, et loi de l'injure pour l'amour du 
bienfait, ffutT«, éd. Ad. Régnier, t. Il, p. 173. 
U. A. Espagne [Rev. des langues romanes, 2' série, 
t. II, p. 80), qui cite ces exemples, dit que ce sont 
des provençalismes, le provençal disant per amor 
et, par contraction, parmor, pramo, à cause de : 
il cite aussi le patois messin oii l'on trouve pr' 
amnu que. vu que, attendu que. 

t AMOrRE,\DX (a-mou-ro), s. m. pi. Petits 
Ameurs, malb. Lexique, éd. L. Lalanne. 

AMOI'RKUIC. Ajoute: : || 8* Dans un style mys- 
tique, celui qui est épris de l'amour de Dieu. L'a- 
mour de Dieu, quand il est dans une âme, change 
tout en soi-même; il ne souffre ni douleur, ni 
crainte, ni espérance que celle qu'il donne; Fran- 
çois de Paule, b l'ardent amouroux! il est blessé, 
il est tran.'îporté; on ne peut le tirer de sa chère 
cellule, jarce qu'il y embrasse son Dieu en paix 
et en solitude, Boss. 2* panég. de saint François de 
paule. Il !r Terme d'imprimerie. Papier amoureux, 
papier qui boit l'encre. Les chiffons de coton four- 
nissent un papier spongieux, qui boit aisément 
l'encre d'imprimerie, qui est amoureux, comme 



AMU 

disent les ouvriers ; les chiffons de toile donnent 
un papier moins amoureux, mais beaucoup plus 
résistant, le Temps, 24 août (876. 

— REM. Balzac emploie amoureux an sens d'ami- 
cal, affectueux : Que ne doivent point faire (sur 
moi] vos lettres si honnêtes et si amoureuses ! Bal- 
zac. Lett. à Cotirarl, 25 av. (647, liv. xvi, dernière 
lettre. 

A.MOVIBLE. Ajoute: : || i' Il se dit aussi au pro- 
pre d'un objet qu'on peut déplacer. Une cheville 
amovible traversera chaque montant, i.ouis (le olii- 
rurgien), Instrucl. donnée pour la consiruclion de 
la machine à décoller, (792, dans Rev. des docu- 
metUs historiques, 3* annés, juill. (875, n" 28, 

p. 51. 

t AMPÉLIDÉES (an-pé-li-dée), s. f. pi. Terme de 
botanique. Famille de plantes dicotylédones à la- 
quelle appartient la vigne. 

— ÊTYM. 'An^tlo;, vigne. 

t AMPÉLITE (an-pé-li-f), s. f. Schiste argileux 
de carbone, dit pierre noire par les charpentiers, 
qui s'en servent pour leurs tracés. 

— ÊTYM. 'A|ii:6).o;, vigne, à cause qu'on mettait 
autrefois ce schiste au pied des vignes pour les 
préserver des insectes. 

t AMPÉLOPHAGE (an-pé-lo-fa-j'), adj. Qui 
mange la vigne. Insectes ampélophages autres que 
le phylloxéra, moyens de les combattre, Joum. 

offic. (2 août (874, p. 5804, 2* Col. 

— ETYM. 'AjineXo;, vigne, et 9aYeiv, manger. 
AMPHIBIE. 113" Ajoutez: Ce gentilhomme court 

risque d'être toute sa vie un amphibie, et d'aimer 
seulement les beaux discours de Dieu et les fré- 
quentes communions, st-cyran, dans ste-beuve, 
Port-Royal, t. i, p. 4 60. 

— HIST. XVI* s. Entre les animaux terrestres et 
aquatiques sont les amphibies, paf.é, n, 21. 

t AMPHICTYONAT (an-fi-kti -0-na), s. m. Conseil 
de souverains, de gouvernements pour délibérer 
sur des affaires générales, dit par imitation du 
conseil des Amphictyons qui délibéraient sur les 
affaires générales de la Grèce. L'amphictyonat 
européen (à propos de l'entrevue des trois empe- 
reurs à Berlinl, l'Italie, dans le National, e mai 
1876, 3" page, ('• col. 

AMPHIGOURI. Ajoute: : — REM. Le Dict. de 
l'Académie de (778, édit. Duclos, le porte écrit 
amfigouri. 

t AMPHIOXUS (an-fi-0-ksus'), s. m. Genre de ver- 
tébrés le plus voisin des invertébrés.iDans le monde 
actuel se trouvent l'amphioxus, l'animal vertébré 
dont l'organisme est le plus imparfait, et les lam- 
proies, qui occupent le dernier rang parmi les pois- 
sons, E. BLANCHARD, Rcv. des Deux-Moudes, t" oc!. 

(874, p. 6(2. 

AMPHITHÉÂTRE. Ajoute: : — HIST. xvi" s. Et 
quand l'amphithéâtre de Diocletian fut dédié, paré, 

XXI, 49. 

fAMPHITRITE. ^j'oKfci .-Ijî'La 29» planète té- 
lescopique, découverte par M. Marth. 

AMPHORE. Ajoutez : — REM. Mot introduit par 
Port-Royal, génin. Variât, p. 3(7. 

AMPLITUDE. Ajoute: : || 6° Dans la théorie des 
fonctions elliptiques, l'amplitude d'une certaine in- 
tégrale est l'angle ç. 

— REM. Amplitude ne s'emploie plus dans le tir; 
on dit portée maximum, plus grande portée. 

— HIST. Ajoutez : xv s. Nul mal n'y a, mais de 
vie amplitude ; Car cité est sur toutes délectable, 
JEAN JORET, le Jardin salutaire, p. ((2. 

AMPOULE. Ajoute: : || 4" Sorte de petite fiole en 
verre, étirée et fermée à la lampe, qui sert, on 
chimie, à renfermer des liquides volatils destinés 
à l'analyse. Il 5° Terme de métallurgie. Boursou- 
flure qui se trouve sur l'acier de cémentation. 

— ETYM. Ajoute: : L'étj-mologie donnée est mau- 
vaise. Ampuila est le diminutif d'amphora, am- 
phore ; comp. corolla, diminutif de corona. 

AMPOULÉ, ÉE. Ajoutez .-112° Au sens propre, 
tuméfié ; c'est un sens archaïque , comme on 
peut voir à l'historique, et, par conséquent, fran- 
çais, mais à ipeu près inusité. Il est vrai que la 
courtisane n'a pas de quoi être fière en montrant 
.son torse mesquin et ses jambes ampoulées, BiiHGEB, 
Salons de (86( à (868, t. i, p. (25. 

AMUSETTE. Ajoute: : || 3" Nom donné à un fusil 
se chargeant par la culasse, que le maréchal de 
Saxe avait inventé. 

AMUSOIRE. Ajoutez : — IHST. xvi« s. Je vous 
ferai voir une Sicile jouet de la ville de Rome, 
amusoir des princes estrangers..., pasquier, Re- 
cliercltes, vm, 5(. Ce sont amusoires de quoy on 
paist un peuple mal mené, mont, jt, flo. On re- 



ANA 

marquera que Pasquier écrit amusoir, au mas- 
culin. 

t AMYOTROPHIE (a-mi-0-tro-fie), s. f. Terme 
de médecine. Atrophie des muscles. 

— ETY.M. 'A privatif, |iû;, muscle, et tpoçil , 
nourriture. 

AN. — SYN. Ajoutez : An ne s'emploie pas en as- 
tronomie. 

t AN.\BAS (a-na-bas"), s. m. Voy. sennal, au 
Supplément. 

— ETYiM. 'AvoiSatvM, aller en haut, de àvà, en 
haut, et paivu, aller. 

t ANABLEPS(a-na-blèps'), s. m. Espèce de pois- 
son. Avec une joie inexprimable, il [Agassiz] ob- 
serve les ébats du singulier poisson connu des zoo- 
logistes sous le nom d'anahleps à quatre yeux ; 
les anableps ont la pupille diviséo par un repli 
membraneux, et ainsi des yeux doubles qui per- 
mettent de voir à la fois dans l'air et dans l'eau, 
E. BLANCHARD, Rcv. dcs Deux-Mondcs, i" août («75, 

p. 562. 

— ETYM. jVvaêXéiteiv, regarder en haut, de àvà, 
en haut, et pXéitEiv, regarder. 

t ANACAMPTIQUE. .4;ou(ei : — REM. Anacam- 
ptique n'est plus usité, dit M. Prouhet. 

t ANACLASTIQÛE. Ajoutez : — REM. Anacla- 
stique n'est plus usité, dit M. Prouhet. 

t AN'ACUÉOXTISME (a-na-kré-on-ti-sm'), s. m. 
Caractère anacréontique. Je suis peut-être en 
partie cause que l'auteur [d'une tragédie d'E- 
douard] donne aujourd'hui dans un genre si op- 
posé au génie qui l'a si heureusement distingué; 
je lui ai si fort prêché la nécessité de sortir de 
son anacréontisme.... j. B. Bouss. Leil. à Racine, 
(" mars (740. 

t ANADYOMÈNE(a-na-di-o-mè-n'), ad/, f. Terme 
d'antiquité. 'Vénus anadyomène, voy. vfNUS. 

— ÉTYM. 'Avaî'jojjiévr), celle qui sort de l'eau, de 
àvà, en haut, et Sùopuïi, aller. 

t ANAÉROBIE ( a-na-é-ro-bie ), adj. Terme de 
biologie. Qui vit sans air atmosphérique. Oui, il 
existe des êtres vivant sans air, des anaérobies, 
en opposition avec les aérobies, pasteur, Joum. 

offic. 25 fév. (875, p. (456, 2' Col. 

— ETYM. 'A privatif, àr;p, air, et pîo;, vie. 

t AN.\ÉROÏDE , à supprimer. Voy. ci-dessous 

ANKROÏDE. 

t ANAFIN. Ajoute: : — ETYM. Port, anafim, 
anafil, danafil, espagn. aUcifil, de l'arabe an-nafir, 
sorte de trompette. 

ANAGNOSTE. Ajoutez : — HIST. xiv° s. [Fran- 
çois 1" ayant entendu la lecture de Gargantua] 
par la voix et la pronunciation du plus docte et 
fidèle anagnoste de ce royaume , bab. iv, Ép. au 
card. de Chastillon. 

ANAGRAM.MATISER, V. n. Ajoute: : \\ Il se dit 
activement aussi. Exemplaire avec la clef de tous 
les noms anagrammatisés qui paraissent dans 
cette curieuse satire [les Amours de Zeokinizul), 
[Louis XV], le Bibliographe , août et sept. (875, 
p 2H. 

t ANAGRAMME , ÉE (a-na-gra-mmé , mmée), a4j. 
Qui a été l'objet d'un anagramme. ...un sonnet 
acrostiche, Anagramme par l'hémistiche, saint- 
amant, le Poète crotté. 

t AN.\GRAPHE(an-na-gra-f), s. m. Nom donné, 
dans l'administration égyptienne, sous les Ptolé- 
mées, à un contrôleur. 

— ETYM. 'AviYP»?oç, ^^ àiôt, sur, et ^pitfuv, 
écrire. 

ANALÈME. Lisez : Terme de gnomonique. Pro- 
jection orthographique de la sphère sur le plan 
du méridien. 

t ANALEMM.\TIQUE (a-na-lè-mma-ti-k'), adj. 
Terme de gnomonique. Cadran analemmatique, 
sorte de cadran horizontal, à style vertical, in- 
venté par Vaulerard, qui a écrit : Traité de l'ori- 
gine, démonstration, construction et usages du 
quadrant analemmatique, (664 (prouhet). Jean de 
Kojas, élève de Gemma et auteur d'astrolabes ana- 
lommatiqucs, d'avezac. Projection des caries de 
géogr. 

ANALOGIE. Ajoute: : — HIST. xvr s. L'analogie 
(si les oreilles françoyses peuvent porter ce mot), 
II. estienne. Apologie pour Hérodote, 1. 1, p. xliv, 
epistre. 

ANALOGUE. Ajoutez : — REM. Quand on donne 
un régime à analogue, c'est à l'aide de la pré- 
position à. Un objet est analogue à un autre. 

ANALYSE. Ajoute: : — REM. Le nom d'analyse 
donné à l'algèbre littérale vient de ce que c'est 
un puissant instrument d'analyse, ainsi que l'a 
entendit Viète, inventeur du nom, et qui a donné ^ 



AND 

son premier ouvrage le titre de In Aricm analy- 
ticam. 

t ANALYSECR. Ajoutez :\\%' Adj. Qui analyse, 
qui produit l'analyse chimique. Le pouvoir rula- 
toire de certaines substances est analyseur. 

ANALYSTE. Ajoutez : || %' Chimiste qui fait des 
analyses. La rémunération allouée aux analystes 
chargés de constater la nature et la quantité des 
denrées et drogues, Journ. oflic. 23 fév. <875, 
p. (371, i" col. 

t ANAMARrÉSlE(a-na-mar-té-2ie), s. f. Terme 
de dogmatique. Absence do péché. L'anamartésie 
de Jésus. 

— ETYM. 'Avaiiaprrioiii, de àv privatif, et àiiap- 
Tia, erreur, péché. 

ANANAS. — ETYM. Au lieu de péruvien, lisez 
brésilien. 

t ANAPXOGKAPUE (a-napno-gra-r) , î. m. In- 
strument qui sert à déterminer l'état et les varia- 
tions de la respiration. 

— ETYM. 'Avmtvori, respiration (do àvà, re...., 
et itveïvjsoufller), et Ypiçtiv, décrire. 

t ANARYEX, KNNE (anariin, riè-n'), adj. Terme 
de linguistique. Oui n'est pas aryen. Les savants ont 
donné le nom d'anaryeu au système cunéiforme 
des inscriptions de Ninive et de Babylone, par 
opposition avec le système cunéiforme aryen en 
usage chez les Perses, Fa. lenoruant, Manuel 
d'hisl. anc. t. ii, p. (56, 4' édit. 

ANATOMISKK. || S' Ajoutez : Comme vous (les 
bien plus en état que moi d'anatomiscr ces sortes 
d'ouvrages [une harangue], pour en faire voir le 
fort et le faible, bayle, Lelt. à ilinutuU, 2» mars 
(680. Il 4* S'anatomiser , v. réfl. Être anatomisé, 
séparé. Ces sept rayons de lumière échappés do 
corps de ce rayon qui s'est anatomisé au sortir du 
prisme, volt. Phil. A'eicf. ii, 8. 

ANCÊTRE. Ajoutez : || i' 11 se dit figurémcnt des 
choses pour signifier qu'elles ont précédé les autres 
de ce genre. En (604 parut un édit que M. Dû- 
ment appelle l'ajicêtre de toutes les caisses de se- 
cours des mines établies en France, Journ. o/Jic. 
fi mai (872, p. 3(86, 2' col. 

t AXCIENNAT (an-siè-na), s. m. Institut des 
anciens dans l'Église protestante. On n'a osé ni 
reconnaître catégoriquement le caractère primitif 
de l'anciennat, ou, en d'autres termes, de la plu- 
ralité des ministères, ni dénier absolument aux 
ministres le caractère sacerdotal que l'Évangile 
leur dénie, alex. vinet, dans e. ramdekt, Alex. 
Vinet, histoire de sa vie et de ses ouvrages ((875). 

t ANCCV (an-kon), s. m. Race anglaise de mou- 
tons. Dans le troupeau de celte ferme [,Setli 
Wright, (79(], il naquit un agneau qui, sans 
cause connue, avait le corps plus long que tous 
les divers types de l'espèce ovine; de plus, ses 
jambes étaient très-courtes et celles de devant 
crochues; sa singularité le fit entourer de [soins 
particuliers, et ce seul individu anomal devint 
la souche de la race loutre ou ancon des Anglais, 
HAVERET-WATTEL, les Trois régnes de la nature 
(Rociusil publié sous la direction du docteur Chenu), 
Paris, (865, p. 355. 

ANCRE. Ajoutez : — REM. Ancre est employé 
trois fois au masculin par Choisy, Journal de son 
vot/age de Siam (le (4 août et les 25 et 26 sept. 
(685). Le même auteur l'emploie aussi au féminin 
(22 septembre). Il est maintenant féminin. Ancre 
au masculin n'est point un solécisme ; le genre a 
varié, et, comme on peut voir à. l'historique, il a 
été fait, au xvi' siècle,lmasculin par quelques au- 
teurs. 

ANDAIN. Ajoutez : — REM. On dit dans le Dau- 
phiué andaillée : Il fauchait à grandes andail- 
iées. 

t ANDICOLE. — ETYM. Andes, nom d'une chaîne 
de montagnes, du péruvien anii, nom d'une pro- 
vince et de la chaîne (gahcilasso ue la vega, 
Hist. des Incas, t. i, p. ( 68), et du lat. colère, habiter. 

t ANURIE.V.NE. Ajoutes : Elle avait une an- 
drienne de velours cramoisi , itA.MiLTO.N, le Itclier, 
p. ((6, éd. in-(8, Raynouard, (82U. 

t ANDRINOPLE (an-dri-no-pl'), s. f. Usité dans 
cette locution : rouge d'Andrinople ou rouge An- 
drinople, sorte de rouge. Généralement les arti- 
cles nouveaux en teinture et impressions sont 
créés en France ; le rouge d'Andrinople a pris 
également naissance en France; ....la Suisse, 
pendant un temps, a pu faire, par an, pour 25 mil- 
lions de tissus rouge Andrinople,...£/Kj«t'(e, rrotJii 
de comm. avec l'Anykt. t. iv, p. (2(.j|Il est dit 
aussi rouge turc. 
tANDROGYNAT (an-dro-ji-na), i. m. Qualité 



ANG 

d'androgyne. Le temps était passé do ces frivoles 
mascarades, do ces androgynats artificiels, do ces 
jeux de théâtre et de roman que l'imagination li- 
bertine d'un temps de décadence avait applaudis 
dans Chérubin et goûtés plus secrètement dans 
l'aublas, DE LESCUHE, ie Chevalier d'Eon, dans 
Journ. offic. 26 août (876, p. 7247, 2" col. 

Ane. Ajoutez : Il 7' Âne salé, jeu de jardin d'o- 
rigine anglaise, consistant en un javelot suspendu 
à une corde qu'on lance, en le faisant osciller, 
contre un but qui est une figure de vieille femme 
grimaçante et la bouche ouverte (ce nom est une 
singulière corruption du nom anglais de ce jeu : 
aunt.Sally, la tante Sarah). 

— ETYM. Ajoutez : Ou pense (Bcnfey, Pictet)quo 
l'dne et son nom grec sont de provenance sémi- 
tique, hébr. atana, marcher lentement, à petits 
pas; d'où ôtvoç, ôivo;, ôvo;, et asinus se ratta- 
chant à ôovo;. Cependant Weber rapproche 6vo; 
du latin onus, fardeau , et du sanscr. anas, et 
«.sinus du sanscr. asita, gris cendré. 

ANECDOTIER. Ajoulex ; — REM. En voici un em- 
ploi très-bon dans un excellent auteur moderne : 
Anecdotier de l'univers, compilateur et dialecti- 
cien à la fois, le plus penseur des érudils [Bayle], 
viLLEMAiN. /.l'dcrafure ou xviii" siccJe, c leçon. 

t ANECDOTISER (a-uèk-do-ti-zé), u. a. Semer 
d'anecdotes. Si M. le comte d'Haussonville avait 
voulu anecdotiser son éloge académique de Vien- 
net, il aurait pu raconter le trait piquant que 
voici.... A.DOLLFUS, Ja f,ii)cr((!, (2 avril (870. 

t ANÈ.ME (a-nô-m'), adj. Synonyme d'anémique. 
Maintenant, pas la moindre passion ; l'atonie uni- 
verselle; l'art est devenu anème ou anémique, 
BiiRGER, Salons de (86( à (868, t. Il, p. 476. 

t ANEMIQI'E (a-némi-k'), adj. Terme de méde- 
cine. Qui est affecté d'anémie. 

— ETYM. 'Avaqio;, do àv privatif, et aliia, 
sang. 

t ANÉlIOfiRAPHE (a-némo-gra-f), s. m. Instru- 
ment qui indique la marche des vents. Cet ané- 
mographe spectral [de M. de Parville] nous sem- 
ble avantageux, en ce que l'opérateur peut 
conserver la trace du vent, H. de pahville, Journ. 
Ojfic. 26 févr. (874, p, (537, 2» col. 

— ETYM. Voy. ANÉMOGRAPHIE. 

ANfi.MONE. Ajoutez : || 3° Arbre aux anémones, 
les cnbjranlhns, bâillon, Dict.de bot. p. 247. 

t ANÉPIGRAPHE. Ajoutez : — REM. On trouve 
aussi anépigraphique_: Bien que deux d'entre elles 
[des dalles tumulaires] fussent anépigraphiques, il 
n'hésita pas à supposer qu'elles représentaient des 
abbés deJumiéges du siècle de saint Louis, Extrait 
du Nouvelliste de Uouen, dans Journ. offic. (3 déc. 
(874, p. 8260, (" col. Mais, en ce sens, anépigra- 
phe est seul correct. 

ANERIE. AjoufM : — HIST. XVI* s. Chose misé- 
rable que, par ignorance et asnerie de tels co- 
quins, tant de personnes sans occasion languis- 
sent, pari':, XIX, (2. 

t ANÉROÏDE (a-né-ro-i-d'), adj. Baromètre ané- 
roïde, baromètre dû à M. Vidi et fondé sur l'élas- 
ticité de llexion. 

— ETYM. 'A privatif, et vr,po;, humide, mouillé. 
ANETU. Ajoutez : — HIST. XIV' s. Anethum, 

anois, escallier, Vocab. lat. franc. (70. 

t ANGARIER (an-ga-ri-é), v. a. Terme vieilli. 
Vexer, tourmsnter. L'homme qu'un officier de la 
Bastille voit et angarie tous les jours, linguet, 
Mém. sur la Bastille, art. m. L'angarianl, le vexant, 
l'excédant En cent façons.... J. B. Rouss. li'pith. 

— HIST. XTi' s. Angariant, ruinant, malversant 
et régissant aveq verges de fer, rab. m, i. 

— ETYM. Ital. angariare, du lat. angariare, 
tourmenter, proprement envoyer comme courrier, 
de à.f^ifi\it.\'t, envoyer comme courrier et aussi 
forcer à ce service, de ôyy«P''«; courrier. 

ANGE. Ajoutez ; || 9° Eau d'ange, voy. eau, n" 22. 
Il 10' Au féminin, une ange. Je vous avoue, mon 
divin ange [M.d'Argentall, et vousaussi, ma divine 
ange |.Mme d'ArgentalJ, que je trouve vos raisons 
pour ne pas venir à Genève, extrêmement mauvai- 
ses, yoLi . Lelt. à d' ArgentaljH la.ny . (766. || on peut 
voir à l'historique des féminins angesse et ange- 
lelle. Le féminin de 'Voltaire vaut mieux. 

— REM. M. Hiller dit : « Sous Henri II, deux 
célèbres Grecs, Ange Vergèce et Constantin Pala;o- 
cappa , rédigèrent deux catalogues des manu- 
scrits grecs de Fontainebleau. L'écriture d'Ange 
Vergèce était si remarquablement belle, qu'elle 
servit de type pour les caractères grecs avec 
lesquels ont été imprimées au Louvre ces belles 
éditions du xvi' siècle. La fille du célèbre calli- 



ANG lô 

graphd ornait de charmantes miniatures quel- 
qucsMins des manuscrits copiés par son père. La 
réputation de celui-ci était telle, qu'on disait 
l'c rire comme un /Ini/e. Ce nom, plus tard, ayant 
été détourné de son sens primitif, devint syno- 
nyme de perfection ; et, l'origine do l'expression 
ayant été oubliée, on a fini par dire abusivement 
(hanter, danser comme un ange, avoir de l'esprit 
comme un ange, Journ. des Savants, nov. (876, 
p. 7U7). . Cela est curieux; mais l'idée que les 
anges doivent tout faire en perfection , a pu sug- 
gérer la locution. Cependant il faut noter que 
l'historique ne contient aucun appel à celle habi- 
leté des anges, cela porte à croire qu'en eflet la 
locution n'est pas ancienne. 

t ANGELINA (an-jo-li-na), s. f. La 84' planète 
télescopique. découverte par M. Tempcl. 

t 2. ANGÉLIQt'E (an-jé-li-k'), s. m. Nom d'un 
arbre de la Guyane [dicorenia paraensis), dnnl lo 
bois est excellent pour les quilles des navires. 
L'angéliquo est recherché pour les constructions 
navales, amprix de 200 à 220 fr. [le stère], selon 
la longueur et la largeur des pièces.... [il] se prête 
admirablement à la confection des boiseries et des 
parquets; il ne joue jamais et a une grande richesse 
de ton, Journ. offic. 3 avril (h76 , p. 238-1, 3' col. 

fANGEMME. Au lieu de l'article, mettez: Fleurs 
ou roses à quatre feuilles, faites de rubans, do 
broderies ou de perles, et servant d'atours, grand- 
maison, Dict. herald, col. (7. 

— ETYM. Lat. in, en, et gemma, gemme. 

t ANGLAIS. Ajoutez : \\ 3° On dit qu'un cheval a 
de l'anglais, lorsque sa conformation se rapproche 
do celle du cheval anglais de pur sang. 

— HIST. xvi* s. Et Dieu scet selles font bon 
guet devers matin, pour corner Anglois de (luin/.o 
lieues (il s'agit de femmes en débauche qui crai- 
gnent d'être surprises par le mari). Les (5 joyes 
de mariage, p. 126. 

ANGLAISE. Ajoutez : \\ 6° Monter, trotter à l'an- 
glaise, se dit d'un modo particulier d'équitation 
d;ins lequel le cavalier s'élève sur ses étriers à 
chaque temps de trot de son cheval ; par opposi- 
tion à trotter à la française, mode dans lequel lo 
cavalier se laisse soulever naturellement par la 
réaction de son cheval. 

ANGLE. Il 2* Ajoutez : Angle saillant ou angle 
flanqué, l'angle que forment les deux faces du bas- 
tion ; angle d'épaule, l'angle que forment la face 
et le flanc; angle flanquant, ou rentrant, ou de 
flanc, l'angle que forment lo flanc et la courtine. 
Il 8° Angle dièdre, angle formé par deux plans 
qui se coupent. || Angle trièdre, tétraèdre.... poly- 
èdre, angles formés par trois, quatre.... plusieurs 
plans qui passent par lo même point. || 9* Angle 
déterre, petit coin déterre. Choisir quelque angio 
de terre, pour y finir mes tristes jours, Bona- 
parte, Proclamation à l'armée d'Italie, dans lan- 

FREY, t. I, p. 200, n" 4. 

t ANGLETERRE (an-gle-tê-r'), s. /■. || l-Voy. point 
D'ANGLETERRE. || 2° Dans le xvii" siècle, angleterre 
(avec un a minuscule), sorte d'étoffe anglaise. Do 
bonne flanelle, vraie angleterre, bac. Lexique, 
éd. P. Mesnard. 

t ANGLO-SAXON, ONNE (an-glo-.sa-kson, kso-n'), 
adj. Qui appartient au mélange d'Angles et de 
.Saxons, peuples germains qui s'emparèrent do 
l'Ile de Bretagne, à la chute de l'emijire romain, 
Il La langue anglo-saxonne, ou, substantivement, 
l'anglo-saxon, la langue germanique qui fut par- 
lée dans la Bretagne à la suite de cette conquête. 
L'anglais est de l'anglo-saxon modifié par son mé- 
lange avec le vieux français, mélange produit par 
la conquête des Normands. || En parlant do la race 
à laquelle appartiennent les Anglais et les Amé- 
ricains des Etals-Unis, on dit souvent que ce sont 
des Anglo-Saxons. 

ANGOISSE. Ajoutez : — REM. La poire d'an- 
goisse avait la forme d'une poire, s'introduisait 
dans la bouche ; et, une fois introduite, on la faisait 
ouvrir à l'aide d'un mécanisme spécial, do manière 
à produire le plus grand écaricment possible des 
michoires. 

t ANGOISSEUX, iSUSE (an-goi-sert, seû-z"), adj. 
Qui cause de l'angoisse. Ces ressources inespérées 
que la Providence m'a ménagées jusqu'ici dans 
les temps les plus angoisseux de ma vie, t. B. 
ROuss. Lett. à Boulet, 29 juill. (737. 

— REM. Angois.seux est blâmé dans Dcsporles 
fiar Malherbe, Lexique, id. L. Lalanne; mais ce 
blÂmc n'est pas juste. 

— HIST. xii' s. Ce vuel [je veux] qu'entendent 
li baron Qui sont angoissouz et vilain, cuiot ds 



16 



ANl 



PBOviNs,Bi"W«, V. 443. Ilivi's. L'accideiit csl flus 
grief et plus ansoisseux, quand il advient au re- 
bours de l'espcraiicc, amïot, Plut. Œuv. mor. t. ii, 
p. 219. 

— ETYM. Atxgoisse; ital. angoscioso. 

AXGOX. Ajoutez : — REM. L'angon était un long 
javelot portant, près de la pointe, deux fers re- 
courbés. D"aprcs le récit d'Agatbias, le Franc lan- 
çait son arme contre le bouclier de son ennemi, 
elle y restait fi.xce par ses crocs; taettaut alors le 
pied sur l'extrémité qui pendait à terre, le Franc 
fori;ail l'ennemi à abaisser son bouclier et à se dé- 
cijuvrir. Cette arme parait ilrc une modilication 
du pilum romain. 

t AXGREC (an-grik), s. m. Orchidée de Mada- 
gascar; l'angrec éburué, angrxcum ebumeum, Du 
Petit-Thouars. 

— ETYM. UalaiSj anjjreç, orcbis, detic, Dkt. 
ilijm. 

t AXGROISE (an-groi-z') ou AXGROISSE (an- 
grois'), J. f. Nom, dans plusieurs départements du 
sud-ouest, du lézard de muraille. 

— trvM. Dans l'Aunis, on dit angroize, angrotte 
et langroUe. Ce dernier porterait à croire que la 
forme complète a une I, cl qu'on a là une dériva- 
lion irréi-'ulière du lat. lacerta, lézard. 

t ANGL'I (an-ghi), s. m. Ancien terme de ma- 
rine. Drosse de l'antenne de la galère. 

AXGl'lLLES. Ajoutes : || 7' Anguilles, pièces de 
bois placées à l'avant et à l'arrière des radeaux, 
servant à maintenir leur écartemcut entre eux, 
lorsqu'on en forme des ponts. 

— HiST. Ajoute: : |{ ïv* s. Escorchez vos noy- 
setles à jeun Ainsy qu'enguilles de JIclun, Poé- 
sies du duc de Xemours, xxx. 

t AXGflLLlFORME (an-ghil-li-for-m'), adj. Oui 
a forme d'anguille. Poissons anguilliformcs, ^cad. 
des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 160. 

t ANGI'LARITÉ (an-gu-la-ri-lé), s. f. Caractère 
angulaire, anguleux. Silex qui ont conservé leur 
angularité. 

ÀNGfLEl'X. Ajoutez : — SYS. anguleux, angu- 
LAiHE. Anguleux se dit surtout de ce qui présente 
des angles aigus. 

I AXUARilOSlQCE. Ajoutes : On appelle rap- 
port anharmonique de quatre points le quotient 
des rapports des distances de deux de ces points 
aux deux autres. || Système, division anharmoni- 
que, système, division relative aux rapports anhar- 
moniques. 

t AXUÉLATIOX. Ajoute: : \\ ï» Sorte de souffle 
de prononciation. 'An-hoeï [ville de Chine] : cette 
apostrophe désigne une sorte d'anhélation qu'on 
rend quelquefois, mais moins exactement peut- 
être, par nj; ainsi quelques auteurs écrivent Ngan- 
hoei, COHTAJIBEBI, Cours de géographie, Paris, 
1873, p. bîi. 

AMCROCUE. Ajoutes : — HIST. xvi' s. Advisa 
[M. le connétable] d'en faire plusieurs retranche- 
ments sur les payes, les abaisser, gagner quel- 
ques jours sur les mois, bref y faire quelques pe- 
tits anicrochements, brant. Bonnivet. 

— ETYM.Voy. HANICBOCUE, où une meilleure éty- 
mologic est donnée. 

t AXIDE (a-ni<l'), adj. Terme de tératologie. 
Monstres anides, et, substantivement, les anides, 
monstres sans forme spécifique. Un veau anide. 

— Etvm. 'Av privatif, et eiôo;, forme. 

+ ASIÉCER(a-nié-sé; le c prend une cédille de- 
vant o et : il aniéça, nous aniéçons), v. a. Adop- 
ter pour nièce. Chaque chanoinesse ayant fait des 
vœux avait le droit d'aniécer, c'est-à-dire d'adop- 
ter pour sa nièce une jeune chanoinesse étrangère, 
sous la condition que cette jeune personne pro- 
noncerait SCS vœux quand elle en aurait l'âge, et 
qu'en attendant elle resterait toujours avec elle ; 
Mme la comtesse de Cluny.... ollrit de m'aniécer, 
GESUS, Mém. t. I, p. 2). 

AMER. — llis T. Ajoute: : xm* s. S'un» chose li 
asnes pense, Une autre pense li asniers, Gautier de 
coiNCT, les Miracles de la tainU Vierge, p. îii 
(abbé Poquet). 

ANIL. Ajoute: : — ÊTYM. Espagn. aûil, aiiir; 
portug. oniJ; de l'arabe an-nîl, qui vient du per- 
san ntl, bleu, qui tient au sanscrit nila, bleu foncé. 

t AXILIXE (a-ni-li-n'), s. f. Terme de chimie. Li- 
(;uide incolore, d'une odeur vineuse agréable ; 
r'est un alcaloïde artificiel ; on en tire différentes 
couleurs, particulièrement un beau bleu. 

— ETYM. Anil. 

t AXILLE. Il Béquille. Ajoutes : 11 est resté boi- 
teux, et ne pouvant marcher qu'à l'aide d'une 
anille, Ane. liquidation n* 3ij bas, 3* carton, 



ANN 

Adntin. du Maçonnais, Régie des aides-CuiWmx . 
1791. Anille se dit encore, dans la Loire-Inférieure, 
pour béquille. 

AXI.MADVERSIOX. Ajoutes : \\ %• Il s'est dit an- 
ciennement au sens latin de correction, punition. 
i:cttc affaire [le refus d'un régiment de combattre) 
est de trop grande importance pour la laisser on 
l'état qu'elle est; une animadversion rendra tout 
le monde sage, richeueu, tcltrci, etc., t. vi, p. 482 

(1639). 

— mST. Ajoutes : xii» s. [Au sens propre d'at- 
tention] Quant sodainement celé (une mourante] 
rcgardanz amont vit Jhesum venant, et par grande 
animadversion commenzat as estanz environ à 
crieir disanz : aleiz vos de ci, Jhesus vient, li Dia- 
loge Grégoire lo pape, <876, p. 216. 

AXIMATIOX. Il 1" Ajoute: : Sa métempsychose [de 
Platon], son animation du monde [dont il faisait un 
animal], la mothe le vayer, Yertu des paiens, il, 
Platon. 

I ANIMELLE (ani-mè-l'), s. f. Ancienne sorte 
de manger délicat. Les rofinons, les animelles, les 
gésier."!, VOLT. Dict. phil. jiulle. 

— ETYM. Bas-lat. animclla, nom des parties 
délicates et molles qui se mangent, telles que les 
glandes, diminutif du lat. anima, ûme. En Nor- 
mandie, on appelle âme les poumons dans les pou- 
lets cuits. 

t AXIMEUSEMENT (a-ni-meû-ze-man), adv. 
Terme vieilli. Avec animosité. Si mes façons de 
faire se trouveront aussi criminelles que vous me 
les avez animeusement reprochées, Dialogue d'O- 
ralius Tubero, t. i, Dial. m. 

t ANISOTROPE (a-ni-zo-tro-p'), adj. Terme de 
physique. Qui dévie en sens difl'érents les rayons 
de la lumière blanche polarisée, soit par biréfrin- 
gence, soit par interférence ou inégalité de réfrac- 
tion de la lumière transmise ou réfléchie, par op- 
position à isotrope. Les milieux anisotropes sont 
ceux qui ne présentent pas la même élasticité dans 
tous les sens, par exemple les cristaux n'appar- 
tenant pas au système du cube ou de l'octaèdre 
régulier. 

— ËTVM. 'Av privatif, et isotrope. 

t AXNALITE (a-nna-li-lé), s. f. Qualité de ce 
qui est annal. Conformément aux lois générales 
de la comptabilité, l'annalité de cette dotation [la 
dotation offerte au pape par le gouvernement il!a- 
lienj afférente à < 871 se trouve prescrite, le Temps, 
2) juin •(876, 2* page, t" col. 

ANNEAU. Ajoules : || 14' Terme de physique. 
Anneau oculaire d'une lunette, l'image que l'ob- 
jectif forme au delà de l'oculaire; c'est dans cet 
anneau que l'observateur doit placer son œil pour 
recevoir le plus de lumière possible. || Anneaux 
colorés, cercles alternativement brillants et obs- 
curs, ou diversement colorés, qui se produisent 
autour du point de contact d'une surface plane 
et d'un corps transparent de surface convexe. 
Il 15° Terme d'artillerie. Anneau de calage, frelte 
qui sert à maintenir les autres sur les canons 
frottés. 

ANNÉE. Ajoutes .-WI' Année sidérale, inter- 
valle de temps qui s'écoule entre deux retours suc- 
cessifs du soleil à une même étoile ; elle comprend 
385,266 jours moyens (365 jours 6 heures 9 mi- 
nutes n secondes), ou 366,266 jours sidéraux. 
Il 8° L'année sainte, voy. saint, n° t. 

t ANNEXATIO.X. Ajoute: : — HIST. xvf S. L'an- 
nexation qu'avoye faicte de mon bénéfice à leur 
hospital [des Genevois], bonivabd, Chron. de Gen. 
1. 11, p. 402. 

AN.VIHILER. — HIST. || xvi* S. Ajoute: : De ni- 
chil [forme barbare] nous avons le mot fiançois 
annichiler; au lieu duquel si nous voulions dire 
maintenant annihiler, Dieu sait comme on cricruit 
après nous, Jacques pelletiek, dans livet, Gram. 
franc, p. t7o. On voit ce que peut la force de l'ha- 
bitude dans le langage; aujourd'hui on ne crierait 
pas moins si quelqu'un, inversement, disait anni- 
chiler. 

ANNIVERSAIRE. — HIST. Ajoute: : xii* s. Quant 
icil anz fu acompliz Qu'Ector fu mors et sevcliz. 
Si vus puet l'en por veir retraire Conques plus 
riche anniversaire Ne fu el siècle célébrez. Que li 
a fet ses parentez, benoît, le Roman de Troie, 
v. t7457. 

t ANNOXCIATEDR. |1 f Ajoute: : L'idée que les 
voyants [chez les Juifs] n'étaient autre chose que 
des annonciateurs, miraculeusement exacts, de l'a- 
venir inconnu.... réville, Rev. des Veux-Mondes, 

t6 juin (867, p. 846. 

ANNUITÉ. Ajoutes : Les annuités comprennent 



ANO 

deux parties distinctes : l'une est l'intérêt du ca- 
pital fourni dans l'emprunt; l'autre est la portion 
du capital que l'emprunteur rembourse chaque 
année au rentier, Décret du 23 floréal an 2, Rapp. 
Camhon, p. 89. 

fANNULABlLlTÊ (a-nnu-la-bi-li-té), s. f. Qualité 
de ce qui est annulable. Donation par contrat de 
mariage; révocabilité; annulubilité ; moyen nou- 
veau, C.as. des Trib. n fév. 1875, p. 159, l" col. 

ANNULAIRE. Ajoutes : — REM. L'anneau était 
rais au quatrième doigt ou doigt annulaire, parce 
que l'on croyait qu'une veine de ce doigt com- 
muniquait avec le cœur, micuelet, Orig. du droit, 

p. 35. 

ANNULATION. Ajoules : — HIST. xv" S. Lequel 
a esté à rencontre du bien commun, l'houneur et 
la franchise de la noble cité de Rome, et aduul- 
lation des nobles hommes du pays, perceforest, 
t. V, f 15. 

t ANODINE.MENT (a-no-di-ne-man), adv. Néo- 
logisme. D'une façon anodine. Je sens que je me 
modérantise, et il faudra que vous me proposiez 
auodinement une petite contre-révolution pour me 
remettre à la hauteur des principes, B. constant, 
Lctt. à Mme de Charriére, 14 oct. 1794, dans ste- 
BEUVE, Portraits littér. B. Constant el Mme de 
Charriére. 

t ANODONTE (a-no-don-f) , adj. Terme d'his- 
toire naturelle. Qui n'a pas de dents. |{ S. m. pi. 
Genre de mollusques acéphales, testacés, fort com- 
muns dans les eaux douces. L'anodonte des oies ou 
petite moule d'étang. 

— ETYM. 'Av privatif, et oSoù;, ô56vto;, dent. 

ANOMALIE. Il 2° Ajoute: : Anomalie vraie, 
angle formé au foyer de l'ellipse par le rayon vec- 
teur de la planète et l'axe des apsides. || Anomalie 
excentrique, angle formé au centre de l'ellipse 
par le grand axe et le rayon du cercle construit 
sur le grand axe et aboutissant à la perpendicu- 
laire abaissée du lieu vrai sur cet axe. || Anomalie 
moyenne, distance à l'aphélie d'une planète fic- 
tive qui décrirait d'un mouvement uniforme le 
cercle circonscrit à l'ellipse. 

ÂNON. — tllST.',Ajoute: : xu' s. N'est drois que 
pas l'eseoulent [le Roman d'Alexandre] li escars, 
li aver; Tout autresi est d'aus [eux[,içoupuis afre- 
mer, Com il est de l'asnon ki ascoute harper, le Ro- 
man d'Alexandre, p. 560. 

t ANONACÉES (a-no-na-sée), s. f. pi. Famille de 
plantes dicotylédones, polypétales, arbres ou ar- 
brisseaux des régions tropicales. Les (leurs de cer- 
taines espèces d'anonacées répandent une odeur 
très-agréable ;ranortaodora(issimo, en particulier, 
est dans ce cas, H. de farville, Journ. offic. 25 juin 

1873, p. 4186, 2' COl. 

f ANONE (a-no-n'), s. f. Genre de plantes qui 
est le type des anonacées. Anone éthiopique. Anone 
aromatique. 

t ANON'V'MAT (a-no-ni-ma), s. m. Qualité d'a- 
nonyme. L'anonymat est difficile à obtenir de l'ad- 
ministration pour les établissements, de crédit, 
PATON, Journ.. des Débals, 19 sept. 1864. C'est une 
faute de confier le privilège de l'anonymat à des 
sociétés de crédit mobilier, de wahd. Enquête sur 
la Banque, t867, p. 203. Les banquiers ne jouis- 
sent pas de l'immunitéde l'anonymat, ils sont mo- 
ralement et matériellement responsables, id. ib. 
p. 204. 

•)■ ANONYMEMENT (a-no-ni-me-man). adv. D'une 
manière anonyme (mot employé par Bayle, par 
Bachaumont, par Beaumarchais). Pouraugmenter lo 
merveilleux, l'un des avocats qui conduisent l'in- 
terrogatoire a exhibé devant le jury une fiole à 
demi vide de poison, qui lui avait été envoyée 
anonymement par la poste, le Temps, 6 août 1876, 
2' page, 3' col. 

f ANOPHTUALME (a-no-ftal-m') , adj. Qui n'a 
pas d'yeux. De petits coléoptères carnassiers ha- 
bitent des grottes obscures en quelques parties de 
l'Europe et de l'Amérique du Nord; ils sont aveu- 
gles; on les désigne suus le nom d'anophthalmes, 
E. blancuard, Rev. des Deux-Mondes, t" S.OÛHSH, 
p. 689. 

— ETYM. 'Av négatif, et oçSiXiiô;, œil. 

t ANORMALEMENT (a-nor-ma-le-man ), adv. 
D'une façon anormale. M. Janssen fait remarifuer 
qu'il a vu la planète entrer sur le soleil sans aucun 
ligament; mais la durée de l'entrée a été anorma- 
lement longue, H. DE PARViLLE , Joum. ofjic. 4 i fév. 

1875, p. 1(35, 3' col. 

t ANOTTE (a-no-f), s. f. Un des noms vulgaires 
de la gesse tubéreuse, lathyrus tubcrosus, L. 
t ANODART (a-nou-ar)j s. m. Autrefois, offi- 



A!ST 

cier du 'grenier à sel, malh. Lexique, éd. L. La- 
laniio. 

t ANOL'SVARA ou ANUSVAUA (a-nou-sva-ra), 
s. m. Teiiiio de grammaire sauscritc. l'elile ligne 
ou point au-dessus de l'écriture et qui indique que 
le son de In est nasalisé. Cette casserole porte la 
signature de son fabricant : PvuES F, Pudeiis (avec 
l'aiiousvara sur I'e) fecit, kehd. de launay, Journ. 

0//iC., 23 juin 1871, p. 4274, )■• COl. 

— ÊTYM. Sanscr. anusvdra, de onu, après, et 
si'oro, son. 

ANSE. Ajoulei : — REM. M. Éman Martin, Cour- 
rier de Vaugela.'!, l" nov. <875, a réuni plusieurs 
textes oii l'anse du panier indique le profit fait 
par les servantes : Elle s'amusera à so faire brave 
aux dépens de l'ance du panier [aux dépens de ses 
économies], la Hesponse des seroantes, p. <o, 
Paris, (636 ; Je m'accoslois souvent de certaines 
servantes Que je voyois toujours propres, lestes, 
pimpantes ; Et qui, pour soutenir l'éclat do leurs 
atours. Sur l'anse du panier faisoient d'habiles 
tours, la Maltùle des cuisinières; Depuis le com- 
mencement de caresmc, je perds plus de dix oscus, 
car ma maîtresse va tous les jours i la Halle, et 
moy après elle, avec un grand panier, je ne gaigne 
p«s pour faire mettre des bouts à mes souliers, de- 
puis que je ne gouverne plus l'once du panier, la 
Uesponse aes servantes, p. 6. 

t ANSÉ.\TE (an-sé-a-t'), adj. Qui appartient aux 
villes anséatiques ou en dépend. Décret impérial 
du 24 juin 1865, I !• série, n° I3:)7i) du Uulklin des 
lois, portant que les décrets des )" octobre et 
20 juillet (862, relatifs à l'importation des mar- 
chandises d'origine anglai.se ou belge y énumérées, 
sont applicables aux marchandises et produits si- 
milaires d'origine anscate. 

t ANSELLE (an-sè-l'), s. f. Nom, dans la Suisse 
romande, d'une espèce de bardeaux ou échandoles, 
avec lesquels on recouvre quelquefois les toits ou 
les murs de maisons exposés au vent ou à la pluie. 
J'ai commencé par faire élever un grand toit cou- 
vert d'aiiselles,qui joindra la grange et la maison, 
DE SENANCOUH, Ubcrinann, Lett. 66 (il écrit anscelle). 

— ÊTYM. Ce parait être une forme nasalisée et 
féminine de aisseau. 

t ANTAGOXIQLE (an-ta-go-ni-k'), adj. Néolo- 
gisme. Qui est en antagonisme, en opposition. En 
définitive, on arme le travail contre le capital ; 
tant mieux, si ces deux puissances sont antago- 
niques; mais, si elles sont harmoniques, la lutte 
est le plus grand des maux qu'on puisse infliger à 
la société, FR. BASîiAT, (EuiT. conip/. Paris, 1873, 
t. II, p. 29. Des intérêts antagoniques concentrés 
en deux ou trois groupes hostiles et ayant pour 
porte-paroles, non des députés, mais des automa- 
tes, voilà le portrait exact du parlement comme 
on voudrait l'organiser, le Temps, 9 oct. (876, 
2* page, 5* col. 

ASTAGOMSME. Ajoulei : — REM. On a dit an- 
tagonie au xvi' siècle : Discours de l'antagonie du 
chien et du lièvre, ruses et propriétés d'iceux, 
l'un 3t bien assaillir, l'autre à se bien défendre, 
compose par maistre Jehan du Bec, abbé de Mor- 
temer, i.ioa. 

t ANTÉCÉDEXCE. Ajoutez : —REM. On dit qu'une 
planète se meut en antécédence lorsqu'elle parait 
aller vers l'occident contre l'ordre des signes. Le 
texte dit le contraire, parce que l'auteur de l'ar- 
ticle a oublié que l'ordre direct des figures du 
zodiaque est d'occident en orient. 

ANTÉCÉDENT. — REM. On dit antécédent à. Un 
acte antécédent à un autre. 

t ANTÉGRAMMATICAL, ALE (an-té-gra-mma- 
ti-kal, ka-l'), adj. Terme de linguistique. Qui a 
précédé l'époque de la grammaire. Le mot indo- 
européen est à tort employé par les linguistes en 
deux sens différent.?, et il désigne tour à tour deux 
périodes fort éloignées l'une de l'autre, suivant 
que nous l'appliquons à l'époque précédant immé- 
diatement la séparation des idiomes, ou aux temps 
antégrammaticaux, dkéal, Journ. des sav. oct. 

187S, p. 61.Î. 

t ANTÉlIISrORIQUE ( an-té-i-sto-ri-k' ) adj. 
Synonyme de préhistorique. 

t ANTfi.MORAr,, ALE (an-té-mo-ral, ra-l'), adj. 
Néologisme. Qui est avant la naissance de la mo- 
rale dans l'âme humaine. Môme avant l'âge oit la 
liberté leur [aux actions] imprime le sceau de la 
moralité, pourvu que, dans cette période en quel- 
que sorte antéraoralc de la vie, l'ime agisse déjà 
avec puis.sance et conformément au bien ou à l'or- 
dre, cil. LÉTÉQUE, la Science du beau, t. ii, p. 359, 
Paris, I8fii. 

LIICT. DE LA LANGUE FRiVNÇAISE. 



AiNT 

tANTEN.VAL, ALE (an-tè-nnal, mia-l') , adj. 
Qui a rapport aux antennes. || Langage anlcnnal, 
manière du communiquer entre eux que cer- 
tains entomologistes attribuent aux insectes, par 
lo moyen des antennes, u. pelletieh, Petit dict. 
d'entomologie, p. <7, Blois, <868. 

t ANTENOIS. Ajoutes : || 11 so dit aussi des che- 
vaux. L'espèce chevaline n'encombrait pas le 
champ de foire.... la plupart des bètcs exposées 
en vente et offrant quelque valeur pour l'avenir, 
consistaient dans vingt ou trente antenois amenés 
par des marchands des environs, l'Avranchin, 
21 mars (875. 

— HIST. xiv° s. Treize vint et huit que brebis, 
que moulons, que antenoises (I33c), vahin. Archi- 
ves admin. de la ville de Reims, t. ii, 2° part. p. 745. 

t ANTÉNUPTIAL. Ajoutes : — IIIST. xvf s. Et 
n'a telle veufve droicl aux héritages cottiers acquis 
constant leur mariage, n'est que par convention 
antenupliale fust autrement dispose, Coust. génér. 

t. II, p. 9M7. 

ANTÉKIORITÉ. Ajoutes :\\i° Cas antérieur, pré- 
cédent. Qu'aucune des prétendues antériorités si- 
gnalées par B.... et consorts n'est justifiée ; qu'il 
est, au contraire, démontré partons les documents 
de la cause que l'invention de M.... est nou- 
velle, Gas. des Trib. 4 et 5 juil. 4 87u. 

t ANTUIVERNER (an-t;-vèr-né), i>. a. Dans l'Au- 
nis, labourer, donner une façon, Gloss. aunisien, 
La Rochelle, <87o, p. 64. Anthiverner une vigne. 

— ÊTYM. Lat. ante, avant, et hibcrnus, d'hiver, 
t ANTUKACn'EUX, EUSE (an-tra-si-teù, teù-z'), 

adj. Qui a le caractère de l'anthracite. 

t ANTIIRAPLAVONE (an-tra-fla-vo-n'), s. f. 
Substance tinctoriale jaune tirée du charbon, 
Acad. des se. Compt.rend. t. lxxxii, p. 4395. 

— ETYM . 'Av6paÇ, charbon, et lat. flavus, jaune. 

t ANTHRAPUUPURINE(an-tra-pur-pu-ri-n'),s. f. 
Substance tinctoriale rouge, tirée du charbon, 
Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxii, p. (394. 

— ETV.M. "Av^paî; charbon, et purpurine. 

t AN'niROPOCENTRiyUE (an-tro-po-san-tri-k'), 
adj. Où l'homme est considéré comme centre des 
choses. L'erreur anthropocentrique : l'hommo mo- 
tif principal de la création ; tout a été fait pour lui, 
la terre pour le porter, le soleil pour éclairer ses 
jours, la lune pour éclairer ses nuits, lécuyer, la 
Philosophie positive, janv.-févr. 1876, p. 8i. Le 
point de vue anthropocentrique, p. janet, liev. 
philosophique, janv. 1876, p. 37. 

— ETYM. 'AvOpwïtoc, homme, et centre. 

t ANTHROPOLITUES. Ajoutez : Les anthropo- 
lithes de la Guadeloupe ont joui d'une certaine cé- 
lébrité au commencement de ce siècle.... lo Mu- 
séum d'histoire naturelle de Paris possède deux 
anthropolithes do la Guadeloupe, u. de parville, 
U févr. 1873, p. (089, 2" et 3" col. 

ANTUROPOLOGIE. || l» Ajoutes : || D'après Kant 
et les philosophes allemands, nom donné à toutes 
les sciences qui se rapportent à un point de vue 
quelconque de la nature humaine, à, l'âme comme 
au corps, à l'individu comme à l'espèce, aux faits 
historiques et aux phénomènes de conscience, aux 
règles ab.solues de la morale comme aux intérêts 
les plus matériels et les plus variables. L'anthro- 
pologie médicale et philosophique de Platner. 
L'anthropologie pragmatique de Kant. 

t ANTHROPOLOGiSTE (an-tro-po-lo-ji-st'), s. m. 
Celui qui s'occupe d'anthropologie. 

t ANTHROPOMÉTRIE. Ajoutez : || Mesure de la 
taille de l'homme, et, en général, mesure de ses 
différentes facultés. L'anthropométrie ou mesure 
des différentes facultés de l'homme, la loi de dé- 
veloppement de la taille humaine.... Journ. ojfic. 

23 févr. 1872, p. 1300, 3'" col. 

t ANTUROPOMORPHISTE (an-tro-po-mor-fi-sf), 
adj. Qui est relatif à l'anthropomorphisme, qui a 
une disposition particulière à donner à la divinité 
une forme humaine. La tournure ossentiellement 
anthropomorphiste du génie de la race indo-euro- 
péenne, FR. lenormant, Manuel d'hist. anc. t. ii, 
p. 290, 4« édit. 

t ANTIIROPONOMIE (an-tro-po-no-mic), s. (. Loi, 
règle de l'humanité. Leur examen (du certains 
phénomènes] peut servir aux progrès de l'antliropo- 
nomie, brillat-savaiiin, Phys. du goût, iléd. xix. 

— KTYM. "AvOpuTto:, homme, et vo|ioj, loi. 

ANTIIROPOPUAG*;. || !• Ajoutez : Il Fig. Ce pe- 
tit boudriUon [le duc de Saint-Simon] voulaitqu'on 
fit le procès à M. le duc du Maine, et le duc de 
Saint-Simon devait avoir sa grande maîtrise de 
l'artillerie; voyez un peu quel caractère odieux, 
injuste et anthropophage de ce petit dévot sans 



.\\T 



17 



génie, plein d'amour-propre et ne servant d'ailleurs 
aucunement à la guerre, Mém. du marquis d'Ar- 
yensun, l. i, p. 46. 

ANTHROPOPHAGIE. Ajoutes ■ — REM. VolUiiro 
a dit anlhropuphagcrio : Encore un mot sur l'an- 
Ihropophageric, Dict. phil. Anthropophages. C'csl 
un mol mal fait. 

t ANTHYLLIS (an-til-lis'), s. f. ïrèdo jauno 
des sables, salsnla fruticosa, L.; c'est un fourrage 
encore peu connu, UuH. Soc. cenir. d'agricuU. 
t. -X.XXVI, p. 608. 

— ETYM. 'AvfluXXiç, diminutif do âv6oc, fleur. 
ANTICHRÈSE. Ajoutes: Le nantissement d'une 

chose mobilière s'appelle gage; celui d'une chose 
immobilière s'appelle antichrèse, Code civ. arti- 
cle 2072. 

t ANTICHRÉSISTE (an-li-kré-zi-sf), s. m. Termo 
de droit. Celui qui possède une antichrèse. At- 
tendu que les créanciers hypothécaires qui, on 
celte qualité, n'ont aucun droit sur les revenus do 
l'immeuble hypothéqué jusqu'au jour de la sai- 
sie, ne sauraient considérer lanliclirésisle comme 
une sorte de séquestre responsable envers eux, 
Gas. des Trib. 13 oct. 1875, p. 986. 

t ANTICIVISME (an-ti'-si-vi-sm'), s. m. Di.sposi- 
tion anticivique. Quelques-uns de leurs chefs fa- 
més par leur anticivisme, habieuf. Pièces, i, 22. 

— ETYM. Voy. ANTiciviQUB, qui est au Diction- 
naire avec un exemple de Mirabeau. 

tANTlCLÉRICAL, ALE(an-ti-klé-ri-kal, ka-l'), adj. 
Qui est opposé au parti clérical. La pa.ssion anticlé- 
ricale, Journ. offic. 27 juin, 1876, p. 4560, 1™ col. 

t ANTICOMANIE (an-ti-ko-ma-nie), s. f. Manie 
des cho.ses antiques. Tout cela me parait aperçu 
avec les petites besicles de l'anticomanie, dideh. 
Œuvr. compl. I821, t. x, p. 69. 

t ANTICOMBUSTIRLE (an-ti-kon-hu-sti-bl'), adj. 
Qui s'oppose à la combustion. || Substantivement. 
Le sel marin lui-même est un anticomhustiblo suf- 
fisant [pour préserver les étoffes, etc.], Journ. 
offic. 8 mai 1876, p. 3148, 2« col. 

t ANTICONCORDATAIRE (an-ti-kon-kor-da-tè- 
r'), s. m. Nom donné à des catholiques, dits aussi 
petits chrétiens ou de la petile Église, qui n'ont 
pas reconnu le concordat do 1801, mais qui sont 
restés fidèles à l'Église, Journ. olJic. 25 juin 1873, 
p. 4169, 3" col. 

t ANTIDÉPERDITECR, TRICE (an-ti-dé-pèr-di- 
teur, tri-s'), adj. Qui s'oppose à la déperdition, en 
parlant des corps organisés. Quelques savants, le 
considérant [l'alcool] comme boisson, y ont vu un 
agent antidépcrditeur, un moyen d'épargne, des- 
JABDINS, Uapp. du 7 sept. 1872 o l'Assemblée na- 
tionale, n" 786, p. 13. 

— ÊTYM. Anti..., et un mot fictif dèperditcur, 
qui tient à déperdition. 

+ ANTIDOGMATJi,iL'E (an-ti-dogh-ma-ti k'), a<(>. 
Qui est opposé aux dogmes d'une théologie, d'une 
philosophie. 11 [le P. Hyacinthe] n'espère pas sa-, 
tisfaire les exigences d'un siècle antidogmatique, 
le Temps, 30 juin 1876, 2" page, 3" col. 

ANTIDOTE. Ajoutez: — HIST. xvi* s. Sçachons 
que c'est icy le principal antidote contre la peste, 
que la conversion et amendement do nos vies, paré, 
.XXII, 2. 

t ANTIDOTISME (an-ti-do-ti-sm'), s. m. Qualilâ 
d'antidote. Il ne faut pas confondre l'antagonisme 
[des poisons] avec l'antidotisrae : lo premier .se 
passe dans l'organisme, dans l'épaisseur même des 
tissus ; le second est une action purement chimi- 
que qui n'a guère lieu que dans le tube digestif, 
IIENNEGUY, Etude, des poisons, p. 158. 

t ANTIFERMENTESCIBLE (an-ti-fèr-man-tè-ssi- 
bl'), adj. Qui s'oppose à la fermentation. Un travail 
sur lespropriétésantifermentesciblesdu silicate do 
soude, u. DE parville, Journ. offic. fl nov. 1872, 
p. 6888, 2° col. Les propriétés antifermentescibles 
de l'acide sulfureux se retrouvent dans les sulfites 
alcalins et terreux, Acad. des se. Compt. rend. 

t. LXXXIII, p. 439. 

t ANTIFRICTION (an-ti-fri-ksion), s. f. Nom 
d'une espèce d'alliage, Journ. offic. il août 1870, 

p. 62H, 3" col. 

t ANTIINFAILLIBILISTE (an-ti-in-fa-lli-bi-li- 
st'), s. m. Celui qui «st opposé au dogme de l'in- 
faillibilité du pape, proclamé eu 1870. 

t ANTILIBÉRALISME (an-ti-li-bé-ra-lis-m'), s. m. 
Sentiment, esprit opposé au libéralisme. La foule 
[à Bologne] est allée crier sous les fenêtres de 
divers palais connus pour leur antilibéralismc, le 
Temps, 15 oct. 1876, 2» page, 1" col. 

t ANTILOGARITHME. Ajoutez : || 2° Aujour- 
d'hui, l'anlilogarithme d'un nombre a est un nom- 
SUPl'l, , — 3 



IS 



A^T 



bre b dont a est le logarithme. Dodron a publié le 
premier une table d'anlilogarithmcs, The Àntilo- 
garilhntic canon. 1712. 

t AXTILOGOCJIÈ.NES (an-ti-lo-gou-mè-n'), s. 
m. pi. Se dit, depuis Eusèbc, dans son Histoire de 
l'Église, des livres bibliques qui ont été contestés. 

ETYM. 'AvTi>oYO'Jsi.£vi gigXia, livres contre- 
dits, participe passif pluriel de àvtiîioïéu, contre- 
dire de àv-nXo^o:, contredisant, de àvii, contre, et 
Xiyw, dire. 

lANTlMlXlSTÊRIEL, ELLE (an-ti-mi-ni-sté-ri-él, 
è-l), adj. Terme de politique parlementaire. Qui 
n'est pas ministériel, qui s'oppose à la politique 
du ministère. 

t ASTIMO.NARCHIQUK. Ajoutes : — REM. Ce mot 
n'est pas tout à fait aussi néologique qu'on le croi- 
rait. Voyez cet exemple : Il nous souffle un vent 
philosophique de gouvernement libre et anli- 
monarchique, d'argenson, Mémoires, dans le jour- 
nal le Soir, 23 janv. 1873, 3' col. 

AVri.^IOXIAL. Ajoute: : || S* Lors du débat sur 
rantimoine, au ïvu* siècle, les antimoniaux, les 
partisans de l'antimoine. M. Merlct dit que ce sont 
les antimonioux de notre faculté [faculté de méde- 
cine] qui en ont payé l'impression [d'un pamphlet 
pour faire dépit à .M. Riolan et à moi-même), gui 
PATIN. Lelt. t. II, p. «37. 

t -X.NTIMOUAL, ALE (an-li-mo-ral, ra-l'), adj. 
Qui est opi'osé aux règles de la morale. Les doc- 
trines sociales et anlimorales, le National, 7 août 
1876, l™ page, 3' col. 

— SY.N. ANTiMORAL. IMMORAL. Ces deux mots ne 
sont pas tout à fait synonymes. Immoral exprime 
une violation de la morale, et indique quelque 
chose digne de flétrissure. Antimoral exprime une 
opposition à la morale reçue, et indique une ten- 
dance à l'écarter comme chose vieillie. 

t ASTIN0.ML4MSME (an-ti-no-mi-a-ni-sm'), s. 
m. Nom donné, dans l'iglise protestante, à la 
doctrine qui enseigne qu'il est resté dans l'homme 
assez de bonté morale pour saisir le bien par 
amour pour Jésus-Christ, sans la crainte de la loi 
et de l'enfer (berthoud). L'antinomianisme, qui a 
été l'une des faiblesses de notre réveil, alf.x. ti- 
NET, Liberté religieuse et questions ecclésiastiques. 

— ETYM. Le mot d'antinomianisme est devenu 
presque général chez les réformés de langue fran- 
çaise d'après aniinomien, et non pas d'après le 
mot latin qui aurait donné anlinomisme (.nitzsch, 
De anlinomismo Agricolx). Agricola, professeur à 
Wittcmberg et prédicateur à la cour de Berlin, est 
l'auteur de l'antinomianisme; mais il s'humilia 
volontairement devant les censures de Luther, qui 
l'accusait d'anéantir la loi morale (berthoud.) 

t ANTI-OBÊ.";iQUE (an-ti-0-bé-zi-k.'), adj. Qui 
s'oppose à l'obésité. Le régime anli-obésiquo est 
indiqué par la cause la plus commune et la plus 
active de l'obésité, bruxat-savarin, Physiol. du 
goàt, iléd. xxu. 

— f-TYM. Anti...., et obèse. 

t AXTIOPE (an-ti-o-p'), s. f. || 1» Dans la mytho- 
logie, nom de femme qui ne figure dans Homère 
que comme mère d'Amphion et de Zéthus. || 2° La 
90' planète télescopiqne, découverte par M. Lu- 
ther. 

t AXTIPODIQUE '(an-ti-pff-di-k'), adj. Qui a 
rapport aux antipodes. || Fig. Qui est opposé, con- 
traire. Pour l'histoire des peintres, où les gra- 
veurs curent à traduire Raphaël et Titien, Pous- 
sin et Velasquez, — des talents presque anlipodiques 
— quelle variété de travail ne faut-il pas'?... bur- 
GEB, Salons de isoi à )8C8, t. i, p. 82. Ce que 
Courbet représente dans l'école contemporaine, 
c'est un franc naturalisme, absolument antipodi- 
que aux manières prétentieuses et fausses des 
peintres récemment adoptés par un monde frivole, 
ID. ib. t. Il, p. 279. 

ANTIQUAIRE. Ajoutes : || 3' Recueil d'antiqui- 
tés. Quelques livres ont été publiés sous ce titre 
au ivii- siècle, notamment l'Antiquaire de la ville 
d'Alcnron, 1085, in-12. 

— REM. Antiquaire au sens de docte en antiqui- 
tés est plus ancien que les exemples no le feraient 
rroirc. C'est un homme docte et en réputation 
de grand antiquaire, cOR.f. Lexique, éd. Marly- 
Laveaux. 

ASTIQUE. Ajoutes ; || 8* S. f. Terme de lapi- 
daire. Pierre composée de plusieurs couches, 
comme le sont ordinairement les onyx, représen- 
tant un sujet quelconque exécuté par un graveur 
d'un talent incontestable, soit grec, italien, alle- 
mand, anglais ou frani;;iis, etc. cnBlTEN, Art du 
lapidaire, p. 2>(U. 



APH 

ANTIQUITÉ. Ajoutes :\\S' Il s'est dit pour vieil- 
lesse. Mon âge, mon antiquité, la simplicité de 
mes sentiments.... me donnaient cette confiance, 
Boss. Itelation sur le quiélisme. On se cache de ce- 
lui qui par son antiquité était à la tète, ID. Remar- 
que sur la réponse [de Fénelun] à la relation sur 
le quiétisme. Mon antiquité ne me permet plus d'en- 
tretenir la compagnie au delà de neuf heures, m"'be 
couLANGES, Lelt. à Urne de Grignan, 3 mars t704. 
Il Cet emploi a cessé d'être en usage. 

t AXTIRÉGLEMEXTAIRE (an-ti-ré-gle-man-tè- 
r'), adj. Qui est opposé au règlement. Je ne dois 
pas laisser pousser plus loin cet incident antiré- 
glementaire, Journ. offic. 30 juin (876, p. 4665, 
2' col. 

t ANTISOMNIFÈRE (an-ti-so-mni-fè-r'), adj. 
Qui combat les somnifères. || S. m. Antidote contre 
les somnifères. Le sultan, frappé de l'observation 
de Mirzoza, se précautionna d'un antisomnifère 
des plus violents, diderot, Bijoiu; indiscrets, u, (3. 

fAXTISYSTÈME (an-ti-si-stê-m'), s. m. Système 
financier opposé au système de Law, dit par excel- 
lence le Système. Il [BoisguillebertJ n'a pas même 
de système à lui, à une époque où tout le monde 
en confectionne, à la veille du jour où le Système 
et l'Autisyslème viendront à tour de rôle boule- 
verser la France, horn, ÏÉcon. polit, avant les 
physiocratcs, ch. iv. 

t ANTITOXNERRE. Ajoutes : J'ai un antitonnerre 
à Ferney dans mon jardin, volt. Lett. d'Argental, 
8 mars <775. 

t ANTOISER. — REM. Antoiser n'est sans doute 
qu'une ortliographo incorrecte pour entoiser, qui 
est dans le Dictionnaire. 

t ANTRCSTIONNAT (an-tru-sti-o-na), s. m. 
Qualité, fonction d'antrustion. Nous ne croyons 
pas qu'on doive assimiler l'antrustionnat à une in- 
stitution, FÉLIX ROCQUAiN, ks Germains en Gaule, 
/{eu. polit, et litlér. 27 mars )875. 

— ETVM. Voy. antrustions. 

ANXIÉTÉ. Ajoute:. — REM. Ce mot semblait 
étrange à Balzac, qui écrit le 25 février 1 624 (voy. 
p. 30 du t. I de l'édit. in-f" t665) -.Si, pour enten- 
dre une langue, il fallait en apprendre deux, et que 
l'anxiété, la décrépitude et les irritaments du dés- 
espoir me fussent des paroles familières. 

î ANXIEUX. Il Fig. Songez que nous chantions les 
fleurs et les amours Dans un âge plein d'ombre, 
au mortel bruit des armes, Pour des coeurs anxieux 
que ce bruit rendait sourds, sully-prudhomme, 
Aux poètes futurs, Rev. des Deux-Mondes, i" avr. 

1873, p. 735. 

t AOÛTAGE (a-ou-ta-j'), s. m. Le temps de la 
moisson. Ah ! quand reviendra l'aoùtage, Je reyer- 
rai mon beau village, a. de vigny. 

t APAPELARDIK. Ajoute: : — HIST. xiii" s. Li 
papelart le mont [monde] honissent ; Papelarts'a- 
papelardissent, Por estre abbé, evesque ou pape, 
GAUTIER DE coiNCY,ifi's(. de sainic Léocade, v. 15-13. 

f APATELAGE (a-pa-te-la-j'), s. m. Terme de 
jardinage usité dans le Nord. Application d'engrais 
liquide au pied de chaque plante, dans une rigole 
pratiquée autour de la racine. 

•f APÉRITEUR (a-pé-ri-teur), s. m. Mot dont le 
sens est expliqué dans cet exemple : Si.... le con- 
trat [d'assurance] estsouscrit par plusieurs sociétés, 
compagnies ou assureurs, le montant intégral de 
la taxe est perçu par le premier signataire, dési- 
gné sous le nom d'apériteur de la police. Décret 
du 25 nov. t87), tit. I", art. )", p. i, dans Journ. 

O/pC. 26 nov. t87), p. 4637, 2= COl. 

— ETYM. Lat. aperire, ouvrir. 

t APETISSE (a-pe-ti-s'), s. f. Terme de tricot. 
Synonyme de rapetisse (voy. ce mot, au Supplé- 
ment). 

APETISSEU. Il 2° V. n. Ajoutez : Pourquoi, tou- 
jours apetissant. De lune [un fromage] devient-il 
croissant? saint-amant, Œuv. t. i, p. tbs, édit. 
janet. 

f APHASIE (a-f:v-zie), s. /". Terme de médecine. 
Abolition du langage articulé malgré la persis- 
tance de la faculté d'expression, de la voix, de l'au- 
dition, des contractions volontiiircs des muscles du 
larynx et de la face. 

— ETYM. 'Açïiîiï, de à privatif, et oâii;, parole. 
t APHASIQUE (a-fa-zi-k'), adj. Qui est afl'octé 

d'aphasie. Beaucoup d'entre eux [les idiots de l)i- 
cétrc] sont aphasiques, c'est-à-dire ne peuvent par- 
ler, MAXIME DU CAMP, j[lev. dcs Deux-iIotides,i" nov. 

(872, p. M. 

t APUÉRÉSÉ, ÉE (a-fé-rè-zé, zée), adj. Terme 
de grammaire. Qui a subi une aphérèse. Les noms 
' propres comme Belin, Blin, etc. sont des formes 



APO 

aphérésées do noms tels que Lembelin et Robclin, 
H. G.viDOz, Rev. des cours litt. (872, p. 331. 

j- APHIS (a-fis'), s. m. Nom scientifique du pu- 
ceron. Les houblons ont été envahis par des my- 
riades de pucerons, et il est à craindre qu'en raison 
de l'état maladif des plantes, causé par le froid et 
la gelée, l'aphis ne vienne à s'étendre, cette peste, 
d'après ce qu'on assure, ayant déjà fait son appa- 
rition dans divers districts, Journ. offic. 3o mai 

t874, p. 3615, i' col. 

t APHTHONGIE (a-fton-jie), s. f. Perte de la fa- 
culté de produire des sons. 

— ETYM. 'A privatif, et tftàytoi, son. 

tAPICOLE(a-pi-ko-r), od). Qui a rapport à l'api- 
culture. Produits des abeilles bruis et appliqués ; 
ruches et autres appareils apicoles, Journ. offic. 

tS août (874, p. 5949, 2" Col. 

— ETYM. Lat. apis, abeille, et colère, cultiver. 

t APIÉGER (S'j (a-pié-jé ; pie prend un accent 
grave quand la syllabe est muette, excepté au futur 
et au conditionnel : il s'apiégera), v. réfl. Se dit, 
dans l'arrondissement de Bayeux, des oiseaux qui 
reviennent habituellement à un endroit. Une hi- 
rondelle s'est apiégée à ma fenêtre. 

— ETYM. À, et piège. 

APirOYER. Ajouta : — HIST. XV» S. Auxquelles 
paroles le duc se appiloya si que on luy veoit les 
larmes aux yeux, monsirel. Chron. t. m, f° it8, 
verso. 

t APLAIGN'EUR (a-plè-g»eur), s. m. Ouvrier qui 
aplaigne. 

t APLANÉTIQUE (a-pla-né-ti-k'), adj. Terme de 
géométrie. Surface aplanétique, surface qui li- 
mite un milieu réfringent, et telle que les rayons 
lumineux issus d'un même point vont rigoureu- 
sement concourir en un même foyer. || On trouve 
aussi aplanalique (ce qui est mauvais). Lister, en 
1830 [Philos, transactions, Londres, in-4°, p. 187), 
montra que, pour chaque lentille composée de flint 
et de crown, il n'y a que deux points, qu'il nomma 
points locaux aplanatiques, où disparait toute 
aberration quand on y place un objet. 

— ETV.M. 'AitXivriTo:, qui n'a pas d'aberration, do 
à privatif, et it/ivii, aberration. 

t APLATISSEUR. Aj ou(e: ; || 2° Aplatisseur de 
cornes, profession qui consiste à amollir, fendre et 
aplatir les cornes de buffle ; c'est un des métiers 
de Paris. 

APLOMB. Ajoutez : || 7° Terme d'équitation. Les 
aplombs d'un cheval, la juste répartition du poids 
du corps sur les quatre membres. 

— HIST. xifs. Li mur sunt haut et fort, de qua- 
riaus à pion mis, li Romans d'Alixandre, p. 6U3. 

t APOCALE (a-po-ka-I'), s. m. Sorte de squale. 
Le cûté réaliste de ce tableau poétique était dû à 
l'abominable odeur d'huile d'apocale, dont l'air 
était imprégné ; l'apocale est le requin des mers 
glaciales, on le prend avec des émérillons par des 
profondeurs de soo à 600 mètres, g. aragom. Un 
voyage en Islande, dans Rev. des' Deux-Mondes, 
{5 oct. IS75. 

APOCRYPHE. Aj'outejr ; — REM. Chapelle {Lettre 
III au duc de Nevers) a écrit apocrif : Mais c'est 
ici, comme ailleurs, grand dommage Qu'un si beau 
conte on répute apocrif. ■ 

— HIST. Ajoute: : xiu" s. Cil qui plain sont tout 
de tosique [poison], Adouc si dient qu'autentique 
Ne vrai ne sunt pas si miracle [de la sainte Vierge]; 
Pour mettre encontre aucun obstacle, Dient que 
tout sontapocrifc, Gautier de coinxy, les Miracles 
de la sainte Vierge, p. 176 (abbé poquet). 

jAPOCRYPHlTÉ (a-po-cri-fi-té), s. f. Qualité 
d'apocryphe, caractère apocryphe. Les divers par- 
tis, se démontrant réciproquement des contradic- 
tions, des invraisemblances, des apocrypbités.... 
VOLNEY, Ruines, xxi. 

APOGÉE. 113° Ajoute: .-C'étaient les fleurs de 
rhétorique de cet heureux siècle [xvi"].... le zé- 
nith de la vertu, le solstice de Tbonneur et l'apo- 
gée de la gloire, balz. Dissert. crit. 8. 

t APOLAIRE (a-po-lè-r'), adj. Terme didactique. 
Qui n'a pas de pôle. La moelle épinière a des cel- 
lules apolaires, unipolaires, bipolaires, multipo- 
laires. 

APOLLON. Ajoutes : || 2° Nom d'un papillon. 
L'apollon est facile à prendre; il vole surtout sur 
les croupes des escarpements, il se pose souvent 
dans les pierrailles, carteron, Premières chasses, 
Papillons et oiseaux, p. 61 , Hetzel, 1866. 

t 2. APOLLONIEN, lEXNE (a-BO-lo-nien, niè-n'), 
adj. Néologisme. Qui a un caractère, une appa- 
rence d'.\pollon. Raoul Spifame.... recommanda à 
Claude Vignet de voiler encore les ravons de sa 



APP 

face apolloniennc, gérabd de nehval, les lUumim's, 
Lévy, 1808, p. 15. 

f APOLLOMQUE (a-pol-lo-ni-k'), adj. Qui a rap- 
port à Apollon. Chacun de ces mythes, intelligible 
en lui-mc^me, devient embarrassant lorsqu'on veut 
les réunir tous dans une larye trame de tliéologie 
apolloniquc, Max. mûller, Essais de mijtliuloyie 
comparée, trad. par G. Pcrrot, p. <sa, Paris, 

1873. 

t APOLTROXNIR. Ajoutes : || 3° En général, 
rendre lâche, paresseux. Les délices do la Floride 
vous ont apollronni, malb. Lexique, éd. Lalannc. 

t APOPUO.ME (a-po-fonie), s. f. Terme de gram- 
maire. Changement, dit Ablaut en allemand, de la 
voyelle du radical d'un verbe à certains temps, par 
exemple en allemand singen, sang, et, dans l'ar.- 
cien français, trover, je truis. Apophonie ou tran-- 
formation du son des voyelles, chassang, Dict. grec, 
Préf. p. 32. 

— EïYM. 'A-'o, indiquant changement, et çiovii, 
voix. Cela est très-fréquent en grec : -pÉnw, êTça- 
■nov, Téxpoja. M. Bréal, qui a créé ce mot (Gramm. 
camp, de Bopp, trad. franc, t. I, p. 35 dans l'in- 
dex, Registre détaillé, p. 23), y est revenu et a dit 
qu'il vaudrait mieux rendre VAblaut par méta- 
phnnie. 

APOPLECTIQCE. Ajoute: : — HIST. xn' S. Les 
apoplectiques ne meurent sinon que par faute de 
respirer, paré, xsvm, 2. 

APOSTASIEK. — HIST. Ajoute: : xii» s. Les 
apostateiz espirs de la gloire du ciel, quides les tu 
estrc corporeiz u nient corporciz "? Li Dialnge 
Grégoire la Pape, <876, p. 233. ||xvi» s. Après 
avoir apostatizé, paradin, Chron. de Savoye, 
p. (95. 

APOSTÉ. Ajoute: : — REM. Corneille a dit 
aposté en parlant de choses. Je ne veux plus d'un 
cœur qu'un billet aposté Peut résoudre aussitôt à 
la déloyauté. Lexique, éd. Marty-Laveaux. Cor- 
neille, dès <644, en changeant tout ce passage de 
Uélite, a remplacé aposté par supposé. 

APOSTILLE. Ajoutez : — REM. Balzac faisait, 
comme Marol, apostille du masculin. Pourquoi ce 
très-officieux et très-obligeant laisse-t-il gronder 
contre moi à Rome? no pourrait-il pas prévenir 
toutes ces plaintes par un petit apostille? balzac, 
Lettr. inédites, CLiii, éd. Tamizey Larroque. 

t -iPOSTlLLEtlR (a-po-sti-lleur, U mouillées), 
s. m. Celui qui met une apostille. Ne se pourrait- 
il point que ce cher Ménage, qui n'aime pas fort 
le patelin [Voiture], vous aurait débité pour his- 
toire un de ses soupçons, aurait cru fait ce qu'il 
a jugé faisable, se serait imaginé que toutes les 
apostilles ne peuvent venir que du premier apo- 
stilleur? dalzac, Lett. inédites, cxxx, éd. Tamizey 
Larroque. 

t APOSTOLICITE. Ajoutez : \\ 2° Origine aposto- 
lique. Apostolicité de l'Église du Velay, par l'abbé 
Frugère. 

t APOSTOLISER (a-po-sto-li-zé), t>. n. Faire l'apô- 
tre, exercer l'apostolat. 

-^ HIST. xvi" s. Il eust trouvé que c'estoit non 
pas apostoliscr, mais aposta.sicr.... pasquier, Rech. 
us, ■13. 

t APOTïrÉOSER (a-po-té-6-zé), V. o. || 1» Mettre 
au rang des dieux, mettre dans le ciel. Si la mâ- 
choire pesante [son imprimeur) dont vous me par- 
lez opérait le miracle que vous voudriez, pourquoi 
ne serait-elle pas aussi apothéosée ou canonisée ? 
BALZAC, Lett. inédites, Lvi, édit. Tamizey Lar- 
roque. Il i' Fig. Accueillir comme une espèce de 
dieu. Qu'on examine avec quelle basse et univer- 
selle idolâtrie ce traître [Pichegru] était apothéose 
dans tous les cercles, dans tous les journaux, gé- 
néral KLINGLIN, t. I, p. 484. 

t APOTUÉOTIOUE (a-po-té-o-ti-k'), adj. Qui a rap- 
port à une apothéose. Platon, en tunique rouge, 
pose le pied sur une des marches do son trône 
.•ipothéotique [d'Homère, dans les peintures de 
liaudry pour l'Opéra], et Jason se dissimule der- 
rière le philosophe, E. bergeuat, Journ. ojjic. 

■2-2 sept. <874, p. 6054, 2' col. 

APOTHICAIRERIE. Ajoutes: — HIST. xiv* s. Un 
ciiffre de bois, couvert de cuivre, ferré et cloué 
ainsi qu'il appartient et fermant à clef, pour met- 
tre certaines apoticarries pour ladicle dame [ la 
reine] {(386), Nouv. recueil de comptes de l'argen- 
terie des rois, par Douët-d'Arcq, p. (So. Ijxvi's. 
Apoticaireries [les drogues et médicaments prépa- 
parés ou vendus par les apothicaires], mantellieb, 
tUn^saire, Paris, (809, p. 6. 

.\PPAUEIL. Ajoutez : — REM. Morceaux d'appa- 
reil, morceaux de musique, de littérature oit il y a 



APP 

de l'appareil, de la pompe. Outre que j'eus à faire 
plusieurs morceaux d'appareil et entre autres l'ou- 
verture, J. 1. Rouss. Confess. vn. On dirait aujour- 
d'hui morceaux d'apparat. 

APPAREM.MENT. — HIST. Ajoutes : xm« s. Et 
se descovri lors aparantment la rancune, Ilistor. oc- 
cident, des croisades, t. u, p. 348. 

APPARENT. Ajoutes : || S» Vraisemblable. Il n'est 
pas apparent [il n'y a pas d'apparence] que, ve- 
nant tous les mercredis au maiché, elle no se fût 
pas avisée de venir chez moi demander son dû, 
I. J. Rorss. Lett. à }Illc Ducliesne, <6 janv. ("03. 

APPARENTER. Ajoutez : || 3» Donner le titre de 
parent. Le feu roi [Louis XIV] n'apparentait per- 
sonne sans exception que Monsieur et M. le duc 
d'Orléans; il les appelait mon frère et mon neveu, 
ST-SIM. t. XVII, p. 446, édit. de (829. 

APP.iRIKR. Ajoutes : || 5' Fig. Mettre d'accord. 
Ce sont disparités qu'il n'est pas bien aisé d'ap- 
parier, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne. 

APPARITEITR. Ajoutez : — HIST. xiv» s. Coli- 
nès de S.-Hillier, apparitero de la court l'arcedia- 
cre de Reins ((348), varin, ylrcft. administr. de la 
ville de Reims, t. ii, 2" part. p. ((97. 

APPARTENIR. Ajoutes : \\ 8° S'appartenir, ne 
dépendre que de soi-même. Il s'appartient depuis 
qu'il a quitté les affaires. || Appartenir l'un à l'au- 
tre. M. de Valori conclut que les fragments du bi- 
ceps et du reste du bras [de la Vénus de Milo] 
s'appartiennent évidemment , l'Opin. nationale , 
25 juin 1875, 2" page, 4° col. 

APPAS. Ajoutes : \\ 3' Dans le langage familier, 
appas se dit particulièrement do la gorge et de la 
poitrine des femmes. 

APPÂTER. Il l» /IjOKlei ; Il Fig. Les vains amu- 
sements.... se représenteront encore en votre cœur, 
pour l'appâter et faire retourner de leur côté, 
SAINT FRANÇOIS DE SALES , iMrod. à la Vie dévote , 

IV, 2. 

t APPATRONNER. Ajoutes: || 2» Comparer à un 
patron, à un modèle. C'est aux dispositions de ce sé- 
natus-consulte qu'il faut appatronner la proposition 
pour en déterminer le caractère légal et l'iulluencc, 
DELANGLE, OU sénat, Joumal officiel, 4 sept. (869, 

p. ((82, 2" col. 

APPELÉ. Ajoutes : Il *• S. m. Terme d'adminis- 
tration militaire. Celui qui est désigné pour se 
rendre sous les drapeaux. Les substitutions de nu- 
méros sur la liste cantonale pourront avoir lieu, si 
celui qui se présente à la place de l'appelé est 
reconnu propre au service par le conseil de ré- 
vision, Loi du 2( mars (832 sur le recrutement, 
art. (8. 

APPELER, lit" /l;oit(e;: Il [saint Paul] montrera 
que, bien loin que les dignités soient capables de 
soustraire les hommes au jugement de Dieu, c'est 
cela même qui les y appelle et qui aggrave leur 
compte, SALBIN, Disc, de saint Paul à Félix et à 
Drusille. || 14° S'appeler, se donner un titre à soi- 
même. On n'eut égard aux sollicitations que pour 
exclure ceux qui étaient assez téméraires pour 
solliciter et s'appeler eux-mêmes, mass. Panéggr. 
saint Louis. 

— REM. Écrivez : appclé-je, et non appellé-je, 
par la même raison qui fait qu'on écrit appelai et 
non appellai. Cette remarque s'applique à tous les 
verbes en eler et en eter : jeté-je et non jclté-je. 

APPENDICE. —HIST. Ajoute: : xiu» s. Un tcne- 
ment avoeques tous les appendiches, si comme il 
se comporte et en lonc et en lé, Ribl. des chartes, 
(875, 3' et 4« livraisons, p. 2(4, (292. 

tAPPÉTENT, ENTE (a-ppé-tan, Un-V), adj. Qui 
a de l'appétence. || Par extension, qui a de la con- 
voitise. Celte race appétcnto et brutale, impie et 
superstitieuse, about, la Question romaine, por- 
trait d'Anlonelli. 

— ÊTV.M. Voy. APPÉTER. 

APPLAUOISSEUR. Ajoute: : — iiiST. xvi° s. 
Cestc opinion (de l'existence du purgaloirel, qui) 
de son temps [de saint Augustin), avoit desjà beau- 
coup d'applaudisseurs, le Bureau du concile de 
Trente, p. 262. 

fAPPLI (a-pli), s. m. Nom générique des objets 
qui servent à l'attelage des animaux de trait et de 
labourage, et à les attacher soit ensemble, soit 
dans les écuries, etc. Le feu a consumé en peu 
d'instants trois grands corps de bâtiments et tout 
ce qu'ils contenaient : mobiliers, récoltes, fourra- 
ges, applis d'agriculture, etc. Courrier de l'Ain., 
4 août (864. 

— ÉTVM. Lat. applex, ce qui s'applique (compa- 
rez aplet!. 

t APPLICATEUR (a-pli-ka-teur), s. m. Ouvrier 



.\PP 



49 



qui applique. Applicateur d'enduit contre l'oxj-da- 
tion. Applicateur d'autres métaux que l'or et l'ar- 
gent. Tarif des patentes, (868. 

APPLICVTION. Ajoutes: || 9' Brodericen applica- 
tion : on place une étoflo sur une autre, ordinai- 
rement do la mousseline sur du tulle, puis on fait 
un cordonnet serré avec du cuton lin autour d'un 
dessin quelconque en pressant les doux étoiles; 
ensuive on enlève la mousseline autour des fleurs, 
de façon que le dessin soit formé par la mousse- 
line tenue sur le tulle par le cordonnet, t^tlo bro- 
derie imite l'application d'Angleterre. || Applica- 
tion d'Angleterre ou pointd'Anglclerre, voy. point, 
n° 4. 

APPLIQUE. Ajoute: : \\ 2" Autrefois, jours d'ap- 
plique, appai-eils d'illumination. Ces belles nuits 
sans ombre avec lenrs jours d'applique, coun. Lexi- 
que, éd. Marty-Laveaux. || 3" Placjue de métal qu'où 
accroche au mur et qui porte des (lambeaux ; on 
dit aussi : bras. Ce commencement d'incendie, 
causé par une applique placée trop près d'un ri- 
deau de fond et dont un courant d'air agitait la 
flamme, a été éteint en moins d'une heure, Cas. 
des Trib. 2-3 nov. (870, p. (U09, 3" col. 

t APPLIQUEUSE (a-pli-keù-s'), s. f. Synonyme 
de striqueuse. 

APPOINTER. Il 1° Ajoutez : || Dans l'ancienne ju- 
risprudence, appointer un procès, d'après Fure- 
tière, décider qu'il sera jugé sur production de 
pièces et de mémoires sans plaidoiries orales. Un 
juge appointe un procès quand il veut favoriser 
une des parties, FUUETiiiRE. Il était question [dans 
un procès plaidé à Sarlat) de donner du pain, par 
provision, à des enfants qui n'eu avaient pas.... on 
appointa la cause, c'est-à-dire, en bonne chicane, 
qu'il fut ordonné à ces malheureux de jilaidcr à 
jeun, et les juges se levèrent gravement du tribu- 
nal pour aller dîner, fénelon, Lett. à Mme de La- 
val, (0 juin (S8(. 

t APPOiNTI, lE (a-poin-ti, tie), part, passé d'ap- 
pointir. Qui est rendu pointu, à quoi on a fait une 
pointe. On y remarquera ces aiguilles en bois do 
renne, finement appointies par un bout et percées 
à l'autre extrémité d'un trou ou chas, lahtet et 
CHRisTY, Acad. des se. Compt. rend, séance du 
21 mars (804. 

t APPOIN TIR (a-poin-tir), v. a. Rendre pointu, 
faire une pointe à un objet mousse. 

t APPOINTISSAGE (a-poin-ti-sa-j'), s. m. Opéra- 
tion par laquelle on rend pointues les épingles. 

APPORT. Ajoute: : ||5° Nom, dans l'Allier et le 
Nivernais, des fêtes ou assemblées locales, les Pri- 
mes d'honneur, Paris, (872, p. 247. X quelques 
jours de là eut lieu la fêle du bourg, qu'on nomme 
indin"éremment l'apport ou l'assemblée, th. bent- 
zoN, Rev. des Veux-ilondes, (5 juin (87c, p. 826. 

APPORTER Ajoute: : — REM. i. i. Rousseau 
s'est servi de ce mot au sens d'emporter : Je ne 
saurais dire e.xactement combien de temps je de- 
meurai à Lausanne ; je n'apportai pas de cette 
ville des souvenirs bien rappelants, Confess. iv. Cet 
emploi est mauvais. 

t APPORTEUR (a-por-teur),o(i;. Qui fournit uno 
part du capital dans une .société par actions. Les 
actionnaires apporteurs de 258 actions, Jug. du trib. 
de la Seine du 3 mars (865, cité dans le Répcrt. 
périodique de l'enregistrement, n° 2U95, cahier do 
juill. (805. 

t APPRfiBENDER. Ajoutes : Boispillé la con- 
duira [une lille de M. de Chevrcuse] et la ramè- 
nera aussitôt qu'elle aura pris l'habit et sera ap- 
préhendée, M'"" DE chevreuse , dans Richelieu , 
Leil. etc. t. VI, p. 248 (1038). 

APPRP.IIENSIP. Ajoutes : Piccolomini est puis- 
samment retranché, et si appréhensif en sa faihles.so 
qu'il ne permet à personne de voir son retranche- 
ment, RICUELIKU, Lett. etc. t. VI, p. 4 57 (1639). 

APPREHENSION. Ajoutes : || 4° Au propre, prise. 
La cupidité a bien d'antres formes moins ouverte- 
ment déhontées, et qui peuvent échapper aux ap- 
préhensions de la loi, mais infectées d'une pareille 
culpabilité morale, renouard, procureur général. 
Cas. des Trib. 4 nov. (874, p. 1066, (" col. 

APPRENDRE. — REM. ^Ij'oufcr; Il 5. L'emploi ar- 
chaïque d'apprendre au sens d'enseigner, avec le 
régime direct de la personne, a été imité par Bé- 
ranger : Vous que j'appris à pleurer sur la Franco, 
la lionne vieille. 

APPRENTISSAGE. — HIST. Ajoutez: xv's. Pour 
le droit d'apreutage, ilz seront tenus do paier.... la 
somme de dix sols [pour le métier de tonnelier à 
AbbevilleJ, Rec. des monum. inédits de Vliisl du 
tiers état, t. iv, p. 267. 



20 



A PU 



APPBÊT. Il 6* Ajoutes : Marchand d'apprêts pour 
les neurs artificielles, Tarif des patetUes, <858. 

t APPBFVOISECR (a-pri-Toi-zeur) , s. m. Celui 
qui appriToise. Vous voulez.... que je fasse telles 
ou semblables exclamations : 6 l'ami des siècles hé- 
roïques ! 6 le pire des faveurs et des courtoisies ! 
ô l'apprivoiseur dos lions et des lionnes! Balzac, 
Leit. inédites. u\. éd. Tamizey Larroque. 

t APPROCHABLK. Ajontei : — HIST. X'Nr s. De 
là est que le temple et le parc et verger de cest 
Eunostus est depuis demeuré inaccessible et non 
approchable aux femmes, asjyot, PliU. Quest. grec- 
ques. 4*. 

APPROCHE. Il 8* Terme d'imprimerie. Distance 
entre les lettres. Ajoutez : Lisez, si vos larmes de 
bibliophile ne vous troublent pas les yeux, lisez 
ce passage du rapport, p. 2"; voyez ce tirage, cette 
approche, col alignement, et dites si jamais texte 
a proteste plus glorieusement contre la catastro- 
phe dont on le menace, E. moi'ton, Rapp. au Min. 
de l'inslntct. publique, Journ. oflit. 25 nov. «874, 
p. 7799. 2* Cùl. 

t APPROCHEMEST. Ajoute! : Ce mot a été em- 
ployé par Malherbe : Ne vous imaginez pas que 
rapprochement de ma lin me fasse peur, Lexique. 
éd. L. Lalanue ; Je crois que cet approchemcnt 
[rapprochement] ne plaira guère à M. de Ven- 
dôme. l^. 

APPROCHER. Il 2* Ajoutes : Quelle douleur que 
nous passions notre vie si loin l'une de l'autre, 
quand notre amitié nous approche si tendrement ! 
sÉ»-. Leit. à sa fiUe, )7 mai me. 

t APPROCHEDR. Ajoutez : Pendant le flottage 
en trains, les flotteurs, approcheurs et compagnons 
de rivière emportent chacun n bûches.... ^irr. du 
J/i». de iinler. 28 mai (Sic. 

t APPROFONDISSEMENT. Ajoutez : || 3" Fig. Ac- 
tion de rabaisser. Ce leur fut [aux partisans des 
bitards de Louis XIV] une très-vive irritation de 
douleur par l'approfondissement où cette distinc- 
tion [en faveur du comte de Toulouse] plongeait 
le duc du -Maine, ST-s:si. t. xvn, p. <16, ancienne 
édit. Inusité. 

t APPROPRIECR (a-pro-pri-eur), s. m. Appro- 
prieur de chapeaux, celui qui met les chapeaux 
en forme pour le compte des chapeliers. Tarif des 
patentes, <85S. 

APPROVISIO>fXft, ÉE. Ajoutes : \\ i' Amassé 
pour approvisionnement. Vin qui est approvisionné 
par les particuliers, L. sat, Journ. offic. 4 mars 
4874, p. 1685, »' col. L'eau de Seine approvi- 
sionnée dans le bassin de Louveciennes et dans les 
réservoirs de la ville de Versailles, e. decaisne, 
Journ. offic. (6 mai (873, p. 3143, 1" col. Les ou- 
vrages exécutés, les matériaux approvisionnés ap- 
partiennent à l'Etat, Journ. offic. 31 janv. <875, 
p. 840, 3' col. 

APPCYER. Il l*.... Il Fig. ^;ouf«r ; Vous êtes trop 
distraits, vous autres gens du monde ; vous n'ap- 
puyez pas sur les plaisirs comme nous autres er- 
mites, BussY BABUTiN, UU. à Mme de Sévigné, 
(5 mai (670. US' Ajouter : || Appuyer la tête au 
mur, ou, simplement, appuyer, se dit du cheval 
qui se transporte parallèlement à lui-même en 
conservant une direction plus ou moins oblique. 
Il 8" .Ijoufei ."il Appuyer une poursuite, la faire 
vigoureusement. Les corvettes ta Pomone, la Baija- 
dére, la Victorieuse,... appuyèrent une si vigou- 
reuse poursuite aux pirates qu'en moins de dix- 
huit mois ils en eurent complètement purgé l'ar- 
chipel, JUBIEN DE LA GRAVIÈRE, ReV. dCS DeUX- 
Uondes, (5 févr. (874, p. 843 

APRES-MIDI. Ajoutes : \\ Au plur. D»s après- 
midi, sans s. 

i APRIORISME. (a-pri-o-ri-sm') , s. m. Terme 
de philosophie. Emploi des notions à priori. Dans 
le Contrat social il [J. J. Rousseau] emploie une 
méthode opposée: il y est spéculatif à priori et 
applique à cet apriorisme hypothétique la méthode 
géométrique, P. janet, Rev. des cours lia. («72, 
p. 3(0. La classification des sciences, telle qu'elle 
a été établie par Comte..., est la meilleure des 
pierres de touche pour reconnaître un positivisme 
de bon aloi cl le distinguer d'un positivisme à moi- 
tié métaphy.sique ; c'est le réactif le plus puissant 
pour déceler immédiatement l'apriorisme sous tou- 
tes ses formes et dans ses moindres vestiges, de 
ROBERT?, la Philosophie positive, aoùt-sept. (876, 

p. 2(9. 

\ APRIORISTIOtTE (a-pri-o-ri-sti-k'), adj. Terme 
do philosophie. Oui a le caractère de l'apriorisme. 
Celle cssenie et celte origine |de la théologie et 
de la mcitaphysiqucj sont également aprioristiques 



AUA 

ou subjectives chez toutes deux, E. de hoberty, 
la Philos, pos. juillet-août (874, p. 36. 

t APTÉRYX (a-pté-riks'), s. m. Nom d'un oi- 
seau dont l'espèce est éteinte. Des oiseaux du 
même type que ces oiseaux gigantesques, les ap- 
téryx de la Nouvelle-Zélande, par exception ré- 
duits aux proportions des gallinacés, sont égale- 
ment des coureurs, E. blanxiiard, Rev. des Deux- 
Mondes,*" août, (874, p. 587. 

— ETYM. 'A privatif, et ktéjsu?, aile. 

t .\PrRE (a-pu-r'), s. m. Acte qui apure, qui 
vérifie définitivement. Attendu que, faute de cet 
apure [l'affirmation sous serment d'un fait par le 
préfet], il y a doute sur la fausseté de la nouvelle 
publiée par..., Ordonnance d'un juge d'itistruclion, 
dans Journ. offic. 25 juin (876, p. 4600, 2» col. 

t APY (a-pi), s. m. L'ache. L'apy était la cou- 
ronne des jeux isthmiques , rac. Lexique, éd. 
P. Mesnard. 

— ÊTYM. Lat. apium, ache. 

t AQUAFORTISTE ( a-koua-for-ti-st' ) , s. m. 
Artiste qui grave à l'eau-forte. L'œuvre des .iqua- 
forlistes se poursuit malgré la mort du regretté 
,M. Cadart, Journ. offic. 29 mai (875, p. 3823. 

— ÊTY.M. Ital. acquafnrte, eau-forte. 

t AOrAPU>XTCRER (a-koua-pon-ktu-ré), v.a. 
Terme de médecine. Se dit d'un mode de révulsion 
dans lequel on fait à la peau une piqûre capil- 
laire permettant d'introduire, à l'aide d'un ajutage 
filiforme, une petite quantité d'eau; ce moyen est 
employé contre les douleurs. 

— Etvm. Lat. aqua, eau, et punctura, pi- 
qûre. 

t AQ0ARI0SI. Ajoutes: — REM. On trouve quel- 
quefois au pluriel aquaria : Les aquaria sont une 
des nécessités de notre époque, Jourw. offic. (5 dée. 
(874, p. 8309, 3° col. Il vaut mieux dire au pluriel 
des aquariums. 

t AQUE(a-k'), s. f. Terme provincial de pêche qui 
se dit sur les côtes de la Seine-Inférieure. Amorce 
pour les hameçons. 

— ËTYM. Forme normande de otcAe(voy. ce mot 
au Dict.) 

t AQCICOLE (a-kui-ko-l'), adj. Qui se rapporte à 
l'aquiculture. La Société d'acclimatation, qui ac- 
corde dans ses travaux une large part à l'industrie 
aquicole, attend en c£ moment d'.\mérique un en- 
voi d'œufs de sabno fontinalis,... Journ. offic. 

25 nov. (874 , p. 7795, 3' COl. 

t AQCICCLTEUR (a-kui-kul-teur) , s. m. Celui 
qui s'occupe d'aquiculture. 

t AQUICULTURE (a-kui-kul-tu-r'), s. f. Aména- 
gement d»s eaux pour la production du poisson. 
Traité de pisciculture pratique et d'aquiculture 
en France et dans les pays voisins, par M. bouchon- 
brandely. Partout sont créées ou se fondent des so- 
ciétés d'aquiculture sur le modèle de nos sociétés 
d'agriculture, G. bouchon -bbandely. Rapport, 

Journ. offic. 25 OCt. (874, p. 7(96, 2' col pour 

se faire une idée des ressources que l'aquiculture 
maritime pourra offrir un jour à l'alimentation pu- 
blique, Journ. offic. 28 sept. (874, p. 6750, ('" col. 

— SVN. AQUICULTURE, PISCICULTURE. On entend 
spécialement par pisciculture l'élevage artificiel de 
l'alevin, et par aquiculture l'empoissonnement des 
eaux. 

— ÊTYM. Lat. aqua, eau, et cuUura, culture. 
AQUILIX. Ajoutes : — HEM. Dans la comédie 

des Académiciens de Saint-Évremond, acte ii, 
se. (, Chapelain dit, à propos d'une ode qu'il re- 
voit et où il a placé le mot aquilin : Aquilin ne 
vient pas fort souvent en usage ; Mais il convient 
au nez du plus parfait visage. Dans la (" éd. (de 
(650), le second vers porte : Mais c'est un mot de 
l'art pour faire un beau visage. 

t AQUOSITÉ. Ajoutes : — HIST. xvi" S. L'aiguo- 
sité que vous nommez urine, rab. Pant. m, 4. 

ARABE. Ajoutes :\\i° On dit d'un cheval qu'il a 
de l'arabe, lorsque sa conformation se rapproche 
de celle du cheval arabe. 

t ARABKTTE (a-ra-bè-f), s. f. Plante crucifère 
{arabis sagittata, dc.) dont les graines contiennent 
une grande quantité d'huile et dont toutes les par- 
ties jouissent de propriétés stimulantes. 

t ARACHI.NE (a-ra-chi-u'), s. f. Terme do chi- 
mie. Corps neutre extrait de l'araehide, et analo- 
gue à la stéarine. 

fARACHIQUE (a-ra-chi-k'), adj. Terme de chi- 
mie. Acide arachique, corps gras do l'huile d'ara- 
chide. 

ARAIGNÉE Ajoutes : || 10» Filet pour prendre 
les truites, autrement dit étave, caiiteron. Pre- 
mières chasses, Papillons et oiseaux, \i. k.'>, Hetzcl, 



ARH 

(866. Il 11» Les liens pour suspendre les hamacs. 
Articles de marine : pavillons sans couture, ha- 
macs d'une seule pièce compris les araignées, .4(»i. 
VidnIHoltin, (873, p. 2706, 3' col. || IS" Nom d'une 
espèce de voiture, Figaro, 5 mars IS70. || 13" Avoir 
une araignée dans le plafond, voy. plafond, n" 2. 
Il 14° Araignée ou araigne, espèce de crabe ainsi 
nommé parce qu'il ressemble à une araignée, 
maia sqninado. Glossaire aunisien, La Rochelle, 
IS7U, p. 64. 

t ARAIRE. — HIST. Ajoutes : xiv" s. Pour cinq 
chevaus ferrer, et pour croches, crampons et arere 
(1336), VARiN, Archives administr. dc la ville de 
lleims, t. u, 2" part. p. 7lfl. 

t ARALIE (a-ra-lie),s. (. Genre d'arbustes, voisin 
des lierres et des ombellifères. Aralic du Japon, ar- 
buste à feuillage toujours vert, iieuzé, la France 
agricole, carte n° 6. 

— ETYM. Aralia est le nom canadien sous lequel 
la première espèce de ces arbustes fut envoyée Je 
Québec à Fagon, directeur du Jardin du roi. 

t ARAMA'ÏSME (a-ra-ma-i-sm'), s. m. Ensemble, 
caractère des langues araméennes, c'est-à-dire du 
chaldéen et du syriaque. Dans son Histoire des 
langues sémitiques, M. Renan traita successive- 
ment de l'aramaïsme païen et de l'aramaïsme chré- 
tien , A. HovELACQUE, Linguistique , p. (67, Pa- 
ris, (876. 

■f ARAMÉEN. Ajoutes : \\ L'araméen, parlé jadis 
en Syrie, formait plusieurs dialectes : l'araméen 
biblique, dans lequel ont été composés, au vr siè- 
cle avant notre ère, quelques-uns des livres de la 
Bible ; l'araméen targumique, qu'on retrouve dans 
les targums ou paraphrases de la Bible qui remon- 
tent au commencement de notre ère, ru. lenor- 
MANT, Manuel d'hisl. anc. livre i, les temps pri- 
mitifs. 

— EtY'M. Aram, qui, avant d'être le nom do la 
Syrie, a été celui de la région monlagjieu.se qui 
se trouve dans le cours moyen de l'Euphrate. 

t ARAMON (a-ra-mon), s. m. Nom d'un plant 
de vigne. La vigne de M. L.... [à Celleueuvc, 
près de Montpellier] . plantée principalement en ara- 
mons et carignans (on dit aussi carignane; voy 
ce mot), Journ. ofjic. (7 août (873, p. 5431, 3' col. 
L'aramon est un cépage cultivé seulement dans le 
midi de la France ; synonyme : plant riche , aqué 
noir. 

— ETYM. Aramon, petite ville du midi de la 
France. 

fARAUCAN, ANE (a-rô-kan, ka-n'), adj. Qui 
appartient à l'Araucanie, pays de l'Amérique du 
Sud. IIL'araucan, la langue parlée en ce pays. 

t ARAUCARIA (a-rô-ka-ri-a) , s. m. Genre d'ar- 
bres verts de la famille des conifères. Les arauca- 
rias aux feuilles triangulaires et aux graines co- 
mestibles sont indigènes de l'Amérique méridionale, 
broillard, Rev. des Deux-Mondes, (5 avr. (S76, 
p. 910. 

■ — ÊTYM. Araucanos, nom chilien.de l'arbre. 

ARBALÈTE. || i-Ajoitreî ; || On distingue : d'ar- 
balète simple, qui se bande avec les bras ou avec 
le pied; 2° l'arbalète à pied de chèvre ou à pied de 
biche, dans laquelle l'arc est tendu à l'aide d'un 
levier terminé par une fourche qui embrasse la 
corde ; 3° l'arbalète à cric, où la tension est pro- 
duite par un petit cric qu'on fixe à l'arbrier au 
■ moment du besoin ; 4° l'arbalète à tour ou dc passot, 
bandée au moyen d'un tour ou d'une moulle que 
le soldat portait à .sa ceinture et fixait à l'arbrier 
quand il voulait tendre l'arc ; 6» les arbalètes à 
cranequin, à vindas, à signoUe, bandées avec des 
espèces de treuils. || Les arbalètes affectées à la 
chasse étaient: (° l'arbalète à jalet, semblable à 
l'arbalète simple, mais dont la corde est redoublée 
de manière à former, en son milieu, une sorte de 
poche pour recevoir le projectile, qui est une 
balle de plomb ou de terre glaise; 2° l'arbalète à 
baguette, dont l'arbrier porte une sorte de canon 
fendu, dans la fente duquel la corde peut glisser; 
pour tendre l'arc , on employait une baguette ou 
enrayoir qu'on introduisait dans le canon, et sur 
laquelle on appuyait avec force. 

t ARBITRAGISTE(ar-bi-tra-ji-st'),odj. || 1» Terme 
de bourse et de commerce. Qui est relatif aux 
opérations d'arbitrage. Syndicats arbitragistes. La 
spéculation arbitragiste. || 2° S. m. Terme de ban- 
que. Celui qui fait des arbitrages. Mécompte chez 
bon nombre d'arbitragistes qui avaient vendu leur 
3 p. 100 pour souscrire àl'empiunt, mais ([ui se 
sont trouvés avoir fait leur arbitrage dans des pro- 
portions trop étroites, la Semaine financière, 
24 juin et ("juillet (87(. 



ARC. 

ARBITRAIRE. Ajmiles : || 5' S. f. Terme de ma 
thématique. Une arbitraire, une quantité que l'on 
détermine. L'astronomie, qui est maintenant un 
grand problème de mécanique dont les élément 
du mouvement des astres, leurs ligures et leurs 
masse.s sont les arbitraires, seules données indis- 
pensables que cette science doive tirer des obser- 
vations, L\ PLACE, Expos. IV, Préface. 

ARBITRAL. Ajoutes : — IIIST. .xiV s. Par nos- 
tre sentence arbitrale (1306), vaiiin , J rc/iii'fs ad 
min. de la ville de Reims, l. ii, t" partie, p. us. Sa- 
chent luit que comme Philippes Noël ayt esté con- 
dampnez par sentence arbitrele à alcr , en non 
d'amende, à la mère ou cathedral église de la ville 
et cité de Toulouse la gaillarde (I37u)...., id. ib. 
p. 3:17. 

t ARniTRATlF,IVE(ar-bi-tra-tif,ti-v'), adj. Qui 
a le caractère de l'arbitrage. On ne croyait pas 
encore que l'autorité arbitrative put statuer sur 
le sort de chaque particulier individuellement, 
UALEsnEKHES, Remonir. au roi. 6 mai )775. 

ARBITREll. JjouICT ; Il 2* Arbitrer des person- 
nes, prononcer une sentence arbitrale entre elles. 
Oui pourrait oublier.... que vous (États de Hol- 
laudej avez plus d'une fois rétabli la liberté des 
mers, donné la paix à l'Europe, arbitré les rois ? 
MIRABEAU, Aux Balaves, sur le slathoudérat, p. 3. 

— HlST. Ajoutes : xiv s. Pour une amende, la- 
quelle lui fut arbitrée à viii livres tournois (1378), 
VARiN, Archives admin. de la ville de Reims, t. m, 
p. ia.t. 

t ARBOIS (ar-bol), s. m. Nom vulgaire du cytise 
des .\lpes, bâillon, Dict. de botan. p. 246. 

t .VRBORISTE. Ajoutez : — REM. Il est bien cer- 
tain que ariiorisfe a été pris pour herboriste, par 
une confusion regrettable ; l'exemple de La Fon- 
taine le montre. Mais rien ne prouve qu», dans le 
titre de Robin (arboriste du roi Louis XUl), arbo- 
ristc ait le sens d'herboriste; dans ce titre, arbo- 
riste a son sens propre de jardinier des arbres. 
Arboriste, dans le parler normand, signiiie encore 
aujourd'hui pépiniériste, delboulle, Otoss. de ta 
vallée d'Yêres, le Havre, 1876, p. 20. 

ARBRE. Ajoutes : || 14' Arbre de vent, nom popu- 
laire des cirrus, qui annoncent presque toujours 
un changement de temps, Journ. o;pc. 20 sept. 
<873, p. 5976, 2" col. i| Arbre des Machabées, 
même sens. M. Taine m'apprend qu'en France, 
depuis les Ardenncsjusqu'en Bourgogne, lespaysans 
donnent au même phénomène le nom d'arbre des 
.Machnbées, à cause des sept branches qu'ils lui 
attribuent.... F. baldry, les Mythes du feu et du 
breuvage céleste, dans Rev germanique, t. xiv, 
p. 376. 

— HIST. Ajoutes. Il XIV s. La terre porte herbes 
vers Et les lierbrcs de fruit couvers, macé, Traduc- 
tion de la Bible, P" ) , verso, 2' col. Une arbre bcs- 
tournée [un arbre planté les racines en haut et 
les branches en bas]. Revue critique, 5* année, 
2* série, p. 328 (dans un texte anglo-normand). 

.t ARBRlEIV(ar-bri-é), s. m. Fut en bois de l'ar- 
balète, qui porte une rainure destinée à recevoir 
et i diriger le trait. 

- tT\ il. Arbre, au sens de fût. 

t ARBUSCL'LE (ar-bu sku 1'), s. m. Petit arbre, 
CUviEB, Anal. comp. 27' leçon. 

t ARBI'STIF, IVE (ar-bu-stif, sti-v'), adj. Qui se 
raijportc aux arbustes. La nécessité de débarrasser 
les forêts de leur sous-étage arbustif, composé en 
général de bruyères, arbousiers, alatcrncs, téré- 
binthes, lentisques, cistes, h. fahé, Enquête lur 
les incendies de forêts, 1869, p. (8. La végétation 
arbustive ne tarde pas à se manifester de nouveau 
avec vigueur, m. ib. p. 23. Les houblonnières, les 
arbres à fruits de 'plcin vent, les pépinières et 
cultures arbuslives, Monit. univ. 20 août 1868, 
p. 1211, 6* col. 

ARC. — HEM. Ajoutes : || 2. Avoir plusieurs cor- 
des à son arc, est une expression figurée qui vient 
de ce que l'archer avait plusieurs cordes de re- 
change, de manière à remplacer facilement la 
corde montée en cas de rupture. 

ARCEAU. — HIST. Ajoutes : xn" s. Mais aies là 
à cel arciel. Là troverés vous un tombiel Oii il a 
[il y a] peint un chevalier, Perceval le Gallois, 

V. 22 64.'>. 

t ARCEXAN'T(ar-se-nan), s. m. Nom, en Bourgo- 
gne, d'un cépage dit aussi gamet commun, les 
Primes d'honneur, Paris, 1873, p. 378. 

— ETY.M. Arcenant, commune du canton de 
Nuits. 

ARC-EN-CIEL. /IjoiKor .- 1| 3' Fig. Le régiment 
de raic-en-ci»l, les laquais couverts de leurs li- 



ARC 

vrées de diverses couleurs. Une troupe de gens, du 
régiment de l'arc-en-cicl.... agaçaient le singo, 
CVHANO DE BERGERAC, Combat de Bergerac avec le 
iinge de Brioché, dans cii. nisard, l'arisianismes, 
p. 13. Il i' Espèce de poisson, que les naturalistes 
nomment colisa — la nidification du poisson arc- 
cuciel de l'Inde..., le poisson arc-en-ciel.,,, un 
des plus jolis poissons connus, h. de parville, 
Journ. ojfic. « déc. 1875, p. 10100, l"col. 

AUCIIAÏS.ME. Ajoutes : — RE.M. Ce mot appar- 
tient à Mercier, Néologie, t. i, p. 45 

ARCUAL. — HIST. Il XVI" s.' Ajoutes : Arcbelaix, 
areschaiis [fil d'archal], mantellier, Glossaire, Pa- 
ris, 1869, p. 6. 

1. ARCtlE. Ajoutes --WOn donne aussi le nom 
d'arche aux parties cintrées d'un viaduc, d'un 
aqueduc. || V. Hugo a donc eu raison d'appeler 
arche l'arc de triomphe de l'Étoile : Arche aujour- 
d'hui guerrière, un jour religieuse, Yoii intér. iv. 

t AKCIIÉISMK (ar-cbé-i-sm'), s. m. Uoctrino de 
l'archée, ou principe immatériel dilVérenl de l'âme 
intelligente. Uiflérentes transformations de ce na- 
turisme, qui fut l'origine du pneumatisnie avec 
Athénée, de l'arcbéisme avec Van Helmont, D' cor- 
lieu, Journ offic. 30 nov. 1874, p. 7882, 2«col. 

— ETY.M. Voy. archée 1. 

t ARCUELET. Ajoutes : — IIIST. xvi's. Lachar- 
reté d'arthelet [perche llcxiblej, milliers da pièces 
d'arcbelet, grosse de grands cercles à faire cuves, 
MANTELLiER, Glossairc, Paris, 1869, p. 6. 

t ARCHÉOGRAPUIE(ar-ké-o-gra-fie), s. f. Ac- 
tion de représenter, par la peinture ou la sculp- 
ture, des scènes antiques, bOhger, Salons de 18CI 
à 1868, t. u, p. 511. 

— ETYM. 'Ap/aioYpâço:, celui qui décrit les 
choses antiques, antiquaire, de op-/_oïoc, antique, 
et YpiçEiv, décrire. 

t ARCIIÉOGRAPIUQUE (ar-ké-o-gra-fi-k'), adj. 
Oui a rapport à l'archéographic. M. Aima Tadcma 
persiste dans ses fantaisies archéographiques, et, 
après nous avoir montré comment les Egyptiens 
s'amusaient.... il nous montre, cette année, com- 
ment on faisait la sieste en Grèce, bOrger, Salons 
de 1861 à 1868, t, II, p. 511. 

t ARCHÉOLITHIQUE (ar-ké-o-li-ti-k'), adj". Qui 
a rapport à la partie la plus ancienne de l'époque 
où l'homme préhistorique faisait usage de la pierre 
comme outil. 

— ÈTYM. 'Af/aU!;, ancien, et ).iOo;, pierre. 
ARCUER. Ajoute: : \] 5' A.\i féminin, archère. 

Istar l'archère, avec son arc , son carquois et ses 
llèches, la déesse guerrière d'Ascalon ou celle de 
Carthage, sont filles ou plutôt sœurs d'une antique 
déesse tellurique, qui, après avoir personnifié les 
forces génératrices de la terre, devint divinité lu- 
naire et planétaire, soury, le Temps. 21 août 1876, 

page, 6° col. 

ARCHET. Ajoutes : || 6" Branche à fruit conser- 
vée plus ou moins longue sur la vigne quand on 
la courbe en demi-cercle. On donne à ces longs 
sarments, suivant les localités, les noms de cuur- 
gée, vinée, pleyon, archet, asie, sautelle, llèehe, 
tiret, etc. dubreuil. Culture du vignoble, Paris, 
1863, p. 88. 

— REM. Ajoutez ; || 2. Ce que nous nommons ar- 
chet dans les instruments à cordes se disait arçon au 
XUl' siècle. Ouant s'oroison a dite et faite, Sa viele 
[il] asachiée et traite, L'arçon as cordes fait sentir. 
Et la viele retentir, gantier de coincy, les Mira- 
cles de la sainte Vierge, p. 315 (abbé Poquet). 

- HIST. Ajoute: : xii* s. Mais aies là à cel ar- 
ciel [arceau].... Lors fil] prent le brachet [petit 
bras], si s'en tome. De si [cijàl'arket [arceau] ne se- 
jorne, l'erceval le Gallois, v. 22 645. 

t ARCHIFAIT, AITE (ar-chi-fè, fè-t'), adj. Terme 
familier. Qui est absolument fait, fini. Quoi ! cela 
est fait, dit-elle? — Eh oui! répliquai-je. Madame, 
fait et archifait, st-sim. t. vm, p. 52, éd. Chéruel. 

— ÉTVM, Archi.... préfixe, et fait 'voy. auciii..., 
au Dictionnaire). 

t ARCIIIIX'TII. Ajoutes : Quant à la musique 
instrumentale [dans une iglise de Rome], elle 
était composée d'un orgue, d'un grand clavecin, 
d'une lyre, de deux ou trois violons et de deux 
archiluths, mangahs, Lett. sur la musique (1039), 
dans le journ. le Temps, 4 févr. I868. 

1 1. ARCIIIXE. Ajoute: : — UEM. Contrairement 
au Complément du Diclionnaire de l'Académie, 
l'Annuaire du Bureau des longitudes écrit ar- 
chinne; il évalue l'archinne russe à 0",71 119, et 
l'archinrte turc à 0'",75 774. 

t ARCIIIPATELIN (ar-chi-pa-le-lin), s. m. Mot 
forgé par la Fontaine. Celui qui est patelin au plus 



ARE 



21 



haut degré. C'étaient [le chat et le renard] deui 
vrais tartufs [sic], deux archipatelins la font. 
Fabl. IX, 14. 

t ARCIIITECTL'RISTE (ar-chi-tè-ktu-ri-st'), î. m. 
Peintre de vues de monumcnUs, En peintres do 
fruits, nous avons M, Kobin. avec ses Raisin.i, du 
musée de Belgique ; en marinisles, M. Clays, trois 
tableaux; un architecturiste, M. Van Moor, dont 
les trois Vues de Venise sont remarquées.... bOk- 
GER, Salons de I86( d I868, t. i, p. 217. 

t ARCIIIVAIRE (ar-chi-vé-r')' s. m. S'est dit des 
employés à la garde des archives. J'avais réglé que 
à l'égard des titres que le procureur du roi vou- 
drait produire en forme probante, tant dans la con- 
fection du papier terrier que dans les diverses 
instances de réunions, ils seraient signés des ar- 
chivaires et payés par le fermier, boislisle, Cor- 
respond. des contràl. généraux, 1687, p. 99. 

t ARCHIVER (ar-chi-vé), c'a. Néologisme. Re- 
cueillir, classer dans des archives. A l'époque oii 
la Guienne échappa à la domination des Anglais, 
ceux-ci emportèrent avec eux en Angleterre une 
foule de documents écrits qui furent dans la suite 
archivés dans une des salles de la fameuse Tour de 
Londres, le Temps, 27 janv. 1870, ;i» page, 5« col. 

t AKCOSOLIUM (ar-ko-so-li-om'), s. m. Terme 
d'antiquité chrétienne. Nom donné aux monuments 
arqués qui se rencontrent fréquemment dans les 
catacombes et, en général, dans tous les cimetiè- 
res chrétiens. 

— ÊTYM. Lat. arcosolium. de arcus, arc, et so- 
lium, châsse, reliquaire, sarcophage surmonté 
d'un arc. 

t ARCURE, Ajoute: : || 2° Terme d'artillerie. Dé- 
faut de fabrication des bouches à feu en fonte; 
c'est rinfiexion que peuvent présenter, les uns par 
rapport aux autres, les axes des difl'érentes parties 
de la surface extérieure. 

t ARDE (ar-d'), s. f. Petite digue de séparation 
entre les partènements. Enquête sur les sels, 1868, 

t. II, p. 509. 

t AUDEB (ar-dèb), s. m. Mesure de poids et de 
cajiacité en Egypte; d'après le grand ouvrage de 
la Commission de l'Institut de l'Egypte [llisl. nat. 
t. II, p. 14), la capacité en est do l»5 litres, devic, 
Dict. étym. 

— EiY.M. Arabe, ardeb. 

ARDÉLION. Ajoutes : Grands prometteurs de 
soins et de services, Ardélions sous le masque 
d'amis, Sachez do moi que les meilleurs offices 
Sont toujours ceux qu'on a le moins promis, J. B. 
Rouss. Lclt. â Racine, 12 jnill. 1739. 

ARDE.M.MENT. — HIST. Ajoute: : xii» s. .Si lu 
désires si ardanment.... ST bekn. p. 568. Li espous 
soi repunt [cache] canl l'om le quicrt, par ke [afin 
que] l'om le qneret plus ardanment quant i'oni 
nel at troveit, li Vialoge Grégoire lo pape, p. 321. 

ARDEUR, — HIST. Ajoute: : xn' s. Une ardor 
de droiture. Job, p. 445. || xiV s. Ajoutez : Le sain- 
glcr [à la cour du roi Noble] vil on escumcr D'ar- 
deur, de ce que il vcoiffel chose qui li desseoit, 
Dont il li sambla ce soit tors, 1. de condé, t. m, 
p. 78. Il XVI" s. Le douziesme jour, ils sentent 
parfois grande ardeur et ponction par tout le corps, 

PARÉ, XX, 10. 

ARDOISE. Ajoute: : \[ 4° Plaque d'ardoise sut 
laquelle on écrit avec un morceau d'ardoise taillé 
en crayon ; on s'en sert dans les écoles et dans le 
commerce. || B° Fig. Compte ouvert dans un res- 
taurant, chez un marchand, ainsi dit parce que le 
compte s'écrit sur une ardoi.se. L'aspirant était 
un ancien acteur.... on prétendait qu'il avait uns 
ardoise au café voisin, a. villemot, le Temps, 
feuilleton, 29 nov. 1808. || 6° Toile d'ardoise, toile 
grise enduite d'un vernis à l'huile dans lequel 
entre de l'ardoise moulue. Toile d'ardoise et ta- 
bleaux en toile d'ardoise... en vertu d'un aiTèté 
du conseil fédéral du 15 fév. 1876, la toile dite 
toile d'ardoise est assimilée à la toile cirée com- 
mune, non imprimée, pour emballage, Journ. ofl'ic. 
2 mai 1876, p. 3044, T" col. 

t AREIG.NOL. Ajoutes : — ÉTYM. Ce mot dé- 
rive très-probablement de l'ancien français araiyne, 
araignée, par assimilation du filet avec une toile 
d'araignée. 

t AKEIN (a-rin), s. m. Nom, dans les Alpes, de 
grandes chutes générales de neiges ou d'avalan- 
ches d'hiver, e. kambeht, Rev. des Deux-Mondes, 
15 nov. 1867, p. 379. 

t ARELNE (a-rè-n'), J. f. Terme d'exploitation 
houillère. Galerie d'écoulement ayant son orifice 
dans lo fond d'une vallée et pratiquée pour assé- 
cher les travaux des mines; elle constitue une pro- 



22 



ARG 



priété spéciale dans le pays de Liège. || Cens 
d'areine, redevance payée par l'exploitant au pro- 
priétaire de l'areine. 

— ETYM. AUem. Rinne, rigole, de rinnen, couler 
(grandcagnage). 

t ARÉ>'ER. Ajoutes : — ETYM. Mot fait comme 
érenfr des patois (voy. éreinler), de rem ; baisser 
eo forme de rein. 

ARÉSECX. Ajoulex : — REM. Il n'est pas aussi 
vieilli qu'il est dit dans le Dictionnaire. Épines 
maritimes, pins, sapins, mélèzes et autres plantes 
aréneuses conserralrices des dunes, Décret du U déc. 
4810, art. 6. 

+ AREMER (a-rc-nié) ou ARMER (ar-nié), i. m. 
Propriétaire d'une aroine. 

ARÉOMÈTRE. Jjou(<'î: — REM. Le premier texte 
oîi j'aie rencontré ce mot est le passage suivant de 
Musschcnbroek, Introd. ad phil.nal. 1762, §138» : 
Barjllion antiquorum, nuncareomclrum.vcl liygro- 
barôscopium , vel hygrometrum dictum , thurot. 

ARÊTE. Il 3* Ajoute: : || Voûte d'arête, voy. 
voCte, n* 4. 

t .-VRÉTHUSE (a-ré-tu-z'), s. f. La 95* planète 
lélescopique, découverte par M. Luther. 

— ETYM. 'ApÉOouo», nom d'une fontaine de Syra- 
cuse, dont la nymphe devint la muse de la poésie 
bucolique. 

ARETIER. Ajoute: ; |l 4* En taille des pierres, 
intersection plane de deux berceaux qui ont même 
plan de naissance et même montée. 

— REM. L'arêtier en charpente est mal défini : 
c'est une pièce de bois placée à l'intersection de 
deux combles de même hauteur formant un angle 
saillant. 

t ARG ALI. Ajoutes : — ETYJl. Persan, argali, 
DETic. Vict. élym. 

t ARGAX (ar-gan) ou ARGANE (ar-ga-n'), s. m. 
Végétal du Maroc et de l'Atlas (sidero.ri/(on spino- 
jurn, L.), famille des sapotées; les argans sont au 
nombre des arbres qui fournissent les bois de char- 
pente très-durs nommés bois de fer. Les forêts d'ai- 
gans qu'on traverse en voyageant dans l'Atlas font 
grand plaisir à rencontrer, tant à cause de la va- 
riété des bois dont elles sont plantées, que parce 
qu'elles reposent l'œil fatigué de la stérilité du 
reste du pays, lemprière (1"89), dans devic, Dicl. 
élym. 

— ETY'M. Arabe, ord;âncu argân. 

ARGENT. Il S" Ajoute: : || En avoir pour son ar- 
gent, payer bon marché une chose qui, en effet, 
n'a pas une grande valeur. Si on livre, en Angle- 
terre, des produits à bon marché, l'acheteur en a. 
comme on dit vulgairement, pour son argent, En- 
quête , Traité de eomm. avec l'Anglet. t. u, p. 4. 
Il 7* .\rbre d'argent, le prolea argenlea, du Cap de 
Bonne-Espérance, baiilon, Dict. de bot. p. 247. 
Il 8* Argent pris, sorte d'ivoire. L'ivoire qui vient 
d'Ambriz, de la rivière du Gabon et des postes si- 
tués au sud de l'Equateur est appelé argent gris; 
il conserve sa blancheur quand il est exposé à l'air, 
ce que ne font pas les autres ivoires.... c'est la 
qualité la plus recherchée.... Journ. offic. 23 juill. 

4875, p. 6758, 2' COl. 

t ARGENTAN (ar-jan-tan), s. m. Sorte d'alliage, 
dit à tort argenton. Ouvrages en nickel allié au 
cuivre ou au zinc (argentan) : ce nickel contri- 
bue, dans des proportions qui varient beaucoup, 
h former, avec le cuivre et le zinc, des alliages 
désignés dans le commerce sous les noms d'ar- 
gentan, melchior, maillechort, argent blanc, ar- 
gent d'Allemagne; l'argentan de belle qualité 
contient de 35 à lo parties de nickel, Tarif des 
douanes, 4 869, p. 4 39. 

f ARGt?rrANE (ar-jan-ta-n'), adj. /'.Olives ar- 
gentanes, sortes d'olives. 

I ARGENT.-VTION (ar-jan-U-sion), s. f. || !• Ac- 
tion d'argcnter. || 2" En anatomie, injection d'un 
corps ou d'un tissu avec du mercure, ce qui lui 
donne une apparence argentée. 

ARGE?<TIKR. Ajoute: : \\ 3" Terme de bourse. Ce- 
lui qui procure de l'argent aux spéculateurs. 
Comme je finissais d'ouir cette lamentation d'un 
argentier [un reporteur], paton, Journ. des Dé- 
bats, 8 mai 4 876, 4" page, 3* col. 114° Dans le lan- 
gage des socialistes, celui qui possède le capital, 
l'argent. Avant tout, il faut que l'exercice du tra- 
vail soit libre, c'cst-à-dirc que le travail soit orga- 
ni.sé de telle sorte, qu'il ne faille pas payer aux ar- 
gentiers et aux patrons ou maîtres cette liberté du 
travail que meltent à si haut prix les exploiteurs 
d'hommes, la Ruche populaire (4849), dans fh. bas- 
ilAT, Œucres compl. Paris, 4 873, t. Il, p. 24. 

i :;. AKGE.NTI.N, I.NE (ai-jan-tin, ti-n), adj. Qui 



ARI 

est relatif à la République Argentine ou de Rio 
de la Plata (Amérique du Sud). Les fonds égyptiens, 
argentins et péruviens, surtout les deux derniers, 
sont en hausse, la Semaine finane. 26 mars 4 870. 

t ARGILAII (ar-ji-la), s. f. La cigogne à sac, de 
Calcutta. L'argilah , que la science a baptisée du 
nom vulgaire de cigogne à sac... le public, frappé 
de la gravité de sa démarche et de l'air penseur de 
son crdne dénudé, lui a donné le nom plus pitto- 
resque de philosophe ou d'adjudant, Journ. o//ic. 
48 mars 4874, p. 2094, 2' col. 

t ARGILIÈRE (ar-ji-liè-r'), s. f. Endroit, terrain 
d'oit l'on tire l'argile, delboulle, Gloss. de la val- 
lée d'Yéres, Le Havre, 4876, p. ai. 

t ARGOIGXE (ar-goi-gn'), s. m. Nom, dans l'Au- 
nis, d'un champignon comestible (agaricus eryn- 
gii), Glossaire aunisien, p. 65. 

t ARGOL (ar-gol), s. m. Nom des fientes de 
bœufs, chevaux, chameaux, moutons, desséchées, 
avec lesquelles on fait du feu dans les steppes de 
la Tartarie et de la Mongolie. 

ARGCER. — HIST. XVI' s. Ajoute:: Une vieille 
saiche [sèche], aigre et arguant [grondante]. Les 
4 5 joyes de mariage, p. 86. 

— ETYM. Ajoute: : Le lat. arguerc, d'après Fr. 
Meunier, est pour ar-guere, équivalant à adguere, 
comme or-cessere pour ad-cessere; guère est le ra- 
dical sanscr. gu, crier; comparez yodu. 

ARGCMEXTER. — HlSl. Ajoute: : xw s. Lai 
[là] ot un Sarazin qui ot non Jacobé, De la loi 
Maonmont fut si argumantez [instruit]. Et si sont 
des esloilcs et dou cours de la mer, Floovant, 

Y. 739. 

ARGUS. Ajoute: :||4°Nom d'une famille assez 
nombreuse de papillons de jour, ainsi dits à cause 
de leurs ailes ocellées comme celles du paon. Ar- 
gus bleu, .\rgus vert. 

t ARGUT, UTE (ar-gu, gu-t"), adj. Latinisme. Qui 
est d'un esprit aigu. Je devins bientôt philosophe 
et théologien très-argut, mohellet, Mém. 1. 1, p. 6. 

— ETYM. Lat. argutus, bruyant, ûcre, ingé- 
nieux (voy. argutie). 

t AUGÙTIEUX, EL'SE (ar-gu-si-eû, eù-z'), adj. 
Qui a le caractère de l'argutie. Les lacets subtils 
de la dialectique argutieuse qu'avait tissée l'oisi- 
veté d'Athènes, villem.un. Génie de Pindare, xv. 

t ARGYNSE (ar-ji-n'), s. f. Espèce de papillon, 
CARTEHON, Premières chasses, Papillons et oiseaux, 
p. 62, Hetzel, isoc. 

t ARGYRIQUE (ar-ji-ri-k'), adj. Qui appartient 
au métal argent. Sels argyriques. L'intoxication 
argyrique, henneguy. Elude sur l'action des poi- 
sons, ji. 8!), Montpellier, 4875. 

— ETYM. 'ApYopo;, argent. 

t ARIANE (a-ri-a-n'), s. f. || 1° Terme de mytho- 
logie. Fille de Minos que Thésée enleva et qu'il 
abandonna ensuite. || 2"'Fig. Femme que son amant 
abandonne. C'est une Ariane abandonnée que l'on 
éconduit, l'administration ne se chargeant pas de 
retrouver les séducteurs fugitifs ou latitants , de 
MOLINARI, Journ. des Débats, 3 août 4 876, 3° page, 
4' col. Il 3° La 43' planète lélescopique, découverte 
par M. Pogson. || 4" Nom d'un papillon, autrement 
dit argus jaune, cahteron. Premières chasses, Pa- 
pillons et oiseaux, p. 45, Hetzel, 4 866. 

— ETYM. 'Apiiûv»], fille de Minos. 

t ARIANISAST (a-ri-a-ni-zan), s. m. Celui qui 
arianise, qui suit l'hérésie d'Arius. Ces prétendus 
arianisants, boss. 6' avertissement, 63. 

ARIDE Ajoute: : jj 3° Fig. Aride de, privé de. 
Quoiqu'elle [la duchesse du Maine] eût soutenu sa 
captivité avec courage, «t que, pour en supporter 
l'ennui, elle se fut prêtée à tous les amusements 
que pouvaient fournir des lieux si arides de plai- 
sirs, STAAI., Mém. t. n, p. 265. 

t ARIOSTIN (a-ri-o-slin), adj. m. forgé par Vol- 
taire pour désigner ce qui a le caractère du poëme 
do l'Arioste. J'aimerais mieux vous envoyer cette 
espèce d'histoire générale, que mon petit poème 
oriostin ; c'est un ouvrage plus honnête, volt. Lett. 
à Fromnnt, 43 juin 4756. 

ARISTOCRATIF.. || 1' Ajoute: : Le roi fit, le 
47 avril [1788], une réponse oii il prononça cette 
parole tristement célèbre : « La monarchie ne 
doit pas être une aristocratie de magistrats ; » ce 
fut d'une bouche royale que sortit, employée jiour 
la première fois dans un discours ofliciel, une qua- 
lification que le langage révolutionnaire allait 
s'approprier, merveilleux - duvig.naux , Disc, de 
rentrée à la cour impériale, dans Journ. offic. 

7 nov. 4869, p. 4436, 4' col. 

t ARISTOTÉf.lSER. Ajoute: : — IllST. xvi» s. 
Icellc, arislolelisant en la caboche à tort et à tra- 



AHM 

vers, veut que son advis soit reçu; ce qu'elle 
pense, elle veut que ce soit évangile, merun 

COCCAIE, t. I, p. 156. 

t ARITHMO.MËTRE (a-ri-tmo-mè-tr'), s. m. In- 
strument servant à compter. [Dans une écolo pri- 
maire belge] un baromètre.... un buulier-compteur 
et un arithmomètre, Journ. offic. 22 janv. 4S76, 

p. 648, 3' col. 

— ETYM. Xpi6|i6;, nombre, et [iiÉtpov, mesure. 
ARLEQUIN. Jjou(ei; Il 5° Sorte de bateau à une 

seule place, avec un aflùt à la proue, pour une 
lourde canardière. Ils s'adressèrent au sieur Char- 
les Thiéry, possesseur d'un petit batelet, le priant 
de le mettre à leur disposition pour traverser la 
rivière [la Saône, en face de Chitcnoy-en-BresseJ.... 
il les fit bien installer dans l'arlequin, leur recom- 
mandant par-dessus tout de ne faire aucun num- 
venient, Ga:. des Trib. 23 juill. 4871, p. 7ui, 
3' col. 

— REM. On trouve harlequin avec h aspirée. 
Tandis que l'autre s'évertue X faire ici le liarle- 
quin, SAINT-AMANT, Passage de Gibraltar. Mme de 
Sévigné mettait aussi une h qu'elle aspirait : On 
contait hier au soir.... que harlequin.... (éd. Ré- 
gnier, t. II, p. 323). 

t ARLINGUE (ar-lin-gh'), s. m. Voy. allingre, 
an Dictionnaire. Le bois de flottage qui s'échappe, 
retenu avec des perches et des pieux, est retiré 
par de nouveaux ateliers situés en dessous et 
qu'on appelle allingres ou arlingues, Mém. de la 
Soc. cenir. d'aijric. 1873, p. 260. 

t ARMAILLADE (ar-ma-lla-d'. Il mouillées), s. f. 
Terme de pêche. Sorte de filet fixe. Statistique des 
pèches maritimes, 4 874, p. 4 4 5. 

+ ARMAILLI (ar-ma-lli, M mouillées), s. m. Nom, 
dans la Suisse romande, du conducteur ou berger 
des troupeaux de vaches. Deux armaillis précé- 
daient la troupe [des contrebandiers] , porteurs 
l'un d'une cloche de bétail qu'il avait ordre d'agi- 
ter tant que les chemins seraient libres, le second 
d'un cornet à bouquin, qui devait, le cas échéant, 
avertir de la présence de l'ennemi, toubin, les 
Contrebandiers du Aoirmont, scène de la vie ju- 
rassienne. 

— REM. Armailli ouvre le premier couplet du 
ranz des vaches : Léz armaillis déi Colombette Dé 
bon matin se sont lèha Ha ! ha ! (les vachers des 
Colombettes [montagnes de la Gruyère, Fribourgj 
de bon matin se sont levés). 

— ETYM. Ane. franc, armaille ou aumaille (voy. 
aumaille); comparez ermaillé. 

ARME. Il 4' Ajoute: : Les trois armes, l'infante- 
rie, la cavalerie et l'artillerie. || Proverbe. Armes 
parlantes, toutes bonnes ou toutes méchantes. 

ARMÉE. — HIST. xiv s. Ajoute: : Hz le vou- 
loient servir [le roi d'Angleterre] à leurs propres 
despens, et ne vouloi«ut prendre nulz gages..., 
jusques à ce qu'ilz eussent paracompli l'anné-e, 
se tant leur armée duroit, i. le bel, Vrayes Chro- 
niques, t. i, p. 4 54. 

ARMEMENT. Il 2' A;'oufe; . H Armement de sû- 
reté, celui qui est réparti sur toute l'étendue de 
l'enceinte d'une place, pour la mettre à l'abri d'un 
coup de main. Il Armement de défense, celui qui 
est restreint aux points d'attaque et aux ouvrages 
qui peuvent diriger leurs feux contre les travaux 
de l'assicigeant. 

f ARMÉNIAQUE (ar-mé-ni-a-k'), s. în. Idiome 
aryen ou indo-européen dont se servaient les po- 
pulations de l'Arménie , au ix' et au vu' siècle 
avant notre ère, et dans lequel sont conçues les 
nombreuses inscriptions cunéiformes gravées sur 
les rochers voisins de la ville de Van. 

ARMET. Ajoute: : — REM. L'armel était parti- 
culièrement le casque des hommes d'armes de la 
fin du XV' siècle et de tout le xvi". L'armet se com- 
pose d'un timbre arrondi surmonté d'une crête 
plus ou moins saillante, de pièces mobiles pour 
protéger le visage, mézail, nasal, ventail, men- 
tonnière, et d'un gorgerin. 

ARMILLAIRE. Ajoute: : || Sphère armillaire, 
globe terrestre garni des armilles. 

ARMILLES. Il 2° Ajoute: : C'est le nom général 
des cercles qui représentent l'équateur, le méri- 
dien, les colures, l'horizon, l'écliplique, les tro- 
piques et les cercles polaires. 

ARMISTICE. Ajoute: ; || Armistice mobile, voy. 
mobile, n' 4. 

— REM. C'est une faute populaire assez com- 
mune de dire amnistie pour armistice. Il parait 
que le général Bonaparte faisait cette confusion. 
Voici du moins ce que le comte Miotde Meiito ra- 
conte en note au tome I", p. 90. de ses Mémoires, 



ARQ 

en parlant d'un armistice conclu par le gcnéral 
Bonaparte à Brescia lo B juin 1796 (I9 prairial 
an IV) : « Il se servit du mot amnistie, et fit dans 
toute la conversation presque toujours cette faute.» 

ARMlîRE. ^l;ou(e; ; || 6° Nom général donné aux 
projectiles d'une nature quelconque dont sont ar- 
mées les fusées de guerre. || 7* Sorte de mécanisme 
dans les métiers à tisser. Nous n'avons pas de mé- 
tiers à marche Jacquart ; seulement cinquante de 
nos métiers sont munis chacun d'une armure pour 
le mouvement des cartons, EnqiuHe, Traité de 
comm. avec VAngkt. t. ;ii, p. 218. r Les métiers 
à la Jacquart, qui donnentaux ouvriers un gain de 
3 à4 fr. par jour; i" ceux dits à l'armure, dont 
les ouvriers sont payés de 2 fr. 60 à 3 fr. &o par 
jour, l'b. p. 233. Il 8° Étoffe de soie ou de laine 
qui est façonnée avec une espèce do pointillé. Ses 
reps [de la Saxe], ses popelines, ses épinglines, 
ses armures, sont très-bien fabriqués, Journal of- 
ficiel, 21 avril 1876, p. 283 1, 2* col. Nous pou- 
vons indiquer encore, comme d'excellents pro- 
duits, les soieries unies, étoffes pour cols, armures 
et velours do la maison..., ib. (9 nov. 1872, 
p. 7H9, 3' col. 

ARMURIER. Ajoutes : || 2» Adj. L'industrie ar- 
murière, l'industrie qui fabrique des armes. L'in- 
dustrie armurière est solidement établie dans la 
province de Liège, Hev. britan. juin IS76, p. 550. 

j AROLLE (a-ro-l'), s. m. Nom romand, généra- 
lement employé dans le canton de Vaud et dans la 
Suisse française, du pinus cembro, L. Un vieil 
arolle cacochyme, Enfant perdu, qui sur l'abime 
lUend ses bras, eug. hambert, Poésies, p. 207, 
l'aris, 1874. 

t AROMPO (a-ron-po'), s. m. Nom, chez les 
Ashantis, Afrique occidentale, d'un Carnivore qui 
déterre et dévore les cadavres, Journ. o/Jic. 

27 sept. (873, p. 6088, 3* Col. 

t AROUTINÉ, ÊE (a-routi-né, née), adj Qui a 
pris la routine d'une chose. De vieux radoteurs 
comme moi, accoutumés à dormir sur le duvet des 
préjugés, aroutinés aux vieilles méthodes.... L. du 
P. Duchéne, 221* lettre, p. 4. 

ARPENT. Ajoutes : — REM. Cette ancienne me- 
sure de superficie valait à Paris 900 toises car- 
rées, ou 34 ares (9; on comptait aussi à Paris par 
arpents de 50 ares, ou grands arpents ; ces grands 
arpents sont ceux des Eaux et Forêts, qui valent 
un et demi ceux de Paris. 

t ARPESTEMENT (ar-pan-te-man) , s. m. Action 
d'arf enter; résultat de cette action. Cela m'a en- 
gagé d'ordonner l'arpentement, et d'envoyer des 
arpenteurs dans cette vallée (21 oct. (683), bois- 
LisLE, Corresp. des cotitrôl. gén. des finances, p. 4. 
Les répartiteurs pourront s'aider, dans cette opé- 
' ration, des cadastres et parcellaires, plans, arpen- 
toments, qu'ils se seront procurés. Loi du 3 fri- 
maire an VII, art. 43. || On dit plutôt arpentage. 

ARPENTER. — HIST. XIV* S. Et y a pluseurs 
bois qui oncques ne furent arpentez, et n'est mé- 
moire aucune que on en vendist oncques aucun 
d'iceulx (1381), VARiN, Archives administr. de la 
ville de Iteims, t. m, p. 0U3. 

ARQUEBUSE. Ajoute; : — REM. L'arquebuse à 
froc ou crochet date du milieu du quinzième siè- 
cle; elle est intermédiaire entre les armes porta- 
tives et les bouches à feu ; elle porte sur le canon 
un croc qui servait à la maintenir sur un ch.evalet 
au moment du tir; le feu était mis à l'aide d'une 
mèche. || L'arquebuse à mèche date du commence- 
ment du seizième siècle; elle est souvent désignée 
sous le simple nom d'arquebuse; elle est garnie 
d'un bassinet, dans lequel est la poudre d'amorce, 
d'un couvre-bassinet et d'un serpentin qui porte 
une mèche allumée, qu'un mécanisme particulier 
permet, à l'aide d'une détente, de faire tomber sur 
la poudre contenue dans le bassinet. || L'arque- 
buse à rouet, arquebuse garnie d'une platine à 
rouet (voy. pl.vtine). || L'arquebuse bulière, arque- 
buse à rouet employée pour lo tir à la cible, même 
après l'adoption du fusil i silex. 

— Etym. Ajoutes : D'après .M. Dozy, au mot ar- 
cabu:, le français arquebuse vient directement non 
pas do l'Mem. Uackenbûchse, mais de l'ancien fla- 
mand haeckbwjse (kilian, Elymologicum teulo- 
nicx lingux, i, 209, édit. van Hasselt). 

ARyUEUUSIER. Ajoutes :— Ti.E},l. L'Académie 
dit : Celui qui fabrique ou vend des armes à feu. 
Ce mot a vieilli dans le premier sens, mais s'em- 
ploie encore de concert avec armurier dans le se- 
cond. 

j- ARQUET. Ajoutes : \\ î° Dans le Puy-de-Dôme, 
branche à fruit conservée plus ou moins longue 



ARU 

sur la vigne, quand on la courbe en demi-cercle, 
les Primes d'honneur, f. 454 (voy. archet au Sup- 
plément. Il 3° Dans l'Aunis, piège pour les petits oi- 
seaux, formé d'une branche courbée en arc à l'aide 
d'une ficelle, Gloss. aunisien, p. 66. 

t ARRACUEMENT. Ajoutes : || 4° Terme de 
géométrie descriptive. L'intersection de deux sur- 
faces réglées présente un arrachement, quand 
chacune des deux surfaces a des génératrices qui 
n'ont aucun point commun avec l'autre ; chacune 
d'elles fait alors dans l'autre une entaille, un ar- 
rachement. 

t ARRACIIIS. Ajoutes : || 3' Terme do pépinié- 
riste. Plant arraché d'une pépinière pour être 
planté ailleurs. Quelques soins que nous prenions 
à ékiquctcr nos variétés, quelque scrupuleuse que 
soit l'attention qui préside à nos arrachis et à nos 
emballages. Prospectus d'un pépinidrifte, <867. 
Il Sur le marché aux fleurs, les arrachis sont les 
plantes vendues en bourriches, dont la racine est 
simplement enveloppée d'une motte de terre hu- 
mide, Journ. offic. 3i mai (875, p. 3869, 2' col. 

t ARRAISONNEMENT (a-rrè-zo-ne-man), s. 71». 
Terme du langage sanitaire. Examen soigneux 
d'un navire duquel on doute quant à la santé. 

— SYN. arraisonnement, reconnaissa>'CÈ. Dans 
le langage sanitaire d'autrefois, les mots reconnais- 
sance et arraisonnement des navires étaient consi- 
dérés comme synonymes.... Dans le langage adopté 
depuis lors [la conférence internationale de 1851], 
la reconnaissance proprement dite signifie une 
opération sommaire applicabls dans l'immense ma- 
jorité des cas qui se présentent, c'est-à-diro aux 
navires facilement reconnus comme exempts de 
suspicion ; tandis que l'arraisonnement suppose au 
moins des doutes, et, par conséquent, la nécessité 
d'un examen plus approfondi.... L'arraisonnement 
n'est donc, en définitive, qu'une reconnaissance 
renforcée, D' fauvel, Journ. o/Jlc. B mars (876, 
p. 1546, <'• col. 

ARRANGE.MENT. Ajoutes: — SYN. arrangement, 
permutation. En algèbre, ces termes ne sont pas 
exactement synonymes. Arrangement se dit quand 
on groupe les objets à arranger selon un nombre 
moindre que le nombre des objets : arrangements 
de six lettres deux à deux, trois à trois, cinq à 
cinq. Permutation se dit quand on groupe les ob- 
jets selon un nombre égal au nombre des objets : 
les six lettres ab c d e f rangées six à six. 

t ARRATEL (a-rra-tèl), s. m. Mesure de poids 
portugaise, valant 0^,4589. 

— ËïVM. Espagn. arrelde, arrale, arrel; do l'a- 
rabe ar-rall, une livre. 

ARRENTE.MENT. — HIST. Ajoute: : \m' s. Li 
eskievin arenterent.... là fu à cest arentement 
com eskievins.... (1236), Philippe mouskes. Chro- 
nique, t. m, Supplément, p. 25. 

t ARRESTOGRAPUE (a-rè-sto-gra-r), s. m. Sy- 
nonyme d'arrétiste. J'ai commencé par l'histoire 
du faux Martin Guerre, que l'un de nos arresto- 
graphesa renfermée dans l'espace de quelques li- 
gnes, GUYOTDE pitaval, t'ous. célcb. 1. 1, Préf. p. xvi. 

t AHRÊTABLE (a-rè-ta-bl'), adj. Qui peut être 
arrêté, détenu comme prisonnier. Marc de Fiennes, 
vicomte de Bruges, député des états d'Artois vers 
Son Altesse, ayant été arrêté au corps par un de 
ses créanciers, il fut jugé le il octobre <648 qu'il 
n'était pas arrêtablo pour ses dettes, Arrfts du 
grand conseil de Sa Majesté.... résidant en la ville 
de Malines, recueillis par M. Humayn, Lille, <773, 
p. t5 (Note de M. Du Bois, avocat à Gand). 

t ARRËTEMKNT (a-rè-te-man), s. m. Terme 
vieilli. Action d'arrêter, de mettre en prison. La 
nouvelle do l'arrêtement de M. de Vendûme, malh. 
Lexique, éd. L. Lalanne. 

ARRRter. Ajoutes : Il 13° Anciennement, arrê- 
ter un corps mort, le retenir aux fins de forcer les 
héritiers du défunt à payer certaine dette. Au mois 
de juin (617, le fait étant discuté en pleine assem- 
blée du Conseil, il fut dit que, nonobstant usage 
contraire,... les corps morts ne peuvent être arrêtés 
pour dettes; suivant ce, lo corps du comte d'Eg- 
mont, qui était détenu à Bruges par son bote pour 
les dépens de bouche du défunt, fut élargi avec or- 
donnance de le laisser suivre aux parents du dé- 
funt, nonobstant l'usage contraire de Bruges, Ar- 
rêts du grand conseil de Sa Majesté, résidant en 
la ville de Malines, recueillis par M. Humayn, 
Lille, 1773, p. (92. (Note communiquée par M. Du 
Bois, avocat à Gand.) 

— iriST. Il xvi° s. Ajoutes : Au devant de monsei- 
gneur le Daulpbin qui ne arloit point en ladite 
ville, MANTELLiER, Glossaire Paris, (son, p. 7. 



ARS 



23 



t ARRÊTEUR (a-rè-tcur), s. m. Celui qui ar- 
rête. Jupiter arrêteur {Jupiter stator), malu. Lexi- 
que, éd. L. Lalanne. 

t ARR&roiR. Au lieu de l'article , mettez : 
Petit tenon qui limite lo mouvement d'une pièco 
mobile. Arrêtoir de baionnetto, arrétoir do levier 
de pointage, etc. 

AURIIES. — REM. Arrhes a été fait du mascu- 
lin, SAUHiN, fin du Scrm.sur le désespoir de Judas. 

ARRIÈRE-BAN. — ÊTYM. Ajoute: : Aribannum 
dérive non do l'allem. Ileer, armée {Heer est un 
substantif allemand moderne, ancien haul-allem. 
/ler»), mais de on' ou hari qui en est l'équivalent et 
quiapparlientà la langue franque mérovingienne, 
d'arbois UK JUBAiNviLLE, Romania , u°2, p. I4i. 

ARItIÈRE-BEC. Ajoutes : || 2' Partie postérieure 
d'un bateau. 

t ARRIÈUE-COAMBRE (a-riê-re-chan-br), i. f. 
Chambre qui est derrière une autre. Ma sallej an- 
tichambre et arrière-chambre, Mém. de Bellièvre et 
Sillertj, p. 433. 

t ARRIÈRE-FERMIER (a-rié-re-fèr-mié), s. m. 
Celui qui tient une ferme d'un sous-fermier. Les 
fermiers, sous-fermiers et arrière-fermiers, Con^cii 
d'État, )0 avr. 1658. 

t ARRIÈRE-MOLAIRE (a-riê-re-mo-lê-r'), s. f. 
Molaire située en arrière des autres, gaudry, Acad. 
des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 4 H 4. 

ARRIÈRE-PE.NSÉE. ^;oM(ci : — HIST. XVI' s. De- 
puis il leur garda tousjours une arriere-penséo, 

LANOLE, Disc. p. 721. 

ARRIÉRER. — HIST. Ajoutes : xiif s. Lors dist 
à ccaus qui là estoient Cleomadès, pour riens qu'il 
voient. Ne se lievent; car ce seroit Grans périls se 
nus [nul] s'en Icvoit; Bien en porroient arriérer 
[mettre en arrière , empêcher] L'ouvrage dont il 
veut ouvrer, adenes , Cleomadès, v. t3B0B, publié 
par Van Hasselt, Bruxelles, 1865. 

t ARRIÈKE-RADIER, s. jn. Voy. RAniER. 

t ARRIÈRE-SF.NS. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Jo 
veois que cbascun se mutine si on luy cache lo 
fonds des affaires ausqucls on l'emploie, et si on 
luy en a desrobbé quelque arrière sens, mont. 
m, 212. 

ARRIVÉ. Il 1» Ajoutes : || Fig. Un homme arrivé, 
un homme qui est parvenu à la fortune, à la répu- 
tation, à un bon emploi. Trente ans plus tard, ar- 
rivé, glorieux, académicien, sénateur, ce sera tou- 
jours le même Sainte-Beuve, a. claveau, Journ. 
offic. 1" avr. 187B, p. 2398, 2» col. || 4° Ajoutes : 
Croire que c'est arrivé, s'imaginer si fortement 
une chose qu'on so persuade qu'elle a eu effecti- 
vement lieu. Ce qui faisait la force de Bouchardy, 
c'était son sérieux profond, sa conviction inébran- 
lable; il croyait que c'était arrivé, pour nous ser- 
vir de la formule moderne, th. Gautier, Journ. 
offic. feuilleton, 6 et 7 juin 1870. ||5° Terme do 
turf. L'arrivé, l'instant oii le cheval vainqueur 
atteint le poteau gagnant. 

ARRIVER. Ajoutes : || 9' Terme de turf. Se dit 
d'un cheval quand il atteint le poteau gagnant. Le 
vainqueur arrive premier ; le cheval qui suit im- 
médiatement arrive deuxième, etc. 

ARROBE. Ajoutes : — REM. La rapacité n'en est 
pas la même partout : à Cadix, l'arrobe contient 
(6 litres environ; en outre, l'arrobe d'huile n'est 
pas la même que celle de vin. 

ARROXDISSE.MENT. Ajoutes : j| 5> Arrondisse- 
ment de poids, méthode par laquelle on prend un 
poids rond au lieu du poids réel. Des entreprises 
do roulage.... pourraient.... faire lo groupage des 
marchandises et s'approprier ainsi lus bénéfices 
que les compagnies de chemins deferpeuvent réa- 
liser par suite des arrondissements do poids, cail- 

LAUX, Journ. offic. 3 déc. 1875, J). 9955, I" Col. 

ARSENAL. Il 1» Ajoutes : \\ Établi.ssement dans 
lequel on fabrique ou répare les affiits, les voi- 
tures, le matériel d'artillerie, dit, suivant lo cas, 
arsenal de construction ou de réparation. 

— f.TYM. Ajoutes: .M. Devic, Vict. étijm., fait 
remarquer que dans les formes où il y ador, lo 
radical arabe darse trouve, mais que, dans celles 
où dar manque, comme en français, on n'a 
affaire qu'à l'arabe as-sind'a, qui se dit très-bien 
d'un arsenal maritime, sans dar. 

t ARSIN. Ajoutes : || 2» Arsin, dans lo langage 
des coutumes de certaines communes du nord de 
la France (.Saint-Omer), usage d'après lequel, quand 
une personne étrangère à la commune, coupable 
d'avoir maltraité un bourgeois, négligeait de faire 
amende honorable à l'éclievinage, plusieur.s offi- 
ciers et sergents de ville se rendaient au domicile 
du contumace et procédaient à la destruction de 



24 ART 

ses propriités par le fer cl le feu, Revue critùnte, 

«6 sept. 4876. p. (89. 

t ARSOIILLE (ar-sou-ir U mouillées), s. f- 
Terme bas. Nom à Paris des mauvais sujets du plus 
bas étage. C'est une arsouille. 

t ARSOCILLER (ar-sou-llé, U mouillées), r. n. 
Se conduire en arsouille. Déjà j'en connais quel- 
ques-uns qui prétendent avoir arsouille (vous 
savez toute la valeur de ce terme) dans la révolu- 
tion, et sont tout prêts à se remettre à la besogne, 
pourvu que ce soit pour tuer les coquins de riches, 
d'accapareurs.... babœuf, Pi««, u, <06. 

I. ART. Il 6' Ajoute! : || Terme de l'université du 
moyen âge. Les sept arts, sorte d'enseignement 
cncvclopédique comprenant le trivium et le qua- 
drivium (voy. ces mois). || 8* Terme de pèche. Dans 
le quartier de Cotte , le grand art, la pèche de 
toutes les espèces pendant toute l'année ; le petit 
art, la pèche pendant la belle saison, Statistique 
des pèches maritimes, tsii, p. M 5. 

t ARTAB.4X. Ajouiei : — ETY.M. Fier comme Ar- 
taban vient du Cyrus de Mlle de Scudéry, dans 
lequel un personnage de ce nom se montre d'une 
fierté remarquable. 

t ARTÉ.MISE (ar-té-mi-z'), s. f. La 106' planète 
lélescopique, découverte par M. Walson. 

— ETïM. 'Apt£(ii(7ia, reine de Carie, célèbre 
par son amour pour son mari Mausole. 

ARTICHACD. — ETY.M. Ajoute: : L'étymologie 
de M. Pihan est fausse ; ardliichoki signifi»rait 
terre de l'épine, et non épine de la terre : ardlii- 
choki, arlichol, termes employés dans le Levant, 
sont des corruptions du mot européen. Le nom 
arabe de lartichaud est al-harchofonal-harchouf; 
de là déi-ivent l'espagn. alcachofa, alcarchofa, et 
le port, alc^ichofra. L'ital. articiocco, et le fran- 
çais artichaud paraissent être des alt»rations ullé- 
rieurcs de la forme espagnole. 

ARTICLE. Ajoutez : \\ 10* Bouhours prend article 
au sens de pronom personnel : Je dirai en latin 
deeipil et plaeet; en italien, inganna e piace; en 
espagnol , engaiia y agrada , parce que ces lan- 
gues omettent leurs aiticles: mais eu français je 
suis obligé de dire : il trompe et il plaît. Entre- 
liens d'ArisIe et d'Eugène, p. 4H, 3' édit. <67i. 
Il 11' Vaugelas l'emploie pour préposition : Pre- 
mièrement, voyons les articles devant les verbes ; 
ce que nous appelons ici articles, d'autres les ap- 
pellent prépositions, mais la dispute du nom ne 
fait rien à la chose, Remarques, p. 236, édit. 
ia-i'. iTot. 

t ARTICULAT (ar-li-ku-Ia), s. m. Terme de droit. 
Pièce dans laquelle on articule, on énonce par ar- 
ticles. M.... soutint pertinent et admissible un 
articulât de faits, de.squels il résultait que.... Gaz. 
des Trib. lo févr. 4876, p. 137, 4' col. 

IRTICULATIOX. Ajoute: : \\&' Terme de géolo- 
gie. Se dit des différences de configuration de la 
surface terrestre dans le plan vertical et le plan 
horizontal, dans le relief et la sinuosité des conti- 
nents. 

t ARTICULÉMEST (ar-ti-ku-lé-man), adv. D'une 
manière articulée, distincte. Il suffit que je veuille 
parler haut ou bas.... en un moment, je fais arti- 
culément et distinctement mille mouvements, dont 
je nai nulle connaissance distincte, Boss. Éiévat. 
sur mijst. IV, 9. 

ARTIFICIEL. Ajoute: : \\ Aujourd'hui, horizon ar- 
tificiel, surface réfléchissante pla«ée horizontale- 
ment, telle que la surface supérieure d'un bain de 
mercure, qui sert à déterminer la hauteur des as- 
tres au-dessus de l'horizon, à l'aide des instru- 
ments à réflexion. 

ARTIFICIER. Ajoute:: \\ 2° Désignation et grade 
des soldats d'artillerie qui sont spécialement char- 
gés de ce qui regarde les artifices de guerre. Un 
artificier, un sous-chef artificier, un chef artifi- 
cier. 

ARTIFICIEL'SEMENT. Ajoutez : || i' Avec une in- 
dustrie trompeuse. Des parois.... diversifiées de 
croûtes de marbre coupées en rond.... artificieuse- 
mcnt enduites en [façon de peinture, ualh. Lexi- 
que, éd. L. I^lanne. 

ARTIFICIEUX. Ajoute: :\\i' En un sens favo- 
rable, fait avec a't. Ce même juge équitable ne se 
lassera point de rendre justice à l'artificieuse et 
fine contcxture des tragédies de Racine , volt. 
Dicl. phil. Anciens et modernes (ce sens latin d'ar- 
tiftcieux se trouve à l'historique dans un exemple 
d'yVmbroise Paré). 

t ARTILLER (arti-llé, It mouillées), v. a. Mu- 
nir d'artillerie un vaisseau (terme vieilli). De ma 
part, je fais toutes diligences pour arliller les six 



ASC 

vaisseaux de Hollande.... Corresp. de CofliJi/. ni, 

84, B nov. (666. 

ARTISOX. — ETYSI. Ajoute: : M. Bugge {Roma- 
nm. juill.-oct. «875, p. 3So) a étudié ce mot. Le 
primitif est la forme ancienne arle ou artre (en 
proveuç. arda et arno). Suivant lui, arle repré- 
sente une forme larmitam équivalente au lat. tar- 
mitem (de tarmes, ver qui ronge le bois), lequel 
d'ailleurs a donné l'italien tanna. Mais comment 
expliquer l'aphérèse du (.' D'abord il pose que 
l'existence primitive d'un ( est prouvée dans le 
français par le bas-breton tartous, mite ou teigne : 
puis il cite comme exemples d'aphérèse d'un I 
dans le domaine roman : avan pour tavan, taon, 
patois de la Suisse romande ; asse, du lat. taxus ; 
tyrolien rofa, ital. troja, franc, (rui'e; à Modène et 
à Reggio, arnghér pour tarnghér, dn lai. inlerne- 
care. Cette argumentation rend prokible la dé- 
rivation que M. Bugge propose. Puis, comme le 
vocabulaire hébreu-français d'Oxford porte, selon 
la transcription de M. Bœhmer, artoizon, il se de- 
mande si artisan n'est pas pour arte-toison, la 
mile de la toison. Cela demeure une conjecture 
peu assurée. 

ARTISTE. Ajoute: : || 5° Artiste en cheveux, ce- 
lui qui exécute en cheveux des portraits, chiffres, 
paysages et autres objets, Taril des patentes, <85». 

— REM. Ajoute: : || 2. On trouve, par néologisme, 
artiste employé adjectivement, au sens d'artistique, 
qui est aussi un néologisme, mais plus usité. Le 
moindre éventail chinois est plus artiste que les 
cartons de notre fabrique occidentale, bOrger. 
Salons de <86i à 1868, l. ii, p. 448. ^r(is(e, adjec- 
tif, est plus conforme que artistique à l'adverbe 
artislement, qui, lui, n'est pas un néologisme. 

— niST. Ajoute: ; xv s. Comment le roi Charles 
estoit droit artiste et appris es sciences, et des 
beaulx maçonnages qu'il fist faire, christ, de pisan, 
Charles V, lu, ( l . 

ARUSPICE. Ajoute:: — HIST. xvi' s. Par arresl 
des aruspices, paré, xxv, 7. 

t ARYAQL'E (a-ri-a-k'), adj. Oui appartient au 
peuple, à la race dont on suppose l'existence 
comme souche des Aryens ou Indo-Européens ou 
tribus japhétiques et avant leur dispersion. Là 
[entre la mer Caspienne et les monts de l'Indou- 
Kousch] fut parlée, avant que les diverses tribus 
de Japhet se dispersassent, quand elles vivaient 
encore réunies, la langue première qui fut la 
souche de toutes les autres [langues aryennes] ; 
la science moderne l'appelle aryaque, et parvient 
à en reconstituer en partie les traits les plus es- 
sentiels, FH. lenormant. Manuel de l'hist. anc. 
t. I, p. <26, 4» ddd. 

t ARYBÀLLE (a-ri-ba-l'), s. m. Terme d'archéo- 
logie. Vase grec large à sa base, étroit vers le 
haut, ressemblant à une bourse serrée à son ou- 
verture, Journ. o//ic. 6 juill. 1875, p. soie, i" col. 

— ÉTYJl. 'Apùêa/o; OU àpuêiXXoi;, de âpùeiv, pui- 
ser. 

f ARZEGAYE (ar-ze-ghè), s. f. Lance ancienne- 
ment employée par la cavalerie ; elle était courte 
et ferrée par les deux bouts. 

— ÊTYM. Le même que sagaie , avec l'article 
préfixé. 

t ARZEL. — ÉTYJl. Espagn. et porlug. argel, 
de l'arabe ord;'eJ, qui qualifie un cheval marqué de 
blanc aux pieds de derrière, de ridjl, pied chez 
les quadrupèdes, devic, Dict. étym. 

t ASACRAMENTAIRE (a-sa-kra-man-té-r'), adj. 
Qui ne participe pas aux sacrements II [le P. Bri- 
sacier] les appelle [les religieuses de Port-Royal] 
des filles impénitentes, asacramentaires..., déses- 
pérées, et tout ce qu'il vous plaira, pasc. l'rov. xi. 

— ETY.M. Mot hybride, de à privatif, et lat. sa- 
eramentum, sacrement. 

f ASCE.VDAXCE. Ajoutes : || 3" Progrès, augmen- 
tation. Il n'est pas inutile d'examiner un instant 
l'ascendance de la prospérité publique, aciiille 
MERCIER, Le Projet de loi électorale et l'émigralion 
intérieure, Paris, 1875, p. 41. 

+ ASCEXSEUK (a-ssan-seur), s. m. Engin ser- 
vant à élever des fardeaux du fond d'une mine 
à la surface, du roz-de-chaussée à un étage supé- 
rieur, etc. Il U y a aussi des ascenseurs dans les 
hôtels et les maisons, pour monter les personnes 
aux étages supérieurs. || Adj Veut-on monter sur 
le plateau, un chemin de fer ascenseur, mii par la 
vapeur.... vous y transporte en deux minutes, 
Journ. offic. 8 nov. 1876, p. 8U48, 3' col. 

— ETYM. Voy. ASCENSION. 

t ASCESSIO.NNISTE (a-ssan-sio-ni-st'), s. m. Celui 
qui fait une ascension au sommet d'une montagne, 



AS1> 

JoHcii. de Genève, dans Journ. oHU. t> oct. 1872, 

p. 6312, 3» col. 

t ASIA (a-zia), s. f. La 67' planète lélescopique, 
découverte par M. Pogson. 

t 2. ASILE (a-zi-l'), s. m. Insecte do l'ordre des 
diptères. 

— ETYM. Lat. asilus. 

t .\S1N.\IRE (a-zi-nè-r'). adj. Qui appartient à 
l'âne. Il Meule asiuaire, meule tournée jiarun âne. 
Il vaudrait mieux qu'on lui mit au cou une meule 
asinaire, volt. Dict. philos. Enfer {c'csl le passage 
de l'Évangile : Bouum est ei magis si circumda- 
retur mola asinaria collo ejus, marc, ix, 4i). 

— ETYM. Lat. asinarius, de asinus, âne. 

f ASIXER (a-zi-né), v. n. Faire l'âne. Je crois 
que je prends quelques-unes des inclinations de la 
bête dont '.le lait me restaure : j'asinc à force, 
M"° ROLAND, Lett. à Dose, dans ste-beuve, Nouv. 
Lundis, t. vni, Mme Roland. 

t ASixiFIER (S') (a-zi-ni-fi-é), v. r. Terme de 
plaisanterie. Prendre du laitd'ânesse. Ma langueur 
dure, et je cherche une nourrice, afin de m'asini- 
fier comme l'année passée, balzac, Lett. inédites, 
cxxxix (éd. Tamizey Larroque). 

t ASIXIXE (a-zi-ni-n'), adj. f. Qui appartient à 
un âne. Après cela je vous demande.... si ce n'est 
pas [son imprimeur] un .^ne sous la figure d'un 
homme; je souffre cependant celle dureté asinine, 
BALZAC, Lett. inédites, cxxiv (éd. Tamizey Larro- 
que). 

— HlST. xvi* s. La muletaille s'engendre de 
bestes chevalines et asinines accouplées ensemble, 

0. DE SERRES, 310. 

— ÉTYM. Lat. asininus, de asinus, âne. 

t ASMODÉE. — ETYM. Au lieu de ce qui est dit, 
mettez : C'est un démon du mazdéisme, aeshma 
daeva, génie des voluptés charnelles, qui s'intro- 
duit sous le nom d'i4sHiodce dans le livre de Tobie, 
A. RÉVILLE, Rev. des Deux-Mondes, i" mars 4872, 
p. 135. 

t ASPE. Ajoutes : — HLST. xv« s. Toutes apportè- 
rent leurs quenoilles, lin, fuiseaux, estandars, 
happles, et toutes agoubilles servant à leur art, 
lesEvang. des Quenouilles, p. 13. 

ASPERGER. — HIST. Ajoutes : xii* s. Tierce fois 
le saigna [signa] li clers de sa main destre. Puis i 
jeta de l'oile, du saint cresme l'esperge, Mainet, 
Bomoni'o.juillet-oct. 1875, p. 330. Vos, fontaines- de 
larmes,... asperdeiz moi par plors , bonnardot. 
Texte lorrain, dans Romania, t. v, p. 297. 

ASPERGÉS. Ajoufe:: —HIST. xiv s. Pour avoir 
fait et forgié un eaubenoistier et espergès d'argent 
doré pour la chapelle du roy nostre sire (1386), 
Nouv. Rec. de comptes de l'argenterie des rois, 
par Douët-d'Arcq,p. 190. || xvi«s. Il prit l'aspergés 
et de l'eau bénite et nous en donna, bbant. M. de 
Bourbon. 

ASPÉRITÉ. — HIST. Ajoutes : xu' s. Les plaies 
des deleiz [délectations] devons nos.lcrdre [essuyer] 
par l'asperiteil de pénitence, U Dialoge Grégoire lo 
pape, 1876, p. 306. 

ASPEBSOIR. Ajoute: : — HIST. xiV s. Deux es- 
parjouers dorés à gicler eaue rose (I32S), Nouv. 
Ret. de comptes de l'argenterie des rois, par Douèl- 
d'Arcq, p. 63. 

t ASPHALTAGE (a-sfal-ta-j'), i. m. Travail par 
lequel on pave une rue avec l'asphalte , Journ. 

o/JiC. 8 févr. 1872, p. 395, 2' col. 

ASPHALTE, Ajoutes : || 2° Calcaire imprégné de 
bitume et employé au pavage, Journ. offic. 1 1 mars 

1872, p. 1735, 3" col. 

ASPHYXIER. Il S'asphyxier. Ajoutes : \\ Il se dit 
du feu s'éteignanl faute d'air. Enfermé ainsi , on 
peut espérer que le feu s'asphyxiera lui-même à 
la longue, Journ. offic. lo févr. 1876, p. II46, 
I" col. Il Ajoutes : Il Neutralement. Eprouver l'as- 
phyxie. A 7(100 mètres, son oreille droite était de- 
venue noire, il [Crocé-Spinelli] asphyxiait; l'oxy- 
gène fit disparaître ces symptômes redoutables, 
H. DE parville, Journ. offic. 22 avril 1875, p. 2918, 
I" col. 

t ASPHYXIQUE. ijoulei; L'insensibilité pro- 
duite [par le chloral injecté dans les veines] ne 
détermina aucun de ces phénomènes asphyxiques 
inquiétants qui s'observent si souvent à la suite 
du chloroforme, u. de parville, Journ. o/yic. 26 févr. 

1874, p. 1637, 3" COl. 

ASPIC. Ajoutes : Il Proverbe (usité en Vendée). 
Aspic d'eau n'est pas dangereux; dicton venant de 
ce que la couleuvre vipérine, dont les mœurs sont 
aquatiques cl que l'on confond souvent avec l'as- 
pic, n'est pas dangereuse. 

j ASPIOLE (a-spi-o I'), s. m. Fée, sylphe, génie. 



ASS 

Venez, boucs méchants, Psylles aux corps pri-los, 
Aspioles fri'les, Commo un Ilot de giilos, Konilro 
dans CCS champs, v. Htco, Odes el Ballades. Hnnde 
du sabbat. Balzac... grommelait dos injures à 
l'endroit de la vieille : strige, harpie, magicienne, 
empuse, larve, lamie , lémure, goule, psylle, as- 
piole, et tout ce que l'habitude des litanies de Ra- 
belais pouvait lui suggérer de termes bizarres, 
TH. GAtTiEB, Portraits conlemp. [Honoré de Bal- 
lac). 

t .\SPIRAXCE (a-spi-ran-s'), s. f. Néologisme. 
Qualité d'aspirant à une académie, à une fonction. 
....portait la compagnie à les dispenser, lorsqu'ils 
désiraient s'incorporer à r.\cadémie, des devoirs 
ordinaires de l'aspirance et do la réception.... 
DE UONTAIGLOX, Hist. de l'Acad. de peinture (.Mém. 
attribués à H. Testelin), t. il, p. ne. 

t .ISPIRATIK. /l;oii/eî .- || ï' Terme de mysti- 
que. Qui aspire à l'affection. Que l'oraison domi- 
nicale est entièrement aspirative , c'est-à-dire 
qu'elle appartient à l'affection, le p. laccmde, dans 
Boss. Inst. sur les El. d'orais. m, fS. 

ASHIKATIO.X. — HIST. j4/ou/eï ; || xvi* s. Nous 
disons sans apostrophe le haren, la haulteur.... et 
si ces mots se profèrent sans grande aspiration, la 
faulle est énorme, et. dolet, dans livkt, la Gramm. 
franr. p. 1 12. 

ASPlItKR. — HIST. Il XIV* s. Ajoute: : Et que 
maintenant n'osoient il [les plébéiens] non pas 
cnfore aspirer à avoir partie du consulat, ber- 
ciiEURE, f 87, verso. 

t ASSAGISSE.MENT. Ajoutei : — HIST. xvi' s. 
Outre ce que l'aflinemcnt des esprits n'en est pas 
l'assagissement, mont, it, 66. L'assagissenient ou 
amendement qui vient par lo chagrin, le desgousl 
et foiblesse, n'est pas vray ni consciencieux, char- 
ron. Sagesse, 11, 3. 

t ASSAILLEUK (a-ssa-lleur, U mouillées), s. m. 
Celui qui assaille. Assailleur ds moulins à vent, 
d'argens, Lettres juives. 

ASSAIMK. Ajoute: : — UE-M. Ce mot appartient 
à Mercier, Néologie, t. i, p. 52, assainir, assai- 
nissement. 

ASSAKI. — ÊTYM. Au lieu de l'étymologic don- 
née, lisez : La véritable orthographe est khasséki, 
mot arabe, avec une terminaison turque, qui n'a 
rien de commun avec l'arabe as-saky, échanson ; 
khasséki désigne, en général, toutes les personnes 
attachées au service particulier du sultan, et an- 
ciennement à celui des sultans mamelouks de 
l'Egypte. Ce titre se donne par excellence à la sul- 
tane favorite. 

t ASSASSINATEDR (a-sa-si-na-teur),s. m. Syno- 
nyme inusité d'assassin. Je prends l'affaire de votre 
ami l'assassinateur [en italique] pour la mettre 
dans mon livre de (7n3ra(i(ude,sÉv. 22 janvier I074. 

— HIST. xvi* s. Retraicte de voleurs, meurtriers 
et assassinaleurs, Sat. Mén. llar. ded'.iubray. 

ASSASSINER. Ajoute: : || B" Tenter, avec prémé- 
ditation, de donner la mort à quelqu'un, même 
lorsque le coup manque et que la personne as- 
saillie ne reçoit aucun mal. On assa.ssina Luc [le 
roi de Prusse Frédéric II], et on l'a manqué: on 
pr'^tend qu'on sera plus heureux une autre fois, 
VOLT. Lett. (1 d'Alembert, fév. (762. 

t ASSASSI.NEIIR, EUSE (a-sa-si-neur, neù-z'), s. 
m. et /". Synonyme inusité d'assassin. Un craignait 
tout pour -Moncrif [de la part de Mme de Bouillon, 
qu'il avait offensée] ; car cette princesse du quai 
des Théatins était empoisonneuse et assassin«use, 
d'argesson, Journ. et Mém. in-s*, )860, t. 11, p. 62. 

t ASSE (a-s'), s. m. Dans l'Aunis, nom d'un outil 
de tonnelier , e/oss. ounisicn, La Rochelle, 1 870, 
p. 70; c'est le même que l'assette (voy. ce mot 
au Dictionnaire). 

t ASSfiCIIER. Il ï» Ajoute: : || Il se dit aussi en 
dehors des termes de marine. Toutes les mares 
étaient asséchées, malh. Lexique, éd. Lalanne. 
Dans la province d'Oran, on trouve la célèbre sa- 
line d'Arzem, constituée par un lac asséchant en 
été,... Journ. offic. 2 mai (874, p. sum, t" col. 

ASSEMBLAGE. Ajoute: : \\ 5- Terme de point 
d'Alençon (dentelle réseau). Réunion de tous les 
morceaux en bande, pour en faire les coutures, 
dans la dentelle réseau. 

t ASSE.«BLE-NIIAGES (a-san-ble-nu-a-j'), s. m. 
Celui qui a.ssemble les nuages. L'auteur no con- 
clut pas; c'est la méthode des Allemands, ces as- 
semble-nuages do l'érudition, 11. hoiissaye, Journ. 
des Débals, n mars (876, 3° page, 3« col. 

— ÊTVM. C'est l'épilhèlc qu'llomèro applique à 
Jupiter. veçEÎiT.YspETa ZeO;. 

ASSEMBLEUR. Ajoute: :— HIST. XIV" S. Com- 
DICT. DR LA LANGUE FRANÇAISE. 



ASS 

pHator, assambleres, escallieh, Vocobufoire (ad'ri- 
franr. 3D9. 

t ÂSSENTEME.\T. Ajoute:: || 2- Il a été dit aussi 
pour assentiment. Signe d'asscntement, buff. Oi- 
seaux, les kakalois. 

ASSEOIR. .l;'(M((('ï : || 10' S'asseoir signifie, dans 
les cours judiciaires, sortir du parquet, dit ma- 
gistrature debout parce qu'il fonctionne debout 
el qu'il est amovible, pour se faire nommer juge 
ou conseiller, place inamovible et oii l'on fonc- 
tionne toujours assis. Quand un magistiat [du par- 
quet] a eu la précaution de s'asseoir, pour em- 
ployer une expression familière et techni(|ue, 
alors il est délinitivement acquis à la magistra- 
ture, Journ. olfic. 12 mai (872, p. 3169, 3» col. 
1; 11* Populairement et fig. Envoyer quelqu'un 
s'asseoir, l'écarter, le renverser. 

t ASSERTIVEMENT (a-sèr-li-ve-man), adt). Avec 
assertion, d'une manière asserlivc. Ces paroles 
étant prises assertivemcnt iraient à ruiner l'im- 
moiialité de l'âme, arnauld, Logiiiue. Parler as- 
scrlivement, desfontaines, Éloge de l'anlalon- 
Phœbus. 

t ASSE.SSORAL, ALE(a-sô-so-ral,ra-r), od;. Qui 
concerne l'assesseur et ses fonctions. Voy. asses- 
SORIAL au Dictionnaire. 

ASSEZ. Ajoutes : — KF.M. On trouve as.se: que 
avec le subjonctif du verbe suivant. Je ne serai 
jamais assez éloigné d'ici que, lor.sque vous y 
viendrez, nous ne puissions pas nous joindre, 
J. J. Rouss. Lett. à d'Ivernois, 3u mai (765. 

t ASSIBIL.VTION (a-ssi-bi-la-sion)', s. f. Terme 
de phonétique. Attribution d'un son tifllant à une 
lettre qui ne l'a pas d'ordinaire. L'assibilatlon du 
( dans action, Revue de linguistique, t. v, 4' fasci- 
cule, p. 4U9. Il Influence d'une sifflante sur une 
autre lettre pour la changer en sifflante. En bre- 
ton [(rcdi^, troisième] comme en sanscrit [(ridi/as^ 
le 1 du suffixe échappe i l'assibilatlon, d'ahdois 
DE JL'BAINVILLE, Uém. de la société de linguistiqu» 
de Paris, t. 11, p. 327. 

t ASSIBILER (a-ssi-bi-lé), v. a. Terme de pho- 
nétique. Donner le son sifflant de l's. || S'assibiler, 
i'. réfl. Prendre un ion sifflant. Le k qui s'assibil», 
havet. Revue critique, 7 mars (874, p. 146. 

— ËTYM. Lat. od, à, etsibilare, siffler. 
ASSIDU. Ajoutes : |j 5° Être assiilu à quelqu'un, 

résider assidûment auprès de lui. Mon oncle est 
au lit, je lui suis fort assidu, rac. Lexique, éd. 
P. Mesnard. 

ASSIDUITÉ. — HIST. Ajoutez : xii' s. Assiduité 
de lire soit à toi, bonnardot , Textt lorrain, dans 
Romaniaj t. v, p. 3H. 

ASSIDUMENT. — HIST. Ajoutes : xiV S. Jugitcr, 
assidueument, escallieb, Vocabulaire latin-franc. 
538 {assidueument représente assiduelment, assi- 
duel étant la forme ancienne d'assidu). 

t ASSIIÎGKUR (a-sié-jeur), s. m. Celui qui as- 
siège. 

— HIST. xvi* s. Demetrius l'assiegeur, bodin, 
ttép. I. 

ASSIETTE. — HIST. |1 XV' s. Ajoute: : Car tout 
premier il vous payera D'assiette [sur-lechamp] 
de ce qu'il vous doit, Hec. de farces, etc. p. I5». 

t ASSIMILANT, ANTE(a-ssi-mi-lan, lan-t'), od;. 
Terme de physiologie. Qui assimile, incorpore. 
L'action assimilante des plantes silicicoles, Acad. 
des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 212. 

t ASSI.MILATIF. — HIST. Ajoute: : xv s. La 
puissance végétative jamais ne repose avec ses 
filles nutritive, formative, assimilative et sensi- 
tive, AL. ciiAHT. Esp. ceuvr. p. 2Ho. 

ASSLMIL.VriON. Ajoute: : H*" Terme d'adminis- 
tration militaire. Correspondance de grande entre 
les offlciers quî commandent le soldat el les fonc- 
tionnaires qui ne le commandent pas. 

ASSIMILER. — HIST. Ajoute: : || xiv' s. Je vous 
mettrai en mon celier ; Puis penseray d'assemil- 
1er Si la besongne et tant feray Que jusqucs là 
t'envoyeray Aussi que pour querre du vin, Tliéd- 
tre franc, au moyen dge, Paris, I83U, p. 333. 

ASSISE. Ajoutez : || 6' Assise d'héritage, ou plus 
anciennement assise do la cour d'héritage, nom 
qui a remplacé à Jersey celui do chefs-plaids (voy. 
co mol au Supplément). 

ASSISTANCE. Ajoutez :\\i' L'assistance publi- 
que, l'ensemble de l'administration et des établis- 
sements qui viennent au secours des malades et 
des nécessiteux. 

t ASSOCIATIONIS,ME(a-sso-.sia-sio-ni-sm'), s, m. 
Terme de psychologie. Mot emprunté aux psycho- 
logues anglais, el désignant la théorie qui attri- 
bue la formation des idées les plus somplcxcs cl | 



AST 



25 



les plus abstraites à l'association, à partir des plus 
simples et des plus concrètes. 

t ASSOCIATIOMSTE (a-sso-si-a-sio-ni-sl'), adj. 
■Terme do psyihulogie. Qui appartient à l'associa- 
tionisme. L'écule associalionisic, gazelle. Préface, 
p. XVI, de sa traduction du livre do Bain Sur les 
sens et Cimcfliyciirc, Paris, (871. 

t ASSOMBUISSEMENï (a son-bri-sc-man), s. m. 
Action d'assombrir, étal de ce qui est assombri. 
L'assombrissemenl du soir, max mOller, Essaii 
sur la mythologie comparée, traduit par G. l'orrot, 
p. (29, Paris (873. 

tASSOMMElLLER(S')(a-so-mè-llé,i( mouillées), 
V. refl. Commencer à sommeiller. Quand les au- 
tres s'assommeillent, courir seuls dans lo si- 
lence de la nuit, M°" de gasi-arin. Voyages, llanda 
du Jura, les Prouesses de la bande du Jura, 
Paris, (805. 

ASSORTI, lE. Ajoute: : || 3" Terme juridique. 
Accompagné de, appuyé de. Que ces allégations..., 
ne sont assorties d'aucune justification,... Jug. du 
Trib. de comm. de Bordeaux du 4 avril (872, dans 
Gaz. des Trib. du 22 août (873, p. 8u7, (" col. 

t ASSORTISSEUR (a-sor-ti-seur) , s. m. Mar- 
chand de petits coupons d'étofles, ainsi nommé 
parce qu'on va chez lui pour assortir ou compléter 
des étoffes dont on n'a pas assez, Tarif des pa- 
tentes, 1858. 

ASSOURDI. Ajoute: : || 2'' Dont on a étouffé lo 
son. Cinq hommes masques manœuvrant une pe- 
tite embarcation dont les rames étaient assour- 
dies, Ga:. des Trib. (6 sep, (876, p. 9(7, 4« col. 

ASSOUVISSEMENT. || i' Ajoute: ; Ils abhorrent 
l'assouvissement comme l'ennemi et le destruc- 
teur du corps et de l'âme, rac. Lexique, éd. 
P. Me-snard. 

ASSUJETTISSE.MENT. Ajoutez : \] 3' Synonyme 
d'apprentissage, à Genève. Il est certain.... qu'au- 
cun maître ne m'eût reçu sans payer les frais d'un 
assujettissement, j. j. rouss. Lett. à son père, (730 
(sans autre date). 

t ASSURABLE (a-su-ra-bl'), adj. Qui peut étra 
assuré, admis à recevoir les avantages d'une com- 
pagnie d'assurances. Le nouveau client est-il re- 
connu assurable.... Rev. des Deux-Mondes, (" fév. 

(867, p. 069. 

t ASSYRIEN, ENNE (a-ssi-riin, riè-n'), adj. Qui 
appartient à l'Assyrie. Botta, Mémoire sur l'écri- 
ture cunéiforme assyrienne, (840. Oppert, Ëludca 
assyriennes, Paris, (86u. Menant, Exposé des élé- 
ments de la grammaire assyrienne, Paris, (8O8. 
Il L'a.s.syrien, langue de la famille sémitique qui 
était parlée à Babylone et à Ninive. 

t ASSVRIOLOGIE (a-ssi-ri-o-lo-jie), s. f. Étudo 
des choses relatives à l'Assyrie. Grâces à leurs ef- 
forts [do trois savants], en quelques années la 
science de l'assyriologie s'est trouvée fondée, et lo 
déchiflrement de l'antique système graphique do 
Ninive et de Babylone est devenu un fait acquis, 
FR. LENORMANT, Manuel del'Itist. anc. 1. 11, p. (06, 
4- édit. 

t ASSVRIOLOGUE (a-ssi-ri-0-Io-gh'), s. m. Celui 
qui s'occupe de l'histoire cl des antiquités do 
l'Assyrie. 

t ASrE (asf), s. f. Branche à fruit conservée 
plus ou moins longue sur la vigne, dite aussi cour- 
gée , vinée, pleyon , archet, sautclle, flèche, ti- 
ret, etc., DUBREUIL, Ci((/ure du vignoble, Paris, 

(863, p. 88. 

— ETV.M. Lat. hasla, lance (voy. iiaste (). 

ASTP.UISQUE. Ajoute: : || 3° Instrument liturgi- 
que chez les Grecs ; c'est une espèce d'étoile d'or 
ou d'un autre métal précieux, composée de deux 
tiges pliées en arc, croisées et surmontées d'une 
petite croix ; on place cet ustensile sur la patène 
pour couvrir les hosties et tenir le voile soulevé, 
de sorte qu'il ne touche pas l'eucharistie. 

t ASTÉRONYME (a-stéro-ni-in), s. m. Nom 
propre désigné par des étoiles. Les supercheries 
littéraires dévoilées; galeries des écrivains fran- 
çais qui se sont déguisés sous des anagrammes, 
des astéronymes.... Titre d'un ouvrage de ovéïwnu. 

— ETYM. 'A<n#.p, étoile, et ôio\li, ôvuiia, nom. 

t ASTUÉNOPIE (a-sté-no-pie), s. f. Vue bonne 
d'ailleurs, mais qui se trouble momentanément 
sous l'influence d'un travail minutieux et continu. 

— ETV.M. 'Alflivfii, faible, et û.)/, ail. 

t ASTIGMATE (a-sti-gma-f) ou ASTIGMATIQUE 
(a-sti-graa-ti-k'), odj. Qui est affecté d'astigma- 
tisme. Vue astigmate. Je suis a.stigmate. 

t ASriGMATIS.ME (a-sti-gma-ti-sm'), s. m. Lé- 
sion de la vue dans laquelle les rayons lumineux, 
partis d'un centre, ne se léuiiis.sent plus en un 
SIPPL. — i 



26 



ATII 



seul point, et sont affectés d'aberration monocliro- 
matique.: on le corrige par des lentilles cylindri- 
ques. 

— ETYM. 'A privatif, et o«yii», point. 

i ASTRAC.^S (a-stra-kanl, s. m. Peau d'agneau 
mort-né avec son poil frisé, servant de fourrure. 
L'astracan noir. L'astracan gris. 

ETYM. Astracan, ville d'où l'on tire cette 

fourrure. 

t ASTREINTE (a-strin-f), î. f. Terme juridique. 
Synonyme de contrainte, d'amende. Sinon le con- 
damner dès à présent à payer aux demandeurs, 
à titre de dommages-intérêts, une astreinte oe 
25 francs par chaque contravention constatée après 
l'expiration du délai.... Gai. d« Trib. asjanv. 1875, 
p. 89, 4« col. 

— ETYM. Astreindre. 

t ASTROLOGIQIEMEXT. Ajoutes : Le vieillard 
nous parlait aslrologiqucment, th. corn. Feint as- 
Irol. II, s. 

— HIST. ivr s. On sentira une particulière in- 
fluence qui astrolo!;iqucment découlera, chouères, 
Contes. 6" après-disnée, t. u, f* 31 i, recto. 

ASYMPTOTE. Ajoute; :|| Jdj. Se ditdunc ligne 
ou d'une surface dont une autre ligne ou une autre 
surface s'approche indéfiniment, sans pouvoir ja- 
mais la toucher. Cône asymptote de l'hypcrboloidc. 

t ASYSTACTIOfE (a-sin-ta-kti-k'), ad]. Con- 
traire à la synta.xe. Composés asyntactiqucs , 
PB. melmer, a nnuaire de l'assoe. pour l'encourage- 
ment des études grecques, O' année, (872, p. 245. 

— ETYM. l\ privatif, et syntactique (au Supplé- 
ment). 

t ATAVIQUE (a-la-vi-k'), adj. Terme didactique. 
Qui tient aux aïeux, à l'atavisme. Circonstances 
ataviques, le Progrés médical, 8 avr. 1876, p. 272, 
2' col. Rulimeyer de B.Ale a été même conduit par 
ses études à considérer tous les systèmes de pre- 
mière dentition appelée dentition de lait comme 
ataviques ou héréditaires et les dentitions défini- 
tives comme acquises ultérieurement, CH. marti.ns, 
Rev. des Deuj-Mondes, 15 fév. <876, p. 759. 

t ATAVIS.ME. Ajoute: : || 2' Plus particulière- 
ment, réapparition d'un caractère'primitif, après 
un nombre indéterminé de générations. 

t ATÉ (a-te), s. f. La <!!• planète télescopique, 
découverte par M. Peters. 

— ETYM. 'Arr,, la déesse mythologique qui pré- 
side aux actions violentes et inconsidérées. 

t ATÈLE(a-tè-r),s.m. Genre de singes de l'Amé- 
rique méridionale (forêts des bords de l'Amazone), 
trcs-grèles et à queue prenante; on les appelle 
singes-araignées. 

t ATÉLECTASIE (a-té-lè-kta-zie), s. f. Terme de 
médecine. Défaut d'extension, de dilatation. L'até- 
lectasie des poumons. 

— ETYU. 'AteXt;;, incomplet, et ExuTadi;, dila- 
tation. 

tATÉLECTATIOUE(a-té-lè-kta-ti-k),od;. Terme 
de médecine. Qui a rapport à l'atélectasie. L'état 
atélectatique des poumons. 

A'rELIER. Ajoutez . || 5" Dans l'exploitation du 
bois de flottage, nom donné à l'espace qu'occupe 
sur le port chaque ouvrier tireur, qui est égale- 
ment désigné par ce nom, Mém. de la Snc. cen- 
trale d'agric. 4873, p. 26U. |1 6" Nom donné, dans 
la Vienne, au haras oii l'on élève les baudets pour 
la procréation des mules et mulets. Les Primes 
d'honneur, Paris, <872, p. 302. || 7° Atelier de salai- 
sons, entrepil fictif de sel, à l'usage de saleurs de 
poisson. 

— HIST. Ajoutez : xiv* s. Que chascuns ait scn 
atelier en tel lieu que il ne nuise à le ville [Abbc- 
ville], Hee. des monum. inédits de ihist. du tiers 
étal, t. IV, p. 2(1. 

.\TBLLANES. Ajoutes : \\ Ce nom a été trans- 
porté, dans la poésie moderne, à des pièces de 
vers de caractère satirique. En ce sens, on le dit 
aussi au singulier. Une atellane. 

t ATÊTER (S') (a-tê-té), V. réfl. S'attaquer à. Il 
s'atéta au président de Mesmc, retz, Mém. t. u, 
p. 2*9, édit. Hachette. 

t ATIIANASIANISME (a-ta-na-zi-a-ni-sm'), s. m. 
Doctrine d'Athanase opposée à l'arianisme, et qui 
en triompha. Arianisme et athanasianisme, volt. 
Eiam. important de milord IloUngbroke. ch. xxxi. 

t .ATHANASIEM (a-la-naziin), s. m. Partisan 
d'Athanase, par opposition à arien. Les princes 
francs furent athanasiens, volt. Exam. important 
de milord Bolingbrnke, cb. xxxv. 

t ATHANOK (a-ta-nor), s. m. Nom donné, dans le 
moyen âge, par les alchimistes au fournsau dont 
ils se servaient. 



ATT 

— ÉTYM. Espagn. atanor, tuyau de fontaine, de 
l'arabe a(-(anoi~ir, hébreu (nniiour, fourneau, 
avec l'article arabe al ; du chaldéen(on, fourneau, 
et noiir. feu : fourneau du feu. 

tATHÉXIEN, lEX.NE (a-té-niin , niè-n') , adj. 
Qui appartient à la ville d'Athènes. || Les Athéniens, 
les habitants d'Athènes, de l'Attique. || 6". f. Athé- 
nienne, ancien meuble servant de cassolette, de 
console, de vase à fiours. 

fATIIERMAL, ALE (a-tèr-mal, ma-l') , adj. 
Terme de physique. Qui est à la température de 9 
à 10 degrés centigrades, en parlant d'eaux miné- 
rales. 

— ETYM. 'A privatif, et thermal. 

t ATUKRMOCUROÏQUE (a-tèr-mo-kro-i-k'), adj. 
Terme de physique. Qui n'est pas thermochroïque. 
Les milieux athermochroïques, qui correspondent 
aux corps incolores, vernier, le Temps, 24 oct. 
187(1, feuilleton, 2' page, 6' col. 

— ETYM. 'A privatif, et thermochroïque. 
ATI.NTER. — ETYM. Ajoutez : M. F. Damé , de 

Bucarest, signale le roumain atintare, qui signifie 
fixer, attacher (prononcez a-tsin-ta). Le substan- 
tif tinta signifie clou, but, pointe, 
t ATLÊ (a-tlé). s. m. Espèce de tamarix. 

— ETYM, Arabe, athla, devic, Dict. étym. 

t AT.MIDO.MÉTRIE (a-tmi-do-mé-trie), s. f. Me- 
sure des vapeurs, titre d'un mémoire de Collin, 
ingénieur des ponts et chaussées. 

— ETYM. '\T(jii:. vapeur, et (lévpov, mesure. 

AT.MOSPllÉlllQUE. Ajoutez : || Machine atmo- 
sphérique, une des premières machines à vapeur 
utilisées dans l'industrie. 

t ATOMICITÉ (a-to-mi-si-té), s. f. Terme de chi- 
mie. Qualité qu'a un atome de posséder un ou 
plusieurs points d'attraction, 

t ATONE (a-to-n'), adj. Terme de grammaire. 
Qui n'a pas d'accent tonique. Syllabe atone, 

— ETYM. 'A privatif, et tovo;, ton, accent. 
ATOXIQUE, Il .ijoutez:\\ 2° Terme de grammaire. 

Il se dit quelquefois comm» atone. 

1 .ATOURXEUSE (a-tour-neù-z"), s, f. Femme 
qui faisait métier de coiffer, de parer, de louer 
des pierreries. L'autre [sœur de Psyché] avait des 
réparations à faire de tous les côtés ; le bain y fut 
employé, les chimistes, les atourneuses, la font, 
Psijché, II, p, tùl. 

— ETYM. Atours : femme d'atours. 

ÂTRE. — ÊTVM. Ajoutez : Avant d'accepter l'éty- 
mologie par l'allem, fjln'c/!, consultez ce qui est 
dit à l'étymologie de êtres, 

tATRÔPINISË, ÉE (a-tro-pi-ni-zé, zée), adj. 
Terme de physiologie expérimentale. Soumis à 
l'action de l'atropine. Un chien atropinisé, vulpian, 
le Progrès médical, to avr, 1875, p, 186, t" col, 

ATTACHEMENT, Ajoutez ,-||6"' Travaux par at- 
tachement, travaux de construction dont les dé- 
penses eflèctives sont payées d'après les rôles de 
journées, les états de fournitures et autres pièces 
justificatives, ordinairement réunies et attachées 
ensemble ; c'est aussi ce qu'on nomme travaux par 
économie ou en régie, tahbé de vauxclairs, Dict. 
des trav. publ. 

— HIST, XIII' s. Nos faciens [que nous fassions] 
aliance et atachcment de garder et de sauver li 
uns l'autre, Itist. occident, des Croisades, t, ii, p, 292, 

ATTAQUE, Ajoutez : || 6° Nom donné aux diverses 
opérations par lesquelles on entame le terrain dans 
un percement. Les diverses opérations que nous 
venons do décrire, depuis la perforation méca- 
nique des trous jusqu'à l'enlèvement des déblais, 
constituent ce qu'on appelle une attaque ; la durée 
de chaqu» attaque est de 8 heures environ, le 
Soleil, 10 août (875, || 7" Terme de chimie. Ac- 
tion d'une substance sur une autre. L'attaque de 
la matière suspecte par l'acide nitrique, gautier, 
Acad.des se. Compt. rend, t, lxxxi, p, 240, 

t I, ATTE (a-t'i, s, m. Fruit du corossolier, iîci', 
des Deux-Mondes, i& .sept, <866, p. 392. 

t 2, ATTE (a-t'), S, f. Genre de fourmis. Deux es- 
pèces sont particulièrement communes : l'atte noire 
(alta barbara) et l'atte maçonne {atta structor), 
plus petite et d'un brun rougcâtre assez clair, 
E, BLANCHARD, ilei;, des Dcux-ilondcs, <5 oct. 1875, 

p. 788. 

t ATTÉDIER (a-té-dié), v. a. Ennuyer, impor- 
tuner. Pour ne pas altédier inutilement la cour 
ide Prusse], il pensait qu'il était convenable de 
s'assurer préalablement le concours du magistrat 
dcNcufchâtel [Suisse', /.e(/re du gouverneur de llr 
ville (Neufchâtel, ihcn).(:e mot, aujourd'hui vieilli, 
a été du bon usage à Neuchatei jli,snu i notre siè- 
cle (bertiioud). 



ATT 

— ÉTYM, Bas-lat. atl.rdiare, de ad, et t.rdium, 
ennui. Du Caiige ajoute : Nous disons encore atté- 
dier quelqu'un. 

t ATTELaBE (a-tté-la-b"), s. m. Genre d'insectes 
coléoptères tétramèrcs, famille des curculionides, 
tribu des attélabes, 

— IIIST, xvi' s. Pour tout ce jour d'hui seront 
en seureté de ma salive aspicz,,,, attclabes, vipè- 
res, HAB, Panl. IV, 64. 

— ETYM, 'AvTÉXaÊoç, insecte qui ronge les 
fruits, 

AITELAGE, Ajoutez: || 3° Manière dont les bètcs 
do somme sont réunies à une voiture, || Attelage à 
la française, ou à limonière : ies chevaux sont sur 
une seule file, attelés traits sur traits, || Attelage à 
l'allemande, ou à timon : les chevaux sont sur deux 
files parallèles ; il y a une volée particulière pour 
chaque couple. 

t ATTELEE, Ajoutes : || 8° La moitié de la jour- 
née d'un ouvrier, en Normandie, 11 a travaillé une 
attelée, c'est-à-dire depuis le matin jusqu'à midi, 
ou de raidi jusqu'au soir, delboulle. Glossaire de 
la vallée d'Yéres, 'e Havre, 1875, p. 25, 

ATTELER — HIST, Ajoutez : || a.\' s. Les beufz 
de Pierre Caurin hatellés aux trahyncs [charrettes] 
chargées dudit bois, du cange, trainare. 

t ATTENDANT, Ajoutez : || 4° Celui qui attend. 
Cette multitude infinie d'attendants [pour les fa- 
veurs de la fortune], malh. Lexique, éd. L. La- 
lanne. 

ATTENDRE — REM. Ajoutes :\\Z. Dans s'atten- 
dre, au sens d'espérer, de compter, le participe 
passé aux temps composés s'accorde : elle s'est at- 
tendue, ils se sont attendus, elles se sont atten- 
dues à ce qui devait arriver. S'attendre est tendre 
soi à, d'où espérer, compter. Cette analyse montre 
que le participe doit s'accorder. 

ATTENDU. Ajoute: : || 2° Substantivement, les 
attendus, les considérants d'un jugement. Un exem- 
ple remarquable de cette jurisprudence résulte 
d'un arrêt de la Cour de Paris du 5 juill, I86:i, 
dont, à titre d'exemple, vous me permettrez de vous 
faire connaître les attendus, M. le substitut le- 
feuvre de viefville, Gaz. des Trib. il déc. 1875, 

p. H95, 4«col. 

ATTENTAT — HIST. Ajoutez : xiv* s. Et pour 
attemptat qui se face, ne sera la trieve réputée 
pour enfrainte, ainçois sera l'attemptat reparé, - 
Mandements de Charles V, 1365, p. lie. Ledit Je- 
han avoit fait faire certain pas ou degré devant son 
dit hostel en ladicte voirie, de laquelle euvre les- 
ditz complaignans s'estoientdoluz en cas de novel- 
leté et de attemptat (1384), vabin, Archives admi- 
nistr. de la ville de Reims, t. m, p, 520, Sur 
certains attemptas que ilz maintcnoient avoir esté 
faiz par les gens et officiers dudit sire d'Offe- 
mont,,,, Bibl. des ch. 1873, p, 231. 

ATTENTE, Ajoutes :\\i' Attentes d'épaulettcs, 
ou, simplement, attentes, les galons, qui, placés 
sur l'épaule, sont destinés à recevoir l'épaulctle. 
Toutes les fois que l'officier paraît avec ses attentes 
d'épaulettcs et sans sabre dans l'après-midi, il 
n'est pas habillé, k Gaulois, 5 oct, 1871, 

ATTEltRIR, -•Ijoutei ; Il 2". Terme de navigation 
fluviale. Remplir, obstruer de terre. Il est défendu 
de jeter ou déposer, dans le canal ou sur les dé- 
pendances, des immondices, pierres, graviers, bois, 
paille ou fumiers, ni rien qui puisse en embarras- 
ser et atterrir le lit, grangez. Précis des voies na- 
vigables, p, 766 (les dernières lignes sont tirées de 
l'art, 1 de l'Arrêt du 24 juin 1777), Ces barrages 
furent promptement atterris, et les dépôts retenus 
à leur amont furent plantés en feuillus de toute 
sorte. Reboisement des montagnes, compte rendu, 

1860-74, 2° faSC, p, 20. 

ATTESTATION, — HIST. Ajoutez : xiv" s, Voyr 
et oyr jurer lesdit tesmoins produits par les amis 
dudit Gaylhart et les atestacions de eux, liibl. des 
chartes, 1874, 4' livraison, p, 380, 

ATTIÉDIR, — ÉTYM, Ajoutez: On trouve entie- 
dir : xiv° s. Ce sont bogre [hérétiques] qui le con- 
traire De l'iglise vuellent tôt fere, Et sa resplen- 
dor enlaidir. Et sa grant vigor entiedir, macé, 
Uible en vers, f 108, i" col. 

ATTIFER — ÉTYM, Ajoutes : Voici un exemple 
du simple tifer : xiv° s. Et li a paroles nuncées Et 
decevables et tilTées, macé, Bible en vers, ^ 90, 
verso, 1 '" col. 

t ATTIGNOLE (a-ti-gno-l") , s. f. Boulettes de 
liianuterie, cuites dans la graisse sur un plat, et 
que l'on vend au détail un ou deux sous. 

ATTIRAIL. Ajoutez : — ll.oT, XVI" s, La voila 
n'est pas une jiartie du navire, mais plulost une 



ATT 

partie de ce qui appartient à l'equippage du navire, 
cl qui est comme l'attirai, s'il est licite d'user 
de ce mot en telle chouse, H. EST. Lanç/ue franc, 
ilal. 2' (liai. p. ;(I0, Paris, 1579. • 

A'rriRANT. Ajoutez : || 3° Au propre, qui tire à 
soi, qui e.xercc l'attraction physique. La dislance ;\ 
la masse attirante diminue la force attractive . 
H. DE PAHViLLE, Joum. dcs Débats, 25 mai <87i) 
feuilleton, I" p. 6" col. 

t .ATTISÉE (a-ti-zée), s. f. Quantité de bois que 
l'on met au feu. Il fait froid, mettez-nous une 
bonne attisée, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, 
Le Havre, 1876, p. 25, 

i ATHSECR. Ajoutez : — HIST. XUV s. Mieux 
font à croire li loial conseiller, et plus ont de 
pourveance que li fous atiscor losengicr, dans 
POUGENS, Archcol. franc. 

ATriTlTDE. — Ajoute: : Remarquez cependant 
que l'espagnol dit actitud, ce qui conduirait non à 
aptitudim^in, mais à actitudinem. 

i ATTOL (a-tlol) ou ATTOLLE (a-tto-U'), ou AT- 
TOI.ON (a-tlo-lon), s. m. Terme de géographie. 
Nom des cercles de coraux entourant une lagune, 
qui s'élèvent dans l'océan Pacifique et y sont l'o- 
rigine d'iles basses. Les lies basses ou attolons 
paraissent reposer sur des roches de corail ; les 
récifs qui les environnent et qui souvent s'éten- 
dent d'ile en ile, rendent la navigation de l'océan 
Pacifique très-dangereuse. Extrait de la notice 
pour la carte de iOcéanie, jointe à l'atlas de 
Mil. Dufour et Dyonnet, publié par M}1. Paulin 
et le Chevalier. 

t ArTOL'RNA>"CE (a-tour-nan-s'), s. f. Ancien 
terme de droit. Cession. J'attends votre réponse 
sur l'atlournance de ces six milles livres que La 
Montagne vous conseille de me faire allourner par 
La Jarie, SÉV. Leit. à d'Herignyen, 30 juill. (687. 

t ATTOURNÉ (a-tour-né), s. m. Dans les îles 
normandes, procureur, fondé de pouvoir, oHornci/. 
Serment prêté par trois avocats reçus par la cour 
royale de Guerncsey le I3 avril <874 : « ....qu'en 
vos plaideries.... vous ne proposerez, ne controu- 
verez aucuns faits que votre maître ousonattourné 
ne vous dit ou affirme être vrais, » Gai. de Guer- 
nesey, it avril <874. 

t ATTOURNER (a-tour-né), ». a. Ancien terme 
de droit. Faire cession. Si cela est vrai, il faut 
l'obliger à nous attourncr ces prétentions, sÉv. 
Lett. à d'Herigoyen, 20 août 1 687. 

— ÉTYM. À, et tourner. De là vient l'angl. at- 
torney. procureur : Li atorné est cil qui par devant 
justice est atorné pour aucun en eschequier ou en 
assise, du cange, alturnatus. 

ATTR.\CTION. || i' Dans le sens anglais, ce qui a 
de l'attrait; ce sens a commencé à paraître vers l'épo- 
que des grandes expositions internationales et est 
aujourd'hui d'un usage presque courant (1869). 
Dimanche et lundi de Pâques aura lieu l'inaugu- 
nition de ces concerts qui étaient, l'on s'en sou- 
vient, une des grandes attractions du jardin l'an 
dernier, Joum. offic. 24 mars (876, p. 2U66,2° col. 

t ATTRACTIOXISTE (atra-ksioni-sf), s. m. Sy- 
nonyme d'attractionnairo (voy. ce mot au Diction- 
naire). Enfin, lors même que l'évidence mathéma- 
tique eut forcé les deux partis à tomber d'accord 
des faits et des lois, le débat continue pendant tout 
le siècle entre les impulsionistes et les altrac- 
tionisles, p.janet, Rev. dts Deux-Xondes, i" mdi 
(874, p. 90. 

I. ATTRAIT. Ajoutes. 112" Terme de procédure. 
Attiré. AdorscfyiK'lur /"ontm rci, c'est-à-dire que le 
défendeur ne peut être attrait que devant le juge 
de sa nationalité, /ourn. o//ic. 8 déc. 1875, p. )U)i:i, 
3= col. 

t ATTRAPE-.MIXON./ljouteï : — REM. On a dit 
aussi attrape-minette. On vous trompe, ne faites 
pas entrer ce mitin de cheval [le cheval de Troie], 
c'est un attrape-minette, Leit. du P. Duchéne , 
te."!" lettre, p. 4. 

ATTRIBUER. || 2" iljouteï: || Attribuer à négli- 
gence, regarder la négligence comme cause de. 
Je ne supporterais pas l'idée que vous attribuas- 
siez à négligence ou à indilTéreuce un silence 
que je compte parmi les malheurs de mou état, 
J. J. ROLSS. lett. à .Iulie, i9 nov. (76). 

ATTRIBUT. Ajoute: : \\ 6° Terme de peintre- 
vitrier. L'attribut, le travail du vitrier qui peint 
sur les enseignes et les boutiques les attributs de 
la profession exercée. Un peintre-vitrier, connais- 
sant au moins le faux bois et l'attribut.... Joum. 
offic. ♦ mai 1876, p. 3U76, I" col. 

t ATTRIBUTAIRE (a-tri-bu-lê-r'), s. m. Terme 
de droit. Celui à qui a été attribué un lut. un bé- 



AUG 

ritage, etc. 'Dn acte de partage contient une clause 
aux termes de laquelle l'un des coparlageants , 
attributaire d'un lot de terrain sur lequel existe 
un bâtiment à usage d'auberge, aura.... Coî. des 
Trib. ("août 1874, p. 731, I" col. 

2 AUBE. — HIST. Ajoute: : |{ xV s. Mauldite soit 
l'eure que je fus oncques née, et que je ne mourus 
en mes aubes [langes]. Les i& joies de mariage, 
p. (5. 

AUBERE. — ÊTYM. Espagn. OBcro, anciennement 
hobcro; portug. fourciro; de l'arabe /lobcri, au- 
bère, de liobérd, outarde, à cause de la ressem- 
blance de la couleur de l'aubère moins avec le 
plumage de l'outarde qu'avec la chair de cet oi- 
seau quand elle est cuite (dozv). 

). AUBERGE. — EtYM. Ajoutez : Auberge repré- 
sente une forme franque archaïque hariberga, 
chari-berga, chario-berga, atténuée plus tard en 
heriberga{\oy. béberoeh), d'arboisde jubainville, 
Remania, n. 2, p. 140. 

AUBEKGIXE. — ÉTYM. Ajoutes : L'étymologie 
n'est pas l'auberge ou alberge. L'aubergine est ori- 
ginaire de l'Orient; Dominique Chabrc, dans son 
traité de botanique (<678), l'appelle melongena Ara- 
bum. Le nom arabe est al-badindjan, dont les Es- 
pagnols ont fait bercngena, albcrcngena, portug. 
bringela ; d'où le français aubergine, devic, Dict. 
étym. 

t AUBETTE. Ajoutes : || 2° Petite loge en bois 
ou en maçonnerie, Joum. olfic. 22 sept. <872, 
p. 6133, t" col. 

AUBIER. Ajoutes : — HIST. xiv« s. Condamné 
Thibaut de Tournisel, poure varlct charpentier, 
en l'amende.... pour ce qu'il a confessé avoir fait 
une fenestre de cbarpenterie en laquele a auber 
contre les status.... /le leur me.stier, Bibl. des ch. 
(874, XXXV, p. 5U2. Il XV' s. Ouvrer de boin bos, 
juste, loyel et marcliaut, chacun bos à par lui, 
c'est assavoir quesne à par lui et blanc bos à par lui, 
ainsy qu'il est accoustumé et sans ce qu'ilz puis- 
sent joindre bos où il y ait obel, ilec. des monum. 
inédits de l'hist. du tiers état, t. iv, p. 255. 

AUBIFOIX. — HIST. .4jou«eï ; Il xii" s. Et sans 
doute li quars escu Fu yndes com flours d'aube- 
fain, Perccval le Gallois, v. 44884. 

"t AUBRON (é-bron), adj. Blé aubron, nom d'une 
sorte de froment dans Maine-et-Loire, les Pritnes 
d'honneur, Paris, (872, p. t32. 

t AUBURNIEN, lENNE (é-bur-niin, niè-n'), adj. 
Oui appartient au régime pénitencier d'Auburn, 
localité des Etats-Unis d'Amérique. Les aliénations 
mentales sont très-considérables sous le régime 
auburnien, c'est-à-dire sous le régime du silence 
obligé de la vie en commun pendant la journée, 
Joum. offic. 20 mai (876, p. 3547, 2' col. 

fAUCUÉNIENS (ù-ké-niin), s. m. Genre de qua- 
drupèdes [auchenia], qui comprend le lama, le 
guanaco, la vigogne, l'alpaca. 

AUDACE. Ajoutes :\\3' Au plur. Actes d'audace. 
En la philosophie du cardinal [de Richelieu], les 
vertus étaient des vices, et les devoirs des auda- 
ces, s'ils choquaient ses intentions, montcual, 
IHém. t. I. p. 66. 

AUDITEUR. Ajoutes : — REM. On dit au fém. 
auditrice. Ce mot se trouve dans la Comédie des Pro- 
verbes (comte de Cramail). 

t AUEFE (ô-f), s. f. Espèce de graminée, slipa 
tenacissima, dite à tort jonc, dont on se sert au 
Levant pour faire des cordages de navire, des nat- 
tes, des filets ; l'aulTo est ce qu'on appelle aujour- 
d'hui alfa. 

— ÉTTM. Arabe, halfa. 

t 2. AUGE (ù-j'), s. f. Ancien terme d'astro- 
nomie. Nom qu'on donnait à ce qui est dit au- 
jourd'hui apsides, c'est-à-dire les points où une 
planète se trouve à sa plus grande ou à sa plus pe- 
tite distance du soleil, devic. Dict. étym. 

— ETYM. Espagn. auge ; ital. owge, de l'arabe, 
aoudj, sommet, point culminant. 

t AUGURAT (6-gu-ra), s. ni. Collège des augures 
de Rome, leur doctrine. Les détails curieux qui 
nous sont révélés [dans les tables Eugubines] con- 
firment pleinement les renseignements sur les 
procédés de l'augurai, qu'on devait au commen- 
taire de Servius sur l'Enéide, baudrï. Journal des 
Débats, 6 oct. (876, 3" page, 3" col. 

— ETYM. Lat. augitratus, fonction d'augure, de 
augurem, augure (voy. ce mot). 

t AUGUSTAL, ALE (ô-gu-stal', sta-l'), odj. Qui 
appartient aux Augustes, titre des empereurs ro- 
mains depuis Auguste. L'institution du llaminat 
augustal ou impérial, F. delaunay, Joum. offic. 
Il mars 1873, p. 1690, 2' col. 



AUS 



27 



— ÊTYM. Lat. augustalis, de .iugustus (voy. au 

GUSTE 2). 

t AUGUSTINIEN. Ajoute::— REM. Voltaire a 
dit augustiniste. Ces margouillistes, dérivés des 
jansénistes, lesquels sont engendrés des augusli- 
nisles, ont-ils produit Pierre Damiensî Lett. à 
d'Àlembert, 22 fév. 1767. 

t AULARQUE (6-lar-k'), s. m. Terme d'antiquité. 
Prince de la cour. Ils [les fils de David) sont nom- 
més, dans les Septante, aularques, c'est-à-diro prin- 
ces de la cour, pour la tenir toute unie aux inté- 
rêts de la royauté, doss. Polit, x, v, 1 . 

— ETYM. A'J).:^, cour, etàp-/£;v, commander. 

t AULÈTRIDE (ô-lè-tri-d'), "s. f. Terme d'anti- 
quité. Joueuse de flûte. Les peintres ont vraisem- 
blablement voulu représenter ces saltalrices, ces 
aulètrides, ces mimes, H. uoussave, Rev. des Deux- 
Mondes, t" sept. (874, p. 88. 

— ETYM. AOXriTplc, de oùlo;, flûte. 

2. AULIQUE. ^j'ouleï .• Il 2° Qui appartient à la 
cour des rois. Sa vie militaire et aulique [du duc 
de Mont;iusier], Uuetiana, p. 01. 

AUMAILLES. Ajoutes : — REM. On le trouve au 
sing. dans la Fontaine : D'assez priser ni vendre 
telle aumaille. 

AUMONIÈRE. Ajouta : \\ 1° Sorte de ruche. La 
Culture des .abeilles avec l'aumonièrc, ruche à 
cadres et greniers mobiles , petit traité spécial, 
Catal. de la Libr. agric. de Dusacq. 

AUNAGE. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Aulnaige, 

MANTELLIER, GloSS. Parls, 4869, p. 8. 

t AUNETTE (o-nè-f), s. f. Toile dite petite au- 
nelte, sorte de toile. Les toiles de Flandre connues 
sous le nom de petite aunette, Tarif des douanes, 
(869, p. (46. 

+ AURE (ô-r'), s. f. Archaïsme. 'Vent, souffle lé- 
ger. On était caressé d'un petit souffle que notre 
ancienne langue appelait l'aure, sorte d'avant- 
brise du malin, CHATEAUBR. ilém. d'nutre-lombe , 
éd. de Bruxelles, t. vi. Journal de Paris à Venise. 

— HIST. xir s. L'aure sueve et quoic, benoIt 
DE SAINTE-MAURE, dans RAVNOUABD , Lex. Tomon, 
aura. || xvi* s. Je ne me pais de l'aure populaire, 
FORCADEL, p. (42. La douce aure et faveur du 
vent, LA BODKuiE, Hymnes eccl. p. 260. 

— ÉTYM. l'rov., espagn. et ital. aura, du lat. 
aura, vent, souffle. 

t AURP.OLÉ, ÉE (ô-ré-o-lé, lée), arfy. Néologisme. 
Pourvu d'une auréole. Ses portraits de femmes 
sont, pour ainsi dire, auréolés, c. Baudelaire, //iï(. 
extraord. d'Edgar Poë, i. 

t AURIOLE (ô-ri-o-l'), s. f. Nom, en Provence, 
de la centaurée solslitiale. 

— ÉTYM. Lat. aureolus, couleur d'or, de aurum, 
or, à cause de la couleur jaune clair des fleurs. 

t AURORAL, ALE (o-ro-ral', ra-l'), adj. Qui ap- 
partient à l'aurore. La lumière aurorale. Les phé- 
nomènes auroraux, h. de parville, Journ. offic. 

8 avr. (872, p. 2435, (•• COl. 

AURORE. ijoiKei .-IIS» La 94- planète télesco- 
piquc, découverte par M. 'Watson. || 9" S. m. Nom 
d'un papillon diurne, dont l'extrémité des ailes su- 
périeures est ctNin beau jaune orange. L'aurore 
de Provence, couleur jaune soufre, h. pelletier, 
Petit dict. d'entomologie, p. 2U, Blois, (808. 

t AUSCULFATEUR (ô-skul-la-leur), s. m. Terme 
de médecine. Celui qui pratique rauscullation, 
BARTH et ROGER, Traité d'auscultation, 8» édil. 

t AUSCULT.\TRICE (o-skul-ta-tris'), s. f. Reli- 
gieuse qui en accompagne une autre au parloir 
pour écouter l'entretien qui s'y fait. L'on n'y par- 
iera (au parloir] point de choses qui puissent scan- 
daliser les per.sonnes séculières ni les auscullalrices, 
Boss. Exhort. sur le silence. 

t AUSCULTER. Ajoute: : \\ 2» Terme de chancel- 
lerie romaine. Écouter et accueillir. Lorenzi, qui a 
enregistré la supplique ;Buoncompagni, qui l'a aus- 
cultée ; celui qui a écrit la bulle, E. J. delé- 
CLUZE, Romans, etc. p. 272. (846, Dona Olimpia, 
ch. VI. 

t AUSOXIA (ô-zo-ni-a), s. f. La 63' planète té- 
lescopique, découverte par M. de Gasparis. 

— ÉTYM. LM. Ausonia, ancien nom de l'Italie. 
AUSSI. — IlEM. /t;o»(ez : || 6. Aussi s'est dit pour 

le plus. Marie de Médicis écrit à Charles I" à pro- 
pos de .sa lille Henriette : Je vou.'i la recommando 
comme la créature du monde qui n'est au.ssi cher», 
et prie Dieu.... Lettre cilce par Lingard, t. ix, 
p. 356 de la traduction française. Voyez pour un 
emploi semblable d'aufnnt.le mot autant au Sup- 
plément, REM. r>. 

AUSTER. Ajoutes : — HIS7. xm" s. Dieux très- 
porta oustre don ciel; ccl veut devea [défendit, in- 



28 



AUT 



terdil] Dienià venter, Pîaii<i>r, BMiolh. Mai. 258, 
f- 93. 

AUSTÈRE. Ajoutez : —REM. On la dit autrefois 
au sens de sévère, priève, en parlant d'une puni- 
lion. C'est chose certaine que la jalousie n'a yu 
le précipiter [le duc de la Vallette] en la faute 
qu'il a commise sans mériter une sévère punition, 
plus ou moins austère selon les divers préjudices 
que l'Ëtat peut recevoir de son envie, waiEUEi', 
Lellns. etc. t. vi, p. 207 (1638). 

t AUSTRALIEN, ENXE (o-stra-liin, lic-n'), adj. 
Oui appartient à l'Australie. La chaîne principale 
[des montagnes de l'Australie] est celle des Alpes 
australiennes, dont les .sommets s'élèvent à Booo 
mètres, Notice jointe à la carte de l'Océanie dans 

I atlas pubUé par Paulin et le Chetalicr. 

t AlX\MBA(ù-tan-ba), s. m. E.spècc de léopard 
de Madagascar, cortambeht, Cours de géogr. lo'éd. 
Paris, 1873, p. 646. 

AUT.\S. — HIST. XVI' s. Une sorte de vent mé- 
ridional qu'ils [les Narbonnais] appellent aultan, 
qui leur fait l'air grossier et nébuleux, pake, 
ï' rfiïi-. sur les plaies d'arquebuse. 

AUT.\XT. — REM. Ajoutes : || 3. D'ordinaire, 
quand un membre de plirase commence par oti- 
tant que, l'autre reprend par autant. Mme de Sé- 
vigné a supprimé le second autant : Coulanges 
nous joua cela si follement et si plaisamment, 
qu'autant que cette scène est plate sur le papier, 
elle était jolie à la voir représenter, sol. Tournure 
qui n'a rien d'incorrect, mais qui n'est pas usitée. 
Ce qui fait qu'elle n'est pas incorrecte, c'est qu'il 
n'y a qu'une inversion : cette scène était jolie.... 
autant qu'elle est plate sur le papier. La tournure 
ordinaire est figurée, car elle est fondée sur le 
contre-balancement des deux membres de phrase au- 
tant.... autant.... c'est-à-dire que c'est une période. 

II 4. Mme de Sévigné a pris autant de fois pour un 
substantif composé voulant le pluriel : Autant de 
fois qu'il serait mat, seraient autant de marques 
de sa passion, 29 déc. 1679. || 5° Autant s'est dit 
elliptiquement pour le plus ; emploi assez commun 
au xvu' siècle et conservé même au xvm'. M. de 
Marillac est un des hommes de France que j'aime 
et que j'estime autant: le lieutenant civil est 
l'homme du monde que je hais et que je méprise 
le plus, Bissv RABUTIN, ùlt. à ilme de Sévigné et 
à Corbinelli, 6 août 1687. On croit qu'une des cho- 
ses qui gâte autant Fouquel dans l'esprit du roi 
fut une querelle qu'il eut avec son frère, choisï, 
Uémoires. Un des plus grands secrets des oracles, 
et une des choses qui marque autaut que des hom- 
mes s'en mêlaient, c'est l'ambiguïté des réponses, 
et l'art qu'on avait de les accommoder à tous les 
événements, FONTEX. Oracles, i, 17. || 6° /( n'en faut 
plus qu'autant , locution aujourd'hui inusitée 
qu'Auger (sur Molière, hoc loco) e.xplique ainsi : 
• Dans plusieurs provinces, on dit encore d'une 
personne parfaitement remise d'une maladie : il 
ne lui en faut plus qu'autant; c'est comme si on 
disait : elle est absolument dans le même état 
qu'auparavant, elle n'a plus qu'à recommencer. 
Les femmes qui viennent d'accoucher et à qui on 
demande de leurs nouvelles, répondent comme les 
autres : il ne m'en faut plus qu'autant... » On la 
croyait morte, et ce n'était rien; il n'en faut plus 
qu'autant, elle se porte bien, mol. Sganar. 6. 

ACTEUR. Ajoutez : || 6° Principe, origine, 
source. ...Pensers mélancoliques. Auteurs d'aven- 
tures tragiques, MALll. Lexique, éd. L. Lalannc. 

t AUTÙEXTÉ (o-tan-f), s. m. Terme de plain- 
chant. Synonyme de mode authentique, voy. 
KODE I. 

2.AUTUEXTI0UE((J-tan-ti-k'), adj.Dansleplain- 
chant, mode authentique, voy. mode l. 

— ÉTYM. Ainsi dit parce qu'il fut approuvé, 
rendu authentique , en î70 par saint Ambroise et 
saint Miroclet. 

t AUTOBIOGRAPHIQUE (6-lo-bi-o-gra-fi-k'), adj. 
Oui a rapport à une autobiographie. Les nouvelles 
lettres de Balzac offrent, ce me semble, un vif in- 
térêt; avec beaucoup de détails autobiographiques, 
on y trouvera de curieux renseignements sur une 
foule d'écrivains français ou étrangers, tamizey 
LAHBOoiE, Lettres inédites de Bahac, Paris, I8";i, 
Acertissement, p. 6. 

AUTOCfiPIlALE. Ajoute: :\\2' Adj. Terme de 
l'Église grecque Oui a sa propre hiér.irobie. Cba- 
cun de ces groupes [religisux] e.sl distinct et in- 
dépendant des autres, ou, comme on dit dans le 
pays, ils sont autonomes et autocépliales, c'est- 
à-dire qu'ils ont chacun leur propre hiérarchie, 
Journ. des Débats, 7 août 1876, 4« page, 2" col. 



..\IT 

t AUTOCIITUONIE (ô-to-kto-nie), s. f. Néolo- 
gisme. Qualité d'aulochthonc. La preuve de l'au- 
tochthonic des habitants d'Ancon [ville du Pérou] 
se trouve dans leurs sépultures, qui contrastent 
avec les coutumes asiatiques des Incas, ber, Rev. 
d'anthrop. t. iv, p. 58. Entre les deux grandes 
écoles du xv siècle et du xvu" dans le Nord, les- 
quelles durent leur puissance à leur autochtho- 
nie, l'Italie n'a-t-elle pas annulé tous les Hollan- 
dais et les Flamands qui, durant une grande par- 
tie du xvi* siècle, s'empressaient de passer les 
Alpes et d'imiter le stylo italien? bûhger. Salons 
de 1861 à 1868, t. n, p. 77. 

t AUTOCRATlQUE.MENT(ô-to-kra-ti-kc-man),adr. 
D'une façon autocratique. Ceux 'qui étaient les 
adversaires de l'Etat.... l'invitent aujourd'hui à 
agir autocratiqucment, Journ.ojjic. 20 juill. 1876, 

p. 5339, 2' col. 

AUTOGRAPHE. Ajoute; .- — HIST. xvf s. Ce li- 
vret part sans épigraphe, Sans procès de son vray 
autheur ; Car à Jésus seul tout l'honneur En est 
deu son vray autographe. Vers mis en tète de la 
Traduction de l'Imitation de Jésus-Christ, par Mi- 
chel DE marillac. 

AUTOM.VPE.— HEM. Au xvu' siècl», quelques-uns 
prononçaient aftomate, les Grecs modernes pro 
nonçant aftos, pour aùvô;. C'est ce qui a produit la 
remarque suivante : S C'est sans raison et sans 
fondement qu'il y en a qui veulent prononcer 
en grec ou comme af... de cette erreur néanmoins 
est venu que dans notre Tangue même nous pro- 
nonçons un aftomate.... » Grammaire latine de 
l'ortRoi/al. édit. 1819 (Delalain), p. 608. 

t AUTOMATISATION (6-to-ma-ti-za-sion), s. f. 
Action d'automatiser. La puissance de l'automati- 
sation est telle que ses progrès mécaniques s'é- 
tendent aussi bien dans les contrées où la main- 
d'œuvre est encore à vil prix, que dans les pays 
où le prix du travail manuel s'élève constamment, 
MICHEL ALCAN, la Réforme économique, l" novem- 
bre 1875, p. 22. 

AUTOMNE. — HIST. Ajoutes : xiv s. Athun, 
Hist. litl. de la Fr. t. xxv, p. 641. 

t AUTOMOBILE (ô-to-rao-bi-l'), adj. Terme de 
mécanique. Qui se meut de soi-même, et sans 
l'aide du mécanicien. Barrages automobiles. Rien 
de si ingénieux, de si facile à conduire que la voi- 
ture automobile à air comprimé que il'on voit 
fonctionner sur le tramway de l'Arc-dc-Triomphe à 
Neuilly, H. DE parvillk, Journ. des Débats, 30 
mars 1876, feuilleton, i"-'page, l" col. 

— ÉTYM. Mot hybride, do oùtoç, lui-même, et mo- 
bile. 

t AUTOMOTEUR, TRICE (6-to-mo-teur, tii-s'), 
adj. Terme de mécanique. Qui se meut de soi- 
même, sans mécanisme. || Plan incliné automoteur, 
chemin de fer à forte pente, sur lequel on se sert 
de la descente d'un certain nombre de wagons 
pleins pour faire remonter le même nombre de wa- 
gons vides. 

— ÉTYM. Mot hybride, formé de aùièç, lui-même, 
et moteur. 

t AUTONOMISTE (ô-to-no-mi-sf), adj. Qui ap- 
partient à l'autonomie. Si le ministère du prince 
de Hohenlohe [en Bavière] est renversé par l'effort 
autonomiste des deux chambres et du pays, four- 
rier de l'Ain. 17 fév. 1870. 

f AUTOPSIER (o-to-psi-é), v. a. Faire l'autopsie 
d'un corps mort. IjFig. Examiner comme par une 
autopsie. 

t AUTOPTIQUEMENT (ô-to-pti-ke-raan), adi'. 
D'une façon autoptique, parla seule inspection. Si 
nous traitons la question de la symétrie pentago- 
nale à un point de vue exclusivement pratique et 
expérimental, sur un planisphère disposé comme 
le notre, on verra d'un seul coup d'œil, autopti- 
qucment, si les émanations volcaniques sont ou ne 
sont point disposées suivant de grands cercles de 
la .sphère, thoulet, Acad. des se. Comptes rendus, 

t. LXXXI, p. 265. 

t AUTORITAIRE (ô-to-ri-tè-r'), adj. Néologisme. 
Qui aime ou favorise l'autorité. Ce n'était pas la 
peine de prendre son vol avec tant de solennité 
pour nous dire que les différents peuples avaient 
d«s caractères différents, que l'Angleterre était 
nristocralique et libérale, et que la France était 
démocratique et autoritaire, jonn lemoinne. Jour- 
nal des Drbais, 15 oct. 1865. 

t AUTORITAIREMENT (ô-to-ri-tê-re-man) , odii. 
Néologisme. D'une manière autoritaire. L'insuf- 
fisance des troupes régulières me contraignait à 
temporiser et à agir plus politiquement qu'autori- 
tairement, Journ. offlC. l".mai 1875, p. 3I38, l'« cul. 



AVA 

t AUTORITARIS.ME (o-tori-ta-ri-sm'),s. m. Néo- 
logisme. Caractère autoritaire. 

— REM. 11 est bon d'observer qu'autoritarisme 
est juste, et qu'on fait un mot contraire à la loi 
de renforcement des voyelles sous le seul cmi'iie 
de l'acccnl, quand on écrit, comme quelquelois, 
nuinrilairismc. 11 en est autrement d'aïUon'Iaire- 
menl, qui est un composé. 

t AUTOTYPE (o-lo-ti p'), adj. Terme de photo- 
graphie. Synonyme d'héliographie. Série chro- 
nologique des monnaies de Syracuse, 1874, in-S", 
accompagné de 14 planches exécutées par le pro- 
cédé autotype , ferd. delaunay, Journ. offic. 
31 août 1875, p. 7406, i'« col. || Substantivement. 
La modeste gravure sur bois elle-même... souffre 
de la concurrence des produits sortis de l'autotype, 
de l'héliotype : le rayon du soleil prend la p.'ace 
du burin ; Journ. offic. 16 sept. 1873, p. 59C9, 
1" col. 

t AUTRICHIEN, lENNE (fi-tri-chiin , chiè-n'), 
adj. Qui appartient à l'empire d'Autriche. Sujet 
autrichien. Chemins de fer autrichiens. || Substan- 
tivement. Les Autrichiens. || L'Autrichienne, qua- 
lification par laquelle on désignait souvent, d'une 
manière haineuse , la .reine Marie-Antoinette, à 
l'époque de la révolution française. 

t AUTRUCHON (ô-tru-chon), s. m. Petit de l'au- 
truche. U» couple d'autruches a pondu jusqu'à 
67 aufs en une saison ; des autruchons sont nés 
au Hamma [jardin d'Alger] , et y ont prospéré, 
Journ. offic. 31 mai 1875, p. 3873, 2' col. 

AUVERNAT. Ajoute: :\\i' Nom d'un cépage 
des arrondissements de Chartres et de Dreux, les 
Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 26. 

t AUXILIATRICE(ô-ksi-li-a-tri-s'), adj. f. Dames 
auxilialrices, dames qui vivent en communauté, 
veuves la plupart, et qui visitent et secourent les 
malades pauvres, Journ. des Débals, 30 oct. 1876, 
3" page, 3° col. 

AVAL. Ajoutez ; || 5" Terme d'exploitation houil- 
lère. Aval pendage (voy. pendage). 

— ÉTYM. Ajoutez : On comprend comment le 
mot val a pu donner lieu à la locution « val : en 
descendant. Cependant, comme t'oHis n'est pas em- 
ployé de cette façon en latin, il est bon de remar- 
quer que dans les langues germaniques le mot 
qui signifie vallée entre dans des locutions analo- 
gues à la locution française : goth. dalalhrô, d'en 
bas; dalalhrô contient dala , vallée, angl. dale, 
allem. Thaï. 

AV.\LÉ , ÉE. Ajoutes : \\ 5° Supprimé dans la 
prononciation. Ce verbe est atauvs; le ( final est 
tombé; dans cette forme, le savant philologue 
[M. Brcal] reconnaît une corruption de attagvst ; 
le g, comme dans Aousius pour Augusius, a été 
avalé et remplacé par l'aspiration de l'/i, ferd. de- 
launay, Journ. offic. 20 juin 1876, p. 4336, l'^col. 

AVALER. Ajouta : || 11" Terme d'exploitation 
houillère. Foncer, creuser un puits. - 

t AV.VLERESSE (avale rès'), s. f. Nom, dans 
les mines de houille, des bures que l'on est occupé 
à creuser, tant que l'on n'a pas atteint la houille. 
Un fonçage ouvert dans les couches crétacées no 
prend le nom de puits que lorsqu'il est arrivé au 
terrain houiller et qu'il a été cuvelé; tant quo 
son existence n'a pas été assurée , il reste désigné 
sous le nom d'avaleresse, burat. Traité des miné- 
raux utiles, p. 215. X la fin de I87i, les charbon- 
nages du Hainaut comprenaient 101 puits d'ex- 
haure, 192 puits d'extraction en activité et 82 puits 
d'extraction en réserve ou en avaleresse , c'est- 
à-dire en préparation, Journ. offic. 6 nov. 1872, 
p. 6842,2° col. 

— ÉTYM. Avaler, au sens de descendre. 

t AVALE-TOUT-CRU (a-va-le-tou-kru) , s. m. 
Terme populaire. Un homme qui fait le fier-à- 
bras. Ce T.... est un avale-tout-cru qui fait mé- 
tier de dénigrer les uns et les autres pour tirer 
les marrons du feu, Gaz. des Trib. H sept. 1873, 
p. 875, 1" col. Il Au plur. Des avale-tout-cru. 

AVALEUR.' Ajoutez : || 2° Ouvrier qui travaille à 
l'avaieresse. Dans les mines de houille, ces primes 
sent distribuées aux hercheurs, aux bacheurs et 
aux avalcuis, Journ. of^c. 25 févr. 1873, p. 1361, 
1" col. 

t AVALIES (a-va-lie), s. f. pi. Dans l'Aunis, jeu- 
nes vignes qu'on a ravalées, Ùloss. aunisien, La Ro- 
chelle, 187U, 

t AVALISÉ, IÎE(a-va-li-zc, zée), part, passé d'a- 
valiser. Terme de banque. Qui est muni de l'aval. 
W.... a obtenu.... qu'elle [une dame] donnât son 
aval sur dix traites de 2000 francs chacune.... 
C..., a reçu les traites avalisées parla veuve A,..., 



AVA 

s'élevant à 20 ooo francs, Gai. des Trib. 2S férr. 

IK75, p. 208, 3* col. 

t AVALISER (a-va-lizc), f. a. Terme de ban- 
que. Donner un aval. M. et MmcC... avaient ava- 
lisé des billets souscrits par les époux T..., au 
profit do .Mme S..., Cas. des Trib. (5 déc. isTs, 
p. 1204, I" col. 

AV.\NCE. — REM. AjouleX : Mme de Sévigné se 
sert de la locution à l'avance, au lieu de d'avance ; 
mais elle la signale comme un provincialisme : Je 
vous écris un peu à l'avance, comme on dit en 
Provence. sÉv. 7 oct. 1676. 

AVANCÉ. Ajou(e: : {| il» Terme de peinture. 
Blanc avancé, blanc qui a la nuance du lait. La 
qualité des eaux a une grande iniluence sur les 
blancs avancés, désignés dans le commerce sous 
le nom de blanc de lait.... Enquête, Traité de 
comm. arec VAnglet. t. v, p. 29'J. 

AVANCÉE. Ajoulex : || i' Marche en avant. Le 
retour [dans une mer glacée] étant aussi pénible 
que l'avancée, il fallut renoncera l'enlreprisc, 
journ. offic. 27 avril (874, p. 206», :i' col. 

AVANIE. — ETYM. Ajoute: : M. Dcvic, Dict. 
('(j/m. n'admet pas l'arabe houân, mépris, que 
Pihan a indiqué, le sens n'étant pas satisfaisant: 
ce qui lui paraît le plus plausible, c'est que ava- 
nie correspond à un terme du Levant, awâni, 
qui n'est pas dans les dictionnaires, et qui se rat- 
tache peut être à l'habitude où étaient les cour- 
riers royaux de rançonner les populations, d'où ày- 
Tapt'Jei', angariare et awâni (voy. anc.irier au 
Supplément). 

AVANT. Il 10* Ajoute: : \\ Pousser de l'avant, faire 
avancer. Une fois commencée , l'entreprise sera 
poussée de l'avant avec activité et menée à fin en 
1874, Journ. offre. 3 déc. (872, p. 7487, 3* col. 
Il Pousser de l'avant est une locution fort équivo- 
que, qui ne se comprend qu'à cause d'aller de 
l'avant, qui est très-clair. Si on pousse de l'avant, 
que fait on, sinon arrêter le mouvement, comme 
dn le hâterait si on poussait de l'arrière? Cela est 
donc mauvais. 

AV.ANTAGE. |1 1* Ajoulei : || Faire son propre 
avantage, tirer utilité, profit. Comme il est per- 
mis de faire en rechignant son propre avantage, 
je veux leur obéir [à mes vrais amis], les aimer et 
les gronder, j. j. rouss. Lelt. à Du, Peyrou, 
6 avr. (765. 

I AVANT.\GER , ÈRE (avan-ta-jé, jc-r'), adj. 
Terme de droit ancien. Q\ii a rapport à certains 
privilèges dont jouissaient les habitants en Breta- 
gne, en Anjou et en Poitou. 

t AVANT-BRISE (a-van-bri-z"), s. f. Brise mati- 
nale, brise du malin. On était caressé d'un petit 
souflle.... sorte d'avant-brise du matin, ciuteaibr. 
J/iim. d'oulre-tombe. éd. de Bruxelles, t. vi, Journ. 
de Paris à Venise. 

t AVANT-CUEMIN-COUVERT (a-van-che-min- 
kou-vér), .5. m. Terme de fortification. Chemin 
couvert placé en avant d'un autre. 

t AVANT-CREUSET (a-van-kreu-zè), s. m. Con- 
struction qui, dans un haut fourneau, précède le 
creuset. Grâce à celte allure si chaude, il s'échappe 
de r.->vant-creuset, à l'époque des coulées, une 
fumée extrêmement dense, grlxer, Acad. des se. 
Comptes rendus, t. lxxxu, p. ssu. 

.4VANT-IIIER. Ajoutes : — REM. La prononcia- 
tion avan-z-hicr avait cours au xvu' siècle. Voy. 
FRÉMONT d'abl.incourt, Dialogue des lettres de 
l'alphabet où l'usage et la grammaire parlent: il 
y représente le t accusant l's de se glisser dans 
avan s hier. 

t AVANT-MUR. Ajoute: : || a" Terme d'anato- 
mic. Voy. tonsille cérébrale. 

t AVÂNT-PIED. .4;ou(ei : — HIST. Xvi' s. Dix 
[os] à l'avant pied, cinq en chacun, et vingt huict 
aux orteils, paré, vi, 41. 
t AVANT-RADIER (a-van-ra-dié) ». m. Voy. 

RADIER (. 

AV.iXT-RÈGNE (a-van-rè-gn"), s. m. Voy. règne, 
n° 2. 

AVARIE. Ajoutes : \\ 3° Avarie de portefeuille, 
pertes que subit le portefeuille d'une banque. Son 
capital [à la Banque] n'a d'autre objet que de ga- 
rantir les porteurs de ses billets contre les pertes 
nu'crie peut éprouver dans ses avances ou dans ses 
escomptes, en un mot, contre ce qu'on appelle les 
av.-.rics du portefeuille, de waru, Enquête sur la 
Banque, (8B7, p. 72. 

— ÉTY.M. ^;ou(ci ; M. Dozy rejette l'origine al- 
Icmnnde d'araris; suivant lui, ce mot vient de l'a- 
rabe : cspagn. averia ; portug. et ital. avaria; de 
1 arabe 'aic<lr,dommage subi par une marchandise. 



AVE 

c'est par les Italiens que le mot est venu dans les 
langues romanes. 

t AVENAIUE (avc-nè-r'), s. m. Se dit, dafls la 
Suisse romande, avec un sens légèrement péjo- 
ratif, d'un habitant de la commune non bourgeois, 
d'un forain qui n'est pas, comme on dit, des noires. 

— ETYM. Lat. arfi'cna, étranger, de ad, à, et t'C- 
ni're, venir. 

AVE.NANT. .Ajoutes : || 5* Terme de pratique 
très-employé par les agents des compagnies d'as- 
surances. Modification introduite par l'assuré dans 
les conditions de sa police d'assurance, quand les 
valeurs assurées ont changé. Lorsqu'il résulte des 
termes d'une police d'assurance qu'elle doit être 
nécessairement suivie et complétée par des ave- 
nants ou autres conventions et déclarations éma- 
nées des parties. Projet de loi sur l'impôt de l'en- 
registrement, art. 7. Attendu que par police et 
avenant en date des (8 s»pt. «t 7 déc. (872, enre- 
pistrés, les compagnies défenderesses ont assuré à 
L... 319300 fr. sur 408 balles do laine..., Cas. 
des Trib. 8 déc. (874, p. ((73, 3' col. 

2. AVENIR. .4/o«reï: || 6° Avenir a été employé au 
plur. Ma mémoire, qui me retrace uniquement les 
objets agréables, est l'heureux contre-poids de 
mon imagination effarouchée, qui ne me fait pré- 
voir que d« cruels avenirs, j. j. ROuss. Con- 
fess. VII. 

AVENTURIER. Ajoute: : — SVN. aventurier, 
HOMME d'aventure. Aventurier a deux sens : d'a- 
bord un homme qui cherche les aventures; puis 
un homme qui vit à l'aventure, sans règle et qui 
n'a point de consistance. Homme d'aventure peut 
être synonyme d'aventurier, au premier sens ; 
mais il ne l'est pas d'aventurier au second sens ; té- 
moin cet exemple : M. P..., un israilite saxon, 
qui n'est pas un aventurier, mais qui est tout au 
moins un homme d'aventure, bérard des guajeux. 
Cas. des Trib. (4 mars (873, p. 250, 2« col. 

t 2. AVÉR.AGE (a-vé-ra-j'), s. m. Nom , dans le 
comté de Nice, du menu bétail. Pâturage d'été des 
avéragcs : pour terminer l'élude du pâturage d'été, 
il nous reste à parler du menu bétail [chèvres et 
moulons], connu, dans lo •omto de Nice, .sous le 
nom d'avérages, l. guiot, Mém. Soc. ccntr. d'agric. 
(874, p. 26(. 

— ETYM. Bas lat. averagium , dérivé d'averia, 
animaux de ferme. L'anc.'franç. oocr ou ai'cir avait, 
entr» autres, aussi ce sens (voy. avoir 2). 

t AVERS (a-vér), s. m. Le côté de la face, dans 
une monnaie. En général, on distingue dans la 
monnaie sept caractères : la face appelée aussi 
avers, effigie ou droit, l'opposé ou revers.... Journ. 

Ojfic. (8 fév. (873, p. ((86, 3« col. 

AVERTI. Ajoutes : — REM. M. Éman Martin, 
Courrier de Vaugcias, (" déc. (874, p. (32, ob- 
serve que la (" édition du Dict. de l'Académie, 
(«94, porte : Un adierty en vaut deux; qie la se- 
conde, (7(8, a : Un averti, tin bon averti en vaut 
deux; que cette double forme s'est maintenue dans 
les trois suivantes; mais que dans la sixième, 
(835, il n'y avait plus que : Vn bon averti en 
vaut deux. D'après cet historique, M. Martin con- 
clut que la vraie forme est l'ancienne : Un averti 
en vaut deux; et que l'addition de bon, qui n'a- 
joute rien au sens, en gâte le caractère prover- 
bial. Il a raison. 

— HIST. xiir s. Il [Guillaume le Bâtard], k'a- 
vertiz [prudent] fu e vaillanz, Sa gent rappelé e 
amoneste, Edouard le Confesseur, v. 4572. 

AVERTIR. Ajoutes :\\ S' V. riifl. S'avertir, se 
donner à soi-même un avertissement, un conseil. 
N'ayez pas peur que je m'émancipe davantage; il 
ne me faut qu'un demi-mot d'avertissement ; et je 
ne sais pourquoi je ne me suis averti moi-même, 
BALZAC, Lelt. inédites, ci (éd. Tamizey Larroque). 
Je m'avertis.sais de me tenir en garde contre une 
première impression, si puissante toujours sur 
moi, J. J. nouss. 2* dial. 

t AVERTISSEUR. Ajoute: :||3» Adj. Qui donne 
un signal. Faire usage du sifflet avertisseur, pour 
éviter les abordages [en mer], Journ. offic. tl oct. 
(873, p, 6309, i" col. 

— REM. J. J. Rousseau n'est pas lo premier qui 
ait employé avertisseur au sens de : qui donne un 
avertissement. Quand cet accident [être lorgnée] 
m'est arrivé, il a toujours fallu m'en avertir [à cau.se 
de sa myopie]; et où serait ici l'avertisseur? 
STAAl, ilém. t. u, p. (42. 

t AVESTÉEN ENNE (a-vè-slé-in, 'e-n'); adj. Qui a 
rapport à l'Avesta. .Sa méthode (du chanoine C. île 
Harlez] est la méthode coniparalive, la saule effi- 
cace en pareil cas, étendue non-seulement aux 



AVO 



29 



textes avesléens, mais à toute la liltéralure \iav- 
sic, parmestetter, iteuue eri(iïMe,23 sept. (876, 
p. (93. 

t AVIATION (a-vi-a-sion), s. f. Procédé par le- 
quel les oiseaux volent et qu'on cherche à imiter 
pour se diriger et se soutenir dans les airs. Lais- 
sons de côté, pour celte fois, lo mode de locomo- 
tion des oiseaux, l'aviation, comme disent depuis 
quelque temps, — malheureusement pour nos 
oreilles — les gens qui voudraient nous inventer 
des ailes, edmond pekriek, ^ational de (869, 8 mai 

(869. 

— ETYM. Lat. avis, oiseau. 

t AVICEN.NE (a-vi-.sê-n'), s. f. Genre de plantes 
de la famille des galtiliers, qui tire son nom du 
célèbre philosophe arabe Wn-Sina, dont les Occi- 
dentaux ont fait Avicenne. 

t AVICOLE (a-vi-kol'), adj. Terme d'histoire na- 
turelle. Se dit des parasites qui vivent sur les 
oiseaux. Les sarcoptides avicoles. 

— ETYM. Lat. avis, oiseau, et culere, iabiler. 

t AVILISSEUR (a-vili-seur), s. m. Celui qui 
avilit. Le premier voulait se venger du jeune au- 
dacieux, avilisseur, disait-il, de la représenlation 
nationale, louvet de couvray, ifem. p. 396, dans 

P0UCEXS. 

t AVI.VAGE {a-vi-na-j'), s. m. Sorte de teinture, 
'feindre celle espèce d'étofi'e [une étamine mal 
tissue] avec une eau ou teinture de bois d'Inde 
qu'ils (les marchands] nomment avinage, et par 
celte voie frauduleuse ils trompent le public, 
Arrêt du Conseil, (9 janv. 1723. 

— ETYM. A, et vin : la couleur vineuse com- 
muniquée par le bois d'Inde. 

AVIRON. Ajoute: :\\S' Rameur. On a vu des ma- 
telots français, qui s'étaient engagés dans la pè- 
che de la baleine comme simples avirons, devenir 
harponneurs avant la fin de la campagne, j. nou- 
GARKT, ilonil. univ. (6 sept. (868, p. (292, !>• col. 
I AVIRONNIER (a-vi-ro-nié), s. m. Celui qui fait 
ou vend des avirons. Tarif des patentes, (85o. 

AVIS. Ajoute: :\\i° Dénonciation lucrative en 
usage au xvir siècle. Un grand seigneur dénon- 
çait au roi et à ses ministres une recherche ou- 
bliée, ou une malversation impunie.... le plus 
souvent l'objet dénoncé était concédé à l'auteur de 
l'avis, qui le recouvrait en son nom, à ses ris(|ues, 
et par les voies civiles ou criminelles, lemontev, 
Monarchie de Louis XIV, vers la fin. 

t AVIVOIR. Ajoutes : Quand on a bien gratlc- 
boëssé l'endroit que l'on veut dorer, on pose l'or 
dessus à l'aide d'un avivoir; on appelle ainsi une 
verge en cuivre, munie d'un manche en bois, 
grosse et longue comme une fourchette ordinaire, 
Œuv. de Bcnvcnulo Cellini, trad. L. Léclanché, 
Traité de l'orfèvrerie, ch. xiv, ou t. ii, p. 3lo. 

AVOCASSER. Ajoutes : \\ 2«'ll se dit encore au- 
jourd'hui dans les lies Normandes, sans aucun 
sens défavorable et au sens de plaider comme 
avocat. Serment prêté par trois avocats reçus par 
la cour royale de Guernesey, le (3 avril (S74.... 
que, s'il vient à votre connaissance par quelque 
manière que ce soit que la cause .soit mauvaise, 
en quelque état qu'elle soit, plus n'y avocasserez 
et du tout la délaisserez.... La Cas. de Guernesey, 
(4 avril (874. 

AVOCAT. Ajoute: : (j i" Dans le langage féodal, 
protecteur. Les rois d'Espagna se qualifiaient en- 
core, il n'y a que quelques années, avocats d'une 
partie des villes que j'ai conquises en Flandre, 
ilém. de Louis J'/K, édit. Dreyss, t. ii, p. 450. 

t 2. AVOCAT (a-vo-ka), s. m. Fruit de l'avo- 
catier. 

t AVOCATIE (a-vo-ka-sie), s. f. Dans le langage 
féodal, fonction d'avocat, de protecteur. Ce pays 
[la Flandre] étant presqie tout divisé en diffé- 
rentes avocaties ou protections, Mém. de Louis .ÏIV, 
édit. Drey.ss, t. n, p. 450. 

(.AVOIR. il;'oi(((;i : Il 18" 'ferme de turf. Avoir 
un cheval, parier pour »n cheval. Quand un pou- 
lour demande : quel cheval avez-vois ? cela veut 
dire jjour quel cheval pariez-vous? 

— REM. Ajoutes :\\7. Auxiliaire, placé autre- 
ment dans le xvii' siècle que nous ne faisons d'or- 
dinaire aujourd'hui. Je devais par la royauté 
Avoir commencé cet ouvrage [j'aurais dû.... com- 
mencer], LA FONT. Fabl. III, 2. Et quand ce même 
prélat [Fénelon] veut qu'on croie sur sa parole.... 
la bonne foi lui devait avoir imposé silence, Boss. 
Remarques sur la réponse â la relation sur le 
quiétisme. Au reste celle construction est parfai- 
tement correcte. ||8. Des grammairiens ont dit que 
dans la locution : il ij a Innytemps, dix ans. etc. 



30 



AXE 



que, et il y a longtemps, dii ans, cU., sans que, 
une différence devait être établie ; que la première 
convenait quand l'action dont il s'agissait durait 
encore : il y a longtemps que je demeure dans cet 
appartement, cl : il y a lomjtemps telle chose arriva. 
La distinction serait valable, si, dans la locution, 
le que était un relatif signifiant pendant lequel 
temps; mais c'est une simple conjonction qui unit 
les deux membres. La seule remarque à faire, c'est 
que, quand il y o langtemps, dijt atis, etc. commence 
la phrase, il est plus usuel de mettre le que : il y a 
l'ingtemps que je suis malade, que j'ai quitté ci'( 
appartement. || 9. Molière a donné h il y a pour 
complément un relatif. Pensez-vous qu'on soit ca- 
pable d'aimer de certains maris qu'il va? G.Dand. 
m. &. Bien ne s'oppose à cette construction. 

t AVOIRA (a-voi-ra), s. m. Grand palmier d'A- 
frique, fia if guineensis, dont le fruit fournit deux 
huiles différentes, l'une par son sarcocarpc, l'au- 
tre par son amande. {| On écrit aussi aouara. 

t AVOIR-Dl'-POIDS (a-voir-du-po!), i. m. Terme 
de commerce. Nom que les Anglais donnent à la 
livre de te onces anglaises; elle vaut 453'',60. 

AVOISISER. Ajouta : \\ 3' Y. rijl. S'avoisiner, 
devenir plus près, plus voisin. Le rocher s'avoisine, 
TOUS en distinguez l'arètc, le voilà. M"' de cas- 
Paris. Yesper, 2' éd., Paris, 1862. || S'avoisiner 
est une expression genevoise que Mme de Gas- 
parin affectionne et qui se trouve aussi dans 
R. Tôpffcr. 

AVORTER. — HIST. MU* S. Ajoutez : Se la ju- 
ment sent l'odour et la fumée de la chandeille 
csteintc, elle aorterat, brun, latini, Trésor, 

p. 242. 

t AVRILLÉE (a-vri-llée, Il mouillées), s. f. 
Terme provincial. Pluie d'avril, douce et tiède. 

AXE. Ajoute: : |l Terme de géométrie. Diamètre 
rcctiligne d'une courbe plane, qui est perpendi- 
culaire sur les cordes qu'il divise en deux parties 
égales. Il S'emploie quelquefois pour désigner une 
ligne remarquable d'une surface : axe d'un co- 



AZE 

noide, ligne droite le long de laquelle glissent les 
génératrices. || Axe électrique, ligne qui, dans les 
cristaux oà s'est développée la pjroélectricité, 
réunit les polos électriques. 

t AXI.\L, ALE (a-ksial, a-l"), adj. Qui appar- 
tient à un axe, qui a le caractère d'axe. Plusieurs 
des observateurs modernes ontdécrit et représenté 
la duplicité du vaisseau axial de la branchie [de 
certains annélides], claparède, .Annélides du golfe 
de j\aples, Genève, (868, p. 22. 

t AXIN (a-ksin), s. m. Produit graisseux et ci- 
reux employé comme onguent contre les douleurs, 
au Mexique ; il est produit par la cochenille du 
jatropha curcas a]ipelée coccus axinus. 

t AXINITE (a-ksi-ni-t'),s. f. Substance minérale 
qui cristallise en forme de hache. 

— ETYM. 'A$ivn, hache. 

t AXIOMATIQUE. Ajoutez : Un sixième carac- 
tère do cette loi [la loi fondamentale de la raison] 
est d'être axiomatique,MAGY, Journ.olfic. 5 déc. ^872, 

p. 7545, 3' col. 

AXIOME. Ajoutes : — HIST. xvi' s. N'est-ce pas 
une chose que toute l'eschole tient comme un 
axiome qu'il faut toujours commencer aux plus 
aisez remèdes? paré. Apologie. 

I AXOLOTL (a-kso-lo-tl'), s. m. Nom mexicain 
d'une espèce de lézard. 

t AYE-AYE (a-ye-a-ye), s. m. Mammifère singu- 
lier de Madagascar; le nom scientifique est chi- 
romys ; c'est une espèce de paresseux. 

t AVER (a-ièr), s. m. Arbuste des Moluques, 
dont il découle, quand on fait des incisions à ses 
rameaux, un suc limpide propre à désaltérer. 

— ETY.M. Malais, Oyer, eau, devic, Dict. ébjm. 
t AZEL (a-zèl), s. m. Nom, en Algérie, des terres 

domaniales. La première [catégorie des proprié- 
tés algériennes] est celle des azel ou beylick; ces 
terres appartiennent à l'État qui les loue aux 
tribus.... d'hahcourt, Journ. ofjic. 2 juill. 1873, 

p. 4359, 2« col. 

t AZERAILLE (a-ze-râ-U', Il mouillées), s. f. Nom 



AZU 

provincial de l'érable champêtre, H. fliche, ilan. 
de bolan. forcst. p. 250, ÎSancy, 1873. 

— ETYM. Bas-lat. a:erus, dérivé du lat. occr, érable. 

AZEROLE. — ETY.\t. Mettez : Esp. tcerola, aza- 
roila ;portug. a îcrolo; iUil. cîiciuo/o, lazzeiuola, 
laizarolo; de l'arabe oî-:o'roHr, même sens. 

AZLMCT. Ajoutez : || 2° Azimut magnétique, an- 
gle que fait une direction horizontale quelconque 
avec le méridien magnétique d'un lieu. 

t AZOR (a-zor), s. m. Nom fréquemment donné 
aux petits chiens, d'après l'opéra de Grétry Zt-, 
mire et Azor. || Fig. Un Azor, une personne qui 
en suit une autre sans jamais la quitter. || Les sui- 
dais nomment leur sac Azor : son pelage lui a fait 
donner ce nom de chien, l. larcheï. || En style de 
coulisse, appeler Azor, siffler. 

t AZOTU. Ajoutes : — ETYM. Arabe, as-saouq, 
le mercure, devic, Dict. étym. 

t AZURAGE (a-zu-ra-j'), s. ni. Acliun de teindre 
en bleu. M. Natalis Rondot : Pour les fils [de 
soie] azurés, l'opération de l'azurage ne renché- 
rit en aucune façon le filé? — M. Holdforthe : De 
très-peu de chose; l'azurage se fait avec un mor- 
ceau d'indigo. Enquête, Traité de comm. avec l'An- 
glet. t. v, p. su. 

t AZCREMEN'T (a-ztt-re-man), s. m. Néologisme. 
Action d'azurer, étal de ce qui est azuré. Plus 
loin, dans l'azuremeul bleuàire du lointain, on 
découvrait le coteau de Méuilmontanl, th. gautieh. 
Portraits contemporains, p. 49o ((874). 

t AZUKL\E (a-zu-ri-n'), s. f. Nom d'un bleu. Un 
vert appelé éméraldine, un bleu azurine, et le 
noir intense d'aniline, ne se sont développés que 
sur les fibres végétales, Méin. d'agric. 1 870-7) , p. 338. 

t AZURITE (a-zu-ri-f), s. f. Un des noms de la 
lazulite, pierre bleue. Une pièce d'azurile en- 
châssée dans sa prunelle [de la slatue de Minerve] 
rappelle l'épilhèle de glaucopis qu'Homère ne 
manque jamais d'appliquer à Pali:js-.Uhéné, et 
prèle à son regard une lueur étrange, tu. gau-, 
TiER, Portraits conlcmp. {Siinart}, 



B 



t BAB (bab), s. m. Nom du chef d'une secte reli- 
gieuse qui s'est élevée de nos jours en Perse et 
qui a été en butte à d'horribles persécutions. Le 
chef de la religion, le Bab, c'est-à-dire la porte ou 
lo point, n'est qu'une émanation plus directe de 
la divinité, F. cbaulnes, Journ. offic. 30 janv. 1875, 
p. 816, 2' col. 

BABA. Ajoutes : — ETYM. Russe, baba, ....vieille 
sorcière, gâteau de Pâques. 

t BABÉLIQLE (ba-bé-li-k'), adj. Qui a rapport 
à la tour de Babel, et fig. qui est plein de con- 
fusion, de foule. Je crus voir de Paris se dessiner 
l'image.... Ses faubourgs fourmillants, ses halles 
babéliques, ant. campaix. Maisonnette, p. te. 
Pourtant, l'italien, l'allemand, l'anglais, ont eu 
leur part, accusant ainsi le caractère un peu ba- 
bélique de ces réunions internationales [le congres 
botanique de Florence], J. E. plancho.n, Tlet'. des 
Deux-Mondes, ts juill. t871, p. 457. 

— tTVM. Babel. 

t B.\BERI (ba-be-ri), adj. Nom d'une écriture 
qui a été usitée en Perse. Il (le sultan BaherJ rap- 
pelle surtout avec complais-incc une écriture sin- 
gulière, à laquelle il avait donné son nom,... c'é- 
tait l'écriture baberi.... l'existence de l'alphabet 
baberi ne peut être révoquée en doute.... ferd. 

DF.LAf.NAY, Journ. 0fflC.i7 aOÙt t872, p. 5721, 
3- col. 

t BABLAH (ba-bla) , s. m. Substance végétale 
employée dans la teinture. Gousses tinctoriales, 
i fr. les 100 kilogrammes -.on comprend sous celle 
dénomination, particulièrement le bablab des In- 
des et le libidibi oudividivi d'Amérique, cohdier, 
Journ.offic. 3 juill. 1872, p. 4517, 2' col. 

f ).B.VBY(ba-bi, au plur. babies, prononcé aussi 
ba-hi ; la prononciation anglaise est he-bi, au plur. 
be-bis'), s. m. Mot anglais qui se dit quelquefois 
aujourd'hui pour bébé, petit enfant. Les babies 
britanniques ont des teintsdo crème et de fraise. 



BAC 

Tii. GAUTIER, les Bcaux-arls en Europe, t. i, 
p. 4 4. 

t 2.B.\BY(ba-bi), s. m. Partisan de la doctrine reli- 
gieuse de Bab. Après quelques victoires, les hahys 
furent défaits; le Bab prisonnier fut conduit à 
Tahriz, oit on le supplicia, F. chadlnes, Journ. 

OfflC. 30 janv. 1875, p. 816, 3' COl. 

— ETYM. Voy. BAB. au Supplément. 

t BABYSME (ba-bi-sm'), s. m. Doctrine religieuse 
du Bab. le babysme.... cette secte étrange [en 
Perse, 1 847- 1852] qui a eu ses dieux, ses martyrs, 
ses prophètes et qui, bien qu'étoufl'ée en appa- 
rence, n'est peut-être pas bien morte encore.... 
cette doctrine.... peut se résumer ainsi : Dieu est 
en tout, donc tout est Dieu ; le chef de la religion, 
le Bab, c'est-à-dire la porte ou le point, n'est 
qu'une émanation plus directe de la divinité , 

K. CHAL'LNES, Joum. offlC. 30 janV. t875, p. 816, 
2' col. 

BAC. Ajoutes : || 3° Bac oblique, bac réuni obli- 
quement à un cable tendu d'une rive à l'autre, de 
manière à traverser la rivière par l'action mémo 
du courant. 

— HIST. Ajoutes : xii° s. Si s'en est jusqu'à! port 
aies Et li noloniers avec lui; Si s'en entrent el 
bac andui [tous les deux], chrestien de troves, 
Perceval le Oallois, v. 9736. 

f BAC.\LIAU (ba-ka-li-o), s. m. La morue sc- 
ellée. 

t B.\CBL'C (ba-kbuk), s. f. Dans Rabelais, la dive 
Bachuo, la bienheureuse bouteille. 

— ETYM. Hébreu, baqboftq , bouteille, flacon, 
DEVIC, Dict. étym. 

BACHA. Ajoutes: — ÉTYM. Hacha est la forme 
arabe du mut turc pac/id ; les Arabes, n'ayant point 
de/), le remplacent par un b. Les Grecs ont altéré 
le mot arabe hacha en bossa. 

I B.VCIIE (ha-fh'), s. m. Ternie de houillère on 
Belgique et dans le département du Nord- H 1' La 



BAC 

cuve en bois servant à puiser les eaux des réser- 
voirs. H 2° Réservoir dans lequel une pompe verse 
l'eau pour une pompe supérieure, j] 3° Mesure de 
houille d'un hectolitre. || 4° Bâche de hiercheur, 
petit panier ou traîneau dans lequel les hiercheurs 
traînent la houille ou les pierres. 

— ETYM. Le même que bac. 

B.iCIIE. Ajoutez : \\ 7° Terme de houillère. Plan- 
che sciée de longueur pour revêtir les parois des 
bures. || Espèce de plancher que l'on établit pour 
faciliter le roulage. 

B.iCHER. Ajoutez : || 2" Terme de houillère en 
Belgique. Poser les biches sur madriers et les 
clouer sur les bois de la cloison qui coupe lo puils 
selon son axe longitudinal. Il Plancheier une voie 
descendante pour faciliter le roulage. 

t BÂCUEUR (ba-cheur), s. «i. Ouvrier charge de 
bâcher, c'osl-à-dire de poser les madriers dans les 
mines de houille. Primes di.slribuées aux herchcurs, 
aux bàcheurs et aux aval^urs, Journ. offic. 25 févr. 
I.S73. p. 1361, t" col. 

t H.\CEIIRE (bâ-chi-r'), s. f. Terme de houillère 
en Belgique. Cloison de planches clouées dans une 
bure. 

t BACHLICK (bach-lik) ou BACUELICK. (ha-cbc- 
lik), .5. m. On vend sous ce nom une espèce d'é- 
charpe en filet de laine à larges mailles , formant 
capuchon pour la tête, avec des bouts pendants 
et munis de longues houpes; le mot cl la chose 
sont d'origine russe. Enveloppé dans sa peau de 
mouton, la tète encapuchonnée dans son bachlick, 
son long usil lui battant le dosa chaque secou.sse, 
il |le cavalier tatare du Caucase] trottine silen- 
cieusement,... J. PATENùTRE, Hcv. dcs Deux- 
Mondes, l" déc. 1874 p. 524. 

r BACIIOLLE. yljoii(('ï;||2° Vase en bois dans 
lequel le fromagerdepo.se la pelote de lait caillé, 
pour faire lo fromage de Cantal, les Primes dlion- 
ncur, p. 4iK, Paris, 1871. 



BAG 

BACHOT. Ajoutes : || l' Nom , dans los environs 
de Paris, du vase dans lequel on recueille le rai- 
sin. U faut six bachots pour faire une barrique 
d« vin. 

B.VCI.VET. Ajoulex : || 2° Partie de l'armement 
de li'tc des hommes d'armes (voy. bassinet). 

BÂCLKR. Ajoulei : — HIST. xui' s. Renost Qui 
bâcle. GKRAUD, Paris sous l'Iiilippc le Bel, p. 43. 

t B.VCXKUR (ba-kneur), s. Hi. Ouvrier qui creuse 
les bacnures. 

t BACXCRE (ba-knu-r") ou BAOl'EXURE (ha- 
kc-nu-r'), s. f. Terme du pays de Liège, qui dé- 
signe une galerie faite à travers les bancs de ro- 
ches perpendiculairement au puits de la mine ; 
c'est le synonyme de bouveau 2. , 

t BACOLOGIQUE (ba-ko-lo-ji-k"), ad;'. Qui a 
rapport aux vers à soie. La campagne bacologiquc 
— ceci regarde ceux qui s'occupent de la produc- 
tion de la soie — a été splendide au Japon , oij on 
a eu des graines excellentes et en grande quantité 
en beaucoup d'endroits, Joum. offic. 7 oct. t87t, 
p. 68U», 3' col. 

— ÊTYM. Mot hybride, de l'ital. boco, ver, ver à 
soie, et lovo;, rapport. 

t BACTÉRIE (ba-kté-rie), s. f. Infusoire végé- 
tal, possédant une faculté de locomotion qui se 
retrouve dans beaucoup do confervcs. Les bacté- 
ries jouent dans les tissus et les humeurs des êtres 
organisés le rôle destructeur des principes immé- 
diats que jouent les champignons microscopiques 
appelés ferments. || Bactéries du sang de rate, bac- 
téries qui se développent dans le sang des animaux 
nions de cette maladie et aussi dans le sang des 
individus atteints de pustule maligne. 

t BACTÉllIQUE (ba-kté-ri-k'), adj. Qui a rapport 
aux bactéries. On peut comprendre [en considé- 
rant la diffusion , dans l'atmosphère, des corpus- 
cules invisibles] la marche des épidémies qui ra- 
vagent un pays, épargnant certaines villes d'un 
même département; est-ce là un résultat de l'ac- 
tion de nuages bactériques s'abatlantsur un point 
et ne touchant point les autres"? boucuut, Juurn. 
offlC. 8 juin. IH76, p. 406U, )'• col. 

t BACTKIEN, lENNE (ba-ktri-in, iè-n'), adJ. Qui 
est relatif à la Bactriane. Le législateur bactrien, 
Zoroastre. 

t BADAMIER. — ÉTYM. Ajoutes : Damier n'est 
pour rien dans ce mot. L'origine en est le persan 
bâdûm, amanda, devic, Dict. élijm. 

BADAUDERIE. Ajoutez : — llisr. xvi° S. Quand 
les vieux soldats les surprenoient en telles badau- 
dcries, brant. Duels. 

t BAUELAIRE. Ajoutei : — REM. Badelaire est 
le même que baudelaire (voy. ce mot au Diction- 
naire). 

BADr.\NE. Ajoute: : — ÉT'ïM. Persan, bâdian, 
anis, DEvic, Dict. étym. 

B.ADINAGE. /l;ou(eï ; || 3° Chasse au badinage, 
celle qui consiste à attirer les canards sauvages à 
l'aide d'un chien que l'on fait courir sur le bord 
de l'eau. La chasse au badinage n'est pas une fa- 
ble, comme le croient bien des chasseurs ; si vous 
en doutez, faites-en l'expérience : promenez-vous 
le long d'une mare assez large où s'ébattent des 
canards domestiques ; et. quel que soit votre chien, 
vous les verrez suivre tous ses mouvements, Carte- 
RON, Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. 96, 
Hetzel, <866. 

t B.\DINGCE (ba-din-gh') , s. f. 'Voy. bandingue 
au Dictionnaire et au Supplément. 

fBADRÉE (ba-drée), s. f. En Normandie, mar- 
melade de pommes ou de poires qu'on étend sur 
les pâtisseries, sur les tartes, delboulle, Gloss. de 
la vallée d'Yéres, Le Havre, 4 876, p. 30. 

t BADUOI'II.LE. Ajoute: : — IlEM. Le même 
que radrinniif (voy. ce mot au Dictionnaire). 

t BAGATKLIKR (ba-ga-te-lié), s. m. Celui qui 
dit ou fait des bagatelles. 11 n'y aurait point 
d'empêchement qui privât les quolibetiers du pri- 
vilège du jubilé; ce que je puis dire des bagate- 
liers, si toutes les bagatelles étaient aussi belles 
que les vôtres, kac. Lexique, éd. P. Mesnard. 

BAG.\TELLE. — ETYM. Ajoute: : Comme l'ori- 
gine de bagatelle est controversée, nous consignons 
ici un passage où ce mot est employé avec un sens 
particulier : Qui crédit bas dispositiones [hernias] 
curari per liniaturam calibis interius et magnéto 
exterius apposito cum sua bagatella, bartholo- 
M.EUS DE MONTAGNANA, ConsiUa. Le sens n'est pas 
três-as.suré ; pourtant il parait être : avec son an- 
neau, sa bague. Barthélémy de Montagnana est 
un chirurgioTi italien du xv siècle. 

t BAGNOLE (l)a-gno-l'), s. f. Sorte de wagons 



BAI 

pour les chevaux. Une compagnie de chemin de 
1er est-elle tenue d'avoir dans chacune de ses ga- 
res et stations, à la disposition des expéditeurs de 
chevaux, des wagons-écuries, des wagons dit ba- 
gnoles et autres, au choix des expéditeurs? Ga:. 
des Trib. n-in août )87t, p. 787, l" col. 

— ÊTYM. Une bagnole est, dit-on, dans les Ar- 
dennes, une mauvaise voiture. Bagnole se dit 
couramment en Normandie dans le même sens. 
C'est probablement un péjoratif do banni', ban- 
ncau. 

B.\GUE. Ajoutes : || 7° Terme do mécanique. 
Bague d'excentrique, cercle métallique qui enve- 
loppe l'excentrique circulaire. || 8* Moulure au 
goulot d'une bouteille. Litres, l'orme française à 
deux bagues. Enquête, Traité de comm. avec l'An- 
glet. t. VI. p. 6(0. 

BAGUENAUDE. — HIST. XV» s. Ajoute: : Bague- 
naude [nom d'une combinaison do rimes], iienri 
de CROv, dans Uist. litt. de la Fr.t. xxiv, p. 451, 

BAGUETTE, Ajoute: : || 13» Arbalète à baguette 
(voy. arbalète). 

BAHUT. /iyo!i(ejr;||4° Dans l'argot des écoles, 
pensionnat, logement. 

BAIIUTIER. Ajoute: : — REM. Le proverbe re- 
latif aux bahutiers qui font plus do bruit que de 
besogne, a probablement donné origine au verbe 
populaire bahuter, faire tapage. 

t BAHUTTE (ba-u-f) , s. m. Nom italien, inusité 
en français, du domino vêtement. J'ai un peu dé- 
rangé ma philosophie pour me mettre comme les 
autres [à Venise] ; de sorte que je cours la place 
et les spectacles en masque et en bahuttc, tout 
aussi fièrement que si j'avais passé toute ma vie 
dans cet équipage , J. J. nouss. Lclt. à Mme de 
Slonlaigu. 23 nov. (743. 

t BA'fANISME (ba-ia-nt-sm'), s. m. Voy. plus loin 
BAYANis.ME. J. B. Duchesno : Histoire du baïanisme 
ou de l'hérésie de Michel Baïus, avec notes et 
pièces justificatives, Douai, (721, in-4°. 

t BAIGNADE (bè-gna-d'), s. f. Action de prendre 
des bains en rivière ou en mer. La préfecture de 
police vient de faire afficher dans le département 
de la Seine une ordonnance concernant les bai- 
gnades on pleine rivière, Journ. offic. 2 juin (876, 
p. .1787, 2» col. 

t BAIGNAGE (bè-gna-j'), s. m. Nom donné, dans 
le Calvados, à l'irrigation des prés, les Primes 
d'honneur, Paris, (87o, p. (5, 

t B.IIGNANT (bè-gnàn) , s. m. Se dit , dans les 
lieux où l'on prend les bains de mer, de celui qui 
prend les bains, quand on veut le distinguer de 
celui qui les fait prendre. Le baignant et le bai- 
gneur, 

t BAIGNANTE (bè-gnan-f), adj. f. Prairies bai- 
gnantes, nom, dans le Calvados, des prairies arro- 
sées, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. (5, 

BAIGNER 11 4- V. n. Ajoute: : \\ Kig, H se dit de 
la lune quand elle est entourée d'un cercle et que 
son contour est mal terminé, La couleur pâle de la 
lune, les cercles concentriques plus ou moins obs- 
curs dont elle est lentourée, ses cornes mal ter- 
minées, l'auréole lumineuse qui s'étend autour 
d'elle el qui fait dire que la lune baigne, sont au- 
tant de signes de pluie ; les étoiles présentent des 
signes pareils : leur lumière perd de .sa vivacité et 
elles baignent aux approches de la pluie, Journ. 

offic. 20 sept. (873, p. 5076, ( '" COl. 

BAIGNEUR. Ajoute:: || 5° Baigneur, nom donné, 
dans le Calvados, à ceux qui opèrent l'irrigation 
des prés, (es i'rimes d'/io)wici(r, Paris, (870, p. (5. 

— KEM. Au xvii°s. et même plus tard, les bai- 
gneurs étaient en même temps logeurs. J'avais 
logé au faubourg Saint-Germain chez un baigneur 
avec l'évêque de Limoges, tilly (né en (764), 
ilém. t. I, p. 20(. 

t BAIGSOIR (bè-gnoir), s. m. Lieu où l'on se 
baigne, élahlissement de bains. On doit établir un 
baignoir dans le lac de Nantua, à l'usage de la 
population do cette ville. Courrier de l'Ain, 
juin (875. 

— REM . Il n'est pas probable que ce néologisme, 
qui pourtant ne serait pas inutile, s'établisse, soit 
à cause de l'homophomie avec baignoire, soit parce 
que bains s'emploie déjà en un sens voisin. 

BAIL. .4)oii(c2; 112° Ancien terme de droit en 
Bretagne. Bail à convenant, bail en premier dé- 
tachement, dit aussi acconvenancement, bail fait 
pour un temps convenu, au bout duquel le pro- 
priétaire foncier pouvait déposséder le tenancier, 
moyennant remboursement de ses dépenses à dire 
d'experts, méiielst, dans ifémoires de la Société 
centrale d'agriculture, (873, p. 3U0. 



BAI 



31 



BAILLE. — ÉTYM. Ajoutes : Les paysans de l'An- 
goumois disent un baille. 

t 2.B.\lLLE(ba-ir, It mouillées), t. f. Nom donné, 
dans le nord do la Franco, aux perches dont on 
entoure les pâturages. 

t 3. BAILLE (ba-ir, H mouillées), t. m. Nom 
qu on donne dans la Provence au chef des bergers 
qui conduisent leurs troupeaux sur los montagnes ; 
c est une autre forme debayle(vov. ce mot au Sup- 
plément). Je suis Lombard le baille des troupeaux 
transhumants qui sont là-haut sur les montagnes 
pastorales, e. eerthet, la Directrice des postes 
ch. XX. ' 

t BAILLÉE (ba-!léc. Il mouillées), s. f. Ancien 
terme do droit en Bretagne. Baillée d'assurance 
renouvellement du bail à convenant (voy. bail, au 
Supplément), mkiielst, dans Mém. de la Soc. cen- 
trale d'agric. (S73, p. aoo. 

BÂILLER. Ajoute: : ]| Activement. Bâiller sa 
vie, la passer en bâillant. Appauvri d'âme et do 
sang, le fils (de Henri IV] traina, bâilla sa vie; et 
le plus grand service qu'il ait rendu à la Franco 
est d'avoir maintenu Richelieu au pouvoir, iienhi 
BLAZE DE buhy, Rcv. des Dcux-Mondes, (5 août 

(876, p. 947. 

t BAILLETTE. Ajoute: : || 2° La transaction elle- 
même qui donnait la baillelte. ... dans diverses 
baillettos ou transactions plus anciennes,... etmêmo 
en remontant à la baillctle du (u octobre (468, 
qui est l'acte primordial et originaire dont se pré- 
valent les usagers.... Enquêtes sur les incendies 
des forêts, p. 207, Dépos. Flinotj, directeur du Phé- 
nix, à Bordeaux, (873. 

BAILLEUL. Ajoutes : — REM. On a dit bailleur 
par confusion ; c'est une faute. J'avais pris la ré- 
solution de m'abandonner entre les mains de M. do 
Cuvilliers, qui était bailleur du roi, m'"° de la 
GUETTE, Mémoires, éd. Jannet, (856, p. (89. Jo 
craignais le bailleur comme la mort, p. (88. 

BAILLEUR. ^;'oi((e:.- 1| 5° Bailleur de blé se disait, 
dans les anciens moulins, de l'augct distributeur. 

nXllA-i. Ajoutez :\\ 6° Le premier magistrat civil 
de chacune des deux iles de Jersey et de Guerne- 
sey, nommé par la couronne, président de la cour 
royale et des états. X Gucrnesey on écrit ordinai- 
rement baillif. Il Lieutenant-bailli ou lieutenant- 
bailli/, suppléant du bailli, nommé par lui, géné- 
ralement parmi les membres de la cour royale. 

t BAILLIVAL, ALE (ba-Ui-val, va-l', Il mouil- 
lées), adj. Qui a rapport au bailli. Le sccrétaira 
baillival d'Yverdun, J. j. eouss. Lett. au comte do 
Tonnerre, (8 sept. 1768. L'assemblée baillivale do 
Bourg en (789, Courrier de l'Ain, 5 juillet (864 
{Extraits des anecdotes sur le Bresse de l'astro- 
nome I.alande). 

BAIN. Ajoute: : \\ 11° Terme d'exploitation houil- 
lère. Bain d'eau, ou, simplement, bain, réservoir 
souterrain formé par l'infiltration des eaux dans 
les vides laissés par l'exploitation de la houille. 

— ÉTYM. Ajoute: .-D'autres disent que l'expression 
bain-marie provient do Marie, sœur de Moïse, à 
qui les alchimistes attribuaient un livre, conte- 
nant diverses recettes et préparations. 

BAÏONNETTE, — ÉTYM, Ajoute: : « La baïon- 
nette, selon quelques auteurs, aurait été inventée 
à Bayonne pendant le siège de cette ville, en (523, 
et mise en usage dans l'armée par Martinet, en 
(67t ;mais l'emploi en était évidemment antérieur 
à cette époque, puisqu'on voit, dans une lettre 
écrite, eu (57(, par Hotmann à Jacques Capelle, à 
Sedan, que cette arme était usitée do son t»aips; 
et qu'en (640 on en fabriqua à Bayonne, Le mot 
baionnctte, du reste, ne vient pas de Bayonne, 
mais bien du mot roman baynneta, petite gaine ; 
dans tous les idiomes de l'Kspagne, bayona vsut 
dire gaine. Le contenant aurait ainsi donné son 
nom au contenu » a, de chasnel, Dict. des armées 
de terre et dcmcr, Paris, Armand le Chevalier, (862, 
p, 63, Voici le passage de Hotman dont parle 
M, de Chasnel : Is [M. do Courlay] biennio 
supra ternis a me litteris peliit, ut illi pugioneni 
inauratum mitterem, quem vos appellatis baijnn- 
nette.... pugionem duobus scutatis aureis et so- 
misso confeslim cmi, Fr. et Joh.llotomanorum.... 
Epistolx, (700, io-4°, p, 51 {Epist. xl Jacobo Ca- 
pello, 20 avril (675), Ainsi l'cxisteuce de la baïon- 
nette et de son nom est constatée en (575; et Vol- 
taire est déchargé de l'accusation d'an»chroni.snio 
portée contre lui au sujet des vers où il fait figurer 
la baïonnette à la bataille d'ivry en (590 : Celte 
arme que jadis, pour dépeupler la terre, Dans 
Bayonne inventa le démon de la guerre, //cnr. viii. 
Toutefois les observations de M. île Cliasnd no 



32 



BAL 



prouvent pas que l'arme n'ait' pas été inventée à 
Boyonn*. et surtout qnc baiontutle vienne de les- 
pagnol roino. gaine, prononcé il est vrai baina. 
mais qui n"a pu guère donner un diminutif avec 
Intercalation d'un o. 

I. BAISER. JjoiKfï .- — REM. l.Figurémenl. bai- 
ser les mains signifie aussi dire adieu, rommcer. 
Elle va louer une maison pour cent ans, et baise 
Irès-humblement les mains à la pauvre Bretagne, 
SKv. 236. S'il est ainsi, je vous baise les mains, 
.Muses ; gardez vos faveurs pour quelqu'autre , 
I. B. HOLSS. Ur. 1, Epllre 1. 11 1. C'est à grand tort que 
plusieurs écrivains remplacent baiser par em- 
brasser. On lit souvent: il lui embrasse les mains. 
Ainsi défigurée, la locution devient ridicule. 

S. B.\ISER. .4jou(«.- Il Baiser Lamouretle, récon- 
ciliation peu durable, ainsi dit d'un embrasseraent 
général qui eut lieu entre les députés à l'.-lssom- 
blée nationale, sur un appel chaleureux à la con- 
ciliation fait par M. Lamourettc, en <792; mais, le 
moment d'enthousiasme passé, chacun retourna à 
son parti, V 

B.\ISSE. Ajoutei : || 4" X la baisse, à la descente, 
dans le langage des bateliers de la Saône et de la 
Loire, m.vntelueb. Glossaire. Paris, 1869, p. lo, 

BAISSER. Il 9" V, n. Ajoute:: Baisser, descendre 
une rivière. Nous primes une cabane, et baissâmes 
jusqu'à Orléans, sc.tRR. Roman corn, cité dansjAL, 

— IIIST, Il XVI' s. Ajoute: : 11 n'y avoit lieu oit un 
chalan peust monter ne baisser [descendre un 
cours d'eau] ; monseigneur le Dauphin qui bais- 
soit par eau.... suntelueb, Glossaire, Paris, 
1869. p. <o. 

t 2. B.VISSIER (bé-sié), s. m. Nom donné, dans 
le cours de quelques rivières, à des allerrisse- 
menls. 

I B.\ITE (bè-1'), s. f. Nom, en haute Normandie, 
Seine-lnférioure, de l'amorce pour les hameçons, 

— Etym. Le même que boitte. X boitte, ce mot 
est rattaché au bas-breton boued, nourriture, et 
aussi appât, amorce; mais M, Baudry rattache 
boi'le à langl, bail, amorce, qui lui-même semble 
se n)tt,-icher à langl. bit, morceau, bouchée: 
comp. l'allem. beiszen, mordre, 

t BAKCHICH (bakchich), s. m. Cadeau, pourboire, 
en Turquie, en Égj'pte, en Perse, Nous prenons 
nos billets, et nous sommes poursuivis dans la 
gare par un employé arabe qui nous demande un 
bakchich pour nous avoir passé nos billets, guill. 
LEJEAN, d'.llexandrie à Souakia, dans le Tour du 
Monde, i' scm, de (860, p, 98. || On le trouve écrit 
aussi bachich. Des Arabes demi-nus nous déposent 
sains et secs sur le quai moyennant un léger ba- 
chich, SPIELL, Yoy. au Liban, dans Tour du Monde, 
t" scm. 1861. 

— ETYM. Persan, bakchich, du verbe bakhchiden, 
donner, DEnc, Dict. étym. 

B.VL. AjouUz : || 3* Ëpée do bal, opéc qui ne 
sert que pour la toilette. SI mon premier langage 
était scintillant et musqué comme l'épée de bal et 
la poudre, a. be vignt,. Stella, ch. 20. l| 4» Ancien- 
nement, bal réglé, bal ouvert par un branle. Le 
dimanche gras, il y eut grand bal réglé chez le 
roi, c'est-à-dire ouvert par un branle, suivant le- 
quel chacun dansa après, st-sim, ch, u, p, 21 (t. i, 
éd. Chérael et Ad. Régnier fils). 

BAL.\1)IXAGE. Ajoufe; ; 113" Baladinages, nom 
donné autrefois aux danses par haut, dans les- 
quelles on sautait plus ou moins, par opposition 
aux danses par bas ou danses nobles, comme le 
menuet, la courant*, oii le danseur ne qêitlaitpas 
le parquet. 

BALAI, Ajoute: .-Il 4' Balai de sorcier, branche 
déformée par maladie en un sapin. 11 [le chau- 
dron, maladie du sapin] résulte d'un arrêt de sève 
qui se manifeste à l'origine par un rameau dé- 
formé qu'on appelle, dans les Vosges, balai de sor- 
cier. H. FLICHE, Mon. de Botan. forest. p, 281, 
Nancy, (873. || S' Portion de la queue, chez les 
poissons. Les trieurs couperont aussi, deux fois 
par jour, la moitié du balai de la queue à cette 
qualité de poissons [morues plates] avant de la re- 
mettre dans la cale.... Art. <« de la direct, du 
Corps consulaire de Dieppe du 2.'> juill. 1776, 
dans Notice sur l'écorarfe, par J. Delahais, p. 31. 
Il 6* Il se dit. en général, d'une pou.sse désordon- 
née de brindilles autour de la cicatrice d'une 
grosse branche coupée. 

— ETYM. Ajiiulez : Contre la dérivation qui lire 
balai de l'arniorirain balan, genêt, M. d'Arbois 
de Jubainville (/(crue celtique, t. ii, p. t-2H) re- 
marque que balan est use forme moderne employie 
pour banazl, en moyen gallois banadil ; il ajoHie 



BAL 

qu'il faudrait s'assurer si le mot français n'est pas 
antérieur â l'introduction de la forme bafan dans 
le breton armoricain, 

B.\LANCE. Il l' Ajoutex : Une bonne balance hy- 
drostatique, qui penchait sensiblement à un quart 
de grain, BUFF, llist. nat. Part.exp. l£uvres,X. viii, 
p,l86. Il Balance de Roberval, balance dans laquelle 
les plateaux sont au-dessusdu point de suspension, 
auquel ils sont reliés à l'aide d'un parallélogramme 
articulé, || Balance de Qnintenz, ou balance à bas- 
cule, ou ba.scule, balance employée pour peser les 
lourds fardeaux; les longueurs des bras de levier 
sont dans nn rapport constant, en général égal 
à Xi '. une articulation particulière permet au pla- 
teau qui reçoit le corps à peser, de se mouvoir ho- 
rizontalement. Il Balance romaine, voy, romaine t. 
Il On donne encore le nom de balance à divers ap- 
pareils destinés à mesurer des forces quelconques. 
Balance de torsion, 

B,\ LANCEMENT, || 8" Disposition des marches 
d'un escalier dont une partie est droite et une par- 
tic circulaire, adoptée en vue de répartir progres- 
sivement la diminution de largeur des marches 
du côté de la rampe circulaire. 

BALANCER, Ajoute:: : \\ iV En termes de con- 
struction, balancer un escalier, établir le balance- 
ment des marches. Il 12° Populairement, tenir en 
suspens, amuser. Le fond de l'atTaire, à ce que 
j'imagine, c'est que sa petite fierté veut avoir sa 
revanche et se donner le plaisir de te tenir le bec 
dans l'eau; tu l'as balancée, elle te balance,... ne 
prends pas cet air déconfit, v. cherbuliez, Rev. 
des Deux-Mondes, )5 févr. 1876, p. 739. 

BAL.WCIER. Ajoute: : || 7" Terme de mécanique. 
Levier mobile autour d'un axe passant par son mi- 
lieu, et servant à transformer un mouvement rec- 
tiligne alternatif en un mouvement circulaire. Ba- 
lancier d'une machine à vapeur. || Balancier à 
bouton, et balancier à coulisse, organes de ma- 
chines servant à transformer un mouvement cir- 
culaire alternatif en un mouvement rectiligne al- 
ternatif. Il Balancier de Cartwright, qui transforme 
un mouvement circulaire continu en un mouve- 
ment rectiligne alternatif. || Balancier d'Olivier 
Evans, organe qui sert à guider verticalement la 
ti.ge du piston de certaines machines à vapeur. 

B.\LANÇ01ltE. Ajoute: : || 3" Kig. et populaire- 
ment. Actes ou propos qui ont pour but de tromper, 
d'amuser. Les spéculateurs avaient tout fait, la 
semaine dernière, pour semer des inquiétudes sur 
la récolte prochaine qui était partout couverte de 
neiges; mais, depuis que le soleil a fait foudre ces 
neiges et balançoires de bourse, on a vu que les 
céréales se portaient à merveille.... le Rappel, 

23 fév. (876. 

t BALANÇOX. Ajoute: : || Nom de petits aisdont 
on couvre les maisons. Tarif des patentes, 1858. 

t B.\LANT./l;ou(e;; || 2» En métallurgie, un for- 
geur chauffe une pièce au balant, lorsque, en te- 
nant son feu bien couvert, il communique de lé- 
gers mouvements à cette pièce, de manière à juger 
de l'état oii elle est arrivée, par le degré de ra- 
mollissement qui tend à la faire plier sur la 
chaude, 

t BALANTIN8 (ba-lan-ti-n'), s, f. Petit sac que 
les merveilleuses du Directoire portaient suspendu 
à la ceinture et ballant sur leurs genoux, comme 
la ,sabretache des hussards flotte sur leur mollet. 
Il est question de la balantine dans le Spectateur 
du Nord, 2° trimestre de 1799, cité par les frères 
GONCOLRT, Société française pendant la Rérolution. 
Les balantines battaient sur les genoux des mer- 
veilleuses; les oreilles de chien battaient sur la 
joue des incroyables, et sur leur culotte battaient 
les breloques de leurs montres, cri, ulanc, l'Art da ils- 
laparure. Journ. offic. 28oct. i«72,p. 6711,3° col. 

t BAL.4TA (ba-la-ta), s. m. Arbre de la Guyane. 
Le baldta sert pour le charronnage et les roues de 
moulin, Journ. offic. 23 sept. (872, p.6(53, 2° col. 

t BALAYETTE. Ajoute: : || 2' Petit balai de 
bruyères taillé en brosse, dont on se sert dans le 
filage des cocons. 

BALCON. Ajoute: : — HIST. xvi« s. 'Vous met- 
tiez sur les entablements et niveau des terrasses 
(au droict des fcnestres qui seront au dessous) des 
petits balcons, ainsi qu'on les appelle en Italie, 
qui sont petites saillies qui se projectent hors des 
murs en terrasses accompagnées de baleustrcs et 
appuis, avec tel ornement que l'on Tcult, Pli. de 
l'ohme, ^ln-/ii(fc(. VIII, 20. 

t BALCOXIER (bal-ko-nié), I. m. Néologisme. 
Celui qui pérore à un balcon, qui harangue la 
foule du haut d'un balcon. U n'est pas oxtraor- 



BAL 

dinaire que je cite les avocats comme connaissnnt 
la législation mieux que moi, qui ne suis ni a\ucat, 
ni orateur, ni balconier,.,. marquis de morte- 
MART, Journ. offic. 29 mars (817, p, 2429, 2' col, U 
n'a pas le droit,,, de parler comme le premier révo- 
lutionnaire venu, de bafouer nos institutions nou- 
velles et les hommes qui les représentent, de ra- 
valer sa parole jusqu'à ce rôle de vulgaire bal- 
conier, FH, CHAUMES, Journ, des Débats, (" janv. 

(875, fp. 5° col, 

t BALÉNIDE (ba-lénid'), s. m. Terme d'histoire 
naturelle. Genre de baleines. Remarques sur les 
balénides des mers du Japon, p. gervais, Acad. 
des se. Comptes rendus, t, lxxxi. p, 932, 

f BALEKIT (ba-le-ri), s, m. .\om, dans l'Aunis, 
d'un oiseau de proie, que les uns disent être l'é- 
mouchet et les autres la crécerelle, Gloss. auni- 
sicn, La Rochelle, (87o, p. 68. 

t BALfiROX ou BALERONG (ba-lé-ron), s. m. 
Salle d'audience oii le souverain malais rend la jus- 
tice; c'est généralement une grande cour cnlouréo 
par les bâtiments du palais. 

— ETYM.Malais, boffroiig ou balêrouang, devic, 
Dict. étijm. 

BALÈVRE. — HIST. || x\i' s. Ajoute: : Les In- 
des la peignent [la beauté] noiie et basannée.... 
et chargent de gros anneaux d'or le cartilage d'en- 
tre les nazeaux.... comme aussi la balievre de gros 
cercles enrichis de pierreries, mont. 11, 20 (. 

t B.\LI\E. Ajoute:: .... Couché sur un fumier 
exhalant une odeur repoussante et n'ayant pour 
se couvrir qu'une mauvaise toile de baline [il s'a- 
git d'un malheureux séquestré], Ga:. des Trib. 22 

juin (873, p, 692, (" col, 

t BALIQUE (ba-li-k'), adj. Langue balique, lo 
pâli, [i Siam]rarchiprètre a récité devant la cour 
et le peuple, en langue balique, les cinq comman- 
dements de la religion, Journ. offic. 27 oct, (876, 

p, 7768, 2° col, 

— ETYM, Bail, qui s'est dit pour pâli {voy. pâli, 
au Dictionnaire), 

t B.\LISE.ME.NT, Ajoute: : — HIST. xvi' s. Bali- 
sement, mantellier, Gloss. Paris, (869, p. (O. 

B.VUSTE. Ajoute: : — REM, Dans la balisic, une 
pièce de bois est engagée par une de ses extrémi- 
tés dans une réunion de cordages ou de nerfs d'a- 
nimaux, qu'elle tord avec force lorsqu'on la rabat 
horizontalement ; lorsqu'on la laisse échapper, elle 
pousse un trait, disposé en conséquence, contre 
lequel elle vient frapper. 

BALISTIQUE. Ajoute: :]\i' Adj. Qui a rapport à 
la balistique. Études balistiques. Propriétés balis- 
tiques. 

BALIVERNE. — HIST. Ajoute: : xvi' s. Balivcr- 
ncrics ou contes nouveaux d'Eutrapel, Paris, (548, 
titre d'un ouvrage de Noël du Fail. Une balelée de 
contes rustiques de mes ouvriers, desquels, sans 
faire semblant de rien, j'ay autrefois extrait et 
recueilli en mes tablettes le sujet et" grâce, et 
communiqué leurs propos et mes balivernes au 
peuple, NOËL DU FAIL, Contes d'Euliapcl, t. Il, 
p. 352, édit. (874, dans A. de la bordehie, Bibl. 
deschai'tes, (875, 3" et 4;^ livr. p. 262. U est couru 
un siècle jusques au nostre durant lequel ne se 
treuvoient autres histoires que de telles barniuclles 
[romans de chevalerie], bo.nivabd, Advis et de- 
vis, p, (71. • 

— ETYM, Ajoute: : Tout en continuant à conve- 
nir que l'origine de ce mot est inconnue, il est 
toujours bon d'en signaler une autre forme avec 
un autre sens ; c'est le vénitien baliverna, masuro 
[Rnmania, avril (875, p, 254). 

t B.\LLASTER (ba-la-slé) , v. a. Terme de con- 
struction de chemins de fer. Ensabler une voia 
ferrée. 

( . B.VLLK. Il 1° Ajoute: : Garder les balles, s'est 
dit comme garder les manteaux. Et moi, durant 
ce temps, je garderai les balles ? corn. Place Roy. 
u. 7. Il 2" Ajoute: : Les balles ont été primitive- 
ment rondes, comme elles le sont encore dans L. 
plupart des fusils de chasse; leur forme s'est nn; 
difiée, mais elles ont conservé leur nom, malgn- 
l'étymologie. Balle oblongue. Balle évidée. || Terme 
d'artillerie. Petites sphères en plomb, en fer, ou 
en fonte qu'on met dans les boites à mitraille et 
dans les obus à balles. || Balle à feu, artifice d'é- 
clairage ; c'est un projectile contenant une compo- 
sition éclairante. Il Balles ramées, deux ou trois 
balles de plomb jointes ensemble par un lil d'ar- 
chai tortillé. || 3' Moulage à la halle, sorte de 
moulage. Dans le moulage à la balle, on fait pé- 
nétrer avec le pouce dans toute.^ les cavités, aussi 
également que possible, de petites balles de 



BAL 

pâte que l'on juxUti'ùsc' cl i;iio l'on rcnipi ime peur 
les souder ensemble, p. POiaÉ, Kulintis de ihimie, 
p. 102. Paris, (86». {| 4* Terme de métallurgie. Sy- 
nonyme de loupe. Les balles ou loupes peuvent 
tue extraites pour être soumises au linglagc, si 
c'est du for forgé qu'on se propose do produire, 
Journ. ofjir. 12 mai (878, p. :i064, 2' col. 

t 2. B.M.I.EU (ba-lù), V. n. Terme de métallur- 
gie. Se former en balle ou loupe. Dans ces i-oiidi- 
tions de marche, le fer métallique est bientôt pré- 
cipité du minerai fondu qui enveloppe la scorie ; 
on donne alors un mouTcmenl plus rapide au rn- 
talor pour faire baller le fer, Journ. ojjic. 1 2 mai 

(873, p. 3084, 2' col. 

t B.\LLET.\NT (ba-lc-tan), s. m. Celui qui prend 
part à un ballet. Nous vimos jeudi soir le ballet 
attendu si longtemps.... ce fut un désordre le plus 
grand du monde, de quoi toutefois les balletants 
ont occasion do remerciw Dieu, malii. Lexique, 
éd. L. Lalanne. 

t B.\LLIÈUE (ba-Uè-r', U mouillées), s. f. Nom, 
à .Sainl-Brieuc, de paillasses faites de balle d'a- 
voine (et aussi dans l'Aunis, Gloss. aunisien, La Ro- 
chelle, 1870, p. 68). 

I. B.\LLON. Ajoulej :\\6' Globe en verre et en 
forme de ballon qu'on met aux lampes. Fabricant 
de ballons pour lampes. Tarif dts patentes, (858. 
Il T On dit qu'une danseuse de l'cjpéra a du ballon, 
lors(|u'elle danse en arrondi.^sant gracieusement 
les bras, et en faisant ballonner ses jupes. 

— HIST. ivi's. Ajoufei.-Ballon de drap [drap em- 
paqueté]; ballon d'acier [s'entendait d'une certaine 
quantité d'acier, soit d'un seul morceau, soit en 
plusieurs morceaux réunis et mis en paquet ar- 
rondi], MANTELLIEH, Gloss. Paris, (860, p. ((. 

3. BALLON. J;ou«ei : li Chant des ballons, 
bruit qu'on entend parfois dans les montagnes. H 
nous parait plus probable que les bruits entendus 
étaient produits par ce phénomène bien connu des 
voyageurs sous le nom de chant des ballons, bruit 
de roche, il. de parville, Journ. offic. 20 nov. 

(»7I, p. 4695, 2* col. 

t 4. BALLON (ba-lon), s.m. Nom, dans le dépar- 
tement de la Somme, d'une voiture destinée au 
transport du poisson. 

t BALLO.VNER. Ajoute! : \\ 2' V. réfl. Se ballon- 
ner, devenir bombé, en parlant d'un mur. S. chaque 
agitation de la lame, la mer déferlait par-dessus 
le quai; d'énormes crevassasse sont produites, en 
même temps que la muraille en pierre do taille 
s'est ballonnée de la façon la plus inquiétante, 
Extr. du Journ. du Havre, dans Journ. offic. Il 

déc. (874, p. 8(93, 3» col. 

t BALLONNET (ba-lo-nè), s. m. Petit ballon, pe- 
tit vase on verre. Il [M. Bert] a respiré un mé- 
lange artificiel d'oxygène et d'azote dans la pro- 
portion de 4o pour (ou contre 60 pour (00 renfermé 
dans de petits ballonnets, H. de parville, Journ. 
offic. 3 avr. (874, p. 2568, 3* cûl. 

t BALNÉAIRE (bal-né-ê-r'), adj. Qui concerne 
les- bains. Température balnéaire. || Station bal- 
néaire, lieu ou l'on prend des bains d'eau miné- 
rale ou des bains de mer. 

— Etym Lat. balnearis, de halneum, bain. 

t BALNÉ.VTION (bal-né-a-sion), s. f. Adminis- 
tration des bains en général. 

— • ETY.M. Lat. balneum, bain. 

+ BALNÉATOIKE (bal-né-a-toi-r'), adj. Oui a 
rapport aux bains. Appareils balnéatoires et hy- 
drothérapiques, Journ. offic. 9 sept. (876, p. 6852, 

3' Cûl. 

BALOURD. Ajoute: : — REM. Voici un exemple 
plus ancien que ceux qui sont cités : Il est grand 
dommage que je ne .sois imprimeur; je di.sputerais 
du gloire avec les EIzeviers et effacerais celle des 
Plantins; pour le. moins no ferais-je pas comme 
les balourds qui d'une ligne ne font qu'un mot, 
BALZAC, Letlr. inéd. xxxvui, éd.Tamizey-Larroque. 

t BALSAMITE (bal-sa-mi-f), s. m. Sectateur de 
Cagliostro (Joseph Balsamo), Mém. de la marq. de 
Créqutj, t. IT, ch. XI. 

t BALSE (bal-s'), s. m. Radeau du Chili, formé 
du deux outres, Journ. offic. 23 fév. (874, p. (4S7. 

t BALTAUJI (bal-ta-dji),s. m. Officier du sérail 
préposé à la garde des princes et du harem. 

— ÉTYM. Turc, balladji, de bslla, hache, et dji, 
terminaison qui indique les noms de métier; dé- 
nomination qui vient, dit-on, de ce que, les bal- 
tadjis étant chargés d'approvisionner de bois les 
appartuments du Grand Seigneur, leur hache re- 
présentait la cognée du bûcheron, devic, Dict. 
étijm. 

tBALTIlASAR(bal-U-7.ar), s. m. Festin de Bal- 
DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE. 



BAN 

Ihasar, festin somptueux et abondant, ainsi dit du 
festin que donnait Balthasar, dernier roi de Baby- 
lone, au moment où les Perses de Cyrus prirent la 
ville et le tuèrent. || Familièrement. Un balthasar, 
un grand repas. Le logement de Marcel, qui lui ser- 
vait d'atelier, étant le plus grand, fut choisi pour 
la salle du festin, et les amis y firent en commun 
las apprêts de leur balthasar intime, mûrger. Se. 
de la vie de Bohème, ch. xxu. 

BALUSTRfi,ÉE (ba-lu-stré, slrée), part, passé. 
Garni d'une balustrade. Le pont (de bateaux pour 
traverser un fleuve] a quatre petites guérites aux 
quatre coins, et le reste est balustré, pellisson, 
Letl. hist. 1. 1, p. (25. 

t BALYK (ba-lik'),s. m. Dos d'esturgeons salés 
et srchés, Journ. offic. 23 juill. (874, p. 5(58, 
3' col. Après (S ou 20 jours de sel, on lave le 
balyk, on le met un peu au soleil, puis à l'ombre 
et dans un courant d'air, à l'abri d'un toit, ib. 
p. 6(59, ('• col. 

t BALZ.\C (bal-za), s. m. Balzac blanc, balzac noir, 
noms, dans l'Angoumois, d'un cépage blanc et 
d'un cépage noir, les Primes d'honneur, Paris, 
(869, p. 3(9. Il Le balzac noir, sorte de cépage du 
Limousin, les Primes d'honneur, p. 6((, Paris, 
(«74. 

BALZAN. — ÊTYM. Ajoutex: X C(')té de l'étymo- 
logie, consultez cette note remise par M. Marcel 
Devic : Ane. franc, beaucent, beauceant, baitcant 
[Les costés a beaucans et fauve le crespon. Roman 
d'Alex. dansLacurne) ; bas-lat. baucênnus, baucen- 
dus, bauchantus, dans Du (^ange, qui explique: 
albo et nigro ituerstinclus vel bipartitus.... de 
equis quorum pelles nigro et albo interstinctx 
sunt; de l'arabe ablaq, lom. balqua', plur. bolq, 
que Freytag explique : nigro o(6oc/ue colore varie- 
gatus; usque ad femora albis pr.rdilus equus ; 
faras balqa', jument balzane ; ainsi cet adjectif 
arabe a à la fois le sens de marqué de blanc et de 
noir, et le sens de qui a une bande bl;inchc aux 
pieds : de sorte que la forme et la signification 
font tout à fait préférer l'arabe à l'ital. balza, pro- 
posé par Diez. 

BAMBOCHE. Il 2' Ajoutes: En voyant ces bam- 
boches titrées [des officiers de naissance], rien ne 
m'amusait davantage, L. du P. Ducliéne, l'Ami des 
soldats, p. 7. 

BA.MBOU. Ajoutes : — ÊTYM. Malais, bambou 
ou mambou, devic, Dict. élym. 

t BANALISER (ba-na-li-zé), v. a. Néologisme. 
Rendre banal. Types tant de fois réalisés par 
toutes les écoles et un peu banalisés par l'abus de 
la mythologie dans la décoration, Journ. offic. 

23 mars (874, p. 2233, 3' col époque terrible 

et grandiose que tant de livres, de tableaux, de 
lithographies, de romances , de mélodrames ne 
sont pas encore parvenus à banaliser, alph. bau- 
det, Journ. offic. C' mai (876, p. 3034, 2* col. 

BANALITÉ. Ajoutes : || 3" Caractère banal d'un» 
chose. Une mode.... dénaturée par la bizarrerie ou 
la banalité de ses applications, guizot. Fier des 
poi'tes français, t" édit. p. (03. 

BANC. Ajoutez : || 8° Banc d'épreuve, banc sur le- 
quel sont placés les canons des armes à feu portatives, 
lorsqu'on les éprouve. 11 y a un banc d'épreuve à 
Saint-Étienne; il n'y en a pa.s à Paris.... ce n'est 
pas pour 2000 canons qu'on aurait pu établir un 
banc d'épreuve ; il ne se serait pas soutenu , En- 
quèle. Traité de comm. avec l'Anglet. t. ii, p. 36. 
Il Banc de forerie, table qui porte les couteaux et 
les forets nécessaires au tournage et au forage 
des bouches à feu. 

t BANCABLE (ban-ka-bl'), adj. Se dit d'un effet 
de commerce qui a la condition nécessaire pour 
être escompté par la banque de France, ou même 
par des banques d'autres pays. || Ce mot, très- 
mauvais, s'introduit par le besoin d'abréger. 

BANCAL. — ÊTYM. Ajoutes : X propos de ban- 
cal, on pense naturellement à cette expression 
populaire : il a les jambes en pied de banc, pour 
il est bancal, les pieds d'un banc étant rapprochés 
par le haut et éloignés par le bas (Note commu- 
niquée par M. B. M Petilleau). 

t BANCELLE. Ajoutex : Pour éviter la honte 
qu'on nous vît [les évoques] dans l'église même 
sur une méchante bancello de bois, tandis que 
M. le baron de Léon et messieurs les commissaires 
des états avaient de grands et magnifiques fauteuils 
à s'asseoir, Lett. de l'évcque de St-ilalo, dans sÉv. 
t. XI, p. XLI. 

— mST. xvi" s. Table garnie de bancsellos, man- 
tellier. Glossaire, Paris, (869, p. ((. 

t BANCOULE (ban-kou-l'), 1. m. Synonyme de 



BAN 



33 



hancoulier. Il Noix de bancoule, noix oléagineuse. 
Les noix de bancoule ont été l'objet d'expériences 
qui permettent de leur faire jouer un rôle im- 
portant dans l'éclairage et la parfumerie; les îles 
de la Société et la Nouvelle-Calédonie les four- 
nissent avec assez d'abondance , Jeurn. offic. 

Î7 juin (874, p. 4100, l" col. 

(. BANDE. Ajoues:\\9- Nom donné par quel- 
ques-uns au comma, papillon de jour, papilio 
comma, plus exactement hesperia comma. 

2. BANDE. Ajoutes: \\ Bande noire s'est dit, pen- 
dant la période révolutionnaire , du parti contrc- 
révolutionnairo, des robins, des prêtres. Quelques- 
uns de ces cavaliers.... s'avisèrent de boire à la 
santé de messiro Condé et autres chefs do la 
bande noire, le p. duchéne, 263» lettre, p. 2. 

t BANDINGUE. Ajoutes .— REM. Labandinguo 
qui sert à fixer le quart à poche sur le halin ou 
aussière, est un cordage de (6 millimitres de dia- 
mètre environ ; ce cordage est plus souvent 
nommé martingale. X Fécamp on dit badingue. 

t BANDIOTE (ban-di-o-f), s. m. Nom , dans lo 
comté de Nice, des propriétaires des terrains dits 
bandites. Durante a proposé le rachat de la vainc 
pâture et des droits de bandite.... mais il faudrait 
des sommes considérables pour rembourser aux 
propriétaires ou bandiotes la valeur capitalisée do 
ces droits abusifs.... l.ouiot, ilém. Société centrale 
d'agricult. (874, p. 287. 

t BANDITE (ban-di-f), s. f. Dans le comté de 
Nice, terrain réservé et grevé d'un droit d'usage 
spécial en pâterage, au profit d'un ou plusieurs 
particuliers, a. rousset, Dict. di'S fnréts. Un grand 
nombre de bois communaux [sur le littoral du 
comté de Nice] sont grevés de servitudes de pitu- 
rage connues dans lo pays .sous le nom de droit de 
bandite, l. guiot, Mém. Société centrale d'agricult. 
(874, p. t82. L'usage s'est introduit.... de vendra 
par adjudication à des bergers étrangers, embarras- 
sés, pendant l'hiver, de leurs nombreux troupeaux 
de menu bétail , ce droit de vairio pâture par 
grands lots ou bandites, mot qui vient de l'expres- 
sion italienne bandita, laquelle veut dire : endroit 
clos, réservé, renfermé, expression juste, puisque 
le pâturage des bandites est réservé à un acqué- 
reur déterminé.... ID. ib. p. 324. Le droit de ban- 
dite est un droit de copropriété créé du consente- 
ment des communes et des habitants, à prix 
d'argent, en faveur d'acquéreurs déterminés, de 
leurs héritiers.... id. ib. p. 346. 

— ÊTYM. liai, bandita, de bandire, le même que 
notre mot bonnir. 

t B,\NDITIS.ME (ban-di-ti-sm'), s. m. Néologisme. 
L'ensemble des bandits, leurs mœurs et leur orga- 
nisation. 

BANDOULIÈRE. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Et 
n'avions point encore de charges de bandollicres, 
mais de nos fournimens seulement, brant. tf.de 
Strosse. 

BANG. Ajoutes : — ÊTYM. Portug. bango , de 
l'arabe bendj, ou plutôt du persan beng, prononcé 
bang par les Hindous, devic, Dict. etym. 

tB.\NGAKD (ban-gar), s. m. Nom donné,- dans 
le nord et l'.est de la Franco, au territoire ou 
linage d'une commune quelconque. 

BANIANS. Ajoutes : \\ Arhre des banians, le ficus 
bengalensis et plusieurs autres figuiers de l'Asie 
tropicale, bâillon, Dict. de bot. p. 247. || On dit 
aussi arbre banian. 

t BANK (bank), adj. Papier bank , sorte de pa- 
pier parchemin pour actions, obligations , man- 
dats, factures, etc. Alm.Uidol'IloUin, (87(-(872, 
p. 1(77, 2' col. 

— KIYM. Angl. bank, banque. 

f BANKOUL (ban-koul), s. m. Voy. bancoule au 
Supplément. 

t BANKOULIER (ban-kou-lié), s. m. Voy. ban- 
coulier au Dictionnaire. 

t BANKS (bank'), s. m. Rosier banks, et, absolu- 
ment, un banks, sorte de rosier. Au Japon, lo ro- 
sier banks escalade la cime des plu» grands ar- 
bres.... le troisième groupe se compose de rosiers 
multifiores, à la suite desquels il faut placer le 
rosier banks, Journ. offic. (3 janv. (873, p. 233, 
2' et 3» co!. 

BANLIEUE. i4;ou(eï : Il 2" Se dit, dans le nord 
et l'est de la France, du territoire, ou finage, ou 
district d'une commune quelconque. 

BAN.NEAU (ba-no), s. m. En Normandie, tom- 
bereau. 

— ÉTYM. Banne (voy. ce mot). 
BANNERET. — IIIST. Ajoutes : || xvi* s.Ungban- 

nuret (une bannicrc| paint aux armes de mondit 
SUI'I'L. — 5 



34 



BAP 



sei:;ncur dDc, manteluer, Glossaire, Paris, )»69, 
p. H. 

t BANME. Ajoutes : — HIST. XTi* s. Vignes qui 
sont sujettes à bannie ne peuvent estre vendan- 
gées avunt l'ouverture du ban, laquelle ouverture 
doit cstrc par autorité de justice, ouï coquille, 
Inl. au dr. fraïuyis, p. 65, éd. <666 de ses œuvres. 

t B.V.VMSSECR (ba-ni-s€ur), s. m. Celui qui 
bannit. 

— HIST. xvr S. On Terra défaillir.... Au soleil ses 
rayons bannisseurs do l'ombrage , desportes , 
Diane, u. 68. 

B.WQl'E. Il t'Ajoules : || Banque d'émission, ban- 
que qui émet des billets. £n principe, les billets 
d'une banque d'émis.sion devraient être représentés 
par son stock métallique et par son portefeuille ci- 
clusivemont composé de bonnes lettres de change, 
DE «ABU, Enquête sur la Banque,^. SUB.||9* Au- 
trefois, lieu public oii se faisait le trafic d'argent, 
où s'a^emblaient les banquiers, les marchands. 
et oii il se débitait, comme maintenant à la bourse, 
furce nouvelles. Je serai curieux de vous mand«r 
des nouvelles..., et je sais bien que je suis la 
meilleure banque d'oii tous «d sauriaz avoir, 
UALH. Lexique, éd. L. Lalaune. 

t BANQrEREAC. Ajoutez : Le grand banc de 
Terre-Neuve et les banquereaui environnants , 
HAiTEFEiiLLE, Code de la pèche marilime, p. 28. 
Le trùis-mits Rubens, de Fécamp, est arrivé sa- 
medi à Bordeaux avec tooouo morues du Gréuid- 
Banc et du bauquereau, extr. du Progrès de f<f- 
camp, dans Joum. offic. il sept. t872,p. 6))8, 
3' col. 

t B.\XOCETIÈRE (ban-ke-tiè-r'), s. f. Sorte d'ou- 
vrière ovaliste. La semaine de l'ouvrière [ovaliste] 
sera payée 1 1 francs pour les banquetières et pur- 
geuses, n fr. 5u pour les altacheuses, (2 fr. pour 
les doubleuses et plieuses, le Ifational de )869, 
te juin. <869. 

BANQUETTE. Ajoutez : \\ 8* Terme da turf. Ban- 
quette irlandaise, obstacle usité dans les courses 
de st«eple-chase : c'est un talus gazonné dont le 
sommet présente une plate-forme destinée à ser- 
vir de point d'appui au cheval sauteur ; cet ob- 
stacle se franchit en deux temps : du pied de la 
banquette au sommet d'abord, et de la plate- 
forme au champ de course ensuite. 

t BAXQCIËUE (ban-kiè-r'), adj. f. Qui a rapport 
aux banques. La république de Gènes est commer- 
i;anto et banquière, d'argexson , Consid. sur le 
souvemem. de la fronce, Amsterdam, ("84, p. su. 
Maison banquière, maison de banque, Joum. offic. 
28 déc. )87), p. 5295, ('• COl. 

B.\>'QUISE. Ajoutez .- 1| Banquise flottante, masse 
de t;lace qui flotte en haute mer. 

t BANSE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Banse de 
Ijatterie [de cuisine], du poids d'un millier, man- 
TELLiEB, Glossaire, l'aris, (869, p. n-. 

t BANTAM (ban-lam'), ad}. Poule bantam, et, 
substantivement, une bantam, sorte de poule. Nous 
avons les poules naines, très-agréables d'aspect ; la 
race bantam, q«e l'on attribue au goût et aux soins 
des Japonais,... e. Blanchard, Rev. des Deux- Mon- 
des, B juin )874,p. 859. 

t BA.NTKXG (ban-tingh'), s. m. Quadrupède ap- 
partenant à la famille des bovidés. Les grands qua- 
drupèdes sauvages de la famille des taureaux sau- 
vages de l'Inde cl des contrées indo-chinoises et 
de Malacca ont été aussi plus minutieusement 
classés j dans ce nombre, il faut citer le banteng, 
Juum. offic. t" janv. <8"3, p. 7, 2* col. 

•f BANZO (ban-zo), s. m. Espèce de taon, dans 
la Guinée, dont la piqûre passe pour mortelle, cqr- 
TAMDEKT, C'jursde (jéogr. Uj' éj. 1873, p. 622. 

t BAPHOMET (ba-fo-mè), i. m. || !• Un des noms 
donnés par les écrivains du moyen ige et de la 
Renaissance à Mahomet. || 2* Idole qu'on prétendait 
adorée par les musulmans et surtout par les tem- 
pliers. Le baphomet des templiers, dont le nom 
(luit s'écrire cabalistiquemcnt en sens inverse, se 
Compose de trois abréviations: tem ohp ab, teinpli 
omnium hominum pacis abbas, le père du temple 
de paix de tous les hommes , eliphas levi (l'abbé 
Constant), Dogme et rit. de la haute magie, t. u, p.( 74. 

— F.TVM. Autre forme de Mahomet. 

t BAPHOMÉTIQUE (ba-fo-mé-ti-k') , adj. Qui 
a rapport au baphomet des templiers. Les idoles 
des templicFS, les figures baphométiques et les con- 
troverses qu'elles ont soulevées, hippeau, Joum. 

offic 6 avr. (875, p. 2485, 2* col. 

BAPTISER. — HIST. Il XVI' s. Ajoutel : Ils [les 
anciens] baptisoient le vin [y mêlaient de l'eau Ij 

KONT. I, 374 



BAR 

t BAPTISME (ba-ti-sm'), s. m. Religion des bap- 
têmes, oit l'on baptise. Le sabisme qu'était-il? ce 
que son étymologie indique : le baptisme lui- 
même, c'est-à-dire la religion des baptêmes mul- 
tipliés, la souche de la secte encore existante 
qu'on appelle chrétiens de Saint-Jean ou men- 
daltes, et que les Arabes appellent el mogtasila, 
les baptistes, renan. Vie de Jésus, p. 98. 

BAQCEr. Ajou(ei :\\i' Fig Jeter dans le ba- 
quet, locution inusitée aujourd^ui, et qui parait 
vouloir dire : faire rire à outraBCC. II [M. du Cou- 
dray] me dit une chose qui me jeta dans mon ba- 
quet plus d'une heure ; il pâmait de rir«, sÉv. à 
Mme de Grignan, 19 avril (694. 

— HIST. Ajoutez : \\ ivi* s. Les bœufs qui ser- 
voient aux jardins royaux de Suse, pour les arrou- 
ser et tourner sertaines grandes roues à puiser de 
l'eau ausquelles il y a des baquets attachés..., 

MONT, u, 473. 

t BAQCET.\GE (ba-ke-ta-j'), s. m. Épuisement 
des eaux qui noient des travaux de terrassement. 
Les planches, fouilles de terre, baquetago des 
eaux, gros fer et autres ouvrages , le tout mon- 
tant, pour chacune écluse, à 37 878 livres, Lett. etc. 
de Colbert, iv, 308. 

tBAQUETECSE(ba-ke-teù-z'),s./'. Ouvrière qui 
se sert des baquettes pour tirer le fil à la filière. 

t 4. B.\R(bar), s. ro. Mot anglais, qui signifie 
lieu public oit l'on donne à boire. Il n'y a pas [à 
New-ïork] de cafés comme en France; mais les 
bars, les buvettes sont partout, L. Simonin, Rev. 
des Deux-Mondes, i" in-Dy. (875, p. 69. 

— ETYM. Bar, au sens de comptoir, est le fran- 
çais barre, les comptoirs ayant des barres pour 
tenir éloigné le public. 

t B.XU.VCON (bu-ra-kon), s. m. Nom des baraques 
élevées par les négriers sur la céte d'Afrique. 

— KTYM. Dérivé de baraque. 

t BARADEAC (ba-ra-dô), s. m. Fossé pour l'écou- 
lement des eaux. La présence d'un fossé, d'im 
baradeau, d'un sentier suffisait, dans les circon- 
stances ordinaires, pour rendre efficaces les efforts 
des travailleurs accourus pour combattre le si- 
nistre, Ençue'fc sur les incendies des Landes, 'p. 54. 
Il On dit aussi baradine, s. f. 

— ETYM. Bas-lat. baratum, fossé : ce qui barre, 
t BAUAGXO.V (ba-ra-gnon), s. in. Fossé latéral 

d'un champ conduisant l'eau dans un bief. Les 
cbaintres se jettent dans des baragnons ou fossés 
latéraux qui conduisent l'eau dans le bief voisin, 
MANGINI. Rech. géolog. Paris, 4876, p. 27. 

BARAGOUIN. —HIST. || xvi' s. Ajoutez : En ce 
genre d'estude des histoires, il fault feuilleter sans 
distinction toutes sortes d'aucteurs et vieils et nou- 
veaux, et barragouins et françois....MONT. ii, 409. 

— ETYM. Même origine que borodeou. 

— ETYM. Ajoutez cette note de m. roulin : Com- 
posé, non de tara, pain, et guin, vin, mais de bara, 
pain, et gwenn, blanc, les miliciens de la Basse- 
Bretagne, qui arrivaient à Rennes ou à Laval, et 
qui étaient logés et nourris chez les bourgeois, té- 
moignant leur surprise et leur satisfaction à la 
vue du pain blanc et répétant bara gwenn. 

BARAQUE. — ÉTY.M. Ajoutez cette note : D'après 
M. Dozy, qui conteste l'étymologie de Diez (barra, 
barre), ce mot est africain ; et en preuve il apporte 
ce pa.ssage : « Us (les Arabes] demeurent sous dus 
tentes avec tout leur ménage, poules, chevaux, 
bifufs et autre bétail, ce qu'ils appellent en leur 
langue une barraque ; et toutes ces tentes ensem- 
ble un douar, » dan, Hist. de Barbarie, p. B». 11 
ajoute que l'ancienne forme espagnole était barga, 
et croit le mot berbère, trouvant dans cette langue 
non pas barga précisément, mais des formes qui 
s'en rapprochent. 

t B.ARAT (ba-ra), s. m. Patente de drogman dé- 
livrée par les consuls européens à des sujets du 
Grand Seigneur. 

— ETYM. Turc, barof, lettre, diplôme, de l'arabe 
barda, immunité, devic, Dict. étym. 

t BARATURO.MftTRE (ba-ra-tro-mè-tr'), s. m. In- 
strument destiné à constater l'existence et la di- 
rection des courants sous-marins. 

— ETYM. Hip»8pov, abime, et (iSTpov, mesure. 

+ BARATON (ba-ra-lon), s. m. Batte à beurre. 
Ce bâton, qu'on appelle baraton ou piston, p. poiRii, 
Notions de chimie, p. 298, Paris, 4869. 

— EïYM. Baratte. 

BARBACANE. — HIST. Ajoutez : \\\' s. Le fol ; 
Et ne m'en sçauroye-je mesler : J'ai gouverné la 
cour bacane Et sçay trop bien les aulx peler, 
Quant je suis à ma barbacane,. ilec. de Farces etc. 
P. L. Jacob, Paris, 4869, p. 4| 



BAR 

t BARBAXTANE (bar-ban-ta-n), s. m. Gro.sso 
barrique contenant 563 litres. 

t 2. BARBARINE (bar-ba-ri-n"), odj. ^. Qui est de 
la Barbarie. La race barbarine [de moutons] a été 
importée d'Afrique.... elle est de forte taille; ses 
oreilles sont grandes et pendantes; la base de sa 
queue est développée et présente des plis nom- 
breux, UEUZÉ, la France agricole, carte n" 32. 

t BARBARISER. Ajoutez : || i' V. a. Rendre 
barbare. Anéantir tous les monuments qui hono- 
rent le génie français.... en un mot nous barba- 
riscr.... Grégoire, Rapport, 44 fruct. an II. Barba- 
riser les esprits, uichelet, Guerres de rel. iv. 

— HIST. XVI' s. Le proverbe grec, que aussy 
bien barbarisoit Solon entre les Scythes que Ana- 
charsis entre les Grecs, eonivabd, .Idi'i's et devis 
des langues, p. B4. 

4. BARBE. Il i' Ajoutez : || Il se dit aussi de la 
toile ou dentelle qui occupe le bas d'un masque. 
La barbe d'un loup, d'un masque de femme. 

2. B.ARBE. Ajoutez : — REM. On a dit aussi 
barba. Les chevaux barbas ou de Barbarie difl'è- 
rent des arabes non par la taille, qui est à peu 
près la même, mais par. la croupe, qui est un peu 
plus longue.... on distingue facilement un cheval 
anglais d'un barba par les oreilles, qui sont plus 
longues, adanson. Cours d'hist. nat.t 772, éd. Payer, 
l'aris, 4 846, in-l2, t. i, p. 233. 

4. BARBE (bar-b'j, s. m. Variété de pigeons Les 
Ixirbes ou pigeons polonais sont du même groupe ; 
un bec court et large les distingue, e. Blanchard, 
Rev. des Deux-Mondes, 46 juin 4874, p. 854. 

t BARBELURE (bar-be-lu-r'), s. f. Étal de ce qui 
est barbelé. Les instruments en os les plus remar- 
quables sont les pointes ou harpons à barbelures, 
Joum. offic. 34 OCt. 4873, p. 6641, 3' col. 

B.^RBERIE. Ajoutez :\\%' Boutique de barbier 
(espagn. barberia). 

BARBET. Aioxttez : Iji" Barbet blanc, voyez hé- 
EIS.SÛN. n° 2. 

t BARBETS. Ajoutez: ~WST. xvi' s. L'usage 
fit que les pasteurs de ce peuple [Vaudois des 
Al])es] furent communément appelés barbes, nom 
piodmontois, signifiant en françois oncle; et leur 
doiuioient ce tiltre, pour ne descouvrir leur qua- 
lilts, temps et lieux dangereux; et de ce nom est 
venu qu'en Piedmont les papistes appeloyent com- 
munément barbets ceux qui reconnoissoyent les 
barbes pour pasteurs, Gilles, Hist. des églises vau- 
doises, Genève, 4 544, ch. li, p. 41. 

BARBETTE. Ajoutez : || 4° En marine, on donne 
le nom de barbette à toute batterie qui n'est pas 
couverte. Le système des tours fixes à batterie 
barbette à plaque tournante semble aujourd'hui 
vouloir faire concurrence au système américain, 
A. DE kkhsiret , Rev. des Deux-Mondes, 4" déc. 4872, 
t. LXXII, p. 713. 

I BAUBILLONSER. Ajoutez : \\ 2° Se. dit des fai- 
seurs d'hameçons qui détachent la languette avec 
la plane. 

t B.VRBIN (bai-bin), s. m. Nom d'un cépage de 
la Savoie, dit ausii roussanne de la Drùme, les 
Primes d'honneur, p. 660, Paris, 4874. 

t BARBISTE (barbi-st'), s. m. Celui qui est ou 
qui a été élève de l'institution de Sainte-Barbe, à 
Paris. A l'occasion du 417" anniversaire de la fon- 
dation du collège Sainte-Barbe, les barbistes se réu- 
niront.... Jourji. offic. 4" déc. 4876, p. 8886, 4" col. 

t BARBOCHE (bar-bo-cb'), s. f. Sorte de lime. 
Limes plates à main, à coulisse, fendantes, à ar- 
rondir, à égaliser, 3/4 et rondes cylindriques, pla- 
tes pointues , eûtes ronds , barboches, Enquête , 
Traité de comm. avec l'Anglet. t. i, p. 736. 

B.VRBON. Ajoutez : \\ 3° Nom donné en Norman- 
die au mulot. Le barbon est un animal très-préju- 
diciable aux récoltes en terre; aussi les tubercules 
sont-ils, les pommes de terre surtout, ravagés pour 
un dixième de la récolte, J'Jt)ranc/iin, 6 sept. 48C8. 

t B.\RBOT ,(bar-bo) , s. m. Nom, dans l'Aunis, 
d'un scarabée noir bleuâtre, Gloss.auJiisien,f. 69. 

— ETYM. Barbeau 2, plante à fleurs bleues. 

t BARROTAGE. Ajoutes : || 3" Terme de chimie. 
Action d'un gaz qui agite un liquide et semble y 
barboter. Le barbotage ainsi produit est tellement 
énergique.... TH. schlœsing, Acad. des se. Comptes 
rendus. {. lxxx, p. 266. 

BARBOTER. Ajoutez : || 3" Terme de chimie. Se 
dit d'un gaz qui en s'échappant agite un liquide. 
Je devais dépouiller l'air de toute trace d'ammo- 
niaque, y introduire une quantité connue et très- 
petite de cet alcali, puis le faire 'barboter dans 
l'appareil, et voir ce que je trouverais d'ammo- 
niaque dans mon liquide, th. sciilœsing, Acad. det 



BAR 

se. Compter rendus, t. lxxx, p. 267. || 4» Prendre 
le barbotage, sorte d'aliment pour les chevaux 
(Voy. BARBOTAf.E au Dictionnaire). L'habitude de 
donner à barboter, une fois par semaine, aux che- 
vaux échauffés et brûlés par l'avoine, l'Avranchin, 
3 déc. <R7S. 

— HiST. Ajoutez : Il ïiii* s. Clers qui en tel bor- 
bier s'enborbe, Ou puis d'enfer en l'ordo borbe 
riungiez et emborbez sera, Toz jorz cora boz (cra- 
paud) borbetera, Chronique des ducs de Norman- 
die, Appendice, m, t. m, p. i'M. 

t BARBOTEITR (bar-bo-teur), s. m. Terme do chi- 
mie. Vase oii l'on fait barboter un gaz. La vapeur 
est lancée par un même tube.... dans un ajutage 
en vcnc qui est relié avec la douille du barbotour 
par un long boyau de caoutchouc, th. sciilcesing, 
Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxx, p. 266. 

B.\RBOTL\E. Il 1* Ajoutez : || Plus particulière- 
ment, mélange do semen-contra avec les semonces 
de tanaisie, d'aurono et de santoline à feuilles de 
cyprès, qu'on donne contre les vers. 

t BARBOTTE (bar-bo-f), s. f. Autre nom de la 
lote. La truite, le goujon, l'ombre-chevalicr, le 
barbeau, la barbette ou lote, la carpe.... a. husson, 
les Consommations de Paris, p. 2S4. 

BARBOUILLER. — HIST. Ajoutez : XIV s. R. 
Berbouillé, couturiers de robe ()35l), varin. Ar- 
chives administ. de la ville de Reims, t. m, p. (7 
{Barbouillé est ici nom propre). || xvi' s. Ajoutez : 
Si tout le papier que j'ay autresfois barbouillé 
pour les dames.... mont, i, 293. Toute cette fricas- 
sée que je barbouille ici n'est qu'un registre des 
essais de ma vie, id. iv, 2.52. 

t BARBODLER (bar-bou-lé), ». a. Terme rural 
du Puy-de-Dûme. Donner un premier labour sur 
les terres non infestées de chiendent à la fourche 
et à très-grosses mottes, les Primes d'honneur, 
p. ♦»), Paris, (874. 

2. BARBUE (bar-bue), s. f. Dans le canton de 
Vand, nom du chapon de vigne ou branche qu'on 
détache du cep pour en faire une bouture. 

t B.\RCELLE (bar-sè-l), s. f. Nom du tombereau, 
dans les plaines du Puy-de-Dôme , les Primes 
^d'honneur, p. 436, Paris, (874. 
j t 2. BARD (bar), j. m. Nom donné, dans les en- 
'virons de Montpellier, aux pierres à daller. Scierie 

(de bards (comparez bakdeau). 
). BARDE. — HIST. XVI' s. Ajoulex : Si vous 
marchandez un cheval, vous lui estez ses bardes, 
vous le voyez nud et à descouvert, mont, i, 324. 

t 2. BARDEAU {bar-dô),s. m. Terme d'imprime- 
rie. Réserve de caractères, distribuée comme la 
casse, dans laquelle on survide les sortes sura- 
bondantes (voy. casseau). 

. ) . BARDELLE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Selon 
l«ur coustume [de certains Germains], il n'est rien 
si vilain et si lasche que d'user de selles et bar- 
delles, et mesprisent ceulx qui en usent, mont. 

I, 364. 

i BARDENXES (bar-dè-n'), s. f. plur. Barres de 
bois, qui garnissent le banc sur lequel travaille 
l'ouvrier verrier. 

B.VRÉGE. Ajoutez : Les Français, déjà habiles à 
façonner des gazes légères en soie, furent les pre- 
miers à fabriquer des baréges en (818, tissus où 
la trame est de laine et la chaîne de soie ; aussitôt, 
les Anglais imitèrent l'étofl'e ; seulement, au lieu 
de soie, ils mirent du coton dans la chaîne, Mém. 
d'agric. (870-7(, p. 326. || Barége de Virginie, sorte 
de tissu. On connaît ces étoffes tellement fines que 
2 mètres tiendraient dans la main et que l'on appelle 
barége de Virginie ; la plus grande partie de ce 
barége est faite avec le duvet des plumes de ces 
ohcaixx [albatros lui ea], Journ. offic. (4 juill. 1876, 
p. .5)56, 3* col. 

t 3. BARGE (bar-j'), s. f. Nom, dans Maine-et- 
Loire, de meules oblongues de foin, les Primes 
d'Iionneur, Paris, (872, p. <56. 

BARGUIGNAGE. Ajoutei : — HIST. xvi' s. Il 
n'est rien que je haïsse comme à marchander ; 
c'est un pur commerce de trichoterie et d'impu- 
dence; aprez une heure de débat et barguignage, 
l'un et l'aultre abandonne sa parole et ses serments 
pour cinq sous d'amendement, mont, i, 3(3. 

BARIL. Ajoutez : || S' Baril de galère, nom, sur 
les côtes du Morbihan , d'un mollusque, muni 
d'une vessie de couleur bleue, servant de flotteur 
et de voile; il passe pour être très-venimeux, 
C0LE7.EL, les Oiseaux demer, Nantes, (875, p. 21. 

t BARILLAGE. Ajoutez : \\ 3* Approvisionne- 
ment en barils. Certains entrepôts devaient diri- 
ger leurs barillages [leurs barils vides] sur des 
poudreries, et les autres avaient à les expédier à 



BAR 

des raffineries de salpêtre, LctI. comm. des conirib. 
indir. 26 juin (874. 

t BARJELADE (bar-j c-la-d'), s. f. Nom, dans le 
Midi, d'une plante fourragère. Culture des plantes 
fourragères : luzerne, sainfoin, barjelade, etc. 
Progr. de l'École d'agric. de Montpellier, dans 
Journ. ofjic. 6 mai <874, p. 3)24, )■• col. 

BARNACHE. Ajoutez : || !• Nom, sur les côtes du 
Morbihan, d'une sorte de mollusque, l'anatifc. Quel- 
ques-uns, comme le taret, se nourrissent au détri- 
ment de la pièce do bois à laquelle ils se fixent; 
d'autres, comme la barnachc, se bornent à lui de- 
mander un point d'appui; bien des foi.s, j'ai vu des 
bouteilles chargées de harnaches, qui accusaient 
un long séjour dans l'eau, gouezel, les Oiseaux 
de mer, Nantes, (875, p. 20. 

t BAROGRAPHK (ba-ro-gra-F), s. m. Terme de 
physique. Appareil enregistreur à indications con- 
tinues, qui note la pesanteur de l'air. 

— ETYM. Bipoî, pesanteur, et YpiyEtv, noter. 

BAROMÈTRE. Il î» Il Kig. Ajoutez : Toutes les 
conditions ont des baromètres ou des pierres de 
touche de leur aisance ou de leur incommodité, 
BOISGUILLEBERT, Traité des grains, ch. vi. Le 
change ne fait rien aux monnaies; mais il est le 
véritable baromètre du commerce, dutot, Réfl. 
sur le comm. et les finances, Plan, etc. 

t B.\R0QUER1E (ba-rc-ke-rie), s. f. Caractère de 
ce qui est baroque, gotit du baroque, fromentin, 
les Maîtres d'autrefois, p. 3»7. 

t BAROUCHE (ba-rouch'), s. m. Sorte de voi- 
ture. Là sont les diverses voitures offertes en lo- 
cation.... d'imposantes calèches de famille à huit 
ressorts, , barouches gracieux, lourds landaux, 
coupés coquets.... Jlei). Britan. sept. ) 874, p. 108. 

t BARPOUR (bar-pour), s. m. Nom, chez les fa- 
bricants d'Amiens, d'une étoffe dont la chaîne est 
en soie et la trame en laine, Enquête, Traité de 
comm. avec l'Anglet. t. m, p. 615. 

t BARRABAS (ba-ra-bâ), s. m. Nom d'homme 
dans l'Évangile. || Locution populaire. Connu 
comme Barrabas à la Passion, très-connu ; par al- 
lusion au Barrabas qui figure dans la Passion. 

BARRAGE. Ajoutez: || 4* Sous l'ancienne monar- 
•hie, droit que payaient les charrettes, même vi- 
des, les harnais et les chevaux, boislisle, Corrcsp. 
eonirôl. gén. des finances, p. 343, 1693. || 5° Terme 
de facteur de piano. Barrage métallique, disposi- 
tion due à Érard, qui permet, par sa fixité, d'aug- 
menter le nombre des eordes et de leur donner une 
grosseur plus considérable et une tension plus 
forte, LÉON piLLAUT, Joum, ojfic. 6 juin 1876, 
p. 3882, 2* col. 

t BARRAGISTE(ba-ra-ji-st'), s. m. Préposé qui 
est chargé de régler un barrage sur une rivière. 
Dans l'état actuel des choses, le barragiste ne 
peut être prévenu ni de la crue qui va se pro- 
duire dans son bief, ni de l'importance de cette 
crue, Navigation intérieure, Rép. au question- 
naire, Paris, 1873, p. 20. Fr. .., barragiste, 227 fr. 
de pension, Wcret 26 janv. 1874, Buliet. des Lois, 
partie suppl. xji* sér. I" sem. 1874, p; 3u6. 

t BARRAL (ba-ral), s. m. Nom d'un tonneau 
usité en Bourgogne, dans le Beaujolais, dans l'I- 
sère, etc. variant de capacité, 66 litres, 67 li- 
tres, etc. Il Au plur. Des barraux. 

t BARRAS. Il 1* Ajoutez : On appelle résine molle 
la partie fluide réunie dans les augcts ; galipot, 
la portion solidifiée le long des quarres et pure 
des débris d'écorce ; barras, le galipot impur ob- 
tenu en raclant le» quarres, H. fliche, Manuel de 
bolan. forest. p. 308, Nancy, 1873. 

BARRE. Ajoutez : || 16* Verge, insigne des al- 
cades espagnols. En 1578, les officiers et alcades 
de Fontarabie vinrent avec- leurs barres au bord de 
la rivière, du côté d'Hendaye; les habitants rom- 
pirent leurs barres et les chassèrent, Leit. etc. de 
Colbert, vi, 217. || 17' Jeter la barre entre deux 
corps d'armée, intercepter leurs communications. 
L'armée allemande, après avoir canonné très-vi- 
goureusement, a jeté la barre entre le Iroi.sième 
corps et le mien, m"' canrobert. Gaz. des Trib. 

22 OCt. 1873, p. 1023, 3' col. 

BARREAU. Ajoutez : || 4'" Fig. Tribunal de la 
conscience, for intérieur. 11 y a bien des menson- 
ges de préface qui passent pour des péchés vé- 
niels non-seulement dans les barreaux de la répu- 
blique des lettres, mais aussi dans les barreaux de 
l'Église , BAYLE, art. d'Arnauld {le docteur), note 5. 
B\RR}iR. Ajoutez :l\ 10° Dans l'Aunis, barrer 
un champ, le planter en vigne, ainsi dit à cause 

ne les Irons destinés à rerevoir le plant sont faits 

vcc une barre, Closs. aunisicn, p. 70. 



BAS 



35 



t 2. BARREITE. Ajoutez : \\ %• Petite barre, sn 
général. Barrettes à réunir diverses décorations. 
113* Partie d'une boucle. Une boucle est faite d9 
deux joues et deux barrettes. 

t BARRICADEUR (ba-ri kadeur), î. m. Celui qui 
fait des barricades. Il faut affamer ces ingrats, Ces 
barricadeurs scélérats, Courr. burl. de la guerre de 
Paris (xvii' s.). 

t BARUIQUAGE (ba-ri-ka-j'), s. m. Nom, dans 
l'Indre, du merrain qu'on expédie pour le dépar- 
tement de la Charente, les Primes d'honneur, Pa- 
ris, 1873, p. 226. 

t 3. BARROT (ba-ro), j. m. Nom du tombereau, 
dans les montagnes du Puy-de-Dôme, les Primes 
d'honneur, p. 436, Paris, 1874. 

t BARROrXAGE (ba-ro-ta-j'), s. m. En Norman- 
die, treillis pour empêcher do passer les plus pe- 
tits animaux, delboulle, Gloss. de la vallée d'i'é- 
res, Le Havre, 1876, p. 34. 

BARTAVELLE. — ETYM. Ajoutez : 11 est encore 
une espèce de perdrix rouge qu'on appelle barta- 
velle, parce que son chant est uniforme et mono- 
tone et qu'on l'a comparé au taquet d'un moulin, 
qui, en provençal, se nomme barlaveo, joseph la- 
vallée, la Chasse à tir en France, p. 290. D'après 
cette explication du nom de la barlaveiJe, la racine 
en serait le lat. vertere, tourner. 

t BARTHELEMY (.SAINT-). Ajoutez : — UEM. 
Ce mot, pris figurément au sens de toute espèce de 
massacre, peut ttre dit au pluriel ; on l'écrit sans 
s : Soixante artistes huguenots vivent avec des 
catholiques comme des frères; il serait impossible 
à un étranger de deviner qu'il y a deux religions 
dans ce petit canton-là. ...en conscience, messieurs 
les moines, cela ne vaut-il pas mieux que vos 
Saint-Barthélémy? volt. Lett. à Schomberg, 28 mai 

1770. 

t BARYCE.irrRE (ba-ri-san-tr'), s. m. Terme de 
mathématique. Centre de gravité. 

— ETYM. Bapùî, pesant, et centre. 

1. BARYTON. Ajoutez : || 2- Instrumenta cordes 
de la famille de l'ancienne viole; il a sept cordes 
à boyau que l'on touche avec un archet. 

1. B.4S. Ajoutez : || 16' Bas de, pauvre de, man- 
quant de. ... Je ne sais quels Scythes Bas de for- 
tune et de mérites, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. 

— REM. Ajoutez : \\ 2. Notre locution à bas, 
avec son sens de réprobation, se trouve dans 
l'ancienne langue sous la forme bas : xiir s. Quar 
devant çou, savoir ne fal [je ne manque de le sa- 
voir], Crioit on : bas le kardenal I philippb mous- 
KES, Chronique, v. 26156. 

2. BAS. Ajoutez : Il 2° Anciennement, bas attaché, 
bas qu'on attachait au haut-de-chausses avec des 
aiguillettes. Le roi, extrêmement paré de pierreries 
et plus de bonne mine, avec une cape, un bonnet 
et un bas attaché, menait la mariée, malii. Lexique, 
éd. L. Lalanne. 

— HIST. iTi' s. Ajoutez : J'ai volontiers imité 
cette desbauche qui se veoid en nostre jeunesse 
au port de leurs vestements : un manteau en 
escharpe, la cape sur une espaule, un bas mal 
tendu, qni représente une fierté desdaigneuse de 
ces parements, mont, i, 192. 

BASALTE. — Ajoutez : M. Félix Bovet, do Neu- 
châtel, Suisse, communique une conjecture sur l'o- 
rigine de ce mot : . Pline {Hist. nat. xxxvi, 11, 3) 
dit qu'il vient d'Egypte ; il ne se trompe guère; 
car il vient d'un pays voisin de l'Egypte, la Pa- 
lestine. On sait que la terre basaltique par excel- 
lence est la contrée connue sous le nom de Hauran, 
et, dans l'antiquité, sous celui de Basan, hébreu 
Baschan, grec lîacsdvTi;, et comprise dans l'angle 
formé par le cours supérieur du Jourdain et son 
affluent le Yarmouk ou Hiéromax. Toet le plateau 
au sud du Hiéromax est calcaire, tandis que tout 
ce qui est au nord est basaltique. Le changement 
de SasivTit en êaaoiXTL; n'a rien qui surprenne. Le 
nom de basalte serait don«, comme ceux de l'oi- 
fordien, du néocomien, etc., tiré du lieu où on le 
trouve principalement. " 

t BASANER. Ajoutez : || 2» Recouvrir de basane. 
Basaner une culotte. 

t BASCONETTE ou BASCOUETTE. — ËTYM. 
M. Meunier, dans Les composés qui contiennent un 
verbe à un mode personnel, p. 144, dit : « Volatile 
de laquelle bat (danse) la couette. Je crois que bas- 
couette remonte à bat-couelle, comme bascul à 6o(- 
cul. Qaa.nti. basconette,ie ne crois pas qu'on doive 
séparer ce mot de bascouette; il peut en être 
une forme altérée. » Balte-queue, qui est un des 
noms de la bergoronette, donne une très-grand» 
vraisemblance à l'élymologic par ballre et couette 



36 



BAS 



de cet aulre nom du mémo oiseau. On sait que 
couette veut diro queue. Le poitevin dit bascouette 
et biscouette; dans l'Aiigoumois, biicoucHe signifie 
oa détour, un crofhct que l'on fait an courant 
pour échapper à cf lui qui poursuit. 

t BASCll.KR. — HIST. Ajoulei : XIT* S. Vous 
devez cslrc Tonnci [berné] ou baoulaz, DU Canoë, 
tnnna. 

BASE. Ajouttx : || 8* Terme d« pharmacie. Ui 
fijriie essentielle d'une formule mcdica-Tienteuse. 

B.\S-FOXD. Ajoute: : || S' Fig. Les bas-fonds de 
la Société, classes d'hommes dégradés par la mi- 
sère ou par le \: e. 

t BASILIKIK.N. Ajoutez : Il Adj. Qui appartient 
aux basiiidicns. Ces pierres gravées qu'on désigne 
habituellement par le titre de pierres gnostiques 
ou basilidicnnes, ciUMPOLLiON, Préciî du ii/sl. hier. 
p. Hu. Les pierres basilidiennes ont attaché le» 
noms x'.ov.6i;, xvoùïi; et xvoOiti; à l'image d'un 
s. rpont, ID. ib. p. <«5. 

i BASILIE.N, IEN.\E (ba-zi-liin, liè-n'),î. m. et f. 
Keiiuieux, religieuse de l'ordre de Sainl-Uasilc. 

I.IASILIQIJE. \\i' Ajouta: || Basilique majeure, 
basilique mineure, titres honorifiqies au.\qufcls 
correspondent certains privilèges canoniques. 
Il Basiliques majeures ; il n'y en aqu'à Romo : ce sont 
les cinq principales églises qui correspondent aux 
cinq grands patriarcats de l'Etrlisc «atholique ; 
on les appelle aussi églises patriarcales. H Basili- 
ques mineures, titre accordé, à Rome et hors de 
Rome, à d'autres églises célèbres par leur anti- 
quité, ou par leurs souvenirs, ou par la dérolion 
des fidèles ; ainsi la métropule de Paris a été érigée 
eu basilique mineure par l'autorité du sainl-siége, 
au commencement de ce siècle. 

t B.4SIPÈTE (ba-zi-pc-t') , odj. Terme de botani- 
que. Qui se porte vers la base. L'évolution basipète, 
TRÉcuLjicad. des se. Compt. rend. t. lï.\xui, p. 768. 

'^ETTM. Base, et lat. petere, se porter vers. 

t BASI-SPIIÉNOÏDAL, ALE {ba-zi sfé-no-l-dal, 
da-l'), ad;. Terme d'analomia. Qui appartient à l'os 
basilaire et au sphénoïde. Sature basi-sphénoldale. 

t BASQCETTE (ba-stè-f), s. f. Nom, en basse 
Normandie, des corbeilles dans lesquelles les pé- 
cheurs débarquent le poisson. 

— ÏTVM. Angl. basket, panier; ce parait être un 
mot celtique : basged en gallois; le même radical 
c>t éans bascauda, qui est dit breton :/iarbara de 
piclis renit bascauda Britannis , martiai., xiv, 99. 

I B.ASS.A (ba-sa), s. m. Synonyme de pasha. Ijn 
marchand grec en certaine contrée Faisait trafic ; 
un bassa l'appuyait ; De quoi le Grec en bassa le 
payait. Non en marchand ; tant c'est chère denrée 
Qu'un protecteur.... la font. FabL viu, (8. 

— ETYM. Bassa est la forme que les Grecs don- 
nent au bâcha des Arabes, qui est lui-même une 
altération de pacha (voy. ce mot). 

BASSESSE. Il !• Ajoute: : \\ Fig. La bassesse des 
biens corpore.s, racine, Lexique, éd. P. Mesnard. 

2. BASSE-TAILLE. Voy. taille, n* )8. 

BASSETTE. Ajoutes : ||V Lieu, maison oii l'on 
joue à la bassetle. Mme de Mazarin a quitté la 
France pour aller établir dans Londres une bas- 
sette, pour y faire de sa maisoa une académie de 
jeu et de tous les désordres que le jeu entraîne, 
Plaidoyer pour U. de Uasarin contre ilmede ita- 
znrin, dans Hélange curieux des meillrures pièces 
de St-Evremond, t. 1, p. 273, Cologne, 1708. 

BASSIX. Il 8* AjouU: : 1| Bassin hydrographique 
d'un cours d'eau, la portion de la surface terrestre 
qui écoale ses eaux dans le cours d'eau. || Ba.ssin 
maritime ou bassin laonstrc, ensemble des bassins 
hydrographiques de tous les cours d'eau qui s'é- 
coulent dans une même mer ou dans un même lac. 

BASSIKEB. AjouUz : \\3' Populairement, fati- 
guer, ennuyer. Le joli refrain de la diva : Tu me bas- 
sines avec ton amour.... alph. Daudet, Journ. ojfic. 

30 nOT. <874, p. 7879, 3" Col. 

— HIST. Il XVI' s. Ajoute! : On ne bassine jamais 
mon lict; mais, depuis la vieillesse, on me doane, 
quand j'en ay besoing, des draps à eschauffer les 
pieds et l'estomac, mont, iv, 277. 

BASilNET. H 2* Ajoutez : || Grand bassinet, cas- 
que qui date du xiv siècle, de forme ovoïde, ei 
qui, à partir de la deuxième moitié de ce siècle, 
lut muni d'une visière mobile. || 8' Nom donné au 
résidu du cocon après que toute la soie du dessus 
en est tirée, c'est-à-dire l'enveloppe même de 
la chrysalide, enveloppe qui n'est plus bonne 
qu'à être cardée. J'emploie les frisons, les co- 
cons percés, les bassinets et la bourre de soie , 
Enquête, Traité de comm. avec VAnglet. 1. v, p. 78». 

— ETYJI. Ajoutez : Bassin s'est dit pour casque: 



BAT 

ïiii's. Et [il] va ferir Robastre sus son kachin de- 
vant.... Le chief tourna Robastre, que le coup va 
doutant, Gaufrey, v. 4293. C'est de là que viont 
ba-iiinet au sens d'armure de tète. 

B.VSSINOIRE. Ajoute: : \] 2' Nom de moquerie 
donné aux grosses montres. 11 est un peu tard, dit-il 
en tirant de son gousset une de ces grosses mon- 
tres que les générations suivantes ont qualifiées 
de bassinoires, Rev. Britan. sept. <872, p. (48. 

t BASSOUIN (ba-souin), s. m. Terme do poche 
à la mer. Petit cordage de u millimètres de dia- 
mètre environ, servant à attacher les filets sur les 
halins ou aussières, et en même temps à relier les 
pièces de fileU entre elles; il y a seulement un 
bassouin par pièce de filet. U devra être mis à 
bord de chaque bateau : )".... 4" handingues ou 
martingales , une de 6 mètres au moins par quart 
à poche ; 5° bassouins, un de 5 mètres au moins 
par filet, Décret 7 juin «852, pêche du hareng, 
an. (0. 

t BASTIDO.V (ba-sti-don), s. m. Terme du midi de 
la France. Une petite bastide. Une voix que je 
n'ai pas reconnue a dit : on a tué C... dans son 
bastidon, il y a peut-être une heure, allez-y, Gaz. 
des Trib. <2-t3 juill. <875, p. 67o, 4* col. 

t BASTH.LARD (ba-sli-llar, U mouillées), s. m. 
Nom qu'on donnait dans le temps aux prisonniers 
détenus dans la Bastille, J. ROU, Mémoires inédits 
et opuscules, dans Journ. offic. 9 déc. 1876, p. 9167, 
2« «ol. 

t BASTING (ba-slingh), s. m. Solive de sapin, de 
la dimension de 0'°,065 sur 0'",I7, qui n'entre pas 
dans la charpente, mais qui sert à porter les 
planchers. 

BASTONXADE. ijou(e* : — HIST. XV S. Pour 
aulcune correction de menaces et bastonnades, 

MONT. 111, 153. 

BASTRINGOE. Ajoutez : ]\ 3° Nom d'un jeu sem- 
blable au billard anglais, mais moins compliqué ; 
on se sert d'une queue et dune boule qui doit 
abattre des quilles. Le 4 4 juillet, fèto de Sainte- 
Claire, à Châteauneuf [Eure-et-Loir], il a passé 
une partie de la journée sur le Friche, et jouait 
au bastringue sur le billard d'un nommé R...., 
oii il a gagné 16 fr. 60, Gaz. des Trib. 3i déc. (875, 
p. (263, (" sol. ||4' Terme d'argot. Étui dans le- 
quel les prisonniers, surtout les galériens, renfer- 
ment toute sorte d'instruments, scies et autres. 
1 5» Dans l'Aunis, l'établi qui sert aux tonneliers 
i ajuster les morceaux d'un fond de futaille, Gioss. 
aunisien, p. 70. 

t BASTRINGUER (ba-strin-ghé), V. n. Terme po- 
pulaire. Danser dans les bastringues. Ce qui les 
perd fies jeunes modistes], voyez-vous, ce sont les 
connaissances qu'on fait là-dedans ... elles sont là 
un tas de filles qui s'en vont baslringuer le diman- 
che.... et la semaine aussi, Gtz. des Trib. i" janv. 

(876, p 3, 3' col. 

BATAILLE. Ajoutez : \\ T Porter le chapeau à 
cornes en bataille, le porter en travers, de manière 
que les cornes tombent sur chaque oreille ; cette 
expression vient de l'assimilation à une troupe en 
bataille. Les gens mariés [de Guérandc] le portent 
[le tricorne] en bataille, comme les gendarmes ; 
les veufs, les garçons on tournent los pointes d'une 
autre manière, alph. daudet, Journ. offic. (6-(7 

août (175, p. 6923, 3* col. 

BATAILLER. Ajoutez : ijf Se batailler, disputer 
l'un contre l'autre. Ce n'est pas la peine de se ba- 
tailler pour le reste, j. J. rouss. Lett. à UouUou, 
7 mars (768. 

BATAILLOX. 1" i4;'outez : || Bataillon de guerre, 
bataillon composé d'hommes exercés, et prêt à en- 
trer en campagne, par oppo'îition au bataillon de 
dépôt, qui renferme les conscrits. |1 Le bataillon ac- 
tuellement est composé de quatre compagnies, et 
quatre bataillons forment un régiment. || Le ba- 
taillon est l'unité de l'infanterie chez tous les peu- 
ples de l'Europe. Pour estimer la force d'un corps 
d'armée, on dit tant de bataillons et non tant de 
régiments on de brigades. 

B.\T.\RD. ||À" En typographie, caractère imité 
de l'écriture bâtarde. On soumit plusieurs écritures 
aux procédés typographiques ; ainsi nous avons 
eu.... vers (640 une bâtarde brisée et en (74( une 
bâtarde coulée, ifonueJ de typographie. Imprime- 
rie, c^ paj't. p. 65, Encyclopédie Rorct. 

— HISI . Il xvr s. Ajoutez : Panurge luy donna.... 
une espée ba.starde bien dorée, rab. l'ant. m, 25. 

t 3. UÂrAKUEAU (bâ-lar-dô), s. m. Petit couteau 
que l'on portail d'ordinaire dans la gaine de la 
lan'îne de bff'uf, sorte de dague. 

t BÂTE. Ajoute: :\\i' Dans les bijoux f;içonnés. 



BÂT 

lame d'or avec laquelle on leur donne cette épais- 
seur factice qui les rend apparents. 

— r.EM. C'est une faute d'écrire bâte ou batte. 

B.\TE.\U. Ajoutez :\\8'' Bateau de loch, voy. loch. 
Il 9° Kn batellerie, mémoire du bateau, nom du 
bail par lequel le propriétaire de bateaux loue .son 
bateau à un tiers. Attendu.... que le sieur K.... a 
loué aux sieurs V.... frères, à un prix, durée ot 
conditions déterminés, le bateau la. Stéphanie dont 
il était propriétaire ; attendu que, si ces accords 
n'ont pas été complétés et ratifiés par le bail connu, 
en matière de batellerie, sous la dénomination de 
mémoire du bateau, Jug. du Trib. civ. de Lyon, 
dans Gaz. des Trib. 23 mars (.s76, p. 280, 4" col. 

t BATEAU-BOEUF (ba-tô-beuf), i. m. Dans le 
quartier de Cette, 'bateau de pèche de 25 à 3u ton- 
neaux, Slalist. de la pêche maritime, (874, p (15. 

t BÂTÉE (ba-tée), s. f. Voy. battée au Supplé- 
ment. 

t BATRILLE (ba-tè-ll', Il mouillées), s. f. Terme 
de métallurgie. Mur d'appui extérieur régnant 
autour de la bune, F. liger, la Ferronnerie, Pa- 
ris, (87.'i, t. I, p. 4t. 

2. BATELAGE. — HIST. XVI' S. Ajoutez : Quel- 
qu'un proposoit contre C'ieanthes des finesses dia- 
lectiques ; à qui Clirysippus dict : Joue toy de ces 
battelagcs avecques les enfants, et ne détourne à 
cela les pensées sérieuses d'un homme d'aage, 
mont, i, (90. 

BATELÉE. — HIST. X?' S. Ajoutez : Un conseiller 
de ma cognoissance, ayant desgorgé une battelée 
de paragraphes, d'une extrême contention et pa- 
reille ineptie.... mont, iv, (74. 

B.\TELET. Ajoute: : — HIST. xiV s. Dame, pour 
vous de mort tenser, Kntendez que nous vous fe- 
rons, En ce battelet vous mettrons, Tlwàtre franc, 
au moyen âge, Paris, 1839, p. 566. 

t BATUOMÈTRE (ba-to-mè-tr'), s. m. Instrument 
inventé par le docteur Siemens pour indiquer la 
profondeur de la mer sans faire usage de la ligne 
de sonde, et à l'aide do la simple lecture des indi- 
cations données par l'instrument, Journ. offic. 9 avr. 
1876, p. 2573, 2" col. Le bathomètre a été misa 
l'essai dans une double traversée de l'océan At- 
lantique à bord du bateau à vapeur le Faraday, 
qui avait pour mission la pose d'un câble sous-ma- 
rin; on compara les indications de l'instrument 
avec les résultats fournis par des sondages directs 
obtenus à l'aide de la sonde à fil de corde de piano 
de M. William Thomson ; chaque fois l'accord fut 
trouvé satisfaisant, H. de pakville, Journ. des 
Débats, 26 mai (876, Feuilleton, 2" page, 3* col. 

— ETYM. Bà9o:. profondeur, et [iexpov, mesure, 
t BATHOMÊTRIE (ba-to-mé'-trie), s. f. Élude du 

fond des mers. L'exploration du fond (les mers.... 
forme depuis quelques années une science spé- 
ciale, la bathomélrie, qui s'enrichit tous les jours, 
Journ. offic. 29 avr. (873, p. 2854, ("col. 

— REM. C'est là même chose que Lalhymélrie 
(voy. ce mot au Dictionnaire). 

t BATHVMÉTRIQUE (ba-ti-mé-lri-k'), adj. Qui 
a rapport à la bathymétrie. Recherches bathymé- 
triques, Acad. des se. Compt. rend. .t. LXiii, p. 862. 

t BÂTIÈRE (bâ-tiè-r'), s. f:\\ V En Normandie, le 
bât. Il 2° Par assimilation de forme, genre de couron- 
nement d'un édifice, formé de deux gables à double 
égout, supportant un toit plus ou moins incliné, de 
CAUMONT, Abécédaire ou rudiment d'archéol. 4' éd. 
p. (74. Quatre piliers massifs, supportant une bà- 
lière à la naissance de la croix latine, divisent 
l'église en deux parties, J'4t)ranc/im, 9 janv. (876. 

— ETYM. Bât. 

BÂTIMENT. Il 8° Ajoutez : \\ Proverbe parisien. 
Quand le bâtiment va, tout va. || Fig. Être du bâti- 
ment, être du métier ; les gens du bâtiment, les 
gens du métier. Si on les écoute, l'art devient une 
sorte de sanctuaire inaccessible à tous ceux qui ne 
sont point initiés ; seuls les gens du bâtiment, 
comme on dit, sont capables de comprendre la va- 
leur, la portée et les conséquences de certains tons, 
de certains glacis, de certains empilements..., 
H. HAVARD, Rev. Brilann. juin (876, p. 480. 

BÂTISSEUR. Ajoutez : Les esclaves du Nil, bâ- 
tisseurs de tombeaux, chateaubh. iloise, il, 5. 

BÂTO.N. 118" Ajoute: ; ]| Anciennement, bâton de 
confrérie, bâton qui servait à porter aux proces- 
sions l'image de quelque saint ou la représenta- 
tion de quelque mystère; fête à bâton, celle oit 
l'on célèbre la fête du saint qui est au bout de 
ces bâtons. || ïl' Le bâton blanc, se disait pour ex- 
primer la déchéance, la défaite, la pauvreté. Adieu, 
ville peu courtoise Oii je crus être adoré; Aspar 
est désespéré • Le poulailler de l'ontoise .Me d^ it 



BAT 

ramener demain Voir ma famille bouryeoiso, Me 
doit ramener domain Un hidon blanc à la main, 
BAC. Épiyr. contre l'ontcnelle. C'est qu'alois un 
père pourrait, Pour punir son libertinage, Sevrer 
de tout son héritage. Chasser son gars comme 
un coquin. Et, le bilon blanc à la main, L'en- 
voyer jouer à la paume, Glaner ou ramasser 
du chaume (i74o), i' Harangue des habilanls 
de Sarcelles, dans cii. nisard, Parisianismes, 
y. (9. Il On peut voir à l'historiiiue le biton blanc 
mis entre les mains d'une garnison qui se rend; 
l'exemple est de d'Aubigné. || Proverbe. 11 ne lait 
pas bon aller à sa porte sans blton, se dit à pro- 
pos d'un homme irascible et prompt à l'offense. 

— IllST. À la fin, ajoutez : Les confrairics, as- 
semblées et banquets accoutumez pour basions et 
autres choses semblables, Ordunn. de Moulins sur 
la réforme de la justice, févr. (ses, art. 74. 

I).\TO.NNER. — HIST. Ajoutes : || xiii* s. Garins 
tint le perquantqui fu gros et quarré. Vers Aman- 
don s'en vint, qui sil'ot bastonné, (.'ou/rci/, v. 01 0. 

lt.\ l'ONNIKK. Il 3° Celui qui fait et vend dosman- 
ches de brosses, de fouets, de parapluies, de ba- 
lais, etc. Tarif des patentes, (858. bâtonnier par 
procédés mécaniques, Journ. offic. 23 nov. )h76, 

p. K.iHS. 

a. ItATTANT, s. m. Ajoutez : || 8° Planche de chéno 
fonsliluant un des types adoptés dans le commerce 
de bois de Paris et dans la région qui alimente les 
cliantiers de la capitale. Le grand battant au'", 333 de 
largeur et 0",H d'épaisseur; le petit battant 
a 0,25 de largeur et o,8 d'épaisseur, ^ANQUETTE, 
Exploit, déliitet eslim. des bois, Nancy, 186«, p. "i. 

HA ri'E. Ajoutez : || 12° Pièce de la cuvette qui 
sert à maintenir un sabre dans le fourreau (voy. cu- 
vette). Il 13" Pièce qui, dans une machine à battre, 
liappe lo coton. 11 y a des batteurs à une, à deux, 
à trois et même à quatre battes, Enquête, Traité 
de comm. avec l'Anylet. l. iv, p. 2i)o. || 14° Le bout 
mobile qui dans un Iléau sert à battre. Balles à 
Iléaux et manches non tournés, Alm. Didot-BoUin, 
<876, p. 2306, 2° col. 

t BArrÉK. Il 3° Sorte de plaide bois, dans lequel 
on lave les sables ou détritus aurifères. || On écrit 
aussi bâtée, à tort. Arrivé sur le placer qu'on 
avait choisi, on travaillait seul ; on campait près 
d'un ruisseau, armé d'un pic et d'une pelle pour 
fouiller le sol, et muni, pour laver les sables, dune 
vaste sébile de bois, la bâtée des Mexicains, ou 
mieux d'un plat de fer baltu rappelant ceux des 
ménagères, l. Simonin, Rev. des Deux-Mondes, 

<5 nov. (875, p. 287. 

t UATTENDIEK (ba-lan-dié), s. m. Celui qui ex- 
ploite un moulin à battre le chanvre. Tarif des 
patentes, 1858- 

t BATTEUESSE (ba-te-rè-s'), s. f. Dans l'Aunis, 
nuée de grêle qui bat, qui détruit les récolles, 
Clnss. aunisien, La Rochelle, 4 870, p. 70. 

BATTEKIE. |'| 2° Terme d'arlilleria. Emplace- 
ment préparé pour recevoir des bouches à feu 
qui. doivent faire feu sur les lieux mêmes. On les 
distingue : d'après la nature des bouches à feu 
dont elles sont armées, en batteries de canons, 
b.ittcries d'obusiers, batteries de mortiers; d'après 
leur destination, en batteries de siège, batteries 
de place, batteries de côle, batteries d'ouvrages de 
campagne ; d'après leur organisation, en batleries 
à embrasures, batteries à barbette, batteries blin- 
dées, batteries casematées; d'après la nature de 
leur tir, en batteries de plein fouet, batteries à 
ricochet ; d'après la direction de leur tir, en bat- 
teries directes, qui battent perpendiculairement le 
flanc ou la face d'un ouvrage, ou le front d'une 
troupe, en batteries d'écharpe, dont la direction 
de tir fait un angle de 20° au plus avec la ligne à 
battre, en batteries à revers, qui sont établies en 
arrière du prolongement de la face ou de la ligne 
à battre, en batteries d'entilade, dont les projec- 
tiles parcourent la longueur de la ligne à battre. 
Il En général, une rangée de bouches à feu dis- 
posées sur un terrain quelconque et prêtes à fane 
feu. Il Une pièce est dite en batterie, lor.squ'elleesl 
disposée pour faire feu. Le ravage de cent pièces 
de canon en batterie, uamilt. Gramm. 2. || En bat- 
terie, hors de batterie, commandements «mployés 
autrefois pour faire placer une pièce à la position 
d'où elle doit tirer, ou pour l'en éloigner afin d'en 
faciliter le chargement. || Réunion du person- 
nel et du matériel qui constitue l'unité tactique 
de l'artillerie. Toutes les batteries de ce régiment 
sont sur le pied de guerre. Batterie à cheval, celle 
dans laquelle les servants des pièces sont montés. 
L..i;'-nc rxnice, celle dont le? servants sont à pied, 



B.\ll 

et dont les cadres et les conducteurs des pièces 
seulement sont à cheval. Batterie à pied, celle 
qui ne contient que des servants à pied. || Nombre 
déterminé de chaque espèce de places d'arlillerie 
ou bouches à feu, qui sert au dénombrement 
do cette arme. La batterie française est acluclle- 
menl de six pièces. La loi du 23 fructidor an vu 
constitua huit régiments d'artillerie à pied com- 
posés do compagnies qui finirent par prendre le 
nom de batteries qu'elles ont conservé jusqu'à ce 
jour, G"' CHAKETON, Joum. offic. 13 nov. 1874, 

p. 765), 2' col. Il Batterie llottanto, embarcation 
construite spécialement en vue du tir des canons 
qu'elle porte. Il 8° ^joufej : Lettres patentes por- 
tant règlement pour l'établissement des fonderies 
et batteries de cuivre et d'airain battu, dans les 
villes de Châlons et de Reims, Ordonnances, à 
Saint-Germain-en-Laye, 2r> oct. (666. ||13° Dans 
les moulins à poudre, batterie, la réunion d'un 
certain nombre de mortiers où se fait le battage 
de la poudre. || 14 " X la campagne, batterie, la ma- 
chine à battre le grain. 

t BATTES (ba-f), s. f. plur. Terme de sellier. 
Les portions rembourrées mises en avant et en ar- 
rière au-dessus des arçons. 

BATTEUR. Ajoutez: || 6° Batteur do nerfs, celui 
qui réduit les nerfs de bœuf en filasse. Tarif des 
patentes, (858. || 7° Batteur, instrument destiné à 
fouetter des œufs. || 8°Batteur, machine qui épluche 
le coton. « Quel est le prix d'une machine à bat- 
tre? 1 — Le coton arrive, il faut l'ouvrir au moyen 
d'une machine qu'on appelle éplucheur- batteur; il 
y a des batteurs à t,à2, à3 et même à 4 battes, En- 
quête, Traité de comm. avec l'Anglct. t. iv, p. 200. 

t BATTITUUE. Ajoutez : || 2° Terme de verrier. 
Parcelles de vcrro qui se détachent de la canne. 
Enverrage et rupture de creusets, battitures de 
cannes , fiel , écrémaisons, triage , brois et déchet 
degroisils, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglct. 
t. VI, p. B87. 

BATTRE. Ajoutez: || 19° Neutralemcnt. Disputer. 
Après avoir quelque temps battu là -dessus.... 

ST-SIM. t. VIII, p. 2B9, édit. CHÉRUEL. 

BATTU. Ajoutez : — REJI. Pour la locution : 
Battu de l'oiseau, l'explication est tout autre : les 
fauconniers avaient, pour dresser le faucon, un 
mannequin qui représentait un oiseau: et, quand 
le faucon à dresser commettait quelque faute, on 
le battait avec ce mannequin, comme on corrige 
un chien avec un fouet ; ce qui l'humiliait beau- 
coup (Note du comte d'haussonville). 

t BATTUDE (ba-tu-d'), s. f. Dans le quartier de 
Cette, sorte de filet fixe pour la pêche, Statistique 
des pêches maritimes, (874, p. (is. 

BATTURE. Ajoutez ;||4° Volée de coups; c'est 
le sens propre encore gardé dans le langage du 
peuple. Lesquelles (femmes] ne reçoivent autre 
salaire de leur travail que des battures et des ou- 
trages, P. DU MOULIN, Serm. ('• décade, v (xvii' s.). 

t BAUCHALÈS(bô-cha-lè), s. m. Nom, dans Tarn- 
et-Garonne, d'un cépage noir, dit aussi mourastel, 
les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 466. 

t 2. BAUCllE (b6-ch'), s. f. Nom, dans les Basses- 
Alpes, du calamagrostis argentea, Reboisement 
des mont. Compte rendu, (869-1874, 2° fasc. p. 20. 

i nAVliELAllKK. Ajoutez. — REJil. Kaudclaire est 
lo même que badelaire (voy. ce mot au Diction- 
naire). 

t BAUDELIER (bû-de-lié), s. m. Celui qui trans- 
porte le bois à dos de bêtes de somme, Tarif des 
patentes, (858. 

BAUDIR. Ajoutez : || 2° V. n. Faire le galant, le 
joli (terme vieilli). Et quoiqu'il fût [lo chevalier de 
Gramont] moins honteux auprès dos dames, il 
n'était pourtant pas plus pressant; au contraire, 
pourvu qu'il put baudir, faire dire dans le monde 
qu'il était amoureux.... il ne se mettait guère en 
peine de la conclusion, bussy babutin, Hist. am. 
p. 47, édit. Amsterdam, (67(. 

t BAUGEUR (bô-jeur), s. m. Celui qui fait des 
constructions en terre et en paille. Tarif des par 
tentes, 1858. 

— ETVM. Bauge. 

BAUME. Ajoutes : jj 4° Arbro baume ou du 
baume , nom des bursères , des balsamoden- 
dron, etc. bâillon, Dict. de bot. p. 247. 

t BAUXITE (bi>-ksi-t') , s. f. Minéral composé 
surtout d'alumine. L'appareil Siemens consiste en 
un four portatif à gaz et à chaleur régénérée, dont 
le cylindre mobile, le rotator, est revêtu intérieu- 
rement de briques fabriquées d'une manière .spé- 
ciale, en bauxite, Journ. offic. (2 mai (873, 

p. 30G4, 2" col. 



BAY 



37 



t BAVANG ou BAWANG (bavangh), s. »n. Grand 
arbre indéterminé de l'archipel iiidien. Les fruits 
du bawang ont tellement l'odeur d'ail qu'on s'en 
servait autrefois à Amboinc pour assaisonner les 
aliments, uosc, lUct. d'hist. nat. ui. 

— ÊTYM. Malais, bduiong, ail, oignon, devic, 
Dict. élijm. 

BAVARD. — iiiST. xvi- s. Il Ajoutez : Si je parle di- 
versement de moy, c'est que je me regarde diverse- 
ment ; toutes les contrariétés s'y trouvent selon quel- 
que tour et en quoique façon : honteux, insolent, 
chaste , luxurieux, bavard, taciturne.... mont, ii, 7. 

BAVARDER. Ajoutez: — KKM. Monlaigne-a 
dit bavasser : 11 semble que la coustume concède 
à cet aago (la vieillesse! plus de liberté do bavas- 
ser et d'indiscrétion à parler do soy, m, 258. 

— lIlST. xvi" s. Quant est de co qu'ils [les as- 
trologues) bcgiiyent et bavardent do l'origino et 
cause des foudres, baudon. Trois livres des charmes, 
Pans. (583, p. 39(. 

t BAVARDIN (EN) (an-ba-var-din), locution par- 
ticulière à Mme de Sévigné et qui signifie dans la 
maison des Lavardin oit l'on causait , bavardait 
beaucoup (la plaisanterie est facile à comprendre). 
J'ai dîné en Bavardin , sÉv. Lett. (0 avr. (67(. Il 
[Walter Scott] s'en va en Bavardin, comme paiio 
Mme de Sévigné, chateaubr. Mém. d'outre-lombe, 
éd. do Bruxelles, t. lu , Itinéraire de Napoléon à 
l'Ile d'Elbe (dernière page du chapitre). 

t BAVAROIS, OISE (ba-va-roî, roî-z'), adj. Qui 
appartient à la Bavière. Les chambres bavaroises. 

BAVE. — HIST. Ajoutes : || xvr s. Le peintre 

Protogenes ne pouvant représenter à son gré 

l'escurae et la bave [d'un chien], mont, i, 254. 

t BAVIÈRE (ba-viè-r'), s./'. Il 1" Partie do l'armuro 
destinée à protéger le cou et lo menton. Quand 
l'armement de tête est 1 la salade , comme au 
XV* siècle, la bavière est fixée à la partie supé- 
rieure de la cuirasse. Quand il s'agit de l'armet, 
la bavière fait partie du casque et est mobile au- 
tour des mémos pivots que le mézail. On l'appelle 
aussi mentonnière. Il 2* Être en bavière (ou Ba- 
vière, par jeu de mots), se disait autrefois do la pé- 
riode do salivation qu'amenait le traitement em- 
ployé alors contre la syphilis. 

— ETYM. Baver, à cause do la place que cette 
pièce occupe. 

t BAVOLER. Ajoutez ;— HIST. xvi" s. Un brave 
scadron l'accompagne D'autres freslons qui bavo- 
lant. Font en l'air comme un camp volant, de 
brach. Formes, f° 36 de l'édit. originale. 

BAVOLET. Ajoutez : — HIST. xv s. Dame dont 
le chef estoit paré de ses cheveux beaux et blonds, 
ayant par dessus une tocque couverte d'un volot 
[en marge, al. bavolet] fort enrichi do pierreries, 
math, de coucy, Hist. de Charles Vil, p. 665, édit. 
Denys Godefroy, Paris, I66(. 

BAVURE, /i joute: ; Il 2° Terme d'artillerie. Sail- 
lie de métal produite à la bouche d'une pièce d'ar- 
tillerie en bronze par les chocs du projectile. 

t B.WAD (ba-iad), s. m. Poisson du Nil , d'un 
blanc argenté, le silurus hayad (Sonnini écrit 
bayatte). 

— ETYM. Arabe, hoi/ôd, même sens (le mot si- 
gnifie blancheur), devic, Dict. clym. 

BAVADÈRE. Ajoutes : || 2° Sorte de ceinture en 
corail, lacaze-dutiiieks , Hist. natur. du corail, 
Paris, (804, p. 338. 

t BAVANANISMEou BAÏANISME (ba-ia-ni-sm'), 
s. m. Hérésie de Bains ou do Bay, né en (5(3 à 
Molin, territoire d'Ath en Hainaul; il enseigna, 
sur la grâce, lo libre aj'bilro, le péché originel, la 
charité, la mort de Jésus-Christ, soixante-seize 
propositions qui furent condamnées en (567 par 
la pape Pie V. 

t BAVASSE (ba-ia-s'), s. f. Nom, en Dauphiné, 
do la lavande coupée et recueillie pour distilla- 
tion d'huile do spic. 

BAVER. — ÉTYM. Ajoutes : Saintong. badcr, 
ouvrir la bouche. 

t BAYLE (bô-l'), s. m. Berger chef, en Pro- 

vsnce les confient à un baylo ou berger chef, 

qui, à SCS risques et périls, conduit les troupeaux, 
loue les pâturages, en un mot se charge do l'esti- 
vage moyennant une redevance, Rebois, des mon- 
tagnes, Cotnpte rendu, t809-(87i, 7° fasc. p. (24. 
Lo baylo de chez nous est remplacé par le pastore 
[pour les troupeaux des Alpes suisses, qui apjiar- 
tiennent généralement à des Italiens], ib. ]>. (38. 

— ÊTYM. Autre orthographe de baile (voy. ce 
mot). 

t BAYOT, OTTE (ba-io, io-t'), adj. Qui a la robe 
rouge et blanche, en Normandie. Veau bayot, va- 



38 



BEA 



che bayotte, delbollle, Gloss. de la valUe d'Téres, 
le Havre, 4 87», p. 37. 

— F.TïM. Diminuiifde l'adj. bai. 

+ BAYOD (ba-iou). s. m. Nom, dans la Louisiane, 
des bras des rivières côlières, le Temps , 22 mars 
4876, 2* page, ("col. Les bayous et rivières de 
LouisianecompriscntrerAlchafalaya, laTêche et le 
Mississipi, Joum. offic. 6 juin «874, p. 3788, »• col. 

t BEAGLE (bi-gl'i, î. m. Chien basset, en anglais. 
Il nous est encore venu d'Anglrlerre une autre 
' espèce de chiens ; ce sont les beaglos, jos. la val- 
lée, la Chasse à courre, t. n, p. 60, Paris, 185». 

t BÉAL (bc-al), s. m. Dans le Midi , nom d'un 
petit cours d'eau. X un certain moment, l'eau a 
manqué pour alimenter les pompes, et M. le maire 
de la Tille [Toulon] a dû faire détourner le béai 
communal et l'amener jusque sous les murs de 
l'arsenal, Cai. des J'nh.2 juill. (873, p. 723, 3» col. 
Uarie C... se serait trouvée.... sur le fossé de 
la grand'route de Riols, pendant qu'on aurait 
transporté le cadavre de Françoise R.... vers le 
bialdeGargne, Extr. de la Rev. de Sainl-Pons, Hé- 
rault, dans Coi. des Trib. 2 oct. <873, p. 8i6, 3' col. 

— HIST. XV* s. Curer et nettoyer le bealaige de 
la rivière, do cange, beale. 

— F.TYM. Bas-lat. beale, bedale, canal, de bedum 

(VOy. DIEZ). 

t BÉANCE (bé-an-s'), s. f. Terme didactique. 
État de ce qui est béant. La béance des voies res- 
piratoires. 

— ETYM. Béant. 

t BÉATIFIANT, AXTE (bé-a-ti-fi-an, an-f), adj. 
Oui béatifie, qui donne la béatitude céleste. M. de 
Heaux, qui s'est attaché à montrer que l'amour 
qu'on avait pour Dieu comme objet béatifiant.... 
Boss. 2' écrit, 5. 

BÉATIFIER. Il 3" Ajoute! : Le bonhomme [le père 
de Balzac] à qui vous avez écrit et que vous avez 
béatifié par votre lettre, Balzac, Lettres inéd. v, 
édit. Tamizey-Larroque. jj i' V. réfl. Se béatifier, 
se rendre heureux. C'est une absurdité de dire que 
~ar la vertu seule un homme se puisse béatifier, 
I ULH. Lexique, éd. L. Lalanne. 

BÉA TILLES. 3* Ajoutez : || Fig Enfin les béa- 

illes De l'hyménée, ennuis, chagrins, dégoûts, 
.AMOTTE, Fabt. IV, (5. 

t BÉATRIX (bé-a-triks), s. f. La 83" planète té- 
lescopique, découverte par M. de Gasparis. 

BEAD. — REM. Ajoute: : \\ 3. 11 est rare que bel 
se dise autrement que devant un substantif com- 
mençant parune voyelle ou une h muette : un bel 
arbre, un bel homme. Pourtant on en trouve quel- 
ques exemples dans un autre emploi, mais tou- 
joUiS devant une voyelle, bien entendu. S'il est 
vrai que l'homme laid de naissance soit plus bel 
encore que le plus beau des animaux, ch. lévèque. 
Science du beau, t. u,p. 338, Paris, <86l.Celan'esl 
point une faute, maLs maintenant c'est peu usité. 

t BEADCE (bô-s'), s. f. Campagne plate (inusité au- 
jourd'hui : écrit aussi beausse). L'affection qu'il avait 
pour la chasse l'emporta un peu trop.... d'où vient 
qu'il fut étonné quand il se vit dans les beausses 
et les plaines de la Champagne, qui, étant dépouil- 
lées de bois et de forets, ne nourrissent point de 
bttcs rousses, J. bocdonnet, les Vies des évêques du 
Mans, -p. 4)1, Paris, )66l. 

BEAfCOUP. — REM. Ajoutes : || 6. Au xir* siècle 
on a dit grantcop ; un grant boais[bois]où il y a 
grant cop des larrons, lier, critique, 6* année, 
t' sem. p. 386. ' 7* Beaucoup pour beaucoup de 
gens a été employé par Corneille : Saint Polyeucte 
est un martyr dont, s'il m'est permis de parler 
ainsi, beaucoup ont plutàt appris le nom à la co- 
médie qu'à l'église, Abrégé du mort, de S. Poly. 
Yaugelas dit que beaucoup ne doit pas être ainsi 
employé seul ; malgré eet arrêt, la tournure con- 
damnée, qui est commode , est restée en usage. 

— HIST. XIV* s. Ajoutez : Pluseurs princes el 
barons.... et biacop d'aultres que je ne scai nom- 
mer, j. LE BEL, Vrayes chroniques, t. i, p. «54. 

t BEAUCL'IT. — ETYM. Ajoutez. Altération de 
l'anglais burkwheat, qu'on prononce beukwit ; il 
vicni de l'allem. Iluchtreizen, blé sarrasin, littéra- 
lement, faine-froment, à cause de la ressemblance 
du grain de sarmsin avec une petite faine, th. 
PAViE, Rev. des Deux-Mondet, is juin «864, p.8sn. 

BEAUTÉ. Ajoutez: — REM. Faire beauté est une 
expression recherchée qu'on employait et dont 
le Sage se moque dans ce passage : Je veux par 
un .seul trait te faire sentir la diflcrence qu'il y a 
de la gentillesse de notre diction à la platitude de 
la leur '.ils diraient, par exemple, luul miinicnt : 
Us intermèdes embelli, ont une cumcili'.' ; cl 



BED 

nous, nous disons plus joliment : les intermèdes 
font beauté dans une comédie ; remarque bien ce 
font beauté ; en scns-lu tout le brillant, toute la 
délicatesse, tout le mignon ? Gil Bios, vii, I3. 

t BÉBÉ. Ajoutez : — REM. H est probable que 
l'anglais baby, qui a le sens de petit enfant, et 
qui se prononce 6t!W, a inilué sur l'extension du 
sens de petit enfant donné à bébé; mais il ne faut 
pas oublier que ce mot est dans le français depuis 
plus d'un siècle. Bébé a été le nom du nain du 
roi de Pologne à une époque où les mots anglais 
ne pénétraient guère dans le français ; et il était 
entré dans l'usage, comme on le voit par cet 
exemple des premiers temps de la Révolution : Je 
VOUS avoue que j'avais l'intention de repondre à 
cet Ilercule-Béhé : Et qui vous offrira du pain ? 
L. du P. Duchêne, (89* lettre, p. 7. 

BEC. Ajoutez : || 14* On dit aux petits enfants : 
Fais-moi un bec, c'est-à-dire donne-moi un baiser. 

— HIST. Ajoutez : xii" s. Mais [les oiseaux] for- 
ment se desfendent, moult les ont damagiis |los 
assaillants], Quatre ccvaus ont mors que as bits 
que as pies, li Romans d'Alixandre, p. 389. 

t BÉCANDRE (bé-kan-dr'), s. f. Bateau de Dun- 
kerque, naviguant sur l'Escaut. 

BÉC.\SSE. Ajoutez : || B" Le lepte bécasse, espèce 
du genre lepte, insectes diptères. || 7° Fig. Une bé- 
casse, une femme sotte. 

— HIST. Ajoutez : xu* s. Se or l'en lait mener, 
ne se prise une escaco [échasse], Muet [meut, se 
meut, se met en mouvement] et si priés le tient, 
com ii faus [le faucon] le [la] biecace, li Roman 
d'Alixandre. édit. michelant, p. <7). 

t BECCADE (bè-ka-d'), s. f. En termes de fau- 
connerie, becquée. 11 est important qu'ils soient 
non-seulement accoutumés mais aïriandés à ce 
leurre ; dès que l'oiseau a fondu dessus et qu'il a 
pris seulement une beccade.... le roï, Encydop. 
art. Fauconnerie. 

t BEC-D'OISEAtJ. Ajoutez : || 3° Nom normand 
de la poire qu'on appelle à Paris beurré d'Angle- 
terre, ainsi nommée à cause de son sommet affilé 
en bec d'oiseau. 

BECFIGDE. Ajoutez : — HIST. ivi' s. L'opinion 
de Favorinus.... que c'est un misérable souper, si 
on n'a saoulé les assistants de cropions de divers 
oyseaux, et que le seul becfigue mérite qu'on le 
mange entier, mont, iv, 282. 

BÊCHE. Ajoutez :\\3° Nom des toues sur le 
Rhône. Ou se contentait, dans les points où le quai 
était le plus fréquenté, de se dérober aux regards 
au moyeu de petits bateaux plats appelés toues, 
et qui supportaient une toile sur trois perches; 
ces mêmes bateaux, appelés bêches, étaient en 
usage sur le Rhône, à Lyon , et les bateaux de 
bains, dans cette ville, eu ont conservé le nom, 
extr. du Joum. des Débats, dans Joum. offic. 
24 avril <874, p. 29)6, 2* Col. ||4° Bêche de mer, 
sorte de coquillage. Les blâmables procédés dont 
étaient victimes, dans le détroit de Torrès, les Po- 
lynésiens qu'on y employait à pêcher les coquilles 
de nacre et la bêche de mer, Joum. offic. 42 mai 
1874, p. 3221, 2" col. Cette île [Sydney Island] est 
au S. 0. de l'ile de Rotumah, à 200 ou 300 milles, 
et n'est visitée qu'accidentellement par des bâti- 
ments à la recherche de la bêche de mer.... 
.... un schooner portant le nom de Annie y ar- 
riva, faisant la pêche de la bêche de mer, ib. 20 nov. 

1874, p. 77)5, 2* col. 

t BfXUÊE (bé-cbée) , s. f. Ancien synonyme de 
becquée. Les oiseaux partagent la bêchée à leurs 
pslits. MALH. Lexique, éd. L. Lalanne. 

t BÉCUET (bé-chè), S. m. Nom, dans Maine-et- 
Loire, de l'orge d'hiver, les Primes d'honneur, 
Paris, )872, p. )63. 

t BÉCHEVETER (bé-che-ve-té) , v. a. Terme de 
papeterie. Mettre tête-bêche les feuilles de papier 
(voy. téte-bécue). 

t BÉCLAN (bé-klan), s. m. Nom, dans le Jura, 
d'un cépage noir, les Primes d'honneur, Paris, 

4869, p. 284. 

t BECMARE (bè-kma-r'), s. m. Genre d'insectes 
coléoptères connus aussi sous le nom d'attélabcs. 
Pourquoi tuer le crapaud, qui mange des limaces, 
des becmares el des fourmis? ie Triple I.ii'gcuis, 
)875, p. 2)6. 

+ BfiCOT (bé-ko), s. m. Dans le langage enfan- 
tin, un petit baiser. 

— ETYM. Bec. 

t BEDEACDE. Ajoutez : Il 2* Nom donné à qutl- 
(]iii's insfitcs dont le corps est de deux couleurs 
liirn irundiccs. clicnillc bcdcaudc. Cigale be- 
do..udo. 



BEL 

— ÉTYM. Bedeau, la hédeaude ou hedaude étant 
ainsi dite à cause qu'elle porte, comme \e bedeau, 
un haliit de deux couleurs, c'est-à-dire un rochet 
blanc sur une soutane noire. 

BÉDEGAR. Ajoutez : || 2° Chez les anciens bota- 
nistes, le bédégar est le chardon Notre-Dame, s»- 
tibus marianiLS. 

— Etym. Arabe-persan, bâdhdouard, devic, Dicl. 
élym. 

"t BEDOCUER {be-do<hé), v. a. Dans l'Aunis, sar- 
cler avec le lirdochon. 

t BEDOCUON (bc-do-chon), s. m. Dans l'Aunis, 
serfouette, Gloss. aunisien, la Rochelle, i87o, 

p. 71. 

BÉDOUIN. — ETYM. Ajoutez : Le mot arabe est 
bedaoui ou bcdouî, qui demeure dans le désert, de 
bedou, désert, lieu sans habitations fixes, devic, 
Dict. élym. 

). BÉE. Ajoutez : Voy. gueule, n" 4. 

t BÉF.\RIA (bé-fa-ri-a), s. f. Genre de plantes 
de rAmérique du Sud, famille des éricacées. Les 
béfarias , qui, dans le nouveau monde , repré- 
sentent les rhododendrons de l'ancien, poussent 
sur les Andes de Quito, Rev. brilan. fév. )876, 

p. 2S-.. 

BEFFROI. Ajoutez : — REM. Bien distinct du 
clocher, qui appartient à l'église, le beffroi est lo 
monument municipal par excellence ; il est le 
signe caractéristique de la liberté des villes. 

t BÉFLER (bé-flé), V. a. Tromper, moquer (au- 
jourd'hui inusité). Si on le trompe et bèfle aujour- 
d'hui, NAUDÉ, Coups d'État. 

— ETYM.Ital. beffare, moquer. 

t BÉGUECLIS.ME (bé-gheu-li-sm'), s. m. Néolo- 
gisme. Caractère de la bégueule, de ce qui est 
bégueule. 11 faut que j'analyse bien, que je décrive 
dans ses moindres détails l'idée de bégueulisme, 
DE STENDHAL (h. beyle), Corrcsp. inédite. Lettre du 
4 déc. )822, 2' série. Le plus irritant ennemi de 
tout grand poète dramatique au début, le bégueu- 
lisme bel-esprit, sainte-beuve. Portraits liltér. 1. 11 
(art. Molière). 

BÉGCIN. Ajoutez : — HIST. xiv* s. xxu aulnes 
de plus fine toille de Reins.... pour faire huit che- 
mises, huit béguins et pleurouers pour ladicie 
dame [la reine] (1387), Nouv. Rec. de comptes de 
l'argenterie des rois, par Douët-d'Arcq, p. (.'iS. 
Ilxvi* s. Ceulx icy [les Perses] portent leurs tes- 
tes tûusjours couvertes de béguins et puis do tur- 
bans, MONT. I, 260. 

BEIGE. Ajoutes : \\ 11 se dit aussi , elliptique- 
ment, pour : en laine beige. Costume vigogne, 
beige ou cachemire, Journ. 0/'^. n rars )872, 
p. )'JI8, )" col. 

tBÉJARDE (bé-jar-d'), s. f. Nom, en Dauphiné, 
d'une galette aux fruits, de grande dimsnsion. 

BÊLEMENT. Ajoutez: — HIST xu* s. Sicomenzat 
[un possédé] estre traveilhie; de mult gmns 
criemenz [cris] et balissemenz, li Bialoge Gré- 
goire lo pape, )876, p. )64. 

BÊLER. — HIST. xiu* s. Ajoutez : Brebis reco- 
gnoist son fil au baeler seulement, brun, latini, 
Tri'snr, p. 229. 

BELETTE. Ajoiilez : || 3° .Termede métallurgie. 
Sorte de lopin cinglé. Nous faisons dans nos usi- 
nes [de MoiitataireJ des massiaux que nous nom- 
mons belettes, pour être réduits en certains échan- 
tillons; mais c'est exactement du fer affiné ; nous 
n'avons plus qu'à le passer dans une cannelure 
pour en faire la barre voulue, Enqucle , Traité de 
comm. avec l'Anglet. t. i, p. "n. 

+ BELIC. Ajoutez : — HIST. xu* s. Pitagoras , 
mon escient, Aveit unes armes d'argent, X une 
bende de beli, Sor un cheval sist arabi, benoIt de 
ste-more. Roman de Troie, v. 7889. 

BÉLIER. Ajoutez: Hi" Coup de bélier, coup 
que doine le bélier, et, par extension, coup que 
donne une vague, un« onde en mouvement. 

BÊLIÈRE. Il 3° Ajoutez : || Aujourd'hui on nomme 
bélières les courroies qui réunissent le sabre au 
ceinturon. La grande et la petite bélière. || 4° An- 
neau iiui sert à attacher une montre à une chaîne. 
On a trouvé sur lui deux montres eu or et une en 
argent, toutes trois dépourvues de l'anneau dit 
bélière, destiné à rattacher la montre à une chaîne 
ou à un cordon. Gaz. des Trib. )5 juin )870. 

BÉLÎTRE. Ajoutez: — KEM. On trouve dans des 
textes officiels du commencement du ivi° siècle, 
le féminin blilresse, le substantif 6/i(cric, et le di- 
minutif blitreau. Ordonnons que nulz taverniers, 
rabaicliers, hospitaliers, queiz qu'ilz soycnt , no 
reçoivent ou logent Icsdicts Iruans, truandes, bli- 
Ircs, bliticsscs, ou aulics vivants de blilcrie, riu. 



BEN 

allans vagabonds par le pays non affolez ni impn- 
iLii» de leurs membres.... Item que nulz censiers, 
hibiiureurs, u'autrcs ne donnent ausdictz truands, 
blitrcs ou blilreauls non afl'olés de membres, aul- 
cuns vivres ai aullres choses. Ordonnance de Phi- 
Ufipe le Bel (père de CharlesQuint), du 22 sept. 
<.'j06, dans Placcarts de Flandre, 1. 1, p. 2. La forme 
hlilre, blilresse, etc. semble montrer qu'autrefois 
Ve de belitre était muet, et que c'est par corrup- 
tion qu'il a été accentué. 

BEI.LE-FILLK. Ajoute: : — tUST. xvf S. Le père 
sera divisé contre le filz, et le filz contre le père, 
la mère contre la fille, et la fille contre la mère, 
la belle mère contre sa belle fille, et la belle fiilo 
contre sa belle mcre, Luc, xii, 6.1^ Kouv. 'festam. 
éd. Lefebre d'Etaples, Paris, (525. 

BELLEMENT. — HIST. Ajoutez : || XV s. Ur me 
dictes : fault il courir. Ou se je irai tout belle- 
ment? Rec. de farces, etc. p. 250, p. l. jacob. 
Il XVI' s. En ceste vilaine baltaille des deux frères 
Perses, Clearchus Lacedenionien, qui comniaiidoit 
les Grecs du party de Cyrus, les mena tout belle- 
ment à la charye, sans soy haster, mont, i, asô. 

i UELLfiHIC (bel lé-rik) ou BELLIUIC(bèl-U-rik), 
». m. Nom d'une espèce de myroboian. 

— Ktym. Arabe, icti/cii/, du persan ieltleh, de- 
viC; Dict. étym. 

t BELLÉROrUO.V (bèl-lé-ro-fon), s. m. Lettre de 
liellérophon, voy. lettre, n« i. 

t BELLIGÉRANTE (bèl-li-jé-ran-s'), s. f. Néolu- 
t;isme. Ëtal de belligérant. Dans de telles conditions 
de belligérance, les emblèmes actuels, n'ayant plus 
de valeur, seront nécessairement remplacés jiar 
d'autres plus un harmonie avec le progrès des 
temps, Rev. britannique, déc. (874, p. 3lo. X peine 
la révolte des Étais du sud venait-elle d'éclater, le 
gouvernement anglais se décidait à accorder aux 
rebelles tous les droits de la belligérance, a. lau- 
CEL, Rev. des Deux-Slondes, (5 août 4 876, p. 8»5. 

t BELLIGËRER (bèl-li-jé-ré), v. n. Néologisme. 
Faire la guerre. Capable de belligérer, Juurn. 

offlC. * août <870, p. <368, 3* COl. 

— KTYM. Voy. BELLIGÉRANT. 

t BELLO.NE. Ajoutez : || 2- La 28* planète lèlesco- 
pique, découverte par M. Luther. 

t BELLU.VIRE (bèl-lu-è-r'), s. m. Terme d'anti- 
quité. Gladiateur combattant des bêtes féroces. Il 
ne manque pas d'esprits agréablement sceptiques 
qui, lorsqu'un belluairefait de périlleux exercices, 
Viintciit paradoxalement la mansuétude des lions, 
TH. GAUTIER, daus Courrier de Vaugelas, i" févr. 
<»76. p. MS. Il Esclave attaché au service des ani- 
maux du cirque. Les belluaires ont levé les grilles 
des antres souterrains, th. Gautier, dans Cour- 
rivrde Vaugelas, (" févr. <876, p. U8. 

— kl YM. Lat. bellua, animal féroce. 
BELOCE. Ajoutez : — UEM. Ce mot n'est pas 

particulier à la Normandie; il est usité, entre au- 
tres, dans la Suisse romande. 

t BÉLON (bé-lon) , s. m. Chariot de vendange, 
eu Lorraine. Les routes sont tout le jour sillonnées 
de béions chargés do raisins,... a. theubiet, Rev. 
des lieux-Mondes, ("juin (874, p. BU3. 

t BÉLOSrO.ME (bé-lo-sto m'), s. m. Terme d'en- 
tomologie. Genre de punaises aquatiques (hémi- 
ptères hétéroptères). Les béluslomes n'habitent que 
les parties chaudes du globe. Dans l'eau s'agitaient 
des dytiques analogues à c»uï de nos mares,... 
ainsi que des béloslomes, sortes de punaises aqua- 
tiques, E. BLANCiiAiio, Rev. des Deux-Mondes, i" oct. 

(87i. p. 606. 

— ÉTVM. Bi'oç, dard, et oxoijia, bouche. 

t BELZÉBUTII. Ajoutez : — HIST. xiv s. Se çou 
cstoit Bugibus le maufé [le diable). Sel devroit on 
lui répondre en non Dé, Uuon de Bordeaux, 
V. 34(7. 

BÉNÉDICITÉ. Ajoutez : — HIST. xvi" s. El me 
desplaist de veoir faire trois signes de croix au 
beiii'dicite, autant à grâces (et plus m'en desplaist 
de ce que c'est un signe que j'ay en révérence et 
continuel usage, mesmement au baailler), mont, i, 

396. 

t BÉNÉDICTINE (bé-né-di-kti-n'), s. f. Édition 
savante. Ricarie l'avait traduit, et en avait donné 
une fort belle édition avec des notes, des scholies, 
des variantes et tous les embellissements d'une 
bénédictine, diderot, Bijoux indiscrets, u, 6. |{ Inu- 
sité aujourd'hui. 

— KTVM. Bénédictin, à cause du savoir de ces 
religieux et di's éditions qu'ils ont publiées. 

t BÉNÉDlCTIMSME(bé-né-di-kti-ni-sm'), s. m. 
Oualité de bénédictin, de moine de Saint-Benoit. 
U se llatte d'avoir.... de quoi former une preuve 



BKQ 

démons! rai ive du bénédictinisme prétendu de saint 
l'homas d'Aquin, Mém. de Trévoux, (725, t. i, 
p. 83. 

t BÉNÉFICENCE. Ajoutez : — REM. Bien avant 
J. J. Rousseau, Malherbe s'était servi de ce mol : 
Par leur bénéScence, ils [les rois] accroissaient 
[ceux qui étaient sous leur charge] do commodités 
et de richesses, I.exiijue, éd. L. Lalanne. 

i BÉNÉFICIAIRE.MENT (bé-né-fi-si-é-re-man), 
adv. Terme de droit. Sous bénéfice d'inventaire. 
Il y a quelques mois, décédait à Angoulènie, un 
sieur M..., dont la succession ne fut acceptée que 
bénaficiairemcnl par ses héritiers, Gaz. des Trib. 

6 juin 1875, p. 543. 

t BÉNÉFICIEMEN'T (bé-né-fi-si-man ), s. m. 
Il 1° Terme d'assurances maritimes. La valeur, le 
profit, le bénéfice que la compagnie assmeur peut 
retirer des marchandises avariées par le sinistie 
prévu. Un chargement do bateau est assuré pour 
40 000 f r ; par suite d'accident, il y a une perte 
ou détérioration de 20000 francs que la compagnie 
paye ; mais elle parvient à obtenir par ses soins 
une valeur de (2 000 francs sur les marchandises 
avariées; ces (2 000 francs sont le bénéficiemeut. 
Il 2* Il se dit aussi de l'opération qui est faite pour 
donner une valeur quelconque à une marchandise 
qui, après un sinistre, resterait sans valeur, ou 
pour augmenter la Taleur que cette marchandise 
avariée peut encore avoir. Un chargement de 
grains est submergé; quand on le retire de l'eau, 
il vaut bien encore quelque chose, mais il a cer- 
tainement perdu plus de 75 p. (uo de la valeur en 
étal sain ; si ces mêmes grains, au lieu d'être re- 
vendus à vil prix, sont étendus dans les greniers 
et séchés, ils prendront une plus-value tris-sensi- 
ble ; les dépenses qui auront été faites pour don- 
ner cette plus-value sont des frais de bénéficie- 
ment. 

t BiC.NGALE. Ajoutez : || 2" 'Voy. feu, n" 20. 

BÉNIN. Ajoutez : — REM. Sainte-Beuve a dit 
bénigne au masculin ; Ce serait se faire une bi»Ji 
ff.usse image, en effet, que de ne voir dans le bé- 
nigne prélat [saint François de Sales] qu'un ado- 
rable mystique, 1 'irt-Royal, i, (0. 11 y a là une 
intention de l'écrivain, et bénin ne rendrait pas 
son idée. On peut voir à l'historique que bénigne 
s'esl dit jadis au masculin. D'ailleurs c'est un nom 
propre d'homme : Bénigne Bossuet. 

BËMB. Ajoutes : jj 6" Bénir de,accorder comme 
bénédiction. Jouissez en paix de la fortune dont la 
Providence a béni votre travail, j.j. rouss. LcU.à 
Rey, aortt (766. 

— HIST. Il XVI' S. Ajoutez : Si les princes .sont 
touchez de veoir le monde bénir la mémoire de 
Trajau et abominer celle de Néron, mont, m, 20. 

t BENJAMINE (bin-ja-mi-n'), s. f. Terme de 
marine. Grande voile goélette de cape, et aussi le 
foc d'artimon. Je suis resté à les observer en cap 
sous la benjamine et le grand hunier. Rapport du 
capitaine Touffet, dans Journ. o//ic. 29 jauv. (874, 
p. 846, 2' col. 

BENJOIN. — ÉTYM. Au lieu de ce qui y est, 
lisez : Espagn. benjui, menjui; portug. benjoim, 
hdjoiiix, beijuim ; ital. belzuino , helijuino ; de l'a- 
rabe loubdn djdwi, encens javanais, d'après Va- 
lentijn, Besclirijving van Groot Java, p. 67, ap- 
prouvé par Dozy. 

i BENNE. Ajoutez : || 2' Se dit aussi du coffre 
dans lequel on monte et l'on descend les mineurs 
dans une mine. 113° Nom, en Dauphiné, en Pro- 
vence et dans le bas Languedoc, d'un grand vase 
en bois formé de douves et cerclé de fer; on 
s'en sert pour vendanger, afin que, si le fruit s'é- 
crase, le jus ne se perde pas ; elle a deux oreilles 
percées d'un trou et où l'on peut passer un biton 
pour la porter à deux. 

t BENNIER (bè-nié), s. m. Synonyme de boisse- 
lier, BELMONDi, Code des contrib. directes, Paris, 
I8(S, p. 1(6. 

BENOÎTE. Ajoutez : || 2° En alchimie, la beuoile 
s'est dit pour la bienheureuse opération do la 
pierre philosophale. Et croit autant qu'il le sou- 
haite Oue la benoîte s'en va faite, furetièhe, Yoy. 
de Mercure. 

t BENTURONG (bin-tu-rongh'), S. m. Genre de 
mammifères, propres aux îles de la .Sonde. 

— F.TV.M. Malais, bin^oûranj , devic, Dict. élym. 
t BÉQUET. Ajoutez : |i 6' Fig. en termes de 

théâtre, raccord. Les auteurs du Voyage dans la 
lune n'ont pas échappé à la loi générale, et, de- 
puis deux semaines environ, il ne s'est guère 
passé de jour sans qu'ils arrivassent à la répétitien 
chargés do racjords, de petits bouts de papier, de 



ni<:i\ 



39 



liéquets, Comme on dit en argot do coulisses, le 
Figaro, 27 oct. (876. 

BÉyUlLLKR. H 1' Ajoutez : Et lors sortit aiec 
grands cris Un béquillard il'une portière, Fort ba- 
sané, sec et tout gris, Bé^uillanl do même ma- 
nière Que Boyer béquille à Paris, Yoy. de Bachau- 
monl et Chapelle, p. 8, La Haye, (7(4. 

IIEKCEAi;. Il 7" En termes d'architecture, voûta 
à intrados cylindrique. Berceau en plein ccintre, 
surbaissé, surhaus.sé, en anse de panier. 

t BERCEMENT. Ajoutez : Sa faiblesse [du cardi- 
nal de Richelieu] augmentant, les médecins lui 
conseillaient do s'en retourner ; il fit le voya"o 
dans sa litière, dont le bercement endormait son 
mal, HENHi BLAZE UE BURY, Rev. des Deux-Uondes, 

(6 août (876, p. 939. 

BERCEUSE. Ajoutez : || 3» Sorte de siège qui 
communique un balancement. On a trouvé le corps 
d'une personne assise dans une berceuse et te- 
nant son enfant étroitement serré dans ses bras, 
Journ. offtc. 8 janv. (875, p. (030, (" col. 

t BERCIIE (bèr-eh'), s. f. Terme do marine. 
Ancienno petite pièce de canon de fonto verto 
[bronze] qu'on nomme aussi espoir de fonte, Dict. 
de Trévoux. 

— niST. xvi° s. Pour amonitions do guerre.... 
six que berches et perrieres de fonte de fer do 
maintes grosseurs et charges , Déclaration du 
voyage du capitaine de Gonneville et ses compa- 
gnons, Rouen, (9 juin (605, ms. 

( . BERGE. Ajoutez : \\ 3° Terme rural. Berge ou 
crinière, portion laissée en friche et située au 
delà de la raie qui termine un champ et à laquelle 
aboutissent les sillons. 

BERLINE. Ajoutez: \\ 2' Dans les houillères, 
cluiriot sur lequel on charge la houille au fond du 
puits. 

2. BERNE. — ÊTVM. Ajoutez : Les mariniers do 
la Loire appellent berne une petite voile. 

3. BERNE (bèr-n'), s. f. Un des noms du ver ma- 
caque (voy. MACAQUE', n' 2). 

t BEKNËDE (ber-nè-d'), s. f. Se dit, dans le sud- 
ouest de la France, d'un lieu planté do vtrnes. 
L'obligation pour les habilanls de concourir à l'ex- 
tinction des incendies pouvant se déclarer dans 
les forè»6, montagnes, brandes et bernèdes du 
captalat de Buch, se retrouve dans diverses bail- 
lottes ou transactions plus anciennes, notamment 
des 25 janv. (604, (4 nov. (745 et 7 août (746, 
Enquête sur les incendies des Landes, p. 207. 

— ÉTYM. Prononciation gasconne do vernede , 
bas-lat. verneda, lieu planté de vernes(voy. veiine). 

t BEUNIQUET. Ajoutez : — REM. On a dit aussi 
barniquel. La dîme est au baruiquet, L. du Père 
Duchéne, 235' lettre, p. 6. Est au barniquet, si- 
gnifie ici est perdue. C'est dans le même sens que 
la célèbre chanson : Dans les gardes françaises, 
emploie être au berniquet : Mon coulant, ma bran- 
lante [ma boucle de chignon, ma chaîne d'orj. Tout 
est au berniquet. 

t BÉUOÉ (bé-ro-é), s. m. Nom donné par les na- 
turalistes à une espèce de polypes non sédentaires 
(acaleplu..). 

t BERyUlNADE (bèr-ki-na-d'), s. f. Composition 
littéraire où les réalités de la vie sont peintes à 
l'eau de rose ; ce mot ne s'i-mploie guère qu'ironi- 
quement, en parlant de pièces où l'on veut diro 
ijue l'auteur n'a pas su jeter l'intérêt dramatiqtio 
nécessaire. 

— ÉlYM. Berquin, auteur de contes, de petits 
drames et de narrations ou de conseils pour les 
enfants, qui ne sont pas sans mérite, mais où la 
vertu triomphe trop facilement. 

f BERS (bér), s. ni. Terme provincial. Berceau. 

— HIST. xvr s. Le flot muable.... qui fut hors do 
Venus, DE BRACH, Œuv. t. i, p. 253. 

— ETYM. Bers, radical do berceau (voy. ce 
mol). 

t BERSAILI.ER (bèr-sd-llé. Il mouillées), s. m. 
Nom des chasseurs dans l'infanterie italienne. La 
formation des régiments do bersaillers en quatre 
bataillons, Journ. oflic. (6 mars (872, p. (865, 
("col. 

— ÉTYM. Ital. bersagliere, de bersagliare, lirer 
au but, bersaijlin, but, cible, anc. fram;. bersail, 
do bercer ou berser, chasser à l'arc et à la llècke, 
que Diez tire du lat. vervex, au sens de bélior à 
romjire les murailles. 

t BERTAUCIIE (bèr-tô-ch'), s. f. Nom, en Chan> 
pagne, d'une espèce de charrue de fer, les Primes 
d'honneur, Paris, (800, p. 254. 

t BERTIIE. yljouteï .•II*' Nom, dans le Rhône, 
d'un vase de fer-blanc dans lequel le lait est apporté 



40 



BET 



i la laiterie, après chaque traite, Us Primes d'hon- 
neur, laris. IST2, p. 37S. 

t BERTHOLLER (ber-to-lé), i'. a. Son emploi 
[du cUlorc pour le blanchiineut des étoffes] est de- 
venu si universel et tellement populaire, qu'il a 
introduit de nouveaux mots dans le langage usuel : 
personne n'ignure aujourd'hui ce que c'est qu'une 
Idaachisserie bcrlholienne ; on dit de mime dans 
Iesat»liers berthoUer, berlhollage; on y entretient 
des ouvriers que l'on y appelle des bcrtholleurs, 
CLviEB, Eiog. hist. de Berlhollet. 

— 6TYM. Berlhollet, célèbre chimiste qui appli- 
qua le chlore au blanchiment des toilss. 

t BERTOLET (bèr-to-lè). s. m. Dans le quartier 
de Cette, sorte de filet fixe pour la pèche, Statis- 
tique des pêches maritimes, <874, p. ns. 

BESACE. Ajoute: : — HlST. xvf s. Ne possédez 
or ne argent ne quelque p«cune en voz ceincturcs, 
ne besace pour la voye, Matlh. x, <o, Souv. Testa- 
ment, id. Lefebre d'Èlaplas, Paris, 1525. 

t BESAINE (be-zè-n'), s. f. Noni donné, dans le 
XV' siècle, aux boulets en pierre lancés par la 
poudre à canon, Joum. offic. <i juill. )87s, 
p. an, t" col. (s'il ne faut pas lire be. laine). 

t BÊSEAC.i;'ou<«3r:— ETVM. Peut-être dérivé de 
bi'ci. fossé. 

t BESIX (be-irln), s. m. Nom. dans l'Yonne, de 
l'eumolpe ou écrivain, insecte nuisible à la vigne, 
J« Primes d'honneur, Paris. IS73, p. 324. 

BESOGNE. Il 3" Sorte de grand bateau, dit aussi 
bateau normand, ou chaland besogne. 

t BESS (bès') , s. m. Nom égyptien des nains 
mythologiques ; ce sont des dieux nains, trapus, 
aux jambes courtes et à la barbe frisée, Mariette, 
Acad. des se. Comptes rendus, t. tixxu, p. 1213. 

t BESSI (bè-si), s. m. Grand arbre de l'archipel 
indien, un de ceux auxquels on donne vulgaire- 
ment le nom de bois de fer (c'est un mot malais). 

t BESSOIR (bè-soir) , s. m. Réservoir pour les 
eaux extraites des trous de sonde, Enquête sur les 
lels. (R68. t. u. p. 509. 

BESTI.\LEMEXT. — HIST. Ajoutes ; xu' s. 11 co- 
Tienl que cil sols [celui-là seul] vivet bestiale- 
ment, ki par humaine raison ne soi ateapret, 
Il JHaloge Grégoire lo pape, (876, p. 365. 

BÊTE. ^;ou(fi : Il 13" La bête, aisolumeit, se 
dit quelquefois pour la fouine, le putois, la be- 
lette. Dans mon paillier rien ne m'était resté: De- 
puis deux jours la bête a tout mangé, l.\ font. 
Foucon. Il 14* Nom donné par les protestants à 
Rome, à l'Église romaine, qu'ils comparent à la 
bêle de l'Apocalypse. Les yaudois et les albigeois, 
et Jean Widef et Jean Huss et tous les autres de 
celle sorte revienneal partout dans les nouvelles 
interprétations (des protestants] comme de fidèles 
témoins de la vérité persécutée par la bête, Boss. 
V«r. xiii, 37. 

— REM. Corneill« a dit faire de la bète, au li«u 
de faire la bète : J'ai fait autrefois de la bête. 
J'avais des Philis à la lète. Lexique, éd. Marty- 
Laveaux. 

t BETEIGECSE (bé-tè -jeû-z') ou BETEL- 
GECSE (bé-tèl-jeù-z'), ou BETELGllEUSE (bé-tèl- 
gheu-z"), s. f. Nom arabe d« l'étoile alpha de la con- 
stellation d'Orion. 

— KTYM. Arab» , beit-el-djauiâ, maison de 
djauzâ; djausâ est le nom arabe de la constellation 
d'Orion. M. Devic, Vicl. étijm. dit que le nom de 
l'étoile dont il s'agit est en arabe yed-el-djauzâ, 
bras d'Orion ;. et qu'il y a une confusion arec l'ex- 
pression astrologique beit-el-djauzd , maison des 
Gémeaux. 

■fB&rolRE (bé-toi-r') ou BÉTOCRE (bc-tou-r), 
1. f. Nom, dans l'Avranchin et en général dans la 
Normandie, d'un puisard établi pour absorber les 
eaux d'un jardin, d'une cour, etc. 

t. BÉTON. — ÊTYM. Ajoutez : D'après M. Rou- 
lin, les objections contre bitumen ne peuvent l'em- 
porter ; c'est le souvenir du bitume employé en 
guise de mortier à la construction des murs de 
Uribyloiie qui a prévalu. 

t -2. BÉTON. — ETYM. Ajoutes ; M. Bugge, Ro- 
mnnia, n" <o , p. <45, propose une autre étymolo- 
gie que l'ancien verbe bêler, cailler ; c'est ie vieux 
baut-allcm. piojl , moyen bautallem. biest , qui 
Dighific le colostrum, nfw-:ôï»'/3i; il aurait fait 
une ancienne forme beston, devenue béton, comme 
bétail pour bestail. 

t BETTERAVIER , lÈRR (bè-te-ra-vié, viè-r'), 
adj. Qui a rapport à la betterave. 11 ne peut déci- 
dément se traiter à la chamkre une question un 
peu importante, sans que HM. les avocats en 
profilent pour créer un barbarisme; on a, ce mois- 



BIA 

ci. parlé pendant trois jnurs de l'industiic bctlcra- 
vière, ali'H. karr, les liuépes, juin l8to. Le nmu- 
vemetit betteravier n'est pas moindre en Belgique, 
eu Autriche cl en Allemagne qu'en France, Jouni. 
offic. 25 mars (872, p. 2H8, 2- col. 

t BEI'U.V (be-tun), s. m. Liquide qui emplit une 
tonne dans laquelle les planteurs de tabac jettent 
les détritus des feuilles, les cotes et les résidus du 
balayage des ateliers; il dégage une odeur insup- 
portable d'urate d'ammoniaque. 

ETYM. Ce n'est pas une corruption du vieux 

mot petun, tabac; belun signifie cirage, ce qui 
indique quelle est l'apparence du liquide employi 
pour provoquer la fermentation, maxime du camp, 
Rev. des Deux-Mondes, i»68, l" août, p. 73 t. 

BÉTYLE. — ETYM. Ajoutes : Le nom n'est pas 
grec, il est sémitique : beit el, la demeure de 
Dieu, parce que les pierres tombées du ciel pas- 
saient pour divines. 

t BECGLON (beuglon), .î. m. Instrument produi- 
sant un grand bruit. On lit dans le World [de 
New- York] du 1 9 janvier : ....on a été dans la néces- 
sité de faire jouer sans interruption les cloches à 
brouillard, les beuglons et les sifflets de vapeur 
pour guider les navires aussi bien que les pié- 
tons et les voitures, Joum. offic. 4 fév. 1876, 
p. 1040, 3' col. 

BErRRE. .Ijoiile: : || 6" Arbre à beurre, nom de 
plusieurs sapotacées, et notamment du bassia bu- 
tyracea, Ro.\b. dont les graines fburnissent par 
expression le beurre de Galam, BAiLLOiN, Dicl. de 
bot. p. 247. 

t BEL'RRETTE (beu-rè-f), s. f. Dans la Limagne, 
aliment préparé avec la crème, et qui rappelle le 
fromage à la crème, tes Primes d'honneur, p. 45u, 
Paris, (874. 

t 3. BEURRIER, 1ÈRE (beu-rié, riè-r'), adj. Qui 
a rapport au beurre. La production beurrière, Jour». 
offic. <3 mars 1874, p. (048, )" col. 

t 2. BECRKIÈRE. Ajoutes : || 1° Se dit pour ba- 
ratte. La baratte ordinaire, qu'on nomme beur- 
rière, baratte à pompe, serène, est un vase en bois 
que.... P. POIRÉ, Notions de chimie, p. 298, Paris, 

<869. 

t 3. BECRRIÈRE (beu-riè-r'), s. f. Nom donné, 
dans Seine-et-Marne, à une sorte de voiture. On 
requit la tapissière d'un fermier, une de ces voitu- 
res que dans le pays on appelle beurrières, le Na- 
tional. 2 juin 1876, 3* page, 6" col. 

t BEUVERIE (beu-ve-rie), s. f. Action de boire. Sa 
beuverie ^d'Horace] n'a point de ces débordements, 
H. BLAZE DE BUBY, iieu. des Deux-Mondcs, t" janv. 

(875. 

— HIST. XVI' s. Qui fut premier, soif ou beuve- 
rie?... beuverie, cax privatio prxsupponit habi- 
tum, RAB. Garg. i, 6. 

— ETYM. Boire, par les anciennes formes boivre, 
je buvrai, etc. 

t BÈVE (bè-ye), s. f. Nom, en Provence et eu 
Dauphiné, des troupeaux qui transhument, scit à 
l'aller, soit au retour. J'entends la bèye qui passe. 

BfiZESr.iN (bé-zè-stan), s. m. Marché public, 
halle ouverte, dans le Levant. 

— ETYM. Arabe-persan, be:estân. à\i persan bez, 
arabe lesz, lin, toile, bardes, et de la terminaison 
alân, qui marque le lieu où une chose se trouve, 
UEVic, Dict. ét'jm. 

t BIIANG (bangh'), s. m. Préparation qui se fait 
avec les feuilles et la tige du chanvre indien, 
Joum. offic. 5 janv. (873, p. 58, \" col. (voy. dang 
au Dictionnaire et au Supplément). 

■)• BIACIDK (bi-a-si-d'), adj. Terme de chimie. Base 
biacide, base qui, en combinaison, ne peut être 
neutralisée que par deux équivalents d'un acido. 

BIAIS. !| 6' Ajoutez : Appareil et construction des 
ponts biais, par Graeff, Paris, (867. || 7° .S', m. La 
ligne la plus longue d'un fichu formé par l'étoffe 
pliée le droit fil de la chaîne sur le droit fil de la 
trame. 1| Biais de robe, petites bandes coupées dans 
le sens de cette plus longue ligne pour faire des 
ornements aux jupes et aux corsages. Costumes 
g.irnis do biais, de volants et de plissés de toute 
dimension,_Journ. o/'/ic. 9 mars (872, p. (695, 

2" col. 

OIAISKR. Ajoutez : — REM. Biaiser s'est dit, 
dans le xvii' siècle , au sens de .se rapprocher de. 
Celle pensée, dont la hardiesse biaisait à mon hu- 
meur, CYRANO DE BEiir.ERAC, Ilist. comique des 
Étals et empires de la lune, Paris, (856, p. 98. 

t BIASSE. Ajoutes : — REM. On trouve aussi biaz 
avec le sens de tissu écru. Tissus de coton dits 
biaz et autres, écrus, non blanchis.... Extrait d'un 
ukase dans Joum. offic. (4 mai (870, «• col. 



BIC 

— ÊTYM. Persan, ablcham, cocon, devic, Dict. 
li'gm. 

t BIAURICULAIBE (bi-ô-ri-ku-lè-r'), adj. Qui va 
d'une oreille à l'autre. Diamètre biauriculaire. 

— ETYM. Bi, deux, el lat. auricuia, oreille. 

t BIBASIQUE. ^joulcj : Il Acide bib.isique, acide 
qui, en combinaison, ne peut être neutralisé que 
par deux équivalents d'une base. 

t BIBASSË (bi-ba-s'), s. f. Fruit du bibassier. Bi- 
bassesûu nèfles du Japon, fruit jaune, de la gros- 
seur d'une prune. Annonce d'un marchand de co- 
mestibles. 

t BIBELOTER (bi-be-lo-té) , v. n. Néologisme. 
Marchander, acheter des bibelots. La première oc- 
cupation du voyageur dans toutes les villes du Ja- 
pon, c'est de bibeloter,... c'est qu'on est ici sur la 
terre du bibelot, je ne dis pas de l'art, g. Bous- 
quet, Hev. des Deux-Mondes, (5 janv. («74, p. 293. 

t BIBELOTS. — ETYM. Ajoutez : Sans pouvoir, 
rattacher les deux mots l'un à l'autre, il n'est pas 
inutile de noter, à côté de bibelots, le vieux beu- 
belez, qui signifiait bijoux,objets d'ornement : xii' s. 
Dune ve'issiez entre els les beubelez doner, E les 
chiens enveier, e les oisels porter, ï'/i. le }[art. 
T. 3729, éd.Hippeau. ' 

t BIBI (bi-bi), s. m. Il 1' Terme familier de ten- 
dresse. Mon bibi, mon chéri. {| i° Nom d'un cha- 
peau de femme. Sous le régie de Louis-Philippe, 
les monstrueux chapeaux de dames furent rem- 
placés par les bibis microscopiques, E. de la cé- 
DOLLitnE, Ilist. de la mode, ch. xvi. 

BIBLE. Ajoutez : \\ i' Dans le moyen âge, nom 
donné à des poèmes moraux et satiriques. La Bible 
de Guyot de Provins. 

I BIBLICISME (bi-bli-si-sm'), s. m. Doctrine bi- 
blique, caractère biblique. 11 était dune constant 
qu'on pouvait dans l'Église d'Angleterre professer 
des doctrines rationalistes, et qu'à la seule con- 
dition de glisser avec quelque légèreté entre les 
angles saillants des articles formulés au temps 
d'Elisabeth sans aucune prévision des problèmes 
discutés de nos jours, il était licite de battre en 
brèche la forteresse du biblicisme, réville, Rev. 
des Deux-Mondes, (5 août (s75, p. 890. 

t BIBMCISTE (bi-bli -si-st'), s. m. Celui qui étu- 
die la Bible, travaille sur les textes bibliques. 
11 [Rowland Williams, ecclésiastique anglais] em^ 
ploya les dernières années de sa vie à traduire 
les livres prophétiques de l'Ancien Testament.... 
s'il eût vécu, il eût sans doute eu à subir plus 
d'un assaut des biblicistes anglais , réville, Rev. 
des Deux-Mondes, I5 août (875, p. 891. 

t BIBLIOLÂTRE (bi-bli-o-lâ-tr"), s. m. Celui qui 
a l'idolâtrie des livres. Ah ! mon ami . pardonnez- 
moi ce mot, vous êtes vous-même un grand bi- 
bliolâtre, de brosses. Lettres sur Vllalie, xlix (ce 
mot est souligné dans l'original). 

— ETYM. B;ê'iov, livre, et XaTpEÙEiVj adorer 

t BIBLIOL.iTRIE (bi-bli-0 lâ-trie) , s. f. Se dit, 
chez les protestants, d'un attachement trop servile 
au texte de la Bible. 

— ETYM. Ta BiêJ.ia, la Bible, et ).aTpEÎo, adora- 
tion. 

I!IBL10.M.\NIE. Ajoutez :'La bibliomanie, comme 
disait feu M. Patin [Guy Patin], a été une des ma- 
ladies de ce siècle [xvii'] ; chacun, par un luxe 
curieux, a voulu avoir des livres, et former de 
grands corps de bibliothèques , vigneul-mahville, 
Mél. d'hist. el de litt. p. 46. 

t BIBLIOTAPIIE (bi-bli-o-ta-f), s. m. Nom qu'on 
a quelquefois donné aux bibliomanes, à cause du 
soin qu'ils ont de renfermer leurs livres et de ne 
les prêter à personne. 

— ETYM. liig/.iov, livre, et TÔpot, tombeau. 
BIBLIOTHÈQUE. Ajoutez : — HiST. xvi' s. Mon 

frère, dict il [la Boctie].,.. je vous supplie, pour 
signal de mon affection envers vous, vouloir eslre 
successeur de ma bibliothèque et de mes livres 
que je vous donne, mont. Lett. v. 

t BIBLORUAPTE (bi-blo-ra-pf), s. m. Sorte do 
portefeuille oit l'on peut insérer différents papiers. 
Biblorhaples mécaniques sur tous formats, perfec- 
tionnement complet comme cartonnage et méca- 
nisme, happeurs, pique-notes.... Alm. Didol-Bot- 
tin, 1870, p. 689, 4' col. 

— ETYM. Biê).oc, papier, et ^iizttù, coudre. 
BICEPS. Ajoutez : || Kig. et familièrement, en 

termes d'artistes, avoir du biceps, être fort, vigou- 
reux. 

BICHE. Ajoutez : || l' Arbalète à pied de biche 
(voy. arbalète). 

t BICUERÉE (bi-che-rée), s. f. Nom d'une an- 
cienne mesure agraire, dans le pays de Lyon. 11 



niE 

serait nécessaire de fixer la contenue du clos ;i 
quatre ou six bicherées do terre, bmslisle, Corresp. 
des conlrôl. génér. Paris, (874, p. 273. 

). BICtIKT. Ajoutez: — IIIST. XVI» s. Pour cha- 
cun muid de (luelque grain que ce soit, le nu. >\ 
contenant XLviii bichets, mantellieh, Glossaire, 
Paris, (869, p. 12. 

— RKM. C'est le mfmo mot que pichet. 

t 2. BICUEITE. Ajoutes : — ETYM. Bichette est 
pour biiiuette, petite bique ou chèvre, parce que 
les perches do ce tiiet sont armées, au bout qu'on 
pousse sur le fond, do véritables cornes. 

BICOQUE. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Si on prend 
garde, on trouvera.... qu'aux guerres qui se sont 
passées de nostre temps, il s'est perdu plus de 
gcnts de bien aux occasions legieres et peu im- 
portantes et i la contestation de quelque bicoque, 
qu'ez lieux dignes et honorables, mont, m, le. 

t BICORPOKÉITÉ (bikor-po-ré-i-té), s. f. Chez 
les spirites, double corporéité, Cas. des Trib. 

(8 juin (875, p. 684, 2' col. 

t BIDAUCT. Ajoxttez : Lesdits teinturiers ne fe- 
ront imprimer de bidauct aucunes toiles neuves 
ou vieilles.... qu'elles n'aient de bonnes galles, 
Htglem. sur les manufact. août (669, Teinturier en 
sote, laine et fil, art. 74. 

BIDO.N. 4jou(e2 .•||2'' Chez les clouliers, bout 
de la tringle devenu trop court pour être saisi avec 
la pince, l'Opinion natiunale, 30 mai ( 876, 3" page, 
4' col. 

— ETYM. Ajoute: : M. Bugge, Romania, n° (0, 
p. (45, propose une autre conjecture que celle de 
Diez; c'est l'island. bidha, vase serré en haut, nor- 
végien bid, baratte , biJne, broc, vaisseau. 

t BIÉKKUX, EUSE (bié-feû, feû-z'), adj. Sol bié- 
feux, nom , dans la Somme , d'une terre franche 
qui repose sur un sous-sol marneux ou crayeux, 
les Primes d'honneur, Paris, (87o, p. 74. 

t UIKLLE. Ajoutes ; Tige rigide qui sert, dans 
les machines, à transformer un mouvement recti- 
ligne ou circulaire alternatif en un mouvement 
circulaire continu, ou inversement. 

2. B1E.\, ado. — REM. Ajoutes : || 7. X la REM. 2, 
il est noté qu'on dit : bien de fertiles prairies, au 
pluriel. Mais au singulier comment faut-il dire? 
Mme de Sévigné a mis l'article défini : Mme de 
Cnitaut a bien du bon esprit, Lett. (6 août (677 
Cela n'est pas fautif; mais on dirait aussi : a bien 
de bou esprit. 

t BIEN-UISANCE (bicn-di-zan-s'), s. f. Qualité 
du bicn-disant(mot fait par rapport à bien-disant, 
comme bienfaisance par rapport à bienfaisant). Ce 
fut certainement un bel esprit, et qui pouvait 
pietlre sa bien-disance entre les exemples, malh. 
Lexique, éd. L. Lalannc. De quelles inventions et 
de quelle bien-disance combattrez-vous tons les 
peuples de la terre, qui, d'un consentement uni- 
versel, croient le contraire de ce que vous leur 
voulez persuader? m. ib. 

— HlsT.xvr s. Le désir de plaire, de faire mons- 
tre de leur biendisancc, s. julien, JUesl. hist. f'( ), 
verso. 

t I IIIKN-F.VIRE.— REM. vljou(«: || 3. Aux exem- 
ples cités ajoutez ceux-ci de Malherbe : Celui-là 
sait très-mal comme la libéralité doit être exercée, 
qui choisit un méchant pour lui bien-faire, malii. 
Lexique, éd. L. Lalanne ; Puisque je suis si cu- 
rieux de savoir à qui j'aurai bien-fait.... id. ib. 

t 2. niEN-FAIRE (biin-fè-r'), s. m. L'action de 
bien-faire, de faire du bien. Vous ôtez ce qu'il y a 
lie plus beau et de plus spécieux au bien-faire, 
qui est de donner, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. 
Le bien-faire est, de soi-même, une chose dési- 
rable, ID. ib. 

BIENFAISANCE. Ajoutes : || Bienfaisance uni- 
verselle, bienfaisance qui n'exclut personne. C'est 
lui [Voltaire] qui sur la scène a fait un sentiment 
religieux de la bienfaisance universelle, uarmon- 
ïEL, art. Tragidie. 

BIENFAII EUK. — REK. Au xvif siècle, on écri- 
vait bienfacteur. Béni soit mon bienfacteur, puis- 
que M. de Vaugelas le veut ainsi, et que pour si 
peu de chose, il ne faut pas se mettr» mal avec 
sesamis, balz. Lett. à Chapelain, 4 janvier (639, 
liv. XX, lett. (. Celui [cardinal de Richelieul qui, 
ayant trahi Sa Majesté bienfactrice.... montciial, 
iUm. t. I, p. 3. La Bruyère écrivait aussi bienlac- 
teur et bienfactrice (voy. l'édil. Walkenaer, p. 74(). 

t BIEMIEUKECSEMENT (biè-neu-reû-zo-man), 
adi). D'une manière bienheureuse. 

— HIST. xii° s. Altre chose est ke nos vivons en 
;)eu,altre chose est ce ke nos sûmes fait u creeit; 
Il i!st, altre chose est vivre bieneurousement , et 

DICT. DE LA LANGUE FRAN'.Al-E. 



niG 

altre chose est vivre essenlialment, H Dialoge 
Grégoire lo pape, (876, p. 263. 

BIENTÔT. — REM. Ajoutes : || 2. Quand bien tôt 
est opposé à bien tard, il doit s'écrire en deux 
mots : Vous arrivez bien tôt. U n'en fait qu'un 
lorsqu'il signifie incessamment, promptement : 11 
n'est pas encore ici, mais il viendra bientôt. 

BIENVEILLANT. Ajoutes : || 2° Substantivement. 
Moins je l'ai trouvé naturel, dans ma situation pré- 
sente, de la part d'un bienveillant.... i. j. rouss. 
Lett. à IJussaulx, (6 février I77(. 

2. Bli^RE. Ajoutes : || 2° Nom donné par la su- 
perstition populaire, en Normandie, à des spectres 
blancs, semblables à un cercueil, qu'on dit rencon- 
trer la nuit couchés en travers des chemins. An- 
nuaire de la Manche, (832. 

BIP.VRE. — ETYM. Ajoutes: D'après d'Arbois de 
Juhainville [Revue celtique, t. ii, p. (27), bièvre 
est bien d'origine celtique; mais il provient non 
pas du comique befer, qui est lui-même un dérivé, 
mais du gaulois 6e6er. Au reste, ce mot se trouve 
dans plusieurs langues aryennes -.russe, bobr, cas- 
tor, loutre; persan, bebr, castor. 

t 2. BIFFE (bi-r), s. f. || l" Instrument employé 
dans l'administration du timbre pour annuler les 
empreintes des timbres apposés par erreur ou sup- 
primés. Il 2° Empreinte de cet instrument. Des 
pièces d'ordre employées à l'atelier général du 
timbre portent ces mots : biffe du timbreur débi- 
teur, biiTe du timbreur créditeur, pour indiquer 
la place de l'empreinte de l'outil servant à chacun 
d'eux. 

t BIFFURE. Ajotttes .-y 2° Action de biffer. L'ar- 
rôt.... ordonne la rayure et bifi'uredola sentence.... 

BACHAUMONT, Mém. t. XXXV, p. 372. 

t BIFIDrrÉ(bi-fi-di-té), s. f. Qualité de ce qui 
est bifide. La bifidilé de la colonne vertébrale. 

f BIGAILLE. Ajoutez : — ETYM. Bigaille est, 
dans l'Aunis, le nom du menu fretin, du petit 
poisson, Gloss. aunisien , la Rochelle, (870, p. 72. 

f BIGALET (bi-ga-lè), s. m. Ternie de murine. 
Sorte de ponton. Deux pontons ou bigalets, appar- 
tenant à l'Ëtat, le Fort et la Julie, venus de Cher- 
bourg, avaient été mis à la disposition de l'ingé- 
nieur qui dirigeait le sauvetage [d'un navire coulé], 
Journ. offic. (9 avr. (873, p. 2675, 3° col. 

BIGAME. Ajoutes :]]%'• Terme de chimie. Corps 
bigame, corps dont les combinaisons s'effectuent 
dans le rapport de deux équivalents des corps qui 
s'unissent. 

BIGARRER. Ajoutes : \\ 3- V. réfl. Se bigarrer, 
prendre, recevoir des bigarrures. Il n'y a point de 
valet qui ne soit de race de rois, ni de roi qui ne 
soit de race de valets : tout se bigarre de cette 
façon avec le temps, malh. Lexique, L. Lalanne. 

t BIGLF,SSE(bi-glè-s'), s. f. Femme qui est bi- 
gle, qui louche. Mlle du Plessis est toujours à 
un pas de moi.... l'autre jour la biglesse joua Tar- 
tuffe au naturel, sÉv. 7 juill. (67(. Votre enfant 
[le fils de Mme de Grignan] était chez Mlles de 
Castelnau; il y aune cadette qui est toute jolie, 
toute charmante; votre fils la trouve à son gré 
et laisse la biglesse [c'était l'aînée] à S.-inzei, 
ID. (ojanv. (68!). 

t BIGORRE (bi-go-r'), s. m. Nom, dans le 
xvii" siècle, de nouvelles à la main que l'abbé Bi- 
gorre adressait à diverses personnes. Vous con- 
naissez les petits Bigorres, sÉv. Lett. inèd. éd. 
Capmas, t. ii, p. 356. 

(. BIGOT. — ETYM. Ajoutes : Ce mot est d'ori- 
gine assez douteuse pour qu'on en rapproche tout 
ce qui parait y tenir. M. Ch. Nisard, Parisianismes, 
Paris, 1876, p. 22, rapporte le verbe bigolter au 
sens d'impatienter ou de s'impatienter : là bigotle 
tout ton soûl, liigotter pourrait avoir des relations 
avec l'espagnol hombre de bigote, homme ferme, 
et bigote, moustache. 

t BIGOTELLE (bi go-tè-1') ou BIGOTÈRE (bi-go- 
tè-r'), s. m. Anciennement, pièce d'étolîo ou de 
cuir dont on se servait pour tenir la moustache re- 
levée. Sa bigotelle et sa pincette [objets de toilette 
d'Énée], SCARRON, Virg. iv. 

— ETYM. Espag. bigote, moustache. 

I BIGOURDAN, ANE (bi-gour-dan , dan'}, adj. 
Qui appartient au Bigorre. Sans parcourir les 
fertiles et riantes vallées de Tarbes, de Bagnères, 
de Laruns, et sans admirer les chevaux de la 
race bigourdane qu'on y élève,.... ueuzk, la France 
agricole, p. (5. 

t<. BIGRE. -Ijou/cï ; Il 2'' Bigre à l'huile, ex- 
pression grossière par laquelle on désignait les 
minimes, parce que saint François de Panle, fon- 
dateur do l'ordre, leur avait piescrit de ne nian- 



BIL 



41 



ger que do l'huile, c'est-à-dire do faire tonte leur 
cuisine à l'huile, et cela, parce que les pauvres, 
en Calabre, faisaient de même, en. nisahd. Pari- 
stanismes, p. (44. Tu te rengorges bien, reprit lo 
moine allier, Et tu fais bien lo bigro à l'huile; 
Apprends, mon grand ami, qu'ignorant cordelior 
Vaut un minime habile. Recueil de nouvelles poé- 
sies galantes, ■!• -p^xn. p. 131, (726. 

t 2. BIGRE. — ETYM. Ajoutes .On l'a tiré du lat. 
apiger, celui qui gouverne les abeilles, par le re- 
tranchement de l'a (voy. leber, Collcct. des meil- 
leures dissert. t. xx, p. 307). 11 vient plutôt du gor- 
maniquo : anglo-sax. beo ; dan. bie; angl. bec 
abeille, d'où le bas-lat. bigarus , bigre, gardien 
d'abeilles. 

t BI-IIEBDO.'»IAnAIRE (bi è-bdo-ma-dê-r'), adj. 
Qui se fait, qui parait toutes les deux semnines. 

— REM. C'est à tort que l'on prend bi-hehdoma- 
daire comme signifiant : qui so fait, se publie deux 
fois par semaine. Il faut dire en ce sens: semi- 
hebdomadaire. 

BIJOU. Ajoutes :\li' Bijou de la foire Saint- 
Ovide, un homme de rien, qui vaut pou, vadé, les 
Racoleurs, se. u, (756. (i la foire Saint-Ovide, qui 
se tint d'abord à la place Vendôme et qui fut trans- 
portée en (773 à la place Louis XV, on vendait 
quantité de menues bijouteries de peu do valeur, 
CH. NISARD, Parisianismes, Paris, (876, p. 27). 
Il Bijou du parvis, so disait d'un individu con- 
damné aune peine infamante et ayant fait amende 
honorable sur la place du parvis Notre-Dame, iD. 
ib. p. 28. Allons, tais-toi, diable de bijou du parvis, 
VADÉ, Compliment de la clôture de la foire Saint- 
Laurent, (755. Il 5" Chez les restaurateurs de Pa- 
ris, nom donné par antiphrase à toutes les desser- 
tes des plats et des assiettes; c'est le profit des la- 
veurs de vaisselle, Journ. des Débais, 25 oct. 
(876, 3° page, (" col. 

BIJOUTIER. Il 2« L'homme qui vient prendre, 
pour les revendre, les restes des restaurants. Lo 
bijoutier, acquéreur de ce tohu-bohu culinaire, y 
met de l'ordre et fait On tri intelligent; il sépare 
les éléments confus, nettoie et pare la marchan- 
dise avec coquetterie sur de petites assiettes, 
Journ. des Débats, 2S oct. (876, 3» page, 2« col. 

t BILATTE (bi-la-f), s. f. Voy. volioe. 

BILBOQUET. || 2* Ajouter : || Fig. Ou dit que la 
Mancini, femme du duc de Merco'ur et nièce de 
Mazarin, est ici quelque part cachée dans un mo- 
nastère; et le petit Mancini, son frère, chez lo 
comte de Harcourt; s'il est vrai, il faut avouer 
que ces petits bilboquets do la fortune sont bien 
malheureux, gui patin, Lettres, p. 696. 

— HlsT. XVI' s. Ajoutez : Bille boucquet, rab. 
Garg. i, 22. 

t BILLAGE (bi-Ua-j', U mouillées), s. m. Pilotage 
à la descente d'un cours d'eau, à l'endroit des 
ponts. Le service du pilotage [sur la haute Seine] 
consistait dans le chablago et le billago des ba- 
teaux aux ponts ci-dessus indiqués ; lo chablago, 
c'est-à-dire le pilotage à la remonte, a pu être 
complètement supprimé, .sauf à Valvin.... quant au 
billage, c'est-à-dire au pilotage à la descente, il a 
dû être maintenu encore, e. grangez, Voies navi- 
gables de France, p. 646. 

BILLAKD. A;ou(ejr .•lie- Billard anglais, table 
inclinée sur laquelle on chasse avec une queue la 
bille, qui ratombe dans des cases numérotées; on 
en voit dans les jardins publics et dans les fêtes de 
village; on y gagne des lleurs, des macarons. || Il 
y a aussi une sorte de billard anglais oii il s'agit 
pour le joueur de déplacer neuf billes avec les 
siennes; il en a trois, et gagne trois lots, deux 
lots ou un seul lot, suivant qu'il réussit du pre- 
mier coup, ou en deux coups, ou seulement en 
trois coups. Il 7° Adj. Billard , billarde, boiteux, 
boiteuse (terme provincial). J'ai remarqué qu'ils 
[les pas] allaient tantôt à droite, tantôt à gauche, 
et qu'ils étaient les pas d'un homme un peu bil- 
lard, Gaz. des Trib. (o juin (8/6, p. 567, 2' col. 
Il Voy. l'étymologie, oii ce sens est expliqué. 

— HIST. Il xvr s. Ajoutez : .... quelque beau 
jardin oii, libre, on puisse aller Pour s'esbattre au 
billard ou s'esbattreà boulier, Piamrs des c/iaïn;«, 
p.7(. 

( . BILLE. — HIST. Il XV S. Ajoutez : Allez veoir 
la solennité, mais revenez à tour do bille [ à l'in- 
stant, sans retard], Rec. de farces, etc. p. 342, 

p. L. JACOB. 

BILLEBABR'.. Ajoutes : Opinions emmaillottées 
do toutes sortes do lange.s, et, comme les Suis.ses, 
revêlues et billebarrées de toutes les couleurs, 
NAi-DÉ, Rojccroix vm 2. 

SUPPL. — 6 



42 



BIO 



4 . BILLETTE, I. f. Petit écrileau.—ETYM. Ajoulei : 
BilUtte a eu le sens de petit billot de bois que le 
seigueur péagcr était tenu de suspendre à une 
potence en sit,'ne de son droit et pour avertir le 
passant qu'il eût à payer péage : xvi* s. Dit a esté 
que ledit défendeur sera tenu commettre rece- 
veur sur ledit port de Marcigny, et y pendre et as- 
seoir une billelle pour voir de loing par lesdits 
marchands le lieu oil ils devront acquitter ledit 
droit.... et sera tenu ledit receveur tenir sa re- 
cepte sur le grand chemin et pendre ladite bil- 
lelte es branchieres, makiellier, Glossaire, Paris, 
4 869, p. it. De même que billette petite pièce de 
boisa été dit pour écriteau, de même billot a été 
dit pour pancarte. Ces deux faits modifient l'opi- 
nion ciprimée à biil, que bilklle est le même que 
buUete, rescrit, et liili le même que bulle, rescrit 
aussi. Bill, billet , billette , billot ont une origine 
commune, et celle origine n'est pas bulle. Le sens 
primitif de ce mot est une pièce de bois, puis 
pièce de bois sur laquelle on fichait un écriteau, 
et enfin écriteau, pancarte. C'est une série de sens 
curieuse. Tous ces mots se ralt;ichent donc (l'an- 
glais bi'U comme les autres) à bille 2, pièce de bois 
(voy. ce mot). 

t BILLEUR (bi-Ueur, Il mouilléss), s. m. Mari- 
nier opérant le billage. X partir de cette hauteur 
[I mètre 30 au-dessus de î'étiage], les mariniers 
sont obligés de se faire aider par les pilotes bil- 
leurs [sur la haute Scinej..., E. grangez, Voies 
narigables de France, p. 6t9. 

2. BILLOX. Ajoutes : || 4" Un des noms vulgaires 
de la vesce. 

BILLO.NNEMEXT. Ajoute! : Â l'égard de ce que 
TOUS appelez biUonnement, en cas que ce ne soit 
autre chose.... qu'un commerce d'espèces d'ar- 
gent qui passe continuellement d'Espagne en 
France , par l'industrie des habitants des fron- 
tières.... lettres, etc. de Colbert, t. vi, p. 65. 

t BILLOXXETTE (bi-Uo-né-t', Il mouillées), s. f. 
Kom, dans l'Oise, de branches de futaie de 98 cen- 
timètres de longueur, Us Primes d'honneur, Pa- 
ris, (872, p. 70. 

BILLOT. — HIST. Ajoute! :\\:i.vv s. Pour le 
debvûir d'impost de chacune pipe de vin, hors le 
creu nantois, doit XLv sols vm deniers.... pour le 
debvoir de billot.... itAhiELLiEB, Glossaire, p. (3. 

tBlMASTOÏDlEN, lEXNE (bi-ma-sto-i-diin, diè 
n'), adj. Oui va d'une apophyse mastoïdeà l'autre. 
La largeur bimastoïdienae du crâne. 

t B1.MENSCEL, ELLE (biman-su-èl , è-l'), adj. 
Qui se fait, qui parait tous les deux mois, par op- 
position à semi-mensuel, qui s'applique à ce qui 
se fait, qui parait deux fois par mois. 

— REM. C'est une erreur de prendre bimensuel 
pour exprimer deux fois par mois. Bisannuel signi- 
fie non pas deux fois par an, mais qui se fait tous 
les deux ans, qui dure deux ans. Bimensuel ne 
Teul pas plus dire deux fois par mois que tri- 
mestriel ne veut dire trois fois par mois. 

I BIMÉTALLIQUE (bi-mé-Ul-li-k'), adj. Qui a 
rapport au bimétallisme. La Monnaie bimétallique, 
par Henri Cernaschi, Paris, (876. 

t BIMÉTALLISME (bi mé-tal-li-sm'), s. m. Sys- 
tème de monnaie à double étalon, par opposition 
à monométallisme ( ces mots sont dus à M. Ccr- 
nnschi), le Temps, 25 nov. (876, 2' page, ('• col. 

— ETYM. Bi..., et métal. 

I BI.NAIREMENT (bi-nê-re-man), ode. D'une fa- 
çon binaire. Une première combinaison binaire 
combinée binairement avec une deuxième combi- 
naison binaire. 

t BINAUKICULAIRE (bi-nô-ri-ku-lê-r') , adj. Qui 
appartient aux deux oreilles. Perception binauri- 
cuiaire, le roui, Acad. des te. Comptes rendus, 
t. LIXI, p. (073. 

— ETYM. Lai. 6tm', deux, et auriculaire. 

t <. BINETTE. 4;ou(ei .11 Proverbe rural. On 
peut rappoler ce proverbe du midi de la Ki;i[i 
Une bonne binette (ou, autrement dit, un sarriage) 
vaut un arrosage, Aeboù. des montagnes , cuoif le 
rendu )8C9-(874, 7* fasc. p. 98. 

\ BIMOU (bi-ni-ou) , s. m. Nom breton d'une es 
pèce de cornemuse dont on fait grand u.sage en 
Bretagne. 

t BIOGRAPHIQUEMENT (bi-o-gra-fi-kc-man), 
adv. Au point de vue biographique. Sur le fond 
d'une existence terne [il s'agit de Remlirandl] 
neutre et biographiqucmenl assez confuse, Fiio 
MEriTiN, le* Maîtres d'autrefois, p. ."oa. 

t BIOMETKIE (l)i-omé-lrie), s. f. Connaissance 
des lois qui régi.sseul la durée de la vie. 

— ETYU. Bio;, vie, et ^Utpo■^, mesure. 



BIT 

+ BIOMÉTRIQCE (bi-o-mé-tri-k'), adj. Qui a rap- 
port à la biométrie. 

t BIOSSOX (bi-o son), s. m. Sorte de poire sau- 
vage. Tristan.... fait une ample moisson de cor- 
nouilles et de biossons, dont il savoure la chair 
âpre et aigrelette , a. tueuriet, Rev. des Deux- 
Mondes, \" nov. (876, p. )0i. 

t 2. BIPENNE (bi-pè-n'), s. f. Terme d'antiquité. 
Hache à deux Iranchants. 11 [le Jupiter de la Ca- 
rie] est représenté la bipenne sur l'épaule, fol'Card, 
Des Associations religieuses chei les Grecs, p. <U6. 
La bipenne caractérise particulièrement les Ama- 
zones dans l'art grec, F. delaunaï, Journ. o//io. 

n juin. (876, p. 6032, ('• col. 

— ETYM. Lat. bi'pcnnis, hache à deux tranchants, 
t BIPYKAMIUAL, ALE (bi-pi-ra-mi-dal , da-1'), 

adj. Terme de cristallographie. Qui olïre deux 
pyramides. Cristaux très -nets, bipyramidaux , 
DAUBRÉE, Acad. des se. Compt. rend.l. Lxxx, p. 464. 

+ BIQUOTIDIEN, lENNE (bi-ko-ti-diin, diè-n'), 
adj. Qui se fait deux fuis par jour. Que prescrire 
de mieux, en effet . sous le soleil ardent des tro- 
piques, que les ablutions biquotidiennes, la cir- 
concision, l'abstinence des liqueurs fortes, de la 
viande de porc, etc.? Journ. o//iciei (» févr. (876, 
p. (278, 2" col. 

t BIRÉFRINGENCE (bi-ré-frin-jan-s'), s. f. Pro- 
priété des substances biréfringentes. 

t BISAIGUË. Ajoute! : || 2° Outil de charpen- 
tier (voy. besaigue). 

t BISCUITÉ, ÉE(bi-skui-té, tée), adj. Pain bis- 
cuité, pain préparé à la façon du biscuit. Le 
pain biscuité est en usage dans l'armée d'Afrique. 

t BISCUITERIE (bi-skui-te-rie), s. f. Fabrication 
de biscuit. La meunerie, la boulangerie, la bis- 
cuiterie, la vermiccllerie, l'amidonnerie, la fécu- 
lerie , etc. Catalogue de la librairie agricole 
Dusacq. 

t BISCUTELLE (bi-sku-tè-l') , s. ff. Genre de la 
famille des crucifères, auquel appartient la lune- 
tière. 

— ETYM.Lat.M, deux, et scu(«m bouclier. Ce nom 
est dû à deux silicules rondes, tangentes l'une à 
l'autre, qui constituent le fruit et que l'on com- 
pare à deux petits boucliers ou à deux verres de 
besicles 

+ BISEAUTER. Ajoutez : || 2° Faire le bi.seautage. 
Glace biseautée dans le couvercle, Journ. ojjic. 

3 déc. (876, p. 8984, (" COl. 

t BISEAUTEUR (bi-z6-teur), s. m. Ouvrier qui 
fait le biseautage des verres de montre. 

•j- BISKRIT (bi-skri), s. m. Nom de Berbères de 
l'oasis de Biskra, qui, dans la ville d'Alger, con- 
stituent une corporation de portefaix, de porteurs 
d'eau. 

t BISOUIÈRE(bi-skié-r'), s. f. Nom, en Bour- 
gogne, des gardeuscs de chèvres. Quand j'enten- 
dais de loin le rustique refrain de la chanson des 
bisquières, j. J. Bouss. Confes. ix, 1" part. (J. J. 
Rousseau en parle à propos de son séjour à Mont- 
morency, chez Mme d'Épinay.) 

— ETYM. Bisquiêre est dans le Supplément du 
Dict. de l'Acad. franc, par Barré. Note de M. Gust. 
Revillioud, de Genève : » La chanson d«s bisquiè- 
res se chante encore en Bourgogne aux fenaisons 
et aux moissons, surtout par les femmes. Ceci m'a 
fait penser qu'au temps de Mme d'Épinay il de- 
vait être de mode pour le beau monde de Paris 
d'aller prendre le lait de chèvre à Montmorency, 
que les troupeaux de ces animaux.y étaient nom- 
breux et venaient avec leurs bergères jusqu'aux 
portes de Paris. C'est de celte façon que J. J. 
Rousseau aura entendu la chanson des bisquières. 
Le nom de la Chevrette donné par Mme d'Épinay 
à sa campagne semble être une confirmation de 
celte conjecture. » On dit aussi bisquier ou bi- 
quier, au masculin, pour gardeur de chèvres. Bi- 
quier, bisquier, bisquiêre se ratlachent à bique, 
nom familier de la chèvre, loutefois l'épenthèse 
d'une s dans bisquiêre est singulière. 

t BISSECTEUR, TRICE (bi-sè-kleur, ktri-s'), adj. 
Terme de géométrie. Qui divise en deux parties 
égales. Plan bissecteur. Ligne bissectrice. || S. f. 
Bissectrice d'un angle, ligne qui le partage en 
deux parties égales. 

— ETYM. Bit, en deux, et secteur : qui coupe. 
BISTOQUET. A;ou(eî : || 3- Chez les cloulicrs, 

instrument qui sert à couper à froid et au mar- 
teau les tringles, iOpiniunnationale, 30 mai (876, 
3* page, 4' col. 

t BIT (bi) , ,5. m. Terme de l'industrie diaman- 

Inire. Couronne à diamant pour ijiriscr. I.c bit 

l peut élu- l'iiiii cl user la roche sur toute la sri-- 



BLA 

lion du trou, Journ. offic. 7 déc. 4876, p. (u093, 
('• col. 

— ETYM. Ce mol, appartenant à l'industrie do la 
taille des diamants, doit être cherché dans le hol- 
landais : bit. mors, morsure, bijlen. mordre. 

t lilTEMPORAL, ALE (bi-tan-po-ral, ra-l'), adj. 
Qui va d'une tempe à l'autre. Diamètre bilem- 
poral. 

BITUME. A;ou(ci :|| Bitume solide, voy, CÉRÉ- 
SINE au Supplément. 

t BITUMIEU (l)i-tu-mié), s. m. Celui qui prépare 
ou emploie le bitume. Spécialité de matériel de 
bituniiers, Alm. Uidot-Botlin, (871-1872, p. 703, 
3" col. 

BIVALVE. Ajoutez : — REM. D'autres font bi- 
valve féminin : Une bivalve très-jolie. Le Dict. 
de l'Académie fait multivalve féminin, et uni- 
valve masculin. Bivalve, en soi, est un adjectif; 
et, suivant qu'on sous-entendra mollusque ou co- 
quille, le substantif bivalve sera masculin ou fé- 
minin. 

t BIVEAU. Ajoutez :— ElYM. Par analogie àni- 
fca», et comme pour dire double niveau, instru- 
ment pour prendre le niveau de deux plans, le 
rapport do deux plans. 

t BIVOIE. Ajoutez : || 2° Terme de chemin de fer. 
Double route, l'endroit o& une route se bifurque. 

+ BIVOLTAIN ou BIVOLTIN (bi-vol-lin), s. m. 
Nom donné aux vers à soie fournis.sant deux géné- 
rations par an. || Adj. Races bivollincs. 

— ETYM. Bi. deux, et ital. volta, fois. 

t BIVOLTINITÉ (bi-vol-ti-ni-té), s. f Caractère 
bivoltin. Attendu que, si les échantillons de co- 
cons.... peuvent, à première vue, être classés parmi 
les bivoltins, il n'en résulte pas cependant la cer- 
titude absbiue de leur bivollinilé.... Jugem. du 
Trib. de com. du 8 nov. (872, dans Gaz. des Trib. 

("-2 sept. (873, p. 842, (■■• col. 

t BIWITZ (bi-vits'), s. m. Plante oléagineuse im- 
portée de la Bohême. 

BIZARRE. Ajoutez : || 3° Terme de vénerie. Tèle 
bizarre, celle d'un cerf dont les andouilicrs ne 
sont pas placés d'une manière régulière qui per- 
mette d'apprécier l'âge de la bêle. 

t BIZARREMENT (bi-za-re-man), s. m. Action 
de rendre bizarre, bigarré (inusité). On voit tout à 
l'entour du soleil un cercle, avec le même bizar- 
rement de couleurs que nous voyons ordinairement 
en l'arc-en-ciel, malh. Lexique, éd. L, Lalanne. 

t BIZINGUE (DE) (bi-zin-gh'), Joe. adverb. (Irès- 
nsitée à Genève). De travers. Assis de bizingue 
sur le couvercle d'un bahut, R. tôpffer, A'ouo. 
Voyages en zigzag. 

t BLACBOULER (bla-kbou-lé), v. a. Néologisme 
tiré de l'anglais. Donner à quelqu'un une boule 
noire, le rejeter, infliger un échec à ses prétentions, 

— Étym. Angl, (0 blackball, rejeter un projet m 
mettant une boule noire dans l'u/ne, àeblnch, 
noir, et bail, boule, refuser l'entrée dans un club 
à une personne (on vote avec des boules blanches 
ou noires). 

t BLACHE (bla-ch'), s.f.\\ l' Nom donné, dans 
l'Ain, aux herbes palustres qu'on utilise comme 
litière ou dans l'alimentation du bétail, les Primes 
d'honmur, Paris, (870, p. 364. || 2» Synonyme de 
blachère. 

— ETYM. Peut-être l'anglais brake , fougère, 
allcm. Brach, friche. 

t (. BLACHÈRE (bla-châ-r'), s. /". Nom donné, 
dans l'Ain, aux marais qui fournissent de lablache, 
les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 364. 

— ETYM. Blache. 

t 2. BLACHÈRE (bla-chè-r'), s. f. Terre plantée 
de chênes ou de châtaigners assez distants les uns 
des autres pour qu'on y puisse labourer (Dauphiné, 
Franche-Comté). 

t BLACt-ÏIAIL (blak-mél), s. m. Mot anglais 
signifiant redevance forcée, et se disant parlicu- 
lièremenl de celle que les gens des basses terres 
en Ecosse payaient aux gens des hautes terres, 
pour être à l'abri de leurs déprédations. || Par ex- 
tension. Quand le maitre avait payé.... son black- 
mail aux industries voisines qui avaient le droit 
de lui refuser ou des clous, ou des tubes de cui- 
vre, ou tout autre élément indispensable à sa ]>ru- 
duction,j. SIMON, la Liberté, l. il, p. 34, Paris, I8.M1. 

— ETYM. Angl. black mail, proprement nuiille 
noire (maille, pièce de monnaie). Voy, maii.i-e 3. 

t BLADEITE (bla-dè-f), S, f. Sorte de blé. Les 
agriculteurs de la verdoyante plaine de Tarbos et 
de la vaste plaine de Toulouse..,, cultivent le blé 
bladette, le blé du Rou.ssillon , le ni;iis et la lu- 
zerne. nv.viÉ.la France agricole, p, l.'i. 



BLA 

BLAFARD. — ÊTYM. AjoiUez .-Les orfèvres, pour 
donner à I ouvraKe d'or plus de beauté cl de fer- 
meté et à uiuiudres frais, font l'alliage de cuivre 
pur, quand ils peuvent ; qui est beaucoup plus 
léger que l'argent, qui rend l'or blafe et pale de 
couleur, jeiian Eomjt , Discours sut le rehaussement 
et diminulion des monntiyes, Paris, (5"s, feuille 9 
verso (il n'y a point de pagination), lilafe donne 
immédiatement le bas-lalin blavus, qui signi- 
fie bleu et blond. Dans Du Cange, à blavus, on 
trouve : blavus, blavius, blavidus , blawfarb. Bla 
fard est dune composé de blavus, qui est le blau 
des Allemands, et de l'ail. Farbe, couleur. Diez 
avait bien vu f orbe, dans blafard, mais ce n'est 
pas bleich, c'est blav qui forme la première partie 
du mot. 

t BLAFFARl) (ba-flar), s. m. Nom donné par mé- 
pris, en Dauphiné, au.\ gros de vingt deniers tour- 
nais, mauvais de titre, que fit frapper Charles 
Dauphin (devenu roi sous le nom de Charles Vil), 
jusqu'au moment, 2) octobre 4422, où son père 
Charles VI mourut et eut pour successeur, en 
vertu du traité de Troyes, Henri VI d'Angleterre, 
à peine Igé d'un an. 

— ETY.M. lias-lat. blcffardus, nom d'une mon- 
naie dans un texte du xm* s. 

t KLAGUEUR — ÊTYM. Ajoutez : L'anglais 
hlackguard (et non blaggard, comme le porte le 
Dictionnaire) n'a rien à faire ici; car il signifie 
proprement garde noir. 

t BLAIN (blin), s. m. Nom donné, dans la Loire- 
Inlérieure, à des Dateaux plats très-allongés qui 
naviguent sur les tourbières et qui peuvent por- 
ter jusqu'à (5 000 mottes de tourbe. 

BLAIREAU. — ETYM. Comme il est dit dans 
l'article, Diez voit dans blaireau le représentant 
d'une forme fictive bladarellus , le petit blalier; 
mais est-il vrai que le blaireau fasse provision 
de blé ou du moins qu'on croie populairement 
qu'il en fait provision'? M. Hcnsleigh Wedgwood, 
Transactions of the philological Society, (873- 
<»7t, 3" part. p. 329, cite à l'appui de la réalité 
de cette croyance populaire deux vers anglais : 
.... Some thin Chippings filcht from the bin Of the 
gray farrner. Le fermier gris est le blaireau (dit 
gray en anglais) ; et on n'aurait pas ainsi nommé 
cet animal si la croyance populaire n'avait pas été 
que le blaireau fait des provisions de blé. Dans les 
départements de l'Ouest, le blaireau se nomme 
bédouaud, et ce nom se trouve dans Cotgrave : 
Bedouau, a young brocke or badger. hedoue , a 
gray, brocfie, badger. Remarquez que l'angl. bad- 
ger signifie à la fois blaireau et revendeur de 
grains, regrattier. 

■ t BLAiHEACTf!, ÉE (biè-rô-lé, tée), adj. Terme 
de peinture. Traité avec le pinceau de blaireau. 
Voilà, certes, une peinture bien léchée, bien lus- 
trée, bien blairautée, mais qui n'a de hollandais 
que celte propreté, E. bergerat, Journ offic. 
2» juin 1874, p. 4304, 2* col. Le faire [du tableau] 
est. rapide, la pâte un peu grasse et lisse, de pre- 
mier jet, sans reliefs inutiles, coulante , abon- 
dante , plulût écrasée et légèrement blaireautée 
par les bords, pbomeniin, les Ma'Ures d'autrefois, 
p. 370. 

BLÂMER. Ajoute: : || 4° Blâmer une chose, une 
personne à quelqu'un , la blâmer devant lui. Ne 
savez-vous pas que je brûle pour elle. Et que me 
la blâmer c'est me faire mourir? malh. Lexiijue, 
éd. L. Lalanne. 11 [.M. de Barcos] me blâma fort 
ceux qui parlent ou font des conférences [des cinq 
propositions de Janséniusl, M'°° de liancourt, dans 
sïE-DEUVE, Porl-Unyal, t. il, p. 2)8, 3' édit. 

— RE-M. Corneille a donné deux régimes directs 
à blâmer. Tout ce qu'on le blâmait (mais c'étaient 
tours d'école). C'est qu'il faisait mal sûr de croire 
sa parole. Ment, it, i . Cela n'est pas correct. 

). BLANC. 119» Ajoutez .-H Au lieu de : Se faire 
blanc de son épée, on dit aussi elliptiquomenl : Se 
faire blanc de, se prévaloir. Vous vous êtes fait 
tout blanc d'Aristote et d'autres auteurs que vous 
ne lûtes ou n'entendîtes peut-être jamais, et qui 
vous manquent tous de garantie, P. corneille. 
Lettre à Scudéri, dans Classiques français de 
G. Merlet, 1868, p. 27. || 11° Ajouter: || Petit blanc, 
se disait, dans les colonies à esclaves, d'hommes 
blancs mais de petite condition. Dans le Sud, au- 
dessous de la classe riche, mais fort au-dessus des 
noirs esclaves ou allranchis, existait une classe 
spéciale, les petits blancs ou blancs pauvres, qui 
avaient bien des points de ressemblance avec la picbs 
de l'ancienne Rome, edm. villetabd, Journ. o//ic. 

9 aOÛt<874, p. 5728, i" COl. 



BLA 

a. BLANC. Ajoutez : || 17" Terme de commerce. 
Le blanc, l'ensemble des étofles blanches en toile, 
en calicot, etc. Spécialité de blanc, il 18" Écrire en 
blanc, écrire avec de l'encre de sympathie. Elle 
trouve aussi que notre manière d'écrire en blanc 
est très-mauvaise, étant très-connue, klinglin, 
Corresp. t. i, p. 4H5. || 19' Livre en blanc , livre 

non relié ils se conserveraient beaucoup mieux 

reliés qu'en blanc les livres en blanc qui 

restent à relier.... Lettre de Baluze, du (4 avril 
1671, dans Lettres , etc. de Colbert , t. vu, p. 376. 
Il 20* Blanc et rouge, s'est dit pour argent et cui- 
vre, en termes de monnaie. Les carats qui sont 
les degrés de la bonté [de l'or] diminuent à pro- 
portion de la quantité du blanc ou du rouge 
qui y sont incorporés : ce sont les noms qu'on 
donne d'ordinaire à l'argent et au cuivre, d« sorte 
qu'un quart de blanc, un quart de rouge et deux 
quarts d'or alliés ensemble, feraient de l'or à douze 
carats, ch. patin, Introduct. à la connaissance 
des m'fdailles, ch. vn. |{ 21' Terme de fortification. 
Blanc d'eau, inondation qui n'a que peu de hau- 
teur au-dessus du sol. |{ Terrain dans lequel on 
rencontre l'eau à une petite profondeur. || Pro- 
verbe. Il n'a pas de blanc dans les yeux, il est im- 
pudent. 

t BLANCARD. Ajoutez : || Adjectivement. Toiles 
blaniards : ces toiles sont ainsi appelées parce que 
le fil qui sert à les fabriquer aétc àdemi blanchi 
avant que d'être mis en œuvre; elles se fabriquent 
aux environs de Rouen, et sont propres pour les 
Indes espagnoles, p. giraudeau, la Bajtque ren- 
du» facile, p. 472. 

) . BLANCHET. Ajoutez : \\ 4» Pièce de harnache- 
ment. Il 5' Jupe tricotée de coton ou de laine (Dau- 
phiné, Savoie, Piémont). 

t 2. BLANCHET. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Poi- 
trines blanchettes. Plus claires et nettes Qu'en 
may les rosettes, j. marot, Pois. p. <85. 

t BLANCllETTE. Ajoutez : || 2" Nom, dans le 
canton de Vaud, d'un cépage qui se couvre de 
grappes dans les premières années, mais vieillit 
rapidement et finit, selon l'expression des vigne- 
rons vaudois, par ruiner le fils après avoir enrichi 
le père, ch. vittel. 

BLANCHIR. — HIST. iljou(eî:||xii' S. Dune il 
ve'jst le sanc el blanc cervel rogir, Le cervel ense- 
ment el vermeil sanc blanchir, St Thomas mart. 

p. 196, édit. HIPPEAU. 

t BLANC-RHASIS. Ajoutez : — REM. M. Devic, 
Dict. étym., montre que rhasis est une fausse 
orthographe, ce mot ne venant nullement du cé- 
lèbre médecin arabe Rhazés; il faut écrire blanc- 
rasis; rasis de l'arabe rasas, rasasa, plomb. 

t BLANDICES. — REM. Le passage de Chateau- 
briand cité d'après le Dictionnaire de Poitevin se 
trouve dans les.tf(;m. d'ou(re-(om6e (éd. de Bruxelles), 
t. I, Dernières lignes écrites à la Vallée-aux-loups , 
Révélât, sur le mystère de ma vie. 

— HIST. Il XVI* s. Ajoutez : \ rencontre des im- 
modérées et charmeresses blandices de la volupté, 

MONT. IV, 300. 

t BLANUONNÉE (blan-do-née), s. f. Nom, dans 
le Jura, du méteil, les Primes d'honneur, Paris, 

4 861), p. 277. 

t BLANMANSAIS (blan-man s4)Ts. m. Nom, dans 
la Vienne , d'un cépage blanc, dit aussi chenin, 
les Primes d'hnnneur, Paris, 1872, p. 304. 

BLAXOUETTE. Ajoutez : \\ 1' Sorte de vignoble 
du Midi produisant unvin blanc. Nous vîmes Mont- 
pellier se présenter à nous, environnée de ses plan- 
tades et de ses blanquettes que vous connaissez, 
Voy. de Chapelle et Bach. p. 45. || 8° Variété algé- 
rienne d'olives. L'olive dite blanquette, de petite 
dimension, mais remarquable par l'abondance de 
ses fruits, Journ. offic. 27 sept. 4875, p. 8379, 
3' col. 

t BLANQUILLO (blan ki-llo, U moiillées), s. m. 
Sorte de blé exotique. En blés exotiques, les blan- 
quillos ne sont pas payés plus de 40 francs, Journ. 
ofjic. 3 nOV. 4 873, p. 6677, 3" Col. 

t BLAPS (blaps'î, s. m. Terme d'entomologie. 
Genre de coléoptères fort nuisibles. L'espèce la 
plus commune dans nos contrées est le blaps 
porte-malheur, qui habite nos appartements , 
H. pilletif.r. Petit dict. d'entomologie, p. 22, 
Blois, 4868. 

— ETYM. m.ôntitii, nuire. 

BLASÉ. Les Blasés, titre d'une comédie de For- 
calquier, 474o. 

— REM. Il paraîtrait, d'après la comédie de For- 
calquicr, que blasé commence seulement alors à 
être adopté avec la signification d'une maladie mo- 



BLE 



43 



raie, de loménib, sur Mme de. Roehefori, dans 
Rev. des Deux-Mondes, 4" févr. 4»6ii, p. 689. 

BLASON. Ajoutez : || i' Anciennement , nom 
d'une pièce composée do petits ver.s à rimes pla- 
tes et renfermant l'éloge ou le blâme de ce qu'on 
voulait blasonner. Le Blason des fausses amours, 
titre d'un poème satirique (xv siècle). 

— MlST. Ajoutez : Il XV s. Que la ruséo princi- 
palment Se mesloit d'aimer par amours. Et 
qu'elle sçavoit tant de tours. Tant de ruses, tant do 
blason [langage habilo|, Qu'elle entretonoit les 
plus gours, etc. coquillart, l'Etiqueste. 

BLASPHÉMATEUR. — HIST. xii' s. Ajoutez: 
Cil ki longement avoit vescut blasphemeres par 
la solîraiice de la diviniteit, {>' Dialoge Grégoire 

lo pape, 4 876, p. 24 9. 

t BLASTOSPHfiRE (bla-sto-sfê-r'), s. f. Terme 
d'embryogénie. Sphère de bla.stèmo, h. fol, Acad. 
des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 623. 

tBLATlÉRK (bla-tiè-r'), s. f. Nom d'une sorte 
de bât en Picardie. 

— ËTYM. Ainsi dit parce qu'il sert aux blatiers. 

BLË. Ajoutez : || 5° I3IÔ bleu ou do Noé, blé pro- 
venant de l'Orient. Les caractères orientaux du 
blé de Noé.... bella, Bullet. Société centr. d'agric. 
4H72, p. 600. lie- Blé brouillé, nom, dans l'Oise, 
de la nielle, les Primes d'honneur, Paris, 4872, 

p. 64. 

BLÊME. — ÉTYM. Ajoutez : La conjecture de Diez 
qui le tire de l'anc. scand. bldmi, couleur bleue, est 
assurée par le norois hldman, tache due à un coup ; 
le sens propre de blêmir étant : faire des taches 
bleues, frapper, léser, bugge. Roman, n. lo, p. 445. 

t BLENUELM (blèn-aïm'), s. m. Lieu en Alle- 
magne oii Marlborough gagna une grande bataille 
sur les Français. {| Château que le gouvernement 
anglais donna en récompense à Marlborough et 
qui reçut le nom de la bataille. {| Chien do Blen- 
heim, sorte d'épagneul. Elle tenait sous son bras 
gauche un de ces petits épagneuls à soies blan- 
ches et orangées, devenus la souche depuis d'une 
race si précieuse et si connue sous le nom do 
chien deBlenheim, E. sue, Godolphin-Arabian, 
ch. VIII. 

t BLESOUET(blè-skè),.ç.m.Nom donné, dans les 
Basses-Alpes, au pissement de sang, chez les bêtes 
à laine, les Primes d'honneur, Paris, 4870, p. 5U!i. 

BLESSÉ. AjoxUez .■116° Bateau blessé, bateau 
endommagé. Les bateaux blessés qu'i4 importe de 
rendre à destination dans le plus bref délai, Or- 
donn. de police, 4 mai 4 865. 

t BLESSEUR (blè-seur), s. m. Celui qui blesse. 

— HIST. ivi' s. Ayant tel sort qu'il faut que lo 
blesseur Luy mesme soit de ce mal guérisseur, 
J. MAROT, Poés. p. 282. 

t BLESSON (blè-son), s. m. Fruit du blessonnier. 

— Etvm. Blessir, parce que les blessons ne sont 
mangeables que blets. 

t BLESSONNIER (biè-so-nié) , s. m. Nom , eu 
Franche-Comté, du poirier sauvage. 

BLESSURE. — HIST. Ajoutez : xji' s. Car plaio 
ne sursaneiire (cicatrice] N'out el cors, ne ne bles- 
ceUre, wace, St Nicholas, v. 4 112. 

BLET. — REM. Ajoutez : \\ 2. S Boulogne-sur- 
Mer et aux environs, les paysans et les ouvriers di- 
sent fcict de ce qui offre peu de consistance ; des os 
blets, de vieux ossements; il ne faudrait guère de 
peine pour faire de tous ces os un excellent engrais, 
tant ils sont blets. (Note transmise par M. Vail- 
lant, de Boulogne-sur-Mer.) 

BLETTE. — HIST. Ajoutez : xm* s. Mult fu cis 
rois beneUrez, Ki ci [en terre] e là [en ciel] fu 
curunez, E tant vaut celé plus que ceste, Cumo 
fait or plus k'une blesto, Edouard le Confesseur, 

V. 3043. 

t 2. BLETTE (blè-f), s. f. Terme de métallur- 
gie. Petite lame en feuille do fonte , ainsi dis- 
posée afin qu'on en puisse opérer plus facilement 
l'affinage, k. liger, la Ferronnerie , Paris, 4875, 
t. I, p. 54. 

t 3. BLETTE (hlè-f), s. f. Nom donné, dans le 
Var, à de.? rejetons de châtaigniers employés en 
tonnellerie. Les châtaigniers (forêts des Maures, 
Var) donnent les marrons de qualité supérieure 
connus sous le nom de marrons de Luc; et leurs 
rejetons, dits blettes, fournissent le bois de tonnel- 
lerie le plus généralement employé dans le pays, 
Enquête sur les incendies de forêts, p. 45. 

BLEU. Il 7° Colère bleue, violente colère, colère 
oii le visage devient bleu. ||9° Locution populaire. 
11 m'en a fait voir de bleues, il m'a causé de gran- 
des peines, de grandes contrariétés. || 10° Populai- 
rement. Du vin bleu, du petit bleu, du vin de €,•(- 



44 



BLU 



baret. ||11* Bleu éléphant, sorte de bien. Les prix 
probables [des soies de Chine], pour le bleu élé- 
phant. Joum. ojjic. 31 mai <»"5, p. 3869, S' col. 

t BLEUISSANT, A>TK (bleu-i-san, san-f), adj. 
Oui bleuit, qui donne la couleur bleue. L'action 
bleuissante de l'iode sur l'amidon. 

+ BLEITÉ, ÉK (bleu-té, tée), adj. Qui a une 
teinte bleue. Le drap des capotes de l'infanterie est 
dit drap gris-bleuté. Ses cheveux [d'une tVmme] 
sont noirs, bleutés comme l'aile des corbeaux, 
Je Temps, 7 dcc. <875, 2' page, <~col. 

t BLÉZIMARDEB (blé-zi-mar-dé), V. n. Terme 
d'argot de théâtre, signifie se couper mutuelle- 
ment les répliques, empêcher le voisin de dire sa 
phrase, émonder le dialogue comme un jardinier 
émonde un arbre à grands coups de serpe, Figaro 
du 3< juillet 487C. 

BLOC. Ajoute: :\\ 6' Planche de bois, sur laquelle 
se fait l'impression, pour les tissus, Magasin pil- 
toresi}ue, <838, p. *7*. \\ 1' Terme de papeterie. Pa- 
quet de feuillets, disposé comme les calendriers 
éphénurides dont on détache chaque jour une 
feuille. Bloc pour notes de bureau. || 11 y a des blocs 
d'aquarellistes, feuilles préparées en bloc et qu'on 
détache une à une après s'en être servi. || 8° En 
termes militaires, mettre au bloc, mettre à la con- 
signe, mettre en prison. 

— HlST. Il XIV' s. Ajoutes : Pour un blot d'eslain, 
Caffiaui, to Cloche des ouvriers, p. 42. 

BLOND. Ajoutez: — KEM. 11 est délicat et blond, 
se dit de quelqu'un qui est délicat, les blonds pas- 
sant pour peu robustes. Mme de Sévigné a em- 
ployé celte locution figurément au sens de peu 
solide, en parlant de la réputation : Je trouve la 
réputation des hommes bien plus délicate et blonde 
que celle des femmes, Lelt. 28 juillet <677. 

BLONDIX. Il 3° Toile blondine, sorte de toile. 
Quant aux toiles dites blondines, dont la nuance 
est sur la limite séparative des deux espèces..., 
Tarif des douanes, 4869, p. U5. 

6L0NDIB. Ajoutez : || 2° V. a. Rendre blond. 
[La mode] blanchit la peau, noircit les cheveux, 
à moins qu'elle ne les blondisse ou ne les poudre 
d'or et d'argent, garrotte les épaules, serre la tail- 
le BûHGEB. Salons de 186) à <868, t. I, p. 139. 

+ BLOQUET (blo-kè), s. m. Petite bobine à man- 
che, à l'usage des dentellières normandes. Les 
dentellières occupées devant un nombreux public 
qui se renouvelle sans cesse, à faire courir les 
bloquets et à tracer les gracieuses arabesques qui 
forment le léger tissu envié par les visiteuses, 
Lexovien, 6 avril (867. 

— ETYM. Diminutif du vieux mot bloc, petit bâ- 
ton, d'après M. H. moisy, Noms de famille nor- 
mands. 

t BLOSSE (blo-s'), s. f. Nom, en Basse-Norman- 
die, des prunelles, qui ne sont mangeables, qu'a- 
près que la gelée a passé dessus. 

— ETYM. Autre forme de blette ; comp. plus haut 
blesson. 

t BLOSSIR. Ajoutez : Fruits devenant bruns en 
blossissant, comestibles : alisier terminal, a. fu- 
CHE, Man. de botan. foresl. p. 266, Nancy, <87:i. 

f BLOSSISSEMEXT. Ajoutez : Sorbier domes- 
tique.... fruit en forme de poire, de trois centimè- 
tres environ de longueur, d'abord vert ou rougeâ- 
tre, puis brun, pulpeux, acidulé, vineux à l'état de 
blossisscment, B. fliche, Man. de botan. forest. 
j). 27(, Nancy, 4873. 

BLOTTIR. — ETYM. Ajoutez : X blotU, motte de 
terre, cité par .Ménage, on peut joindre le norm. 
bliète, motte de terre, ébliéter, émotter. 

t BLOUQL'IER (blou-kii), s. m. Ancien nom des 
fabricants de beucles. Lettres patentes portant con- 
firmation des statuts des maîtres cloutiers, blou- 
quiers et lormiers de la ville de Chllons, à Paris 
au mois de juillet 4670. 

— ETYM. Blouque pour boucie. 

4 . BLOL'SE. Ajoutez : || 3" Nom donné, dans les lan- 
des de Gascogne, à des cavités pleines d'eau recou- 
vertes d'une voûte en sable que la moindre pres- 
sion fait écrouler. 

t BLOUSIER (blùu-zié), s. m. Homme vêtu d'une 
blouse. 

i BLOnsSE (blou-s'),s. f. Dans les filatures, par- 
tie grossière de la laine. Cylindrss qui laissent la 
bloussedans le peigne. Nous n'avons pas de blous- 
ses.... les déchets de filature, les bourgeons gras 
se vendent trois francs le kilo, Ewiuite, Traité de 
eomm. avec l'Angleterre, t. ui, p. 3o5. 

t BLUARD (l)lu-ar), s. m. Nom, en Provence, 
de l'écbinope, qui offre un gros capitule de fleurs 
composées bleues. 



BOB 

t BLUETTANT, ANTE (blu-è-tan, tant'), adj. 
Qui lance des blucttos de feu. Je voyais les étoiles 
luire au ciel avec uu feu bluettant, cyranù, Lett. 
div. pour les sorc. 

— HIST. XVI' s. Les louches qui ont les yeux 
verds, azurez, bluetaiis et espouvantables, ensor- 
celent tout ce qu'ils regardent d'un œil fixe et 
courroucé, baudon. Trois litres des charmes , sorce- 
lagi-s ou enchantements, Paris, 4 583, p. 4 06. 

BLITKAU. Ajoutez: || 2" Sorte de seau de boissel- 
lerie qui servait à délayer les couleurs des carlieis, 
et qu'ils prenaient pour enseigne. Les curtiers 
se conformeront aux statuts de leur communauté : 
veut en conséquence Sa Majesté que les envelop- 
pes dont ils se serviront portent leur nom, demeure, 
enseigne etbluteaux. Arrêt du cons. 9 nov. 4 75). 
CebJuteoudes cartiers doit être rapproché du blu- 
teau propre à contenir de la poudre pour mettre 
sur l'écriture, dans ce texte du quatorzième siècle: 
Jehan Rcmy, receveur de Chanipaigne, vouloit 
prendre sur le roy,... pour parchemins, papier, ri- 
gle.... chandeliers, aiguillettes, belutiaus.... du 
cange, buKeifus. Il 3° Chez les corroyeurs, paquet 
de laine fait de vieux bas d'eslame, dont on se 
sert pour essuyer les cuirs, quand on les a char- 
gés de bière aigre, Trévoux. 

BLDTER. Ajoutez : \\ Absolument. On dit que la 
femme aux bras tendus a le bras droit trop court, 
qu'elle blute, et qu'on ne sent pas le raccourci, 
DiDER. Œuvr. compi. 4 82), t. ix, p. 50. 

— HlST. Il XVI* s. Ajoutez: Oue l'aucteur.... se 
présente, par bestise ou par finesse, un peu obs- 
curément et diversement, il ne luy chaille : 
nombre d'esprits, le btluttaiit et secouant, en ex- 
primeront quantité de formes, ou selon, ou à costé, 
ou au contraire de la sienne, qui luy feront tou- 
tes honneur, mont. :i, 353. 

t 2. BO.-V (ho-a), s. m. Titre du souverain de la 
Birmanie, Almanach de Paris, 4867, p. 48i. 

t BOBI (bo-bi) ou BOBIE (bo bie),s. f. Terme po- 
pulaire, qui n'est plus usité. Vieille décrépite. 
Toute bobi qu'elle était [la vieille Constitution, 
personnifiant l'ancien régime], elle n'a pas laissé 
de faire des siennes, Lett. du P. Duchéne, »' let- 
tre,p. 2. Il Je me fais habiller, selon mon âge, en 
mère bobie , decourchamp , Souv. de la marq. de 
Créquy, m, m. 

— REM. Il y a eu un temps où l'on appelait les 
vieilles de l'hospice de la Salpétrière, des bobiches. 

t BOBILLOXXER (bo-bi-lîo-né. Il mouillées), 
V. n. Hésiter, tâtonner. La Puy du Fou ne fait pas 
ce qu'elle pourrait faire.... elle bobillonne et pleu- 
re et ne résout rien, sÉv. 4 9 août 4 676. || Inusité. 

t BOBIN (bo-bin), s. m. Métier pour tulle. 'Vers 
4 84 8 ou 4 820, le métier Bobin fut inventé, en An- 
gleterre, pour la fabrication des tulles unis en co- 
ton, vendus dans leur nouveauté à des prix exor- 
bitants, Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, 
t. v, p. 469. Il 2° Sorte de tulle. Cette manière de 
procéder s'applique au tulle désigné sous le nom 
de bobin, c'est-à-dire au tulle en douze mouve- 
ments par maille; pour le point de Bruxelles, c'est- 
à-dire fait en vingt mouvements par maille.... ib. 
t. rv, p. 660. Tulles bobin façonnés, t'b. t. v, p. 573 

f BOBINAGE (bo-bi-na-j'), s. m. Action de placer 
le fil sur des bobines. Loi sur les moyens de con- 
stater les conventions entre patrons et ouvriers, en 
matière de tissage et de bobinage (du 7 mars 4 85o), 
Bulletin des lois, 4 0" série, n° 2uu4. Pour le bobi- 
nage de l'échevette, il y a une difl'érence sensible 
en faveur de l'échevette courte. Enquête, Traité de 
comm. avec l'Angleterre, t. IV, y. 246. 

BOBINE. Ajoutez : \\ 2° Terme de physique. Cy- 
lindre autour duquel est enroulé un fil métallique 
dans lequel peut passer un courant électrique. 

t BOBINEAC (bo-bi-nô), s. m. Synonyme d'es- 
pole. Dépenses de premier établissement d'une 
filature de coton.... neuf cents bobineaux en gros 
avec plateaux à trente-deux francs par cent, et 
vingt-huit mille bobineaux pour bobinoirs, à sept 
francs. Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, 
t. IV, p. 228. 

BOBLNER. Ajoutez : Le mari tisse la toile; la 
femme fait ce qu'on appelle les épaules, les ca- 
nettes; elle bobine le fil, Enquête, Traité de comm. 
avec l'Angleterre, t. v, p. 322. 

f BOBINET (bo-bi-nè), s. m. Treize métiers à 
filer de cent trente-deux broches.... pièces de re- 
change.... bobinets divers.... Enquête, Traité de 
comm. avec l'Angleterre, t. lu, p. 756. Réparation 
et renouvellement des bobinets, paniers, brosses, 
burettes, lanières, etc. ib. t. m, p. 758. 

t BOBINIER (bû-bi-nié), s. m. Synonyme de bo- 



BOI 

binoir. Un bobinicr réunisseur de huit tMes, (rois 
mille sept cents francs; un bobinier de seize bo- 
bines, trois mille sept cents îràiics, Enquête, Traité 
de comm. avec l'.ingleterre, t. m, p. 497. 

t BOBINOIR. Ajoutez : || Machine à étirer la 
laine. La machine à étirer, dite bobinoir, qui re- 
vient à cent vingt francs la lôte, produit par jour 
huit kil.. Enquête, Traité de comm. avec l'Angle- 
terre, t. m, p. 4U8. 

BOC.\GE — ETYM. Ajoutez : Bocage, comme les 
noms en âge, a été employé comme adjectif au sens 
de sauvage : xn* s. Unkes nulz bom ne vit plus 
cuilvert, plus félon. Si musdre traiter, si boscage 
larron, p. meyer. Rapports, 4™ partie, p. 4 89. 

f BOCAIN (bo-kin), s. m. Nom donné, en Nor- 
mandie, aux habitants du Bocage, les Primes 
d'honneur, Paris, 4 873, p. 40. 

t BOCASSiN (bo-ka-sin), s. m. Sorte de toile de 
coton. Le commerce des bocassins en toiles de co- 
ton teintes et gommées de Tokat, de Kastambol et 
d'Amasin est immense en Crimée, de pevssonnel, 
Traité sur le commerce de la mer Noire, i, 40. || On 
écrit aussi boucassin. 

t BOCK, (boc), s. m._ Contenu d'un grand verre. 
Un bock de bière. 

— Ktvm. D'après le Courrier de Vaugclas, 
)5 mai )875, bock, récemment importé d'Allema- 
gne, provient d'une méprise : les Allemands nom- 
ment Bockbier, bierre de bouc, la bierre nouvelle 
et capiteuse; nos compatriotes, entendant pronon- 
cer Coc/i6i'er, qu'ils retinrent et qu'ils rapportèrent 
chez eux, crurent pouvoir traduire ce mot par 
bock de bierre. 

t BOESSE. — ETYM. Ce paraît être une autre 
forme de brosse ; en ellct, l'historique de brosse 
montre qu'on a dit broisse et brouesse ; et l'étyrao- 
logie très-probable qui tire brosse de l'allemand 
Burst, Biirste, montre que l'r n'est pas inhérente 
au b. 

BOEUF. Ajoutez : || 7° Chez les tailleurs, l'ouvrier 
tailleur en général. || Petit bœuf, l'ouvrier qui ' 
n'est pas encore capable d'achever une pièce seul. 
Il 8° Populairement. Être le bœuf d'une alVairc, 
supporter les mauvaises conséquences de quelque 
chose. 

t BGEU'VONNAGE (beu-vo-na-j'), s. m. Oiiéra- 
tion par laquelle on enlève à une vache les ovai- 
res; celte opération ùle à la vache quelques-uns 
de SCS caractères ordinaires pour lui eu donner 
qui la rapprochent de ceux du bœuf; il en résulte 
plus de lait et meilleur, plus de viande et meil- 
leure. 

fBOELTVONNE (beu-vo-n'), s. f. Vache qui a subi 
l'opération du bœuvonnage. 

t BOGUEAD (bo-ghèd), s. m. Houille rech'crchée 
pour la fabrication du gaz. Résines d'Europe et 
d'Amérique.... boghead, bitume d'Europe, Joum. 
ofjic. 23 juillet )872,p.50)9,)" col._ 

— ETYM. Nom du village écossais oit alleu l'ex- 
traction : Bogh-htad, tête du marais, de bog, ma- 
rais, et head, tète. 

BOGUEL II On l'abrège quelquefois en boc. 

— ETYM. Angl. buggij, tiré d'un mot indien. 

2. liOMiK. Ajoutez : Il 2'° Opération par laquelle 
on remplit les viviers, au bord de la mer, en levant 
la vanne à marée montante, H. bout, Rev. Britann. 
avril )874, p. 428. 

BOIS. Il 1" Ajoutez : Il Bois tors, bois dont les 
fibres sont en spirale. || Bois tortillard, bois dont les 
fibres sont enchevêtrées. || Bois raffaux, bois tors 
et noueux. || 15' Ajoutez : \\ Bois d'absinthe, le 
carissa xylopicron, dup. th., de l'île de la Réunion. 
Il Bois amer de Surinam, le quassia amara. \\ Bois 
d'anis, les illicium qui fournissent l'anis étoile. 
Il Bois d'anisette , le piper umbellatum , L. || Bois 
bénit, le buxus sempervirens. || Boisa boutons, les 
cephalanlhus, notamment le cephalanthus occiden- 
talis, L. Il Bois bracelet, le jacquinia armillaris. L., 
des Antilles. H Bois de Chine, l'arbre aux sébestes, 
cordia sebasiena ou cordia myxa. \\ Bois à la gale, 
en Champagne le rltamnus frangula, L. || Bois de 
lessive, dans les Alpes, le cytisus labumum. || Buis 
manche-houe , le xanthoxylum clava Herculis. 
Il Bois d'oreille, le bois gentil et le garou, parce 
qu'ils s'appliquaient en vésicatoires derrière les 
oreilles, dans les aflèctions des yeux. || 16' Bois 
gris, nom donné, dans l'exploitation du biiis de 
fiottage, aux bûches de chêne, Mém. de la Société 
centrale d'agricult. 4873, p. 260. || 17° Bois gras, 
bois imprégné de résine. On ne résine pas le pin 
sylvestre, mais les délinquants extraient quelque- 
fois, de la tige d'arbres encore sur pied, du 
bois exceptionnellement imprégn '■ de rc-sine , 



noi 

connu sous le nom de buis gras et servant i al- 
lumer le feu, H. FLiciiE, Slan. de hntan. /'o/('<(. 
j,. 2U», Nancy, t873. || 18" Sous bois, loc. adv. bous 
le couvert des arbres, d'un bois. C'est une fête 
que de marcher ainsi, sous bois'^tout un matin, 
M"' DE GASi'AïUN, Voijaye d Cnnstantinoiile, 2' édit. 
Paris, (867. Il 19° Dans la taille de la vigne, le 
long bois, la branche à frnit. Au moment de tail- 
ler le long bois [de la vigne], vulgairement la 
branche à fruit, Journ. offic. is octobre 4871, 
p. 7U5), 4" col. Il 20" Synonyme de monture pour 
les armes à feu portatives. Bois de fusil, do pis- 
tolet. || 21° Bois, bous bois, fins bois, climats des 
Charentes produisant des eaux-de-vie qui portent 
les mêmes désignations. || 22° Bois veiné, nom 
donné par Gcollroy et Engramelle au papillon 
plus connu sous le nom de zigzag, bombyx lic- 
sac. Il 23° Bois et petit bois, nom donné à une sorte 
de cuillure, à la tin du dix-septième siècle. La 
souris est un petit nœud de nonparcille, qui se 
place dans le bois : on appelle petit bois un 
paquet de cheveux hérissés qui garnissent le pied 
de la futaie bouclée, hegnahd, AUendcz-mni sous 
l'orme, se. 8. || proverbes. Ajoute: : Quand il n'y a 
pas do bois mort, ou en fait, proverbe répandu 
dans les campagnes et qui se dit à propos des ar- 
bres charmés, c'est-à-dire mutilés par les usagers. 

— KEM. Bois d'd'uvre, nom donné aux bois 
propres à tous les emplois autres que le chauf- 
fage. Les bois d'œuvre se divisent en bois de ser- 
vice et bois de travail. Les bois de service sont 
ceux qui servent aux constructions civiles et na- 
vales; les bois de travail ou d'industrie compren- 
nent les bois employés par les dilléreuts métiers, 
tels que la menuiserie, l'ébénisterie, le charron- 
nage, la tonnellerie, etc. Kn^QUETTE, Exploitation, 
débit et estim. des bois, Nancy, I8C8, p. 49. 

t BOISEITES (boi-zè-f), s. f. pi. Menues bran- 
ches que les pauvres gens vont ramasser dans la 
forêt (Normandie), delboulle , Closs. de la vallée 
d'ïères, le Havre, <87u, p. 45. 

— f.TYM. Diminutif fém. de bois. 

t nOISSELAGU. Ajoutez : — HIST. xiv* s. Bois- 
selage, mantellier, Glossaire, Paris, f86'j, p. ta. 

UOISSON. — HlST. Ajoute: : xiv" s. Item, ensie- 
fent les boichons, Hec. des monum. inédits de 
l'Iiist. du tiers état, t. iv, p. I6i. 

— tT^M. Ajoutes : Boisson vient du lat. bibitio- 
nem, le b du milieu (lu syllabe étant atone) se sup- 
prime : biitiorum, d'où boisson. 

t BOiTAGË (boi-ta-j'), s. m. Action de mettre 
en boîte. Dans les ateliers suivants, savoir : tami- 
sage et emballage.... boitage des tabacs en pou- 
dre.... boitage des cigares, Instruct. sur le service 
des manufact. de tabac, 3u juin 4832, art. 219. 

t BOÎTARD (boi-tar), s. m. Boite en fonte qui 
occupe le centre de la meule inférieure ou gi- 
sante. 

BOÎTE. AjoxUez : || 10° Boîte à mitraille, cylindre 
en tôle ou en fer-blanc rempli de balles qui se sé- 
parent à la sortie de la bouche à feu; ce projec- 
tile a été pendant longtemps nommé boîte à balles. 
Il boite de culasse, pièce dans laquelle est main- 
tenu le cylindre obturateur des armes à feu se 
chargeant par la culasse. 

— Hisr. xiV s. Ajoutes : Comme de tout temps 
soit accoutumée que les marchands fruquentans 
nos monnoyes portants argent et billou pour ou- 
vrer en icelles, ont, par bonnes, loyalles et ancien- 
nes coutumes, soullert pour leurs franchises et vo- 
lontés, toutes fois qu'ils ont pesé et pèsent leurs 
billons, qu'Usaient mis etmettent en une boète à 
part de deniers à Dieu certaine quantité, dont à 
leurs requeste et accord l'on fesoit et souteiioit 
pons, chaussées, et plusieurs autres passages par 
tous les lieux oii ils estoient et par où lesdits mar- 
chands aloient et venoient en nosdittcs monnoies, 
Ordonn. du (4 octobre (346. 

t BOÎTE, ÉE (boi-té, tée), adj. Mis en boîte. Des 
tabacs et dos cigarettes de modules analogues à 
ceux de M. Kœnig, paquctes et boites de même, 
Journ. offlC. M nov. 4876, p. 9802, 2' col. 

. BOITEB (être boiteux). ^joufci .- — IlIST.xvrs. 
Luy, l'ayant un peu contemplée [une femme] et 
apperçue qu'elle boittoit, mont, i, 296. 

t 2. BOiTEK (boi-té), v. n. Voy. uoiTTER, ortho- 
graphe plus usitée, au Supplément. 

BOITEUX. Il 1° Ajoutez : || Fleurs boiteuses, 
fleurs qui, sur une même tige, ne sont pas pa- 
reilles. Des giroflées à fleurs boiteuses, dont une 
moitié est verte et l'autre jaune, Journ. de Paris, 
1" mai 4814. 

— liEJi. 11 est seulement dit au n" 4 5 que at- 



noM 

tenrlro le boiteux est une locution qui se trouve 
dans Corneille. Elle remonte plus haut; Louis XIII 
s'en est servi dans une de ses lettres, Rev. criti- 
que, i sept. 4876, p. 462. X co Sujet, M. Tamizey- 
Laroque observe qu'on la rencontre dans Mal- 
herbe et, au xvi" siècle, dans Blaizo do Montluc. 

t BOÎTIER (hoi-lié), s. m. Facteur do la poste. 
A.... facleur-builier (Postes), pension de trois 
cent dix-neuf francs, tlull. des lois, xii* série, par- 
tie supplémentaire, n° 737, p. 4 8, 4"' sem. 4 876. 

t BOITON (hoi-ton), s. m. Étable à porcs (terme 
usité en Suisse). Un pourceau qui crie, pousse et 
finalement rebrousse au grand galop vers le boi- 
ton paternel, R. tôppfer, iVouu. Voyages en zigzag. 

— ETYM. Boite. 

t BOITTER (boi-té), V. n. Terme de pêche. Jeter 
do la boitte. Nous avons boitte ce matin. || Active- 
ment, amorcer. Jean-Marie Perrotto, auquel on 
d<jit l'usage généralement adopté sur nos cotes, de 
boitter les lignes avec la chair d'un petit crustacé 
connu sous le nom do bernard-l'ermile, l'Avran- 
chin, du 26 avril 4874, p. 3, 2" col. 

t BOIT-TOUT. ^jouiez: Il 2° Nom donné quel- 
quefois aux puisards. Creuser au centre du marais 
un puits, un boit-tout, d'un large orilice.... l'A- 
vranchin, 25 février 4 872. 

t Bor.BEC (bol-bèk), s. m. Nom d'une ville de 
Normajidie employé dans cette locution : Mou- 
choir Bolbec, sorte de mouchoir. On nomme, à 
l'étranger, mouchoir Bolboc, un produit qui n'est 
pas de Bolbec, Enquête, Traité de commerce avec 
l'Anytclerre, t. iv, p. 4oi. 

t ilOLUO (bol-do), s. 7)1. Plante d'Amérique, bol- 
dca /'rayran.s, Jussieu. Une autre plante du nouveau 
monde, le boldo, a appelé, il y a longtemps déji, 
l'attention.... on attribuait au boldo des propriélis 
thérapeutiques très-remarquables, Heoue Britann. 
février 4871, p. 503. 

t BOLDUC (bol-duk), s. m. Ficelle de couleur. 
Faveurs, bolducs, ficelles, Alm. Didot-Bottin, 487i- 
72, p. 837, 4* col. 

t BOLIVAR. Ajoutes : || 2° Sorte do flanelle. 
Nous fabriquons de la draperie d'été, qui se divise 
en foulés [articles pour hommes], demi-foulés [ar- 
ticles pour femmes), et bolivars, fantaisie rem- 
)>lissant l'usage de flanelle de santé, Enq. Traité 
de comm. avec l'Angleterre, t. m, p. 232. M. J.... 
a reconnu positivement, parmi les bolivars écos- 
sais, qui faisaient partie d'une collection anglaise, 
deux ou trois échantillons qui venaient de sa mai- 
son, tb. t. m, p. 432. 

t BOMBAGISTE (bon-ba-ji-sf), s. m. Celui qui 
fabrique et vend des couvre-plats, garde-manger, 
corbeilles, etc. en tissus métalliques. Tarif des 
patentes, 4 858. 

BOMBARDER. Ajoutez : — REM. Au sens de : 
élever précipitamment à un poste, à un service, 
bombarder n'est pas de l'invention de Saint-Simon; 
on le trouve avant lui. La princesse de Conti ren- 
dait compte à son mari d'une fille qu'elle avait 
juise fort promptement, de peur qu'on ne lui en 
buuibarddt une de Saint-Cyr, m"' de montpensier, 
Mémoires, t. iv, p. 64 8, édit. Charpentier. 

UOMBASIN. Ajoutez : — Hisr.xvi" s. Bombazin 
rezet à poil, mantellier, Gloss. P.i.ris, 4 869, p. 43. 

t BOMBASTIQUE(bon-ba-sti-k'), adj.- Oui a un 
caractère d'enllure et de redondance, en parlant 
du style. La collection de ses a:uvres [do Para- 
colsej plus ou moins authentique..., mélange do 
grossièreté et d'affectation, méritait pleinement 
par son style étrange de donner naissance à l'ex- 
pression de style bombastique. Galerie suisse, t. i 
(art. Paracelse, par ph. bridel), Lausanne, 4873. 

— ÊTVM. Le nom du Suisse Paracelse n'est que 
la traduction latine du nom germanique qu'il se 
donnait le plu» souvent, Théophrasto von Hohen- 
heim, auquel il a dû d'être pris pour un membre 
de la noble famille des Bnmbast de Uohenlieim. 
De là le nom ou surnom de Bombast ou Bombastcs 
qui lui est resté et a pris en allemand (et chez 
quelques écrivains français) la signification d'en- 
flure et de redondance (Note communiquée par 
M. Berlhoud, de Gingins). 

f BOMBAZINE (bon-ba-zi-n'), s. f. Nom, chez les 
fabricants d'Amiens, d'une étofl'e dont la chaîne 
est en soie et la trame en laine. Enquête, Traité de 
comm. avec l'Angleterre, t. m, p. 605. 

BOMBE. Il 1° Ajoutez : || On dit qu'un canon est 
tiré en bombe, lorsqu'il est pointé sous un angle 
de tir d'au moins trente-cinq degrés. || 4° Bombes 
volcaniques, ajoutez : Les pentes sont formées par 
un lapilli composé de bombes de la grosseur de 
la tète.... il faut supposer que le cratère a pro- 1 



ROIS 



A? 



jeté de tous cêtés une grêle de bombes de ce 
genre; je n'ai rencontré aucune très- grosse 
bombe; la plus grosse avait un pied de dianulre; 
la plupart variaient de la grosseur du poing à 
celle de la tête; c'étaient presque toutes de sim- 
ples boules délave poreuse; un certain nombre 
renfermaient un noyau irrégulier, exactement 
moulé dans une enveloppe de lave, mais sans 
adhérence, u. de saiissimu:, extrait du Journ. de 
Genève, dans Journ. oflic. 2u août 4 872, p. 6754, 
4" col. Il S° Bombe glacée, sorte de fromage glacé 
en lormo de bombe. 

— KEM. La bombe se distingue des obus sphé- 
riques, parce que le diamètre en est plus fort et 
qu'elle présente, en général, dos anses et un culot. 

t BOMBE'ITE (bon-bè-f), s. f. Dans les feux 
d artifice , petite bombe. Bombettes tricolores 
Honil.univ. 4 6 et I7 aoùt4 8ii7, p. 4 4 46, 3' col 

t BOMBYCINE (bon-bi-sin'), s. (. Soie tirée' do 
cocons percés, provenant des bombyx autres que 
le bombyx du mûrier. 

t BO.MBYLE (bon-bi-r), s. f. Terme d'antiquité. 
Bouteille de forme ovo'ide, avec un goulot étroit. 

— ETYM. Bo(i6ù/ïi, la bourdonnante. 

t BOMMERANG(bo-me-rangh'), s. m. Nom d'une 
arme des sauvages de l'Australie; elle est formée 
d'un bâton tortueux qui, lancé par eux, se dirige 
d'abord en avant, et revient vers son point de dé- 
jiart frapper un but souvent situé en arrière du 
guerrier ou du chasseur. 

BO\,s. m. Ajoutez : \\ 10° Populairement et très- 
incorrectement. Pour de bon, sérieusement, véri- 
tablement. || V. Jacquemont a dit: pour lu bon. 
Dites si ce n'est pas là de la couleur locale pour 
le bon, Lettres, t. i. p. 423, édit. in-42, 4844. 
Il 11" Tout à bon, ancien synonyme de tout de bon. 
Tout à bon, je pense que..., m"° de scuhéry [4 044], 
p. 4 63, édit. Uathery et Boutron, Paris 4 873. 

2. BON. Ajoutez : \\ 3° Bous à trois cinq, à cinq 
dix, etc. bons non remboursables pendant trois 
ou cinq ans, et remboursables, à la volonté du 
gouvernement, pendant les deux années pour le 
bon trois cinq, ou les cinq années pour le bon cinq 
dix, restant à courir. Je ne suis point du tout l'in- 
venteur ni l'importateur en France du système 
américain dont il a parlé, c'est-à-dire les bons à 
trois cinq et les bons à cinq dix.... il s'agi.ssait 
d'emprunter cinq cent millions pour pourvoir aux 
premières nécessités de la guerre; ces mots un peu 
barbares de trois cinq et de cinq dix ne furent pas 
compris par le public, magne, Journ. ojfic. 4 7 juin 
4873, p. 3937, 3° col. 

t BONBONNE Ajoutez : — ÊTYM. Forme aug- 
mentative de bombe, sorte de vase, de fût; ital. boni- 
bone, s. m. 

BON-CHKÉTIKN. Ajoutez : — ÉTYM. Ce nom, 
d'après Caseneuvc, vient de saint Fran(;ois de Paule, 
dit le bon chrétien, qui apporta ces poires d'Italie 
en France. Cette étymologio est conlirniée par 
doux pièces de vers qu'on lit dans le Journal his- 
torique sur les matières du (em/;,« (Journal de Ver- 
dun, 473U, février et mars). C'est une énigme avec 
son explication, de laquelle il ressort que c'est 
Louis XI lui-même qui aurait donné à ces poires 
le surnom du saint, uahmesteteh, Traité de la for- 
mation des mots composés, p. 26. 

t BONDAX (bon-daks'), s. m. Outil d'ouvrier en 
bois, analogue à une demi-besaiguë. 

■j- BONUEL (bon-dèl), s. m. Sorle de poisson ali- 
mentaire. Le bondel, qu'on ne retrouve ailleurs 
que dans le lac de Neuchâtel, est un des poissons 
les plus ordinaires qui servent à l'alimentation [en 
Bavière], Journ. ojfic. 29oct. 4 873, p. 66u«, 3° col. 

BONUER. Ajoutez : J'enlevai, dans trente jours, 
tous les efl'ets de la Compagnie, à l'insu des em- 
ployés, des gens du pays et des Portugais; j'en 
boudai mon petit navire, que je chargeai ensuite 
de noirs (4 672).... Hevue maritime et coloniale, 

t. XVIII, p. 443, octobre 4866. 

BONDISSANT. Ajoutez : — IlEM. De rage et de 
douleur le monstre bondissant : citation incom- 
plète. La citation complète est : De rage et de 
douleur le monstre bondissant Vint aux pieds des 
chevaux tomber en mugissant. Alors on voit que, 
dans ce texte, bondissant est participe et non 
adjectif. Mais bondissant est adjectif dans ce vers 
de Racine : Ces eaux bondissantes , Lexique, éd. 
P. Mesnard. 

BONDON. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Que li vessel 
de .sa meson Sont trestuit plain jusiju'au bondon, 
MACÉ, Bible en vers, f" 8u, verso, 4" col. 

BONDUC. Ajoutez : — ETYM. Arabe, bonduuq, 
qui paraît d'origine indienne. 



46 



BON 



BOR 



t nOXCAnE(bon-ga-r";. s. m. Serpent très-veni- 
moux de riiide. coht.vmijkbt. Cours de gvnyrùpliie-, 
lu' éd. Paris, 1873, p. 557. 

j BONGO (boti-go), s. m. Nom, dans la Guinée, 
de la plus belle espèce d'auiilope, cortasibebt 
Cours df géi>graphit, fO' éd. Paris, «873, p. 622. 

BO.NHEl-R. — HIST. Il ivi' s. Ajoutez : M'egarant 
par les champs, du bon-heur adressé, Je découvre 
à mes pieds un jouvenceau blessé, despobtes, Ro- 
land furieux. 

BOXIIO.M.ME. Àjoulex .HIO* Terme de thé.llre. 
Entrer dans la peau du bonhomme, s'identilier 
avec son rôle. 11 n'était plus Frederick Lemaltre ; il 
était le comte de SauUcs; l'acteur Bignon, dans 
son pittoresque langage, appelait cela : entrer dans 
la peau du bonhomme ; l'expression curieuse est 
restée, j. claretie, l'Illustration, 29 janv. <876, 
p. 7ti, 3» col. 

t BONUOMMEAU (bono-mô), s. m. Diminutif de 
bonhomme. Mais, le vûVant si sage et si fidèle, Le 
bonhommeau des coups se consola, la pont. Coc. 
t BO.MAU (bo-niô), s. m. Terme d'exploitation 
houillère. Cavité pratiquée dans le fond de la bure, 
au-dessous de la dernière veine recoupée, pour y 
laisser écouler les eau.x qui proviennent des tra- 
vaux ou de la bure même. ||0n dit aussi bougnou. 
BO.VIFIER. .4jou(ci : — HIST. xvf s. Arislotc 
dict que bonifier quelqu'un c'est le tuer, en cer- 
taine phrase de son pais, mont, m, 3S(. 

t BOX.\E-GR.Â.CE (bo-ne-grâ-s'), s. (. Toile dans 
laquelle les tailleurs enveloppent les habits qu'ils 
portent en ville. 

t B0.\.VE-MA1\ (bo-ne-min), î. f. Synonyme de 
pourboire, ^lu piur. des bonne«mains. 

BO.V.VET. Ajoutes .- — REM. Avoir la tête près du 
bonnet est une locution fort singulière; car. toutes 
les fuis qu'on a un bonnet sur la tête, la tète en 
est près. La première fois qu'on la rencontre est 
au ïvi' siècle; les Picards sont diU avoir la teste 
près du bonnet; et un autre dicton assure qu'ils 
sont mauvaises têtes. Mais cela ne nous apprend 
rien sur l'origine de la locution. On ne peut faire 
que des conjectures. En voici une : le bonnet dont 
il s'agit est un bonnet fâcheux, par exemple le 
bonnet vert des banqueroutiers, ou le bonnet des 
maris trompés, comme dans ces vers du Candaute 
de la Fontaine : La sottise du prince était de tel 
mérite, Qu'il fut fait m petlo confrère de Vulcan ; 
De là jusqu'au bonnet la distance est petite. En ce 
sens, avoir la tèle près du bonnet, serait ét,re tout 
près de faire banqueroute, ou d'être trompé par sa 
femme. Pareille situation met un homme de mau- 
vaise humeur, et on fera bien de ne pas l'agacer 
Mais peut-être est-il plus simple d'expliquer cette 
locution ainsi : son bonnet est enfoncé, il lui 
échauffe les oreilles et lui rend la tête chaude; de 
là colère et emportement. En concordance avec 
cette explication est le passage suivant : xvi» s. 
11 n'y a ni bonnet quarré,ni bourlet [au parlement 
à l'Université] que je ne fasse voler, s'ils m'es- 
chauffent trop les oreiUes, Sat. Mén. p. loo. 

-- HIST. Ajoutes : || iiu" s. Il vit en cette vision 
le benoict saint Loys en tel abit corne il l'avoit 
mainte foiz veu, c'est à dire en une chape à man- 
ches, un chapel de bonnet sus son chief, Miracles 
st. Loys, p. (74. 

— ETY.VI. Ajoutes : Dans le haut-normand, c'est 
le diminutif de bon : ce cidre est bonnet. 

t BOXXETEAC{bo-ne-to),s. m. Jeu de filou dans 
lequel il s'agit de deviner la place d'un as de cœur 
parmi trois cartes que le banquiste manie avec 
une maladresse affectée, mais après avoir eu soin 
d'escamoter et de remplacer par une autre carte 
1 as de cœur. Nous avons eu plusieurs fois l'occa- 
sion de faire connaître le jeu dit de bonneteau.... 
les victimes sont deux troupiers qui ont été allé- 
chés par l'espoir de gagner au jeu du bonneteau, 
tenu par L..., des bijoux faux dont il avait une 
bolto pleiue, Cas. des Trib. 9 nov. (874, p («72 
3- col. ' 

BONXRTFXR. Ajoutes. -WS' Filou qui pratique 
le jeu du bonneteau. Voyez comme la filouterie la 
plus aisée, la plus expliquée par les journaux la 
plus traquée par la poUce, la plus connue des 
plus niufs (le bonneteau, par exemple , peut 
encore être exploitée utilement.... le bonne- 
tcur pratique d'ordinaire à la banlieue. Cas des 
Tnb. 7 fév. 1878, p. 127, 3- col 

BONXE-VOGLIE. Ajoutes : -rem. On a dit 

aussi bona-voglie. Tout beau, monsieur, ce bona- 

TOghc [ce galérien] nous est plus nécessaire que 

vous ne pensez, boindin, le Port de mer, se 3 

BOKSOIB. Aioutei : ~ ren. On écrivait le plus 



nos 



ordinairement bonsoir «n deux mots. On dit bon 
soir, LA FONT. Hem. Lui donne le bon soir, pasc 
Pror. IX. 

t BOXZESSE (bon-zè-s'), s.f. Religieuse, prêtresse 
de l'ordre des bonzes. 11 est défendu aux bonzes 
et aux honzesses de Fo de se marier, F. challnes 
Jnurn. o/pc. 4 déc. (874, p. 79t)(i, 2- col. ' 

t BOOK (bouk) , s. m. Terme de turf. Livre sur 
lequel les parieurs inscrivent leurs paris. || Avoir 
un excellent book, avoir combiné ses paris de ma- 
nière à s'assurer de grandes chances de gain et peu 
de pertes relatives. 

— F.TY.M. Angl. book, livre. 
BORD. — REM. On le trouve au sens d'espèce de 

diamant. C'est une fausse orthographe pour bort 
(voy. ce mot au Supplément). 

— HIST. xir s. L'escu qui flus est blans que 
neis [neige] une boucle de fin or Orlé de 
pierres tuit li bor, benoît, Romande Troie, v. 2337». 
Il xiu* s. Ajoutes : Charles s'en va, le cuer ot moult 
irié.Et outre bort [de l'autre côté du gué], de duel 
mesaisié : Las, que diront, fait-il, François prisié? 
ADENES Li ROIS, les Enfances Ogiers, v. Soii.'i (c'est la ' 
reproduction de ces vers : Moult dolans s'est enz 
ou gué embatus; Outre l'emporte li bons destriers 
crenus, v. 2972; ce qui prouve que ou(re bort si- 
gnifie bien à l'autre bord). Celte remarque est né- 
cessaire, parce que bord au sens de rive est très- 
rare; cet exemple d'Adenes est le seul que nous 
connaissions. 

t 2. BORDAGE. Ajoutes : || Aujourd'hui, nom, 
dans le département d'Eure-et-Loir, des habitations 
agricoles, les Primes d'honneur, 1872, p. 6. 

— ETYM. Même origine que borde (voy. ce mot 
au Dictionnaire). 

(. BORDE. Ajoutes :\\S. m. Terme de marine. 
Le bordé, l'ensemble des bordages. Ce navire a 
reçu un double bordé en bois d'une épaisseur to- 
tale de 0",I5, recouvertd'un doublage en cuivre.... 
deux morceaux de cette plaque ont pénétré dans 
le bordé en bois.... le bordé est entièrement dé- 
truit autour de la plaque qui a reçu le choc 
Journ. offic. ("janv. (873, p. 6, ('• col. ' 

BORUfiE. Ajoutes -.Wi' Populairement. Courir 
des bordées, s'absenter sans permission, et, de là 
s'amuser à courir cabarets et mauvais lieux. 

BORDEL. Ajoutes : — RE.M. Ce mot grossier a 
été employé par Corneille : Paris entier, ayant lu 
son cartel, L'envoie au diable et sa muse au bordel 
(en (637), Lexique, éd. Marty-Laveaux. 

^ t BORDELAISE (bor-de-lè-z'), adj. f. || i- Se dit 
d'une futaille ou barrique usitée à Boideaux. La con- 
tenance de la futaille dite bordelaise est en mini- 
mum do 225 litres, Tableau annexé à la loi du 
(3 juin (866, concernant les usages commerciaux. 
Il î" Se dit de la bouteille d'une forme et d'une ca- 
pacité particulière dans laquelle on met le vin d» 
Bordeaux. 

t BORBELIÈRE (bor-de-liè-r'), s. f. Poisson du 
genre cyprin, ainsi dit parce qu'il se tient sur le 
bord des rivières. 

t BORDE.'VIEXT. Ajoutes: || 2. Bois de bordement, 
bois de flottage que les ouvriers détachent des 
bords du ruisseau où il s'est arrêté. Ces bois de 
bordement, se trouvant mélangés avec toutes sortes 
de marques, arrivent tardivement et souvent dé- 
tériorés aux ports de flottage, Mém. de la Soc. 
centrale d'agric. (873, p. 259. 

BORDER. Il 7- Ajoutes : || En termes de marine, 
border de tant d'avirons, se dit aussi de l'embar- 
cation qui reçoit tant d'avirons. Toutes les bar- 
ques coralines sont construites sur le même mo- 
dèle ; elles bordent autant d'avirons qu'il y a 
d'hommes à bord, Journ. offic. 3( oct i.S76 
p. 78! I, 2' col. ' ' 

BOUDKREAC. Ajoutes : — HIST xvi* s. 11 [Cy- 
rus] eut envie de justifier sa libéralité; et des- 
peschant de toutes parts vers les grands de son 
estât quil avoit pailiculierement advancés pria 
chascun de le secourir d'autant d'argent' qu'il 
pourroit, à une sienne nécessité, et le lui envoyer 
par déclaration; quand tous ces bordereaux luy 
feurent apportez.... mont, iv, (o. 

t BORDIER (bor-dié), adj. m. Fossé bordier 
fossé qui borde, qui sépare un terrain. Les pare- 
feu, surtout lorsqu'ils sont pourvus de fossés bor- 
diers, agissent utilement comme solution de con- 
tinuité. Enquête sur les incendies des Landes (87) 

p. 47. ' ' 

BORDURE. Ajoutes : \\ 6- Bois de flottage qui 
léjourne sur les bords des ruisseaux. Pour préve- 
nir les engagements, et en même temps pour que 
les bois ne séjournent pas sur les bords du ruis- 



seau, la compagnie oblige les entrepreneurs à en- 
lever tous les jours les bordures, Mém. de la Soc. 
centrale d agric. (863, p. 268. 

tBORER (bo-rèr), s. m. Insecte très-nuisible des 
fn.l^J ?*!'• Le-borer,ce terrible insecte qui a été 
m rodu.t dans le pays [la Réunion] presque en 
même temps que la maladie faisait son apparition 
dans nos champs, et qui n'a aucun rapport avec 
elle [la maladie de la canne], éd. morin, Mnn 
dagnc. etc. (870-7(, p. 225. Le borer.... se trans- 
poited un^ endroit dans un autre par ses papillons, 

BORGNE. _ HIST. XII' s. Ajoutes : D'andous les 
lelz boirnes esteit, Mes point ne li mesavencil be- 
noît. Roman de Troie, v. 53((.||xiu« s 11 est 
moult pale et louche et borgne des deus ienz 
Miracles st. Loys, p. (45. ' 

t BORNAL (bor-nal), s. m. Ancien nom des 
rayuns d une ruche. Puis, le portant [le miel] dans 
sa ruche, elle [1 abeille] l'accommode arlistemem, 
en séparant la cire, et d'icelle faisant le bornai 
dans lequel elle réserve le miel pour l'hiver sui- 
vant, SAINT FRANÇOIS DE SALES, Traité de fatnour 
de Dieu, vi, 2. 

BORNE. Ajoutes : -^ REM. Au fig. Sans bornes 
s écrit avec un s; cela du moins est le plus usité • 
mais rien n'empêche d'écrire : sans borne. ' 

BORNE. Ajoutes : — REM. On a dit borné en, au 
lieu de borné à. L'hostilité dont il menaçait l'An- 
gleterre s'est bornée en une vaine démonstration 
d'abgenson, ,tf<!m. (860, 1. 11 p 333 ' 

BORNOYER. || 1= Ajoutes : Sa hauteur doit être 
telle, que, le globe posant dessus, le point de sa 
surface opposé à celui qui touche le cylindre 
doit se trouver dans le plan de la bouche du mor- 
tier; ce que l'on reconnaîtra en bornoyant ou en 
posant une règle sur la bouche du mortier, Rapp 
et instr. concem. les poudres de guerre, (7 germ 
an vu, p. (7. 

t BORT (bor), s. m. Diamant transparent que des 
défauts rendent impropre aux usages de la bijou- 
terie, Journ. offic. 7 déc. (875, p. (0093 c col. 

— REM. On le trouve écrit bord. Bord ou diamant 
intaillable, m. legrand, r/«us(ra(ion, 29 juin (867 
p. 4(4, (" col. ' 

t BORUSSIEN (bo-ru-ssiin), j. m. Nom d'une an- 
cienne langue du nord de l'Allemagne, apparte- 
nant au rameau lotlique. Borussien est la formé 
première de Prussien. 

BOSAX. — Etym. Arabe, boùsa; persan, boiiinA 
DEVic, Dict. étym. 

t BOSCARESQCE (bo-ska-rè-sk'), adj. Mauvais 
synonyme de bocagcr, forgé p. J. J. Rousseau et 
nullement usité : Je vis bientôt, aux plaisanteries 
de celui-ci sur mes courses boscaresques.... Con- 
fess. IX. 

t BOSCOT, OTTE (bo-sko, sko-t'), j. m. et f. Petit 
bossu, petite bossue. Tiens-toi donc mieux, tu as 
l'air d'un boscot. 

t BOSSELLE.MENT (bo-sè-le-man), s. m. État de 
ce qui est bosselé. On peut dire que personne n'a 
examiné avec plus de sagacité et de rigueur ce 
qu'il [Élie de Beaamont] a nommé lui-même les 
bosselloments généraux de l'enveloppe terrestre 
daubrée, Inaug. du monum. d'Élie de Beaumont' 
dans Bull. Soc. centr. d'agric. t. xxxvi.p. 471. ' 
t BOSSES (bo-s'), s. f. pi. ou BOSSIS (bo-si),'s. m. 
pi. Il 1» Terres cultivables entremêlées aux marais 
salants, Enquête sur les sels, (868, t. i, p. 5o9. 
112° Languettes de terre qui partagent le cobier 
des salines en compartiments. 

t BOSSETIER. ^;ou/ei.||2'> Celui qui fait des 
grelots et bossettes. Tarifs des patentes, (858. 

t BOSSEYEDR (bo-sè-ieur), s. m. Terme d'ex- 
ploitation houillère. Ouvrier qui fait la voie dans 
les mines, la boise, et construit les murs latéraux 
à l'aide de pierres; synonyme de coupeur de mur! 

— ETYM. Boiser, par l'intermédiaire de l'an-^ 
cienne forme bos, bois. 

t BOSSILLÉ, ÉE (bo-si-llé, liée. Il mouillées) 
aiij. Oui présente des inégalités de terrain en forme' 
de bosse. L'inégalité des superficies bossillées qui 
diversifient la qualité des terres à l'infini, vauban 
Dîme. ' 

BOSSU.^;ou(eï: Il Proverbe. Jamais lard ni cuit 
ni cru n'a fait le cimetière bossu. 

— HIST. Ajoutes : || xv s. Et le bonhomme 
trouve à l'oustel tout le mesnage bossu [en désor- 
dre], et met grand paine de mettre à point ce 
qui n'est pas bien, et briefment il a toute la peine 
Les (5 joyes de mariage, p. 82. ' 

t BOSTRVCIIE (hos-stri-k'), s. m. Genre de co- 
léoptères qui vit autour des arbres à demi morts, 



BOU 

cous l'écorce à demi pourrie des vieux arbres 
et sur le bois coupe depuis quelque temps. L'hy- 
lobe s'attaque aux jeunes pius atteints de la 
sèche, tandis que les bostrychcs se jettent sur les 
vieux bois, Enquête sur les incendies des Lan- 
des, p <7. 

— Etym. BonTpuxo;, cheveux frisés, à cause que 
les poils qui recouvrent la partie antérieure du 
corselet ont paru frisés. 

BOT. Ajoutez :\\Àufém. Main bote, déformation 
congénitcile ou acquise des mains, consistant en 
une déviation qui correspond à celle du pied bot. 
Il Quelques-uns, à tort, disent main bol. 

t BOTANIQUE.MKNT (bo-ta-ni-ke-man), oiU'. Au 
point de vue botanique. Vagarisla, dont la che- 
nille, autrefois polyphage, ne vit plus que sur la 
vigne, depuis lintruduction en Australie de ce 
végétal, botaniquement très-éloigné des plantes 
qui composaient primitivement lo régime de l'iu- 
seete, Journ. ollic. iodée. (874, p. 8(65, ('• col. 

t BOTANOMANCIE (bo-ta-no-man-sie), «./■. Pré- 
tendue divination au moyen des plantes. 

— HIST. XVI* s. Par botanomantie, j'ay icy des 
feuilles do saulge à propous, rab. m, 25. 

— ETYM. BotivTi, herbe, et (lavieia, divination. 
(. BOTTE. Il 1° Ajoutez : Après que lesdits dro- 

guets auront été foulés, l'envers sera paré par une 
seule tonte ; et l'endroit sera tondu deux fois, dont 
la seconde tonte se fera avec des forces appelées 
bottes, Arrêt du Conseil, (5 août (724. 

3. BOTTE. — HIST. /ljou(ei:l|xVS.... Qui beu- 
vront de vin autant comme l'en bouteroit en une 
bote Itonneaul, Les (5 j'oyes de mariage, p. 22. 

BOTTELAGE. Ajoutez : \\ S' Fort bottclage ou 
bourbasse, nom donné aux matières solides qui 
descendent au fond de la fosse d'aisance, ligeh, 
Fn.ises d'aisance, y. 2, Paris, (S70. 

BOTTER. Ajoutez : || 6' V. n. Se charger de boue, 
en parlant des roues d'une machine. Quand la 
terre est détrempée, quand les roues de la ma- 
chine bottent, c'est-à-dire quand elles se chargent 
de terre, c. laure.nt, la Liberté, (7 sept. (868. 

t 2. BOTTILLO.V (bo-ti-llon. Il mouillées), s. m. 
Pièce de cuir que les boyaudiers s'attachent au cou- 
de-pied. Bottillons, vaches, tiges chagrin, Pro- 
spectus d'une fabrique de chaussures. 

— KTYM. Botte 2. 

+ BOUBIE (bûu-bie), s. f. Le fou, oiseau (voy. 
FOU, n" (8). 

— ETYM. Angl. booby, nigaud, elnom de l'oiseau. 
BOUC. Ajoutez : || 6° Nom, en Saintonge, de la 

crevette ou crangon commun. Un petit crustacé 
connu des naturalistes sous le nom de crangon 
commun, sous celui de cardon, de crevette sur nos 
côtes du nord-ouest, et qui porte en Saintonge le 
nom de bouc; ce crustacé, moins gros que la che- 
vrette ou bouquet qui figure à l'étalage de Chevet 
et de ses confrères, n'en est pas moins très-bon à 
manger, de quatbefages, Revue des Deux-Mondes, 
ib mai (853, p. 779. 

BOUCAN. Il 1" Ajoutez : \\ Sorte de gril en bois, 
sur lequel les boucaniers faisaient cuire un animal 
entier; à cet effet on coupait quatre fourches de 
la grosseur du bras et d'environ quatre pieds de 
longueur; on les plantait en terre de manière 
qu'elles fissent un carré long d'environ quatre pieds 
sur trois pieds de large; on posait la traverse sur 
les fourches, et on arrangeait sur les traverses les 
gaulettes qui faisaient le grillage, p. labat, Nouv. 
voij. aux lies franc, de l'Amérique, t. iv, ch. ix. 
Il Boucan de cochon, repas champêtre fait dans les 
bois à l'imitation des boucaniers, le p. labat, ib. 

— ETYM. Ajoutez : M. Roulin pense qu'il vient 
du mot caraïbe toucacou» ou boucahoui, blesser 
avec une flèche (raym. breton , Dict. franç.-ca- 
raïbe, p. 44) ; le mot a passé au sens du gibier 
tué à la chasse; puis de là au gril sur lequel on 
faisait cuire ce gibier. 

t 2. BOUCAN (bou-kan), s. m. Terme populaire cl 
très-bas. Vacarme, tapage. 

— ETYM. Il est fort douteux que boucan, instru- 
ment de cuisine des boucaniers, soit le même que 
boucan, terme populaire, signifiant bruit, vacarme. 
En effet on trouve bocan et boucan dans des textes 
du XV" siècle : D'envoyer un bourlet à monseigneur 
le prince, pour mettre sur son armet, lequel vient 
de bonne main ; je vous pri luy en faire le présent 
de ma part; car je suis trop bocan pour porter 
telles chouses à l'apetil des filles ((49»), marche- 
GAY, Lett. missices originales du chartrier de 
Thouars, p. (75. Je vous avois escrit que je vous 
manderois des nouvelles qui ne sont ]i.-is de bou- 
can; je vous tiendrai promesse, ib. p. 176. Ce bo- 



BOU 

cnn ou boucan parait signifier populaire, vulgaire ; 
l'élymologio en est ignorée. 

t BOUCANER (liou-ka-né), «. n. Terme populaire 
cl bas. Faire du boucan, du tapage. || Activement. 
Gronder, tracasser. S'ils s'avisent de ne pas ram- 
per, comme des lézards verts, devant les petits ty- 
ranneaux qui les boucanent à la journée, L. du P. 
Duchéne, l'Ami du soldat, p. 3. 

— ETYM. Voy. BOUCAN 2 au Supplément. 

t BOUCHALÈS (hou cha-lès'), s. m. Nom d'un cé- 
piij'e noir dans l'Ariége, les l'rimes d'honneur, Pa- 
ris. (87:i, p. B05. 

BOUCHE II 3' Ajoutez : || X demi-bouche, en s'ex- 
primant avec réserve. Les gens de bien qui voyaient 
les violences de M. le premier pré.sidont en conçu- 
rent de grandes amertumes, et néanmoins, comme 
il est tout puissant en toute la Normandie, n'osaient 
parler de son procédé qu'à demi-bouche, fr. ga- 
rasse. Mémoires, publiés par Ch. Nisard, Paris, 
186(, p. 34. Il 14° Bouche de lièvre, mcrcl/ius can- 
tarellus, champignon. 

— REM. .<l;oute2 : Il 2. Molière a dit dans ma 
bouche pour : moi parlant : Enfin, ma chère, enfin, 
l'amour que j'eus pour lui Se voulut expliquer, 
mais sous le nom d'autrui ; Dans ma bouche, une 
nuit, cet amant trop aimable Crut rencontrer Lu- 
cile à ses voîux favorable, Di'p. am. u, (. On di- 
rait aujourd'hui par ma bouclte. 

BOUCUÉE. — ETYM. Ajoutez : Patois langued. 
boucada; ital. boccata ; d'un latin fictif buccal», de 
bucco, bouche. 

t BOUCUEMENT. Ajoute: : Art 2... Toute réfec- 
tion d'eniluits ou bouchement de crevasses néces- 
sitera l'obtention préalable d'une permission de 
voirie, Arrêté du préfet de la Seine, dans Journ. offtc. 
12 mars, p. (867, 2' col. 

BOUCHERIE. — HIST. Ajoutez : || xvf s. Estant 
environné de toutes parts par les Arcadiens, aprez 
en avoir faict une grande boucherie,luy et les siens 
feurenttoutsmis au fil de l'espée, mont, i, 244. 

t BOUCUOTEUR (bou-cho-teur), s. m. Celui qui 
dirige un bouchot ou parc à moules, c'est-à-dire 
un enclos fait de forts pioux enfoncés dans la vase, 
dont les intervalles sont clayonnés avec des fas- 
cines ou branchages, Journ. of^c. (2 sept. (876, 
p. 6918, 2' col. 

t BOUCUURE. Ajoutez : Le chemin était devenu, 
grâce à la végétation luxuriante des bouchures 
|dans le Nivernais], une véritable charmille, la Pa- 
risienne s'enfonçait sous cette voûte de verdure, th. 
BENTZON, fleu. des Ceui-jl/ond. ("juin (876, p. 549, 

BOUCLE. Il l' Ajoutez : \\ Chez les sélaciens ou pla- 
cùïdes (raies, requins, etc.), boucles, grains volumi- 
neux, à pointe tournée en arrière ; elles ont la struc- 
ture de l'ivoire des dents et sont implantées dans 
la peau. || 8° Ajoutez : Élément dos nuuds, forme 
que prend une corde qu'on courbe en la pliant 
et dont on fait passer un des brins sur l'autre. 

BOUCLER. Ajoutez : || 9* Chez les protestants, 
fermer, clore, en parlant du canon des livres saints. 
La tradition voulut même lui [à Ksdras] attribuer 
l'honneur d'avoir bouclé, c'est l'expression techni- 
que, c'est-à-dire clôturé définitivement le canon 
ou la liste des livres sacrés de l'Ancien Teslamenl, 
A. réville, Hev. des Deux-Mondes, (•' mars (872, 
p. (ï9. Il Uoucler se dit, à Cenèv», pour clore, ter- 
miner. 

t BOUCLETEAD (bou-kle-tô), t. m. Lanière de 
cuir reployée sur elle-méma, qui relient une 
boucle. 

BOUCLIER. — HIST. Ajoutez : || xjV s. X plu- 
sieurs compagnons jeuans de l'espée et dou bou- 
kclor alans à une fieste..., caffiaux. Régence 
d'Aubert de Bavière, p. 64. 

BOUCON. — ETYM. Ajoutez : Le sens propre de 
Inucon est bouchée, morceau, sans aucune signi- 
fication malfaisante. La signification malfaisante 
est venue par une spéoialisation .semblable à 
celle qui , do poison, boisson (lat. potionem), a fait 
poison, substance délétère. Aussi trouve-ton bou- 
con au sens de morceau et même de morceau pré- 
féré dans cet exemple de Brantôme : Il [Fran- 
çois I"] ne s'y arrosta pas tant qu'il n'en aymast 
d'autres; mais celle là estoitson principal boucou, 
Henri II. 

BOUIIER. — ETYM. Ajoutez : Le radical bod, qui 
se trouve dans bouder et dans plusieurs mots, est 
(ongénère du radical pot, qui est dans pote (voy. 
I'Otk), et dans l'angl. lo pout, bouder. Ce radical 
bod est aussi dans le roumain bot, museau, botos, 
effronté, qui met son muse:iu oit il n'a que faire. 

BOUDIN. Ajoutez ; jj 8" Terme de l'industrie des 
laines. En;;iM oui sert au boudinage. Nous nous 



BOtJ 



47 



servons de machines continues et do machines à 
ploques ou boudins, EntjUiHe, Traité de comm. avec 
l'Anijlet. l. ui, p. 170. 11 y a la cardo brisoir, la 
carde repasseuse et la cardo à boudin, tb. p. 46. 

— UEM. Tourner eu eau de boudin est une locu- 
tion qui n'est pas d'aujourd'hui. Pour faire tour- 
ner en eau do boudin la constitution, (26'ic(lre 
du P. Duchéne, p. (. Do plus, contrairement à co 
qui est dit dans le Dictionnaire, l'eau de boudin 
e.st, non pas l'eau dans laquelle on lave les tripes 
à boudin, mais l'eau qui se produit quand le sang 
du boudin se décom])ose et se tourne en eau. 

t BOUniNEUSE (bou-di-neû-z'), adj. f. Terme do 
l'industrie des laines. Cardo boudincuse, cardo 
servant à opérer le boudinage, £»iyué(c. Traité de 
comm. avec l'Anglel. t. m, p. 140. 

t BOUDINIER (bou-di-nié), s. m. Fabricant de 
boudins, belmo.ndi, Code des contributions directes, 
Paris, (818, p. 117. 

t BOUDRILLON (bou-dri-llon. Il mouillées), s. m. 
Homme de petite taille; terme de plai.santeric ap- 
pliqué au duc de Saint-Simon, qui était fort petit. 
L'orgueil insupportable Du petit Mirmidon, Bou- 
drillon. Le rend impraticable Jusque dans sa mai- 
son, Boudrillon, Chanson satirique du temps {ill!>), 
voy. ciiÉHUEL, Saint-Simon, considéré comme his- 
torien de Louis ÀlV, p. 1U3, 1(I4, 1(3 cl 116, (4(. 

— ETYM. Dérivé de bout (d'homme). 

BOUE. Ajoutez : —REM. J. J. Rousseau dit : traî- 
ner par les boues, dans les boues; co qui n'est 
jias conforme à l'usage. On fait circuler.... dans 
Genève une lettre avec laquelle on achève de me 
traîner par les boues, }. 1. Rousseau, Lett. d M'"' de 
Chenonceaux, 6 février (765. Le sexe dévot y [à 
Neuchilel, où les dames s'élaient déclarées en sa 
faveur] traîne les ministres dans les boues, ID. 
Lett. dd'Ivernois, 8 avril (765. 

BOUEUX. Ajoutez : — REM. Pour ancre boueuse 
ou de loue, qui est une faute, voyez, pour la lec- 
tification, toueuse au Supplément. 

BOUFFANT, ANTE. |1 1° Ajoutez : |j Fig. Plus ho- 
noré de la qualité de simple académicien que de tout 
ce que la maîtrise pouvait oflrir de grades plus 
relevés ou plus boutfants, de montaigloh, llist. de 
l'Acad. de peinture {Mém. attribués d U. Teslelin), 
t. II, p. ((8. 

BOUFFI. Ajoutez : \\ 4° Terme de pêche. Harengs 
bouffis, harengs qui restent quelque temps dans 
la saumure, par opposition à harengs saurs, ceux 
(jui y restent longtemps. Suppression des distinc- 
tions établies par l'ordonnance de (816 en ce qui 
concerne les harengs saurs, bouffis ou craquelots, 
J. DEi.AHAis, Notice historiqm sur l'écorayc, Dieppe, 
1873. p. 74. 

t BOUFFISSAfiE (bou-fi-sa-j'), s. m. Se dit, par 
opposition à saurissage, des harengs qu'on ne sale 
pas profondément, qu'on n'expose à la fumée que 
pendant douze ou quinze heures, et qu'on place 
dans des cheminées, tandis que, pour les saurir, 
on les étend tout autour de l'appartement. Lecture 
est donnée d'un article additionnel au règlement, 
et ayant pour objet spécial la répression de la 
fraude qu'exerceraient des saleurs qui sont en 
même temps craquelotiers en donnant au hareng 
de trois nuits une autre préparation que celle du 
bouffissage prescrite par la loi, j. delahais, Notice 
historique sur l'écorage, Dieppe, 1873, p. 64. 

t BOUFFISSEUR (bou-fi-seur), s. m. Celui qui 
pratique le bouffissage. Règlement arrêté, lo 
i:i septembre 1821, par la chambre du commerce 
[de Dieppe] et par messieurs les .saleurs, ma- 
rayeurs et bouffisseurs réunis en assemblée gé- 
nérale de commerce, i. delahais. Notice histori- 
que sur l'écorage, Dieppe (H73, p. 6(. 

t BOUFFONESQUE (bou-fo-nè-sk'), adj. Qui a le 
caractère de la bouffonnerie. Humeur plaisante et 
bouffoiiesque, naudé, le Mascural. 

t BOUFFONNEUR (bou-fo-neur), s. m. Celui qui 
bouffonne. Je me suis aujourd'hui trouvé au spec- 
lade du midi, pensant y voir quelque farce ou 
quelque boufTonneur, malh Lexique, éd.L. Lalanne. 

BOUGER. Ajoutez :\\t' V. a. Mettre en mouve- 
ment. Elle [la matière] ne bougera, si personne no 
la bouge, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Vingt- 
deux chariots à quatre roues ne l'auraient jamais 
pu bouger de là, rac. Lexique, éd. P. Mcsnard. 
Il Rapprochez cet emploi do se bouger cité de Mo- 
lière. 

— ETYM. Ajoutez : Saintong. s'ébouijer : Al- 
lons, mes amis, ébougez-vous donc un petit, dira un 
maître à ses ouvriers. On remarquera que la plus 
ancienne forme, qui ne rcmojilc pas au delà du 
xiv siècle, est se bouger, v. réfléchi. 



A8 



Bor 



t BOtJGERIK (bou-je-ric), s. f. Nom de la cham- 
bre, do la pièce où l'on resserre dilTérenls objets, 
dans le département de Meurthe-et-Moselle. 11 se 
glissa rapidement dans la cave.... puis il passa dans 
la bougerie, où il savait que sa victime devait venir 
chercher des fruits et des liqueurs. Cas. des Trib. 
«7nov. 4875, p. 4)05, 4' COl. 

t BOCGXOU (boH-gnou), s. m. Terme d'exploi- 
tation houillère. Synonyme de boniau. La cage 
contenant les vingt et une victimes, fut précipitée 
au fond; elle brisa le plancher et plongea dans le 
bougnou, qui contient en ce moment plus de 
60 mètres d'eau, Eztr. du joum. de Charleroi, dans 
Gaz. des Trib. 8 cet. <872, p. <09), 4* col. 

I BOl'GOR (bou-gor), s. m. Nom, en Sibérie, de 
tertres artificiels, qui parais-sent avoir été des 
sépultures. 

t BOUI BOCI, s. m. || t' Nom, dans le Jura, d'un 
misérable taudis. || i° Nom donné à de chétifs théâ- 
tres. Tous ces théâtriculeS; qui, sous la dénomi- 
nation non moins bizarre que caractéristique de 
boui boui, ont surgi sur tous les points de Paris, 
l'Indépendance belge, 5 oct. f86S. Meyerbeer, chose 
inouïe! descendant de son Olympe musical pour 
aller vider un bock dans un boui boui du passage 
JoufTroy, s'écriait.... ph. .^ïdebhand, l'Illustration, 

<5 nov. (873, p. 3)5, 3' COl. 

— REM. M. Éman Martin, Courrier de Vaugelas, 
i" mai )S7.'>, p. 3, a réuni sur ce mot, dont l'or- 
thographe a varié, quelques documents histori- 
ques : C'est en l'année <854 que ce mot parut pour 
la première fois dans une œuvre littéraire, Paris 
anecdote, un petit volume écrit par Privai d'An- 
glemont, et voici Us lignes de la page 34, où il 
se trouve : ■ tes impresarii des marionnettes y 
établissent leurs quartiers généraux. Ceux-ci ont 
importé toute une industrie dans la rue du Clos- 
Bruncau. Ils y font vivre toute une population qui 
rappelle de loin certains personna^-es des contes 
fantastiques d'Hoffmann. Elle est tout» employés 
à la fabrication des f^ntoccini. Il y a d'abord le 
sculpteur en bois qui fait les tètes... Enfin, le 
véritable magicien de ce monde, celui qui ense- 
créle les bouisbouis. Enserréter un bouisbouis 
consiste à lui attacher tous les fils qui doivent 
servir à le faire mouvoir sur le théâtre : c'est ce 
qui doit compléter l'illusion. » Théophile Gautier, 
quia été, sinon le premier, du moins un des 
premiers, je crois, à faire usage de bouts bouts, 
pour désigner un théâtre de bas étage, avait pré- 
dit la fortune du nouveau vocable dans ce passage 
cité par P. Larousse {Gr. Dicl. du SIX' siècle) : 
«Aussi, chaque soir, 'des files de voitures entrent- 
elles devant ces tréteaux sans prétention, qu'on 
nomme bouigs-bouigs , un nom peu académique, 
mais qui finira par prendre sa place dans le dic- 
tionnaire. » 

f B0U1LL.\RD (bou-llar. Il mouillées), s. m. Un 
des noms populaires du peuplier noir, h. fliche, 
Hanuel de bolan. forest. p. 225, Nancy, <873. 

1 3. BOUILLE (bou-U', ({ mouillées), s. f. || l' Nom, 
dans le Jura, de hottes de bois dans lesquelles on 
porte le raisin vendangé, les Primes d'honneur, 
Paris, (869, p. 284.11 2" Dans la Suisse romande, 
vase qui sert aux laitiers à transporter leur lait. 

■)• 2. BOUILLEAC (bou-llô, Il mouillées), s. m. 
Nom, dans l'Angoumois, d'un cépage blanc, les 
Primes d'IionTieur, (869, p. 319. 

t BOCILLÉE (bou-Ué, Il mouillées), s. f. Action 
de faire bouillir une certaine quantité de liquide. 
On entend par distillation la bouillée des matières 
premières; par rcctifitation, la bouillée des fleg- 
mes, Loi belge du 27 juin (842, sur les distilleries, 
art. t"; § 2. 

(. ROUILLER. Ajoutez : .... les différents procé- 
dés de pèche qui devront être prohibés, tels que 
la pèche au feu, au harpon et à la fouanne, en 
bouillantavec bouilles «t rabots, sous les'chevrins 
et saules, en rompant la glace, Ctrc. des {ords, 
du 28 juin (829, n° 221. 

t BOUILLET (bou-llè, U mouillées), t. m. En Nor- 
mandie, espèce de bouleau avec des petites bran- 
ches duquel on fait des balais, delboulle, Gloss. 
de la vallée d'Yères, le Havre, (876, p. 47. 

— RTYM. Ane. franc, boui (voy. dolleau). 

t BOUILLEUR. /Ijoufei : |1 Bouilleur de cru, pro- 
priétaire qui fait bouillir les produits de son pro- 
pre CPU. Qu'e.sVce qu'un bouilleur de cru? c'est 
un propriétaire qui distille chez lui son vin, son 
cidre, ses fruits quelconques, afin d'en faire de l'eau- 
dc-vic, le Temps, «3 déc. <87B. M. Say, ministre: 

— Ce n'est pas nous qui avons inventé cette dé- 
nomination. — M. Mc.'Ireau : — Je vous demande 



BOIT 

panlon, avant la loi de (872, j'ignorais que je fusse 
un bouilleur de cru, et il y a un ministre à cùto 
de TOUS qui l'ignorait également. — M. Say : Vous 
auriez pu l'apprendre dans le rapport de M. Bo- 
cher, en (S5( ; il s'est servi de la même expression; 
elle n'a donc pas été inventée pour la circonstance, 
Jnurn. offic. t( déc. (875, p. («2((, {" col. 

BOUILLIR. Ajoutez : — REM. Bouillir, qui n'est 
actif que dans la locution figurée : bouillir du lait 
à quelqu'un, est maintenant employé activement 
dans l'usage général. Ce lait nous arrive de la 
campagne plus ou moins falsifié, toujours étendu 
d'eau, représentant la traite du jour et de la nuit ; 
il faut le bouillir pour le conserver, Joum. offic. 
(2 avril (875, p. 2632, (" col. 

BOUILLON'. ,4;'outei : ||8° Sorte de restaurant 
dont le mets principal était d'abord la soupe et le 
bœuf. Nous avons dîné dans un bouillon. 

— HIST. Il xvi° s. Ajoutez : Boillon de poix, quan- 
tité de poix, de goudron, qu'on obtenait en faisant 
bouillir la poix, le goudron dans un vase de forme 
déterminée. MANTF.LUER, Gloss. Paris, (869, p. Ci. 

BOUILLO.V-BLANC. — ËTYM. Ajoutez : On re- 
marquera dans l'historique qu'Olivier de Serres 
dit qu'il y a plusieurs sortes de boui'/ions. BouiHon 
est donc un nom de plante ; mais d'où vient un 
pareil nom"? D'après M. Roulin, cette plante, qui 
a la fleur d'un beau jaune, est ainsi nommée du 
provençal bojnlh, moyeu, jaune d'ceuf. 

t BOUILLOTTER (bou-Uo-té, Il mouillées), V. n. 
Bouillir tout doucement. Farine de maïs bouillol- 
tant à petit feu dans la marmite, Lamartine, Gc- 
ncv. V. 

t BOUINE (bou-i-n'), adj. f. Mouche bouine, le 
taon, dons l'Aunis, Gloss. aunisien , la Rochelle, 
(870, p. 75. 

— ErVM. Bouine est pour bonne (voy. ce mot). 

t BOULANtE (bou-lan-j'), s. f. Terme de meu- 
nerie. Il 1° Ce qui est moulu. L'éehaufl'ement de la 
boulange. || 2" L'action de cuire le pain. Le bois de 
boulange. || 3° Bois de boulange ou de boulanger, 
le bouleau. 

t BOULANGEABLE (bou-lan-ja-bl'), adj. Qui 
peut être pétriet boulangé. Ladite garantie portait 
que les farines étaient des rondes de Lyon, de bonne 
qualité etboulangeables, Joum. ojjic. 2DJanv. (873, 
p. G5:i, 2' col. 

t BOULBÈNE (boul-bè-n'),s. f. Nom, dans le sud- 
ouest de la France, des terres argilo-siliceuses, les 
Primes d'honneur, Paris, (872, p. 459. L'anis, la 
coriandre, l'absinthe, qu'on cultive dans l'arron- 
dissement de Gaillac sur les boulbcnes légères, 
HEUZÉ, la France agricole, p. (6. Les boulbènes 
[de la Guyenne) de couleur cendrée sont argilo- 
siliceuses plus ou moins caillouteuses.... les boul- 
bènes [du Languedoc] ne contiennent pas de cal- 
caire; elles sont plus ou moins légères et caillou- 
teuses, ID. ib. Carte n' 5. 

— REM. Ce mot est écrit bolbène dans Gasparin, 
Cours d'agriculture. 

(. BOULE. Il 2° Tenir pied à boule.... Ajoutez : 
Quelques raisons qu'il ait de vous avoir mal reçu, 
tenez ici pied à boule; il n'empêchera pas que 
vous ne profitiez des bontés du prince, lesage, 
Gil Blas, XI, 3. Il 8°Fig. et populairement. La tête. 
Perdre la boule, ne plus savoir ce qu'on fait. 

HiST. xvi° s. Ajoutez : La boule [enclume] à un 
meignan [chaudronnier], mantellieh, Glossaire, 
Paris, (869, p. (4. 

t 2. BOULE. Ajoutez : — REM. On trouve quel- 
quefois dans des livres récents : meubles en bois 
de boule; c'est un emploi vicieux; il n'y a pas de 
bois de boule. Dites : meubles de Boule. 

BOULEAU. — ÊTYM. Ajoutez : D'après M. D'Ar- 
bois de Jubainville {Revue celtique, t. u p. (27), 
bout, qui est le primitif de bouleau, provient, non 
pas du latin biitula, où Vé n'aurait pu donner ou 
en français, mais de betiilla, forme gauloise qui 
nous est fournie par Pline {Ilist. nat. xvi, 30). 
Cette orthographe, que caractérise un suffixe fré- 
quent en gaulois, la, lo, est indispensable pour 
expliquer le français boule pour bedoulle. Iletûlla 
est dérivé d'un thème be(u, qui explique aussi les 
diverses formes bretonnes: en gallois be</«, bedwen, 
en comique bedeven, en armoricain bezo, bezven. 

f BOULEROT (bou-le-ro), s. m. Voy. ouÉiiOT. 

BOULET. — HIST. Ajoutez : xiV s. Pour deux 
cent lie blosde pierre, de piet et demid'esquarrie, 
pour faire boules pour gester as engiens (1347), 
VAHIN, Archives administr. de la ville de Heims, 
1. 11. 2' part. p. ((36. 

BOl'LErlî. AjoxUez :\\i.' Terme de numismati- 
(ue. l.eltres bouletées, lettres terminées en l„.ul 



BOU 

t BOri.EVARDER (bou-lc-var-dé), v. n. Néolo- 
gisme. Fréquenter les boulevards de Paris. Il y a des 
gens à qui la science vient en boulevardant, cher- 
BULiEZ,;(ci'. des Deux-Mondes, (5 janv. (876, p. 278. 
tBOULEVARDIER (bou-le-var-dié), s. m. Néolo- 
gisme. Celui qui fréquente les boulevards de Pa- 
ris, qui y flâne. M. Veuillot fouaille leurs rédac- 
teurs [de certains journau.x] en masse et en par- 
ticulier; il les coifl'e du sobriquet de boulevar- 
dicrs; ils sont ravis de cette coiflure, et essayent 
de faire entrer le nom dans la langue française, 
L. BATiSBONNE, Jnum.des Débats, 14 fcvr. (867. 

f 2. BOULINAGE (bou-li-na-j'), s. m. Nom donné 
à une mauvaise bière, dite aussi braquet, qui se 
faisait dans le Hainaut. Elle est composée de son 
ou du marc du grain qui a déjà servi à faire deux 
ou trois sortes de bières ; on y ajoute quelquefois 
un peu de houblon, et on fait bouillir le tout pour en 
composer une liqueur qui est fort nuisible à la santé, 
BoisusLE, Corresp. des contrôl. génér. (686, p. 74. 

BOULINGRIN, .ijoutez : — REM. L'exemple sui- 
vant mérite d'être inscrit dans le Dictionnaire. ■■ Le 
jeu de la boule, qui n'est en France que l'occupa- 
tion des artisans et des valets, est tout autre chose 
en Angleterre; c'est l'exercice des honnêtes gens; 
il y faut de l'art et de l'adresse ; il n'est d'usage 
que dans les belles saisons, et les lieux où l'on 
joue sont des promenades délicieuses : on les ap- 
pelle boulingrins; ce sont de petits prés en carré 
dont le gazon n'est guère moins uni que le tapis 
d'un billaid, hamilt. Gramm. xiii. "Cet exemple, 
qui explique très-bien l'origine du mot, n'est 
pourtant pas le plus ancien : boulingrin se trouve 
dans Mme de Sévigné, 

t BOULOCHE (bou-Io-ch'), s. f. En Normandie, 
pâte qui renferme des pommes ou des poires cui- 
tes au four, DELBOULLE, Gloss. de la vallée d'Yéres, 
le Havre, («76, p. 48. 

t BOULOISE (bou-loi-z'), adj. f. Terres bouloises, 
nom donné, dans le département du Cher, à des 
terres qui sont froides , les Primes d'honneur, 
p. 382, Paris, (874. Les terres bouloises sont cal- 
caires, et elles sont situées sur les collines et les 
plateaux du Sancerrois; le sol des brandes est ar- 
gilo- siliceux , G. heuzé, la France agricole, 
carte n° 5. 

f BOULONNERIE (bou-lo-ne-ric), s. f. Objets 
pour boulonner. Visserie et boulonnerie, Alma- 
nach Didot-Bottin, (871-1872, p. 642. 

t BOULONNIER (bou-lo-nié), s. m. Se dit, parmi 
les cloutiers, des ouvriers qui fabriquent des boulons, 
l'Opinion nationale, 30 mai 1876, 3» page, 3' col. 

f BOULOTTER (bou-lo-té), r. n. Terme populaire. 
Vivoter, vivre tant bien que mal. 

— ETYM. Boule : proprement faire aller la pe- 
tite boule. 

( . BOUQUET. Ajoutez : || lO" Bouquet de pieux, 
réunion de plusieurs pieux. Art^ 3 : Pour assu- 
rer le service de la navigation sous lapasserello, 
une passe-marinière de (2 mètres do largeur sera 
ménagée à (4", 50 du mur du bas port Henri IV; 
un bouquet de trois pieux sera battu en amont de 
la passe, de manière que les bateaux puissent s'y 
amarrer, en cas de besoin, Ordonn. de police, 

25 mars (870. || 11» En termes de chasse, la réunion 
de tout le gibier tué. A la fin de la chasse on a 
formé le bouquet sur une pelouse dite Prato-Cam- 
pagna; il se composait de 400 faisans, de 4( che- 
vreuils.... en tout 500 pièces environ, le Figaro, 

26 oct. 1875. Il 12° Terme d'hippologie. On dit d'un 
cheval élégant, qui porte la tête avec fierté et qui 
a de belles allures, qu'il a du bouquet. 

— msr. Ajoutez : xv s. Auprès d'un jolys bou- 
quet [petit bois]. L'orée d'une rivière. Je trouvay 
le filz Marquet Qui prioit s'amye chère. Chansons 
du xV siècle, publiées par G. Paris, p. (0. Je vous 
donray un bocquet De violecte joUie, t'b. p. (l. 
Cuydez que pour ung bouquet Vous ayez m'ammir 
entière"? ib. 

3. BOUQUET. Ajoutez : C'est le palemonà dents 
de scie, palemon serratus. 

t BOUQUETÉ, ÉE(bou Ue-té, tée), arfj". || l» Néo- 
logisme. Garni de bouciue^s, et, en particulier, de 
bouquets d'arbres. Des pentes rases ou bouque- 
tées de cépées de hêtres, chateaubr. Mém. d'outre- 
lombe (éd. de Bruxelles), t. v, Chemin du Saint- 
Gothard. || 2° Qui a du bouquet, en parhantdes vins. 
Le Bourgueil [vin rouge de la Ton raine] est bou- 
queté comme les vins bourgeois du Bordelais; il n 
le mérite de se conserver longtemps, Joum. offic. 

2 oct. (873, p. 6165, :(• col. 

BOUQUETIN. Ajoutez : — lllST. xvi' S. Des ca- 
i.rici,rnr'î on lioiU|uetains vulgaires, qui est une 



BOU 

bcstode la prandcui- duii cerf.... pahadin, (liron 
de Savoye, tM2, p. 22. 

BOl'QlîlNKRIE. Ajoute: : || 3* Ensemble, collec- 
tion d» bouiiuins, de vieux livres. Les diction- 
naires de Baj le, do Morcri, do Trévoux, la vieille 
Encyclopédie, n'ont plus grand'chosc à nous ap- 
prendre aujourd'hui ; il faudrait rajcuEiir celte bou- 
quinerio surannée, ma.ximedu camp, Hev. des Deux- 
Mondes, 15 avril <873, p. 827. 

t BOUUANE (bou-ra-n'), s. m. Le même que le 
mancône (voy. ce mot au Supplément). 

t BOURB.VSSE (bour ba-s'), s. f. Nom des ma 
lières solides qui descendent au fond de la fosso 
d aisance ; on les nomme aussi fort bottelage, li- 
GEn, Fosses d'aisance, p. 2, Paris, <875, 

— f.TYM. Bourbe, avec la finale péjorative asse 
BOURBEUX. Ajoute: : — IIIST. xvi* s. Elle [la 

loi divine] nous tend les bras et nous receoit en 
son giron, pour vilains, ords et bourbeux que nous 
soyons, mont, i, 405. 

BOURBIER. — IIIST. Ajoutez : xtii' s. Clers qui 
en tel borbier s'enborbe, Ou puis d'enfer en l'orde 
borbo Plungiez et emborbés sera, Chron. des ducs 
de yormamiie, Appendice lu, t. lu, p. 83». 

t BOURBONIEN. Ajoutez : — REM. Chateau- 
briand dit bourboniste et jamais bourbonien : Les 
femmes, particulièrement, étaient bourbonistes, 
Uéin. d'outre-lombe (éd. de Bruxelles), Torpeur de 
la légitimité, article de B. Constant, etc. 

t BOURBOUILLE (bour-bou-l', U mouillées), s. f. 
Nom donné par les marins à une maladie de la 
peau, lichen vésiculîdre, qui est commune dans 
les pays chauds. 

BOURDAINE. — HIST. xu' S. La borzaino e le 
genesl, Romania, oct. (872, p. 422. 

1. BOURDE. — lllST. Ajoutes : \\ XVI» S. Que di- 
ray je d'une aultre belle bourde que les pauples 
anciens prinrcnt pour argent comptant? la iiotHE, 
Servitude volontaire. 

t2. BOURDE. Ajoutez :\\2' Sorte de grande 
perche. Aller à la bourde, se dit d'une manière de 
naviguer, entre la Loire et la Vilaine, e. granoez, 
Voies navigables de France, p. 4U. 

•t 4. BOURDE(bour-d'),s. f. BOURDIN (bourdin), 
s. m. nOURUELOT (bour-d»-lo), s. m. Espèce de 
tourte aux pommes, giteau dont il se fait une 
grande consommation dans plusieurs contrées de 
la Normandie «t particulièrement dans l'arrondis- 
sement de Cacn, H. MOisy, Noins de famille nor- 
manis, p. 4(. 

t BOURDONNASSE (bour-do-na-s'), s. f. Ancien 
terme militaire. Lance italienne très-légère dont 
la hampe était creuse. 

— EïV.M. Bourdon t. 
BOURDONNEMENT. — HIST. xvf S. Ajoutez : 

J'ay l'esprit tendre et facile à prendre l'essor : 
quant il est empesché à part soy, le moindre bour- 
donnement de mouche l'assassine, mont, iv, 257. 

t 2. BOURG (bour), s. m. Usité dans cette locu- 
tion : pastel bourg, pastel bitard, variété de pas- 
tel, qui doit être soigneusement extirpée des ter- 
rains où l'on cultive le pastel tinctorial. Un pastel 
bâtard qu'on nomme pastel bourg ou bourdaigne 
a la feuille velue, Instr. gén. pour la teinture, 
m mars tG7i, art. 265. 

— ETYJl. Bourg paraît être le radical do 6our- 
gi'nc ou bourdaine (voy. du moins, ci-dessous, 
BOL'BG-ÉpiNE à l'étymologie). 

BOURGADE. — HIST. xvi" S. Ajoutez : Et s'en 
allèrent en une autre bourgade, luc, ix, 56, Nouv. 
Tcslam. éd. Lefebre d'Etaples, Paris, ) 525. 

t BOURGAGE (bour-ja-j'), s. m. Anciennement, 
faubourg. Coutume de la ville, du bourgage et de 
la banlieue do )3oulogne-sui--I.Ier. 

I. BOURGEOIS. Ajoutez :\\T' Bourgeois consi- 
déré à différents points do vue. Le bourgeois du 
troupier, c'est tout ce qui ne porte pas l'uniforme. 
Le bourgeois du campagnard, c'est l'habitant des 
villes qui porte un habit. L'ouvrier qui habite la 
ville n'en connaît qu'un : le bourgeois de l'atelier, 
c'est son bourgeois à lui, ou, si vous l'aimez mieux, 
son maître, son patron. Les grands seigneurs 
comprennent dans cette dédaigneuse qualilication 
de bourgeois toutes ces petites gens qui portent 
dos habits d'Elbeuf première qualité tout comme 
dos comtes et des marquis, mais qui ne sont pas 
nés.... Le bourgeois du cocher de liacrê, c'est tout 
individu qui entre dans sa voiture.... Chez les ar- 
tistes, le mot bourg»oii n'est plus une qualifica- 
tion, c'est une injure, iienhy monnieb, les Ùniiri/eois 
de Paris, Paris, (H5t, p. atl.HS" Dans l'Aunis, 
bourgeois, un poisson, l'ange de mer, squaluf squa- 
tina , Ghss. aunisien, la Rochelle, (870, p. 76. | 
DH'.T. nii LA LANGUE FRANÇAISE. 



BOU 

Il 9° Nom d'une monnaie d'argent qui fut frappée 
sous Philippe le Bel, i{i()(.((e4'f/».annéo l«76,p. 168. 

2. BOURGEOIS, adj. || 2" .l;ou(fî : Quoiqu'il |Boi- 
leau] pense que cet ouvrage [la Satire sur les 
femmes] est son chef-d'œuvre, le public n'est pas de 
son avis, et le trouve très bourgeois et rempli de 
phrases très-barbares, Mlle de Scudéry, p. 371, Ra- 
thery et Boulron, Paris, 1873. 

BOURGEON. Ajoutez : — REM. Beaucoup d'hor- 
ticulteurs se servent du mot bourgeon dans un sens 
tout à fait diiïérent do celui qui lui appartient 
réellement ; car ils l'appliquent à la branche déjA 
en partie développée, désignant sous le nom d'yeux, 
gemmes, boutons, les bourgeons véritables; cet 
usage introduitdans certaines descriptions un élé- 
ment de confusion, bâillon, Dict. de botanique. 
Bourgeon 

t BOURG-ÉPINE, BOURGUE-ÊPINE. — ÉTYM. 
Ajoutez : M. Darmesteter, Formationdes mots compo- 
sés en français, p. < 20, voit dans bourg ou bour- 
gue le radical de bourgcne ou bourdaine. Cette opi- 
nion est fortement appuyée par pastel bourg (voy. 
DO URG au Supplément). 

t BOURGOGNES (bour-go-gn'), s. f. pi. Nom 
d'une espèce de coifl'ure, au xvu' siècle. Plus de 
coiffures élevées jusqu'aux nues, plus de casques, 
plus do rayons, plus de bourgognes, plus de jar- 
dinières, sÉv. I.ett. d M. de Chaulnes, )5 mai (691. 

t BOURGUIGNON, ONNE (bour-ghi-gnon, gno- 
n'), adj. Il l" Qui est relatif à la Bourgogne, ancienne 
province de Franco. Nous avons quelques textes du 
moyen âge en dialecte bourguignon; ce dialecte 
est aujourd'hui un patois considérable. || 2° S. m. 
Nom donné par les marins à des glaçons détachés, 
avant-coureurs de la débâcle de la banquise dans 
les mers du Nord. Deux heures après notre sor- 
tie du froid [en Islande] , nous rencontrions les 
premiers bourguignons, comme les appellent nos 
pécheurs; ce sont les avant-coureurs de la ban- 
quise , glaçons détachés , de dimensions varia- 
bles.... G. ARA&3N, ilcB. des Deux-Mondes, (5 oct. 

1875, p. 767. 

t BOURGUIGNOITE (bour-ghi-gno-f), s. f. Cas- 
que léger, laissant le visage à découvert, et em- 
ployé par l'infanterie au xvi° siècle. 

t BOURJANOTTE. — ÉTYM. On trouve ce mot 
écrit bourjasotle dans le Nouv. voy. en Kspagne, 
ennn et ms par Peyron, Londres )782, t. ii, 
p. 99; cet auteur le tire de Burjazot, nom d'un 
petit village, à une lieue do Valence. Nitnez de 
Taboada écrit le mot français bourjazoue, et le 
mot espagnol burjalazos et burjasazoz (sic). 

t BOURNEAU (bour-nô), s. m. Tuyau de conduite 
pour des eaux souterraines (Drôrae). 

t BOURRAGE. Ajoutez : ||3 Terme de construc- 
tion. Action de remplir des vides à l'aide de maté- 
riaux. Sous la voie [du chemin de fer de ceinture 
de Paris] on a dii combler les vides par des bour- 
rages, Journ. des Débats, 2 oct. (866. 

t BOURRAILLOUX (bou-ri-lloù, Il mouillées), 
s. m. Nom donné, dans la Vienne, au baudet, dit 
aussi gueniUoux, à longues oreilles et longs poils, 
qui est employé à la procréation des mules et mu- 
lets, les l'rimes d'honneur, Paris, (872, p. 302. 
Il On écrit au.ssi bourrayoux. Son corps est ordinai- 
rement couvert de longs poils laineux et brunâtres 
qui l'ont fait appeler guenilloux, bourayoux , 
HEUZÉ, la France agricole, carte n'M. 

— ETYM. Bourre, à cause des longs poils. 

t BOURRASQUEK (bou-ra-sk4), v. n. Néologisme. 
Se livrer à des emportements brusques, pescator 
[un drogman d'humeur impatiente] va bourras- 
quant de l'aube à la nuit. M™ de gasparin, Voya- 
ges à Conslantinojile, 2° éd. Paris, (867. 

( . BOURRE. Ajoutez : || 8° Arbre à bourre, l'areca 
crinila, bâillon, Vict. de bot. p. 247. || 9° Terme 
rural. Geler en bourre, se dit d'une vigne atteinte 
de la gelée avant que les bourgeons soient sortis. 

2. BOURREAU (bou-ro), s. m. Terme de salines. 
Sac garni de paille que met sur son épaule l'ou- 
vrier qui porte un panier do sol. 

— ÉTY.M. Bourre; bourreau a ici le sens de bour- 
relet. Il Ejfacei le n" 8 do bourbeau. 

BOURRÉE. Ajoutez :\\i' Dans l'Aunis, sorte de 
jonc analogue à la rouche, qui pousse dans les ter- 
rains humidi^s, et qui est employée comme litière, 
Gloss. aunisien, la Rochelle, 1870, p. 70. 

BOURRELIER. — ETYM. Ajoutez : 11 y a eu une 
forme picarde singulière, gorrellier : xv° s. Le 
raestier des gorrelliers, Bec. des monuin. inédits 
de l'Iiist. du tiers état, t. iv, p. 201. 

BOUURKR. Ajoutez : |{ 6» Bien remplir. Bourrer 
une malle de linge. 



Bor 



M' 



\ I. IiniRRET, KTTE (bou-rè, rc t), s. m. et f. 
Dans le Puy-de-Dôme, nom donné aux animaux de 
1 espèce bovine âgés d'un an, les l'rimes d'honnrur, 
p. 116, Paris, 1874. 

— ETYM. Bourre. 

t 2. UOURRF.T (bou-rè) et BOURROT (bou-ro), 
s. m. Nom du caneton en patois normand, n. moisv, 
Noms de famille normands, p. 41. 

— HIST. XV s. Chascun se pare Et veut aller à 
la tentare. Et semblent bouhoureaux en mare, a. 

CHARTIEH, Poésies, p. 605. 

t BOURRETAIRE (bou-re-tè-r.'), s. m Cardeur 
do filuselle. 

— ErY.M. Bourrette. 

t BOURBILLON (bou-ri-llon, H mouillées), s. 
m. Petit amas de bourre qui se forme dans la soie 
grége. 

BOURRIQUE. Ajoutez 1 || 3» Populairement. 
Faire tourner quelqu'un en bourrique, l'abrulir, 
lui faire perdre la tète. 

— Util. Le masculin hourri, âne, mâle de la 
bourrique, est usité dans le patois normand, H. moisy, 
Noms de famille normands, p. 42. 

t BOURROICHE. — ETYM. Bourroiche est le 
même que bourriche (voy. ce mot). 

BOURRU. — REM. Bourru a eu le sens de bi- 
zarre, singulier, et s'gst appliqué ainsi aux choses 
mêmes. Ce sonnet est bourru, si jamais il en fut, 
MALii. Lexique, éd. L. Lalanne. Imagination bour- 
rue, ID. ib. C'est une comédie de votre part [persé- 
cution dirigée contre les protestants par des hom- 
mes sans religion], et une tragédie pour nous qui 
souffrons; et il résulte de tout cela quelque chose 
de fort fâcheux, et en mémo temps de fort bourru, 
BAYLE, La France toute catholique. 

BOURSE. .Ijoutez : — REM. Le nom do bourse 
ne lui est pas venu [àl'éditice ainsi appelé], comme 
on pourrait le croire, de la nature des affaires qui 
s'y traitent, mais de ce que ces réunions de mar- 
chands, dont ou attribue l'invention aux habilanls 
de Bruges, eurent lieu d'abord dans cette villa 
devant la maison d'une famille dont le nom était 
Van der Bourse, boutard, Dict. des arts du dessin, 
Bourse. 

t BOURSILLEMENT (bour-si-lle-man. Il mouil- 
lées), s. m. Action de boursiller. Bientôt les assem- 
blées, devenuas onéreuses par ces boursillements, 
étaient devenues moins fréquentées, de montai- 
GLON, Ilist. de l'Acad. de peinture (Mém. attribués 
à U. Testelin), t. i, p. 72. 

BOURSOUFLER.— ETYM. Ajoutez : M. Fr. Demme, 
de Bucarest, indique un rapprochement avec le 
roumain, qui a huzumfla, bouder, de buzeumftate, 
lèvres enflées; le radical buze se trouve dans lo 
languedocien pout-ous, baiser. 

[ BOUS (boa), s. m. pi. Des bous do sucre, du 
sucre qui a bouilli, dormoy, Hev. contemporaine, 

(5 août (870, p. 489. 

— ETYM. Bouillir. 

t liOUSQUER. Ajoutez : \\ 2» v. n. Faire le métier 
de bousqufur. Il est bon à bousquer. 

t BOUSyUEUR (bou-skeur), s. m. Nom donné, à 
Nantes, à des ouvriers qu'on emploio à remuer 
des fardeaux , et qui ne sont pas occupés à un 
ouvrage ayant nécessité un apprentissage quel- 
conque. 

t BOUSTIEAILLE (bou-sti-fâ-ll". Il mouillées), 
s. f. Terme populaire. La bonne chère. Aimer la 
boustifaille. 

BOUT. Ajoutes : \\ 11° Bouts de table, objets do 
service qui se mettent au bout de la table. || 14° X 
tout bout de champ, voy. champ, n* (4. 

BOUTARCUË. — ETYM. /l;oi((ei : Esp. botngra; 
de l'arabe bnutarka, mémo sens, lequel parait 
formé, d'après Et. Quatremère, do l'article copte 
boit et du grec lipr/o; ou Tâpi/_ov, poisson salé, 
fumé, DEvia, Dict. élym. 

t BOUTASSE (bou-tas-s'), s. f. Nom, dans lo 
Lyonnais, d'une pièce d'eau. Des empreintes de pas 
sur le sol détrempé par les pluies le conduisirent 
jusqu'à un pré appartenant au sieur G.... et au mi- 
lieu duquel se trouve une de cts pièces d'eau ap- 
pelées boutasses dans le pays, Gaz. des Trib. 27 août 

(876, p. 837, 3° COl. 

BOUTE-KEU. Ajoutez : || B° Terme d'exploitation 
houillère. Ouvrier de choix chargé do faire sauter 
les mines à la poudre. M.... surveillant boule-feu 
à la compagnie des mines de Bélhune, Journ. 
Offic. U sept. 1874, p. 6522, 3° col. 

t HOUTEILLAN (bou-tè llan, Il mouillées), s. m. 
Ncjrn d'un cépage rouge, dans les Basses-Alpes, les 
Primes d'honneur, Paris, 1870, p. lui. 

BOUTEILLE. Ajoutez .■ — kkm. On lit dans J. J. 



50 



r.or 



r.n\ 



HRA 



Rousseau : »e savais i(uc.... malgré les manfruvre-- 
et les bouteilles de MoiitmoUiii, la plupart des an 
cieus étaient bien disi>osés pour moi, Confess. xu, 
2' partie. Comme itre dons la bouteille est une 
locution qui signifie rtre dans le complot, on s'est 
quelquefois mépris sur le sens de ce passage. Bou- 
leilles y est pris, non au fij^uré, mais au propre. 
Le pasteur et professeur du Uontmollin. qui avait 
une c^ve bien garnie, était accusé par Housseau 
d'avoir voulu gagner les membres de son consis- 
toire en leur faisant boire ses meilleurs vins. 

— HIST. Ajoutes .-xir s. La vicz boitille, ST behn. 

p. 534. 

BOUTEB. Àjoulei : || 8' Boutei dessus, mettez 
dessus, et, quand la situation restreint et particu- 
larise le sens, mettez votre cbapeau, s'est dit dans 
le langage populaire du xvu* siècle. Valère à Sga- 
narelle : Mais , monsieur, couvrez-vous, s'il vous 
plaît; le soleil pourrait tous incommoder. — Lu- 
cas à Sganarelle : Monsleu, boutez dessus, mol. 
lléd. malgré lui, I, 6. 

— K.TYM. Ajoutez : D'après M. D'Arbois de Ju- 
bainville (Revue celtique, t. u, p. as), bouter vient 
non pas du moyen-allemand bôzen, qui a subi la 
s.'condc substitution de la dentale, mais d'un mot 
franc bautan et par contraction botan, qui avait 
é.happé à cette substitution, comme le vieux Scan- 
dinave baula et l'anglo-saxon bedian, dont l'eii égale 
ait. 

BOLTEROLLE. Ajoutes : || *• En général, ren- 
fort de métal dans lequel est creusé un écrou. 

t BOLTEROCE. Ajoute: : \\ i' Borne qui empêche 
que les essieux des voitures ne brisent les gardc- 
fuus ou les angles des bâtiments; c'est là le vrai 
nom et le vrai emploi des bornes dans les villes, 
qui n'y bornent rien. 

— REM. Le Complément du Dictionnaire de l'A- 
cadémie et le Dictionnaire de BeschercUe font ce 
mot du féminin, mais il est masculin dans les exem- 
ples suivants : Hommes, femmes et clievaux se 
débattaient dans la neige [sur la route du Guthard]; 
enfin chacun put sortir, on se comptait sur la 
route, lorsqu'on vit près d'un bouteroue le conduc- 
teur Renner couché sur la neige.... extr. du Journ. 
de Genève, dans Journ. offic. 30 nov. <874, p. 7874, 
3' col. Depuis que je vous ai tu prendre un petit 
monsieur par le milieu du corps et le poser déli- 
catement sur un bouteroue , mes idées à votre 
égard ont changé, v. cuerbuuez, Re\). des Deux- 
Uondes, t" déc. 1874, p. 485. 

— HIST. xiif S. Andri Boule-roe, géraud, Pons 
sous Philippe le Bel, p. (45. 

BOUTE-SELLE. Ajoutes : — REM. Le boutc-sclle 
avertit les cavaliers non de monter à cheval, mais 
de bouler la selle, c'est-à-dire de seller le cheval. 
C'est à la sonnerie à cheval que l'on monte. 

•f BOUTEUR (buu-teur), s. m. Terme dexploiU- 
tion houillère, ouvrier qui déblaye le charbon 
abattu, et le pousse le long des tailles. 

BOUTON. Ajoutes :{\6" Nodosité qui se forme 
dans les fils. Les filés anglais ont une supériorité 
remarquable sur les nôtres; ils sont très-réguliers, 
bien nets, sans boutons, et d'une très-grande force. 
Enquête, Traité de comm. avec VAnglel. t. iv, p. 503. 
Il 7" Boutons du Nil, nom donné par les voyageurs 
à une maladie de la peau, lichen vésiculaire, 
commune dans les pays chauds. || 8" Bouton d'A- 
lep, ou de Bagdad, ou de Biskara, maladie cuta- 
née dont les habitants d'Aiep, de Bagdad et d'au- 
tres villes en Syrie, et de Biskara en Afrique, sont 
aflectés une fois en leur vie, et qui atteint les 
étrangers résidant momentanément en ces villes; 
c'est un tubercule qui s'accroît pendant quatre ou 
cinq mois, s'ulcère et finit par se fermer en lais- 
sant une cicatrice indélébile. 

BOUTONNER. Ajoutes : \\ 4° Terme de salle d'ar- 
mes. Toucher de coups de fleuret. Fonblanche : 
Ne faites pas attention I vieux jeu ! (il le boutonne) 
touché, dix louis (à chaque coup de fleuret, une 
tache blanche sur l'babitj.... voilà une garni- 
ture de boutons qui ne vous va pas mal, bayabd et 
JAIKE, le Réveil du lion, u, 7. (Cette locution vient 
de ce que le bouton du fleuret, étant frotté de 
craie, marque de ronds blancs comparés àdes bou- 
tons celui qui est touché.) 

T BOUTRK (bou-tr), s. m. Sorte de petits na- 
vires arabes qui font le cabotage entre nos colo- 
nies de Mayotte, de Nossi-bé et Zanzibar .... Que 
.a traite était encore pratiquée dans les parages 
de Zanzibar et qu'elle se faisait sur des bâtiments 
arabes qui sont autorisés à porter le pavillon fran 
fais: ce sont de très petit» navires appelés hou- 
tres, et qui portent un assez grand nombre d'hom- 



mes, soit comme équipage, soit comme passagers. 
dans la navigation entre la Grande Tei re, iMayolte 
et Zanzibar, amiral totuuau, Journ. offic. 7 déc. 

1872, p. 7597, 2* COl. 

t 2. BOUVKAU (bou-vô), s. m. Terme d'exploi- 
tation houillère. Galerie de traverse qui recoupe 
la couche de houille; et, spécialement, galerie per- 
cée à partir des puits d'extraction ou d'aérage et 
recoupant la veine. 

t BOUVELKUH (bou-ve-leur), s. m. Terme de 
houillère. Ouvrier qui creuse les houveaux ou ga- 
leries à travers bancs. 

t BOUVKTÉ, t.K (bou-ve-té, tée), adj. Travaillé 
avec le bouvet. Jeudi soir on a trouvé sur la grève 
une certaine quantité do boites en fer-blanc, par- 
faitement bouvctées et portant l'étiquette d'un 
marchand de comestibles anglais, Afranc/iin, 29oct. 

1876. 

BOUVREUIL. — ËTYM. Ajoutes: D'après M. Gas- 
ton Paris, Mém. delà Soc. de linguisl. t. i, p. ssr., 
bouvreuil est pour bouvercuil, équivalant à hou- 
reret ou bouverou, petit bouvier, ainsi dit paixe 
que cet oiseau suit volontiers le laboureur qui 
conduit la charrue dans les champs. 

t liOUVRIL (bou-vril), s. m. Lieu, dans les 
abattoirs, oîi on loge les baufs. 

t BOX (boks'), s. «1. Stalle d'écurie ou comparti- 
ment de wagon pour un cheval seul. 

— KTYM. Angl. box, boUe. 

BOYAU. Il S" Ajoute: : || Boyau de mine, petite 
galerie. || Boyau de tranchée , portion d'une tran- 
chée comprise entre deux angles. 

— REM. Le patois normand dit la boillc , en 
parlant des viscères des animaux, H. Moisv, Noms 
de famille normaruls, p. 32. On rapprochera facile- 
ment cette forme de celle de plusieurs exemples 
de l'historique. 

— HIST. Ajoutes :\\xiv° S. Heudous li orfèvres 
avoit fait chever [caver, creuser] un bouel souz 
terre, contre un bouel que Pierre a en sa maison 
(1303), VARiN, Archives admin. delà ville de Reims, 
t. n, ("partie, p. 28. ||xv' s. Ajoutes: Je n'ay 
mangé que tout à point t Encor y a-t-il ung 
boyau vuyJe, Rec. de farces, p. 319. 

t BRABANT (bra-ban), s. m. Petit araire à avant- 
train supporté ou non sur roues ; ce qui le carac- 
térise essentiellement, c'est qu'il n'a qu'un man- 
cheron au lieu de deux, et qu'il est très-léger, 
fonctionnant dans les sols très-meubles du Brabant. 
M. L.... cultivateur à Chauny, faisait fonctionner 
un brabant attelé do doux chevaux, dans i^Çic 
pièce de terre à lui appartenant, le Rappel du 
5 janvier (876. || Brabant simple, et double bra- 
bant, noms, dans le Pas-de-Calais, de deux espèces 
de charrue, les Primes d'honneur, Paris, (869, 
p. 87. La Picardie opère des labours profonds avec 
la charrue dite double brabant, heuzé, la France 
agricole, p. (o. 

t BRACAUE (bra-ka-j'), s. m. Nom donné, dans 
la Flandre française, au sarclage des blés et des 
avoines, les Primes d'honneur, p. 78, Paris, (874. 

— ETYM. L'origine prob.ible est l'ail. Broche, 
jachère, culture de jachère ; on veut dire qu'on 
traite les blés comme une jachère en y détruisant 
les mauvaises herbes. 

BRACELET. — HIST. Ajoutes : ||xii' S. X tant à 
la tiere se met L'enfes, et de son bracelet [au pro- 
pre : petit bras) Parmi les gambes embraça Son 
oncle et les pies li baisa, Perceval le Gallois, 

V. (7952. 

t BRACIIYCÉPHALIE (bra-ki-sé-fa-lie) , s. f. 
État de brachycéi'hale. La brachycéphalie de cer- 
tains crânes. 

— ETYM. Brachycéphale. 

t BRACUYSIfiTÙOI'E (bra-ki-mé-tro p'), adj. Qui 
est afl'ecté de brachyniélropie. 

t BKACHYMfilROI'lE (bra-ki-mé-tro-pic), s. f. 
Terme d'optique et de physiologie, synonyme de 
myopie. 

— ETYM. Bfixoî» court, (lirpov, mesure, et û>\, 
œil. 

t BR.\CIIY\K (bra-chi-n'), s. m. Coléoptère de 
lafamille des carnassiers, qui, poursuivi, lance à 
son ennemi une vapeur caustique. Nous avons en 
France plusieurs es)ièces de bracbyne, le brachyne 
escopette, le bracbyne pétard, le bracbyne bom- 
bardier , H. PELLETIER, i'cd'l dict. d'entomologie, 
p. 28, Blois, (868. 

BRACON.NER. Ajoutas :\\i' Y. a. l'rendre du 
gibier ou du poisscii par braconnage. Cet instru- 
ment |lator|iillc| devient en usage pour braconner 
du poisson, JuucH o//ii; 20 sept (872, p. 6217, 
I (" col. 



BRACONNIER. Ajoute: : || 3° Celui qui avait 
pour mission de faire lever le gibier. Ne pourront 
aussi aucuns braconniers, à raison de ladite prise 
|d'un loup), exiger ni prendre quelque prolit... 
Chartes du pays et du comté d'IIainaut, 23 oct 
1717, Magasin pittoresque, (8!.», p. 23. || 4° Br.icon 
nier de pèche, celui qui poche en contravention. Se; 
habitudes de braconnier de pèche, signalé comme 
un incorrigible et audacieux destructeur de pois- 
son, Gas. des Trib. 28 oct. (876. p. IU52, 4° col. 

— HIST. xiv° s. .Ajoutes : llh avoit eu en ses 
joucnes jours falkenirs et brakenirs, chiens e' 
■sceaux, hemricoiirt, dans les Vraycs Chroniques de 
J. Lebel, préface, p. x. 

t BRACONNIÈRE (bra-ko-niè-r'), s. f. Lames ar- 
ticulées qui, dans les armures à plates, défcnden' 
le ventre et le haut des cuisses. Le tout était or 
dinairement en toile légèrement matelassée et gar 
nie de mailles sous le plastron, aux emplacements 
des rotules et des creux des genoux et à la bra- 
coiinière, a. demmin, Journ. offic. 27 févr. (869, 
p. 2,'>6, 5' col. La braconnière ou jupe de plates 
(do lames de fer plat) n'apparaît que sur les der- 
niers sceaux équestres ((5(6), a. maury, Rcv. des 
Deux -il ondes, (5 oct. (874, p. 9io. 

— ÉlYM. Forme dérivée de braca (voy. braies, 
et comparez drayette). 

t BRAGUE. Ajoutes : — HIST. xvi« s. H [Eleus 
Hippias) feut si curieux d'apprendre encore à faire 
sa cuisine, et son poil, ses robbes, ses souliers, ses 
brages, pour se fonder en soy autant qu'il pourroit 
et sûubstraire au secours estrangier, mont, iv, 97. 

t BRAGUER (bra-ghé), v. n. Terme vieilli. Se 
vanter, faire le fendant. 

— HIST. xvrs. Et que peut-estreon voit mainte 
qui brague. Qui beaucoup près n'est point si 
bonne bague, cl. marot, i, 405. 

— Etvm. Norm. brague, vif, emporté, propre 
ment qui fait du bruit ; wallon, bragars, les jeunes 
gens qui, enrubannés, empanachés, l'épée au colé, 
font les honneurs d'une fête de paroisse (xvi" s 
L'autre sera querelleux avec ses voisins, et rude 
à ses sujets, et n'aprouvera autre vie que celle 
qui consiste à faire le braguard en la maison, la- 
ngue, ((6) ; angl. to brag , se vanter, braggart, 
vantard, du norois braka, faire du bruit, faire de 
l'étalage, dont le radical se confond avec le go- 
thique brikan, rompre. De la sorte, braguer et 
brigue remonteraient à une racine commune (voy. 
BRIGUE au Supplément). 

( . BR.AI. Ajoutes : || 2° Arbre à brai, un arbre de 
Manille dont le nom scientifique est inconnu, c' 
qui fournit une résine employée dans les con- 
structions navales, bâillon, /Jtc(. rfe bot. p. 247. 

t BRAIDISME ( brè-di-sm' ) , s. m. Synonyme 
d'hypnotisme, du nom de James Braid , médecin 
anglais, qui a publié en (843 un livre sur ce sujet. 
M. J. P. Philips, ajoutant aux idées de J. Braid les 
siennes propres, a réuni.... dans son Cours théo- 
rique et pratique de braidis:ne, imprimé en (860, 
des faits qui..., alfred maury, la Magie et l'Astro- 
logie, 2» part. p. 434, (861. 

(. BRAIES. — HIST. Ajoutes : || xvi' s. Platon 
dict que qui eschappe,brayes nettes, du manie- 
ment du monde, c'est par miracle qu'il en es- 
chappe, MONT, iv, (32. 

t BRAILLÉ, EE (bra-llé, liée , îî mouillées), 
part, passé de brailler 2. Se dit des harengs salés 
et remués avec la braille (voy. braille et brail- 
ler S au Dictionnaire). Harengs brailles en vrac... 
harengs brailles en tonnes, Monit. univ. 3u sept. 

(867, p. (266, 6" col. 

(. BRAILLER. — HIST. |1 XVI» S. Ajoutes : Pour 
moy, je l'ay passée [la gravellc) jusques à cette 
heure avecqucs un peu meilleure contenance, el 
me contente de gémir sans brailler, mont, m, 20(. 

•)- BRAILLËRIE (bri-Ue-rie, Il mouillées), s. f. 
Action de brailler. 

— HIST. XVI' s. Ils [MM. de Guise] commanae- 
rentsi modestement.... que, par deux ou trois doux 
mots qu'ils disoient, le monde se rcculoit de soy 
mesmes.... plus cent fois que par une infinité de 
brailleries, poussemens et impatiences, brant. 
Duels. 

BRAISE. Ajoutes : || 4° Dans l'argot des ateliers, 
de la braisé', de l'argent, c'est-à-dire de quoi fane 
bouillir la marmite. Là, ce dernier, pour montrer 
qu'il n'entrait pas en ménage sans braise, exhiba 
à son pays deux billets de (oo fr., Gas. des Trib. 

30-31 oct. (876, p. I06(, ("COl. 

t 2. BRAME (bra m'), s. f. Terme de métallurgie. 
Miisse de fer préparée pour faire de la tôle. Pour 
la fabrication de nos grosses tûles de construction, . 



BIIA 

nous procédons ainsi : nous prenons des fers en 
barres;.... nous les mettons au four, nous les 
fondons pour obtenir une masse que nous appe 
Ions une brame, qui est destinée à passer sous le 
gros marteau pilon pour y recevoir sa forme déli 
nitive, puis à être représentée au feu pour y itro 
fortement chaufléo de manière à pouvoir être, 
sous le laminoir, convertie en une feuille de tôle. 
Enquête, Traité de comm. avec l'Ani/lel. 1. 1, p. 37. 
t BKAMÉE (bra-méc), s. f. Cri du cerf et de 
certains autres animaux. En nous voyant, elle [une 
vache) pousse une longue bramée, M"' de gaspa- 
RiN, Au boni de la mer. 

— KLM. Bramer se dit du cerf; pourtant Marot 
l'a dit en parlant des bœufs ; Mme de Ga^parin 
peut s'appuyer sur cette autorité. 

BIIAN. Ajoutez : |{ 5" Bran d'agacé, nom, on Bel- 
gique, de la gomme du cerisier, du prunier et 
des autres arbres qui portent des fruits à noyaux, 
ildii. critique, 20 mars 1875, p. 186. 

BR.\NC\KO. Ajoute: :\\i' Nom qu'on donne 
dans les hôpitaux aux lits supplémentaires. Dans 
les cas urgents , elle [l'administration de l'assis- 
tance publique] n'hésito pas à faire dresser des 
couchettes supplémentaires, qu'en termes techni- 
ques on nomme des brancards, et qu'on installe mo- 
mentanément dans le milieu des salles qui ne sont 
pas trop encombrées, UAxmz du camp, Rev. des 
Deuj-ilontles, I" aoilt 1870, p. 523. 

t BIIA.NCAKDER (brankar-dé) , V. n. Faire l'of- 
lico de brancardier d'ambulance. 

t BRA.VC.\RDIER. Ajoutez : \\ 3" Homme qui va 
chercher les blessés sur des brancards. 

BRANCUAGE.-ljouleï ; — REM. On trouve quel- 
quefois branchage pour branchement. On con- 
struit en co moment, sous l'avenue de la Chapelle- 
Saint-Denis, un branchage d'égout collecteur d'une 
g»ande importance,... Journ. o//ic. 20 janvier t»75, 
p. 514, 3* col. C'est UD emploi tout à fait impropre 
et abusif. 

— llisr. XVI* s. Ajoulex : Escourter et esclaircir 
le branchage de ce tige foisonnouit en trop de gail- 
lardise, MONT, m, 08. 

URANCHE. Ajouleî : || 13» Petite succursale 
d'une banque, d'une compagnie. Ces banques d'E- 
cosse ont de petites succursales, des délégations, 
des branches, comme on les appelle, dans chaque 
village, Journ. offic. 29 janv. («73, p. 648, 2° col. 
Attendu que les articles 31 des statuts de la b'-. ..- 
chc l'Incendie et 35 de ceux de la compapn'. u as- 
surances sur la vie stipulent l'un et l'f^ .; que le 
directeur peut être révoqué par l'asst i^iulée géné- 
rale. Gaz. des Trib. 23 août <876, p. 82o, 4» col. 
■Illi" Dans l'exploitation du bois de flottage, por- 
tion d'un coupon. Un coupon prend quatre bran- 
ches dans lesquelles il entre six mises ou portions 
de o",72, plus deux petites mises de u",!! envi- 
ron appelées acoulures, Mém. de la soc. centrale 
dagric. 1873, p. 266. [| 15° Terme d'hippologie. 
On ilit qu'un cheval a de la branche, quand il a le 
garrot bien sorti, la télé petite, et l'encolure longue 
et bien portée. 

t llRAiVCHELLlONS. La définition est mauvaise; 
voici la véritable : Genre de petites sangsues ou 
hirudinécs à respiration branchiale et non cuta- 
née, parasites des poissons et des tortues. 

— ETYM. Branchellion de Savigny, contraction 
de branchiobdellion de Rudolphi, de branchio- 
bdelle. 

t BRANCHEMENT. Ajoutez : Les Lranchcments 
de plomb des services de prise d'eau pour usages 
divers, Journ. offic. <9 nov. <873, p. 7u57, 2" col. 

t BRANCIUOBDELLE ( bran-chi-obdè 1' ), î. f. 
Genre de sangsues à respiration branchiale, para- 
sites des crustacés et des mollusques. 

— El YM. Branchie, et pôéDo, sangsue. 
tBRANCUlPE (bran-chi-p'), s. m. Genre de 

crustacés branchiopodes d'eau douce et salée. 

— KTYM. Branchie, et itoû;, pied. 
BRANDADE. — ETYM. L'étymologie véritable 

est le provenç. brandar, remuer, agiter, à cause 
que la morue en brandade doit être agitée pendant 
toirt le temps de la cuisson ; le même que brandir. 
1. BRANDE. Il 1° .4jou(ei ; On coupe dans ma 
commune, les brandes à l'âgo de huit ou dix ans, 
pour chauffer les fours ou les vendre à Casteljoux, 
et on n'arrache les troncs qu'après une période 
de quinze ou vingt ans, pour les carboniser, En- 
quête sur les incendies des Landes, p. 253. L'a- 
jonc, le genêt, l'arbousier, la brande et le chêne 
sont six essences qui, réunies à l'aiguille du pin, 
forment un puissant aliment aux incendies, ib. 
p. 212. 



lîHA 

t BR.\ND1N (brandin), j. m. Nom donné aux 
chevaux de l'arrondissement de Saint-AmanJ (Cher); 
ils sont légers et excellents, les Frimes d'Iionneur, 
p. 366, Paris, 1874. 

t BRAXDISSEDR (bran-dl-seur), s. m. Néolo- 
gisme. Celui qui brandit. Hérauts d'armes et bran- 
disseurs des insignes royaux au sacre de Bona- 
parte, ils rempliront les mêmes fonctions au sacre 
de Charles X, chateaubr. Jft'm. d'outre-tombe (éd. 
de Bruxelles), t. ui. Suite des Cent-Jnurs. 

I. BRANDON.— ËTYM. Jjouleï : D'après M.d'Ar- 
bois de Jubainvillc [Rev. celtique, t. ii, p. 12S), 
brondon vient non pas de l'ancien haut-allemand 
braiU, tison, encore moins de l'allemand moderne 
Brand, incendie, mais du franc brand, dont l'exis- 
tence est prouvée par le nom propre Cltildebran- 
dus, et qui a le sens do brûler, d'incendier. 

BR.\NLE-BjVS. — ÉTVH. .Ijoutez : En cas de 
combat, le capitaine fait arborer le pavillon, ôter 
les dunettes, les cloisons, les coffres, les branles, 
et fait tout porter à fond de cale, enfin fait mettre 
en ordre tout le vaisseau, Corresp. de Colbcrt, 
t. III, 1!, p. 313. 

BRANLER. — lllST. || xvi* S. Ajoutez .-Tous cha- 
lanssont tenus de bransler [suspendre la marche], 
arriver, venir à la chambre de ladite recepte , 
MANTELLiER, Glossaire, Paris, 1869, p. I4. 

t BRANTARD (bran-tar) , S. m. Dans le canton 
de Vaud, ouvrier qui porte la brante. 

t BRANTE (bran-t'), s. f. Dans le canton de 
Vaud, hotte ou baquet en bois qui sert à trans- 
porter à dos d'homme le raisin. 

t BRANTÉE (bran-tée), s. f. Dans le canton de 
Vaud, une pleine brante. 

BRAQUE.MART. Ajoutez : — REM. La définition 
précise de braquemarl est : épéo courte, large, 
plate, à deux tranchants très-aigus. 

t BRAQL'ER (bra-ké), V. a. En Picardie, biner 
les pommes de terra (comp. bracage, au Supplé- 
ment). 
t 2. BR.\Ol'ET (bra-kè), s. m. Voy. boblinage 2. 
BRAS. Il ll°.4jow(ej ; Il Bras ou genou do l'avi- 
ron, la partie depuis le point d'appui jusqu'à la 
main du rameur. 

BRASIFR. — HIST. Ajoute: : || xvf s. [Scevola] 
pour "". ,iitrer quel il esloit, s'estant faict apporter 
ur .,rasier, veit et souffrit griller et rostir son 
,ias, jusques à ce que l'ennemy mesmc, en ayant 
horreur, commanda oster le brasier, mo.nt. i, .1(17. 
t BRASSEMENT (bra-se-man), s. m. Action de 
brasser la bière. 

— HIST. xiv s. Le brasscmcnt de la cervoise et 
godale (1385), VAR1.N, Arc/iiMS admin.de la ville 
de Reims, t. m, p. 650. 

BRAVE. — ETYM. Ajoutes : Comme il n'y a, sur 
l'origino de ce mot, que des conjectures, il con- 
vient d'ajouter ici celle de M. J. Storm, Romania, 
avril 1876, p. 170 : Brave est récent dans le frai>- 
çais; il appartient au provençal, à l'italien et à 
l'espagnol. Reprenant l'idée de Ménage, M. Storm 
le tire du latin rabidus, enragé, par l'épenlhèse 
d'un 6 (brabidus), comme dans b-ruire et b-rairc. 
De brabidus vient l'ancien ital. braido, homme 
leste, agile. Braido a donné brado, qui conserve 
le sens primitif : bue brada, taureau sauvage. 
D'autre part, brabidus, par l'intermédiaire fictif de 
fcratîio, est devenu bravo. En espagnol, on a brotn'o 
et bravo : caballo bravo, cheval sauvage, non 
dressé, io.5 Indios bravos, les Indiens sauvages, 
mares bravas, mers agitées. En proven(;aI, cavalh 
braidiu , cheval fougueux, hennissant. M. .Slorm 
rappelle des emplois latins de rabidus avec le sens 
roman de brouo : rabidum Pelorum, Lucain ; ra- 
bies cwlique marisque, Virgile ; rahidi canes, Lu- 
crèce ; rabidi leones , Horace. D'après cette théo- 
rie de M. Storm, le thème brabidus (rabidus) no 
serait pas étranger à la langue d'oc, oii il se trou- 
verait sous la forme broidir, crier, hennir, brat'di/', 
criard, hennissant. 

BR WERIE. Ajoutez : || 2° De braverie, par bra- 
vade, en guise d'exploit. Une bande de femmes 
équipées en amazones lui firent, do braverie, une 
salve de mousquetados, malii. Lexique, id. L. La- 
lanne. 

BRAVOURE. Ajoutes : — REM. Bouhours, Doutes 
surla langue frawaise, p. D4, dit que disculper et 
bravoure nous viennent peut-être do Mazarin. 
M. Allou, Essaisurl'univcrsatilédela langue fian- 
çaise, in-8°, 1828, cite, p. 426, un livre publié ù 
Bruxelles en 1701, et dont l'auteur dit que « bra. 
voure , venu avec Mazarin, .parut d'abord très- 
bizarre, et causa un grand désordre dans la répu- 
blique des lettres. > 



BRE 



51 



BR.WETTK. Ajou<« : Il Anciennement, ce moi 
désignait une sorte d'Atui <;ui se portait à la fente 
du haut-de -chausses et qui était d'une forme très- 
indécente. Il Pantalon à brayctte, pantalon fendu 
par devant. 

t BRtVK (brèk), s. m. Voiture ayant un siège 
sur le devant et deux autres derrière dans le sens 
de la longueur se faisant face ; c'est comme un 
petit omnibus découvert. 

BREBIS.— ETYM. Ajoutes : Vervecem, au sens 
général de bête ovine : arietcm immaculntum de 
vervecibus, se trouve dans un texte du vi' siècle 
(voy. Rev. crit. 28 mai 1870, p. 347). 

BRÈCUE. Ajoutes : || 8' Nom donné par Engra- 
mcllo à la noctuelle du bouillon-blanc, noclua ver~ 
basci. 

t BRÉCIIÉ, ÉE (bréché, chée), adj. Qui a des 
brèches ; se dit, dans le Jura, d'une défectuosité dans 
les fromages. Suivant les circonstances, les fro- 
mages peuvent être brèches, éraillés, chailleux, 
mille-yeux, gercés, gaheau, Mém.Soc. gi!n. d'agric. 
1874, p. 94. 

BRÈCriE-DENT. Ajoutes : — HIST. xilf s. Guil- 
lelmus dictus brichedent. Charte, dans guérard, 
i'artul. de Notre-Dame de Paris, t. m, p. 87. 

— ETYM. Ajoutes : M. Darmesteter, Format, des 
noms composés en français, p. 134, a discuté l'ex- 
plication grammaticale de ce mot composé. « Bn',- 
che-dent est-il composé de brèche, s. f. et de deni, 
de sorte que le sens serait une brèche de dent, et, 
par synecdoque, un homme qui a une brèche aux 
dents? Celle composition serait tout à fait irrégu- 
lière; d'ailleurs le genre de brèche-dent s'y oppose. 
U est plus simple d'y voir un composé verbal. 
Brècher a existé au sens de faire brèche. Un brè- 
che-dent .serait donc celui qui brèche ses dents, c'esl- 
i-dire qui a les dents brèchèes. On ne voit pas, il 
est vrai, d'autres exemples de composés de la sorte 
où le verbe, au lieu d'indiquer une action pré- 
sente, indique une action passée. Mais ce change- 
ment de temps s'explique et par l'imptissibilité 
d'exprimer la chose autrement et par la nécessité 
de suivre le procédé habituel de formation des com- 
posés verbaux. » 

t BREDAI.ER. — ETYM. Ajoutes : 'Brédaltr, 
terme technique, est le même que le picard ber- 
daler, gronder entre ses dents, qui est le même que 
l'anc. français berdeler, qui signifie marmotter 
entre ses dents, et qui est de même origine que 
bredouiller ( voy. bredouiller, au Dictionnaire et 
au Supplément). 

BREDOUILLÉ. Ajoute: : || Fig. Qui parait bre- 
douillé, en parlant d'un écrit, d'une lettre. Parère 
m'a écrit une lettre toute bredouillée de compli- 
ments et de proleslations, sÉv. Letl. à Urne de 
Grignan, s janv. (676, dans Lett. inédites, éd. 
Capmas, t. i, p. 395. 

BREDOUILLER. Ajoutes : — HIST. xut* s. Ainz 
c'en ait dit deus misereles [misérérés]. Ont il dites 
et murmulées, Bauboiées et bredelées Et leur heu- 
res et leur matines, Gautier de coincy, les Mira- 
cles de la sainte Vierge, p. 485 (abbé Poquel). 
Que bredeler représente bredouiller, cela est 
prouvé par le picard, qui dit encore aujourd'hui 
berdeler. 

t BREUON (breon), s. i?i. Terme d'histoire. 
111° Dans l'ancienne Irlande, sorte de fonction- 
naires religieux. Les brchons ressemblent extrême- 
ment aux druides, e. de laveleïe, Rcv. des Deux- 
Slondes, 15 avril 1875, p. 788. || 2° Recueils de lois, 
dans l'ancienne Irlande. Les brehons , qui or* donne 
leur nom à ces recueils de lois [the brehon (aics|, 
offrent la plus grande ressemblance avec les drui- 
des de la Gaule, tels que César nous les fait con- 
naître, E. DE laveleye, les Lois des brehons, p. 787. 

t BRf;LAGE(brê-la-j') s. m. Terme de pontonnier. 
Disposition ayant pour but de fixer sur les corps 
de support les poutrelles destinées à porter le ta- 
blier d'un pont. Il Action d'établir cette disposition. 

— ETYM. Le même que brcUage. 

t BRËLER (brê-lé), V. a. Faire le brêlage. 

— ETYM. Le même que brellcr. 

t BREMNGUE (bre-lin-gh'), s. f. Une brelinguc, 
c'cst-àdiio une voiture qui a de l'âge, du service, 
des antécédents de fatigue et d'épuisement, h. tôpp- 
FER, iVoKU. Voyages en sig-zag. 

— ETYM. Forme de berlingot (voy. ce mol), Irès- 
usilée à Genève et dans la Suisse romande. 

t BRELOQUET (brc-lo-kè), J. m. Sorte de bre- 
loques. Spécialité de brcloquets, fantaisie et 
armoiries, Alm. Didot-Bottin , 1876, p. 703, 

col. 

1 BBENAGE (bre-na-j'), i. m. Terme de féodalité. 



52 



BIIE 



Obligation d'héberger les chiens du seigneur (pro- 
prement, oblià'ation de fournir du son pour les 
nourrir). Breuage vaut quinze niuids d'avoine par 
an, MICHELET, Urig. du droit, p. 25». 

— ETYM. Jiran, son. 

t BRE-VÊE (brenéo). s. f. Dans l'Aunis, pdt6c 
pour les besliau.\ composée principalement de 
bran ou son. Oloss. aunisien, p. 77. 

— ETYM. Bren ou bran, son. 

t BRE-MER (bre-nié), s. m. Anciennement, offi- 
cier chargé de lever le droit de brenage. || On di- 
sait aussi bernier. 

1 BKE.\TE (bran-t'), s. m. Coléoptère de la 
famille des rhynchophores : ils sont la plupart 
eioliques, H. pelletier, Petit dict. d'enlomol. 
p. 69, Blois, 1868. 

BRÉSIL. — REM. Au lieu de la remarque, met- 
tez ceci : L'Académie observe qu'on dit aussi b.is 
de Brésil. Cette observation a besoin d'explication ;. 
car, telle qu'elle est, elle ferait croire que le 
brésil tire son nom du Brésil, tandis qu'au con- 
traire c'est le Brésil qui tire son nom du brésil. 
On peut écrire bois de brésil ou bois de Brésil. 
Dans le premier cas, ce sera du bois de l'arbre 
brésil ; dans le second cas, le bois do Brésil ou de 
Fernambouc désignera particulièrement la cx- 
salpinia echinala, Lmk. 

BRÉSILLÉ. .ijoufei: — REM. Mandez-moi si vous 
dormez, si vous n'êtes point brcsilléc, sÉv. t3 nov. 
J676. M. Régnier dit en note : Brésillée , devenue 
rouge, c'est l'explication que M. Lillré donne du 
mot; un des sens de brésiller est teindre avec le 
bois rouge appelé brésil. Nous devons toutefois 
ajouter que ce mot signifie aussi • rompre par pe- 
tits morceaux, » et « réduire en poudre à force de 
sécheresse, » et qu'en comparant ce passage à quel- 
ques endroits des lettres suivantes , on pourredt 
être tenté de prendre ici brésiller duus cette seconde 
acception; voyez particulièremeul : Parlez moi de 
TOUS, ma chère enfant ; comment vous portez-vous? 
votre teint n'est-il point en poudre ? éles-vous belle 
quand vous voulez? sÉv. 4 déc. 1675; et : J'ap- 
prouve vos bains, ils vous empêchent d'être pul- 
vérisée, SÉV. ♦ sept. 1676. 

BRÉSILLER. — ETYM. Àjoules : En Normandie, 
on dit d'un mets trop salé, qu'il est brésilU de 
sel. 

t BRESSAN, ANE (brè-san, sa-n'), adj. Oui ap- 
partient à la Bresse, ancienne province de France. 
Le patois bressan. 

t BRESTE. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Le plaisir 
y est singulier de voir les oisillons.... le braver 
et se moquer de lui [le duc ou la chouette], et, au 
bout de tout cela, se sentir pris par les griffes 
avec le brei ou bien par le glu, dont ils se trou- 
vent empestrés en leur pennage, o. de serres, 

996. 

t BRETÊCBE. Ajoutes : — REM. La définition com- 
plète de la bretéche est : Ouvrage de charpente en 
saillie sur des faces de maçonnerie, s'ouvrant, à 
la partie inférieure, par de larges mdchicoulis, et 
latéralement aussi bien que de front, par des cré- 
neaux revêtus de volets. 

t BRETON' (bre-lon), i. m. Nom d'un idiome 
néo-cehiiiue parlé en Basse-Bretagne. 

t BRETTER. |1 1* Ajoutes : En avril 1679, lors- 
que le Huget présenta son état de dépenses, l'in- 
tendant Arnoul écrivait à Colbcrt que le bas-relief 
n'était que dégrossi, et que la figure de Milon 
n'était pas entièrement finie, et qu'il y en avait 
une partie qui n'était encore que kreltée, c'est-à- 
dire ébauchée, j. dumesnil, Bist. des amat. fran- 
çais, t. II, p. .168. 

t BREL'II.LES. AjouUi : || i'Au sing. Brouille de 
Classe, partie grossière de la filasse. D. Avec quoi 
avez-vous mis le feu? — R. Avec des allumettes, 
de l'amadou, de labreuille de filasse et de la paille 
(interrogatoire d'un incendiaire en 1778), Cas. des 
Trib. 11 juin l«76, p. 670,4' col. Interrogé oii il a 
acheté les allumettes, l'amadou, le briquet, la 
pierre à fusil et la filasse avec lesquels il a mis le 
îen, a dit qu'il les avait chez lui, qu'il les y a 
pris, qu'il ne s'est servi que de breuilles de Classe 
et de paille qu'il a prise dans le grenier de Pierre 
Hébert, ib. p. 671, 2' col. 

i BREl'LE (brcu-1'), s. /'.Nom, dans le Calvados, 
d'une bricole que l'on met aux vaches et aux tau- 
reaux, pour les empêcher d'atteindre les branches 
des pommiers et de manger les fruits, les Primes 
d'honneur, Paris, 1870, p. 48. 

BREVET. — HIST. Ajoutez : || xiV s. Par dessus 
Dieudonné (un saint personnage].... Yavoilunbrie- 
vetau Dieu commandement (jui devisait non nom 



BRI 

et sa vie enscmcnt, Ilist. litt. de la Fr. 1. xv.vi, 
p. 122. 

t BREVETABILITÉ (bre-vc-ta-bi-li-té), s. f. Qua- 
lité de ce qui peut recevoir un brevet. M. B.... 
l'a frappé [un jugement] d'appel incident, en ce 
qu'il aurait reconnu à tort la brevetabilité et la 
contrefaçon. Gaz. des Trib. 4 et 5 juill. 1870. At- 
tendu, sur le moyen subsidiaire de la non-breve- 
tabilité de l'invention de T..., et sur la nullité 
du brevet, par suite d'une description insuffisante, 
ib. 31 janv. 1875, p. 102, 4« col. 

f BREVET.ABLE. Ajoutez : Le tableau mécani- 
que de M. L..., appliqué aux agences hippiques, 
constitue une invention brevetable. Gaz. des Trib. 
12 avr. 1870. 

1. BREVETER. Ajoutez : || 2" En un autre sens, 
garantir par l'obtention d'un brevet une invention, 
en parlant non de l'autorité qui accorde le brevet, 
mais de l'inventeur qui se le fait donner. Qu'il 
[Meyer] rappelle qu'il a déjà breveté l'application 
de ces propriétés aux perles factices, dont la fa- 
brication fait l'objet de son brevet du 3u novem- 
bre 1866, Gaz. dcsTrib. i ctB juill. I87u. 

BRÉVLAIRE. — HIST. Ajoutez : || xvi' s. Nous aul- 
trcs ignorants estions perdus, si ce livre [Plutar- 
que] ne nous eust relevé du bourbier : sa mercy, 
nous osons à cett' heure et parler et escrire ; les 
dames en régentent les maistres d'eschole ; c'est 
notre bréviaire, mont, ii, 41. 

t BRÉZEGAÙD (bré-ze-gô), s. m. Nom d'un fro- 
mage. Le fromage brêzegaud a du rapport avec le 
fn^mage rebléchon, mais il est plus délicat; on le 
fabrique dans la vallée de Beaufort (Savoie), 
HEUZÉ, la France agricole, carte n° 44. 

t BRI (bri), s. m. Voy. BRT au Supplément. 

BRIBË. — HIST. Il XVI' s. Ajoutez : En cette oc- 
casion de trousser mes bi'Lbes et de plier bagage 
[mourir], je prends plus particulièrement plaisir à 
ne faire gueres ny de plaisir ny de desplaisir à 
personne en mourant, mont, iv, 122. 

t BRICIIET (bri-chè), s. m. Synon. populaire de 
bréchet; il se trouve dans mol. D. Juan, u, l. 

BRIGOI.E. Il 2° Ajoutez : \\ D'e bricole s'est aussi 
dit populairement pour faux, postiche. Tout ce 
qui sort de l'imprimerie d'un certain Du. •'•ne de 
bricole, n'est pas de moi.... L. du P. Dui.. '•<£, 
l'Ami des soldais, p. 16. || 9° Tromperie, mauv,.. 
expédient. Tenir à demi sa parole C'est une mé- 
chante bricole, corn. Lexique, Marty-Laveaux. 
]1 10' Travail de hasard, mal rétribué. L'ouvrier 
dit qu'il fait des bricoles, de la bricole, en pre- 
nant du travail oîi il en trouve en attendant que 
son métier ordinaire reprenne. Cette expression 
est tirée de la bricole qu'on se met au cou pour 
traîner les petites voitures. 

BRICOLER. Ajoute: : \\ 4» Agiter, jeter çà et là. 
Être impliqué dans le tumulte des affaires et bri- 
colé de leur flux et reflux perpétuel, malh. Lexi- 
que, éd. L. Lalanne. 11 n'y a école de dialectique où 
ce sophisme n'ait été bricolé, m. ib. 

t BR1D.\0K (bri-da-j'), s. m. Appareil de cordes 
pour retirer des fosses les ouvriers vidangeurs. 
Qu'ils avaient négligé de fournir des bridages et 
un flacon de chlorure de chaux pour prévenir 
l'asphyxie; enfin, qu'aucun ouvrier chargé de 
tenir la corde bridage n'avait été placé à l'exté- 
rieur de la fosse, Gaz. des Trib. 5 et 6 sept. 1S7Q. 

BRIDER. Il 6° yl;ou(c; : || Fig. Brider la potence, 
voy. POTENCE au Supplément. 

BRIEF. Ajoutez cet exemple de brief au mas- 
culin : Je vous ai écrit assez au long par le passé 
pour me dispenser [me permettre] d'être brief à 
cette heure, malu. Lexique, éd. L. Lalanne. 

t BRIER. Ajoutez : Il 2' Passer le chanvre au 
brioir. Il Dans l'Aunis, on dit brayer ou bréger, 
Gloss. aunisien, la Rochelle, 1870, p. 77. 

t BRIÊRE (bri-ê-r'), s. f. Nom donné, dans la 
Loire-Inférieure, aux tourbières, les Primes d'hon- 
neur, Paris, 187a, p. 138. 

•)• BRIÉROX (bri4;-ron), s. m. Nom donné, dans 
la Loire-Inférieure, aux ouvriers qui taillent la 
tourbe en mottes, les Primes d'honneur, Paris, 
1873, p. 138 

BRIÈVETÉ. — HIST. || xvi' s. Ajoutez : Clear- 
chus, qui commandoit les Grecs du party de Cy- 
rus, les mena tout bellement à la charge, sans 
soy haster; mais, àcinquante pas près, il les meit 
à la course, espérant, par la briefvcté de l'espace, 
mesna^er leur ordre et leur haleine, mont, i, 355. 

BRIGAND. Ajoutez ; — REM. Brigande, em- 
ployé comme adjectif par Mirabeau (et par Cor- 
neille ; Traître qui te fais fort d'une troupe bri- 
({t.iKlo, Lexique, M, Marty-I..iv6aux)^ l'a litg Konmig 



bRI 

sul.stantif par .S.ainte Beuve : Il [Léopold Robert] 
s'en était tenu à copier, en l'arrangeant pour ce 
rùle, une des belles brigandes do Sonnino, Cause- 
ries du lundi, t. x, L. Robert. 

BRIGANDER. Ajoutez : || 2° V. a. Ravir, con- 
quérir par brigandage. Qu'importe combien il 
[Alexandre] a brigande de royaumes? malh. Lexi- 
que, éd. L. Lalanne. 

t'BRIGANDEUR (bri-gan-deur), s. 7ii. Celui qui 
brigande, spoliateur. Un père ne sera pas en sim 
bon sens, qui par testament laissera pour tuteur 
à son fils un brigandeur ordinaire de pupilles, 
malh. Lexique, éd. L. Lalanne. 

BRIGANDINE. Ajoutez : — REM. Voici la des- 
cription complète de la brigandine : armure com- 
posée de lames articulées, placées à recouvre- 
ment, liées entre elles par des rivets dont on voit 
les têtes ; cette armure, très-employée au xv siè- 
cle, était celle de l'archer à cheval des compagnies 
d'ordonnance, et souvent celle du gentilhomme 
qui ne pouvait se procurer une armure de plates, 
PENGUiLLY l'haridon, Calai, du Musée d'artillerie, 
p. 222. 

t BRIGXOLETTE (bù-gno-Iè-f), s. f. Voy. bbio- 
LETTE au .Supplément. 

BRIGUE. — ETYM. Ajoutes : L'origine de ce 
mot était laissée à un radical brife qui demeurait 
indéterminé. M. J. Slorm, Romania, avril 1876, 
p. 171, pense que ce radical est germanique : al- 
lem. brechen, rompre; bas-allem. breken ; angl. 
to break; goth. brikan. Le thème bi-ikan a formé 
d'abord brigare, bregare, rompre, faire du bruit, 
se quereller; en catal. bregar, broyer, quereller. 
L'ital. briga s'emploie surtout dans le sens d'en- 
nui, querelle, affaire difficile et aussi tourbillon 
de vent : Ombre portate dalla detta briga, dante 
Inf. y, 49. ' 

BRIGUER. Ajoutez : || 3° Briguer quelqu'un, le 
solliciter. Qu'il sera glorieux que, sans briguer 
personne. Ils [vos hauts faits] fassent à vos pieds 
apporter la couronne, corn. Lexique, éd. Marty- 
Laveaux. 

BRILLANTER. Ajoutez : || 3° Donner du brillant 
au fil. Mécaniques à étirer et brillanter les fils 
de tout genre, Alm. Didot-BoUin, 1871-1872 
p. 1134, 3' col. 

t BRILLANTINE ( bri-lian-ti-n', Il mouillées), 

<". ||I° Percale lustrée pour doublures. || 2° Es- 
pe^i He pommade pour lustrer les cheveux. 

t Bli;'..T-EMENT. Ajoutez : La vie où vous êtes, 
pour ce qi 'le est frappée d'un brillemeut exté- 
rieur, donne incontinent une ombre épaisse à ceux 
qui s'y arrêtent, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. 
Âme vraiment solide et bâtie sur la pierre ; âme 
d'autant plus à estimer qu'il ne paraît rien en elle 
de ces brillements qui flattent les sens des hom- 
mes! saint-cvhan, dans SAINTE-BEUVE, Port-iioyoi 
1. 1, p. 131, s-édit. 

1 . BRILLER. — REM. Briller dans la conversa- 
tion, très-reçu aujourd'hui, était nouveau dans le 
courant du xvu° siècle. « Voiciencore d'autres fa- 
çons de parler assez nouvelles, briller dans la con- 
versation : Il y a des gens qui o'nt beaucoup d'es- 
prit et qui ne brillent point dans la conversation, » 
BOUHOURs, Entret. d'Ariste et d'Eugène, u. 

2. BRILLER (en termes de chasse). — HIST. 
Ajoutiez : Il xvi° s. Les brillants epaigneuls se met- 
tent en campagne. Qui de çà, qui de là, et en bien 
peu de temps Deffont, sans s'arrestor, les environs 
des champs, galciiet. Plaisir des champs, p. 242. 

t BRILLOLEITE (bri-llo-lè-t'. Il mouillées), s. f. 
Diamant brut ayant la forme d'une poire, dans le- 
quel on coupe des facettes dans tous les sens, cm. 
BLANC, l'Art dans la parure, p. 315. 

t BRLUADE (bii-ma-d'), s. f. Dans l'argot des 
écoles et surtout des écoles militaires, vexations, 
épreuves que les anciens font subir aux nouveaux. 

t BRIMBALANT, ANTE (brin-ba-lan, lan-l'), adj. 
Qui branle, qui oscille. Nos sots pourpoints, nos 
brimbalantes chausses, st-amant, ÉpU. divers. 

t BRIMER (bri-mé), V. a. Infliger une brimade. 

BUINDE./tjou(cjr; — REM. La brinde est, comme 
le toast anglais, une proposition de boire à quel- 
qu'un , comme on voit dans cet exemple de Lesage : 
Pour mieux la célébrer, on les fit asseoir i table 
l'un auprès de l'autre; on leur porta des brindcs; 
chacun leur fit fête, lesage, Gil Blas, x, 9. Nous 
avons abandcnné notre ancien mot pour adopter 
le nouveau, venu d'Angleterre. Toutefois, chose 
singulière, l lindo était une importation étrangère 
comme l'est toast. 

— ETYM. Ajoutez : Le jjaiois romand, à cété da 
brindi, dit liriiiuue, s» qui confirma rétymolo(fi<> 



nuo 



BTIO 



53 



par bringen. L'itaT. brindisi n'y contredit pas, et 
représente, comme Diez le dit, bring dirs, je te le 
porte. Cela mot hors de cause l'ctymologie fantai- 
siste de Brundusium, les Romains, selon Castel- 
lan, Leil. sur t Italie, t. I, p. 27, accompagnant i 
Brindes (Brundusium) leurs amis parlant pour la 
Grèce et leur portant la coupe do lamitié, avec 
vœux de bonne traversée. 

t BRIXDKIXGUES (brin de-zin-gh'), s. f. pi. 
Terme populaire. Ivresse, ivrognerie, état de 
l'homme qui ne peut pas se tenir sur ses jambes. 
Quand je vois un camarade dans les brindezin- 
gues, je l'accoste, je lui offre mon bras, Figaro, 

4 3 OCt. 4 876. 

t BRINGÉ, ÉE (brin-jé, jée), adj. Nom donné, 
dans le Calvados, à la robe d'une race bovine, 
robe d'un bai clair sillonné de raies brunes ou 
noires très-irrégulières et orné parfois d« taches 
blanches, les l' rimes d'honneur, Paris, t8"0, p.t7. 
Le poil bringé et les qualités laitières qui distin- 
guent la race augeronne, magne, Bullelin de la 
Société d'Agric. de Fr. 3' série, t. m, p. o«o. La 
race normande est répandue dans la Normandie, 
la Beauce, etc.... sa robe est rougcitre ou rouge 
noiritrc marquée de blanc ; les animaux à robe un 
peu zébrée ou noire truitée sont appelés bringés, 
UEUZK, la France agricole, carte n" 32. 

— ETVM. Les paysans disent aussi brindlé, va- 
riante de bringé. Rapprochez de brindlé l'an- 
glais brindle, tavelure, brindled, tavelé. 

t BRINTIER (brin-tié), s. m. Nom, dans le pays 
de l'Argonne, des fabricants de manclies de fouet, 
faits avec des brins do houx, de néllier sauvage et 
d'aubépine, a. theuriet, Rev. des Deux-Mondes, 

<5 nov. (876, p. 3(9. 

t BRINVIIXIERS (brin-vi-Ué, U mouillées) ou 
BRINVILLIÈKE (brin-vi-llè-r'), s. {. Nom donné à 
la spigélie anthelminlique, plante du Brésil très- 
vénuneuse. 

— ErVM. La Brinvilliers, célèbre empoison- 
neuse du temps de Louis XIV. 

BRIOCHE. Ajoutez : — REM. Les musiciens de 
l'Opéra imposèrent une amende pour chaque faute 
commise ; le produit de ces amendes fut employé 
à acheter une énorme brioche mangée en commun ; 
d'oii le sens de faute, de .sottise attaché à brioche. 

t BRIOCHIX (bri-o-chin), s. m. Nom, aans les 
Cûtes-du-Nord, du brugnon. 

— ETVM. Sans doute fruit d» Saint-Brieuc, brio- 
chin étant l'ethnique de cette ville. 

fBRIOIR (bri-oir), s. m. Sorte de tailloir en bois, 
à deux lames, qui s'emboîte sur un chevalet, et où 
l'on passe les tiges du chanvre roui et séché, pour 
en briser la chènevotle et dégager les libres en- 
■veloppantes ; il diflère tout à fait du sérançoir, qui 
est un assemblage de peignes d'acier ; c'est au 
sortir du brioir que les peignées de fibres passent 
sous le sérançoir. Il Dans l'Aunis, cet instrument 
se nomme brége, Gloss. aunisien, 4 870, p. 77. 

t BRIOLETTE (bri-o-lè-f), s. f. Terme de joail- 
lier. Diamant percé à l'une de ses extrémités, par 
laquelle on le suspend aux boucles d'oreille (voy. 
BRiLLOLETTE, qui est le même mot). || On dit aussi 
brig.iolette. 

t BRIOLEUR (bri-o-leur), s. m. Dit aussi baude- 
licr, celui qui transporte du bois avec des butes 
àe somme, Tarif des patentes, l«50. Dans ces bois 
escarpés [de l'Argonne].... les charrois se font 
pour la plupart à dos de mulet; de là l'industrie 
des brioleurs qui conduisent aux verreries le 
charbon, la fougère et le bois de chauffage, a. 
THEUBiET, Rev. des Deux-Mondes, 4 5 nov. 4 876, 
p. 311. Il Pâtissier brioleur, celui qui ne fait que de 
petits gâteaux et autres pâtisseries communes. 
Tarif des patentes, tSM. 

j- 2. BRION (bri-on), s. m. Terme de construction 
navale. Pièce courbe, droite dans sa partie infé- 
rieure pour le prolongement de la quille et for- 
mant un coude dans sa partie supérieure pour 
ébaucher l'étrave, nanquette, Expl. débit elestim. 
des bois, Nancy, 4 868, p. 4 30. 

t BRlOi; (briou), s. m. Débris de pierres écra- 
sées. Tarif des patentes, 4 850. -Fabricant do briou. 

BRIQUE. — HIST. Ajoutes : Il xvi's. Hautes mon- 
tagnes fécondes en beaucoup de singularités et 
une infinité de pierres de brique, dont ils font des 
coins à fendre le bois, l'Histoire notable delà Flo- 
ride, contenant les trois voyages décrits par le ca- 
pitaine Laudonniére, Paris, Janet, 4 853, p. no. 

— ETVM. Ajoutez: la pierre de brique de l'exem- 
ple ci-dessus est sans doute un silex. 

I 2. BRIQUETER (SE) (bri-ke-té), v. réjl. Se heur- 
ter en briquet. Deux nuages qui se briquetlunt en- 



semble, contre une montagne ou un clocher, arra- 1 Bn^iK*!», Traité de comm. avec l'.ingt. t. ii, 
cbcnt cette grosse étincelle qui nous fait mourir de p. m. 
peur, GALiANi, Lett. à iline d'Epinaij,-îi août 4 771. 

— ETVM. Briquet. 

BRIQUETTE. Ajoutes : — REM. La définition 
complète de la briquette est : Coke fabriqué avec 



des débris de bouille agglutinés et moulés, avant 
leur conversion en coke, dans des moules de forme 
prismatique rectangulaire. 

4 . BRISE. Ajoute: : — REM. La brise légère a 
deux mètres do vitesse à la seconde; la forte brise, 
huit mètres; la très-forte brise, dix mètres. 

BRISÉ. Ajoutes : || 10' X heures brisées, à des 
heures irrégulières. Pour garder l'intérieur, le 
jour, je plaçais deux gardiens : l'un pour la porte, 
et l'autre pour faire dos rondes à des heures bri- 
sées, Cas. des Trib. 48 sept. 4874, p. 895, 3" col. 

t BRISE-MUR (bri-ze-mur), s. m. Ancien syno- 
nyme de canon. 

t BRISE-TOUT (brizetou), s. m. Homme brus- 
que et brutal, enfant qui casse et déchire tout. 
Il .4u pi. Des brise-tout. 

BRISEUR. Ajoute: . \\ 1° Adj. f. Terme de l'in- 
dustrie des laines. Carde briscusc, carde qui sert 
à rompre la matière première. La cardo briseuse, 
la carde repasseuse, la carde boudincuse, Fnquèle, 
Traité de comm. avec l'Anglet. t. ui, p. 449. ||0u 
dit aussi cardo brisoir. 

BRISIS. Ajoute:: || Kn brisis, en forme de brisis. 
Une immense cour est occupée sur chacun de ses 
quatre côtés par un bâtiment composé d'un rez-de- 
chaussée et d'un étage en brisis; en bas sont les 
écuries, en haut les greniers, maxime nu camp, 
Rev. des Deux-Mondes, 4 5 mai 4 867, p. 328. 

t BRITANNIQUE (bri-ta-nni-k'), adj. Qui appar- 
tient à la Grande-Bretagne. Les produits britanni- 
ques. 

t BROC.\NTE. Ajoute:: \\ i° Il se dit quelquefois 
pour brocantage. C'est aussi l'époque des galeries, 
des collections... la brocante attache sa poussière 
à tout ce qui possède une valeur, karl steen, 
Journ. officiel, 4( avr. 4874, p. 2681, 2° col. 

t 3. BROCARD (bro-kar), .f. m. Terme de métal- 
lurgie. Atelier oii on broie les minerais. 

BROCHET. — HIST. Ajoute: : || xvi' s. Comme 
noius allons à la chasse des bestes, ainsi vont les 
tigres et les lions à la chasse des hommes ; et ont 
un pareil exercice les unes sur les autres, les chiens 
sur les lièvres, les brochets sur les tenches.... 

MONT, u, 470. 

t BROCIIETEUSE (bro- che-teù-z'), s. f. Ouvrière 
en dentelle chargée da fabriquer le vrai réseau. 

f CROCHU RIER (bro-chu-rié), s. m. Terme de 
dénigrement. Celui qui fait des brochures, politi- 
ques ou autres. Le publiciste brochurier de l'em- 
pire.... doit devenir la première plume [d'un jour- 
nal bonapartiste en projet], l'Opinion nationale, 
23 juin 1876, 4" page, 6" col. 

t BROCOTTE (bro-kô-t'), s. f. Voy. SÉhacÉe. 

BRODEQUIN. — ETVM. Ajoutes : D'après 
M. Dozy, ce mot représente l'arabe cherqui, cuir 
d'un certain mouton nommé cherc. L'ancien portu- 
gais ayant dit moresquil et mosequin, M. Dozy y 
voit cherqui avec l'addition portugaise de mo, qui 
se trouve aussi en d'autres mots; puis mo s'est 
changé, comme cela est facile, en bo. 

t BRODURE (bro-du-r'), s. f. Ouvrage de brode- 
rie. ||Fig. L'histoire de Marguerite de Valois.... 
imprimée à Amsterdam.... est une brodure de fic- 
tions et de chimères romanesques.... iiayle, Fin de 
_ l'article sur Marguerite, reine de Navarre. 

t BUOMH'VDRATE (bro-mi-dra-f), s. m. Terme 
de chimie. Sel formé avec l'acide brombydrique. 

f BltOMUVDUIQUE (bro-mi-dri-k'), adj. Terme 
de chimie. Acide brombydrique, acide formé de 
brome et d'hydrogène. 

t CUONZAGE (bron-za-j'), î. m. Action de bron- 
zer. Les poudres à bronzer.... le frottement de la 
pondre dans un jnortierlui donne l'état lamellaire 
qui la rend propre au bronzage, Ifoiift. univ. 43 

OCt. 4868, p. 4378, -l-col. 

BRONZE. Ajoute: : || 6° Bronze acier, bronze à 
huit pour cent d'étain. coulé dans une épaisse co- 
quille en fonte et autour d'un noyau en cuivre 
rouge ; il est dû au colonel autrichien Von Ucha- 
tius, Jourji. ojfic. 4"janv. 4875, p. 43, 4" col. 
Il 7° Le bronze moderne n'a pas la même composi- 
tion que le bronze ancien ; le zinc y remplace 
l'étain. Il faudrait remonter à Keller pour retrou- 
ver le bronze véritable ; le mot générique do bronze 
a été conservé; mais, à partir do l'époque de 
Louis XIV inclusivement, il n'y a plus eu, en réa- 
lité , qu'un Rlli.iao «o ropprorlisnt du liiiton, 



— ETYM. Ajoutes : M. Rossignol le tire de bru- 
numxs,i'il au lieu do <rsnigr«rii,/i).xo; m^'»:, cui- 
vre noir ou bronze; dans le bas-grec, nisxa; 
itçoOxilive;, portes do bronze. 

t BRONZIER (bron-zié),s. m. Fabricant de bron- 
zes. Les grands bronziers du boulevard Beaumar- 
chais, Joiirn. offic. 25 déc. (876, p. «722, 2" col. 

t BROQUELIN (bro-ke-lin), s. m. Débris de la- 
bac, dans les manufactures do tabac. Les quantités 
proportionnelles do tabacs en feuilles do chaque 
espèce et qualité et celles de débris et broquelins 
qui doivent être employés dans chacune des fabri- 
cations.... Instruction du 30 juin 48.12 sur le ser- 
vice des manufactures de tabacs, art. 4 45. Sont 
comptées comme matières exotiques.... les débris 
ou broquelins provenant des fabrications du sca- 
ferlati étranger, des carottes i râper, des rôles 
menu-filés et des cigares, ib. art. (48. 
— ÉTYM. AUem. BriJklein, miette. 
BROSSERIE. Ajoute: : \\ 2» Machine d'approt 
pour draps et nouveautés. Enquête, Traité de 
comm. avec l'Anglet. t. ii, p. 35ii. 

t BROUETTAGE ( brou-è-ta-j'), s. m. Mode de 
transport dans les mines à l'aide de la brouette. 

BROUETTEUR. Ajoutes : — HIST. xiv s. \ ii 
brouweteurs pour les tourtiaus dessus dis amener 
en le [la] halle, caffiaux. Régence d'Auberl de Ba- 
vière, p. 58. 

BROUETTIER. Ajoutes: || 2° Fabricant de brouet- 
tes. Battage de grains à la mécanique, brouet- 
liers, fabricants d'engins de toute espèce, Joiiî-n. 
o//ic. 10 mars, p. 1862, 4" col. 

i BROUdn.'V.'»! (broum'), s. m. Sorte de voiture. 
Il [lord Brougham, célèbre légi.ste et écrivain an- 
glais] faisait usage d'une voiture petite et basse 
do son invention, qui fut appelée et qui s'appelle 
encore un brougham, mignet, Journ. offic. 4"'' janv. 
4 872, p. 10, i"col. 

BROUHAHA. Ajoute: : — REM. On trouve aussi 
brouha. 11 [Errardl s'y était rendu [à l'Académie] 
un peu plus tard que M. Le Brun, et y entra au 
plus fort do ce brouha de ravissement qu'y causa 
la superbe production do ce grand homme, DE 
MONTAiGLON, Ilisl. dcl'Acad. de peint.{Mém. attri- 
bués à A. Tcstelin), t. ii, p. 34. 

t BROUILLADE (brou-lla d', (J mouillées), s. f. 
Brouillade aux anchois, à l'oignon, etc. (Provence), 
œufs brouillés avec anchois, oignons, etc. 

t 2. BROUILLAGE (brou-lla-j', U mouillées), 
s. m. Droit de brouillage, se dit, dans l'Aiu, du 
droit de pâturage dans les étangs brouilleux, les 
Primes d'honneur, Paris, 4 870, p. 364. Tout parti- 
culier avait le droit d'élever une chaussée sur son 
fonds et d'inonder les terrains supérieurs, à la 
charge de laisser aux possesseurs de ces fonds la 
jouissance du sol durant l'assec. les droits de 
brouillage et de champéage durant la culture en 
eau, et de leur payer en outre une indemnité ré- 
glée par arbitre, Journ. offic. 2 avr. 4874, p. 255u, 
1" col. 
— ETYM. Voy. BROUILLEUX au Supplément. 
BROUILLAMINI. — ÉTYM. Ajoutes : Voici un 
exemple qui confirme l'origine donnée à ce mot : 
Ladite forêt [do 'Wassy].... contient quatre con- 
trées : celle de.... et celle de brouillaminy, ainsi 
dite parce que de la terre de cette contrée se com- 
pose le bol armenie que l'on réduira en petits bil- 
lets propres à la peinture et à faire des charges 
aux chevaux blessés. Archives des finances, ma- 
nu.scr. Procès verbaux de réformation des forêts 
de Champagne {tnsi). fol. 214, verso. 

f BROUILLANT, ÀNTE (brou-llan, llan-t', {{ 
mouillées), adj. Qui brouille. C'était | M. de Ccri- 
zay] un homme d'esprit, mais fort brouillant, gouh- 

VILLE, Mém. 1651. 

f 2. BROVILLE. Ajoutes: \\ 2' Brouille (difi'érente 
do brouille blanche), la festuca fluitans, graminée 
dont les feuilles s'étalent à la surface do l'eau des 
parties peu profondes des étangs, magnin, Etudes 
géologiques, Paris, 1876, p. 29. 

t BROUILLÉE (brou-llé. Il mouillées), s. f. Néo- 
logisme. Ce qui brouille, trouble, obscurcit. Dans 
la nuit du 22 au 23, je traversai une ma.sse épaisse 
de montagnes; elles continuèrent leur brouillée 
devant moi jusqu'à Salzhourg, chateaubr. Mém. 
d outretnmbe (éd. de Bruxelles), t. vi, Journal de 
l'adoue d Prague. 

BROUII.LERIE. Ajoutes :\\i° Bagatelle, chose 
de peu d'importance (sens vieilli). Saint Grégoire, 
évêque de Naziance.... se promenant sur lerivago 
d4 la mer, considérait comme les andcs, s'avaD'* 



54 



lîRO 



çant sur la grùve, laissaient des coquilles et petits 
cornets, tiges d'herbes, petites huîtres et sembla- 
bles brùuiÛeries, SAINT FRANÇOIS de sales, Inlrod. 
à la vie dévole, ii, (3. 

I BROCILLKL'X, EUSK (broii-lleù, llcû-z', U 
mouillées), adj. Qni produit la brouille, qui est plein 
de brouille, gramince aquatique; so dit dans l'.Vin, 
les Primes d'honneur, Paris, 4870, p, 36t, Les f taii^'s 
brouilleux offrent un danger plus grand [pour la 
production des fièvres] que les grandes masses 
deau, MAGN'i>-, Éludes geolog. Paris, (876, p. 77. 

— KrvM. Brouille 2. 
|BROCILLIS(brou-lli, JJ mouillées), s. m. Nom, 

dans la Charente-Inférieure, du premier jet de la 
dislillalion des vins pour faire l'cau-de-vie. La dis- 
tillation se fait en deux fois : le premier jet donne 
un liquide de 20 degrés centésimaux environ (ap- 
pelé, dans le pays, bruuillis).... Enquête, Traité de 
comin. avec l'Anglet.X. vi, p. 413. 

(. BROCILI.OX. — IIIST. XTI* s. Ajoutez : liostTC 
esprit, instrument brouillon et inquiète, mont. 

IV, (95. 

t BIIOCS (brou),», m. pi. Nom de la recuite du 
lait des fromages, dite aussi séracée. La forme, la 
grosseur, la manipulation des fromages et de la 
recuite salée, appelée brous dans le patois du pays 
[Nice], doivent être conformes aux anciens statuts 
communaux, L. GUIOT, ifém. Soc. centrale d'agric. 

487», p. 212. 

t BKOrSSAlLLEMENT (brou-sd-lle-man. Il mouil- 
lées), s. VI. Terme forestier. Action de faire naître 
dos broussailles sur un terrain qui on est privé. 
Mesures et méthodes propres à assurer le reboise- 
ment, le broussaillement et le regazonnementdes 
Alpes, par Mathieu, 2* édit. Impr. nat. )a75. 

t BUOl'SS.VILLEK ( broii-sà-llé , Il mouillées), 

V. a. il !• Terme de forestier. Garnir de broussailles 
un terrain. S'il est utile de déterminer à l'avance 
quels seront les périmètres.... à reboiser, gazon- 
ner ou broussailler, Rebois, des montagnes, compte 
rendu 4 869-74, 6* fasc. p. 24. || 3° y. n. Avoir le ca- 
ractère du broussailleur (terme du Dauphiné). 

— ÊTVM. Broussailles. 
BROUSS.\ILLES, Ajoutez : \\ 2" Fig. Barbe en 

biûussaille, barbe coupée de manière à présenter 
une sorte de broussaille. Vèlcmcnls négligés et 
flottants, barbe en broussaille, le National du 4 7 dé 
ccmbro 4 874, || 3° Broussailles, nom donné par les 
bouchoteurs à des branches de quatre mètres en 
viron de longueur qui leur servent à garnir les 
bouchots. 

t BROCSSAILLEDR, EDSE (bro-sâ-Ueur, lleu-z', 
It mouillées), s. m. et f. Se dit, en Dauphiné, de 
celui ou celle qui cherche noise, s'accroche à tout, 
ne cède rien, avance peu, 

t BROUSSAILLEUX, EISE (brou-sâ-Ucû, Ueù- 
z'. Il mouillées), adj. Embarrassé de broussailles. 
Le chemin que suivirent les colonnes du géné- 
ral Pavlof quand elles escaladèrent ces pentes 
broussailleuses pour surprendre les Anglais, a, ram- 
BAUD, Rev. des Deux-ilondes, 45 nov. 4874, p. 366. 

t 2. BROUSSE (brou-s'j, s. f. Nom, au Sénégal, 
des fourrés oii se réfugient les insurgés et les gens 
hors la loi, ie Temps, 20 avr. 4876', 2' page, 4' col. 

— F.rYM. Abrégé de broussaille. 
t BROUSSLNÊ , ÊE (brou-si-né, née), adj. Se dit 

d'un bois affecté de broussin. 

— F.TVM. Brousstn 4. 

t BROUTE (brou-t'), s. f. Nom, dans Lot-et-Ga- 
ronne, de bouts de tiges qu'on broute. Elles du- 
rent avouer qu'elles avaient apporté, cachée sous 
des broutes de choux, une bouteille.... Cas. des 
Trib. 4 5 sept. 4 876, p. 0U2, 3" col. 

BROUTÉ. Ajoutez : || 2' Terme de lapidaire. Roue 
broutée, roue rayée à l'aide de hachures, chriten. 
Art du lapidaire, p. 58. 

7 BItOUTlER (brou-tié), adj. m. Veau broutier, 
Vf y. VEAU. Il Dans l'Aunis, on dit veau broutard, 
(,/oîv-. aunisien, la Rochelle, 4 870, p, 79, On dit 
:.ussi broutard en Normandie, deldoulle, Ciosi, de 
la rnd'V d'ïires, le Havre, 1876, p, 63, 

t BROW.ME (hr6-nie), s. f. Nom, chez les Écos- 
sais, d'une espèce de génie, d'être surnaturel. En 
Ecosse cl en Irlande, ce sont les elfs, les brownies 
et bien d'autres génies, héritiers des anciens dieux 
celtes, qui, dans les traditions populaires, parais- 
sent sur le premier plan, alvred siaury, la Magie 
et l'astrologie, 4" part. p. 489, Paris, 48C4. 

f 4, BROYE. Doit être supprimé; c'est le même 
que broi>, qui est à son rang. 

BROYER. — HTYM. Ajoutez : L'origine de broyer 
ayant été laissée indécise, nous citons l'oplnlun de 
H. J. Storm, Romania, avr. 4876, p. 471. Il n'iié- 



BRU 

site pas à dériver broyer de l'ail, brechen {Jtanf 
brechen, broyer le chanvre), bas-ail. breken, angl. 
(0 break, golh. brikan. H en rapproche le provenç. 
briga, mictlc, es-brigd, émielter, briser, oii l'i est 
conservé. Ajoutons que le patois du Bcrry dit breyer, 
et que l'anglais to bray, broyer, est rattaché à 
l'anglo-sax. brakari. 

BROY'EUR. Ajoute: :\l%' S. f. Broyeuse, ma- 
chine propre à broyer les plantes textiles. X cette 
exposition seront admises les broyeuses, les teil- 
leuses, les égraineuses, et, en général, toutes les 
machines agricoles spéci.ilement adaptées aux be- 
soins de l'industrie des plantes textiles, Joum.offic. 

28 avr. 4874, p. 2978, 2° Col. 

I BRUC (bruk), s. m. Nom, dans les Landes, du 
produit du nettoiement des plantations de pins, 
produit employé comme litière. || On le nomme 
aussi soHtrage (voy. ce mot au Supplément). 

BRUCELLES, — ÊTYM. Ajoutez : Dans le limou- 
sin de Nontron, bruct, pincer, M. Boucherie de- 
mande si brucelle ne proviendrait pas de vulsella, 
petite pince. M. Camille Cbabaneau, Rev. des lan- 
gues romanes, 2" série, t. i, p, 363, cite le verbe 
brwci'r, pincer, qui existe actuellement dans le par- 
ler méridional, et qu'il lire d'une forme fictive vul- 
sire, dérivée de vulsum, supin de vellcre, pincer. 
Cela est probable ; en tout cas brucelles appartient 
incontestablement au mùme radical que brucir. 

t BRCGXON'IER (bru-gno-nié), s. m. Variété du 
pêcher (persica Ixvis, DC.) qui produit le bru- 
gnon, 

t BRÛLAGE. Ajoutez : || 2* Action de brûler du 
vin pour en faire de l'eau-de-vie. Dans le Midi, il 
est toujours question de grands brillages, et. dans 
cette prévision , les acheteurs [de spiritueux du 
Nord] montrent de la réserve, Journ. o/Jic. 28 déc. 
4 874, p. 8628, 2" coI, || 2« Action de briiler un com- 
bustible pour se chauffer ou s'éclairer. On comp- 
tait, entre antres [aiLX États-Unis], plus de 
362 000 hectolitres [d'alcoolj, le tiers de la consom- 
mation française, pour le bri'ilage et l'éclairage, 
Journ. ofUe. 8 fév. 4874, p. 40y6, 2" col. 

BRÛLANT. Ajoutez :\\6' Qni brûle, qui con- 
sume par le feu. Le 22 janvier on a brûlé mon 
livre à la Haye; on doit aujourd'hui le brûler à 
Genève; on le brûlera, j'espère, encore ailleurs; 
voilà, par le froid qu'il fait, des gens bien brû- 
lants. J. J, RODSS. Lelt. à Mme Guyenel, 6 fév. 4 765. 
BRÛLÉ. Ajoutez : || 10" Enchère brûlée, enchère 
précipitée, hâtée dans des intentions plus ou moins 
frauduleuses. Le second des moyens employés pour 
frauder la ville et voler les expéditeurs, consistait 
dans les adjudications précipitées faites à bas prix, 
soit à un complice, soit à un acquéreur qui avait 
donné une gratification.... ces enchères brûlées, 
suivant l'expression consacrée, soulevaient peu de 
réclamations; car on se serait aliéné les crieurs, 
dont l'inlluence sur le marché était prépondérante. 
Gaz. des Trib. 26-27 mai 4876, p. 5io, 4"= col. || On 
dit aussi : C'est brûlé, c'est trop cher, on n'en peut 
approcher. 

t BRÛLE-MAISON (brû-le-mê-zon), «. m. Celui 
qui met le feu aux maisons. (Les écrivains qui, 
sous l'empire, ont] caractérisé l'éloquence comme 
une espèce de brûle-maison, de désordre continuel, 
viLLEMAiN, Cours de littcralurc, xvm* s. 3° partie, 
p. 332 de l'ancienne édition, in-8°. \\Au plur. Des 
brûle-maisons. 

t BRÛLE-PARFUM (brù-Ie-par-fun), s. m. Vase 
dans lequel on brûle des parfums. Un brûle-par- 
fum, avec dragons et nuages en relief, le couver- 
cle formé par un dragon tortueux , Journ. ofj'ic. 
23 déc. 4 875, p. 40584, 3» col. Lc brûle-parfum 
de l'empereur était en or massif et du poids de 
cinquante à soixante livres, herveï de st-denis, 
SIém. sur le pays connu des anciens Chinois sous 
le nom de Fou-Sang, p, 4 4, Paris, 487G. Les Chi- 
nois en font [du nickel] des ustensiles de difi'é- 
rentes formes, des cuillers, des coupes, des brûle- 
parfums, le Temps, 9 avr, 4 876, 2° page, 2» col. 
Il Au -jilur. Des brûle-parfums. 

BRULER. Il 9^ .ijoutez :\\Au trésor et ailleurs, 
ne pas rappeler, écarter, mettre à néant les nu- 
méros qui ne répondent pas à l'appel, les articles 
dont on ne veut pas, etc. Il réclame à la compa- 
gnie [d'assurances contre l'incendiel le "payement 
d'une série d'articles qu'il avait présentés à un 
journal, et qui, n'ayant pas été jugés bons pour 
l'insertion, ont, selon la formule connue, été brû- 
lés, r. vÉKOH, Journ. amusant, du 48 mars 4870, 
||10" Ajoutez :\\ On dit que le tabac brùlo noir, 
quand la faculté combustible y est peu développée. 
Le tabac d'Alpérie brûle noir 



BUC 

— ÉTY.M, Ajoutes : Ce n'est pas seulement Fane, 
esp. qui a la forme uslar; elle est aussi dans l'anc. 
français : xn' s. Un grant brandon de fu [il] geta, 
Qui bien ot deux toises de let; Trestout a Pierche- 
val urlet Et le sourcil et le grenon, Perceval le 
Gallois, V, 39838. Urlet est pour uslet. 

BRÛLERIE, Il 1» Ajoutez : || Exploitation où l'on 
brûle des vins, des cidres, des marcs, des fruits, 
pour en faire de l'eau-de-vie, k la différence des 
distilleries oit l'on tire de l'alcool des mélasses, 
des betteraves, des grains, etc. |1 2» Action de brû- 
ler, de consumer par le feu. Il y a dans toutes ces 
brûleries [les Lettres de la Montagne brûlées à 
Genève, à la Haye] quelque chose de si niais et do 
si bète, qu'il faut être plus qu'enfant pour s'en 
émouvoir, j, j. Rouss. Lett. à M. D. 7 fév. 1765. 

BRÛLEUR. Ajoutez : || 3° Se dit do l'endroit d'un 
fourneau oit la combustion s'opère. Je place sur un 
fourneau à gaz, dont le brûleur est à petits trous,,.. 
BOBIERRE, Acad. dcs se. Co)iiptes rendxis, t, lxxx, 
p. 473. Il 4° Terme de gazier. Bec de gaz. Rampe 
et appareil d'illumination formant une saillie spé- 
ciale, composés de tubes droits ou recourbés et sur 
lesquels sont greffés de petits brûleurs avec ou 
sans globe. Tari f annexé au décret du 28 juill, 1874 
sur les droits de voirie à Paris. M. L. s'assura, 
avant de commencer les opérations, que tous les 
brûleurs do l'hôtel du Louvre étaient éteints, Cai. 
des Trib. 46 juin 4876, p. 583, 3' col, 

t BRÛLOIRE (bru-loi-r'), s, f. Boite cylindrique 
de tôle, qu'on tourne sur un réchaud et qui sert 
à brûler le café, 

t 2, BRUMAILLE (bru-mâ-U'), s. (. Dans le dé- 
partement du Cher, grande brumaille, la bruyère 
à balais, erica scoparia, Les Primes d'honneur, 
p. 365, Paris, 4874. 

t BRUNISSANT, ANTE {bru-ni-san, san-t'), adj. 
Qui est de couleur brune. H n'est pas nuit, mais 
il n'est plus jour, et déjà les eaux brunissantes de 
la Neva annoncent l'heure du repos, DE maisire. 
Soir, de St-Pétersb. 3» entret. 

t BRUNISSEMENT (bru-ni-se-man), s. m. Action 
de devenir brun. Le brunissement do la chevelure, 
gust. lagneau. Celtes, Paris, 4 873, p. 775. 

I BRUTAGE (bru-ta-j'), s. m. Travail , dit aussi 
ébauche, qui consiste à. dégrossir le diamant, 
— - lïTY.M, Brut. 

t BRUTISTE (bru-ti-sf), adj. Usité dans cette 
locution : ferblantier brutiste, ferblantier qui fa- 
brique les ustensiles de ménage en fer-blanc brut. 
Opinion nat. 3 mars 4 876, 3" page, 4' col. 

f BRUXELLES (bru-sè-l'), s. f. La capitale de la 
Belgique. || Point de Bruxelles, tnlle de Bruxelles, 
sorte de tulle fait en vingt mouvements par maille, 
Enijuète , Tr. de comm. avec l'Anglel. t. iv, p. 650. 
BRUY'ÈRE. ^IjoufÊï : || 5° Nom donné à la litière, 
de quelque végétal qu'on emploie le feuillage, que 
l'on dispose pour les vers à soie , lorsqu'ils- se dis- 
posent à. former les cocons. ||6° Racines de bruyère, 
souches avec lesquelles on fait des pipes. Quand 
les racines de bruyère peuvent être utilisées pour 
la confection des pipes, on obtient.ainsi un certain 
rendement qui favorise les«débroussaillements. En- 
quête sur les incendies des forêts, 4 869, p. 78. 

f BRY (bri), s. m. Nom, dans la Charente-Infé- 
rieure, de l'argile employée à la construction des 
digues; c'est une argile gris bleuâtre très-com- 
pacte, Acad. des se. Compt. rend. t. Lxxiit, p. (224. 
Il On écrit aussi bri. Saintonge : les terres des ma- 
rais ou bri sont très-argileuses, noirâtres et fer- 
tiles, iiEuzÉ, La France agricole, carte n" 5. 

t BUAILLE (bu-â-U', U mouillées), s. f. Nom, 
dans l'Oise, de branchages, dits aussi faguette, ser- 
vant au chauffage des fours, les Primes d'honneur, 
Paris, 1872, p. 70. 

BUBE. Ajoutez : Il n'est point d'homme si bien 
composé, ni si sain, à qui quelquefois il no sorte 
quelque pustule ou quelque bube, malh. Lexique, 
éd. L. Lalanne. 

2. BÛCUER. Il 3° Ajoutez : Il arrive grand nom- 
bre de Lyonnais démocrates que.... l'espoir de bû- 
cher bientôt le Directoire et la clique des d'Anglas 
attire à Paris, dabœuf. Pièces, u, 4 07. 

t BÛCIIERESSE {bù-che-rè-s'), adj. f. Serpe bû- 
cheresse, serpe qui sert aux bûcherons, Gaz. des 
Trib. 8 mars I87l. 

t BUCIIETRON (bu-che-tron), s. m. Nom, dans 
l'Indre, d'un vase en bois pour mettre le lait. Dans 
les petits ménages de l'Indre, on se sert encore du 
buchetron, employé indistinctement pour traire et 
pour baratter, journ, ojjic. 3 fév. 4875, p, 0I5, 2"col.i 
■f BÛCUEUR (bù-cheur), s. m. Terme populaire 
d'atelier. Celui qui travaille fort et forme. || U sa 



lui 

dit aussi, dans les collèges, d'un ilevequi travaille 
assidûment. 

BUDGET. Ajoute: : — KEM. Budget est un ]ieu 
plus aucien en français que les premières années du 
XII* siècle, témoin cet exemple : Dans le nombre 
des écrits qu'ils produisirent (en (761), ou en dis- 
tingue deux, dont l'un était intitulé le Inidget, et 
l'autre l'état de la nation, H cm. sur rtulminislra- 
tinn, des finances de l'AnijUlerre , traduit de l'an- 
glais, /niroducd'on, p. m, Mayencc , <768. Quant 
à son application aux recettes et dépenses de 
l'Ktat, ou le trouve pour la première fuis dans la 
loi du 2S avril )806, qui est intitulée : Loi relative 
au budget de l'État pour l'an (4 et tsue. La défi- 
nition oflicielle du budget est : Acte par lequel 
sont prévues et autorisées les recettes et les dé- 
penses annuelles de l'Etat, ou des autres services 
que les lois assujettissent aux mêmes règles. Dé- 
cret du 31 mai )S62, art. 6. 

t BUDGÉrAlREMENT (bu-djé-tè-re-man), aàv. 
Au point de vue du budget. Il était impossible, 
budgétairemeut.... qu'une masse aussi considéra- 
ble d'hommes restât sous les drapeaux, Journ. oH'ic. 

27 juin. (872, p. 514), 3' Col. 

t UCUGÉTEU (budjé-té), V. a. Porter, inscrire 
au budget. Les dépenses sont budgétées à 
25 645 482 fr., Exlr.du Joum. détendue, dans Jourîi. 

OiJic. 3 fév. (872, p. 780. 

t BUE (bue), s. f. Nom, dans la Loire-Inférieure, 
d'une petite crucbe à large ventre, employée sur- 
tout à mettre de l'eau. 

— ÊTYM. Voy. BUIE. 

BUFFET. — Hisr. Ajoute: : xu' s. Deus vassialx 
ont appareilliez D'csmeraldes bien entailliez, Toz 
pleins de basme et d'aloès ; Sor un bufet de garga- 
tés Les ont assis en tel endreit, Que ses deus piez 
(du corps d'Hector] dcdanz teneit, benoît de sainte- 
MOHE, iioman de Troie, v. (6723. 

t ). BUFFETER. Ajoutez : — REM. On a dit aussi 
buvoler : Pour empêcher que les vins soient bu- 
vetés, défense aux déchargeurs de vins de percer 
les vaisseaux qu'ils déchargent , Ordonn. de 
Louis ilV concernant la jurispr. des prév. des 
march. xm, 6. Bufleter et buveter ont le même 
sens, mais ne sont pas le même mot. Le premier 
se rattache à bu/l'et , le second à buveur. 

t BUFFETIER (hu-fe-tié), s. m. Celui qui tient 
un buffet dans une gare de chemin de fer. 11 y a 
quinze ans, R..., bufleticr à la gare de Saiut- 
Rambert,... s'apercevait que des vols fréquents 
étaient commis à son préjudice, Gaz. des Trib. 

16 août (874, p. 784, 2' COl. 

BUFFLE. Ajoute: ; — KEM. Il faut supprimer la 
citation de M. Maury. Le buffle est originaire 
d'Asie, et n'a jamais été introduit en Amérique, 
(.'est par erreur que l'on traduit par buftle le luf~ 
fr.lo des Anglais; il signilie le bison. 

f BUFFLE, ÉE (bu-llé, fiée), adj. Garni de buf- 
fle, à semelle de bufAe. Chaussons de Strasbourg 
hiifllés et non bufllés. Etiquette chez un marchand, 
juill.- (876. 

t BUFFLETIER (bu-fle-tié), s. m. Celui qui fait 
rie la buflleterie, uelmondi, Code des eonlrib. dir. 
Paris. (818. p. ((8. 

t BUFFLONE (bu-flo-n'), «. f. Femelle du bufde. 
La bufflone a pour principal rôle de produire le 
buflle; accessoirement, elle donne quelques reve- 
nus par son lait et par les produits qui en déri- 
vent; la bufllone est beaucoup plus laitière que 
la vache, Bulletin de la Soc. centrale d'agric. mars 
(87:1, p. 469. 

BL'GRANE. Ajoutez : || Bugrane, arbrisseau, ono- 
nis fruticosa. L., arbrisseau à grandes (leurs pur- 
purines, MATHIEU, Reboisement des Al,pes, Paris, 
(875, p. 82. 

t uruOT. Il 1" Ajoutez : Les étamines virées sim- 
ples, autrement dites jaspées, auront la chaîne de 
35 à 36 portées de 28 fils ou biihots chacune. Ar- 
rêt du Conseil portant règlement pour les manu- 
factures d'Amiens, (7 mars (7(7. || 3° En Norman- 
die . buhot ou buhet, qui signifie sac ou étui, 
a pris le sens particulier de la corne, contenant 
de l'eau , que les faucheurs su.spcndent à leur 
ceinture, pour y placer leur pierre à aiguiser, 
a. MOisv, Noms de famille normands, p. 48. 

t BUllOrrE (bu-o-f), s. f. Nom, en Normandie, 
de la petite limace, u. Moisy, Noms de famille nor- 
mands, p. 48. 

t BULSSONNANT, A\TE (bui-so-nan, nan-t'), adj. 
Oui pousse en buisson. L'arbuste [brouté| n'en con- 
tinue pas moins à vivre, il prend seulement l'as- 
pect buissonnant, h. paré, Enquête sur les incen- 
dies de forêts, p. 21. 



lUK 

\ BUISSONNEMEXT (bui-so-ne-man), s. m. Ac- 
tion de buissonner, de produire des buissons. Les 
prédilections dos populations pour les mises en dé- 
fonds temporaires, les barrages, les digues, le ga- 
zonnement et le buissonnement, do préférence au 
reboisement proprement dit,... chevandier, Jouni. 
oflic. (8 janv. (875, p. 453, 3' col. 

t BUISSONNER. Ajoutez : || 3" Il se dit aussi des 
papillons et des oiseaux qui se retirent dans les 
buissons. Elle [une variété de papillons] ne buis- 
sonne pas, elle reste à l'extrétnilé des brunches 
de moyenne hauteur, carteron, Premières c/ias.çcs. 
Papillons et oiseaux, p. 65, Hetzel, (866. C'est 
|lc gorge-bleu] un oiseau solitaire à chant plain- 
tif qui buissonne tout seul, ID. tb. p. 80. 

t RUISSONNET. Ajoute:: — HIST. xvi* s. Ou pas 
à )jas, le long des buissonetz, Allois cherchant les 
nids des chardonnetz, marot, Œuvr. t. i, p. (76. 
Une gaye bergère, à l'ombre d'un buissonnet, ses 
brebietles gardoit, hab. v, 7. 

BUISSONNEUX. ^;oi((fi : || 2» Qui est en forme 
de buisson. C'est [le pseudo-styrax hispidxtm] un ar- 
brisseau très-ramifié, buissonneux, à branches nom- 
breuses.... Bel), horticole, (5 août (875, n» (6, p. 307. 
Sous cette terre nue et rocailleuse de la truffière, 
au pied de ces chênes buissonneux qui forment à. 
peine les rudiments d'un taillis,...!. E. plan'Chon, 
i?eii. des Veux-Mondes, (5 avril (875, p. 921. Quel 
que soit le prix d'une eau qui remue, d'un nuage 
qui vole, d'un arbre buissonneux que le vent tour- 
mente, FROMENTIN, Us llaîtrcs d'autrefois, p. 245. 

— HIST. XVI' s. Traversant un long boys buisson- 
neux et mal aysé à suivre les sentiers. Don l'iorcs 
de Grèce. f° cxlv, recto. 

nUISSONNIER.— MIST. xvi" s. Ajoutez: Une pu- 
tain bui.ssonniere, mont, h, (4. 

t BULBUL (bul-bul), s. m. Nom du rossignol 
dans l'Orient. 

— ETYM. Persan, boulboul, rossignol. 

+ BULGARE (bul-ga-r'), s. m. Idiome parlé en 
Bulgarie, et appartenant au rameau slave; il a subi 
des altérations profondes. || Ancien bulgare, nom 
donné par Scbleicher au slavon ecclésiastique. 

t BULLETINIER (bu-le-ti-nié), s. m. Celui qui 
fait un bulletin dans un journal, le National, 
24 nov. (873. 

— REM. On a dit autrefois buUetiniste. 'Voici ce 
qui peut avoir fourni le prétexte d'un aussi plat 
mensonge aux builetinistes parisiens, beaumarch. 
dans L. DE LOMÉNiE, Bcaumarchais et son temps, 
t. Il, p. 675. 

fBULL-TKRRIER (boul-tè-rié), s. m. Chien qui 
chasse le rat. Une grande battue dans laquelle ont 
été engagés dix bull-terriers du Jardin, a été immé- 
diatement organisée,... le Jardin entretient pour 
cette chasse une véritable meule de ratiers pur 
sang,... Journ. offic. 22 oct. 1874, p. 7(46, 3° col. 

f BULOT (bu-lo), s. m. Il 1° Nom du buccin sur 
les côtes picardes et normandes. || Z'Bulot à pattes, 
coquille de bulot habitée par un bernard-l'ermitc. 

f BULU (bou-Iou), s. m. Sorte de bambou à bois 
si dur qu'il donne des étincelles sous la hache qui 
le coupe. 

— ETYM. Malais, boûiouh, devic, Dic(. êtym. 
BURALISTE. Ajoutez : || 2° Receite buraliste, 

voy. RECETTE au Supplément. 

2. BURE. Xjoulez ; Il Maître bure, puits d'ex- 
tr.nction. 1| Bure awx pompes, puits d'épuisement. 
Il Bure aux échelles, puits de descente. || Bure d'ac- 
rage, puits d'appel. 

— REM. Dans le pays wallon, on fait aussi ce 
mot du masculin, et alors on l'écrit bur. 

2. BUREAU. Ajoute: : — KEM. J. J. Rousseau a 
nommé bureau à tabac ce que nous nommons au- 
jourd'hui bureau de tabac {Confess. via et ix, t. xv, 

p. (72 et 232, édit. DUPONT, (824). 

BUREAUCRATIE. Ajoutez .- — REM. Ce mot date 
de la moitié du xvm° siècle. Il [Gournay] en faisait 
[des bureaux] une quatrième ou cinquième forme 
de gouvernement sous le titre de bureaucratie, 
GRIMM, Correspondance, t. iv, p. (1 ((764). Le vé- 
ritable esprit des lois en France est cette bureau- 
cratie dont feu M. de Gournay se plaignait tant, 
ID. tb. 

t BUREAUCRATI.SER ( bu-rô-kra-ti-zé ) , v. a. 
Soumettre au régime bureaucratique. Si grave que 
fut cette dernière innovation au point de vue finan- 
cier, je ne m'y arrêterais pas, si les dispositions 
de la loi de (869 n'avaient eu pour résultat de bu- 
reaucratiser le service des enfants assisté.?, suivant 
une expression très juste de M. llusson, l'ancien 
directeur de l'Assistance publique, 0. d'haus- 
SQKVILI.E, Rev. des Deux-ilond., ("oct. (876, p. 488. 



Ht'T S 5 

I BL'REAUMANIE (bu-ro-ma-nic), s. f. Majiiede 
tout faire par les bureaux. Feu M. de Gournay 
[Gournay est mort en (795], excellent citoyen, di- 
sait quelquefois : « Nous avons en France une ma- 
ladie qui fait bien du ravage ; cette maladie s'ap- 
pelle la bureauniauie, » gkimm, Correspondance, 

t. IV, p. (( ((764). 

t BURET (bu-rè), s. m. Nom, en Normandie, du 
toit à porc ou porcherie, ii. moisy, A'ohis de fa- 
mille normands, p. 5o. 

— ETYM. Le même que buroti (voy. ce mol). 

t IIURGUET (bur-gbè), s. m. Ancien nom, dans 
le département du Nord , d'un puisard. Attendu 
qu'il consto qu'Anlhoine-Guillaume a par requête 
remontré et supplié le magistrat [de Lille] qu'il lui 
soit accordé de pouvoir faire une voussure sous lo 
fiégard au-devant de sa maison, et qu'il lui soit 
permis en outre de faire faire un burguet joignant 
à. sa dite maison pour prendre en ladite voussure, 
Gaz. des Trib. 6 sept. (876, p. 869, 4" col. Leurs bur- 
guets, puisoirs, î'b. Que cependant et jusqu'en (794 
notamment, la ville n'a pas moins continué comme 
par le passé à accorder des permissions d'établir 
un certain nombre de burguels, ib. p. 870, ('° col. 

— ËTY.M. Bas-lat. burca, burga, cloaque (vuy. 
aussi DU CANGE au mot burgum]. 

f BURINEUR (bu-ri-neur), s. m. || 1» Ouvrier qui 
burine, qui emploie le burin. || 2° Instrument qui 
remplit l'office de burin. Ces mêmes outils glis- 
sants dont nous avons déjà parlé, les uns limeurs 
et burineurs dans divers sens, les autres mortai- 
seurs, coupeurs et perceurs dans la direction ver- 
ticale, etc. PONCELET, Travaux de la conxmission 
française sur l'industrie des nations, t. m, p. 64. 

t BURLE (bur-l'; s. f. Terme vieilli. Plaisante- 
rie, moquerie. Je crains, s'il trouve la fenêtre fer- 
mée, contre la parole qu'il a reçue d'elle, qu'il j.o 
s'en aille, pensant que ce soit une hurle, cïrano, 
Péd. joué, III, 5. 

— ■ ETYM. Ital. burla, bourde. 

BURLESQUE, .ijoutez : — KEM. Bouhours, Dou- 
tes sur la langue française, p. 5(, dit : «Burles- 
que, dont M. .Sarasin se vantait d'avoir usé le 
premier. » Sarasin se trompait, mais peut-être avait- 
il raison pour la vogue assurée au mot burlesque 
dans la première moitié du xvii° siècle. 

t BUROMER(bu-ro-nié), s. m. Se dit, en Au- 
vergne, du berger qui habite un buron, les Pri- 
mes d'honneur, Paris, (870, p. 633. C'est à cette 
heure [le matin] que les buroniers et les bergers 
s';(ppellent et se saluent de montagne en mon- 
tagne [en Auvergne], iiEuzÉ, iœ France agrt'c.p. (7 

t liURSAlRE. Ajoutez : Â Pondichéry, les vases 
à coKserver l'eau prennent une forme bursaire qui 
n'est pas sans élégance.... Journ. offic. 24 août 

(873, p. 5646, t" col. 

t 2. BUSE. Ajoutez : \\ 2* Canal en bois. Pour 
ne pas dessécher complètement le bief [de la Uiè- 
vre], situé entre la rue Geoflroy-Sainl-Hilaire et lo 
bureau de l'hôpital, les ingénieurs élablirentsous 
la voûte de l'égout collecteur une buse en bois 
dont le débit peut être réglé à volonté et aumojen 
de laquelle on cfiTectue lo remplissage du bief. 
Gaz. des trib. du (7 sept. (873, p. 894, 4" co.. 
L'égout Montmartre, qui traversait le fossé dans 
une de ces auges de bois que l'on nomme tech- 
niquement une buse, maxime du camp, Jiei». des 
Deux-ilondes, i" juil. (873, p. 8. || 3° Terme de 
génie militaire. Buse de gabions, réunion d'un 
certain nombre de gabions placés bout à bout, et 
traversés par une perche. On construit des ponts 
militaires avec des gabions ainsi disposés. 

2. BUSQUER (bu-ské), V. a. Busqucr fortune, 
voy. fortune, n" 2. 

— ETYM. Esp. buscar, chercher. 

I BUSSE. Ajoutez : || Busse d'Anjou, contenant 
269 litres. 

— HIST. xvi" S. Pour pippo ou bus, mantellier. 
Glossaire, Paris, (869, p. (5. 

t BUSSERIE (bu-se-rie), s. f. Nom donné, dons 
l'Indre, au merrain destiné à Issoudun, les l'rimes 
d'honneur, Paris, (873, p. 226. 

BUT. Il 4" Ajoutez : \\ Être à but, se dit do per- 
sonnes qui n'ont aucun avantage l'une sur routrc. 
Pour qu'un uon>me pût se plaindre avec raison de 
l'infidélité de sa femme, il faudrait qu'il n'y eût 
que trois personnes dans le monde ; ils seront tou- 
jours à but, quand il y en aura quatre, montesq. 
Lett. pers. 38. 

BUITEE. Ajoutez : \\ 2° Buttée des terres, résis- 
tance qu'oppose un massif de terre à une force qui 
tend à le refouler. 

I 2. BUTXOIR. Il i' Obstacle mis pour arrêter. 



5G BLV 

La locomotive alla donner avec violence contre le 
butloir idans la gare de GandJ, qui fut, malgré sa 
force énorme, culbuté sous le choc, Jotirn. offic. 
3 mai <876, p. 3UG0, <" col. 

t BCVAYTE (bu-van-t'), s. f. Nom donné, dans 
la Gironde, à la piquette, ks Primes d'honneur, 
Paris. 1870, p. 432. 

X Bl'VERIE (bu-ve-rie), s. f. Réunion, partie où 
l'on boit. La brasserie Lang fut une des premières 
«.il lun vit s'organiser les longues buveries, s'iu- 
stiiller les buveries fourmillantes, oit, à certaines 
bi-urcs, il n'y avait plus place pour un coude sur 



nrv 

la table do chêne, hà.mme bide, l'Opinion na- 
linnale, I» juillet (876, p. 3, 4' col. 

— Erv.M. Bui-fur. Buverie est un demi-néolo- 
gisme; l'ancienne forme est beuverie (voy. au Sup- 
plément). 

t Bl'VETER (bu-ve-té), v. n.Voy. buffeter. 

Bl'VErrE. Ajoutez : || 4* Nom, dans l'Oise, d'une 
boisson faite avec le marc de raisin, les Primes 
d'honneur, Paris, <8"2, p. 68. || 5° Sorte de casier 
dont les compartiments reçoivent des flacons, et 
qu'on place sur les comptoirs des cafés, des liquo- 
ristes, etc. 



P.YZ 

BUVEUR. Ajoute: : \\ 3" Le buveur, la buveuse, 
sorte de papillon, bombyx potatorin. 

t BYZ.\M'1MSME (bi-zan-ti-nism'), s. m. Néo- 
logisme. État d'un peuple, d'une assemblée oh les 
querelles sur des objets futiles occupent ou divi- 
sent les esprits, pendant que les dangers extérieurs 
sont menaçants. 

— ETY.M. Kmpire byzatilin, où l'on se livrait à 
de futiles querelles religieuses, tandis que les 
Ottomans attaquaient victorieusement l'empire et 
la ville do Byzance, ancien nom de Const3.utino- 
ple. 



G 



CAR 



CAB 



CAC 



C. Ajoute: : || 4* Le c doré, noclua c aureum, le 
C blanc, papilio c nfbiiin, espèces de papillons. 

ÇX. Ajoute: : || 7* r.à bas, sur la terre où nous 
sommes; locution vieillie. Amoureux Jupiter, que 
ne viens-tu çà bas? bégnier, Élég. iv. Dans le 
ciel autant de biens que tous eu faites çà bas, 
id. Ep. dédie. 

■t C.VB.VLISME (ka-ba-li-sm'), s. m. Sentiment de 
celui qui suit la cabale des juifs. Marque certaine 
de mon cabalisme, que je m'étonne qui lui soit 
échappée, bayle, la Cabale chim. ]i. l:)S. 

t C.\B.\>". Ajoute: : || 3" Demi-caban, caban sans 
manches. Trois à quatre mille demi-cabans, sans 
manches.... de pevssonnel. Traité sur le com- 
meree de la mer A'oire, u, (34, Paris, (767. 

CAB.\XE. Ajoutez : || 6' Une ferme, dans l'Aunis, 
et la Vendée, Gloss. aunisien, la Rochelle, (670, 
p. Su. 

t CABAXIER (ka-ba-nié), s. m. Dans l'Aunis et 
la Vendée, fermier. 

t C.\BARER. Ajoutez : Sous la cuve matière, il 
y en a une autre plus petite que l'on nomme re- 
verdoir, et dans laquelle est équipée une pompe à 
chapelet, qu'on appelle pompe à cabarer, Dict. des 
arts et met. Amsterdam, (767, Brasseur. 

C\B.\RETIER. — HIST. XIV s. Ajoute: : X Lam- 
bin Couplicl, cabareteur.... caffiadx, Régence 
d'Aubert de Bavière, p. 57. 

CABAS. — HIST. ïv« s. Ajoutez : Ainsi comme 
on bat le cabas [fait danser, l'anse du panier] X 
ccuLsquinescevent le prix Du marché.... K. desch. 
Uiroir de mariage, p. 68. 

— Emi. Ajoutez : M. Defrémery, Revue erit. (8 
déc. (863, p. 408, a indiqué l'arabe gafas, cage, 
panier ; cela met à néant les conjectures. 

CABASSET. Ajoutez : — REM. Le cabasset était 
proprement un casque à bords larges et très-abais- 
sésqui.au xiT siècle, était porté par les piquiers. 

CABINET. Ajoutez : || 10° Cabinet d'eau, dans 
l'établissement de certaines roues hydrauliques, 
conduit fermé par lequel passe l'eau de la chute 
avant d'arriver sur la rone. 

t CABIRES (ka-bi-r'), s. m. pi. Primitivement, 
dieux inférieurs adorés à ' Lemnos, à Imbros, en 
Samothrace, comme fils de Vulcain. identifiés plus 
tard avec les divinités supérieures dont ils étaient 
les acolytes dans les mystères de la Samothrace. 

— ETVM. Kiêsiio-.. D'après M. Albert Réville, 
ce nom est sémitique, kebirim, les êtres grands 
de taille, les robustes ou les héros, Rev. des Deux- 
Slojides, (5 mai (873, p. 385. 

t CABIRIES (ka-bi-rie), s. f. pi. Fêtes instituées 
en l'honneur des Cabires. 

t CÂBLAGE (kâ-bla-j'), s. m. Opération par la- 
quelle on réunit à six brins les fils, Jinquéle, 
Traité de comm. avec l'Anglel. t. iv, p. 33.5. 

t. CÂBLÉ. ^jou(«î :||4' Se dit de fils réunis à 
six brins. Le métier continu est préféré pour les 
retors deux brins destinés à être ciblés, c'est-à-dire 
réunis à six brins, Enquête, Traité de comm. avec 
VAnglet. t. tv, p. 327. La conversion d'un fil sim- 
ple en fil câblé propre à la couture, i6. t. iv, 
p. 344. Il Colons câblés. Nous appelons cotons retors 
les cotons qui, assembli'-s en deux, trois ou un 
plus grand nombre de fils, n'auront subi qu'une 
seule opération de retordage; cl câblés ceux qui, 
aprèscctte première opération de retordage, sont 
de nouveau réunis en deux ou un plus grand nom- 



bre de fils et retordus à nouveau, ib. t. iv, p. 772. 

C.\ BOCHE II 4° Nom donné, dans l'administration 
des tabacs, aux tètes des feuilles de tabac réunies 
en bouquets ou manoques. Les eûtes et cabo- 
ches indigènes, les caboches exotiques et les pous- 
sières et rebuts peuvent être détruits sans autori- 
sation spéciale, Arrêté du direct, gén. des tabacs, 
9 août (862, art. 244. 

— HIST. XVI" s. Ajoutez : Pour millier de ca- 
boches [clous à grosses tètesj, mantellieb, Gloss. 
Paris, (869, p. a. 

CABOCUON. Ajoutez : || 3» Clous à cabochon, 
ou, simplement, cabochons, sorte de clous. Clous 
de cuivre à cabochon, dont nos tapissiers se ser- 
vent, et que les Tartares emploient pour mettre à 
l'entour de leurs selles, de peïssonnel, Comm. de 
ta mer Noire, i, 329. Quatre à cinq cai.sses de vi- 
tres à cabochons de Constantinople pour les bains, 
ID. t'6. u, (os. 

t CABOT (ka-bo),s. m. Variété de chien. Derniè- 
rement, le docteur trouva dans la rue un malheu- 
reux chien, de l'espèce dite cabot, qui avait une 
patte écrasée, le Rappel, (( janv. (875. 

CABOTER. — ÊTY.M. Ajoute: : M. Ch. Berthoud, 
Journ. de Genève, 3 déc. 1874, dit : « J'ai rencon- 
tré un Américain du Nord, appartenant à la famille 
des grands navigateurs du xvi" siècle, Jean et Sé- 
bastien Cabot.... il m'apprit que, d'après une tra- 
dition de famille, le mot de caboter se rattachait 
au nom de ses ancêtres. i> Cette tradition coupe- 
rait court à toute conjecture. 

C.VBOTIER. Ajoute: : || 2° Adjectivement, cabo- 
ticr, cabotière. Barque cabotière et, substantive- 
ment, une cabotière. Un certain nombre de bar- 
ques cabotières chargées de blé séjournent sur la 
rivière d'Eure.... ce que je crois nécessaire, c'est 
de ne point laisser séjourner les cabotières ni à 
Nogent ni à aucun autre endroit sur la rivière, 
BûisusLE, Corresp. contrôl. gén. des finances, 

p. 324, (693. 

CABOTIX. — ÉTYM. Ajoutez : M. Êman Martin 
[Courrier de Taugelas, (5 juillet (875, p. 43) con- 
teste l'étymologie par caboter ; il a raison, d'au- 
tant plus qu'il indique la vraie étymologie : elle 
est dans ce passage, qu'il emprunte à M. Edouard 
Fournier, Chansons de Gaultier Garguille, Préface, 
Lxxvi. « Les farceurs au nom roturier ont survécu 
davantage.... les comédiens de bas étage qui s'en 
vont, comme on dit, rôtir le balai dans les provin- 
ces, avaient déjà un patron tout baptisé, le sieur 
Cabotin, célèbre opérateur nomade, qui, en même 
temps que tous les gens de son métier, était tout 
ensemble imprésario et charlatan, vendait des 
drogues, et jouait des farces. » On voit que Cabo- 
tin est un nom propre qui est devenu générique. 
M. Éman Martin ajoute que, comme cette préface 
est consacrée à l'Iiistoiro de notre théâtre avant 
(660, cabotin, dans le sens de mauvais acteur, 
quoique ne se trouvant pas dans Trévoux ((771), 
pourrait très-bien dater«de la seconde moitié du 
xvii" siècle. 

t CABOULOT (ka-bou-lo), s. m. Terme d'argot. 
Débit de prune;; à l'cau-dcvic et de lii|iicurs. Une 
nouvelle ordonnance de police interdit aux jno- 
priétaircs de caboulots do recevoir, à quelque 
heure de jour et de nuit que ce soit, aucun jeune 
homme portant un unil jnnc u.; lytec ou do pen- 
sion. Patrie, 5 déc. (^7;. 



t CABBEÏIENT (ka*re-man), s. m. Néologisme 
Action de se cabrer. C'est avec un hennissement 
de colère et un cabrement subit qu'ils [les che- 
vaux sauvages de i'Agro romano] éloignent les té- 
méraires, EOLLER, Rev. des Deux-Mondes, (5 jan- 
vier (872, p. 380. 

CABRIOLE. Ajoutez : — REM. On remarquera 
dans l'exemple de la Bruyère capriole au lieu àr 
cabriole; mais ce n'est pas le seul archa'i.smc df 
ce passage. La Bruyère a dit : Qui passe la capriole 
Tel est du moins le texte des anciennes éditions 
ce sont les éditions modernes qui ont mis : Qu' 
fasse la cabrioje. 

CABRIOLET. || 6° Petit chariot employé dans le; 
fonderies pour transporter les bouches à feu d'un 
point à un autre. || 7° Corde à nœuds terminée pai 
deux morceaux de bois que les agents de police 
emploient pour lier les mains des détenus. Le 
garde qui devait l'accompagner lui a passé autoui 
du poignet une sorte d'instrument qui porte le nom 
de cabriolet et qui consiste en une corde à nœuds 
terminée par deux morceaux de bois, Journ. 

Ojjic. 24 juin (876, p. 4477, 3* COl. . 

t CABROUET, Ajoutez : Plusieurs personnes dé- 
vouées s'étaient saisies du mortier porta-amarre 
de la société humaine et l'avaient transporté dans 
un cabrouet vers la tète de la jetée, l'Opinion va 
tionale, 4 janv. (869. 

t CABDSSIÈRE (ka-bu-siè-r'), s. f. Dans les étangs 
de Cette, filet à prendre les canards sauvages et 
les macreuses. Statistique des pèches maritimes, 

(874, p. ((5. 

tCACAHUET (ka-ka-ou-è),s.»n. Arachide ou pis- 
tache de terre. Cacahuels grillés à dix sous la 
cornet, Étiquette placée dans la boiHiqued'un mar- 
chand de produits d'Espagne. 

— ÊTYM. Ce doit être un mot espagnol, car, en 
cette langue, cacdhual signifie cacaoyère, et coto- 
huete, cacaotier. 

(. CACATOIS. Ajoutez: — ÉTYM. Malais, kaka- 
toua, nom qui n'est d'ailleurs que la figuration 
ou l'onomatopée du cri ordinaire de l'oiseau, devic, 
Dict. étym. || Voy. kakatoès. 

t CACHALOTIER(ka-cha-lo-tié), ad;", m. Qui est 
relatif à la pèche du cachalot. Tout capitaine de 
navire cachalotier ... Ordonnancedu (Oooiît (8i(, 
art. 5. 

t CACHE-FOLTE (ka-che-fo-lie), s. m. Toupet 
destiné à cacher la première calvitie. Marchandises 
en cheveux : nattes, bcrthes, repentirs, cache- 
folies, postiches , chignons nattés, coques , crêpés 
pour rouleaux. Gaz. desTrib. 27 fév.<876, p. (u», 
3» col. 

i CACHEMIRIEN (ka-che-mi-riin), s. m. Langue 
parlée dans le Cachemir, et dérivée du sanscrit. 

t CACHE-POT. Il 1° Ajoutez : |l 11 y a aussi des 
cache-pots de faience, de porcelaine, de bois, etc. 
Il 2° Ajoutez : \\ Fig. X cache-pot, en cachette. 

t CACHE-POUSSIÈRE (ka-che-pou-siè-r'), s. m. 
Pardessus d'étofle légère, pour garantir les ha- 
bits. Cache-poussière, vêtements pour bains de 
mer et voyages, Gaz. des Trib. ("juil. (876, 
p. 646. 

CACHER. — ETYM. Ajoutez : Il faut noter qu'en 
limousin cacha signifie cacher et aussi écraser, 
écailler ; ce qui rattache les deux mots cacher et 
é-carlier. 

tCiCllELK. .ijnule: .-IIS" Ouvrier fondeur ou 



CAD 

scieur de corne, qui débite la corne en plaques 
puur la tabletterie, la coutellerie. 

t CACHULONG. Ajoulei : — ETYM. Cach, lleuve 
voisin des Calmucks de Bukarie, et cliolon, pieric 
dans la langue des Calmucks, brongniakt, Minerai. 
ISU7, t. I, p. 303. 

CACUOTIEUIE. Ajoulez : Quello faiblesse de 
mettre votre contiunce {il faut dire le mot) dans de 
petites cachottories plus propres à nouer une in- 
trigue de cour.... boss. liem. réponse, \m, 5, (7. 

C.VCIIOU. Ajoute: :l\2' Adjectivement. Qui est 
de couleur de cachou. Un lot de bas de laine pour 
femmes, gris et cachou, Joum. o//ic. tujanv. l»75, 
p. 2«u. 

C.'VCIOI'E. A joulex tWFig. etparplaisanterie.il 
se retrouva [en rêvant] à sa sortie de l'École nor- 
male, dans un restaurant du l'alais-Rojal, oii ses 
camarades de promotion fêtaient leur ancien ca- 
cique, rei;u le premier à l'agrégation; ol ce cacique 
tnumphant, c'était lui, A. theuriet, Revue des 
Veux Uondes, (5 avr. 1876, p. 723. 

t C.\C0DP.M0N (ka-ko-dé-mon), î. m. Terme 
d'antiquité. Un mauvais démon, un mauvais es- 
prit. Si personne n'a vu ni farfadets ni démons.... 
ni cacodémons, on a vu souvent des prédictions 
d'astrologues réussir, volt. Dict. phil. Astroloyie. 

— ErVM. Kaxocaijjiuv, de xaxot, mauvais, et 
SxijKuv, démon. 

CACOGRAPUIE. — HIST. xyf S. Ajoutez : Blâmez 
en [de ce que l'orthographe de Meigrct n'est pas 
suivie dans un livre de Meigret] l'imprimeur qui a 
prcferé son gain à la raison, espérant le faire 
beaucoup plus grand et avoir plus prompte dcs- 
pesche de .sa cacographie que de mon orthogra- 
phie, ME]GHET,dans LivET, laCramm. franc, f. <ii. 

t CACOLET. Ajoutei : || i' Appareil semblable 
atix cacolets des Pyrénées, qui est employé au.x 
armées pour le transport des malades et des bles- 
sés. 

t CACOMITK (ka-ko-mi-f), s. f. Plante mexi- 
caine dont l'oignon donne une farine nourrissante, 
COHTAMUERT, CouTS de (/cographie, tu" éd. Paris, 
<>i73, p. 688. 

f (;.\COUAC (ka-kouak), s. m. Nom de dérision 
donné aux encyclopédistes et aux philosophes du 
XMil' siècle par leurs adversaires. Moreau publia en 
<7:i7 un pamphlet contre les philosophes intitulé: 
Mémoires pour servir à l'histoire des cacouacs. 
En 1 758 parut le Catéchisme des cacouacs, que l'on 
attribua à l'abbé Giry de Saint Cyr, de l'Académie 
fr.-ini;aise. Voltaire et d'Alembert acceptèrent ce 
sobriquet, qui se retrouve souvent dans leurs 
lettres. 

t CADASTBATION (ka-da-stra-sion), s. f. Action 
■ de cadastrer. On ne saurait éviter des dépenses 
énormes, dépenses dont vous pouvez juger par ce 
qu'ont coûté les travaux faits pour la cadastration 
d'un seul canton, Joum. offic. 8 janv. t873, p. tuo, 
<" col. 

CADAVRE. Ajoutez : || 3* Dans l'ancien droit 
criminel, procès au cadavre, procès que l'on fai- 
sait en certains cas au corps d'un homme décédé. 
Le procès ne pourra être fait au cadavre ou à la 
mémoire du défunt, si ce n'est pour crime de lèse- 
majesté divine ou humaine duel, homicide de 

soi-même, ou rébellion à justice avec force ou- 
verte dans le rencontre de laquelle il [le dé- 
funt) aura été tué, Ordonnance criminelle de l67o, 
titre 22, art. t. || Curateur au cadavre, personne 
chargée de la défense dans le procès au cadavre. 
Pour cet effet [le procès au cadavre], le juge... 
ordonne que le cadavre sera rapporté à la prison, 
en fait faire la reconnaissance et le fait saler ou 
embaumer pour le conserver ; après quoi il nomme 
d'office un curateur au cadavre du défunt, po- 
THIEB, Traité de procéd. crim. (Note communiquée 
par M. Du Bois, avocat à Gand.) || 4° Fig. Arbres 
morts. Arbres dépouillés de verdure, Malheureux 
cadavres des bois, J. B. rousseau. Cantate contre 
l'hiver. Tandis que le courant du milieu entraine 
vers la mer les cadavres des pins et des chênes, 
CBATEAUBR. Atala, prologue. 

CADEAU. Ajoutez : — REM. Au xvu* siècle, ca- 
deau était si loin d'avoir pris le sens de petit pré- 
sent, que, dans une même phrase, Molière oppose 
l'un à l'autre : Les visites fréquentes ont com- 
mencé ; les déclarations sont venues ensuite, qui, 
après elles, ont trainé les sérénades et les cadeaux, 
que les présents ont suivis. Bourg, gent. m, ts. 

t CADÊDIS (ka-dé-dis'), s. m. Jurement qu'on 
met habituellement dans la bouche des Gascons. 
Il On dit aussi cadédiou. 

— ETYM. Cap, tête, de Dis, de Dieu, 

bir.T. DB LA LANObtt fn*f(4'AIBBl 



CAF 

C\DET. Ajoutez -.Il S' Fusil cadet, fusil ainsi 
nommé à cause de sa valeur médiocre. Fusils 
simples dits cadets, pour exportation, ordinaires 
pour hommes, Enquête, Traité de comm. avec l'An- 
gtet. t. II, p. 42. 

1 1 . CADETTE. Ajoutez : || 2- A Lyon, dalle étroite 
qui, avant l'instnllation des trottoirs dos rues, lon- 
geait la .maison et abritait des eaux sales do la 
rue les soupiraux des caves. 

t CADIE (ka-die), s. f. Arbrisseau (famille des 
cajsalpiniées) originaire d'Arabie qu'on cultive chez 
nous en serre chaude. 
— H.TY.M. Arabe, qadi, nom de cet arbuste, 
t C.VDKILLAGE, s. m. Voy. quabhili.a(,e. 
CAFARD. — ETYM. Ajoutez : M. Félix Bovet, 
qui combat à la fois l'étymologie par l'arabe 
kdfir, et par le bas lat. capliardum , tire ca- 
fard de cathare, nom d'hérétiques du moyen ige 
{cathares voulait dire les purs, du grec xaOapoi)- 
• C'est, dit-il, un sobriquet populaire, qui aura été 
dans la bouche du peuple longtemps avant d'ê- 
tre écrit et dont par conséquent l'orthographe 
aura suivi la prononciation. Or le 6 (dans x-^Oa- 
p6;) se prononce chez les Grecs d'une manière qui 
ressemble à s'y méprendre, non pas au th anglais 
comme ou le dit souvent, mais bien plutit à notre 
f. En russe Théodore est devenu Féodor et Fédor, 
et j'ai été frappé en Grèce d'entendre des Fran- 
çais illettrés prononcer le Thèbes comme s'il était 
écrit Fiva. • Il est difficile d'admettre l'opinion 
de M. Bovet ; ce qui la réduit toujours à être 
une conjecture, c'est qu'elle ne rend compte ni- 
de l'interruption qu'aurait subie cathare {lafard 
ne paraissant qu'au xvi* siècle), ni de la présence 
du d. D'un autre cité M. G. d'Eichthal sug- 
gère que le cafard bigot pourrait bien dériver, 
pour la couleur et les mœurs cachées, du ca- 
fard grillon, de l'allem. Kùfer, même sens. Ce 
rapprochement est inadmissible; mais il se pour- 
rait en cH'et que l'emploi ancien de cafard appar- 
tînt à l'insecte, et que, au xvi* siècle, les rèfor» 
mes en eussent fait une application haineuse aux 
religieux catholiques. Dans cette hypothèse, le 
cafard grillon aurait été ainsi nommé, à cause de 
sa couleur noire, du bas-lat. caphardum, sorte de 
vêtement universitaire. 

t CAFARDAGE (ka-far-da-j'), s. m. Langage de 
cafard. Ils [les NeuchâteloisJ remplirent leur Mer- 
cure d'inepties et du plus plat cafardage, qui, 
tout en faisant rire les gens sensés, ne laissaient 
pas d'échauffer le peuple, j. j. houss. Confess. xii, 
2* part. 

CAFÉ. Ajoutez : || 6* Populairement, un café, 
une demi-tasse de café. Intrépide, et soutenu d'ail- 
leurs par trois cafés pris avant de venir, il se dé- 
battait au milieu des autres, G. Flaubert, l'Éduc. 
sentimentale, t. u, p. tio. |)7* Café de figues, fi- 
gues torréfiées et moulues. Monsieur, vous m'avez 
référé des doutes qui se sont élevés dans l'esprit 
du service au sujet du régime applicable à un 
produit importé de Suisse sous la dénomination 
de café de figues et qui consiste en figues torréfiées 
et moulues, sans mélange de sucre ou de mélasse, 
Lett. commune, Douanes, t"ma.r!i iSTBjn'^'n. || 8" Ar- 
bre à café [coffee-tree des Américains), le gymnocladus 
dioica, bâillon, Dict. de bot. p. 247. || 9" Café chan- 
tant, café oii l'on fait entendre des chanteurs. 
Il Café-concert, café où l'on fait entendre des con- 
certs. Le café-concert a sur le théâtre l'immense 
avantage du cigare, de la bière, du coude sur la 
table, E. TEXiEH, Siècle, 1 avril (867. || 10" Populai- 
rement et fig. Mon.sieur pr»nd son café, c'est-à-dire 
vous vous amusez à mes dépens. 

Ajoutez : — REM. 1. Le premier café établi à Mar- 
seille date de ) 671 ; en t672 fut fondé le premier 
café parisien, au quai de l'École; en <7I6, il y 
avait déjà dans la capitale trois cents établisse- 
ments de ce genre, M. de lescure, Journ. offic. 
17 nov. (875, p. 8405, 3* col. Huet parle des cafus 
comme très-répandus : Une étude assidue les obli- 
gerait à sortir de leur crasse, à quitter leur vie 
molle, les douceurs de leur fainéantise, le ver- 
biai;e et les fadaises de leurs cafés..., Uueliana, 
p. 2. Il 2. Avant de dire café tout court en parlant 
d'un établissement public où l'on prend du café, 
on a dit maison de café , comme on disait aussi 
maison de chocolat. La première boutique de li- 
brairie , ou la première maison de café qui se pré- 
sente, BAïLE, Avis aux réfugiés. \\ 3. Vers la fin 
du xvii" s. l'orthographe des mots café et chocolat 
n'était pas encore fixée. Du Guet écrivait à Mme des 
Kieux : Ni le caphé ni le chocolaté ne sont propres 
^ vetra esleiDa«i >AiNTii-RH>ivB| ti y, livra vi, u. 



CAI[ 



57 



Il 4. La locution : fort de café, vient de ce que les 
personnes qui prennent du café au lait, disent, 
lorsque c'est le cas, qu'il est trop fort, trop chargé 
de café. 

— ETYM. Arabe, kahoua (prononcé à la turque 
kahve), qui désigne la liqueur et non le fruit, devic. 
Dict. étijm. Kahoua a été longtemps un des 
noms du vin, d'après M. Dozy, qui ajoute : Quand 
on considère que le vrai moka est une liqueur 
enivrante, on s'explique i>ourquoi on lui a donné 
ce nom. 

t CAFOTIN (ka-fo-tin), s. m. Nom do petits pots 
de terre renfermant de la braise allumée sur la- 
quelle brûle de la résine; ces petits pots, portés 
par des enfants, sont balancés à la manière d'un 
encensoir, dans la fête des allumoirs, à Roubaix 
(voy. ALi.uMom au Supplément), le Temps, ia sept 
(876, 3» page, 4" col. 

CAGE. Ajoutez : \\ 7° Terme d'artillerie. Verser 
en cage, voy. verser, n" 13. Les chevaux, effrayés 
par les projectiles, se dérobent, et le canon verse 
en cage. Campagnes de l'armée d'.ifrique par le 
duc d'Orléans, publiées par ses fils, (870, p. 337. 
Une autre pièce fut versée en cage, obstrua le 
passage et arrêta quelque temps le mouvement do 
retraite, H. gaidûz, liev. des Deux-Mondes, (" août 

(874, p. 606. 

t CAGEK (ka-jé), s. m. Nom, dans l'Aveyron, de 
cages en bois oij l'on fait les expéditions de fro- 
mages de Roquefort, les Primes d'honneur. Paris, 

(869, p. 398. 

CAG.VARD. Ajoute: : || 3° Nom, en Normandie, du 
réchaud, il. MOisv, Noms de famille normands, 
p. 52. Il 4° Jeter aux cagnards, locution qui n'est 
plus usitée et qui signifie abandonner avec mé- 
pris. Je ne me rappelle pas bien les preuves; mais 
il s'ensuivrait que les gens de génie sont détes- 
tables, et que, si un enlaiit apportait en naissant, 
sur son front, la caractérisque de ce dangereux 
présent, il faudrait ou l'étouffer ou le jeter aux 
cagnards, uider. Neveu de Rameau, éd. Assézat, 
t. V, p. 393. Il Jeter aux cagnards et, mieux, jeter 
au cagnard, c'est jeter dans le lieu, sous les ponts 
de Paris, où les fainéants, les vagabonds se réu- 
nissaient (voy. CAGNAKD à l'historlquc). 

t CAGNE (ka-gn'), s. f. Mauvais chien. Dans la 
bonté des chiens il y a des bizarreries inouïes; les 
disgraciés sont quelquefois les intelligents; et, 
dans la même portée, il y a trois cagnes pour un 
bon chien, carteron. Premières chasses, Papillons 
et oiseaux, p. 39, Hetzel, (866. Un chasseur exposa 
un griffon; qu'était ce grifl'on? il passait les per- 
drix disséminées.... la moindre chaleur le mettait 
sur les dents ! ce n'était plus qu'une belle cagiie, 
ID. ib. p. 38. 

— ETYM. Lat. canis, chien. Cagne est masculin 
dans la basse Bourgogne. 

\ C.4G>ER (ka-gné), V. n. Terme popultire. 
Faire la cagne, recmler devant une besogne diffi- 
cile OH dangereuse. 

t CAGNOITE (ka-gno-f), s. (. \\ 1° Petite cuve 
ou cuvier propre à fouler la vendange; usité dans 
le département de Lot-et-Garonne. Il 2° Vase ou 
corbeille où des joueurs jettent de l'argent qu'ils 
sont convenus de payer à certains coups. || Nom 
donné à la somme ainsi recueillie. 

CAGOT. Ajoutez : — RE.M. Scarron, Virg. iv, a 
dit cagous en parlant des cagots des Pyrénées : 
Sales magasins de vermine. Enfin véritables ca- 
gous. 

t CAGOTEMENT (ka-go-te-man), adv. D'une ma- 
nière cagote. Nous ne sommes pas assez cagote- 
ment imbéciles pour.... Lell. du P. Duchéne, 
45* lettre, p. 7. 

t CAGOU (ka-gou), s. m. Nom d'un oiseau de la 
Nouvelle-Calédonie, de la famille des échassiers; 
il no vole pas, ses ailes ne lui servant qu'à accé- 
lérer sa course. M. le comte Vignes a fait don au 
Muséum de vingt-six couples d'oiseaux des plus 
rares, et entre autres d'une paire de cagoux; c'est 
la première fois que ces oiseaux, qui appartiennent 
à la famille dos échassiars, ont pu être rapportés 
vivants de la Nouvelle-Calédonie; haut de trente 
centimètres environ, le cagou est gris cendré, 
Journ ulfic. 2 février (875, p. 884, i" col. 

CAGOUILLE. Rédiger ainsi l'article: || 1° Nom 
dans l'Angoumois et la Saintonge, du colimaçon. 
Il 2" Fig. Ancien terme de marine. Volute ornant 
le haut de l'éperon d'un vaisseau. 

— ETYM. Provenç. moderne, cacalauda; langue- 
docien, cagaraula. 

CAHIER. — KlST. Ajoutez : xu' s. Se vousisse 
[si je voulaisl lor faiz cscrirc , Trop lunge chose 
KUl'I'l.. — 8 



58 



CAI 



fust à dire ; En treis quaers de parchemin N'en 
Tcnisse je pas à fin, benoît, Chroniqtte , t. m, 
p. SIO. T. 375)2. 

— Étym. Ajoute: : D'après M. Gaston Paris, 
Uém. de la Sof. de lingiiisl. 1. 1, p. 285, cahier, 
dont l'orthographe devrait être quaier, est pour 
quaiem, comme enfer pour enfem, et répond au 
provenç. cazem, catal. cuem, espagn. euademo, 
ilal. quddemo, du lat. quatemum : réunion de 
quatre feuilles. Cela doit être adopté et donne plus 
de précision à la discussion qui est dans le Dic- 
tionnaire snr l'origine de ce mot. 

t C\ICHE. — ETYM. .\llom. Kitse, navire et cne- 
Trean (voy. cbebec au Supplément). 

t C4ÏDAT (ka-i-dai, .t. m. Gouvernement d'un 
caïd. Voulez-vous que je vous fasse comprendre 
par une fable ce qui se passe dans mon caïdat.... 
Gaz. des Trib. 22-23 mars )8"5, p. 286, 4' col. 

t C.4ILLKB0TTER. A}0Ulei:\\3' V. n. Caille- 
bottcr se dit, en Normandie, des pommiers, lois- 
qu'ils fleurissent lentement, sans vigueur, et que 
leurs feuilles sont attaquées par les chenilles, del- 
BOLLLE. Gloss. delà rallée d'ïéres. is76,p. 58. 

t CAILLÈRE (ka-llé-r', (I mouillées), s. f. En 
Auvergne, vase cylindrique de bois oîi on verse la 
présure et le lait écrémé et tiédi (pour le fromage 
de Roche), les Primes d'honn. p. 449, Paris. (874. 

). CAILLETTE. Ajoutez : \\ i' Chose caillée qui 
sert à la confection des fromages, Tableau annexé 
au décret du 3) déc. 4866, concernant les élablis- 
semenls itisalubres. 

2. CAILLETTE. — ÊTYM. Ajoutez : Dans le com- 
mencement du ivi* siècle, il y avait un person- 
nage fictif, très-populaire ; c'était l'innocent Cail- 
lette, sur lequel on trouve beaucoup de rensei- 
gnements dans la Vie et Trespassement de Cail- 
lette, (514 {Recueil des poésies françaises des sv" et 
XVI* siècles, par A. de Monlaiglon et James Roth- 
schild, t. X, <875). Ce personnage explique fort 
bien l'emploi que la Satire Ménippée, d Aubigné 
et d'autres font du mot caillette (voy. l'histo- 
rique). 

t C4ILLEC-TASSART (ka-Ueu-U-sar, Il mouil- 
lées), I. m. Le clupea thrissa, L., poisson qui est 
vénéneux à certaines époques. 

■i t . C\ILLO\ (ka-!lon, U mouillées), s. m. Chose 
raillée servant à la fabrication des fromages. Cail- 
lons pour la confection des fromages, chairs, dé- 
bris et issues provenant de l'abalage des animaux. 
Tableau annexé au décret du 3i déc. (866, coticer- 
nant les établissements insalubres. 

t 2. CAILLO.V (ka-Uon, U mouillées), s. m. Bon- 
net, dans rindre-et-Loire. Les magistrats, en fai- 
sant une perquisition dans votre maison , ont 
trouvé caché dans le lit de la boulangerie le cail- 
lon, coiffure que votre femme portait le jour de sa 
mort, Gaz. des Trib. 9 sept. (875, p. 870, (" col. 

— ETYM. Dérivé de cale 3. 

CAILLOU. — HIST. Ajoutez : || xvi' s. Cinq cents 
de caillots achetés rendus sur ledit pont [d'Or- 
léans], pour payer l'arche d'oultrc la croix, man- 
TELLiER. Glossaire, Paris, (869, p. (6. 

t CAÏM.tCAN'AT (ka-i-ma-ka-na), s. m. Territoire 
régi par un caimacan. Elle (la peste] éclata au 
milieu d'une petite population d'Arabes campés 
dans le caïmacanat d'Azizie, à quinze heures au 
nord-ouest de Bagdad, sur la rive orientale de 
l'Euphrate, Joum. ofjie. (8 juin (876, p. 4293, 
3- col. 

t CAÏ.M.AC.AME (ka-i-ma-ka-nie), s. f. Fonction 
de caimacan. La caïmacanie du Gharb el Beka a 
<té replacée sous l'administration directe et exclu- 
sive du viliyet de Syrie, Joum. offic. (9 avr. (87u, 
p. 693, 3' col. 

t CAÏORNE (ka-ior-n'), s. m. Voy. cauobne. 
Cn ponton... avec les poulies et tous autres ac- 
cessoires en rapport avec la for«e des navires à 
abattre, mdts et caïornet de redressement.... Dé- 
cret du 21 déc. (867. 

t CAIRE. Ajoutez : Un nègre qui.... ramassa par 
terre un de ses cocos, et se mit à faire un lampion 
avec sa coque, une mèche avec son Caire, eek- 
NABDiN de st-piebhe. le Café de Surate. 

t CAIRO.N. Ajoutez : || ï' Pierre molle qui sert à 
bâtir, et que l'on peut acheter toute taillée en pe- 
tits cubes. 

— ETYM. Provenç. moderne, coire, coin, angle. 
CAISSE. Il 3" Ajoutez : \\ Ironiquement, sauver la 

caisse, s'enfuir avec les fonds dont on est déposi- 
taire. Il 4* Ajoutez : Il Fig. Battre la grosse caisse, 
faire beaucoup de réclames. 

t CAISSKItlE (ki se-rie), ». f. Industrie de la fa- 
brication des caisses. Les bois de pin sont em- 



CAL 

ployés à la menuiserie, à la confection des barri- 
ques de ciment, à la caisserie pour le transport 
des savons de Marseille, Enquête sur les incendies 
de forêts. (869, p. 70. 

t CAISSETTE (ké-sè-f), s. f. Petite caisse. Ar- 
ticles de bimbeloterie renfermés dans des boites 
en carton ou des caissettes on bois, Tarif des 
douanes, (869, p. (20. 

C.\ISSOX. Il 1° Jj'oMtej ; Il Actuellement, voilure 
qui transporte les coffres dans lesquels sont con- 
tenues les munitions; le caisson n'est plus une 
caisse, c'est une voiture. 

t CAJEPUT. Ajoutez : — ÊTYM. Malais, fcSi/ou- 
pnùtih, de kâijou, arbre, et poùtih, blanc, devic, 
Dicl. étym. 

t CAJEPUTIER (ka-je-pu-tié), s. m. L'arbre qui 
fournit le cajeput [meUileud eajeput, famille dos 
myrtacées). X l'ombre des cajepuliers, arbres ro- 
connaissables à la blancheur de leur écorce, riexzi, 
Océanie, t. i, p. 21 (. 

t CAKILE (ka-kil'), s. m. Genre de plantes de 
la famille des crucifères. Le cakile maritime abonde 
sur toutes nos côtes de la Manche, de l'Océan et 
de la Méditerranée; on le brûle pour en retirer 
de la soude. 

— ETYM. Arabe, qâquoulla , espèce de plante 
salée, DEVIC, Dict. étijm. 

CAL. Ajoutez : Il 4° Incrustation des chaudières 
à vcsou. La formation d'une croule calcaire dans 
les chaudières d'évaporation, désignée [à la Réu- 
nion] sous le nom de cal, qui empêche ou retarde 
l'ébullition.... éd. mobin, Jfe'm. d'agric. etc. (870- 
71, p. (95. 

— HlST. Ajoutez : xm* s. Tant sovent s'agenoil- 
loit, qu'il avoit es mains et es genolz unes duretés 
que l'on clame chauz, Hist. lilt. de la France, t. xxv, 

p. 538. 

f CAL..., C.\ll..., particule péjorative que 
M. Darmesteter, forma (10» des mots composés en 
français, p. (12, a mise en lumière (voy. ca.... au 
Dictionnaire). En voici un exemple curieux : Ca- 
tr.îVau, louche, Gloss. aunisien, la Rochelle, p. 82: 
il est composé de ca..., et mirer, regarder. L'ori- 
gine de cette particule péjorative est inconnue. 

t CALAB.AUISER (ka-la-ba-ri-zé), v. a. Terme de 
toxicologie. Introduire dans le corps d'un être vi- 
vant du snc de la semence du plujtostigma re~ 
nenosum, ou fève du Calabar. Grenouilles calaba- 
risées, iienneguy. Études sur l'action des poisons, 
p. 78, Montpellier, (875. 

t CALADIO.N (ka-la-di-on) ou CALADICM (ka-la- 
di-om'), s. m. Plante voisine du gouet cultivée en 
serre. En entrant dans la serre, il vit, sous les 
larges feuilles d'un caladium, près le jet d'eau..., 
G. FLAUBERT, l'Êduc. sentimentale, t. i, p. 215. 

— ÊTYM. Malais, kalâdi, sorte d'arum à racine 
comestible, devic, Dict. étym. 

t C.\LAG.\NE (ka-la-ga-n'), adj. f. Terme d'injure 
adressé par les jésuites aux religieuses de Port- 
Royal. Il [le P. Brisacier] les appelle des filles im- 
pénitentes, asacramentaires, incommunianies, des 
vierges folles, fantastiques, calaganes, désespérées, 
et tout ce qu'il vous plaira [c'est Pascal qui sou- 
ligne], PASC. Prov. XI. 

— ETYM. Dom Clémencet, t. in, p. (76, de son 
Histoire générale de Port-Royal , dit que M. do 
Callaghan était un gentilhomme irlandais, ordonné 
prêtre en France et fort attaché » -à la doctrine 
de l'Église et à la maison de Port-Royal. » — Il dit 
aussi, à propos du P. Brisacier {le Jansénisme con- 
fondu] : « Cet ouvrage était rempli des plus hor- 
ribles calomnies contre les personnes les plus in- 
nocentes, spécialement contre M. de Callaghan, et 
contre les religieuses de P. R. dont M. de Cal- 
laghan était l'ami. Le P. Brisacier portait dans ce 
libelle diffamatoire la calomnie et la folie jusqu'à 
traiter les rsligieuscs de P. R. de ■> vierges folles, 
d'impénitentes, d'asacramentaires, etc. » — On com- 
prend que Nicole, dans sa traduction latine des Pro- 
vinciales (Wendrock), ait traduit calaganes par 
virgines Calaganicas ; ce C majuscule se voitaussi 
dans plusieurs éditions françaises des Provin- 
ciales ; et M. F. Bovet, qui a retrouvé par un heu- 
reux hasard le passage de dom Clémencet, ne se 
trompait pas en supposant à l'avance qu'il y avait 
un nom propre au fond de co mystérieux adjectif 
calagane, désormais parfaitement clair (noie de 
M. BcTtlioud). 

t CALAIS. Ajoutez: — ÊTYM. M. Bugge (Romo- 
nia, juillet-octobre, (875, p. 352) le tire, avec vrai- 
semblance, du lat. calathus, panier, par l'intermé- 
diaire d'une forme calalhiuw cuinp. palatiuin, 
palais 



CAL 

tCALAMAGROSTIS (ka-la-ma-grostis'), s. f. U 
calamagrostis argentée {calamogroslis argenlea , 
DC), belle graminée, Mathieu, le Reboisement des 
Alpes, Paris, (875, p. 3(. 

— ETYM. Kâ).oi|io:, roseau, et «xfpmoiiç, espèce 
de graminée. 

CALAMBAC, CALAMBOU, CAIJVMBOUR. Ajou- 
tez: ....Vousallez partir de Madrid tout à rhcurc, 
Pour porter cette boite en bois de calembour X 
mon père, monsieur l'électeur de Neubourg, 
V. HUGO, Ruy Blas, 11, 5. 

— ETYM. Malais, kalambaq, le bois d'aloès, de- 
vic, Dict. étym. 

CALAMISÏRER. Ajoutez : —REM. Ce mot n'est 
point hors d'usage, comme le dit le Dictionnaire ; 
témoin cet exemple : Le masque de Méduse, ou 
celui du Bacchus indien, aux oreilles de taureau 
et aux cheveux calamistrés, CH. blanc, l'Art dans 
la parure, p. 343. 

CALAMITEUX. Ajoutez :\\En Belgique, polder 
calamitcux, polder en danger d'être inondé. Les 
polders compris dans un même arrondissement 
concourront à la défense commune en venant au 
secours de celui ou de ceux qui seront déclarés 
calamiteux, Décret impérialàu 28 déc. (811, art. 2. 
(Note communiquée par M. Du Bois, avocat à 
Gand, qui ajoute que ce mot est si bien resté dans 
le langage usuel qu'il a passé du français dans le 
néerlnndais, en Zélande, avec le sens qu'y attache 
le décret impérial). 

t CALAPITE. Ajoutez : — t.rytt. Kalâpa, nom 
malais et javanais du coco, devic, Dict. étym 

t C\LClCOr.E (kal-si-ko-l'), adj. Qui habite les 
terrains calcaires. Plantes calcicoles, contejean, 
Acnd. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 5(. L'exi- 
stence d'une flore calcicole sur certains grès de 
Fontainebleau, duchartre, Acad. des se. Comptes 
rendus, t. lxxxu, p. ((68. 

— ETYM. Lat. calx, chaux, et colère, habiter. 

t CALCIFUGE (kal-si-fu-j'), adj. Qui fuit les ter- 
rains calcaires. Plantes ealcifuges, contejean, 
Acad. des se. Comptes rendus, t. lxx.xi, p. 5|. 

— ETYM. Lat. calx, chaux, et fugere, fuir. 

t C.\LCI>'. Ajoute: .-112° Sorte de croule qui se 
forme à la surface de certaines pierres de taille 
exposées à l'air. || 3° Se dit aussi du conglomérat 
cali aire qui se forme autour des objets qui ont sé- 
journé plusieurs siècles dans le lit de la Seine, 
Bulletins de la Soc. d'anthropologie, t. vui, ((• sé- 
rie, p. 203. 

CALC1\.\TI0N. Ajoute: : — REM. L'exemple de 
Voltaire oîi il s'agit de la calcinalion du plomb sa 
rapporte au sens ancien (transformation en ce 
qu'on nommait les chaux) et non au sens moderne 
de calcinalion. 

fCALCOSPHÊRlTE (kal-ko-sfé-ri-f), s. f. Petite 
cristallisation sphéroîdale à base calcaire (carbo- 
nate, phosphate, etc.) qui se trouve dans un grand 
nombre de parties animales, la coquille de, l'œuf, la 
coquille des mollusques, etc. 

— ETYM. Lat. calx, chaux, et sphère. 

t CALCULATIF, IVE (kal-ku-la-tif, ti-v'), adj. 
Qui sert au calcul. Les nombres calculatifs, Gi- 
rard, Princ. de la langue franc, (û* dise. Quolilé 
calculative, id. ib. 

•|-CAI.CCLIFORME(kalku-li-for-m'), odj. Qui est 
en forme de petits cailloux. || Se dit d'une écriture 
qui fut usitée dans l'Amérique du Sud avant l'ar- 
rivée des Européens, Journ. offic. 2a avr. (875, 

p. 3005. 2" col. 

CVLÉBASSE. Ajoutez : \\ 4° Populairement et fig. 
Vendre la calebasse, révéler le secret. 

t CALEB.WE (ka-le-bû), s. m. Sorte de chou. On 
sèmera également les choux d'York, coeur de bœuf, 
en pain de sucre, celui de la Poméranie, le petit 
calebaye hâtif, ainsi que les gros choux quintal, 
de Saint-Denis, de Bonneuil, Joum. oijic. (8 août 
(872, p. 5577, (" COl. 

CALÈCHE. Ajoutez : — REM. 1. U est écrit ga- 
leche dans une pièce officielle, datée du 8 jan- 
vier (661. La permission d'établir, dans notre 
bonne ville, faubourgs et banlieues de Paris, des 
galeches, carioles ou petits carrosses à deux roues, 
tirées par un seul cheval, Lettre patente, qui ré- 
voque cette permission. Il 8. «Ce qui s'appelait 
l'été dernier une calèche (chapeau de femme), cet 
hiver une capote, a repris le nom de calèche de- 
puis que nos dames se promènent en voiture dé- 
couverte; une calèche a de la blonde ou du tulle 
au bord, comme l'année dernière, mais en plus 
grande quantité. Quelles fleurs ? me direz-vous. Des 
Hlas , vous répondrai-je, des jacinthes, des roses, 
des bluels, » Journal de Paris, du ("mai (8((, 



CAL 

t CALÉCIIIKR (ka-léchié), s. m. Loueur de ca- 
lèches, de voitures de place. Cassation , sur le 
jjourvoi du sieur S..., caléchier à Oran, du ju^cc- 
mcnt de ce tribunal.... toi. des Trib. t"-2 mars 

4875. p. 214, y col. 

t CALÉIDOSCOPIQI'E (ka-Iéi-do-sko-pi-k'), orf;'. 
Qui a le jeu, l'aiiparence d'un caliidnscope. 

t C.VLE.W.AXDE (ka-le-man-d'), s. f. Nom, dans 
le xviir siècle, d'une étofi'e commune. Maudit soit 
le précieu.x vêtement que je révère I oii est mon 
ancien, mon humble, mon commode lambeau de 
calemande? didekot, Regrets sur ma vieille robe 
de chambre, Mit. do J. Assezat. t. iv, p. 7. 

CALK.MIîOl'K. Ajoutez: — BEM. Une note que 
nous communique M. Félix Bovet, a le mérite de 
fixer à peu près l'époque où le mot s'est introduit, 
il y a tout juste un siècle : Vous ne savez peut- 
être pas ce que c'est que des calembours, espèce 
de jeux de mots, sans mérite, selon moi, et que 
l'on se permet pourtant trè-s-fréquemment dans nos 
sociétés ; le marquis de Bièvre est surtout fameux 
pour sa facilité prodigieuse en ce genre. Lettre du 
iS février 4 775, dans Correspond, secrète, polit, et 
litl. ou Mémoires pour servir à l'histoire des cours, 
des sociétés de la littérature en France depuis la 
mort de Louis XIY, t. I, p. 200. 

— KTVM. Ajoutez : M. ."^ardou rattache ce mot au 
bois de calambour; voici comment : il a trouvé 
dans des papiers provenant de Favart unmanuscrit 
de Fuzclier contenant les Monlgenettes, recueil de 
chansons composées à Montgent par de bons vi- 
vants de la société d'autrefois. On improvisait, 
sauf l'abbé Chérier, censeur royal, qui restait 
court au milieu de ces improvisateurs intrépides. 
Un jour l'abbé accourt, criant qu'il venait d'en- 
fanter une jolie chanson, et il chanta d'abord sur 
l'air, Plaignons le rt\alheur de Luili, etc.... Pleu- 
rons tous en ce jour.... Après ce beau vers, sa 
muse, fatiguée de cet effort spirituel, fît une pause 
prudente «t nécessaire. La compagnie, charmée 
d'un si heurcuxdébut, le presse d'achever. Le poète 
léger recommença : Pleurons tous en ce jour.... 

cl s'arrêta là une seconde fois On le conjura 

de continuer un ouvrage qui promettait tant. En- 
fin, après avoir invoqué Apollon et remonté sa 
lyre, il entonna pour la troisième fois avec une 
emphase digne du sujet: Pleurons tous en ce jour... 
Du bois de calambour.... Son Pégase essoufflé 
ne peut faire un pas de plus, il s'arrête court. — 
Ce poème ébauché risq\iait d'avoir le sort de l'JÎ- 
néide et de n'être pas achevé, si Mareuil, osant 
suivre ce nouveau Virgile, n'avait pas sur-le- 
champ terminé cette importante affaire comme il 
suit : Pleurons tous en ce jour Du bois de calam- 
■bùur.... Crioit d'une voix emphatique Un abbé qui 
n'est pas éthique ; Aussitôt en choeur on lui dit : 
Il a mal à l'esprit. Et, après avoir reproduit ces 
vers de fermier général, Fuzelier ajoute : « Ce mol 
de calamb'mr fut tant répété ce jour-là et depuis 
par la société de Montgent, pour signifier comi- 
quement et allégoriquemént fadaise, baliverne, 
pauvreté, qu'il a fait fortune et est devenu pro- 
verbe. ■■ Mareuil d'ailleurs fit incontinent la chanson 
suivante : ànr l'air : Tout cela m'est indilférent : Pour 
ne jamais demeurer court, Prenez gaule de calam- 
bour; Touchez avec cette baguette Le stupide ou 
l'homme d'esprit. Vous verrez que d'une sornette 
Ainsi que d'un bon mot il rit. M. Sardou conclut 
de là que, franchissant les limites de Montgent, 
et propagée au dehors par les gens de tout rang 
auxquels Fuzelier fait allusion, la locution nou- 
velle s'est insensiblement transformée sur la route ; 
et que, s'écartant de plus en plus de sa significa- 
tion première, elle en est venue tout doucement 
à ne plus dé.signer seulement une sottise, mais 
aussi, et par la ressemblance des deux mots, une 
calembredaine, puis le coqà-l'dne, l'équivoque, et 
enfin le jeu de mots tout spécial qu'elle caracté- 
rise aujourdhui, et qui, depuis longtemps, atten- 
dait une expression qui lui fut propre. — De telle 
sorte qu'ayant enfin vers 4 760 son droit de bour- 
geoisie, le calembour n'attendait plus que M. de 
Bièvre pour obtenir de lui ses titres de noblesse 
{le Temps, 2 fév. isir,). D'un autre côté, M. Dar- 
mesteter, Formation des mots composés en fran- 
çais, p. 4 44, pense que calembourdaine, aulre 
forme de calembredaine, donne l'étymologie de ca- 
lembour, qui se trouve être ainsi la forme mascu- 
line de calembreilaine {calembour, aux environs de 
ChAteaudun, se dit au sens de calembredaine). 
Cette conjecture a l'avantage de rattacher calem- 
bour k\in mot déjà connu. Toutefois nous inclinons 
à croire que c'est M. Chasles qui a raison, et que Ca- 



lemberg est bien l'origine de co mot. On a objecté 
que, poHT l'autoriser, il faudrait que ce per.sonnago 
de contes allemands eût été connu en France; ce 
dont on n'a pas do trace. Or des traces de ce 
genre exi.stent. En effet on trouve, dans un auteur 
du xvi' siècle, mention de Calemberg à côté d'Eu- 
lenspiegel : Un filz qui n'estoit si habille que un Uly- 
spiegel ou un curé do Kalleuberg, bonivart, de 
Noblesse, p. 263. Ce document est important dans 
les discussions que calembour soulève. 

CALEMBKEDAINK. — ETY.M. Ajoutez : M. Dar- 
mesleter. Formation des mots composés en fran- 
çais, p. 4 4 5, trouvant en picard bredaine, bourde, 
voit dans calembredaine un composé de calem et 
berdaine. Berdaine équivaut à bourdaine, et est 
un dérivé de bourde, et calcm est la particule pé- 
jorative cali, avec la nasalisation devant la labiale, 
fait qui n'est pas rare dans la phonétique française. 

t CALKXCE (ka-lan-.s'), s. f. Terme des ouvriers 
de Paris. iManque d'ouvrage. Être en calence. 

— ETVM. 11 est possible que calence soit une cor- 
ruption de carence, manque; carence, qui est an- 
cien dans la langue, et qui n'est plus usité qu'en 
termes de pratique, serait resté sous luie forme 
altérée dans le langage populaire. 

CALEPIN. Ajoutez : lli" Morceau de peau ou 
d'étoffe qu'on met sous la balle do la carabine. 

4. CALER. Ajoutez : \H' Populairement, recu- 
ler, lâcher pied (ce sens était fort usité au xvi* siè- 
cle, voy. l'historique). 

CALFAT. Ajoutez : — HIST. xiv"s. Assclin Grille, 
maistre des ouvres de nostre navire Idotte] et 
clerc de nostre armée de la mer, leijuel nous avons 
commis et ordonné pour nous faire venir certain 
nombre de calefas et de remolas, pour les repara- 
cions de nostre dit navire, ilandements de Charles V, 

4374, p. 435. 
t CAHBORGNE(ka-li-bor-gn')ou CALIBORCNON 

(ka-li-bor-gnon), adj. Qui y voit mal. Il |le fils du 
régent].... brèche-dent, caliborgnon, punais. de- 
couRCHAMP, Souven. de la marquise de Créquy, 
t. m, eh. 6. 

— ETYM. Berry, caliborgne; Haut-Maine, ca- 
lorgne; picard, caliborgnon ; norm. caliborgnettes, 
des lunettes ; de la préposition péjorative ca ou cal, 
ou cali, et borgjie. Pour cette préposition (voy. le 
Dictionnaire à ca..., et cal..., cali..., au Supplé- 
ment). 

CALIBRE. Il 2" Ajoutez : Il Au xvi" siècle, sous 
Henri II, les six calibres do France, nom donné aux 
six bouches à feu qui suivent : 1° le canon, dont 
le projectile pesait de 33 livres 4 onces à 34 li- 
vres ; 2° la grande coulevrine, dont le projectile 
ordinaire de 4 5 livres 2 onces ne dépassait pas 4 5 
livres 4 onces; 3" la coulevrine bâtarde, avec un 
projectile, en moyenne, de 7 livres 2 ou 3 onces ; 
4'' la coulevrine moyenne, avec un projectile de 
2 livres; 5" le faucon, avec un projectile de 4 livre 
4 once; 6° le fauconneau, avec un projectile de 4 4 
onces. 

C.\LIBRÉ. Ajoutez : || Un tube est dit bien cali- 
bré quand le diamètre intérieur en est partout le 
même. 

2. CALICE. Ajoutez : || 2° Terme de zoologie. 
Nom donné à la capsule qui contient l'ovule dans 
l'ovaire de la poule. 

t C.\LICUE. Ajoutez : || 2° Nom d'une espèce de 
terre à salpêtre. L'analyse de la terre à salpêtre ou 
caliche [découverte à Arica, Pérou] a donné des 
résultats favorables, Journ. offic. 20 oct. 4872, 

p. 6742, 3' col. 

t CALIFORNIE (ka-li-for-nie) , s. f. Contrée de 
l'Amérique du Nord oit l'on a trouvé de riches mi- 
nes d'or, jj Fig. C'est une Californie, se dit pour 
exprimer la richesse d'un lieu, d'une maison, d'une 
entreprise. 

CALIFOURCnOX. — ÉTYM. M. Fr. Dame, de Bu- 
carest, sug-'ère, pour expliquer la première par- 
tie du mot, de prendre en considération le rou- 
main cal, cheval, calul, le cheval, calare, monter 
à cheval. 11 est certain que co cal, qui vient sans 
doute de caballus, oiïre une interprétation de cali- 
fourchon. Mais est-il permis d'introduire cette 
forme néo-latine orientale dans nos langues nèo- 
lalines occidentales, qui ne la connaissent pas? Le 
mieux est de considérer califourchon comme com- 
posé de fourchon et de la particule péjorative cali 
ou ca (on a dit cafourchon, voy. l'historique). 

t CALIfilNEUX. Ajoutez :\\i' Envahi par le 
brouillard. Le fondement à l'existence de toutes 
les choses ne vous apparaît plus que dans une 
noire impasse ou un caligineux abim«, tant que 
vous ne faites pas intervenir.... l'idée de Dieu, | 



r,\F. 



sn 



GiLAnniN, Disc, sur le surnaturel, cité dans tiaz. 
des Trib. du ♦ nov. 4876, p. 4 033, 3' col. 

t CALLV. Ajoutez: || 2° Dans l'Aunis, vase ordi- 
nairement de tôle, muni d'un couvercle sur lequel 
on met de la braise, tandis qu'il est placé sur le 
leu; sert à la cuisine, Gloss. aunisien, p. 82. 

— ETVM. Portug. calaim ; de l'arabe cala'i , qui 
à son tour vient du malais kelang, étain, ou bien 
do Cala'a, nom d'une ville dans l'Inde d'où l'on 
tirait l'étain (dozy). 

t CALINAGE (ka li-na-j'), s. m. Boite do cali- 
n.Tge, petite boite de hêtre fermant à crochet. P... 
fabricint de boites en hêtre dites de calinage, 
Alm. IHdot-Bottin, 4 870. Calinage en gros, id. ib. 

t CALINO (ka-li-no), s. m. Nom moderne de 
l'ancien jocrisse. || Ce nom est emprunté à une 
pièce do MM. Barrière et Fauchery, qui eux- 
mêmes avaient pris ce personnage à une Voilure 
de masques, de MM. Edmond et Jules de Goncourl. 
Ceux ci ont écrit Calinot ; mais toute la presse ac- 
tuelle écrit Calino. 

t CALIOUN (ka-li-oun'), s. m. Pipe à eau; c'est 
le nom persan du narguilé. Quelques coussins peut- 
être, un calioun incrusté de rubis et de turquoises 
pour fumer le blond tabac de (;achan, f. chaul- 

NES, Journ. OfftC. tO oct. 4873, p. 8294, 2« col. 

Il On trouve aussi calian. 

— ETYM. Persan, qalioîm ou qualian, devic, 
Dict. ét<im. 

t CALLAÏDE (kal-la-i-d') ou CALLAÏS (kal-la- 
is), s. f. Sorte de pierre précieuse, d'un vert pâle 
ou d'un bleu pâle. On a trouvé (dans une crypte 
des plaines d'Arles] une certaine quantité de 
grains percés do turquoise qui rappellent les per- 
les en callaïs des dolmens du Morbihan, et dont 
le gisement est inconnu en Europe, Journ. offic. 

4 4 oct. 4876, p. 7428, 3» col. 

— ETYM. KoiîXïi; ou và/aî;. 

t CALLIGUAPIIIQI'EMENT (k.Tl-li - gra-fi-ke- 
man), adi). D'une manière calligraphique. Ce n'est 
pas seulement l'invention de Gulenberg qui en- 
traîna la décadence de l'art d'écrire calligraidii- 
quement, a. maury, Ilist. de l'écriture, Rev. des 
Deux-Mondes, i"' sept. 4 875, p. 4 5S. 

t CALLCNE (kal-lu-n'), s. f. Sous-genre déta- 
ché du genre erico, et dont la bruyère vulgaire 
{erica vulgaris. etc. calluna vulgaris, Salisb^) est 
la principale espèce. 

— ETYM. Ka"/>ùv£iv, embellir, nettoyer, paixe 
qu'on fait des balais arec cette plante. 

t CALMEMENT (kal-me-man), adv. D'une ma- 
nière calme. Personne, en considérant les choses 
calmement et sans passion, ne dira qu'il a le 
droit.... le Temps, 7 mai 4876, p. 2, 2" col. 

t CALOGE (ka-lo-j'), s. f. || 1° Nom, à Étretat, 
d'anciens bateaux côtiers que la mer a mis hors 
d'usage et que les pêcheurs, les installant sur 
la plage, ont recouverts d'un toit de chaume, 
après avoir percé, dans l'épaisseur de leurs bords, 
des portes, des fenêtres. Les caloges servent de 
magasins pour les engins de pêche , le Temps, 
is août 487G, 2" page, 3" col. || 2" En Normandie, 
cabane de berger, niche à chiens, à lapins, del- 
BOULLE, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. 60. 

— ETYM. Ca, préfixe péjoratif, et loge. 
CALOMNIE. — HlST. xvi» s. AjotUez : ....Que, 

au préalable.... tu ne sois deuement et canonique- 
ment purgé de calomnie et conseil [purgé de lim- 
pulation d'avoir calomnié et d'avoir besoin d'un 
conseil judiciaire]. Œuvres facétieuses de KoH du 
Fail, Paris, 4874, t. 11, p. 244. 

CALOMNIEUX. Ajoutez:— KSM. Malherbe a em- 
ployé ce mot au sens de répréhensible : Un nombre 
infini de calomnieuses subtilités , Lexiqite, éd. 
L. Lalanne. On le trouve dans Charron, xvi" siècle, 
en un sens analogue : L'homme, la plus calom- 
nieuse et misérable chose du monde, Sagesse, i, 2. 

t CALORIFIANT, ANTE (ka-lo-ri-fi-an, an-t'), 
adj. Qui échauffe. L'action calorifiante du soleil, 
niiMB0i.DT. Mém. de la Soc. d'Arcueil, t. m, p. 473. 

t 3. CALOT (ka-lo), s. m. Bille de grosse di- 
mension qui sert à certains jeux d'enfants. 

CALOTTE. Ajoutez : || 10° Espèce de pâtisserie 1 
à confiture. Vous vous imaginez peut-être qu'il est 
question de quelques petites friandises dont on 
nous donnait de nombreuses indigestions durant 
notre jeunesse, et qui portaient ce nom si joli, si 
gracieux, si adorable de petites calottes, il y avait 
là dedans des confitures,?,'»;, des Trib. 43-44 avr. 
4874, p. 3B9, 4" col. || 11" Pot de confiture, ayant 
la forme d'une grande calotte, sans anses ni 
oreilles. Lescalol'es dont nous nous entretenons 
sont des pots de confitures, Oaz. des Trib. 43-14 



6U 



ÇAM 



avr. «874. p. 359, i" col. Confitures de loulo es- 
pèce logées en calottes on en boites, Abn. Didol- 
Bottin. 1876. p. 880, «"col. 

+ C\LOC. Ajoutez : || 2" Nom du viu de palme 
fait avec la sève du cocoùer (voy. palme 4, n' 2). 

CILOl'E- Ajoute: : — REM. Chateaubriand la 
fait féminin, à tort : Peut-être aujourd'hui met on 
trop de prix à la ressemblance et, pour ainsi dire, 
à la calque de la physionomie de chaque époque, 
Préface des Études historiques. 

CALVAIRE. Ajoute: : — REM. Calvaire, quand 
il désigne le lieu où Jésus fut crucifié, prend un 
grand C, mais un petit c quand il est employé figu- 
rément comme un lieu de douleur. 

t CALVANIER (kal-va-nié), s. m. Terme d'agri- 
culture. Homme de journée qui engrange les ger- 
bes, charge les voitures pendant la moisson, etc. 
Il En Normandie on dit calvtnier. 

t CALYPSO (ka-li-pso), s. f. La 63' planète té- 
lescopique, découverte par Luther. 

— ETYM. KïXu'j/ùi, nymphe, fille d'Atlas. 

t C\MAGE (ka-ma-j'), s. m. Ensemble des ca- 
mes. Arbre de carnage. 

CAMAÏEU. Ajoutez : || 4* Vêtement qui, comme 
la peinture en camaïeu, a deux tons. Dans ce cos- 
tume, qui est ce qu'on appelle proprement un cos- 
tume camaïeu, l'un des deux tons se distingue de 
l'autre, et chacun a son écho dans la toilette, CH. 

BLANC, Joum. Ojjic. 28 OCt. fS/S, p. 6710, 3' COl. 
La dignité du vêtement, le luxe voilé, la sévérité 
de l'uni ou des camaïeux sont quelquefois des raf- 
finements, ID. ib. p. 67H, 2« col. 

CAMARADE. Ajoutez : — REM. Malherbe di- 
.<iait camerade : Lundi fure'nt amenés sept des ca- 
meradcs de Montchreslicn, Lexique, éd. Lalanne. 
Cette forme est plus voisine de l'étymologie. 

t 2. C.\.'»IAR.\1>E (ka-ma-ra-d'), s. m. Nom d'un 
fromage. Le fromage de camarade [de chèvre] est 
assez recherché ; on le fabrique dans las monta- 
gnes du département de l'Ariége, heuzé, la France 
agricole, carte n" 44. 

t CAMBIAL, ALE (kan-bi-al, a-l'), adj. Qui a 
rapport au change. La première section s'occupe 
du droit privé.... la seconde du droit commercial, 
cambial et maritime.... Joum. ojfic. 7 sept. (872, 
p. 6896, t" col. 

— f.TYM. Voy. CAMBISTE. 

t CAMBIATIRE (kan-bia-tur'), s. f. Terme ita- 
lien. Voiture dans laquelle on voyage en chan- 
geant de chevaux à chaque poste. Il lui oflre une 
place dans sa cambiature, volt. Dict. p'nl. Èvéque. 

— ETYM. Cambiatura, de cambiare (voy. chan- 
geb). 

t CAMBRELAGE (kan-bre-la-j'), s. m. Le même 
que le chambellage, denisart, Colkclion des déci- 
sions nouvelles, mi, hoc verbo. 

— ETYM. Cambrelage se trouve dans la Cou- 
tume du Cambrésis, titre i, art. 46 ; c'est une au- 
tre forme de chambellage. 

t CAMBRIOLEUR (kan-bri-o-leur), s. m. Terme 
d'argot. Voleur par efl'raclion dans les chambres, 
dites en argot cambrioles. 

t 3. CIME (ka-m'), s. f. Nom donné, dans le dé- 
partement de la Manche, à des pots de cuivre 
jaune, mais étamés intérieurement, dans lesquels 
on transporte le lait de l'herbage à la ferme, les 
Primes d'honneur, Paris, )»73, p. 2i. 

t CA.MÉLIDES (ka-mé-li-d'), s. m. pi. Nom donné 
au grouj.e des animaux appartenant au genre cha- 
meau. 

— ETVM. Lat. eamelus, chameau. 
CAMELIN, INE (ka-me-lin, lin'), adj. Qui ap- 
partient au chameau. Les produits de la popula- 
tion caprine et cameline de l'Algérie.... la popula- 
tion camcline de l'Algérie estd'environ 1 8u ooo tètes, 
Joum. olJic. )2 mai I874, p. 32a», t" et 2' col. 

— F.TYM. Lat. eamelus, chameau. 
CAMELOT. — ETYM. Ajoutez : 11 n'est pas sur, 

malgré l'apparence, que cameio( vienne de raine- 
lus, chameau. En effet, d'un coté, Olivier de Ser- 
ras (voy. l'historique) dit que le camelot »st fuit de 
poil de chèvre ; et, d'un autre c6lé, le Journal of- 
ficiel (12 mai <874, p. 3220, t" col.), énumérant 
. différentes sortes de duvets de qualité supé- 
rieure, dont ou fait des tapis ou des tissus bril- 
lants ajipelés cam«Jots, » dit que ce nom dérive 
de leil el kernel, nom de la chèvre d'Angora, d'a- 
près M. Texier. 11 est de fait que le camelot ou, 
comme on disait plus anciennement, le camelin, 
était une belle étoffe (voy. l'historique). 

t 2. CAMELOT (ka-me-lo), ». m. Terme popu- 
laire. Vendeur de camelotte. Ils transportaient 
les marchandises envoyées dans des domiciles dif- 



f.AM 

fércnts, ou les écoulaient immédiatement à bas 
prix, en les vendant aux camelots de la rue, à des 
colporteurs des environs de Paris, et même en 
province, Ga:. des Trib. tô fév. 4874, p._«i, 
2' col. Après l'insurrection, il disparut; il s'était 
fait camelot et vendait de la lingerie dans les 
marchés, ib. 31 janv. <875, p. ui2, 4' col. 

t CAMELOTIER. Ajoutez : |i 2° Celui qui vend 
de la camelote, de mauvaise marchandise, de la 
march.indise de peu de valeur. 

t CAMfiRAL, ALE (ka-mé-ral, ra-l'), adj. Qui a 
rapport aux finances publiques (mot usité en Al- 
lemagne). L'économie politique y a été rangée 
[en Allemagne] parmi les sciences camérales, c'est- 
à-dire qui ont l'État pour objet, E. de laveleye, 
fier, des Deux-Mondes, ts juill. t8"5, p. 451. Les 
étudiants se répartissaient comme suit d'après les 
diverses facultés : théologie, sciences caméra- 
les.... Joum. offic. ssept. (872, p. son, 2» col. 

£ lYM. Bas-iat. comeraii's, de comero, chambre, 

au sens d'institution financière. 

t CAMIX (ka-min), s. m. Nom, au Havre, du ca- 
not de pèche. 

f CAMIONNAGE. Ajoute: : — REM. Sous la dé- 
nomination de camionnages on entend tous les 
transports dans les villes, y compris leurs fau- 
bourgs. Circulaire des contributions indirectes, 
(Bdéc. 1820, n° 33. 

t CAMIONNER. Ajoute: : Le contrat par lequel 
une compagnie de chemin de fer s'engage à ca- 
mionner, au domicile du destinataire, des marchan- 
dises adressées en gare. Gaz. des Trib. 20 avril 

(873, p. 379, (" col. 

CAMIONNEUR. Ajoute: : || 2» Cheval de camion, 
La première [race] est composée des chevaux de 
gros trait.... le charretier, le camionneur y domi- 
nent, bûcher, fln;)p. ô J'^ssemb. nat.n° (9io, p.65. 
t CAMlSOLEIt (ka-mi-zo lé), V. a. Maintenir par 
une camisole un fou, un furieux, le Progrés mé- 
dical, (7 avr. (875, p. 208, (■' col. 

t CAMOC.W (ka-mo-kan), s. m. Sorte d'étoffe 
précieuse usitée dans le moyen âge. 

— ETYM. Espagn. caiiiocan, camucan; M. Dozy 
tire camocan d'un mot arabe, venu lui-même d'un 
mot chinois, kincha ou kimcha, signifiant brocart. 
CAMOMILLE. Ajoutez : — REM. On a dit cama- 
mille. Navettes, camamilles, olivettes et lins, oi- 
RAUDEAU, la Banque.rendue facile, (769, p. (18. 

CAMOUFLET. Ajoutez : — - SYN. CAMOUFLET, fou- 
gasse Le camouflet diffère de la fougasse, en ce 
sens que le camouflet est un fourneau sous- 
chargé, 

CAMP. Il 1° ^j'oulcï .- Il Camp retranché, camp 
destiné à protéger une place forte, ou à être oc- 
cupé par une armée chargée de la défense d'une 
position importante. || 9° Néologisme, Un camp- 
volant, un homme qui est comme en camp volant, 
sans demeure fixe, un coureur, un vagabond. Je 
vous assure qu'on a heurté à la porte , reprit le 
jeune homme, qui s'était levé, — Sans doute quel- 
que camp volant qui prend ma maison pour une 
auberge.,., sois tranquille, je vais l'expédier, a. 
THEUiuET, Rev. des Deux-Mond. (5 mai (876, p. 259, 

REM. Le titre de maréchal de camp n'est 

plus usité. 11 est d'après le texte des lois et rè- 
glements remplacé par celui de général de bri- 
lîade. Le maréchal de camp (de même que le général 
de brigade qui lui a succédé) ne commandait pas 
toujours une brigade ou un département, par 
exemple dans les armes spéciales (élat-majur, ar- 
tillerie, génie). C'était, comme est le général de 
brigade, un officier général dont le grade est su- 
périeur à celui de colonel et inférieur à celui de 
général de division. 

■f CAMPANAIRE (kan-panè-r'), adj. Qui a rap- 
port aux cloches. Échelle campanaire. 

— KTYM. Lat. campana , cloche (voy. jcampane 
au Dictionnaire, à l'étymologie), 

t CAMPANNE (kan-pa n'), s. f. Sorte de dentelle. 
La bisette, la gueuse, la mignonnette , la cam- 
panne, formaient primitivement des dentelles en 
fil de lin pur ou plus ou moins fin, Exlr, d» l'E- 
conomiste français , dans Joum. offic. 7 janv. (876, 
p, (72, 2' col, 

t CAMPAS (kan-pà), s. m. Nom, dans le Sud- 
Ouast. de terrains non cultivés. Les campas ne sont 
que ce qu'on appelle en français des landes, ou 
de petites portions de terrain qui ne sont pas cul- 
tivées, CAPPEAU, De la compagnie des Alpines, etc. 

(817, p. 316. 

^ ETYM. Dérivé du lat.- campus, champ. 
CAMPEMENT, Ajoute: : \\ 4° Haohe de campe- 
ment, hacha qui fait partie de l'équipement des 



CAN 

troupes à cheval, pour certains travaux de cam- 
pement. 

■f CAMPÈXE(kan-pè-n'),s./". Nom, dans la Suisse 
romande, de la clochette qu'on met au cou du 
bétail. Deux armaillis [bergers] précédaient la 
troupe [des contrebandiers], porteurs l'un d'une 
campène ou clochette de bétail,... toubin, les Con- 
trebandiers du Noirmont, scène de la vie juras- 
sienne. 

— ETYM, Lat, campana, cloche (voy, campane 
au Dictionnaire, à l'étymologie), 

CAMPINE, Ajoute: : Prix moyen de la volaille et 
du gibier vendus au détail, pendant le carême de 
(77( et (772 : Espèces : Poulet gras, 2 1, (5 s, en 
(77(. 3 I, B s. en (772; Pluvier doré, ( I, (o s, en 
)77(', ( I, (5 s, en (772; Campines, 6 I. en (77(, 
2 1, en (772; Dindonneau, 7 1, en (77), 7 1, en 
( 772, A. HussON , les Consommations de Paris , 
p, 250 (le texte porte fautivement compine). 

t CAN.AC (ka-nak), s. m. Nom, à Belle-Ile, Mor- 
bihan, du fou, oiseau de mer, dit aussi sergent 
goulu, gouezel, les Oiseaux de mer, Nantes, (876 
p, (2. 

t CANAILLERIE (ka-nâ-lle-rie , Il mouillées), 
s. f. Terme populaire. Acte de canaille, acte gros- 
sièrement malhonnête. C'est une canaillerie. 

t CANAILLOCRATIE (ka-na-llo-kra-cie. Il mouil- 
lées), s. f. Domination de la canaille. Du temps do 
la canaillocratie, je pouvais, à mes risques et pé- 
rils, dire leurs vérités à ces inconcevables sou- 
verains, JOSEPH DE MAISTBE, dans SAINTE-BEUVE, 

Portraits littéraires , t. u , article Joseph de 
Maistre. 

— ETYM. Mot hybride, de canaille, et xpavelv, 
commander, 

CANAL. Ajoute:: || 13° Terme de géométrie. Ca- 
nal, surface canal, enveloppe de toutes les posi- 
tions d'une sphère de rayon constant dont le cen- 
tre se meut sur une courbe donnée. 

f CANALET (ka-na-lè), s. m. Branche du canal 
du Midi. Le passage de l'Orb aura lieu sur un pont- 
aqueduc se raccordant avec l'écluse de Fuuse- 
rannes et le canalet dit du Pont- Rouge, à Sau- 
clières, e, grangez, Voies navigables de la France, 
p. 408, Paris, (855. La navigation [de l'Hérault],,,, 
se trouve interceptée,,,, par d'autres moulins qui 
ne permettent de communication entre la partie 
supérieure et la partie inférieure qu'au moyen de 
deux branches du canal du Midi, dites canalet bas 
et canalet haut, id. ib. p. 270. 

— ETYM. Diminutif de canal, 
I CANALISATEUU (ka-na-li-za-teur), s, m. Celui 

qui canalise, qui fait des canaux. M. Ferdinand de 
Lesseps, le hardi canalisateur de l'isthme de Suez, 
Rev. Britann. févr. (875, p. 506, 

t I. CANARI (ka-na-ri), s. m. Nom d'un caractèr 
dont les Indiens se servent. Inscriptions en canari, 
Jaur-n. offfic. 29 févr, (876, p, (45o, 3° col. 

t 2. CANARI (ka-na-ri), s, m, kvhre de l'Archi- 
pel indien. Le canari oléifère produit une huile 
résineuse, Bûsc. Dict. d'hist. nat. t, v, p. (85, 

— ËTYM, Malais, kanâri, Dzvic, Dict. étym. 

t CANASTELLE (ka-na-stè-l'), s, f. Grande cor- 
beille plate, faite en lames de 'gaulis entrelacées 
comme les bourriches d'huîtres, servant au même 
usage que les pantènes, 

— ETYM, Dérivé du lat, canisintm, corbeille 
(voy, canasse au Dictionnaire), 

t 2, CANCAN (kan-kan), s, m. Nom que les enfants 
et les gens du peuple donnent aux fruits du syco- 
more formés de deux samares soudées par la base, 
qui tournoient longtemps en l'air avant de tomber, 

CANCEL, Ajoute: : || 3° Dans les anciennes ba- 
siliques chrétiennes, barrière à jour qui était 
jilacée au devant du sanctuaire. Les cancels étaient 
impénétrables. aux laïques, 

t CANCELLATION, Ajoute: : M'ayant ledit sieur 
président,... déclaré qu'il était prêt de faire l'aire 
ladite cancellation, malh. Lexique, éd. L. Liilanne. 

CANCER. — HIST. Ajoutez: XW s, [Elle] lut férue 
en la m.ammele del malen del cancre, 1» Dialoge 
Grégoire lo pape, (876, p, 2(t. 

■[• CANCIIE. Ajoute: : || Canchc gazonnante, can- 
che qui forme gazon (ai'ro cespitosa, L,, grami- 
nées), .,. l'ajonc, la brande et la bruyère; au mi- 
lieu d'elles se trouve une herbe vivace connue 
sous le nom de canche gazonnante, dont la feuille 
se dessèche l'hiver, fahé. Enquête sur les incendies 
des Landes, p. ( lo. 

t CANCOUËLE (kan-kovi-è-l'), s, f. Nom du han- 
neton, dans la Haute-Marne. J'attrape des papil- 
lons, des bêtes à bon Dieu, des cancouéles et toute 
sorte de bêtes que j'eufcrme dans une boite, A. 



CAN 

THii niET, Réf. des Deiu-Slnndcs, l" nov. IH75, 
p. '.11. 

KEM. Au XVI' siùclc, Rabelais nomme le han- 
neton caquerollc. 

f CANUACE (kan-da-s') ou CANDAOCE (kan-da- 
o-s'), s. f. Terme d'antiquité. Titre do la royauté 
féminine d'Ethiopie. Le voyageur était un puis- 
sant personnage; c'était un eunuque de la can- 
dace d'Ethiopie, son ministre des tinances et le 
gardien de ses trésors, rexan, ks Àpnlrcs, ch. ix. 

t CANELO (ka-ne-lo), s. m. Arbre de la Colom- 
bie, qui fournit du bois de construction. Dans le 
nombre des bois de construction , on distingue le 
canelo, dont on fabrique des embarcations; ce 
bois peut rester dans l'eau plus de trente ans sans 
se pourrir, oct. sachot, /Ici). Bnlann. sept. <87», 
p. 265. 

t ♦. CANFTTE (kanè-f), s. f. Pièce de bois sup- 
portant la ventrière d'un navire qu'on veut lancer 
à l'eau, et glissant dans un coulisseau parallèle au 
grand axe du navire. 

t 6. CANETTE (kan*-t'), s. (. CoilTure de femme, 
dans la Nièvre. Pas un cheveu ne dépassait la 
canette qui s'élargissait en auréole au-dessus de 
sa tète, TH. BENTZON, iieu. des Deux-Mondes, ("juin 

(876, p. 536. 

CANEVAS. — HIST. Ajoutez: lu's. El si l'aparelle 
et atourne De kanevas grosse cemise , Pcrceval le 
Gallois, V. 1692. 

t CANEVETTE. Ajoute: : Il vient de Venise des 
canevelles de plusieurs bouteilles de verre peintes, 
DE PEïSSONNEL, Irattii SUT le comm. de la mer Noire, 

I, (09. 

CANIF. Ajoutez : — REM. La locution : donner 
un coup de canif dans le contrat, est très-bien 
expliquée par cet exemple: 11 [le garde des sceaux 
Chiteauncuf j y pa.ssa le canif [dans le privilège 
surpris par les maîtres peintres], et en arracha 
le sceau en présence de la compagnie [l'Acadé- 
mie], l'assurant que jamais elle n'entendrait 
plus parler de cette affaire, de montaiglon, Hist. 
de l'Acad. de peinture {ilém. attribués à 11. Teste- 
lin), t. I. p. «2. 

t CANILLON (ka-ni-llon, H mouillées), s. m. Clef 
d'un robinet. Le gaz qui s'était échappé du bran- 
chement de l'hôtel du Louvre, à la suite de l'enlè- 
vement du canillon, s'était répandu dans la cave, 
Gaz. des Trih. te juin (876, p. 683, 3' col. 

t CANIVET (ka-ni-vè), s. m. Ancien synonyme 
de canif. La pointe d'un canivet vous fera l'ouver- 
ture d'une liberté perpétuelle [par la mort], malu. 
Lejcique, éd. L. Lalanne. 

t CANNABINÉES (ka-nnabi-née), s. f. pi. Fa- 
mille de plantes, dont le chanvre est le type. 

— ETYM. Lat. cannabis, chanvre. 
CANNAGE. .4jou(eî ; Il 2" Action de tresser des 

cannes, des roseaux. Les rotins servant au can- 
nage des sièges, Journ. o//ic. 2 juill. 1872, p. 4491, 
<" col. Fabricants et marchands en gros de joncs 
et cannages, Journ. nffic. I" mars, p. 1435, 2" col. 
t. CANNAMÉLISTE (ka-na-mè-li-sf), s. m. An- 
cien terme d'oflice. Celui qui s'occupe des fruits 
confits, des ouvrages de sucre, des liqueurs ra- 
fraîchissantes, des pastilles , etc. Le Cannaméliste 
français, par Gillers, chef d'oflice et distillateur 
de S. M. le roi de Pologne, Nancy, (75(. 

— ErySI. Voy. CA.NNAMELLE OU CANAMELLE. 

CANNE. Ajoutez : || B" Canne armée, canne dans 

laquelle est cachée une arme Le bambou 

carré, dont chacun de nous a pu voir l'emploi dans 
les cannes à pèche, cannes armées, manches de 
parapluies, etc. éd. renaud, Journ. offic. 6 fév. 
(876, p. <077, <" col. Il 6° Nom, en Algérie , d'une 
férule, plante ombellifére , dont les bergers se 
servent pour frapper leurs troupeaux à grand 
bruit, comme avec une balte d'Arlequin, sans leur 
faire le moindre mal, Journ. offic. 7 oct. 4873, 
p. 6224, 2' col. 

t CANNÉ, ÉK (ka-né, née), adj. Qui est fait avec 
la canne. Châssis cannés pour chaises, Alm.Didnt- 
Bottin, (871-72, p. 750, 2' col. Il Chaise cannée, 
chaise dont le siège est formé de petites languettes 
do cannes découpées et tressées eu carré ou en lo- 
sange, etc. 

CANNELÉ. Ajoutez : \\ 1° Dans la philosophie de 
Descartes, matière cannelée (voy. aussi strié, au 
Dictionnaire), forme en cannelures que la matière 
était supposée prendre par le mouvement des tour- 
billons. ÎS'ous avions la matière cannelée et la ma- 
tière rameuse de Descartes, volt. i»ict.p/iii. iVeio- 
ton et Descartes. 

t CANNELET (ka-ne-lè). s. m. Petit tuyau ser- 
vant i la filature. Fabricants de cannelets jpour 



CAN 

niaUire, fTomencl. géntir. des professions sujettes 
à patentes. 

t CANNEUR (ka-ncur), s. m. Ouvrier qui tresse 
les cannes pour chaises. Canneur de chaises. 

CANNIBALE.— ETY.M. Ajoutez : D'après M. Rou- 
lin, cannibaleest une altération du mot callinago, 
pour les hommes, callipona, pour les femmes, par 
lequel les Caraïbes se désignaient. 

(. CANON. Il 1° ^;ou(ei : llCanon lisse, celui 
dont la surface intérieure de l'anio est unie; il 
lance des boulets sphériques et des boites à mi- 
traille ; il se désigne par le poids de son boulet ex- 
primé en livres , canon de 24, do )2, de 8.... dont 
le boulet pèse 24 livres, )2, 8.... || Canon rayé, ce- 
lui dont l'âme porte des rayures inclinées qui don- 
nent au projectile un mouvement de rotation au- 
tour de son axe, de manière à régulariser l'action 
do la résistance de l'air ; pour engager le boulet 
dans les rayures il y a différentes dispositions : en- 
veloppe d'un métal mou qui pénètre dans les rayu- 
res par compression; boulet, entièrement en fonte, 
coulé avec des surfaces gauches qui s'appliquent 
directement sur l'âme, laquelle présente la forme 
d'un pri.sme qui aurait été tordu; double rang 
d'ailettes en zinc qui garnissent le projectile et 
qui s'introduisent dans les rayures, etc. Le canon 
rayé est rarement employé à lancer des boulets; 
il lance le plus souvent des obus oblongs cylindro- 
ogivaux ; il lance aussi des obus oblongs à balles 
et des bottes à mitraille. Les canons rayés se dé- 
signent par le poids de leur obus oblong exprimé 
en nombre rond de kilogrammes : canons de 24, 
de (2, de 7, de 4, rayés, dont l'obus pèse environ : 
24 k. (2 k. 7 k. 4 k. Ils se désignent aussi par 
le calibre de l'âme mesuré en millimètres: canons 
de 95, de 9U, ceux dont l'âme a 95, 90 millimè- 
tres de diamètre. || Canon-obusier, Isouche à feu 
pouvant tirer des boulets et des obus; elle se dé- 
signe par le poids de son boulet en livres. || Canon 
de France, canon supprimé en (732; le projectile 
en pesait 33 livres ; demi-canon de France, boulet 
de (6 livres; quart de canon de France, boulet de 
8 livres ; demi-canon d'Espagne, boulet de 24 li- 
vres. Il Double canon, nom donné anciennement à 
de gros canons. || En termes de marine, vaisseau 
de cent canons, vaisseau qui est armé de cent 
pièces d'artillerie. || Pendule à canon, canon-pen- 
dule {voy. pendule ( , n" 2). || 7" Nom du brassard de 
l'avant-bras {le brassard était une pièce cylindri- 
que des armures à plate). 

3. CANON. Il 6° Supprimez l'exemple de Chateau- 
briand qui contient une erreur, et substituez ; Les 
canons étaient autrefois fort à la mode dans la 
société.... tout le monde connaît celui qui com- 
mence par ces mots : Frère Jacques, dormez-vous? 
ils étaient tous faits sur ce modèle, fétis, Musique 
mise à la portée de tout le monde. || Ajoutez : 
Il 11° Terme d'antiquité. Le canon, une statue de 
Polyclète qui était reconnue comme règle des bel- 
les proportions du corps humain, pline. Hist. nal. 
xxxiv, 8, 19. 1112° Nom donné à un ensemble de 
dates chronoU)giqués qui fixaient le rapport dos 
temps. 11 [M. de Saulcy] a montré tout le profit 
qu'on pouvait tirer dos découvertes modernes, des 
dates fournies par les inscriptions cunéiformes, du 
canon de Ptolèmée, etc. fehd. delaunay, Journ. 

offlC. 20 oct. (874, p. 7(19, 2° COl. 

fCANONNEUlE. yl;o«<eï: — HlST.xvi's. Les sep- 
tentrionaux, comme les Allemands.... s'appli(|Hent 
plus aux choses sensibles et aux arts mochani- 
qucs.... jusques à avoir inventé la canonnerie et 
l'imprimerio, PARÉ, I, (o. 

CANONNIER. Ajoutez :\\ 3" Nom donné, dans les 
mines, à l'ouvrier qui se glissait avec précaution 
en rampant vers le fond des souterrains et, muni 
d'une perche de (o à (2 mètres terminée par une 
torche, déterminait l'intlammation du peu de gri- 
sou qui pouvait se trouver dans la galerie, Journ. 
o/Jic. 26 fév. (876, p. (4U8, (" col. || 4° Àu plur. 
Terme de vétérinaire. Les canonnicrs, les deux 
muscles lombricaux supérieurs, chez la cheval. 

t CANOPE (ka-no-p'), s. f. Sorte do vase usité 
chez les anciens Égyptiens et servant surtout à 
recevoir les entrailles des momies. Un magni- 
fique vase d'albâtre oriental.... ce vase a conservé 
les viscères intestinaux du Ramsès do la 20' dy- 
nastie.... or, une canope n'a pas dû être affectée 
dans l'origine à un service de mcsurage.... on est 
donc conduit à penser que la canope en question 
a été retirie de la tombe royale à la suite d'une 
de ces spoliations.... fehd. delaunaï, Journ. offic. 

13 sept. (876, p. 6943, 3« Col. 
CANOT. Ajoutez : || Le canot major porte une i>o- 



(.Al> 



61 



lito pièce de trente et est monté p?r .soixanle-ilix 
hommes. Les petites embarcations du bord sont la 
baleinière et la yole. 

t CANOTER (ka-no-té), V. n. Faire une partie de 
canot, .se promener en ranot. 

t CANQUE {k»n-k'), s. f. Toilo de coton de la 
Chine. 

+ CANTALÈS(kan-ta-lès), ,«. m. Berger chef, dans 
la montagne d'Aubrac, Cantal. Le buron, qui ro- 
prosenie le chalet des Alpes, se compose d'un rez- 
de-chaussée oii logo le canlaiès, et d'un grenier où 
les employés cojchent dans le foin.... e. mouton, 
Journ. oijic. 24 mars (876, p. 2070, (~ col. 

— ETYM. Cantates paraît être un dérivé de Can- 
tal, nom du département. 

t 2. CANTER {kan-tèr), s. m. Terme de turf. Ga- 
lop d'essai qui précède la course. On dit d'un che- 
val qu'il prend son canter. 

— ÉTYM. Angl. canter, petit galop, qui est pour 
canlerbury, allure des chevaux sur lesquels on 
faisait le pèlerinage de Cantorbéry. 

CANTHARIDE. Ajoutez .- — HIST. xiii" s. Par le 
conseil dudit Pierre [de la Broce, chirurgien de 
saintLouisi, ele mist sous son menton candorilles ; 
car il entendoit que ces choses atresi.ssent [attiras- 
sent! les humeurs, Miracles saint Loijs, p. 146. 

CANTINE. Ajoutez : || 3° Tabac de cantine. Il 
sera fabriqué une espèce de tabac dit de cantine, 
dont le prix ne pourra excéder 4 francs le kilo. 
Loi du 28 avril (8(6, art. (75. iji" Petite caisse 
employée par les officiers pour transporter en cam- 
pagne leurs bagages personnels. 

CANTON. Ajoutes :\\6' Â Guernesey, division 
territoriale de la paroisse do Saint-Pierre-Port, 
capitalede l'île. -Constitution des États de Guerne- 
sey, confirmée par ordre de Sa Majesté en conseil, 
en date du (3 décembre (844, art. 7 : La paroisse 
de Saint-Pierre-Port sera divi.sée, au dire de se» 
propres autorités, en quatre cantons égaux, au- 
tant que possible, par rapport au nombre des con- 
tribuables et au montant de leurs contributions ; 
chaque canton aura une douzaine, Second report 
of the commissioners appointed to inquire inio the 
State of the criminal Law in the Channel island, 
Lnndon, (848, gr. in-4°, p. ((7. ||i Jersey, divi- 
sion territoriale de certaines vingtaines. || 7° Nom 
donné à une certaine étendue de route ou do che- 
min, qu'un journalier dit cantonnier est chargé 
d'entretenir, Dict. de l'adm. franc, p. 297. 

t CANTONAUSME (kan-to-na-li'-sm'), ,ç. m. Es- 
prit de canton, en Sui-sse. Le cantonalisme vain- 
queur y trouvcra-t-il [dans le refus de reviser la con- 
stitution] un nouvel affermissement de son droit de 
souveraineté "?/'rocJn»ia(/o/Kiu Conseil delà Suisse, 
dans le Journ. ci/"/ic. 23 juil. (872, p. 2699, 2° col. 

CANTONNIER. Ajoutez : On lui doit l'établisse- 
ment des cantonniers sur les grandes routes, qu'il 
fit voler par les états de Languedoc, dont il était 
l'un des barons. Petite biographie «niucrsciff (1 833), 
art. NjsAS {marquis de), né vers (66O, mort en 1764. 
Il 2° Cantonnier, cantonnière, qui est relatif aux 
cantonniers. Un malfaiteur qui connaissait les can- 
tonniers et leurs habitudes, a pris, sous des pierres 
011 ils la déposaient lorsqu'ils sortaient, la clef 
de la maison cantonnière, Gaz. des Trib. (O mars 

(876 , p. 276, 2° Col. 

CAOUTCHOUC. Ajoutez : \\ Fig. Clown qui sem- 
ble en caoutchouc, tant il est souple. Travail ex- 
traordinaire de M. Suhlan, l'homme serpent, pre- 
mier caoutchouc et gymnaste du monde, l Indé- 
pendance belge, (( sept. (868. 

I CAOUTCHOUTER. Ajoutez : — REM. On trouve 
aussi caoutchov.quer. Les tiges étaient en baleine 
et les membranes qui les rcunis.saient en soie 
caoutchouquéo, Journ. offxc. (2 juil. (874, p. 4863, 
3° col. La forme la plus usitée est la forme par t; 
la voici dans le Journ. offxc. \" mars (873, p. (436, 
3* col. : Tuyaux caoutchoutis, bitumés. 

CAP. Ajoutez : || 5° Cap de More ou cap de Maure, 
se dit d'un cheval dont la tête est noire et le reste 
du corps d'une autre couleur; cette particularité 
se rencontre ordinairement chez les chevaux gris 
ardoisé, souris, rouan, louvet, Isabelle. 

t CAPACE (ka-pa-s'), adj. Terme technique. 
Qui peut contenir. Le crâne masculin est, en gé- 
néral, plus volumineux, plus capace, plus lourd 
que le crâne féminin, bboca, Métn. de la Soc. 
d'anthrop. 2' série, t. n, p. (37. 

— Etym. Lat. capacem, qui vient de capere, 
prendre, contenir. 

t CAPACITAIRE (ka pa-si-tè-r'), s. m. Néolo- 
gisme. Celui à qui appartient une certaine cafa- 
cité légale, le Temps, le 11 jauv. 1873, t™ paye. 



62 



CAP 



t CAPARAÇOXXIER (ka-ja-ra so-nié), s. m. l-a- 
bricant de caparaçons, Tarif des palenles, 1858. 

C4PE. Ajoutez : Il i" Dan» les manufacturer de 
labac, synonyme de robe, n" <3. 

— IIIST. Ajoutez : xm' s. Voians tous, non mie 
80S cape, Fist decoper Gerbiers li pappe Trestùus 
ses membres un et un, pbiuppes molskes, Chro- 
nique, y. «5S72. 

t C\PELER. Ajoutes : Il n'est pas un marin qui 
ignore la peine qu'éprouTe un homme dans l'eau, 
soit à capelcr la bouée circulaire, soit à se laisser 
supporter par les autres bouées à traîne, Joum. 
oIJic. n dec. *»-*, p. 8195, t" col. 

t CAPELLADE (ka-pè-la-d'), s. f. Coup de cha- 
peau. Grands saluts, révérences, capellades, air de 
cour, B. TÔPFFER, Voyages en ligzag. 

— F.TYM. Ital. caif>ellala, de cappella, chapeau. 
Ce mot serait utile pour remplacer celui de bon- 
nelade, si souvent employé par Montaigne, et qui 
n'est plus de mise, puisqu'on ne sort plus en bon- 
net. TôpITer, s'il voulait franciser le mot ita- 
lien, aurait mieux fait de dire chapelade, très-' 
usité dans la Suisse romande et surtout à Neu- 
cbltel ; s'il voulait simplement transporter en 
français le mot italien, il aurait dû écrire cappel- 
lade, et non capellade (bertuoud). Otapelade, qui 
a pour lui l'usage actuel de tout un pays, serait à 
prendre et à introduire dans la langue. 

t CAPU.\RN'.\l.M. — ÊTYM. Ajoute: : 11 n'est pas 
besoin de conjecture pour expliquer l'emploi de 
eaphamaûm. En effet on lit dans les Évajigiles: 
Jésus entra à Capharnaum, et il se fit dans la mai- 
son oit il était un rassemblement si nombreux 
qu'il n'y avait plus de place dans la chambre, 
Si Uarc, n, 2. C'est là que l'usage vulgaire a pris 
eaphamaûm four désigner un entassement confus. 

t CAHIER (ca-pi-é), v. a. Faire descendre l'éche- 
veau de soie le long des lames de guindres pour 
faire place à de nouveaux écbeveaux. 

t CAPIGI (ka-pi-ji), i. m. Portier du sérail. 

— REM. De là vient le personnage nommé Cal- 
pigi par Beaumarchais dans son opéra de Tarare. 

— ETYM. Turc, (/apoudjî ou qapidji, portier, 
venant de <;apoû, porte, devic, Dict. élym. 

CVPILIJVIRE. Ajoutes :\\3' Qui est relatif aux 
cheveux. Disons, à la gloire de nos artistes capil- 
laires, qu'ils ont le privilège de la fourniture du 
monde entier, Ifonil. unie. <5 sept. <863, p. (189, 
2* col. 

CAPITAL. Il 9' S. f. Ajoutes : Cette zone [la zone 
de 250 mètres des servitudes militaires] doit être 
mesurée sur les capitales des bastions et à par- 
tir de la crête de leurs glacis, gaudry, Traité du 
domaine, t. ii, p. 13. 

I CAPITALÉ.ME.\T. — HIST. Ajoutes: || xV s. Con- 
damnés et exécutés pour leurs démérites capitalo- 
raent et par justice (f*22), Rev. des doeum. hist. 
2' année, n" 24, p. 185. 

CAPITOLE. — HIST. Ajoutes : xiir s. Al capi- 
toire, ce sachiez sans cuidier. S'en ala Charles li 
bons rois au vis fier ; Car là endroit se verra [voudra] 
herbcrgier, les Enfances Ogier, publiées par Sche- 
1er, Bruxelles, <874, v. "425. 

C.\PITOîi. Ajoutez : || 2' La partie d'un siège qui 
est rembourrée de capiton. On a conduit, hier, 
devant le commissaire de police de la gare Saint- 
Lazare, un individu qui avait été surpris, lacérant 
à coups de canif les capitons d'une voilure de pre- 
mière classe, le Rappel, n oct. 1874. Enfin, il ar- 
rivait dans son boudoir discret comme un tom- 
beau, tiède comme une alcôve, oii l'on se heurtait 
aux capitons des meubles parmi toute sorte d'ob- 
jets çà et là, G. FLAUBERT, l'Educ. sentim. t. n, 
p. 217. 

t CVPITONNAGE (ka■pi-to-na-j^, s. m. Action de 
capitonner, de garnir de capitons. L'algue ma- 
1 ine apposée contre les parois des baraquements 
comme iBi mince capitonnage, th. de langeac, 
l'Univers illustré, <4 oct. <87). Les profanes ont 
peine à c»mprendre le lien qui existe entre l«s 
différentes phases de celte fabrication fde wagons], 
du point de départ à la peinture du véhicule et au 
capitonnante de ses coussins, Rev. Brit. juil. 1876, 
p. H5. 

t CAPITONNER. Ajoutes : — mST. ivr s. Se 
capitonner, s'cnvelojjper, s'emmaillotler la tête, 
Œuvres de Rabelais, id. Janet, 1823, Glossaire, 
T* capitonner. 

t CAPITULÉ. Ajoutes : || î" Se dit présentement, 
des militaires compris dans les diverses cipitula- 
lions advenues pendant la guerre de l«7ii et 1871. 
Le gouvernement eut la pensée d'em|iloyer en 
A.friqae les officiers capitules.... la position de ca- 



CM' 

piluUdu général F.... soulc\e ici l'opinion contre 
lui, Joum. offic. 14 avr. 1875, p. 2676, 1" col. 

t CAPOC. Ajoutes : Le capoc est une espèce de 
colon soyeux des Indes orientales, qu'on ne lile pas, 
mais qu'on emploie à la manière de la ouate. 

— ETYM. Malais, kûpoq, nom de cette espèce de 
ouate, DEvic, Dict. étym. 

C\POXNIÈRE. Rédiger ainsi l'article : || l'Tcrme 
de fortification. Passage à ciel ouvert, servant à 
traverser les fossés des fronts bastionnés. Les. 
caponnières sont simples ou doubles suivant qu'el- 
les sont abritées par un seul épaulemciit, ou 
qu'elles en ont un de chaque cùté. 

C.\PORAL. Ajoutez : || 2» Nom du tabac à fumer 
ordinaire, ainsi dit, d'après M. Larchey, par oppo- 
tition à un tabac haché plus gros, dit de soldat, 
et vendu à un prix moindre. 

— ETYM. Ajoutes : Le mot italien est ancien. 
11 résulte d'un acte officiel du gouvernement de 
Florence, daté du 28 nov. 1503, que Machiavel 
fut chargé à cette époque de choisir et de reviser 
les caporaux des troupes de la République, arth. 

MANGIN, Joum. offic. 20 fév. 1873, p. 1212, l^col. 

t CAPORALISER (ka-po-ra-li-zé), v. n. Nèolo 
gisme. Faire caporal. 11 y avait des caporaux qui 
disaient qu'on les avait caporalisés malgré eux, ot 
qui demandaient à résigner leurs galons, trochu, 
Joum. ofjic. 6 juin 1872, p. 3811, 3' col. 112° Fig. 
Établir un régime de caporalisme. 

t CAPORALISME (ka-po-ra-lis-m'), s. m. Néolo- 
gisme. Régime de caporal, dans lequel la vie ci- 
vile est asservie aux idées et aux habitudes mili- 
taires. Ils [les habitants du sud de l'Allemagne) 
n'ignorent point la diflérence qu'il y a entre une 
armée citoyenne et une nation de soldats; rien de 
plus contraire que le caporalisme à leurs habitu- 
des et à leurs goûts, cherbuliez, Rev. des Deux- 
Mondes, i" mars 1870, p. 62. 

t 2. CAPOTAGE (ka-pota-j'), s. m. Disposition de 
la capote d'une voiture. Deux coureurs destinés à 
lui venir en aide (au cocher], postés debout sur le 
marchepied de derrière de la voiture, dont le ca- 
potage relevé forme une espèce de lucarne, l'œil 
constamment fixé sur les chevaux, se jettent à leur 
tête au moindre incident.... Joum. offic. 31 août 

1875, p. 7405, 2' col. 

CAPRICE. Ajoutez :\\S' Pièce litténiire où l'on 
n'a pas observé les règles de l'art. Je dirai peu de 
chose de cette pièce ; c'est une galanterie extr.a- 
vagante qui a tant d'irrégularités qu'elle ne v.tuI 
pas la peine de la considérer, bien que la nou- 
veauté de ce caprice en ait rendu le succès assez 
favorable pour ne me repentir pas d'y avoir perdu 
quelque temps, C0RN.iiT.de V Illusion. \\iiamU 
Amand a, dans ses Œuvres, plusieurs pièces inti- 
tulées caprices. 

t CAPKIOLE (ka-pri-o-l'), s. f. Forme ancienne 
de cabriole (voy. ce mot). 

t CAPSAGE (ka-psa-j'), s. m. Préparation qu'on 
fait subir aux feuilles de tabac. Une fois mouillés, 
les tabacs sont mis en masse jusqu'au moment où 
ils sont livrés au capsage; on appelle ainsi Topé- 
ration qui, pour le scaferlati ordinaire, a été sub- 
stituée à l'ancien écotage conservé seulement pour 
le scaferlati supérieur; au capsage, les feuilles 
alignées à la main de façon que toutes les côtes 
soient bien parallèles, et réunies en ballotins, sont, 
en, cet état, portées au hachage, Joum. offic. 29 

nov. 1875, p. 9801, 2° Col. 

t CAPSUL.\T10\ (ka-psu-la-sion), s. f. Terme de 
pharmacie. Action de mettre en des capsules ou 
petits tubes faits de gélatine certains médicaments 
de goût désagréable. Capsulation du valérianate 
d'ammoniaque. 

t CAPSULERIE (ka-psu-le-rie), s. f. Usine où l'on 
fabrique des capsules explosives. 

f CAPTALAT (ka-pta-la), s. m. Juridiction d'un 
captai. Il Territoire régi par un captai. Les forêts, 
montagnes, brandes et bernedes du captalat de 
Buch, Enquête sur les incend. des Landes, p. 207, 

1873. 

CAPTER. Ajoutes : |] 3" Capter quelque chose à 
quelqu'un, le lui faire obtenir. Vous m'avouerez, 
monsieur, que c'était là une étrange façon de me 
capter la bienveillance de M. Pennech, J. J. Houss. 
Lettre à Hume, 10 juillet 1766. L'effet des faveurs 
du princen'csl guère, en Angleterre, de captera 
ceux qui les reçoivent celles du public, m. Lettre 
à Dultcns, 26 mars 1767. Ces formes de langage 
ne sont pas bonnes. 

f CAPTIVANT, ANTE (ka-pli-van, van-l'), adj. 
Oui captive. Loi tyraimique et captivante, fén. 
La question du travail des femmes est l'une des 



CAH 

plus captivantes et des plus attristantes qui se 
puissent rencontrer, paul lerov-beauueu, Journ. 
des Débals. 16 oct. 1876, l"page, 6" col. 

CAPTURE. Ajoutes : || 2» Dans le langage lerh- 
ni(|ue, action de se rendre maître d'une vapeur, 
d'un gaz, etc. La cipturc initiale de la vapeur 
|l>our le chauffage des wagons, système Love] 
est opérée sur la chaudière même de la locomotive, 
ou elle est réglée par un robinet, Joum. olfic. 
il mai 1873, p. 3048, 2' col. 

t CAPTUREUR (ka-ptu-reur), s. m. Celui qui 
ca])ture. Et le sieur Dagout, ancien captureur du 
petit conseiller, et Foucaut le braillard , Lcti. du 
J'. Duchi'ne. 61« lemtre, p. 4. 

t CAPUCHOXNEMENT (ka-pu-cho-ne-man), s. m. 
Action de capuchonner une locomotive. 

t CAPUCHO.N'.NER (ka-pu-cho-né), v. a. Disposer 
une locomotive de telle façon que la production 
de la vapeur y cesse, et que la pression de la ma- 
chine aille s'affaiblissant à mesure que le train 
avance; cela se fait dans les souterrains, afin d'y 
éviter la fumée. 

CAOUE. Ajoutes : Caque de Champagne, syno- 
nyme de tierçon de Champagne. 

t CAQUETOIRE. Ajoutes : — REM. Scarron , 
l'i'rg. IV, a dit caqueloi; [Dicton] Qui jamais en 
bonne fui Ne fit du temple un caqueloi. 

tCAOÛHE (ka-ku-r'), s. f. Débris de harengs. 
Dans la zone maritime [du Nord-Ouest], on utilise 
avec succès les eaqûres ou débris de harengs, 
HEUZÉ, la France agricole, carte n° 7. 

— ETYM. Caquer. 

t 2. CAR (kar), s. m. Compartiment d'une voi- 
ture de tramway. Le mari, qui, parolt-il, était lé- 
gèrement échauffé , sauta dans un car des tram- 
ways , laissant sa femme seule sur la route, Oas. 
des Trib. 7 oct. 1875, p. 967, 3' col. 

— ETYM. Angl. car, cariole, qui est le français 
char, anciennement car, dans certains dialectes. 

t C.\RAB.\S. Ajoutez : || 4° Anciennement, voi- 
ture publique allant de Paris à Versailles. Le rarabas 
était une voiture publique ayant la forme d'une 
longue cage et pouvant contenir vingt personnes.... 
les carabas mettaient quatre heures et demie 
pour aller à Versailles; les places coûtaient vingt- 
cinq sous, Joum. offic. 29 avril 1876, p. 3081, S' col. 
(le journal écrit carrabat). Ils [les tableaux do 
Lancret, 'Watteau, etc.] vous promènent partout, 
à la cour comme à la ville.... dans les carrosses 
du roi et dans les misérables carabas qui font le 
service de Paris à Versailles, Rev. illustrée des 
Deux-Mondes, 26 déc. 1874. 

— REM. Carabas, au sens de vieille voiture, s'é- 
crit sans majuscule. 

2. CARABIN. — ÉTYM. Ajoutez : Bien que f<i- 
rahin paraisse se rattacher au carabin, soldat 
de cavalerie légère, cependant il faut noter es- 
carrabi. ■> \ l'époque des pestes qui ont sévi à 
Montélimart en 1643 et en 1583, dans les délibé- 
rations du conseil municipal et dans les actes de 
notaires de 1543 et 1683, on rencontre souvent es- 
carrabi, escarrabine dans le sens d'infirmier, in 
firmière ; certains documents disent aussi que les 
escarrabis étaient chargés d'ensevelir les morts 
(note de M. de Coston, de 'Montélimart). Escarrabi 
aurait-il inffué sur l'application de carabin aux 
étudiants en chirurgie? 

CARABINE. Ajoutez : \\ Nom donné autrefois 
aux petites armes à feu à rouet employées jadis 
par la cavalerie. || Carabine rayée, carabine ayant 
à peu près les mêmes dimensions que la carabine 
de la cavalerie ; elle présentait, à la surface in- 
térieure de l'âme du canon, des rayures parallè- 
les à l'axe, dont l'objet était de faciliter l'intro- 
duction de la balle, que l'on forçait en la chassant 
avec une baguette à coups de maillet; les rayures 
ont été ensuite tordues en hélice, de manière à 
forcer la balle à prendre, dans l'air, un mouve- 
ment de rotation. Il Nom donné en dernier lieu à 
des armes plus longues que la carabine de cava- 
lerie, rayées, de précision et destinées à l'arme- 
ment de corps spéciaux; elles sont à percussion. 
Ces armes ont été successivement les suivantes : 
1 ■' carabine à chambre : le canon présente, à la 
culasse, un rétrécissement ou chambre dans lequel 
se place la poudre ; la balle entre librement dans 
le canon, prend appui sur l'entrée de la chambre, 
et on la force en l'aplatissant à coups de baguette ; 
la balle est sphérique; 2° carabine à lige : la 
chambre est remplacée par un espace annulaire 
ménagé entre le canon et une tige fixée à la cu- 
lasse; c'est sur l'extrémité de cette tige que la 
balle prend appui quand on la force; la balle est 



CAU 

cylindro-comque; 3* carabiue à balle évidée : il 
n'y a ni chambre, ni tige ; la balle, cylindio-ogi- 
vale, est conduite librement avec la ba^'iiette 
jusque sur la puudre ; elle n'est pas lorciie pen- 
dant le chargement, mais elle présente un'éviiie- 
mont intérieur d'une forme quelcomiue, qui s'é- 
Jargit sous l'expansion des gaz de la poudre, et 
force la surface extérieure de la balle diuis les 
rayures. I| Grosse carabine, nom donné quelquefois 
au fusil de rempart rayé. 

— ÊTYM. Ajoulex : M. Sayous rappelle les ten- 
tatives faites pour expliquer carabine et signale 
l'opinion deHammer qui le rapproche de^ karavi- 
nas, nom d'un peuple mongol, Hcv. crit. 21 mars 

4874, p. <9î. 

CARABIXfi. Il !• Ajoutes : Les fusils de Crimée 
sont extrêmement recherchés.... les canons sont 
simples ou carabinés, de pevsonnel. Commerce de la 
mer Noire, i, U7. 

CARACO. Ajoute: : BIST. XVI* S. Caracon, cot- 

GRAVE. 

— ÊTYM. Caraco vient do caraque, prononcia- 
tion parisienne de casaque au xvi* siècle, uvet, 
Gram. franc, p. 368. 

CARACOLE. — REM Ajoute! : || i. Richelieu, qui 
dit aussi earacol comme Corneille, s'en sert au 
sens figuré de courses, voyages : Comme je de- 
meurerais cent ans en un lieu s'il était besoin, 
aussi avoué-je que des caracols inutiles ne sont 
plus bons pour un homme de mon âge, qui va 
droit à ses fins, Lettres, etc. t. vi, p. 730 (leio] 

CARACOLER. || 1* Ajoute: : Il [Louis XIV] leur 
montre (à ses soldats] à doubler leurs tiles et 
leurs rangs, X changer tdt de face aux ordres dif- 
férents, Tourner à droite, à gauche, attaquer et d^ 
fendre, Enfoncer, soutenir, caracoler, surprendre, 
CORN. Lexique, éd. Marly-Laveaux. 

t CARACORE. Ajoutez : — ÊTYM. Malais , ko- 
rakôra, grande embarcation en usage parmi les 
habitants de l'archipel Indien, devic , Vict. étijm. 
CARACTÈRE. Ajoutez : || 8' Il s'est dit pour por- 
trait, description, au xvu' siècle. Qu'il me soit 
permis de copier ici tout au long ce que dit Ho- 
mère du pouvoir et de l'eflicacité des prières sur 
l'esprit des dieux et de l'admirable caractère 
qu'il en fait, rolun, Traité des El. u, De la lec- 
ture d'Homère, u, m, 4. Ulysse parla le premier; 
on sait le caractère qu'en fait Homère ailleurs, 
m. ib. I, II, 4. 

C.\R.\FE. — ÊTYM. Ajoutez : Carafe, d'après 
M. Mûhl, vient du persan kardbet, bouteille en 
verre à gros ventre, destinée à laisser reposer le 
vin pendant quarante jours. Au contraire, d'après 
H. Dûzy, il vient de l'arabe garafa, puiser. 

t CARAGUEUSE (ka-ra-gheu-z'), s. m. Person- 
nage des marionnettes en Turquie. Le héros de la 
pièce est un infâme nommé Caragueuse qui pa- 
rait sur la scène avec tout l'équipage du fameux 
dieu de Lampsaque , pououeïillk, Voij. en Grèce, 
dans la collection Smith, t. xu, p. 345 (voy. kaka- 
couz au Supplément). 

+ CARAMBOLECR (ka-ran-bo-leur), s. m. Ce- 
lui qni fait des carambolages au billard, qui est 
habile à caramboler. 

t CARAMÉLÉ, ÉE (ka-ra-mé-lé, lée), adj. Qui a 
le goût ou l'apparence du caramel. Sauce d'un goût 
caramélé. 

t CARAMËLIQUE (ka-ra-mé-li-k'), adj. Qui a rap- 
port au caramel. Un produit caramélique insoluble, 
BERTHEL0T, Acad. des se. Comptes rendus, l.LXXxu, 
p. 4360. 

t CARAMELISATION. Ajoutez : Le vcsou.... était 
envoyé dans de grandes chaudières en fonte, 
chauffées à feu nu.... à une température.... qui pro- 
duisait toujours une caramélisation plus ou moins 
grande, MORis,Jfem.d'o9ni;ui(. etc. 4S7o-7),p.208. 
t CARAPA. Ajoutez : Les graines do carapa, si 
abondantes dans la Guyane qu'elles pourraient 
seules alimenter les savonneries do Marseille, 
Joum. offic. 2 juin 4 874, p. 3683, s» col. 

4 CARAQUE. — ÊTYM. Espagn. et porlug. car- 
raca; ital. caracca; on trouve aussi bas-lat. cara- 
cora ; portug. coracora, sorte de grand vaisseau. 
M. Dozy et M. Defrémcry voient dans ces deux 
formes l'arabe corcor. au pluriel cardquir, sorte 
de grand vaisseau marchand. M. Devic, i»ic(. èlym., 
ajoute que ce mot arabe corcor est le malais kora- 
kûra (voy. caracobb au Dictionnaire et au Sup- 
plément). 

CARAT, ytjoufej;— REM. 1. Carat s'est dit figuré- 
mcnt pour exprimer un certain degré de qualité, de 
pureté. La vérité jette, lorsqu'elle est i un certain 
«aiat^ une manière d'éclat auquel l'on ne peut ré- 



C.VR 

sistcr, BETZ, Œuvres, t. m, p. 49, éd. FeilletctGour- 
dault. Il 2. Sot à trente-si.\ carats, n'a pas en effet 
de .•;ons, puisque un carat est un vingt-quatrième; 
mais par cela même, cette locution est une exa- 
gération plaisante et, à ce titre, disant ce qu'elle 
veut dire, 
f C.\R.\Tl'RE. Ajoutes : voy. karature. 
CARA'VANK. — HIST. xiu* S. Ajoutez : Li rois 
Ricars apriès suï, Ki le karavane consul De Sarra- 
sins.... ru. MOUSKES, Clironique, v. 4 0648 (il faut pro- 
bablement lire karvane, comme dans Du Cange; 
car cnn.™t doit être lu consui, de trois syllabes). 

t CARBO-AZOTINE (kar-bo-a-zoti-n'), s. f. Terme 
de chimie. Substance explosive. Des produits à 
base de nilro-glycérine et une espèce de poudre de 
mine lente, désignée sous le nom de carbo-azo- 
line, sont colportés en fraude.... ie(t. commune 
des conirib. indir. 40 août 4 874. 

t CARROGÈ.NE (kar-bo-jè-n'), s. m. Poudre pro- 
pre à préparer l'eau de seltz. Les poudres em- 
ployées pendant longtemps ont été l'acide tartrique 
et le bicarbonate de soude; on vend depuis quel- 
ques années une poudre unique iippeléo carbo- 
gène, qui est d'un prix moins élevé et produit 
une eau de seltz aussi bonne, p. poiré, Notions de 
cliimie, p. 4 35, Paris, 4 869. 

— ÊTYM. Carbo pour corfcontgue (acide), et gêne, 
qui engendre. 

t CARBON (kar-bon), s. m. Nom donné par les 
Anglais aux diamants noirs du Brésil, Joum. oj]ic. 
7 déc. 4875, p. 10093, 4"'Col. 

t CARBONATATION (kar-bo-na-ta-sion), s. f. 
Terme de chimie. Action de soumettre à l'action 
des carbonates. Fabrique de sucre de betteraves : 
chaudières à défécation oa bacs de première car- 
bonatation, Joum. offic. 8 janv. 4 874, p. 2U9, 4''«col. 
CARCAN. — EiYM. Ajoutez : M. Bugge, Tiomo- 
nia,n*40,p. 446, complète l'étymologie donnée par 
Diez, en expliquant la finale an, ant : qverk, cou, 
gosier, et band, lien; fci'cr/iîiand, jugulaire, men- 
tonnière, se trouve dans la littérature ancienne de 
l'Islande ; carqiidiant ou carcbant a passé à carcant, 
t 2. CARCAN (kar-kau), s. m. Terme d'écurie. 
Mauvais cheval. Cette rossc-là a été, comme une 
demi-douzaine d'autres carcans de son espèce, 
envoyée au roi l'an passé par je ne sais pas quel 
mamamouchi d'un pays du côté des Turcs, E. sue, 
Coiiolplun-Arabian, ch. 2». 

CARCASSE. Il 6° Ajoutez : Fabricant de carcasses 
ou montures de parapluies. Fabricant de carcasses 
pour modes, celui qui couvre en soie, en lil ou en 
papier les branches de fil de fer ou de laiton qui 
servent aux modistes et aux fabricants de fleurs 
arliliciclles. Tarif des patentes, 4858. 

CARDE. — HIST. XV s. Ajoutes : Les maistres et 
ouvriers dudit mestier seront tenus ouvrer de tous 
outils à usage de aumusserie, c'est à sçavoir de 
charbon, de chisaille, sans mousle, sans guerde et 
sans forces à. tondre drap, excepté que de ladite 
guerde l'on pourra brosser tout l'ouvrage après ce 
qu'il sera teint, pour le demesler tant seulement, 
Ordonnonce, mars 4 450. 

CAUDKR. — iiiST. xv« s. Ajoutez ; Guerder, Or- 
donnance, mars 4450. 

tCARUElSK(kar-de6-z'),î. f. Machine à carder 
Joum. offic. 24 fivr. 4876, p. 4374, S" col. 

4. C.\RI)LVAL. Ajoutez : || B° Terme d'optique 
On appelle points cardinaux d'un système dioptrique 
formé d'un nombre quelconque de milieux réfrin- 
gents séparés les uns des autres par des surfaces 
sphériques centrées, six points dont la détermina- 
tion suffit pour calculer ou construire très-aisé- 
ment toutes les circonstances relatives à la marche 
de la lumière à travers le système, telles que la 
grandeur et la position des images, etc. Les six 
points cardinaux sont: deux points principaux; 
deux points nodaux ; deux points focaux ou foyers 
principaux. 

2. CARIiI.NAL. ^;oi((ci ; || Cardinal-prétre, celui 
dont le titre cardinalice est une des églises de 
Rome qui était autrefois administrée par un prê- 
tre ; cardinal-diacre, celui dont le titre est un des 
diaconats de Rome, ou une des églises autrefois 
administrées par des diacres; cardinal-évêque, ce- 
lui dont le titre est un des sept évêchés suburbi- 
caires. Ces titres fieuvent être portés par des évé- 
ques , ou par des prêtres, ou par des diacres; ils 
ont même été quelquefois conférés à do simples 
laïques. 

t CARÉSIS (ka-ré-zi), s. m. En Normandie, poi- 
res communes qui servent à, faire le poiré, del- 
boulle, Closs, de la vallée d'Yéres, le Havre, 
IHTti, p. Ci. Il Dicton : Ce sont des poires de caié- 



CAR 



G3 



sis. Si elles sont bonnes, mordez-y. 1| On dit : jsïi 
carisis. 

CARESSÉ. Il Fig. Ajoutez ; Le tour en [d'ou- 
vrages do sculpture] est heureux et le travail sa- 
vant, fin, caressé, DE caylus, dans .Ift/ii. i'/ii(/. sur 
l Acad. de peinture publiés par Dussieux, etc. t. i, 
p. 458. ' ' ' 

4. CARET. Ajoutez : — ÊTYM. M. Devic, Dicl. 
étym., remarque que la tortue caret se dit en ma- 
lais karah ; c'e.stsans doute l'origine do notre mot 

t CARÉTILLE (ka-ré-ti-ll', U mouillées), s. f. 
Graine d'une plante légumineuse des campagnes 
de Buenos-Ayres. Les magnifiques prairies" |de 
Buenos-AyresJ produisent en grande quantité une 
espèce de légumineuse excellente pour la nourri- 
ture du bétail, mais dont la graine, plate, héris- 
sée de petits crochets, nommée dans le pays caré-- 
tille, se cramponne, pour ainsi dire, à la toismi, 
d'oii il est très-difficile de l'arracher, Jf<!m. d'o- 
gricuU. etc. 4870-7), p. 497 et 498. 

CARIBOU. Ajoutez: || î" Nom d'une espèce de 
mousse dans le nord de l'Amérique. Là oii la vé- 
gétation n'est pas complètement brûlée [dans le 
Labrador], on no rencontre qu'une espèce do 
mousse dite mousse caribou, qui couvre les ro- 
chers.... Joum. offic. 20 oct. 1874, p. 7444, 3° col. 

t CARICATURAL, ALE (ka-ri-ka-tu-ral, ra-l'), adj. 
Néologisme. Qui a le caractère do la caricature. 
Toutes ces figures [peintes dans une maison de 
Pompéi] ont des jambes grêles; le col est mince, 
la tête grosse, le nez fort, en sorte que l'intention 
caricaturale est évidente, Joum. o//îc. 4 5janv. 4 876, 
p. 43U, 2° col. 

CARICATURE. || 1° Ajoutez : || X l'école une fois 
la semaine, les élèves s'assemblent; un d'eux sert 
de modèle; son camarade le pose et l'enveloppe 
ensuite d'une pièce d'étoffe blanche, le drapant le 
mieux qu'il peut; et c'est lice qu'on appelle faire 
la caricature, pider. Œuvres compl. 4 824, t. ix, p. (6. 

t CARICATURIER (ka-ri-ka-lu-rié), s. m. Ëcri. 
vain qui fait des caricatures, des charges, à la 
différence du caricaturiste, qui est un artiste s'a- 
donnant au genre de la caricature. Lui [Talle- 
mand des Réaux], le caricaturier du xvir siècle, 
COUSIN, Joum. des sav. déc. 4857. 

4. CARLIN. — ÊTYM. Ajoutes : L'Uni, carlino 
vient de Charles 1°' d'Anjou : Fa Carlo I coniare 
[frapper] in Napoli, in luogo degli anlichi agos- 
tali [sorte de monnaie] , carlini e mezzi carlini 
d'oro, con voeabolo preso dal suo nome, amari, 
la Guerra del Vespro siciliano, in-) 2, p. 6o. 

CARLINGUE. Ajoutes : — ÊTYM. Angl. carling. 

t CARLOCK. Ajoutez : Le carlock, qui est, en 
réalité, de la colle de vessie d'esturgeon, se récolte 
abondamment à Archangel. 

— ÊTYM. Russe, karlduk. 

CAR.MAGNOLE. — ETYM. Ajoutez : Dans une 
communication, M. le capitaine d'artillerie Mei- 
ninger dit que carmagnole était originairement le 
nom des petits Savoyards qui venaient i Paris 
comme ramoneurs et décrotteurs. Malheureuse- 
ment, il ne donne pas ses autorités, 

t CARMAMNE (kar-ma-li-n'), s. f. Tenue de chi- 
mie. Principe que contient le chanvre indien e» 
auquel il doit son influence, Joum. offic. 6 janv 
4873, p. 66, )" col. 

t CARMANTINE (kar-raan-ti-n'), s. f. Genre de 
plantes de l'Asie tropicale. 

— ÊTY.M. Malais, caramounting, devic, Oict. élijm. 
CARMIN. Ajoutez : || 2* Carmi» de safranum, 

voy. SAFRANUM au Dictionnaire et au Suppl. 

t CARNABOT (kar-na-bo), s. m. Nom, dans les 
Ardenncs, d'un étcignoir do grande taille, muni 
d'un long manche, pour le service des églises. 

t 2. CARNE. Ajoutes : || 2° Terme grossier d'in- 
jure. Charogne. Alors, près du lit oii était couché 
votre mari mourant, vous avez dit : Tu es bien 
li, carne, tiens-t'y [Cour d'assises de l'Aube), 
Cas. des Trib. n sept. 4 873, p. 893, 3» col. 

t 3. CARNE (kar-n'), s. m. Celui des quatre cô- 
tés de l'osselet qui est un peu concave et qui forme 
une figure comme une S. 

— ETYM. Arabe, carn, corne, d'après la ressem- 
blance de figure, dozy. 

t CAROLLV. Ajoutez : \\ 2° S. m. Nom donné, 
dans Tarn-cl-Garonnc, au peuplier de la Caroline, 
les Primes d'honneur, Paris, )»72, p. 479. 

t 3. CARO.N (ka-ron), s. m. Vieux papiers sales. 
Les fabricants de carton et de ])apier achètent [aux 
chiffonniers] pour leur u.sage les carons, vieux pa- 
piers .sales, l'IUustr. » mars 4872, p. 408, 3» col. 

CARONADE. — ÊTYM. Ajoutez : Carron, pro- 
priétaire de forges considérables en Ecosse. •• Les 



6-'» 



CAR 



premières fonderies iMablies en Ecosse furent 
celles de Carron.... c'est de Carru» que dérive 
le nom de caronade donné à une pièce d'artillerie 
autrefois en usage et fabriquée en ce lieUj Joum. 
o/pc. 8 mars, 1873, p. <62l, 2*col. 

t CA.ROXCL'LEUX. Ajoutex : || 2' Terme d'his- 
toire naturelle. Qui préseule des caroncules. Peau 
nue et caronculeuse. 

(l.\ROTTE. Ajoutez : — REM. On a dit que la lo- 
cution populaire tirer une carotte vient de ceci : 
à Carmagnole, le gouverneur savoyard avait 
frappé chaque botte de carottes, mise en vente au 
marché, d'un impôt équivalent à un dcmiliard de 
notre ancienne monnaie ; mais il admettait qu'on 
le payât en nature, c'est-à-dire que les cstafiers 
tiraient à son profit deux carottes par botte, Ex- 
trait de la Chronique du Derby, dans la Patrie, 
41 avr. (868. On ne donne aucun texte à l'appui 
de ce dire. 

t C.\ROrBLECR (ka-rou-bleur), s. m. Terme 
d'argot. Voleur à l'aide de fausses clefs. 

< . C.\RPK. -Ajouffï : || Familièrement. Ignorant 
comme une carpe, très-ignorant. 

t C.\RRAIRE (ka-rè-r ), s. f. Nom. dans les Alpes, 
des chemins de troupeaux. Les troupeaux suivent 
généralement les routes, et font d'énormes dégâts 
sur leur passage; ils se rendent sur les pâturages 
en suivant les chemins de troupeaux appelés drayes 
ou carraires, Reboisement des forêts, Compte rendu, 
48S9-I874, 2' fasc. p. <3). 

— ÉTY5I. Le même que carrière ou charrière. 
t.C\RRÉ. Ajoutez : Il 13» Fer carré, celui dont 

la largeur est égale à l'épaisseur et qui porte au 
moins o-,o22, pernot. 

2. C.\RR(Î. Il 18° Carré de montre, le tuyau que 
porte la clef et qui, recevant la petite tige carrée 
que présente la montre, sert à la monter. Fabri- 
cant de carrés de montre, Tarif des patentes, (858. 
Il Simplement, un carré, une clef d'acier qui sert 
& remonter les pendules. || 19" Carré, terme eu 
usage dans toutes les écoles de peinture, pour si- 
gnitier le trait des parties plates ou qui ne sont 
pas absolument arrondies dans les contours du 
corps humain, pernety, 1757. || 20° Dans la filature, 
un quart de pouce carré. 11 était nécessaire de dé- 
signer le nombre de fils au carré. Enquête, Traité 
de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 4u4. 

t. C\RREAU. Ajoutez: \\ 18° Carreau ou coussin, 
nom, suivant les pays, du métier de la dentelle 
à fuseau.x, lequel est une boite carrée, garnie et 
rembourrée extérieurement, ch. blanx, l'Art dans 
la parure , p. 290. || 19° Sorte de tapis. Les car- 
reaux dits de Hollande sans envers. Enquête, Traité 
de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 697. || 20° Pierre de 
taille, granit. 11 y a une petite cave, dans laquelle 
caveily auneauge en carreau, /ti'ranc/iin, 4"déc. 
<872, aux annonces. Il 21° Populairement. Monocle 
qu'on fait tenir en contractant le sourcil, par com- 
paraison avec un carreau de vitre. 

t CARRE.\UD.\GE (ka-ro-da-j'), s. m. Sorte de 
treillis à mailles serrées employé dans les métiers 
à tisser les étoiles de soie. 

— tr\\\.' Carreau t. 

CARREFOl'R. Ajoulez : —REM. Corneille écrit 
carfour. Comment? — De ce carfoUr j'ai vu venir 
Pbilinte, Lexique, éd. Marty-Laveaux. Théaute 
approche-t-il? — Il est en ce carfour, ib. 

— Etym. Ajoutez : L'orthographe par re se 
trouve aussi dans les textes français; le Dict. de 
la conversalio» de Wahlen, édité en Belgique, 
cite, dans un glossaire latin-français du xui* siè- 
cle, theatrum traduit par carrefourc ; au xv° s. : 
lllec dessus a un quarre fcurc, dans Lancelot du 
Lae; au xvi* s. : X l'entour des villages, bourgs et 
carr«fùurcs, dans une traduction de Polydore Vir- 
gile, imprimée en I32(. 

3. CARRELET. Ajoutez : || 4° Règle à section 
carrée. 

CARRÉME.NT. || Fig. Ajoutez: Demain je me pré- 
senterai chez M. de Mauserre votre lettre à la 
main, et je lui dirai carrément ou rondement, 
comme il vous plaira.... v. chehbuuez, Reu. des 
Deux-Mondes, is fév. (873, p. 743. 

CARRER. Il 3° Ajoutez: Je sais mieux ranger les 
soldats que les paroles, et mieux carrer les batail- 
lons .que les périodes, scudéhy, Ligdamon, pré- 
face. 

t CARRECR (ka-reur), s. m. Terme de verrerie. 
Ouvri.r verrier qui rassemble et arrondit le verre 
qui a été roulé sur le marbre. 

t CARKICATL'RE (ka-ri-ka-tu-r'), s. f. Charge, 
chargement (inusilé).|Blé acheté en Sicile.... pour 
4raiU d« carricaturei purt jua^u'»» ïtMmiaA ii\ 



r\R 

autres menus frais, jii^qucs à l'embarquement.... 
p. GiRAUDEAU, la Banque rendue facile, p. leo. 

— ÊTY.M. Ital. cnrifflfKro (voy. caricature). 
CARRICK. — Erv.M. Nom d'un homme d'État 

anglais, d'après M. le capitaine d'artillerie Meinin- 
gcr, qui malheureusement ne donne pas ses au- 
torités 

2. CARRIÈRE. Jjoufej : ||3° Eau de carrière, hu- 
midité qne contiennent les pierres récemment ex- 
traites de la carrière pour la bâtisse, et qui les 
rend plus tendres et plus faciles à tailler que lors- 
qu'elles ont séché à l'air. 

t C.\RR10I.El!R (ka-ri-o-leur), s. m. Conducteur 
de voitures, belmondi. Code des contributions di- 
rectes, Paris, f8i8, p. (19. 

t CARROSSAGE (ka-ro-sa-j') , s. m. Inclinaison 
des fusées d'essieu sur l'essieu, qui a pour but de 
faire appuyer les roues contre les épaulements des 
essieux. 

C.\RROSSE. Ajoutez ; ]|4° Anciennement, avoir 
de quoi faire rouler un carrosse, cire riche, Dict. 
de lAcad. éd. 1694. || Un homme à carrosse, une 
dame à carrosse, ceux qui se distinguent du peuple 
par l'équipage d'un carrosse, ceux qui font rouler 
le carrosse, furetière, I69o. 

CARROSSÉE. Ajoutez : — REM. Carrossée s'est 
dit avant Mme de Sévigné. On n'emprisonne point 
ici seulement les hommes, mais les femmes aussi ; 
la reine en a envoyé plusieurs carrossées dans la 
Bastille, gui patin, Lett. t. ii, p. 124. 

C.\RROSSIER. Ajoulez : — REM. Carrossier au 
sens de cocher est dans Malherbe : Il monta en 
carrosse, et dit à son carrossier qu'il allât au Lou- 
vre, Lexique, éd. L. Lalanne. Pour cet emploi, 
voy. l'historique. 

t CARROSSIN (ka-ro-sin), s m. S'est dit d'une 
espèce de voiture. Il me faudrait un bon carrossin 
qui pt'it charger avec nous cinq ou six malles.... il 
me faudrait un bon voilurier, j. j. bouss. Lett. à 
iloullou, 2f nov. (768. 

CARROUSEL. || 3° Manège de chevaiix de bois. 
Un immense carrousel de chevaux de bois, Joum. 
offic. 5 mai I870, p. 77u, 6* col. Il Se dit aussi de 
jouets d'enfant qui représentent ces carrousels. 

C\RRl'RK. Ajoutez : \\ 2° Terme de musique. 
Carrure de phrase, voy. phraséologique. 

t CART.\BLE (kar-ta-bl'), s. m. \\ 1° Sorte de por- 
tefeuille ou de carton servant aux écoliers à porter 
leurs papiers et leurs livres. Spécialité de carnets 
souples, reliure anglaise et ordinaire, cartables 
d'écoliers.... Alm. Didot-Bollin, (871-1872, p. (260, 
2' col. Il 2° Se dit aussi de deux planches de carton, 
sans endos les réunissant, que les botanistes em- 
portent en herborisation pour y préparer sur-le- 
champ les plantes délicates. 

C.\RTE. Ajoutez : || 8° Dans certains jeux de car- 
tes, carte forcée, carte qu'un joueur place de ma- 
nière à forcer en quelque sorte de la prendre, 
tout en ayant soin de laisser le choix. I| Fig. Il y a 
là une carte forcée, je le reconnais ; mais j'aime 
•ncore mieux celle de l'impôt, qui améliore nos 
finances, que celle du déficit, qui les compromet, 
magne, Joum. ofUc. (O mars (874, p. (ssi, 
(" col. Il 9° Aux xvi° et xvii" siècle, carte de visite, 
pièce officielle représentant les compte» rendus, et 
les conseils donnés, lors d'une visite dans un cou- 
vent par un supérieur, ste-beuve, Port-Royal, t. i 
p. 51, (" éd. Il 10° Cartes, dites aussi correspon- 
dances-cartes, cartes préparées par la poste et sur 
lesquelles on écrit à écriture découverte, Joum. 
offxc. (2 fév. (872, p. (033, 3° col. (voy. carte- 
poste au Supplément). || 11° Carte géographique 
fauve, carte géographique brune, papillons de 
jour, vanessa leoana, vanessa prorsa. De son nom 
vulgaire, inspiré des fines rayures de s«s 'ailes, 
l'espèce s'appelle la carte géographique {vanessa 
prorsa de son nom scientifique), e. Blanchard, 
fie», des Deux-Mondes, (5 juin 1874, p. 850. 

— HIST. Ajoulez : Il xv° s. Par la quarte qu'ils 
ont marine , Scet chascuns d'eulx oii il chemine, 
E. DESC». Poésies mss. i° 470. 

— ETYM. Ajoutez : Malgré la certitude apparente 
que carte vient de charta, des doutes sont surve- 
nus. Us ont été suggérés par ce texte-ci : xvi° s. 
Millier poisant de quartes de papier, mantellieh, 
Glossaire, Paris, (869, p. 53. M. Mantellier remar- 
que que quarte peut signifier quart de feuille , 
feuille do papier coupée ou pliée en quatre, et il 
renvoie à Du Cange, quarta. Du Cange a, en etl'ct, 
quarta au sens de papier, charte, dans des textes 
latins dont l'un est de l'an (078,et <(uor(uia, petit 
papier, petite charte, dans un texte de (26s. Une 
iMH «rthûgr>i.pli<> caldmî'.- «ntienne.De blii.'. rliiirln 



CAR 

a donné, dans rancien français, non pas carte 
(qui serait picard), mais charte et, par l'épenthèse 
indue d'une r, charlre. X ce point de vue, la carte 
serait spécialement une feuille de papier, charta, 
pliée ou coupée en quatre. Cela faciliterait jeut- 
étre l'étymolûgie d'écarter; et, à son- tour, écar- 
ter recommanderait l'étymologie par quarta. 

t CARTEL AGE (kar-te-la-j'), s. m. Terme de féo- 
dalité. Le cartelage, droit du seigneur au quart de 
la récolte, Journ, ojjic. 25 juin (875, p. 4605, (" col. 

t CARTELLE. Ajoutez : \\ 3° Cartelle d'échan- 
tillons, tableau montrant les échantillons de fil. Re- 
production de la cartelle d'échantillons destinée à 
faire ressortir la nécessité d'une classification selon 
le nombre de brins, Enquête, Traité de comm. avec 
l'Anglet. t. iv, p. 345. 

t CARTELLO (kar-tèl-lo), s. m. Mot italien qu'on 
emploie aujourd'hui en parlant des musiciens et 
des chanteurs. Artistes de cartello, de primo car- 
tello, artistes d'éminence, de première éminencc 
Tous les autres artistes de cartello de Ventadour 
se trouvaient dans les rangs modestes du chœur, 
ilonit. 23 nov. 1868, p. (502, 6° col. La troupe de 
Pasileloup n'est pas composée encore d'artistes di 
primo cartello ; il n'a pas de diva en titre ni de 
ténor avec un ut exceptionnel, th. Gautier, Feuil- 
leton du Moniteur, 3o nov. (868. 

— ËTYM. Ital. car(eHo , affiche, inscription, dé- 
rivé masculin de carta, papier. 

t CARTE-POSTE (karte-po-sf), s, f. Carte vendue 
par l'administration de la poste, ayant un côté oii 
l'on met l'adresse du destinataire et un autre oii 
l'on écrit ce qu'on veut lui mander. || ylu pfur. 
Des cartes-poste. Les cartes-poste sont en carton, 
Décret du 26-28 sept. (870. ||0n dit aussi carta 
postale. 

t CARTÈRE (kar-tè-r'), s. f. Sorte d'étui ou de 
petit portefeuille, dans lequel on met des lettres 
et des papiers, et que l'on porte dans la poche, OE 
FRÉMERY, fiel), cril. 6 janv, (876, p, (9. Votre car- 
tère est-elle toujours une caverne de larrons? 
pour moi, j'en ai une plus précieuse que celle de 
feu Céladon ; car c'était une cartère qu'on a nom- 
mée une panetière, sÉv. Lett. inéd. éd. Capmas, 
t. I, p. 248. 

— ETYM. liai, carterio, de carta, papier. 

t CARTHAGINOIS, OISE (kar-ta-ji-noî, nbl-z'), 
adj. Terme d'antiquité. Qui est relatif à Carlhage 
et à son peuple. Vous aurez de la peine à donner 
pour les couches de Mme la Dauphine un spec- 
tacle aussi noble et aussi galant que celui qu'on 
prépare à Berlin : un carrousel composé de quatre 
quadrilles nombreuses, carthaginoises, persanes, 
grecques et romaines, conduites par quatre prin- 
ces, VOLT. Lett. à d'Argental, 7 août (760, 

t CARTIJAMINE (kar-ta-mi-n'), s. f Extrait de 
carlhame, à l'étal solide. 

t CARTOGRAPHIE. Ajoutez -: Les sphères..., 
sont la base nécessaire de tout le système de car- 
tographie, c. DELAMAHRE, Mouit. univers. 6 sept. 

(867, p. (481, 6° col. 

i CARTOGRAPUIQCE, Ajoutez : La création de 
la sphère amena une révolution véritable dans l'in- 
dustrie cartographique, c, delamarre, Monit. 
univers, s sept. (867, p. (491, 4" col. 

CARTON. Il 11° Ajoutez : C'est la chose du monde 
la plus facile.... quand on a une certaine habitude 
du carton,.., de tourner en moyenne le roi trois 
fois sur cinq à l'écarté, G. mayrand, dans les Jeux 
en France, ii° série, p, (67, 

CARTONNER, Ajoutez: || 4° Faire des cartons 
dans un livre. Malheureusement, l'auteur [J. J. 
Rousseau] fait des cartons, et c'est ce qui retarde 
la publication de ce modeste ouvrage [la Lettre à 
Christophe de Beaumnnt].... enfin il cartonne, et 
moi je cartonne aussi l'histoire générale, vOLT. 
Lett. d'Argental, (3 avril (763. || 5» V. n. Présenter 
un aspect, une rigidité de carton. Le tafl'etas et 
le florence le moins apprêtés ont un tout autre 
aspect [que le foulard], et l'on ne .saurait les frois- ^ 
ser sans dommage; car une qualité inhérente à 
tous les tissus de soie unis antres que les foulards, 
c'est de cartonner toujours un peu. Tarif des 
douanes de (844, note 579. I| 6° Jouer habituelle- 
ment aux cartes. Il passe son temps à cartonner. 

tCARTONNEUX,EUSE (kar-to-neù, nea-z'),ad/. 
Ayant l'aspect du carton. Ce panorama profond, 
avec ses pentes gazonnées, oîi les ombres des ar- 
bres se dessinent en silhouettes arnjtées, oii les 
massifs d'arbres eux-mêmes se découpent sur la 
ciel, nets et secs, comme tailles à l'emporte-pièce, 
semble d'abord trop cartonneux, E. bergerat, 
J-iMi-n n-fir. 90 juin 1"7b, p ir.a-, a" ««.(, 



CAS 

CARTONNIER. Ajoutez : || i' Sorte do bureau 
ou do commode, ayant des cartons au lieu de ti- 
roirs ordinaires. 

2. CARTOCCHE. Ajoutes :\\i° Terme d'artille- 
rie. Partie cylindrique des fusées de signaux ou 
des fusées de guerre, qui renferme la composition 
fusante. 

3. CARTOUCHE. Ajoutes : 30 000 soldaU ren- 
voyés avec des cartouches infamantes , L. du P. 
Puchéne, 45' lettre, p. 6. 

t CARTOUCHKRIE (kar-tou-che-rlc), s. f. Lieu 
où l'on fabrique des cartouches. 

t CARUE (ka me), s. f. Nom, à Rouen, de l'en- 
treprise des déchargements. L'entreprise do dé- 
chargement connue au port de Rouen sous le nom 
de la carue.... en l'état actuel des règlements du 
port, la carue n'a qu'une obligation, celle de dé- 
charger; .... les demandeurs ont appelé dans la 
cause H..., directeur de la grande carue,... at- 
tendu pourtant qu'une lacune paraît exister dans 
l'organisation de la carue de Rouen, Gai. des 
Trib. )o nov. <874, p. 4076, 4" col. 
— Etym. Autre forme de charme (voy. ce mol). 
CARVI. — ETYM. Ajoute: : Espagn. carvi, aXca- 
ravia; portug. chérie ia , alcaraoia, alquirivia ; 
ital. carvi; de l'arabe karawid ou fcanoifi ; l'arabe 
serait la transcription d'une forme grecque mpuîa 
ou xapEutï, qui manque dans les dictionnaires, et 
qui provient du grec xipov, xâpsov, lat. caruin, 
eareum, devic, Dict. étym. 

CAS. — REM. Ajoutez: \] 3. J. J. Rousseau a dit: 
dans le cas, pour : dans ce cas-là ; cela est correct, 
mais moins usité. Rien n'est plus commun que de 
tout giter en pensant bien faire ; l'assurance que 
vous me donnez que je ne suis pas dans le cas, 
m'Cite un grand poids de dessus le cœur, J. I. Rouss. 
Lett. à M. Jacob Vemet, 4 8 sept. 4 758. Si vous 
êtes dans le cas, ID. Lett. à Du Peyrou, 22 juin 
4766. Il 4. J. J. Rousseau écrit en tous cas au plu- 
riel, Lett. à Du Peyrou, 7 mars 1765. || 5. Si le cas 
pouvait être, si la chose était possible. Outre qu'il 
n'est pas possible qu'il ne vous en soit parvenu 
quelqu'une [de mes lettres], si le cas pouveiit être.... 
J. J. HOLSS. Lettre à milord Maréchal, 29 oct. 4764. 
Locution peu usitée. 

CAS, CASSE. — HfST. XVI* s. Ajoutez : Banquet : 
Hclas I que dit-on de mon fait? — Clistere ; Vostre 
cas sonne fort le cas, Rec. de farces, p. 4(2. 

CASAQL'E. Ajoutez :\\i' Terme' de turf. Veste 
de soie à manches, de couleur voyante et aux cou- 
leurs de l'écurie, dont se revêtent les jockeys ou 
les gentlemen-riders pour courir, de façon qu'on 
les distingue de loin et qu'on puisse les discerner 
entre eux. 

— ÊTYM. Ajoutez : S côté de la dérivation par 
casa, qui n'est pas tout à fait sûre, faut-il prendre 
en considération le persan kazaguend, kazaghend, 
kazaghendisch, jaquette de coton ou de soie piquée 
et bourrée, que l'on portait à la guerre en guise 
de cuirasse? Le mot parait être turc, d'après 
M.'Mohl, qui n'en connaît pas de mention plus 
ancienne que celle qui est dans Firdousi, Livre des 
Rois, t. vn, p. 206, c'est-i-dire au x° siècle; ce qui 
exclut l'idée que le mot et la chose eussent été 
portés en Orient par les croisés. D'un autre côté, 
les langues slaves ont cosaque et casaque; cette 
étymologie donnée, au xvii" siècle, par Guyet, pa- 
raît très-vraisemblable à M. Gaston Paris, qui y 
compare polonaise, cravate, palatine, limou- 
sine, etc. Au XVI' siècle , en France, casaque dé- 
signe spécialement le manteau des cavaliers. 

CASCADE. Il 2° Ajoutez : Depuis lors je n'ai tra- 
vaillé qu'à bâtons rompus et par cascades, babœuf. 
Pièces, I, 230. Le Directoire exécutif, jaloux d'ac- 
tiver toutes parties du service public et d'éviter 
tous les détours et toutes les cascades qui peuvent 
y porter obstacle, vous charge de faire connaître 
à toutes les autorités.... que c'est avec vous qu'ils 
doivent correspondre immédiatement. Lettre du 
Directoire, 2i brumaire an iv, citée dans la Cire, 
de l'enregistrement du 26 frimaire, n" 839. || 5° En 
termes de coulisses, charge, mystification prati- 
quée par un acteur. Ces improvisations oii nos ac- 
teurs bouffes se lancent si volontiers aujourd'hui 
et qu'on a baptisées du nom de cascades , A. azk- 
VEDO, Feuilleton de l'Opinion du 42 juin 4867. 

t CASCADEUR (ka-ska-deur), s. m. En termes de 
coulisses, celui dont la principale occupation con- 
siste à inventer des charges, à niystilier ses cama- 
rades et même le public. || Ou dit aussi au féminin 
cascadeuse. 

t CASCO (ka-sko), .5. m. Pirogue de Manille. Pi- 
rogue ou casco de la lagune de Manille, servant 

DICT DE I.A LANGUE FnANf:AISE. 



CAS 

do bateau do passage , faite d'après les plans du 
vice-amiral Paris, Joum. oflic. 23 févr. 4 874, 
p. 4457, 2° col. 

CASE.>IATE. — £TYM. Ajoutes : M. Devic , Dict. 
étym., demande si ce mot ne serait pas une al- 
tération de l'arabe qasaba [voy. casauba), l'n» et 
et le b étant deux lettres sujettes à se substituer 
l'une à l'autre. 

CASERNIÎ. — ÊTYM. Ajoutes : D'après M. Gaston 
Paris, ilém. de la Snc. de linguist. t. I, p. 287, 
cazerna est un mot provençal, attesté par le com- 
posé descazernar ; cela établi, cazerna représente 
le lat. quaterna, comme cazern représente qua- 
ternus. Mais le sens? La caserne est effectivement 
une chambre destinée à un petit nombre de sol- 
dats, quatre sans doute primitivement. Furetière 
dit : Casernes, ce sont do petites chambres bâties 
sur le rempart des villes do guerre pour loger les 
soldats de la garnison ; on y loge ordinairement 
six soldats qui montent la garde alternativement. 
Pomey, en 4664, écrit caserne, et définit le mot 
ainsi : « Petite chambre pour loger les soldats 
qui sont en garnison. » Quand Louis XIV construi- 
sit dans les villes de guerre des logis affectés aux 
soldats, ces logis prirent naturellement le nom de 
ce qui jusque-là leur avait servi do logement, et 
s'appelèrent des casernes ou casernes. 

t CASEll.VIEU, 1ÈRE (ka-zèr-nié, niè-r'), adj. 
Oui tient de la caserne. Le tutoiement populaire 
disparut des salons, et on y fit aussi la guerre à 
ces façons casernières qui s'étaient dévelop- 
pées avec les goûts militaires, jusque dans la 
jeunesse, de lescube, Montrond, dans Joum. 

Ofjic. 22 janv. 4 876, p. 652, 3' COl. 

CASIER. Ajoutez : || 4° Casier judiciaire, ensem- 
ble de notes prises par la justice sur un individu. 
CASIMIR. — ËTYM. Ajoutez : D'après Legoux de 
Flaix, Essai historique, géographique, etc. sur l'In- 
doustan, t. n, p. 32u, Casimir est une altération do 
cachemire (defrémery). 

t CASIN (ka-zin), s. m. |1 1" Cabane, petite mai- 
son. Chaque fois qu'un vallon s'entr'ouvre, qu'un 
torrent glisse à la mer, quelque village assied des 
deux côtés ses casins. M"" de gasparin. Premier 
voyage. Il 2° Au billard, nom des boules numé- 
rotées qu'on tire dans une bouteille d'osier pour 
marquer le rang des joueurs à la poule, etc. 
Il Jouer le casin, frapper avec sa bille l'autre bille 
blanche, de manière qu'elle aille à son tour frap- 
per la rouge, tandis que, dans le carambolage 
il s'agit de frapper avec sa bille les deux autrts 
dans un ordre quelconque. 

^ ETYM. Ital. casino, petite maison, do casa 
(voy. case). 

t CASINO. Ajoutez : — REM. Dans le xvm' siè- 
cle, casino n'était pas encore reçu, et on le fran- 
cisait sous la forme de casin. On me prénenta aux 
assemblées les plus distinguées ; je fus admis aux 
parties des nobles dans leurs casins, cazotte, le 
Diable amoureux, ch. vu. 

CASOAR. — ETY.M. Ajoutez : Le deuxième [ta- 
bleau] représente un cazuel ou cazuer, ainsi 
nommé par les Hollandais; cet oiseau est extrê- 
mement rare, L. gouoenot, SIém. inéd. sur l'Acad. 
de peinture, t. ii, p. 389. 

CASQUE. Ajoutes : || 7° Nom d'une coiffure au 
xvn* siècle. Plus de coiffures élevées jusqu'aux 
nues, plus de casques, plus de rayons, plus de 
bourgognes, plus de jardinières, sÉv. 45 mai 4 694. 
t CASQUES (ka-sk'), s. m. pi. Chiens marrons. 
Les chasseurs ont laissé par mégardo plusieurs 
chiens dans les bois, qui ont beaucoup peuplé et 
vont toujours en meule; on les appelle casques : 
je ne sais pas l'origine de ce mot, p. labat, Nouv. 
voy. aux 'des frartçaises de l'Amérique (Sf-Domtn- 
gue], 4 722, t. V, p.' 305. 
— ÉTYM. Espagn. gosque, espèce de chien. 
CASSADE. Il 1° Ajoutez : Que c'était un remède 
spécifique qui lui coûtait beaucoup, qu'un certain 
prieur lui en avait donné deux mille livres, et au- 
tres belles cassades, gui patin, Lettres, t. ii, p. 327. 
t 3. CASSANDRE (ka-san-dr'), s. f. La (14° pla- 
nète télescopiquc, découverte en 4 87( par M. Péters . 
t 2. CASSE. Ajoutes : || 3° Nom, en Dauphiné, 
d'une grande cuiller de fer battu ou de cuivre 
étamé, dont on se sert pour puiser un liquide dans 
un seau. 

t CASSE-MUSEAC. Ajoutes : — HIST. xvi' s. Au 
pâtissier pour avoir fourni de galettes, do cassc- 
museaulx (de casser et museau, ainsi nommé de 
ce que, dans les jours do réjouissances publiques, 
on le distribuait en le jetant au nez de la foule), 
.MANTELi.iER, Glossaire, Paris, 4869, p. 46. 



CAT 



65 



CASSER Ajoutes ; || 8* En Normandie, casser un 
tonneau de cidre, le mettre en vidange pour en 
vendre une partie seulement. Ce n'est pas la peine 
de casser un tonneau do 8oo pots pour en vendre 
20U. Celte expression n'est pas sans analogie avec 
celle do rompre charge. || Sembablemcnt, en Bour- 
gogne , on casse une pièce de vin , quand on en 
tire une partie, soit pour la vendre, soit pour 
tout autre usage. 

t CASSERIE (ka-se-rie), s. f. L'ensemble des us- 
tensiles de ménage en fer battu étamé. La fabri- 
cation do la casserie de fer battu et d'un grand 
nombre d'articles de Paris, Enquête, Traité de 
comm, avec l'Anglel. t. i, p. (76. 

— ETYM. Casse 2. 

+ CASSIDE (ka-ssi-d'), s. f. Coléoptères qui ont 
reçu le nom vulgaire de scarabées-tortues, à cause 
de leur forme arrondie et semblable à la carapace 
des tortues, H. pelletier. Petit dict. d'entom. 
p. 37, Blois, 4 868. Des espèces de forme hémi- 
sphérique, des cassides, offrent l'éclat de l'or, 
E. BLANCHARD, Rcv, dcs Dcux-Moudcs, 4"'' aoùt 

4 874, p. 695. 

f 2. CASSIS. Ajoutez : L'on baissera l'ancien 
quai, et l'on formera un ruisseau en forme de cas- 
sis en baissant le pavé des deux côtés d'aussi loin 
qu'il sera nécessaire pour en rendre la pente douce 
et aisée.... en attendant que le quai et ledit aque- 
duc soient construits, il sera fait un ruisseau ou 
cassis pour l'écouloment des eaux de ladite rue de 
Poitiers à la rivière. Arrêt du conseil d'État, du 
47 mai 4704. 

t CASSOTTE (ka-so-f), s. f. Dans la Saintonge, 
sorte de sébile emmanchée ou de cuiller à pot 
dont le manche est creux ; elle est constamment 
posée sur la saille à l'eau pour y puiser, et sert à 
boire ou à laver les mains par le petit filet d'eau 
qui coule par le maûche quand on a rempli la sé- 
bile. Il On dit aussi coussolte. 

— ETYM. Casse 2. 
t CASTELL.VN. Ajoutez : || Chef d'u-ne castella- 

nie. Un sénat composé des évêques, des palatins 
et des caslellans, ruluikres. 

t CASTELLAME (ka-stèl-la-nie), s. f. Nom, dans 
l'ancienne Pologne, des commandements de châ- 
teaux et de villes, rulhières, Révolut. de Pol. i, 5. 

t CASTELLISER (ka-slèl-li-zé), v. n. Néologisme. 
Mener la vie de château. Castelliser avec votre 
famille serait pour moi un état extrêmement 
doux.... mais, hélas I il n'y a plus de château pour 
moi, JOSEPH de maistbe, dans sainie-beuve, Por- 
traits littéraires, t. u, Joseph de Maislre. 

4. CASTOR. Ajoutez .-Il 2° Arbre du castor, le 
magnolia glauca, de l'Amérique septentrionale, 
BAILLON, Dict. de bot. p. 247. 

— REM. 1. Castor pour chapeau de castor est dans 
le Dict. de l'Acad. édit. de 4 694, et dans FURETif;RE, 
(690, qui donne aussi demi-castor. || 2. M. Eug. 
Rolland, Faune pop. p. 6S, pense que la locution: 
c'est un demi-castor, c'est un homme ambigu, 
.suspect, vient de ce que, dans les prescriptions 
du gras et du maigre, le train de derrière du cas- 
tor était considéré comme maigre, et le train de 
devant comme gras. 

t CASTREUR (ka-streur), s. m. Châtreur. A.M.... 
castrcur est un de ceux qui ont été à la recherche 
de B.... après son crime. Gaz. des Trib. 2» août 

4 873, p. 830, 3" col. 

— REM. Il est inutile de forger le latinisme 
castreur quand on a châtreur. 

C.\SUEL. Ajoutez: \\ 4° Terme de grammaire. 
Qui se rapporte aux cas des déclinaisons. Une 
langue qui marche vers l'appauvrissement des dé- 
sinences casuelles depuis les premiers textes où 
nous pouvons l'étudier, bréal, Joum. des sav. 
oct. (876, p. 639. Los éléments employés dans les 
flexions casuelles sont loin d'être tous du même 
temps, iD. ib. p. 54(. 

CASUELLEMENT. Ajoutes: Ils estiment que cet 
univers.... soit porté casuellcment, malu. Lexique, 
éd. L. Lalanne. 

t CATALAN. Ajoutez : || 3' Couteau catalan, 
sorte de couteau. Couteaux catalans, de 42 francs 
à 230 la douzaine, Enqurle, Traité de comm. avec 
l'Anglet. t. i, p. 723. Une espèce particulière de 
couteaux fermants, do forme catalane, à une ou 
plusieurs pièces, ib. p. 722. 

t CATAL()GOGRAI'lIE(ka-ta-lo-go-gra-r),s. m. 
Celui qui rédige un catalogue. Bibliographie de la 
France, n" 45, 49 avr. 4 87u, p. 63. 

— ÉTYM. Catalogue, et -ypif eiv. écrire. 
CATAPULTE. Ajoutez : || 2' Nom, dans le moyen 

âge, d'une pièce de vers disposée en flèche. Les 
SUI'I'L. — 9 



66 



CAU 



curieux y trouvcroDl (daus le ms. de la Vie de saint 
Berlin] l'espèce de vers rimes appelée catapulte, à 
cause de la disposition en flèche que les règles de 
sa prosodie donnaient à l'écriture, delaunjlï. Jour- 
nal o(fic. 20 mars IS72, p. <98a, i' col. 

— REM. Dans l'ancienne machine de guerre, les 
projectiles étaient lancés par des bras horizontaux, 
((u'on avait préalablement fait tourner de manière 
à tordre un ensemble de cordages ou de nerfs d'a- 
nimaux. 

tC\TASTÉRISME(ka-la-slé-ri-sm'),s.m. ||-l*Les 
Catastérismes, titre d'un ouvrage d'Êratosthène, 
savant d'Alexandrie, où il expliquait les figures 
des constellations et les fables des étoiles. ||2* Il 
se dit quelquefois pour constellation. Le zodiaque, 
dont les figures ou catastérismes.... fr.lenorua.nt. 
Manuel d'hist. anc. t. n, p. ("6, ♦•édil. 

— ETYM. KiTiîTEpuiio;, action de mettre parmi 
les astres, de »i-à, en, et à^rVip, astre. 

+ a\TASTROPlUSME (ka-ta-stro-fi-sm'), ï. m. 
Terme de géologie. Théorie dans laquelle on ad- 
met que les changements survenus i. la surface 
de la terre sont dus à des catastrophes soudaines. 
Certains géologues novateurs, la plupart Anglais 
d'origine, ont répudié ces vieilles doctrines en ces 
dernières années : à la théorie du eatastrophismc, 
.seule admise jusqu'alors, ils ont substitué la doc- 
trine de l'uniformisme, qui consiste en ceci, que 
les phénomènes sont dus, sauf des variations d'in- 
tensité, aux forces encore actives de nos jours, 
H. BLERZV. Rer. des Dtux-Uond. i" juin (872, p. 6*8. 

I C.\TÉCUl'MÉX.\T. ij'oiilei .-llDans la primi- 
tive Église, qualité de ceux qui, du judaïsme ou 
de la gentilité, passaient à la société chrétienne. 

t CATEL. Ajouleî : || On écrit aussi cattel. Plaids 
do cattel, à Jersey, audiences tenues p;ir la cour 
royale pour le jugement de certaines affaires mo- 
bilières ou criminelles. || Cour de cattel, la cour 
royale siégeant en plaids de cattel. || Les plaids de 
caitel ont été abolis en (862. 

I CATÉGORISER. Ajoutez : || î" Dans le langage 
général, séparer en classes, en sections. La féoda- 
lité, c'était l'inégalité civile inscrite dans les lois, 
et catégorisant le peuple dans les trois ordres du 
clergé, de la noblesse et du tiers état, e. daire, 
Éonnmiiles financiers du xvm' siècle, p. <l. 

t CATÈRE (ka-tè-r'), s. m. Nom, dans quelques 
parties de la Normandie, d'une maladie nerveuse. 
L'accusé lui-même a été atteint, dans son jeune 
âge, d'une affection nerveuse connue au pays 
[Savigny-lc-Vieux, arrondissement de Mortain, 
Manche) sous le nom de catère. et celle-ci con- 
duit à l'épilepsie d'abord, à la folie ensuite, Cas. 
des Trib. U avr. (876, p. 367, 2" col. 

— F.TYM. C'est le mot catarrhe, avec un sens 
particulier, prononcé catére ou catcrre, dans plu- 
sieurs patois. Boubours, Doutes sur la langue fran- 
çaise, p. 69, édit. de I69i, recommande caterrhe, 
en s'appuyant sur l'autorité de Ménage. 

t CATHOLICISAST, ASTE (ka-to li-si-zan, zan- 
t"), adj. Néologisme. Qui tourne au catholicisme. 
Le mouvement d'Oxford , auquel le docteur Pusey 
doii/ia son nom, fut l'exposant de cette tendance 
catholicisante qui, sans être romaine, regardait 
pourtant l'Église de Rome avec une indulgence 
qu'elle refusait aux Églises protestantes, dépour- 
vues de sacrements surnaturels et de pouvoirs 
sacerdotaux, révillEj Uev. des Deux-Sondes, < 5 mars 

4875, p. 286. 

CATHOLIQUEMENT. — HIST. Ajoulei : XV* s. 
Katoliquement [lisez : katolicment] ce doncqnes je 
crus lors [que j'aurais un bénéfice du roi], jeam 
JOBET, le Jardrin salutaire, p. ito. 

t CATHOLISATION (ka-to-li-za-si-on), s. f. Con- 
version au catholicisme. On parle de sa catholisa- 
tion, HALR. Lexique, éd. L. Lalannc. 

4. CATIX. ^;ou(ei : Il a* Dans plusieurs provin- 
ces, nom que les petites filles doiment à leurs pou- 
pées. 

2. CATIX. Ajoutez : || 2* Forme dans laquelle on 
fixe le moule. Il faut encore avoir soin que le 
moule soit bien chaud ; enfin on le fixe dans un 
catin de cendre éteinte ou entre quatre briquis 
en terre.... Œuvres de Benvenulo Cellini, trad. de 
L. Léclanché, Tr. de lorfcrr. ch. xi,out. ii,p.3lfl. 

t CATIXISME (ka tini-sm'), s. m. Mœmrs, ha- 
bitudes d'une catin. Dans le fait qui donne de la 
pnblicité à une passion quelquefois très-intéres- 
sante d'une femme honnête et d'un homme digne 
d'être aimé, il [le public] ne voit que du catinisme 
ou du libertinage, ciiamfort, Maximes el pensées, 
ch. IT. 

t CACCVSIQUE (k6-ka zi-k'), adj. Terme de géo- 



CAV 

graphie. Qui a rapport i la chaîne du mont Cau- 
case. Le système caucasique se compose de deux 
groupes distincts : celui du Caucase au nord, et 
celui du Taurus au sud. A'od'ce sur la carte de l'A- 
sie jointe à l'AIlcis de ilil. Dufour et Dyonnct, pu- 
blié par Paulin elle Chevalier. || Race caucasique, 
la race indo-européenne, celle qui parle des dia- 
lectes de la langue aryenne , dont ou suppose l'ori- 
gine dans les régions caucasiques. 

t CAULOBULBE (kô-lo-bul-b') ou CACLOSAR- 
OUE (k6-lo-sar-k'), s. m. Terme de botanique. Tige 
fouillée ou florifère renflée à sa base, exemple : 
renoncule bulbeuse. 

— KTVM. De ces deux mots, le premier est mal 
fait, étant hybride, de xau)6:, tige, et lat. bulbus , 
bulbe, il faudrait dire caulibuWe, du lat. caulis, 
lige, et bulbus, bulbe ; le second est correct , de 
xau/ô;, tige, et oio;, chair. 

t C.\U.>'E (kô-n'), s. f. Nom , en Normandie, de 
grands vases de cuivre jaune, étamés à l'intérieur, 
dans le.squels on reçoit le lait destiné à la fabrica- 
tion du beurre, ALtiEni koussille, le Phare de la 
Loire, 16 sept. 1876, i' page, i" col. 

CAUSÉ. Ajoutes : \\ 5" Avocat causé, avocat qui 
a des causes à plaider. Jeune homme . voulez- 
vous devenir un avocat causé...? lisez, lisez les 
savants commentaires de Barthole.... De l'usage et 
de l'abus de l'esprit philosophique, par Porlali^, 
Vie de l'auteur, p. 5, cité daus le discours de M. 
Chopin d'Arnouville, Gas. des Trib. 6 nov. <875, 
p. (065, c* col. 

t CAUSEFLVAUER (kô-ze-fi-na-lié), s. m. Phi- 
losophe qui admet les causes finales. Si une hor- 
loge n'est pas faite pour montrer l'heure, j'avoue- 
rai' alors que les causes finales sont des chimères; 
et je trouverai fort bon qu'on m'appelle causefl- 
nalier, c'est-à-dire un imbécile, volt. Dict. phil. 
Causes finales, 2. Un astronome trop causefina- 
lier. ce qui est rare.... paul janet, Rev. plUlos. de 
Ih.'Ribol, f année, n" (, p. 35. 

). CAUSER. Ajoutes : \\ 2° IlonneT pour motif 
(.sens inusité). Cela insinue beaucoup en causant 
comme petit-fils de Sa Majesté [eu donnant pour 
motif de la décision le titre de petit-fils], ST-sisi. 
t. viu, p. (94, éd. Chéruel. 

2. CAUSER. — REM. Ajoutes : Corneille a dit me 
causer pour causer avec moi : Lysis m'aborde, et 
tu veux me causer , Lexique , éd. Marty-Laveaux. 

CAUSEUR, EUSE. || 2» Ajoutes : || Fig. La re- 
nommée est une grande causeuse ; elle aime sou- 
vent à passer les limites de la vérité, M"" de moi- 
teville, if m. p. (06. 

t CAUSSE (kô-s'), s. f. Nom donné, dans la France 
centrale et méridionale, à des plateaux ondulés 
généralement très-élevés, nus, couverts de traî- 
nées rocheuses, blanchâtres, sans sources, sans 
ruisseaux. Le froment n'est cultivé que sur les 
causses ou terrains argilo-calcaires rougeâtres.... 
en général les causses du Gévaudan sont peu habi- 
tées, HEUZÉ, id France agricole,]^. (S. Les plateaux 
calcaires ' [en Guyenne] sont appelés causses, jo. 
Carte W 6. On écrit de Florac... on dit que sur 
nos causses il y a (",60 [de neige], Joum. olfic. 

28 janv. (876, p. 840, 2' col. 

— ETYM. Lat. calx, chaux. 

CAUTÉRISER. — HIST. xvi» s. Ajoutes : Certes 
l'esperit dit manifestement qu'aus derniers temps 
aulcuns délaisseront la foy.... par l'hypocrisie de 
ceulx qui parlent mensonges et ont leur con- 
science cauterizée,! limoth. iv, 2, Ifouv. lestam. 
éd. Lefebre d'Etaples, Paris, (525. 

C.\UriO.NNER. Ajoutes : — HIST. xiv" s. Colars 
li Picars fruitiers, Maresson sa femme, d'une part, 
Robins li fruitiers, Colins li Marnois fruitiers.... 
se sont caucionnez bonne pais ((334), varjn, Arch. 
administr. delà ville de Reitns, t. n, 2' part. p. 685. 

t CAVAGE. Ajoutes : \\ 2' Excavation, endroit 
creusé. Le tracé [du chemin de fer de ceinture de 
Paris] franchit le chemin de fer de l'Ouest, sous 
lequel il passe au moyen d'un pont établi sur des 
cavages. Joum. des Dcbals, 2 oct. (868. 

CAVALERIE. Ajoutes : \\ 2° Se dit, dans le lan- 
gage moderne administratif, de l'ensemble des 
chevaux d'une entreprise. Pour conduire tant de 
voitures, les mettre toujours à même de sortir et 
de ne pas laisser en soufi'rance les besoins qu'elles 
ont mission de servir, il faut une cavalerie consi- 
dérable; celle de la Compagnie générale [des voi- 
tures de Paris] se composait en (866 de (074( che- 
vaux, MAXIME DU CAUP, Rcv. dcs Dcux-ilondes, 
(5 mai (867, p. 325. 

(. CAVALIER. Il 8° Ajoutes : || Cavalier de tran- 
chée, sorte de terrasse élevée en avant de la troi- 



CE 

sième parallèle, pour plonger dans les places d'ar- 
mes et en chasser les défenseurs. 

2. CAVALIER. Ajoutes ; || 2° Qui est sans ap- 
prêt. 11 fallut se résoudre à manger sur l'herbe, 
où les perdreaux et le [lain tendre de M. de Jon- 
sac furent d'un grand secours; ensuite d'un repas 
si cavalier, continuant notre chemin.... Voij. de 
Bach, et Chapelle, p. (4, la Haye, (7(4. 

CAVALIÈRE.MENT. Ajoutes : \\3'X\î cavalière, 
en se promenant. Il n'est pas si difficile de lover 
cavalièrement un plan au baromètre et à la bous- 
sole.... H. DE PARVILLE, Joum. Ojfic. (8 avril (872, 
p. 2625, 2« col. 

t CAVALQUET. Ajoutes: L'on use seulement de 
six ou sept manières de tons à la guerre : la pre- 
mière s'appelle le cavalquet, dont on se sert 
quand l'armée ou l'un des régiments approche 
des villes par où l'on passe en allant aux sièges 
ou aux lieux de combats, afin d'avertir les habi- 
tants et de les faire participants de l'allégresse et 
de l'espérance que l'on a de remporter la victoire, 
MKusENNE, i/armoHi'c «Hioer*-. Traité des instru- 
ments, v. Propos. .\ix. La plus belle des sonneries 
de trompette, la marche de la cavalerie, est celle 
dont on retrouve la trace la plus ancienne; le Père 
Mersenne,dans son ouvrage de l'Harmonie univer- 
selle, la cite comme étant jouée de son temps, en 
((".:;7, sous Louis XllI; elle s'appelait alors le ca- 
valiiuet simple, Journ. ojjic. (9 déc. (874, p. 84(3, 
3° col. 

t CAVASS (ka-vas'), s. m. Cavass ou zaptieh, nom 
des gendarmes chez les Turcs, Joum. olfic. 

(U juin (876, p. 4053, 2° col. 

(. CAVE. Ajoutes : — SYN. Cave, celher. Le col- 
lier diflère de la cave en ce qu'il n'est pas aussi 
enfoncé au-dessous du sol, et que d'ordinaire il 
n'est pas voûté, iîqutakd, Dict. des arts du dessin. 
Cellier. 

t CAVER.MCOLE (ka-vèr-ni-ko-l') , adj. Terme 
d'histoire naturelle. Qjii habite les cavernes. Les 
animaux cavernicoles, Acad. des se. Comptes ren- 
dus, t. LXXIX, p. (036. 

— ËTYM. Lat. caverna, caverne, et colère, ha- 
biter. 

CAVIAR. Ajoutes : || Caviar à la serviette, nom 
commercial du caviar conservé dans des tonnes 
dont l'intérieur est garni de linge, Joum. offic: 
23 juill. (874, p. 6(58, 3« col. || 2' En Russie, tache 
noire dont l'autorité se sert pour dérober à l'œil 
du lecteur certaines lignes d'un journal. 

t CAVIER (ka-vié), s. m. Cave servant de maga- 
sin. La plupart de nos marchands de vins [en Bel- 
gique] ont leur cavier à Reims, et introduisent, 
en même temps que des bouteilles françaises, de 
véritable vin de Champagne, Enquête, Traité de 
comm. avec l'Anglet. t. vi, p. 5((. 

t CAVITAIRE (ka-vi-tê-r'), adj. Terme de zoolo- 
gie. Liquide cavitaire, liquide renfermé dans la 
cavité générale du sipunculus. 

t CAZASKIER (ka-za-skièr), s. m. Nom, en 
Turquie, d'hommes qui occupent le premier rang 
après le cheik de l'islam dans la hiérarchie reli- 
gieuse, et qui remplissent les fonctions de juges, 
le Temps, (" nov. (876, 2''page, 3' col. 

(. CE, CET. Ajoules:~REM. 1. Ces fêtes, les fê- 
tes prochaines. Il y a une édition contrefaite de 
mon livre, laquelle doit paraître ces fêtes, 3. 3. 
Rouss. Lettre à Mme de Luxembourg, 28 mai (762. 
Il 2. D'Alembert a dit : ■> Voici le nouveau thème 
que Raton pourrait essayer et que Bertrand lui 
propose en toute humilité : première partie du 
thème : cette, qu'on nomme aujourd'hui théologie, 
est ennemie des rois; Raton le prouvera.... en 
rappelant les histoires de Grégoire Vil, d'Alexan- 
dre m, d'Innocent IV..., ie«. à Volt. 9 fév. (773.» 
Cette tournure est un latinisme dont Voltaire s'est 
servi le premier en traduisant une thèse de ses 
adversaires : Illa , quam dicitnt philosophiam , 
cette, qu'on nomme philosophie. 

2. CE. — REM. Ajoutes : || 5. M. Terzuolo, Éludes 
sur le Dict. de l'Acad. franc. Prospectus, p. 20, 
discutant les phrases telles que celle-ci : Ce fut le 
4 juin que Gustave-Adolphe jeta l'ancre sur la pe- 
tite lie de Rugen, assure que ce fut est, illogique et 
veut qu'on dise exclusivement c'est; dans cette 
locution, c'est équivaut à je dis, j'énonce, et c'est 
pour cela que le présent est requis. Une pareille 
règle est trop étroite ; en analysant les deux tour- 
nures, on trouve : ce, que Gustave-Adolphe jeta 
l'ancre, est, el ce, que Gustave-Adolphe jeta l'an- 
cre, fut. Celte analyse montre qu'elles sont aussi 
exactes l'une que l'autre. Dans le courant de 
sa discussion, M. Terzuolo assure qu'on ne di- 



CEI. 

rait pas : Fut-ce le ♦ juin que Gusiave-Àdolpite jfla 
l'ancre? et qu'il faut de toute nécessité est-ce le 
4 juin.... Cette exclusion uo peut être acceptée, 
et l'on dirait ceitaincment fut-ce. Dans le choi.x 
de ces tournures équivalentes c'est l'oreille qui 
doit être consultée. || 6. Le temps du verbe être 
précédé de ce est généralement déterminé par le 
temps du verbe suivant; ou, quand on n'admet pas 
celle détermination comme dans le cas qui viunl 
d'être discuté, on met c'est au présent, et le verbe 
suivant au temps exigé parle .sens. Molière a man- 
qué à cet usage : Aimande : Ainsi donc à leurs 
vœux vous me sacrifiez"? — Pbilaminle :Ce ne sera 
point vous que je leur sacrifie, t'em. sav. v, 6. 
1)11 dirait plutôt : Ce ne sera point vous que je 
leur sacrifierai, ou Ce n'est point vous que je leur 
sacrifierai. Mais comme ce n'est qu'un nsago, 
la construction adoptée par Molière ne doit pas 
être condamnée. ||7. C'est suivi d'un infinitif 
veut d'ordinaire un de intercalaire; voy. les exem- 
ples au n" 6. Jlais autrefois ce de pouvait être sup- 
primé. Ah ! que c'est chose belle et fort bien or- 
donnée, Dormir dedans un lit 1 régnif.h, Hat. vi. 
Cela est bon et pourrait se dire. || 8. Voltaire a 
écrit : Ce qu'étant fait, elle [la femme] courut.... 
- Philosophie, Relation du gouverneur Pilote. 11 
faudrait ce qui. Rien ne peut expliquer gramma- 
ticalement cette phrase. || 9. Régnier a dit : Mon 
embrasement, qui croîtra, ç'ai-je peur, jusqu'à 
tant que je meure, Dial. Cette tournure est pour : 
ce ai-je peur, c'est-à-dire : de ce ai-je peur. Ce 
crains-je serait correct, mais non usité; ce ai-je 
peur n'est pas correct. || 10. C'eut été fait alors de 
ce bel établissement, de mo.ntaiglon, Ilist. de i'.l- 
cad. de petn(ure.(Jf^m. attribués à U. Testelin),t. i, 
p. 74. Pour l'emploi de : c'est fait de, c'en est fait, 
c'en est fait de, voy. fait t, n° te. 

CECI. — REM. Ajoutes : || 3. Ceci avec le verbe 
(tre et un substantif au pluriel se construit avec 
le pluriel du verbe. Ceci sont les données que je 
peux supposer, i. j. Bouss. Lelt. au prince de Wir 
lemberg, lo nov. 4 763. Mais ceci sont plutôt des 
souhait» vagues que des projets d'une prochaine 
exécution, ID. Letl. à M. 2 janv t767. On pourrait 
dire aussi : Ceci est des données, des souhaits. 

CÉCITÉ. — HIST. Ajoutes : XV s. Souventes foiz 
nous ne congnoissons pas nostre ignorance ou ce- 
cité, Intern. consol. i, 6. || xvi' s. 2ljou(e3 ; Et luy 
les regardant tout à l'environ avecques indigna- 
tion, centriste pour la cécité de leurs cueurs.... 
Uarc, iir, 5, Ifouv. Testam. éd. Lefebre d'Etaples, 
Paris, Ih25. 

t CÉDILLER (sé-di-llé, U mouillées), t). a. Terme 
de grammaire. Munir d'une cédille. On pourrait 
aussi cédiller le c dans chuchoter, charité, chérir, 
chicorée, etc. dans les autres mots où ch a le 
même son, de wailly. Principes généraux et par- 
ticuliers de la langue franc, tu' éd. Barbou, 4 786. 
t CfiDRATEKIE (sé-dra'-te-rie), s. f. Terrain 
planté de cédratiers. En mars t874, la cédraterie 
de Porto, une des plus imporlantes de la Corse, 
renfermait 1 650 arbres.... pour une cédraterie en 
plein rapport, on peut évaluer à 50 francs par 
année le produit brut d'un arbre.... on ne con- 
naît en Corse qu'une espèce de cédratier, le citrus 
medica, Journ. offic. 9 août tH75, p. 6572. 2° col. 

t CEI\SE (sin-s'), s. f. Dans la Charente-Infé- 
rieure, torchon de laine servant de faubert. || On 
l'écrit, à tort, sainse ou seinse. 

— Etym. C'est l'ancien franc, chince, guenille, 
chiffon. 

t CEINTtJRAGE (sin-tu-ra-j'), s. m. Terme de 
forestier. Action de marquer par une ceinture les 
arbres destinés à certains usages. Avant l'époque 
du balivage des coupes, les agents de la marine 
désignent, au moyen d'un cointurage à l'huile, 
tous les arbres.... qu'ils jugent propres aux con- 
structions navales, NANQUETTE,£j/)t. débit et estim. 
des bois, Nancy, (868, p. t(i7. || Action de faire 
près de la racine d'un arbre une entaille circu- 
laire de nature à déterminer la mort du végétal, 
JULES CLAVÉ, i Exploitation des forêts de l'Inde, 
Rei). des Deux-Mondes du t5 avr. t867, p. 862. 

t CEI.N'TURETTE. Ajoutez : — HKST. xnf s. Sire, 
par che.ste chainturette Est entendu que vo car 
[chair] nette, Vos rains, vos cors entirement De- 
vez tenir tout fermement, hues de tababie, Or- 
dene de chevalerie. 

t CEINTCRONXrER (sin-tu ro-nié), s. m. Celui 

qui fait des ceinturons, Tarif des patentes, 4 858. 

CE JODRD'HUI (se-jour-dui), ,?. m. Voy. jour, 

n° ■i:!. 

CELA. — REM. Ajoutes : || 2. Cda avec le verbe 



CEI. 

être et un nom an pluriel se construit avec le 
pluriel du verbe. Les auteurs, les décrets, les li- 
vres, cette acre fumée de gloire qui fait pleurer 
tout cela sont des folies de l'autre monde, aux- 
quelles je ne prends plus de part, j. j. rouss. I^tt. 
à Coindel, 29 mars 4 766. Mais enfin tout cela ne 
sont pas des preuves, id. Letl. au comte de Tonnerre, 
48 sept. 4 768. On pourra mettre aussi lo singulier: 
Tout cela n'est pas des preuves. 

t CÉLAN. Ajoute: : — REM. Lo célan est le 
même que le pilcbard (voy. ce mot au Diction- 
naire). La pêche [en Irlande] du pilchard ou cé- 
lan a été beaucoup moins fructueuse.... Journ. 

offic. 25 juin 4 873, p. 4195, 3» COl. 

t CÉLÉBRABLE. Ajoutes : Vœux plus célébra- 
bles par adoration que par applaudissement, malh. 
Lexique, éd. L. Lalanne. 

— MIST. Ajoutes : xii' s. [Ses faits] Resplandis- 
sent partot loables, Sor trcstoz autres celebrables, 
BENOIT, Chronique, t. n, p. 3Ci), v. 26428. ...Des 
reis humains Est sur trestoz li soverains.... Sor 
tes poiez [élevé] et celebrables, benoît de sïe-mobe, 
Roman de Troie, v. 7910. 

CÉLÉBRER. Ajoutes : || 4" Rendre public (sens 
vieilli). Je ne veux point vous en parler davan- 
tage, ni célébrer, comme vous dites, toutes les 
pensées qui me pressent le cœur, sÉv. 27 mai 4 67.'i. 

t CELEBRET (sé-lè-brèf), s. m. Autorisation ec- 
clésiastique de célébrer la messe. M. l'évêque de 
Vannes.... dit d'abord qu'il a fermé la porte de 
l'évéché à M. l'abbé C...; qu'en second lieu il 
lui a refusé le celebret que celui-ci lui deman- 
dait, ce qui est une peine extrêmement grave dans 
l'ordre ecclésiastique, Journ. offic. 25 mars 4876, 
p. 2087, 2" col. 

— Etym. Lat. celebret, qu'il célèbre; c'est le 
premier mot de la formule latine de cette autori- 
sation. 

CIÎLÉBRITÉ. Il 1° Ajoutes: Les nations ont vu la 
célébrité de nos fêtes pour le mariage de Madame, 
d'akgenson, mémoires, in-8, 4 860, t. ii, p. 604. 

CÉLÉRITÉ. — HlST. Ajoutez : xiv* s. Pour la 
célérité et avancement desdis ouvrages [de forti- 
fication] (1358), varin. Archives admmistr. de la 
ville de Reims, t. m, p. 4 12. 

t CÉLESTEMENT (sé-lè-ste-man), adv. Néolo- 
gisme. D'une façon céleste, par grâce du ciel. 

C'était l'épouse vertueuse tournant le dos à un 

paganisme usé et cherchant le culte pur, qui était 
célestement attirée, renan, Saint Paul, vi. 

t CELLLLARISME (sèl-lu-la-ri-sm'), s. m. Doc- 
trine de la formation et de la vie de la cellule, 
dans les tissus vivants. M. Bouchut consacre une 
quarantaine de pages à l'appréciation critique du 
cellularisme ou de la pathologie cellulaire, Journ. 

offic. 30 nov. 4 874, p. 7893, 2« col. 

t CELLDLOSIQUE (sèl-lu-lo-zi-k'), adj. Terme de 
chimie. Qui est de la nature de la cellulose, qui 
contient de la cellulose. L'enveloppe cellulo.sique 
externe de la tunique de quelques espèces [d'as- 
cidies], LACAZE-DtiTHiERs, Acad. dcs sc. Comptes 
rendus, t. Lxxx, p. 6iiu. Fermentation cellulosique, 

DURIN, ib. t. LXXXni. p. 4 29. 

t CELLULOSIQUEMEXT (sèl-lu-16-zi-ke-man), 
adv. A la façon de la cellulose. Le sucre de canne 
seul fermente cellulosiquement, durin, Acad. des 
sc. Compl. rend. t. lxxxiii, p. 429. 

t CELTLSANT (sèl-ti-zan), s. m. Celui qui s'oc- 
cupe de lalangucet de l'histoire celtiques. M. Nigra 
s'est fait une place honorable parmi les celtisants 
les plus distingués de notre époque, Journ. offic. 

3 nov. 4 874, p. 7343, 2" COl. 

t CELTISTE (sèl-ti-sf), s. m. Même sens que cel- 
tisant. 

CELUI. Ajoutes : \\ 3° CeJui séparé du pronom re- 
latif qui lui appartient. Celui vraiment les a per- 
dus [les dons], qui les a estimés perdus incon- 
tinent après les avoir donnés, malh. Lexique, éd. 
L. Lalanne. C'est une bonne tournure. || 4" Celui 
que je vous suis, l'homme tel que je suis pour vous. 
Ce n'est pas vivre avec moi comme veut celui que 
je vous suis, id. i'6. 

— REM. Ajoutes : || 5. Celui, celle, etc. dans le 
langage ancien, pouvait se supprimer devant un 
substantif. D'autres secrets plus tins que de philo- 
sophie [que ceux de philosophie], régnier, 5a(. ni. 
Cet archaïsme ne doit pas être absolument rejeté; 
et peut-être y a-t-il des cas où il serait reçu. 

CELUI-CI, CELUI-LA. || Celui-là, celle-là, pris ab- 
solument. Ajoutez ; ||Ne me dites pas celle-là, ne 
me dites pas une pareille chose, Gas. des Trib. 

r, nov. 4 872, p. 4 068. 

^■REM. Ajoutes .•||4. Autrefois on pouvait faire 



CEN 



67 



snivTO celui-ei,celui-ià d'un substantif joint par de. 
Mais j'aime bien ceux-là [vers] de Bèze, Régnier, 
Hpig. Cette tournure peut encore être employée. 
Nous dirions, par exemple, très-bien en parlant do 
vers : J'aime bien ceu.x-ci de Voltaire ; et, en par- 
lant de deux auteurs : X ceux-ci de Voltaire je 
préfère ceux-là de Racine. 

CÉNACLE. Ajoutes : — HIST. xvi» s. Et quant ilz 
furent entrez, ilz montèrent au cénacle oùdemou- 
roit Pierre et Jehan, Actes, i, 43, Nouv. Testa- 
ment, éd. Lefebre d'Etaples, Paris, 4 526 

t CE.NI)UAILLE (san-drâ-IP, U mouillées), ». f. 
Débris cendreux. De la poudre do chaux vive on 
des ccndrailles de chaux nouvelles, Acad. des 
sc. Comptes rendus, t. Lxxvi, p. 24 4. 

t CE.M)RErsE (san-dreù-z), s. f. S'est dit dans 
le sens de ccndrillon, femme qui ne quitte pas les 
cendres , le foyer , la maison. C'est une femme 
qui est toujours dans une chaise, qui no fait pas 
un pas, et qui est une vraie cendreuse, m"* de 

MONTPENSIER, Mém. 

CENDREUX. Ajoutes : — REM. Le fer cendreux, 

l'acier cendreux est le fer, l'acier qui a de petites 
piqûres noirâtres provenant de substances étran- 
gères. Sous l'action du laminoir,... il pénètre dans 
l'intérieur du bon fer des scories qui y sont in- 
crustées par la pression et qui font des canons 
que nous appelons malsains, des canons terreux, 
cendreux. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. 

t. II, p. 28. 

+ CENURURÊ. Ajoutes : On leur [aux fers, aux 
aciers] a en elVet reproché le dernier défaut dont 
vous avez parlé, c'est-à-dire les cendrures, qui en 
rendraient l'aspect peu agréable à l'œil. Enquête, 
Traité de comm. avec l'Anglet. t. ii, p. 29. 

tCÉNOBITISME (sé-no-bi-ti-sm'), s. »n. Vie , 
régime de vie des cénobites. M. Revillout montre 
par quelles phases le cénobitisme a passé, et com- 
ment l'idée s'était développée librement, quand 
on a songé à la réglementer, Joum. des Débats, 
4 oct. 4 874, 3" page, 4 "col. 

t CENSAL. Ajoutes : Nous devons informer Votre 
Grandeur [le contrôleur général] de ce que tous 
les censaux , courtiers, mesurenrs, étaionneurs, 
arpenteurs et géomètres n'ont d'autres provisions 
que celles que les consuls et échevins leur four- 
nissent, BOiSLisLE, Corresp. des contrôleurs géné- 
raux (Aix, 4 868), p. 4 6U. || Voy. SANSAL au Diction- 
naire 1 qui est une autre orthographe et qui fait 
double emploi. 

— ETYM. Ital. sensale, de l'arabe simsdr, même 
sens, DEvic, Dicl. étijm. 

t CENSUELLEMENr(san-su-è-le-man),adi>.Avcc 
le caractère censuel. Saisir censuellement im hé- 
ritage, POTHIER. 

CE.VT. Ajoutes : \\ En termes de grande pêche, 
lo grand cent, cent-vingt. Les prix ont été colés 
sur place pendant la pêche [en Norvège], comme 
suit : Poissons frais, le grand cent, prix moyen... 
Journ. offic. 47 déc. 4872, p. 7S59, 2» col. 

CENTENAIRE. Ajoutes .-112° .S. m. Anniversaire 
au bout de cent ans; fête célébrée pour un tel 
anniversaire. L'université de Leyde a célébré en 
1871 son troisième centenaire. Le 6 mars de l'an- 
née prochaine, aura lieu lo quatrième centenaire 
de Michel-Ange Buonarotti ; Florence et l'ilalie se 
proposent de célébrer dignement cet anniversaire, 
Journ. offic. 6 mai 4874, p. 3)27, 3° col. || 3°Terme 
d'antiquité. Les centenaires, ceux qui, à Rome, re- 
cevaient cent mille sesterces par an, F. delaunay, 
Journ. offic. 4 8 nov. 4 874, p. 7C88, 4'« col. 

t CENTENARISME(san-te-na-ri-sm'), s. m. Lon- 
gévité prolongée jusqu'à cent ans et au delà. Eas- 
tron, dès 4 799, avait rassemblé 4 7)2 cas de cente- 
narisme, Rev. anthropol. t. iv, p. 376. 

CENI'ENIER. Ajoutes : || 4° X Jersey, officier 
paroissial électif d'administration et de police , 
subordonné au connétable et chargé au besoin de 
le remplacer; chaque paroisse de l'ile a deux ou 
plusieurs centeniers. 

fCENTENNAL, ALE(san-tè-nnal,nna-r), arf;'. Qui 
se fait, revient tous les cent ans. Cette voiture 
est destinée à servir d'hôtel pendant l'exposition 
centennale [à Philadelphie], Journ. offic. 3 mai 

4874, p. 3877, 3' COl. 

— ETYM. Lat. cenlum, cent, et annus, année. 
C.EJiT\imi'.. Ajoutez ; — HIST. xvi" s. Et laulre 

[grain] cheut en bonne terre, et donnoit fruict 
montant et croi.ssant; et rendit l'ung trentiesme, 
l'autre soixantiesme, et l'autre oeiilicsme, Uarc, 
IV, 8, Nouv. Testam. éd. Lefebre d'Etaples, Paris, 
4525. 
CENTIGRADE. Ajoutes : — REM. Dans le (her- 



68 



CER 



momètre centigrade, la graduation marque zéro 
i la température de la glace fondante, et cent de- 
grés à la température de l'ebullition de l'eau. 

CENTIMÈTRE. Ajoute: : || i* Nom donné parmi 
les ouvrières en couture à un ruban qui est divisé 
en centimètres ; la longueur, variable, est souvent 
de plus d'un mètre. Un centimètre de l",5o. 

t CEXTR.\GE (san-tra-j'), s. m. Opération qui 
consiste à placer, dans un microscope, dans une lu- 
nette, etc., suivant une même ligne, les ases de 
toutes les pièces optiques, miroir, objectif et ocu- 
laire. 

t CENTRALISTE (san-tra-li-sf), adj. Qui est fa- 
vorable à la centralisation, à l'autorité centrale. 
X Vienne, un nouveau ministère est constitué, il 
a un caractère tout centraliste ; voilà donc les 
idées centralistes au pouvoir, le Cnurrierde l'Ain, 
du 3fév. (870. lis. Hi. Les cculralisies, les partisans 
de la centralisation. Les centralistes autrichiens. 

t CENTR.\LITÉ. Ajoutei : || 2" Position centrale. 
Elle (votre commission] a reconnu, la carte sous 
les yeux, la parfaite centralité de Bourbon-Ven- 
dée, Rapp. à la Ckambre des députés, du 28 dé- 
cembre 1814. 

t CEXTR.\TIOX (san-tra-sion), s. f. Action d'o- 
pérer le centrage dans un instrument d'optique ; 
état qui en résulte. L'importance du maintien 
d'une centration parfaite se fait sentir surtout 
lorsque quelque accident cause le moindre dé- 
centrage, CH. ROBIN, Traité du microscope, Paris, 

4876, p. 66. 

t CENTRIFUGER (san-tri-fu-jé), ». a. Le g prend 
un e devant o et o : centrifugeait. Terme de fa- 
brique. Exposer à une action centrifuge. En sor- 
tant de cette cuisson, les sucres sont mis dans des 
récipients pour être centrifugés, ou pour y être 
blanchis par le procédé usité à Java, c'est-à-dire 
le lavage à l'eau, dit terrage, Extrait des Annales 
du eomm. eitér. dans Journ. offic. <7 nov. (874, 
p. 4197, 2' col. 

t CENTROTE (tan-tro-t'), s. m. Genre d'insectes 
hémiptères, de la famille des cicadaires; une espèce 
est dite diable, à cause de ses formes bizarres. 

— ËTYM. KEvrpwTo;, armé d'aiguillon, de xév- 
Tpov, pointe (voy. cestbe). 

CEP. Il 14° Ajoutes : Vous avez mis mes pieds 
dans les ceps, saq. Bible, Job, xm, 27. 

— HlST. ^jou(«î : Il XIV* s. Au [aux] ses [d'une 
vigne miraculeuse] ert li argens souzmis, Et au 
[aux] rains estoit li ors mis, maCÉ, Bible en vers, 
f 89, verso, ('" col. 

CEPENDANT. Ajoutes : — REM. Non-seulement 
Régnier a séparé ce de pendant, mais encore il a 
mis entre les deux le mot temps : Jeanne, ce temps 
pendant, me faisait un sermon, Sa(. XI. Cela n'est 
plus usité. 

t C£R.\ME. Ajoutez : || 2° Adj. Grès cérame, 
grès servant à faire des vases. C'est aussi de Sar- 
reguemines que sortent ces élégants vases en grès 
cérame d'un grain si fin, de tons si doux, F. de 
tASTEVBlE, Opinion nationale du 25 juin (867. 

t CÉR.\MISTE (sé-ra-mi-sf), s. m. Celui qui fa- 
brique des vases de faïence ou de porcelaine , ce- 
lui qui s'occupe des arts céramiques. Non moins 
habiles céramistes que verriers, les Phéniciens 
furent ceux qui enseignèrent aux Grecs l'industrie 
des vases peints, fh. lenormant , Manuel d'his- 
toire ancienne, t. m, p. ((9, 4' éd. 

t CËRASIFÈRE (s^-ra-si-fè-r') , adj. Qui porte 
des cerises. Prunier cérasifère (voy. prunier). 

— ETYM. Lat. cerasus, cerise, et ferre, porter. 
CÉRASTE. Ajoutez : || Le céraste se trouve aussi 

dans toute l'Afrique du Nord. Le céraste est le 
serpent du désert par excellence ; il le caractérise 
en quelque sorte parmi les ophidiens, comme l'au- 
trnche parmi les oiseaux, et la gazelle parmi les 
mammifères, guyon, Foy. au Liban, p. 225. 

t CERCK. — HlST. Ajoutez : || xvi« s. La chartée 
de bois et serches, servans à faire boisseaux, 
seaux, seilles et labours, Arrêt du parlement, 
46 sept. 4S77. 

CERCLE. Ajoutez : || l*" Cercle des fées ou cer- 
cle des sorciers, cercle vert qu'on rencontre dans 
les lieux oii croissent les champignons ; il est tracé 
j.ar un gazon épais dont la couleur verte tranche 
vig'jureusement sur calle des végétaux voisins; il 
s'explique par ce fait qu'une spore de mousseron 
eu germant émet un mycélium qui s'étend suivant 
de nombreux rayons en formant un cercle bien 
défini. GÉBABDIN, Journ. ofjic. p. 362rt, 3" col. 

t CÉRCI.lP.RE (sèr-kli-è-r'), s. f. Terrain planté 
de ch'ilaigniers en taillis pour le cen le dis fu- 
taillos, les Primes d'honneur, Paris, tuT.i, p. (37. 



TER 

CERCrEIL. — ETYM. Ajoutez : Il faut abandon- 
ner l'ilymologie allemande qu'a donnée Uiez, 
rejetant sarcophagus. C'est au contraire sarcopha- 
gus qui doit être admis ; cela est démontré par 
plusieurs noms de lieux qui représentent les for- 
mes anciennes de cercueil, et qui se nomment en 
latin sarcophagus; voyez, entre autres, Sarcus, 
nom d'une localité du département de l'Oise, en 
latin de Sarcophagis. 

CÉRÉALE. Il 1° Ajoutez : jj Lois céréales, lois re- 
latives au commerce des grains. Si ses lois cé- 
réales font moins d'honneur à Colbert que ses 
mesures financières.... L. de carné, Rev. des Deux- 
Uondes, ("juillet (857, p. 6(. 

CÉRÉBRAL. Ajoutez : \\ Z° Lettres cérébrales, 
certaines consonnes de l'alphabet sanscrit. On les 
appelle aussi linguales. Ce sont les dentales pro- 
noncées d'une certaine façon. 

t CÉRÉBRATION (cé-ré-bra-sion), s. f. Action 
propre du cerveau sur les matériaux fournis par 
les sens; ce terme, qui appartient à G. Lcwes, est 
opposé à sensation. Les sensations de l'idiot sont 
aussi vives et aussi variées que celles de l'iiuninio 
raisonnable ; les diliérences naissent de la céré- 
bration des deux, ribot, Psychol. angl. p. 345. 

— ETYM. Lat. cerebrum, cerveau. 

t ( . CÉRÉBRINE. Il 11 s'est dit aussi au masculin. 
Se peut-il rien concevoir de plus visionnaire et de 
plus ccrébrin?LA mothk le vayer, i/oni. acad. 

t CÉRÉBROÏDE (sé-ré bro-i-d'), adj. Terme d'a- 
natomie. Qui ressemble au cerveau. Le centre cé- 
rébroïde ou postérieur, chez les gastéropodes. 

— ETYM. Lat. ccrciirum, cerveau, etEÎôo;, forme. 
t CÉRÉBROSCOPIE (sé-ré-bro-sko-pie ) , s. f. 

Terme de médecine. Examen du cerveau. L'oph- 
thalmoscope,... qui devient pour le médecin un 
instrument de cérébroscopie , e. dodcuut, Journ. 

Ojjic. li nov. 4874, p. 7690, 3" COl. 

— ETYM. Mot hybride, lat. cerebrum, cerveau, 
et oy.07t£ÏM, examiner. 

CÈRÉ^OyiE. Ajoutez :\\7° Familièrement. Soins, 
préparatifs. On a appris depuis, qu'il fallait bien 
des cérémonies pour rendre les olives douces, 
RAC. Lexique, éd. P. Mesnard. 

■ — HlST. Ajoutez : || xiv s. Et vonloient aucuns 
maintenir par leur sotie que leurs chansons [dos 
flagellants] et leurs serj-monies estoient plus di- 
gnes que celles de l'Eglise,;, le bel, Vrayes Chro- 
niques, t. I, p. 204. 

t CÉRÉ>IONIEL, ELLE (sé-ré-mo-ni-èl, è-1'), adj. 
Qui concerne les cérémonies, qui y a rapport. Le 
temple détruit [à Jérusalem], le culte cérémoniel, 
les sacrifices étaient devenus impossibles, a. ré- 
ville, Rev. des Deux-Mondes, i" mars 4872, p. 13(. 

— REM. Au xvu" siècle, on disait en ce sens cé- 
rémonial (voy. CÉRÉMONIAL (). 

t CÉUÉSINE (sé-ré-zi-n'), s. f. Produit purifié 
obtenu de l'ozoùérite, espèce de résine analogue 
à la paraffine, qu'on trouve surtout dans le voisi- 
nage de certaines couches de houille. On importe 
depuis quelque temps, sous les dénominations de 
bitume solide, de cire minérale, de paraffine na- 
tive et de cérésine , une substance minérale que 
les commissaires experts du gouvernement ont 
reconnue consister en ozokérite ou cire minérale 
de Moldavie.... la paraffine jaune extraite de 
l'ozokérite a quelque ressemblance d'aspect avec 
la cire vierge ; souvent on augmente cette res- 
semblance [par divers procédés] : on la vend alors 
sous le nom de cérésine pour cirer les pai'quets, 
Letl. commune des douanes, n° 274, 6 oct. (876. 

i CÉRIFIABLE (sé-ri-fi-a-bl'), adj. Qui peut être 
transformé en cire. Les unes [huiles] sont céri- 
fiablcs, les autres siccatives.... fourcroy, Conn. 
chim. t. VII, p. 328. 

CERISE. Il 4° Â Paris, marchand de cerises, ou- 
vrier maçon des environs. Messieurs, ce n'est pas 
là une appellation insultante ; nous appelons mar- 
chands de cerises les ouvriers de la banlieue de Pa- 
ris, ceux qui nous environnent, nadaud, Journ. 
offic. 21 juin (876, p. 4365, 4" col. || B" Fig. Faire 
deux morceaux d'une cerise, distinguer trop sub- 
tilement. Il fait ici deux morceaux d'une cerise ; 
quelle subtile distinction peut-il alléguer entre le 
sort et le destin? malh. lexique, éd. L. Lalannc. 

(.ËRISIER. Ajoutez : jj 2'' Petits chevaux de 
louage, ainsi nommés parce qu'ils portent ordinai- 
rement les cerises do Montmorency aux marchés 
de Paris. Sterny, sur un cerisier, Sterny en com- 
pagnie d'une grosse dame à âne, fréd. soulié, le 
Lion amoureux, ch. vi. Les cerisiers de Montmo- 
rency sont les petits chevaux pacifiques qu'on loue 
(iiMir M' |,r<iniencr dans lus environs; auln-luis ils 



transportaient des ceri.ses : de là leur nom, le Rap- 
pel du (Son du (4 juin 4874. 

t CKRQCE»L\N'NAGE (sèr-ke-ma-na-j'), s. m. 
Bornage, dans le langage des communes dos Flan- 
dres, Lille, Cambrai, Valenciennes, etc. 

— ETYM. Ane. franc, cerquer, chercher, et ma- 
noir, c'est-à-dire limitation d'une maison ou de tout 
autre héritage, merlin, Répert. de jurisprudence. 
t CERQUE.tIAN.VEl'R (cer-ke-ma-ncur) , s. m. 
Ancien terme signifiant arpenteur juré qu'on ap- 
pelait pour planter des bornes d'héritage et pour 
les rasseoir. 

CERTAIN. — REM. Ajoutez : \\ 2. Cela m'est cer- 
tain, je suis sûr de cela. Encore ma mémoire 
trompeuse et vacillante peut-elle souvent m'abu- 
ser sur les faits ; les seuls ici qui me sont certains 
c'est de n'avoir jamais connu ni Thévenin ni Ja- 
nin, j. j. Rouss. Lett. à Du Peijrou, 9 septem- 
bre (768. Il 3. On peut voir au ir 5 comment 
certain en quelques cas sert à atténuer, à res- 
treindre. Ceci est très-manifeste dans l'exemple 
suivant : Qu'entendez-vonsparun certain nombre? 
— J'entends, par un certain nombre , un nombre 
incertain.... qu'il ne serait ni respectueux ni pru- 
dent peut-être de vouloir déterminer et préciser.... 
alph. karr, le Figaro, 6 févr. (873. 

t CERTIFICATIF. — HlST. Ajoutez : xV s. Faire 
apparoir par lettres certificatives qu'ilz ont fait 
leurs aprentages [du métier de tonnelier], Rec. 
des monurn. inéd. de l'hist. du tiers état, t. iv, p. 258. 
CERTIFICATION. || l' Ajoutez enexemple :nem... 
à Mme de Motteville, trente mille livres ; pour la- 
quelle somme Sa Majesté a fait expédier la certi- 
fication du comptant, Testament d'Anne d'Autri- 
che, dans M"" de motteville, Mém. p. 57(. 

f CERCLÉ. Ajoutez : — HlST. xvi" s. J'apperceu 
d'advantaige deux tables d'aimant indique , am- 
ples et espoisses en demie paulme, à couleur ce- 
rulée, EAB. V, 37. 

t CÉRULÉEN, ENNE (sé-ru-lé-in, è-n'), adj. Néo- 
logisme. Qui est de-couleur azurée. Eurydice, en- 
veloppée d'une draperie céruléenne et couronnée 
de blanches asphodèles, donne la main à Orphée, 
H. HOUSSAYE, Rev. dcs Deux-Mondes, i" févr. (875. 
t CÉRULESCENT, ENTE (sé-ru-Iè-ssan, ssan-t'), 
adj. Terme d'histoire naturelle. Qui tourne au 
bleu azuré. Couche cérulescente, Acad. des sç. 
Comptes rendus, t. lxxxi, p. 938. 

t CESSIBILITÉ. Ajoutez : M. G..., d'après le 
plan parcellaire, l'arrêté de cessibilité et le juge- 
ment, était exproprié d'une superficie de 94 cen- 
tiares de terre, vallée. Examen de la situation 
des chemins de fer, 4876, 2. 

CÉSDRE. Ajoutez : \\ 3° La syllabe accentuée ou 
mieux la dernière syllabe sonore de la première 
partie d'un vers alexandrin ou d'un -vers déca- 
syllabe. 

CÊTÉRAC. — ETYM. Ajoute: : C'est l'arabe che- 
trak, DEvic. Dict. étym. 

i CÉTOLOGIQCE (sé-to-lo-ji-k'), adj. Qui a rap- 
port à la cétologie, à l'étude des cétacés. La col- 
lection cétologique du Muséum. 

t CliAB.\N\AGE(ch.a-b,vna-j').. s. 7)i. Nom donné, 
dans le Pny-dc-Dome, à -l'opération par laquelle 
on contourne ou tord les extrémités des pampres, 
les Primes d'honneur, p. 455, Paris, (874. 

t CHABICHOU (cha-bi chou), s. m. Nom d'un 
fromage. C'est dans les cantons de Couhé et de 
Poitiers qu'on fabrique les fromages de lait de 
chèvre appelés chabichous, heuzé, la France agri- 
cole, p. (3. 

— ETYM. Le même que chabrillou, qui est au 
Dictionnaire, et même origine. 

+ CUABIN (cha-bin) , s. m. Nom vulgaire des 
hybrides du bouc et de la brebis. 

t CHABLAGE. Ajoutez : Le service du pilotage 
[sur la haute Seine] consistait dans le chablage 
et le billage (voy. ce mot au Supplément) des ba- 
teaux aux ponts ci-dessus indiqués; le chablage, 
c'est-à-dire le pilotage à la remonte, a pu être 
complètement supprimé, sauf à Valvin, E. gran- 
GEZ, Voies narigables de France, p. 6(6. 

t CllABLEL'R. Ajoutez : || Celui qui opère le 

chablage Moyennant ce salaire, le chableur 

doit faire en outre le service du ponton mobile do 
la gare de Samois, E. gbangez. Foies navigables 
de France, p. 619. 

t CHABOISSEAU (cha-boi-sû), s. m. Dans l'Au- 
nis, espèce de petit jonc qui vient dans les prai- 
ries humides, particulièrement au bord de la mer, 
Closs. aunisien, p. 34. 

t CHABROL (cha-brol) et CUABROT (cha-bro), 
s. 111. Mélange de bouillon et de vin Pierre 



cnA 

Rh.... : ... Un jour, au moment des noix, j'ai dé- 
jeuné aux Missials (Dordoi;De) ; nous u'avious pas 
de vin pour faire le chabrot. — M. le président : 
Le chabrot, c'est un mélange de bouilloa et de vin, 
Oax. des Trib. to mars t8"6, p. 241, v col. 

t CHACH.AS (cha-châ), s. m. En Normandie, es- 
pèce de grive à tête cendrée, la litorne, del- 
BOULLE, Gloss. de la vallée d'Ytres , p. 72. 

t CUACREL.\S (cha-kre-là), s. m. Voy. kakeh- 

LAC. 

CHACCN. — ÊTY.M. Âjoules : Cttacun vient du 
lat. quisque u nus; mais, comme on peut voir à cha- 
que, la transformation de quisque en cha fait une 
certaine difficulté. 11 est bon dès lors de noter la 
forme cheun : xji" s. Samuel fud juges sur le po- 
ple tule sa vie, et alad clieuu an enviruu Bethel, 
e Galgala, e Masphat, Rois, p. 26. Cheun, où d'ail- 
leurs on remarquera la chute du c suivant la règle 
antique, est uue transition de l'i latin vers l'a 
qui a prévalu. 

t CIIAD.\N(cha-dan), s. m. En limousin, sole de 
terre, partie de l'assolement. Le cultivateur limou- 
sin divise ordinairement ses terres en deux cha- 
dans, l'un de céréales, l'autre de sarrasin et de 
pommes de terre. 

t CHADEC (cha-dek), s. m. Nom donné à .la 
pamplemousse, aux Antilles. 

t CHAGRINEMENT. Ajoutez : — HIST. ïvf s. 
il divers jours , Saturne, plein d'emoi, Chagrine- 
uient nos esprits tyrannise, de bhaui, Œuv t. i, 
p. 46. 

t CUAILLANT (chè-llan , U mouillées), s. m. 
Nom d'un cépage , dans les Hautes-Alpes, les Pri- 
mes d'honneur, Paris, )»72, p. 44). 

t CHAILLE(chl-ll', Il mouillées), s.f. || !• Terme 
provincial. Pierre cassée en menus morceaux 
pour couvrir les routes. || 2° Terme de géognosie. 
Rognons arrondis de calcaire siliceux, coupant, de 
distance en distance, des assises inférieures de 
marnes qui se trouvent à la base de l'étage su- 
périeur du terrain jurassiqu», au-dessous du co- 
rallieu. || 3° Terrain calcaire pierreux. Franche- 
Comté : les chaillcs sont des terrains calcaires 
pierreux qui sont de bonne qualité, quand ils ne 
sont ni trop siliceux ni trop calcaires, heuzb, la 
France agricole, carte n° 6. 

— ETYSl. Ane. franc, chaille, caillou, du lat. 
ralcudis (voy. caillou). 

t CUAILLECX, EUSE (cha-Ueù, lleû-z', U 
mouillées), adj. Se dit, dans le Jura, d'une défec- 
tuosité des fromages présentant des nodosités. Sui- 
vant les circonstances, les fromages peuvent être 
brèches, éraillés, chailleux, mille-yeux, gercés, 
.CAREAU, llém. Soc. centr. d'Agric. <874, p. 94. 

— ËTYM. Ane. franc, chaille, caillou (voy. cail- 
lou). 

t CUAILLOT (cha-Uo, Il mouillées) ou CHAIL- 
I.OC (cha-IIOH, Il mouillées), s. m. Nom donné, 
dans l'Aisne, à des terres fortes, mêlées de roches 
et 4e cailloux, les Primes d'honneur, Paris, <873, 

p. 68. 

— Etym. Dérivé de chaille. 

CIÎAÎSE. Il 2° Ajoutez : || La chaîne avec laquelle 
on attachait une bande de galériens pour la marche. 
Le commissaire qui doit aller prendre les révoltés 
qui ont été condamnés aux galères pour les con- 
duire à Toulon, part demain de Paris avec une 
chaîné qu'il a fait faire, ayant ordre de presser 
son voyage le plus qu'il pourra, Letl. de Colbert, 
t. IV, p. 2, note. Il 9° Touage par chaîne noyée, 
appareil consistant en une chaîne en maillons 
de fer étendue tout le long de la rivière et 
sur laquelle se halo le bateau toueur, pourvu 
d'une machine, traînant derrière lui tout un con- 
voi de bateaux, Rev. des Deux-Mondes, ("mars 
<875, p. 72. Il Nom donné, par abréviation, aux 
loueurs à chaîne noyée. Un des toueurs, vvilgaire- 
ment appelés chaînes, arrêté par la crue, fait 
escale en aval du pont du Petit- Andely, avec cinq ou 
six péniches qu'il remorquait, Journ. ofjic. 8 mars 
4876, p. 46)3, ("col. || 10"Terme de zoologie. Nom 
donné à des groupes d'individus agrégés, qui for- 
ment un second degré dans certaines générations 
alternantes. 

t CHAÎMER (chè-nié)ou CHAÎNISTE (ché- 
ni-sl'), s. m. Bijoutier qui fabrique des chaînes. 
En 1847, il existait à Paris 5)5 bijoutiers, joail- 
liers et chalniers, qui faisaient pour 60 688 non fr. 
d'affaires, teisserenc de bout, .lourn. offic. )4 juin 
)8"4, p. 4009, 2° col. Le nommé M... travail- 
lait, depuis )87), dans les ateliers de M. Ch... 
bijoutier chatniste.... Gaz. des Trib. 25-26 janvier 

)875, p. 83, »~ et 2' col. 



CHA 

f CHAINTRE. Il Lieu mis en réserva pour le pâ- 
turage, ^joulej ; Vous avez beau dire, mademoi- 
selle, vous savez très-bien maintenant ce que c'est 
que les chaiutres [en Nivernais], tu. bentzon, Hev. 
des Deux-Mondes, ("juin )876,p. 5B2. || Chainlresc 
dit aussi d'une certaine manière do disposer les vi- 
gnes traînantes dans l'Ouest. Culture de la vigne 
en chaiutres. || Dans l'Aunis, le chaintre est le bord 
d'un champ, les sillons qui eu forment la cein- 
ture. 

CUAIR. Ajoutes :\\ii' 'En chair et en âme, la 
personne elle-même, avec son corps et son âme. 
Je crois river quand je pense que je vous embras- 
serai dans un moment en chair et en âme, sÉv. 
à Mme de Grignan, )6 août )690, dans Lettres 
inédites, éd. Capmas, t. ii,p.45].C'estune modifica- 
tion merveilleuse delà locution : en chair et en os. 

CHAISE. Ajoutes : || 6» Nom populaire de la con- 
stellation de Cassiopée. La Chaise. 

— HIST. XV" s. Ajoutez : Une vieille chaeze do 
laiton à quatre testes de lieppart, Ilist. lill. de la 
France, t. xxiv, p. 6)3. 

t CHALALVE (cha-lê-n'), s. f. Nom, en Lorraine, 
de terres calcaires. Lorraine : les chalaines sont 
dos terres calcaires, heuzé, la France agricole, 
carte n° 6. 

). CHALAND, ANDE. — ÉTYM. Ajoutez : Quel- 
que difficile, à cause du sens, qu'il soit d'assimiler 
chaland, chalande à chaland, sorte de navire, 
néanmoins celte étymologie reste la plus plausi- 
ble. M. Bovet, dans un article de M. Berthoud, 
Journal de Genève, 3 déc. )874, propose chalanl, 
participe de chaloir: le chaland, celui qui Uûsire, 
qui est amateur de tel ou tel objet; mais chaloir 
est impersonnel, du moins dans tous les exemples 
connus, et ne se construit qu'avec la négation ou 
l'interrogation : Ne vous chaut, que voui chaut? Il 
me chaut d'une chose, et non je chau d'une chose. 
Cet obstacle grammatical parait difficile à sur- 
monter. 

2. CHALAND. — Etym. Ajoutez : On a aussi 
proposé l'arabe chalandl, bateau plat; mais M. Dé- 
vie, Dict. étxjm., objecte que chaland s» disait en 
normand calant, et qu'un ch arabe peut diffici- 
lement devenir un c dur. 

t ) . CHALCIDE (kal-si-d'), s. m. || 1» Genre de sau- 
riens. Dans les reptiles, les lézards ont quatre pat- 
tes, les bimanes les deux antérieures seulement, 
les bipèdes et leschalcides lesdeux postérieures... 
CH. MARTiNS, Rev. des Deux-Mondes, )5 fév. )87G, 
p. 762. Il i' S. f. Genre d'insectes hyménoptères. 
Ce savant observateur a dernièrement présenté à 
la commission la petite chalcide {chalcis minuta) 
de Linné; il n'y aurait qu'à aider à la multiplica- 
tion de la petite chalcide pour ajouter un moyen 
puissantà ceux de... (contre le pliylloxéra], Trav. 
de la comm. départ, contre le phylloxéra, Perpi- 
gnan, )874, p. )52. 

— éyym. XaXxoç, cuivre, à cause de la couleur 
cuivrée de ces sauriens et de ces insectes. 

t CUALCIDÎQUE. Ajoutez : M. Mowat conclut 
que le chalcidique était une annexe complémen- 
taire, une partie accessoire de la basilique ou de 
la curie, c'est-à-dire qu'il n'y avait point de chal- 
cidique sans basilique et sans curie, ferd. delau- 
NAY, Journ. offic. )) mars )873, p. )69o, 2" col. 

CU.iLE.— ETYM. Ajoutez -.a. Devic, Dict. éttjm., 
dit : « Bien que le mot se trouve dans la lan- 
gue arabe moderne, ce n'est pas là que nous 
l'avons pris ; d'introduction peu ancienne en Eu- 
rope, il a été apporté d'Orient par le commerce 
anglais: c'est le persan châl, sorte de drap gros- 
sier en poil de chèvre ou de brebis que les der- 
viches jettent sur leurs épaules en guise de man- 
teau ; le mot s'est ensuite spécialement appliqué 
au tissu de cachemire. » L'exemple suivant prouve 
qu'en effet, au commencement de ce siècle, l'usage 
du châle était récent, puisque le mot en était en- 
core incertain : Vous me tendriez la main, ou bien 
un bout do votre châle (est-ce le mot?), sachant 
que je suis et serai toute ma vie, madame, p. L. 
COURIER, ie((re du )5 avril )806, à Madame '*". 

CHALET. Ajoutez : — REM. J. J. Rousseau, 
Héloise. i, 36, dit : « Autour de l'habitation prin- 
cipale sont épars assez loin quelques chalets. » 
Et en note : « Chalet, sorte do maisons de bois oîi 
se font les fromages et diverses espèces de lai- 
tage, dans la montagne. » Cette note montre que 
J. J. Rous.seau est le premier qui ait introduit ce 
mot suisse dans le français. 

— ETYM. Ajoutez: Contre la dérivation par tasa 
ou castelletum, M. Berthoud écrit : « L'étymolo- 
gie latine aurait donné chdlel; cette faute de pro- 



CHA 



60 



nonciation était insupportable à Rousseau ; jamais 
on ne dit chalet en pays romand ; il n'y a des chalets 
proprement dits que dans les Alpes. » Cette obser- 
vation écarte les conjectures latines sur l'origine 
do chalet ; et l'on ignore d'oit vient ce mol. 

CHALECR. Ajoutez : \\ 7* X la chaleur des en- 
chères et à l'extinction des feux, même sens que 
à l'extinction des feux (voy. extinction). 

t CHALIN (cha-lin), s. m. Dans l'Aunis, éclairs 
sans tonnerre, CJoss. aunùicn, p. 85. 

— ETYM. Ane. franc, chaliiie, le fort de la cha- 
leur, du lat. cakre, être chaud. 

t CUALlNOPTiSRK (ka-li nu-ptè-r"), s. m. Nom 
d'une espèce de papillons. t:he/. les [lépidoptères] 
nocturnes, elles [les ailes] sont maintenues hori- 
zontalement par un frein qui a fait donner à ces 
papillons le nom de chalinoptères, a. mangin, 
Journ. ofjic. )9 sept. )872, p. 6087, 2" col. 

— ÉTYM. XaXivo;, frein, et TtiEfov, aile. 

t CIIALLIS (cha-li) , s. m. Voy. chaly au Sup- 
plément. 

t CHALON (cha-lon), s. m. Dans l'Aunis, banc 
d'argile, terrain argileux, Closs. aunisien, p. 85. 

t CHALOSSE (chalû-s'), s. f. Nom, dans Tarn- 
et-Garonne, d'un cépage blanc, les Primes d'Iion- 
neur, Paris, )872, p. 466. || Même nom dans l'A- 
riége, ib. Paris, )873, p. 506. 

— ETY.M. Chalosse, petit pays, dont la capitale 
est Saint-Sever ; il est aujourd'hui compris dans 
le département des Landes. 

t CH.\LOT (cha-lo), s. m. Nom d'un poisson du 
Danube. Les espèces de poissons les plus commu- 
nes sont l'esturgeon, le brochet, la truite, le cha- 
lot... Journ. offic. 6 juil. )874, p. 4C7), 2» col 

t CHALOUPIER. Ajoutez : || 2° Ouvrier chalou- 
pier, ouvrier qui travaille aux chaloupes, Bultet. 
des Ixiis, part, suppl. 2« sem. n°72), p. )ou8. 

t CHALUC (cha-luk), s. m. Nom d'un poisson, 
le gade merlus. 

t CHALUTIER (cha-lu-tié), s. m. || l" Pêcheur 
au chalut. 25 ou 30 chalutiers du port de Trou- 
ville se ionl déterminés à remonter au nord et à 
chaluler entre Calais, Dunkerque cl Ostende pen- 
dant la saison du hareng.... Journ. offic. 8 févr. 
)»75, p. )048, S- col. 112° Adj. Chalutier, chalu- 
tière, qui appartient au chalut. Les calmes ont 
empêché les bateaux chalutiers, qui ne peuvent 
pêcher qu'à Ui voile, de sortir aussi souvent qu'en 
)873, Statistique des pêches marit. 4874, p. 47. 
Il Pêche chalutière, pêche au chalut, Journ. offic. 

9 aur. 4872, p. 2449. 

t CHALY (cha-li), s. m. Rtoffe de poil de chè- 
vre. Il On dit aussi chaJys. Étoffes légères : chalys 
nouveauté, garanti indéchirable. Journal officiel, 
9mars)872, p. )694, 4" col. Il Et encore challi.s. 
En 4 838, le même fabricant [M. Jourdain, de 
Trois-Villes] créa le challisà chaîne de soie orj^an- 
sia et à trame de fine laine, joh.n l. hayes, dans 
Mém. d'Agric. 4870-7), p. 326. 

t CHAM^DORÉE (ka-mè-do-rée), s. f. Genre de 
palmiers. Les chamadorées sont dioïques, Revue 
horticole, )6 sept. 4 876, p. 35). 

— ETYM. XïiJi»!, à terre, et Sopu, lance. 

t CHAMAILLERIE (cha-mâ-Ile-rie, J/ mouillées), 
s. f. Querelle de gens qui se chamaillent. Ce prince 
[le duc d'Orléan.s] dit à la reine sa strur [Anne 
d'Autriche], en riant, que le prince [Condé] et le 
coadjutcur [Retz] étaient fort mal ensemble, et 
qu'il allait avoir bien du plaisir de leur chamail- 
lerie; voilà ses propres mots, W' de motievillk. 
Mém. p. 405. 

t CHAMBONNAGE (chan-bo-na-j'), s. m. Les 
terres sablonneuses dites chambonnages des envi- 
rons de Moulins, HEUZÉ, Ja France agricole, p. )ii. 

t CIIAMItO.VNIN (chan-bo-nin), s. m. Nom, dans 
l'Indre, d'un cépage rouge, les Primes d'honneur, 
Paris, )873, p. 224. 

CHAMBRE. Ajoutez :\\ii° Chambre d'emprunt, 
tranchée que l'on pratique dan^ un champ pour 
en retirer la partie sous-jacente à la terre végé- 
tale, et faire quelque renjblai. Des concavités di- 
tes chambres d'emprunt, d'oii ont été extraites les 
terres employées à la construction des chaussées 
du chemin de fer. Gaz. des Trib. ) ) avr. )874, p. 360, 
I" col. Que les fièvres d'accès dont.... le requérant 
a subi les atteintes ont été en partie causées par 
les eaux stagnantes réunies dans les chambre» 
d'emprunt creu.sées à peu de dislance de son habi- 
tation pour y prendre les terres destinées aux rem- 
blais du chemin de fer de Lyon à la Méditerra- 
née, ib. 3" col. Il 15° Teime d'arljllerie. Chambre 
du projectile, partie de r*me d'un canon dans la- 
quelle se place le projectile au moment du char- 



70 



CBA 



gement ; chambre de culasse, partie dans laquelle 
est engagée la culasse. 

CHAMBRÉE. Ajoutez : \\ i° Tout ce que contient 
de vers à soie une pièce oii on les élève. Voilà une 
bonne chambrée. 

CHAMBRER. Ajoutez : || 8* Chambrer une arme 
à feu, y former une chambre. On a pris le parti 
de chambrer ces fusils [chassepot] de façon qu'ils 
puissent utiliser la cartouche Mauser, Joum. offic. 
5 sept. (873, p. 5734, 4™ col. || 8* X Neuchitel 
(Suisse), chambrer le vin, le garder dans la cham- 
ire, pendant quelques heures, pour le mettre à 
une bonne température, avant de le servir à table. 
Il 9" Se chambrer, se confiner dans une chambre. 
Mlle de Varandeuil se chambra avec elle tous les 
jours, de midi à si.x heures, pendant quatre ans, 
MM. DE GONCOL-RT, Germinie Lacerleiix, ch. ii. 

CHAMBRIÈRE. Ajoutez : 1| fi-Dans l'Aunis, mor- 
ceau de bois avec une entaille qui sert à maintenir 
la première douvelle sur le moule d'une futaille, 
Closs. aunisien, p. 85. 

CiI.\MEAr. Ajoutez :\\i° Sorte de papillon, 
lombui camelina. 

t CHAMELET (cha-me-lè), î. m. Jeune chameau, 
LAHGEAU, le Sahara, i" voyage. 

t CHAMERO\ (cha-me-ron), s. m. Nom, dans 
l'Allier, de l'oxyde de fer, qui s'y trouve par bancs, 
les Primes d'honneur. Paris, <872, p. 262. 

t Cn.AMI.\RD (châ-mi-ar), s. m. Nom de l'hy- 
dromel, en Bretagne (Cc'ites-du-Nord), où la plupart 
des enseignes de cabaret portent : cidre, chamiard. 

t CHAMITIQCE (ka-mi-ti-k'), adj. Qui a rapport 
à la descendance de Cham, aux Chamites. Les na- 
tions chamitiqncs. || Langues chamitiques, langues 
comprenant le groupe égyptien, le groupe libyen 
et le groupe éthiopien. 11 est à peine besoin de 
dire que ce terme de langues chamitiques est tout 
aussi défectueux que celui de langues sémitiques ; 
l'usage pourtant parait le consacrer.... les langues 
chamitiques ont couvert la plus grande partie de 
l'Egypte et tonte la rive africaine de la Méditer- 
ranée, A. BOVELACQLE, Linguist. p. (99, Paris, <876. 

— KTYM. Cham, fils de Noé. 

CHAMOIS. Ajouie: : — HIST. xn* S. Chevax [ils] 
poignent et lances beissent. Un petit les ont aloi- 
gniées. Tant que par les quamois [feutres en peau 
de chamois] les tiennent, crestien de troies, 
Chev. au lion, v. 2246. |{ xui* s. Dusqu'el chamois 
brise sa lance, cilles de chin, v. 224. 

t CHAMOISER. Ajoute: : — HIST. xrv' s. Que 
nulz ne puist camoisser basane (f390), Ord. des 
Tois de France, t. vn, p. 565. 

t CHAMOISITE (cha-moi-zi-t'), s. f. Sorte de mi- 
nerai. Parmi les séries de minerais variés de la 
région pyrénéenne se trouve la chamoisite de Ra- 
bat (Ariége), etc., l'hématite rouge, qui l'accom- 
pagne au mur du gîte, Joum. olfic. it août (876, 
p. 6212, i" col. 

). CHAMP. Ajoutez : jj IB" Terme de turf. L'en- 
semble des chevaux qui se présentent pour figurer 
dans la même épreuve. Parier pour un cheval 
contre le champ, c'est parier pour un cheval con- 
tre tous ses concurrents. 

•} CHAMPAC (chan-pak), s. m. Arbre des Indes 
orientales, cultivé dans les jardins pour ses fleurs 
odoriférantes {michelia champaca, L). || On dit 
aussi sampac. 

— ÉTVM. Malais, tehampaka. 

t ♦. CHAMPAOXE (cham-pa-gn'), s.f. Usité dans 
cette locution : fine Champagne, eau-de-vie fine de 
Cognac. 

— ETYM. Champagne, nom d'un village de la 
Charente-Inférieure. 

t CHAMPAG>'ISI!, ÊE (chan-pa-gni-zé, zéè), adj. 
Se dit des vins auxquels on donne qaclquesuns des 
caractères du vin de Champagne. La fabrication 
de ce qu'on appelle les vins champagnisés, Monit. 
unie. 22 juil. 1868, p. (098, 2 col. || On dit aussi 
champanisé. On fabrique à Saumur, à Angers et 
à Chalonnes, depuis (834, des vins champanisés, 
tel Primes d'honneur, Paris, (872, p. (66. 

t CHAMPANA (chan-pa-na), s. f. Sorte de navire 
chinois. Nous primes le parti de retourner à Ma- 
cao dans les embarcations dont nous disposions et 
dans une champana que les Chinois purent nous 
louer, Joum. o^/ie. 28 déc. (874, p. 8624, 3* col. 

CHAMPART. Ajoutez : || 2* Nom, dans le dépar- 
tement d'Eure-ct-Loir, d'un mélange de froment et 
de seigle ou d'orge, le* Primes d'honneur, Paris, 
(872, p. 29. 

t CHAMPAYE (chan-pê), ». f. Nom donné, en 
Dombcs. à des bois ruinés par le pâturage du bé- 
tail, ou à des cham; s qui, par suite d'inculture, 



CHA 

se couvrent de bouleaux, d'aulnes, de genêts ou 
de bruyères. Chronique agricole, févr. th69. 

— Er\M. Dérivé de champ. 

t CH.\MPIGXONNEl'X, EUSE (chan-pi-gno- 
neù, neù-z'), adj. jj !• Garni de champignons, de 
moisissures. Ah I cette auberge, quelle tanière ! 
enfumée, humide, champignonneusc I l'Opinion 
na'.ionale, (8 mai (876, p .2, (" col. || 2° Qui appar- 
tient au champignon. La matière champignon- 
neusc [de la teigne], lallieb, le Progrés médical, 
20 janv. (877, p. 45. 

t CHAMPIGNONNISTE (chan-pi-gno-ni-st'), s. m. 
Celui qui cultive, exploite une champignonnière. 
Un champignonniste doit être considéré comme un 
jardinier ou cultivateur. Gaz. desTrib. 30nov. (87(. 

t CHAMPLEVÉE (chan-le-vée), s. f. Dans les 
émaux, action de creuser les intervalles laissés par 
les traits, et de remplir les cavités de matière vi- 
trifiable, Journ. offic. 2 juill. (872, p. 4498, ("col. 

t CHAMPTOURNE (chan-tour-n'), s. f. Nom, 
dans l'Isère, d'un canal d'assèchement. Attendu 
que le syndicat [de Saint-Ismier, à Grenoble] a fait 
exécutÊr un large canal, appelé champtournc.... 
en ce qui touche seulement les dépenses d'exécu- 
tion et d'entretien de la champtourne construite par 
ledit syndicat.... Arr. du cons. d'Étal, 8 août (873. 

t CHANANÉEN, ENNE (ka-na-né-in, è-n'), adj. 
Qui appartient au pays de Chanaan. Les tribus 
chananéennes. Les habitants de Sodome et de 
Gomorrhe étaient de sang chananéen. 

t CHANCELARIAT (chan-se-la-ri-a), s. m. Fonc- 
tion de chancelier. Il [Le Brun] abdiqua en bonne 
forme les fonctions du chancelariat, et en remit 
les marques entre les mains de M. Ratabou, de 
MONTAiGLON, Hist. de l'Acad. de peint. [Mém. at- 
tribués à n. Testelin), t. u, p. 37. 

CHANCELLEMENT. — HIST. Ajoutes : xrv' S. 
Tilubatio, canceilemens, escallier, Yoeàb. lat.- 
franç. 2499. 

t CHANDELAGE (chan-de-la-j'), s. m. Se dit, 
dans le département de la Manche, de l'action de 
mirer à la chandelle les œufs un à un, pour s'as- 
surer de leur fraîcheur, les Primes d'honneur, Pa- 
ris, (873, p. 25, 

2. CHANDELIER || 10° Chandelier d'eau. Ajoutex: 
Il ne resta plus qu'un chandelier à rétablir dans 
la grotte et quelque chose aux corniches de ro- 
caille, Lett. etc. à Colbert, t. v, p. 329. || 11» Dans 
les chablis, la partie de l'arbre brisé restée debout; 
on dit aussi quille ou tronc, bagneris, Manuel de 
sylviculture, p. 6, Nancy, (873. || 12° Nom donné, 
dans la Loire-Inférieure, à des tas pyramidaux de 
mottes de tourbe, ainsi dits parce que, vus à dis- 
tance, ils ressemblent à d'énormes candélabres d'é- 
glise. 

CHANDELLE. Ajoute: : || 7° Terme d'ébéniste- 
rie. Pied cannelé. Une corbeille que soutiennent 
des chandelles ou pieds cannelés, E. bergerat, 
Joum. Ofjic. 29 déc. (874, p. 8640, 2° COl. 

Ajoutez : — REM. Les -Mémoires de Miraulmont 
citent cette fameuse ordonnance royale qui obli- 
geait le chancelier de France à rendre au tréso- 
rier les tronchons de la cire qui avait servi à son 
éclairage. L'ordonnance, comme toutes les autres, 
passa sans remédier au mal, mais elle eut l'hon- 
neur de créer un proverbe. C'est de là que date 
le mot si célèbre : les économies de bouts de 
chandelle, ED. texier, leSiècle du 3( janvier (864. 

CHANFREIN. Ajoutez : || 6° Nom, dans l'Aunis, 
de l'extrémité des douvelles taillées en biseau, 
Gloss. aunisien, p. 85. 

CHANGÉ. Ajoutez : — REM. Changé de, comme 
on disait en latin mutatus ah (quantum mutatus 
ab illo Hectore). Les choses sont bien changées de 
ce que vous les avez vues, volt. Lett. à CoUini, 29 
déc. (760. (Voy. au n° 5 un exemple analogue de 
Molière.) 

f CHANGFJVBLE. — HIST. Ajoutez : xn° s. Une 
li suens quers ne fu chanjahle ; Ce qu'il diseit esteit 
cstable, benoît. Chronique, t. ii, p. 369, v. 26134. 

CHANGEANT. Ajoutez : |'| 2° S. m. Nom de deux 
papillons de jour, dont les ailes jettent une lueur 
bleue, suivant qu'elles occupent telle ou telle po- 
sition. 

CHANGER. — ETVM. Ajoutez : M. d'Arbois de 
Juhainville {Revue celtique, t. ii, p. (28) remarque 
qu'il pourrait être à propos de dire que, sui- 
vant le glossaire gaulois publié par Endlicher, 
famiit'are est gaulois, et que cette assertion du glos- 
,sateur inconnu parait justifiée par le verbe breton 
armoricain kemma, qui équivaut à cambiam. 

•t CHAXQUE (chank'), s. f. Nom, dans la Gi- 
ronde, d'une échelle à un seul montant que le rési- 



CHA 

nier appuie contre l'arbre, quand il e.st gêné dans 
son travail, les Primes d'honneur, Paris, (870, 
p. 434. 

CHANSON. Il Proverbe. Ajoutez: |{ C'estletonqui 
fait la chanson, c'est ainsi qu'on dit à Genève, au lieu 
de : c'est le ton qui fait la musique, voy. 2 T0N,n° 8. 

CHANTANT. Ajoutez : || 5» Flammes chantantes, 
becs de gaz enfermés dans des tubes de verre do 
longueur différente, qui produisent, par leurs vibra- 
tions, des sons distincts. 

t CHANTERIJi (chan-te-rie), s. f. Terme de déni- 
grement. Mauvais chants, chants ennuyeux. 

— HIST. xvi's. On peut bien faire doute, si leurs 
chanteries et prières |des prêtres catholiques] sont 
plaisantes à Dieu, sleihan, llist. de l'estat de la 
religion et republique soux Charles V, p. 67. 

2. CHANTIER. Ajoutez :l\b° Nom donné, dans 
les pures d'huitres, à une levée de terre sur la- 
quelle les amareilieurs circulent. 

CHANTRERIE. Ajoutez : — HIST. xiV S. La 
chanlrerie en juridicion et autres choses tempo- 
relles peut valoir xx livres ((384), varin. Archives 
administr. de Reims, t. m, p. 596. 

CHANVRE. Ajoutez : || 3° Chanvre de Manille ou 
abaca (voy. abaca au' Supplément). Sur les pentes 
basses des collines et des montagnes [àZébou, une 
des Philippines] croit le musa textilis, qui donne le 
chanvre de Manille, Joum. offic. 23 sept. (875, 
p. 8259, 3° col. 

t CHANVREOX. Ajoutez : || 2° Tourbe chan- 
vreuse, tourbe formée de racines entrelacées, ex- 
trêmement poreuse et de qualité très-inférieure 
(dép. de l'Oise). Acad. des se. Comptes rendus, 

t. LXXVII, p. (328. 

t CHÀNVRIER. Ajoutes : \\ 2° Adj. Chanvrier, 
chanvrière, qui est relatif au chanvre. L'industrie 
de la filature et du tissage du jute se rattache à 
l'industrie linière et chanvrière. Enquête, Traité 
de comm. avec l'Anglet. t. v, p. (oo. 

CHAOS. Ajoutes : || 4° Chaos végétal, ancien nom 
du protococcus ou matière verte de Priestley. 

t CHAOOCH. — ÉTYM. Ajoutez : C'est le mot 
turc tchâouch, huissier, conducteur de caravane. 

t CHAPARDAGE (cha-par-da-j'), s. m. Action de 
chaparder. Le chapardage est une des habitudes 
les plus détestables pour la discipline; on riait 
des exploits du troupier en ce genre ; on avait 
grand tort, le vol est toujours le vol, l'Opinion 
nationale, (7 sept. (875, p. 2, 6" col. 

i CHAPARDER (cha-par-dé), v. n. Terme de bi- 
vouac. Aller au lourrage, en maraude. 

— ETYM. On pense que c'est un mot formé de 
chat-pard. 

t CHAPARDEUR (cha-par-deur), s. m. Terme de 
bivouac. Celui qui va au fourrage, en maraude. 

CHAPE. Ajoutes : || 9° Matière textile faite avec 
les frisons et la bourre de soie, dite aussi fleuret. 

CHAPFjiU. Ajoutez : || 16° Chapeau ferré, nom 
du chapeau à cornes des officiers gé'néraHX, garni 
d'un galon d'or. || 17° Fig. Homme de paille, rem- 
plaçant sans titre sérieux. Ce ne sont pas des cha- 
peaux que j'ai laissés sur mon siège d'administra- 
teur [de compagnies financières], mais bien des ti- 
tulaires réels : j'ai bien, j« crois, droit au repos, 
et ce repos j'y aspire, malou, minist. des fin. à 
la chambre belge, dans Joum. offic. du 30 mars 
(874, p. 2450, 2° col. (Cet emploi vient de l'habi- 
tude, dans les bals, de marquer sa place en y lais- 
sant son chapeau.) 

— HIST. xvi° s. Ajoutes : Elle a commencé de si 
bonne heure d'imiter les deux savantes reines de 
Navarre.... ses aieule et mère.... à produire les 
fieurs et le fruit tout ensemble dont les Muses 
donnent la semence, qu'elle en a composé des cha- 
peaux aux couleurs de bien dire qui y sauraient 
estre les plus acquises ayant à peine attaint l'agc 
de douze ans, du verdier, cité par baïle, article 
Jeanne d'Albret, au mot Navarre. 

CHAPE-CHUTE. Ajoutes : On parle ici de la 
mort du pape; si elle arrive, ce sera une bonne 
chape-chute pour son successeur, qui n'en sera 
point marri, gui patin. Lettres, t. n, p. B9i. 

Ajoutes : — HiST. xiii° s. Ains a trouvé kape keiie 
Pinchedé, jel sai par mes iex. Théâtre au moyen 
âge, Paris, (S34, p. (84. 

CHAPELET. Ajoutez ; 1| 11° Nom donné à des 
liens en bois tordus, qui servent dans le flottage 
des bois. 

— HIST. xiv s. Ajoutes : Tous ceulx de vostre 
compaignie s'y acordent [à vous louer de votre 
prouesse], et vous en donnent le prix et le chap- 
pellet, se vous le voulez porter, j. le bel, les 
Vray es Chroniques, t. u, p. 20(. 



cnA 

CHAPELLE. Il 5' Jouer à la chapelle. Ajoutez: 
Cette confédération où vous avez fait serment d'af- 
fermir votre liberté.... a presque l'air maintenant 
d'une farce où vous êtes tous accourus pour jouer 
à la chapelle, L. du P. Duchéne, 86* lettre, p. 2. 
Il 10° Fig. Faire petite chapelle, se mettre à part. 
Le jeune peintre [Fortuny].... n'a pas voulu se 
hasarder dans ce grand tumulte de peintures [l'ex- 
positionl, non par orgueil et, comme on dit, pour 
faire petite chapelle, mais par vraie modestie et 
susceptibilité nerveuse d'artiste, th. Gautier, Journ. 
offic. feuilleton, (9 mai J870. || 11» En typographie, 
chapelle, exemplaires de livres imprimés retenus 
par le typographe. 

CU.VPITEAU. — HIST. Àjoutex: xa' S. N'i ot bre- 
tesche ne danjon , Ne lors do marbre granz et 
lées, Forz, espesses, et bien ovrées. Tôt de gros 
marbre à or listé ; Ne se home de mère né Qui eu 
ostast un des quarrials, Ne le mener des capilials, 
BENOIT DE SAINTE-MORE, Romun de Troie, v. 7648. 

CHAPITRE. Ajoute:;: || S" Fig. Réprimande , à 
cause que c'est en plein chapitre qu'on réprimande 
les religieux. Je serais plus sévère et tiens qu'à 
juste titre Vous lui pouvez tantôt en faire un bon 
chapitre, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux. Je 
veux avoir le chapitre, Si j'en dispute avec toi, ID. ib. 

— REM. Bonheurs {Entretiens d'Arisle et d'Eu- 
gène, 2' entrelien) signale comme nouvelle la si- 
gnification de sujet donnée à chapitre: 11 m'a parlé 
longtemps sur votre chapitre; il est savant sur le 
chapitre de la guerre ; je ne vous dis rien sur ce 
chapitre. Barbier d'Aucour lui reproche durement 
de l'avoir employé {Sentiments de Cléante, p. 352, 
édit. de (738) : « On a tort de nous reprocher 
notre inconstance sur le chapitre du langage : à 
quoi sert là ce chapitre, si ce n'est à brouiller une 
expression et la rendre très basse ? Être inconstant 
sur un chapitre ! y a-t-il là du sens ? point du tout, 
mais c'est assez pour le P. Bouhours qu'il y ait de 
la nouveauté. ■> 

CII.VPON.NER. — HIST. A/'oute^.-xiV s. Bien sa- 
vez, li cox chaponez Est as gelines mal venus, 

J. DE CONDÉ, t. UI, p. 302. 

t CHAPUT. Ajoutes :\\2' Dans l'Aunis, billot 
des tonneliers, Gloss. aunisien, p. 85. 

CH.VQUE. — HIST. Ajoute; : xm« S. Chasqu'an 
l'amie au roi de gloire. Au haut jor de l'Ascension, 
Portons à grant procession Par le chastel et par 
la ville, GAUTIER de coincy, les Miracles de la sainte 
Vierge, p. (Oo (l'abbé Poquet). 

CHAR. Ajoutez : \\ 6° Char de c6té, char franc- 
comtois, char suisse, voiture à quatre roues, por- 
tant une seule banquette placée dans le sens de 
la longueur de la voiture ; on y est assis, même le 
conducteur, de côté. 

t CILVRABIA. — ÉTVM. Espagn. algarabia, al- 
garavia, baragouin, galimatias; portug. algravia, 
arabia, même sens; de l'arabe al-arabiya, la lan- 
gue arabe, qui semblait à ceux qui ne la compre- 
naient pas un galimatias, un bruit confus (dozï). 

CHARADE. — ETVM. Ajoute: : Le provençal 
chorrada est mal interprété. M. Emile Durand fait 
remarquer que charrada signifie aussi longue 
causerie, et a une tout autre origine : le verbe 
charrà, causer, jaser. 

CHARBO.V. Il 8» Ajoutez :Au pays de Liège, on 
fait une distinction entre la houille et le charbon : 
la houille, ce sont les gros morceaux; le charbon, 
c'est le tout venant. Enquête, Traité de commerce 
avecl'Anglet. t.i, p. 640. 

— KEM. Les textes suivants expliquent la déno- 
mination de charbon de Paris. Attendu qu'il ap- 
pert des débats, qu'en (845, le sieur Popelin Du- 
carre a inventé un combustible qui avait pour 
principe l'agglomération de diverses matières; 
qu'il a donné à ce produit le nom de charbon de 
Paris, Gaz. des Trib. 28 oct. (874, p. (03i, (~ col. 
Ces industriels, respectant la dénomination de son 
inventeur, ont pris soin de présenter leurs produits 
à la consommation sous les titres distinctifs de : 
charbon des ménages ; charbon de Montreuil ; char- 
bon de la ville ; charbon de Bordeaux; charbon 
économique; charbon nouveau, ib. 3" col. 

— HIST. Ilxvf s. Ajoutez : TonneB.n de charbon 
de pierre [houille], mantellier, Glossaire, Paris 

(869, p. 18. 

t CHARBONNETTE (char-bo-nè-f), s. f. Terme 
de forestier. Nom donné au bois débité pour faire 
du charbon, aux résidus de la bûche marchande 
susceptibles d'être transformés en charbon, nan- 
OUETTE, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, 

(868, p. 22. 

CÛARBONNUt». Ajoutex :\\1' Nom, d ans l a 



CIIA 

Haute-Marne, du cep, ainsi dit à cause de son 
grand chapeau, par comparaison au grand cha- 
peau des charbonniers. Ainsi le cep, ce délicieux 
bolet qu'on nomme chez nous le charbonnier, a 
pour cousin germain le bolet meurtrier.... a. theu- 
RiET, Rev. des Deux-itondes, ^" oct. (874, p. 57». 

tCHARDENAlou CUARDENEr{char-denè), s. m. 
Nom, dans le Rhône, d'un cépage qui donne un vin 
blanc, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 38u. 

CHARDO.N'NERET. Ajoutez :\\2' Nom que quel- 
ques-uns donnent au papillon du chardon, la belle 
dame, vanessa cardui. 

t CHARDON.VERKrrE (char-do-ne-rè-f), s. f. 
Nom, dans l'Aunis, d'une plante dont les graines 
servent à faire cailler le lait, cxjnara cardoncellus, 
Gloss. aunisien, p. 86. 

CHARGE. Il 15° Ajoutez : Restait-il |J. Duvivier] 
rêveur auprès du feu, sa vue se fixant sur un 
charbon y apercevoit des traces de figures qui 
frappaient son imagination; aussitôt, prenant le 
crayon, il les dessinait ; il en faisait autant d'a- 
près des morceaux de pain, des fruits à moitié 
mangés, des plis de serviette et des bois veinés ; 
rien ne lui plaisait tant que de découvrir dans ces 
objets des caractères que l'on inventerait difficile- 
ment et qui, rendus sur le papier, paraissaient na- 
turels ou possibles ; il est inconcevable combien 
il a laissé de ces charges, sans celles qu'il a des- 
sinées sur les murailles de son logement, l. gou- 
GENOT, dans Mém. in/id. sur l'Acad. de peint, publ. 
par Dussieux, etc. t. tii, p. 324. || 20° Parler sans 
charge, s'est dit pour parler sans en être chargé, 
sans y être autorisé. Vous dites des merveilles de 
mon mariage avecques la gloire.... mais j'ai peur 
que vous parliez sans charge ; êtes-vous bien avoué 
de la dam» de la part de qui vous parlez ? il y a 
apparence que non, Balzac, Lett. irtéd. cliu (édit. 
Tamizey-Larroque). 

CHARGÉ. Il 12° Ajoutez : Il [Callot] y avait 
trouvé [à Florence] une manière dominante qui 
était trop chargée, mais qui convenait pour des 
sujets burlesques, P. 1. Mariette, dans t. dumes- 
NiL, Hist. des amateurs franc, t. i, p. 277. 

t CUARGEAGE (char-ja-j'j, s. m. jj 1° Action de 
charger. || 2° Terme d'exploitation houillère. Exca- 
vation servant à recevoir les produits des tailles et 
à les expédier à la surface. Plusieurs ouvriers ont 
été blessés à l'intérieur du puits, près du char- 
geage, par le choc de l'air, Extr. de la Meuse, dans 
Journ. offic. (5 nov. (875, f. 9343, 2° col. 

— HIST. xiV s. Pour autres menus frais, comme 
tonlieus, kerkage et coletage (courtage) ((358), la 
Cloche des ouvriers (communiqué par M. Caffiaux). 

CHARGER. Il 14° Ajoutez ; Il fallait, pour avoir 
de la réputation, outrer les caractères, charger in- 
considérément les muscles, donner à ses figures 
des contorsions et des attitudes aussi fausses que 
bizarres, p. j. Mariette, dans j. dduesnil, Hist. 
des amateurs franc, t. i, p. 267. 

t CHARGETTE (char-jè-f), s. f. Instrument ser- 
vant à charger les armes à feu portatives, lorsqu'on 
les éprouve. L'éprouveur mesure la poudre avec 
une chargette et la ver.se lui-même dans le canon. 
Décret du 1 9 juin (865, portant règlement sur l'é- 
preuve des armes à feu portatives, sect. iv, art. 22. 

CH.iRGEUR. Ajoutez : — HIST. xiv" s. Manou- 
vriers de bras, fossieurs, cargueurs, Rec. des mo- 
nujn. inéd. del'hist. du tiers état, t. iv, p. (60. 

CHARIOT. Ajoutes :\\ 8' Pièce du métier à tis- 
ser, dite au.ssi charivari (voy. ce mot au Supplé- 
ment). Il 9° Dans les chemins de fer, appareil en 
forme de chariot circulant dans une fosse en con- 
tre-bas de la voie, et destiné à tenir lieu de la 
plaque tournante. 

t CHARIOTÉE (cha-ri-o-tée), s. f. Plein un cha- 
riot. Une chariotée de blé. de bois, delboulle, 
Glo3s.de la vallée d'Ycres, le Havre, (876, p. 73. 

CHARITABLE. Ajoutez .— REM. J. J. Rousseau 
a dit charitable à : Dieu voue donne un mari : vous 
lui ssrez charitable, Lett. à Mlle Galley, (4 mai 
(764. Rien ne s'oppose à cet emploi. 

CHARITÉ. Ajoutes : || 6° Nom, en Normandie, de 
confréries établies pour rendre les derniers devoirs 
aux morts. Les charités, d'origine fort ancienne, 
sont encore en plein exercice dans tout le Lieuvin, 
U. MOisY, Noms de famille normands, p. (45. 

CHARIVARI. jl;outei; Il 7° En Picardie, pièce 
du métier à tisser que fait aller la main gauche de 
l'ouvrier par un va-et-vient continuel, et dans le 
bas de laquelle il lance, do la main droite et dans 
une coulisse, la navette qui marche avec fracas 
sur deux petites roulettes comme un petit char. 
Il 8° Terme do costume. Pantalon de grosse toile 



CHA 



71 



bleue rayée, garni de boutons de haut en bas à la 
couture longitudinale; on le mettait, au besoin. 
Comme la cotte, par-dessus le pantalon ordinaire. 
Les palefreniers [des haras] porteront : panta- 
lon, forme de charivari, en drap gris, av'ec une 
bande écarlate en dehors, et ouvert, par le bas, 
jusqu'au mollet. Arrêté du ministre de l'intér. 
(5 mars (856. 

i CH.\RIVARI1ÎUR. Ajoutes:— RKyi. Dans le 
Dauphiné, charivarieur se dit d'un homme d'hu- 
meur taquine, avec tendance à laplaisanterie ot au 
rire. 

t CHARIVARIQUE. Ajoutez : — rem. On dit 
aussi charivaresque. C'est drôle, c'est charivares- 
que, c'est digne des légèretés écrites par le même 
auteur pour amuser des coulisses, cité d'après la 
Rev. de l'enseign. chrét. d'oct. (872par Laboulaye, 
Journ. offic. (6 juin (87s, p. 4329, 3' col. 

CHARLATAN. — HIST. XVI' s. .• Ajoutez : Com- 
ment est-ce que ce sarlatan d'Eleazarpouvoit dire 
cela sans rire î le loyer. Discours et histoire des 
spectres, Paris, (605, p. 82(. ' 

t CHARLATANE. Ajoutes : Ces charlatanes nou- 
vellement arrivées à Paris, Anti-menagiana, 

p. 230. 

t CHARLOT. Ajoutes :\\2' Nom anciennement 
donné au bourreau par le peuple de Paris. 

CHARJLVNT. Ajoutes : —REM. 1. On a dit char- 
mant à : Tout cela, sans me plaire en soi, 
m'amusait pourtant, parce qu'il faisait partie d'une 
manière d'être qui m'était charmante, j. j. Houss. 
Confess. m. 

(. CHARME. Ajoutez :\\B' Aimer comme un 
charme, s'est dit pour aimer beaucoup, être ensor- 
celé par la passion, vadé, lEucr. compl. t. u, 
p. 3U3, dans en. nisard, Parisianismes, Paris, 
(876, p. 45. Il On dit se porter comme un charme, 
pour se porter bien, par une fausse analogie avec 
aimer comme un charme, cii. nisard, ib. 

— REM. Ajoutes : || 3. Charmes, au pluriel, ne se 
dit qu'en parlant des femmes. Cependant Racine 
l'a dit, non malheureusement, d'un humme. Je plai- 
gnis Bajazet, je lui vantai ses charmes. Qui, par 
un soin jaloux dans l'ombre retenus. Si voisins de 
ses yeux, leur étaient inconnus, Baj. i, ( . 

t CHARME-HOUBLON (chai-me-hou-blon), ,v. m. 
Arbre dit aussi charme d'Italie, ostrya carpinifo- 
lia, Scop., répandu sur la partie littorale des Al- 
pes Maritimes , MATHIEU, Reboisement des Alpes, 
Paris, (875, p. 77. 

t CHARMEUR. —REM. On l'a employé adjecti- 
vement : une grâce charmeresse. Ce n'est point 
un néologisme , car ce féminin se trouve dans 
Montaigne : X l'encontre des immodérées et char- 
meresses blandices de la volupté, iv, 300. 

t CHARNALITÉ. Ajoutes ; Pour tant plus l'é- 
mouvoir [Catherine de Sienne], venant avec ses 
compagnons en forme d'hommes et de femmes, il 
[Satan] faisait mille et mille sortes de charnalités 
et lubricités à sa vue, saint François de sales, 
Introd. à la vie dévote, iv, 4. 

CHARNEL. Ajoutez : — REM. Avant Pascal, 
Corneille avait employé charnel substantivement 
pour homme dont le cœur est attaché à la chair. 
Que je vois de charnels porter haut leurs desseins! 
Imit. V. 3607. 

CHARNELLE.MENT. — HiST. Ajoutez : XII" s. 
Quant la pense |Ia pensée] est charneilment ra- 
vie en alcun délit [délectation], li DialogeGreyoire 
lo pape, (876, p. 3(5. 

t 3. CHARMER (char-nié), s. m. Nom, dans 
quelques provinces, de l'échalas. L'accusé nie ce 
fait, et prétend que c'est au contraire M.... [un 
vigneron qui voulait empichcr l'accusé de cha.sser 
dans sa vigne] qui l'a frappé d'un coup de charnier. 
Gaz. des Trib. (cour d'assises du Loiret), f" nov. 
1874, p. (048, i' col. 

— F.tvm. Le bas-lat. a carratium, d'où vient 
échalas (voy. ce mot). Mais charnier en vient-il 
aussi tCarratium n'explique pas l'n. Peut-être faut- 
il recourir au bas-lat. quarnellus, objet taillé en 
cari-é (voy. créneau). 

t CHARNIOT (char-ni-o), s. m. Nom, dans lo Loi- 
ret, des échalas, les Primes d'honneur, Paris, (869, 
p. (96. 

— ÊTVM. Le même que charnier 3. 
tCHAROGNlER, 1ÈRE (cha-ro-gnié, gniè-r'), 

odj. Oui vit de charogne (mot forgé par Restifde 
laliretonne). Je suis un animal multiple, quelque- 
fois rusé comme Je renard.... parfois fugace etcha- 
rognier comme lo loup, iiestif de la bretonne. 
dans Journ. des Débats, 28 févr. (875. p. 3, i' coi. 
t CUARPAO.NE (char-pa-gn'), s. f. Nom d'une 



72 CH\ 

sorlc de panier, dans le dipartemcnt de la Meuse. 
Au dos lui bat une charpagne d'où s'échappent des 
herbages et les glanes des champs, mjj. de eos- 
CODRT, Garami, V Homme et lŒvvre, p. 354, 
cités par e. bekoerat, Joum. offie. 23 déc. 1875, 

p. «0687. 1" col. 

CUARPE-NTERre. Ajoutes : || 4' Dans rartillorie 
des xiv et XV' siècles, affût taillé grossiiroment, 
en forme d'auge en bois, portant à la partie anté- 
rieure un encastrement circulaire recevant la 
bombarde, dont la culasse s'appuyait sur le ma- 
drier formant la partie postérieure de l'auge. 

t CHARPE-XTECR (char-pan-teur), s. m. Celui 
qui charpente, dispose les parties d'un drame, d'un 
roman, etc. Ce charpenteur du drame si émou- 
Tant.... /* A'od'onal, 29 janv. <873, s» col. || On dit 
aussi en ce sens charpentier. 

4. CU.\RRÉE. — ETYM. Ajoute: : Comme la dé- 
rivalion par cendre n'est pas tout à fait sûre, il 
convient de rapprocher à tout hasard l'anglais to 
char, réduire en charbon, bien qu'on ne voie pas 
comment ce mot anglais se serait introduit. 

t. CH.VRRETrER. Ajoute: : || 3" Cheval de char- 
rette. La première [race] est composée des chevaux 
de gros trait.... le charretier, le camionneur y do- 
minent, BOCHER, Rapp. à CAssemhl. nat. n" <9I0, 
p. 65. 

2. CH.\RRETIER. Ajoute: : \\ Population charre- 
tière, hommes occupés à conduire les charrois. 
Les chemins [en Pensylvanie , pour l'exploitation 
du pétrole), mal entretenus , fatigués par un par- 
cours incessant, étaient presque impraticables en 
hiver; et la population charretière était la plus 
mauvaise, la plus ignoble, la plus dangereuse 
qu'on pût voir, Joum. oflic. 25 sept. (876, p. 7)70, 
«'• col. 

t CHARRIÈRE. — HIST. Ajoutez : || XVT s. La 
charriere [bac] du travers de Loire, mantellier, 
Clossatrf, Paris, (869, p. ta. 

CHARRONXAGE. Ajoute:: — HIST. ivi« s. Droit 
de péage dit charonnage [transport par eau], à 
prendre en la rivière de Loire, à l'endroit du chas- 
teau dudit Saint-Florentin-le-Vieil, sur chacun ba- 
teau ou chalan chargé de diz muids de sel, man- 
tellier. Glossaire, Paris, 4 869, p. )8. 

t CHARRONNERIE (cha-ro-ne-rie), s. f. Nom de 
l'industrie qui fabrique les chariots, les voitures, 
les roues, etc. Le charronnage est l'œuvre, le pro- 
duit de la cbarronnerie. 

CHARTE. Ajoute: : || *• Charte lapidaire, titre 
inscrit sur la pierre. Bibl. des ch. 2' série, t. ni, 

p. 31. 

2. CHARTRK. .iljouteî : — REM. Bien que chartre 
soit féminin même dans de très-anciens textes, ce- 
pendant on le trouve masculin aussi à l'origine de 
la langue conformément à l'étymologie (lat. corcf r) : 
m' siècle. Et quant il encore ensi ne pot pas «mo- 
lir la vcrtut de sa pense, dunkes enclost celui en 
un estroit chartre, et si loiat de fer lo col et les 
mains de celui, li Dialoge Grégoire lo pape, 4876, 
p. 468. 

fCHARTRERIE (char-tre-rie), s. f. Nom, dans 
le moyen âge, d'un corps d'administrateurs qui 
gouvernaient les biens et revenus appartenant aux 
pauvres dans une ville, varin, Archiv. administr. 
de la ville de Reims, t. u, 2' part. p. 937. 

tClIARTRIER.Aj'oulfj.-lli'Dans le moyen âge, 
nom donné à des administrateurs qui géraient les 
biens des chartreries ou fondations pieuses, vahin, 
Archiva administr. de la ville de Reims, t. u, 
î* part. p. 937. 

•} 3. CHAS, s. m. En Franche-Comté, nom donné, 
dans une grange ou un hangar, à la portion 
qui s'étend d'une poutre à l'autre. 

— HIST. xiv s. A Jehan Cossart donnons un chas 
de maison avec la place derrières, du cange, chas- 
tum. Et après se ala coucher.... en une petite 
chambre tenant audit chas ou cuisine, id. ib. 

— ETYM. Les exemples de l'historique ont été 
mis à chas, trou d'aiguille; mais ils n'y ont au- 
cun rapport, il faut les rapprocher de chai et de 
l'essai d'étymologie qui est donné à ce mot. 

t CHASM.\. (ka-sma), s. m. Terme d'antiquité 
grecque. Le trou sacré par lequel les émanations 
fatidiques parvenaient à la pythie, Joum. offic. 

3 janv. 4877, p. 32, 4" col. 

— ETYM. Voy. CHASME. 

t CHASME (ka-sm'), s. m. Néologisme. Entr'ou- 
vcrture béante, gouflre. Il y a des auberges sur la 
rive américaine et sur la rive anglaise, des mou- 
lins et des manufactures au-dessous du chasme, 
CHATEAUBR. Mém. d'outre-tombe (édit.,dc Bruxelles), 
1. 1, Cataracte de Niagara, etc. Je me serais bien 



arrangé de finir mes jours dans le ca-stel qui do- 
mine le chasme, id. ib. t. v, Bords du Rhin. 

— ETY.M. Angl. chasm, du lat. chctsma, qui est 
le grec x.é.ayjx, ouverture béante, de x"'"") '*■'* 
béant. 

t CHASSAGE (cha-s.vj'), s. m. Terme d'exploita- 
tion houillère. Galerie d'allongement tracée suivant 
la direction des couches. 

CU.ASSE. Ajoute: : [) 15" Ancienne locution : 
faire chasse, se sauver, s'en aller. Le pauvre 
gars.... puis après il fit chasse, la font, ilazet. 
Il Les marins disent prendre chasse, pour fuir. 
Malherbe a dit, en ce sens, prendre la chasse. 
Quand nous sommes suivis, le moyen de nous ga- 
rantir c'est de faire ferme; ceux qui prennent la 
chasse ne faillent jamais désire abattus, malh. 
Lexique, édit. L. Lalanne. Aujourd'hui il ne fau- 
drait pas modifier la phrase des marins, et dire 
prendre la chasse, comme on faisait au xvir siè- 
cle. Il 16' On dit d'un cheval qu'il a de la chasse, 
lorsque les membres postérieurs sont vigoureux. 
Il 17" Dans l'Aunis, chasse, bout de douvelle sur 
lequel les tonneliers frappent pourchasser les cer- 
cles, c'est-à-dire les mettre en place, Gtoss. auni- 
sien, 4870, p. 86. 

t CHASSE-BOSSE. Ajoutez : — HEM. Le Diction- 
naire de Trévoux fait ce mot du masculin. 

— HIST. XVI" s. La chasse-bosse esteint la ficre 
inimitié Des acharnez genêts, si leur provoyant 
maistre Durant leur chaud combat l'attache à leur 
chevestre, do bartas, Œuvres, i, 4 36 (éd. do 4 6)4, 
la page par erreur porto 4 22). 

f CHASSE-DERRIÈRE (cha-sc-dè-riè-r'), s. m. 
Homme qui pousse par derrière. Il leur faut un 
aide, ou, par manière de dire, un chasse-derrière, 
malh. Lexique, éd. L. Lalanne. 

t CHASSE-GUEUX (cha-se-gheù), s. m. Officier 
établi, dans quelques villes, durant le xvii' siècle, 
en temps de peste, pour empêcher les vagabonds 
d'entrer. 

t CHASSEMENT (cha-se-man) , s. m. Action de 
chasser, d'expulser. Aussitôt qu'il [le roi] aura la 
nouvelle qu'il espère du chassement des enne- 
mis de la ville de Turin, Richelieu, Lettres, etc. 

t. VI, p. 466 ()639). 

t CHASSE-NEIGE (cha-se-nè-j'), s. m. Nom, dans 
le Nord, de vents impétueux qui soulèvent des 
tourbillons de neige. Des gelées, des chasse-neige, 
des vents violents, voire même des tempêtes qui 
duraient quelquefois trois jours sans interruption, 
me mettaient dans l'impossibilité d'avancer rapi- 
dement, Joum. offic. 4 fév. 4 873, p. 820, 3' Col. 

CHASSER. Ajoute: : \\ 14" Chasser au poids, 
chasser de manière à rapporter un poids considé- 
rable de gibier. Le chasseur qui chasse au poids 
pour faire bouillir la marmite et couvrir tout dou- 
cement ses dépenses, carteron, Premières chasses, 
Papillons et oiseaux, p. 34, Hetzel, 4866. || 15" Se 
chasser, être chassé, expulsé, La pauvreté est un 
méchant diable qui ne se chasse que malaisément, 
GUI PATIN, Letl. t. n, p. 49). 

f CHASSE-ROUE. Ajoutez :l\i° Pièces de fer qui 
empêchent que les roues ne dégradent les mu- 
railles. D..., camionneur, pour réparation d'un 
dommage occasionné aux chasse-roues et à la 
voûte et porte cochère par une voiture qui, sous 
la conduite de D..., a introduit dans la maison 
des marchandises destinées à F..., Gax. des Trib. 
26 juin 4874, p. 607, 4" col. 

CHASSEUR. Ajoute: : || 9" Morceaux du chas- 
seur, morceaux que le chasseur préfère dans le gi- 
bier. Dans le lièvre, le levraut et le lapin, les 
morceaux les plus estimés, et que l'on appelle, par 
rareté, morceaux du chasseur, se prennent aux 
côtés de la queue ; le rable, les cuisses et les épau- 
les vont après, de couhtin, la Civilité française, 
p. 409, Paris, )695. 

t CHASSE- VASE (cha-se-va-z') , s. m.' Appareil 
destiné à faire sortir des ports la vase qui les en- 
combre. Le chasse-vase automoteur, guéraud, 
Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 75S. 

CHÂSSIS. Ajoute: : || lî° Terme d'artillerie. 
Grand châssis, ensemble des pièces sur lesquollos 
recule l'affût de place et de cote. Petit chàsiis, ce- 
lui qui porte en son milieu une cheville ouvrière, 
et sur lequel repose la partie antérieure du grand 
châssis. 

t CHÂSSISSIER (châ-si-sié), ». m. Ancien terme 
qui désignait les faiscuis de châssis. L'Ency- 
clopédie nous apprend qu'il y a moins d'un siècle, 
il existait encore en province et à Paris mémo 
une corporation des châssissiers, dont la profession 
consistait à garnir les fenêtres, non de verre, mais 



eux 

seulement de morceaux de papier huilé, Joum. 

offic. 9 août 4 875, p. 617), 2" col. 

CHASTE. Ajoute: : || 4" Il se dit aussi de la pu- 
reté morale. La question est si.... on peut s'empê- 
cher de nourrir dans son cœur le chaste amour de 
la récompense, boss. Rem. sur la réponse (de Fé- 
nelon) à la Relation sur le quiélisme. 

t CHASTRE (cha-str'), s. m. Nom, dans la Pro- 
vence, du merle à plastron. Le merle à plastron... 
c'est le fameux chaslre d'Alexandre Dumas et des 
Marseillais, carteron, Premières chasses, Papil- 
lons et oiseaux, p. 79, Hetzel )866. 

CHAT. Ajoute: : || 13° Familièrement. Fait comme 
les quatre chats, avec une toilette toute en dés- 
ordre. J'aime mieux être dans ces bois faite 
comme les quatre chats (hélas ! vous en souvient- 
il?), que d'être à Vitré avec l'air d'une madame, 
sÉv. 25 déc. 4 675. Il H n'y avait que le chat, il n'y 
avait aucun témoin. J'ai dans la tète que s'ils [le 
duc de la Rochefoucault et Mme de Longueville) 
.s'étaient rencontrés tous deux dans ces premiers 
moments [à la mort du jeune duc de Longueville 
tué au passage du Rhin] et qu'il n'y eût eu que le 
chat avec eux, je crois que tous les autres senti- 
ments auraient fait place à des cris et à des lar- 
mes, SÉV. 20 juin 4 672. 

— REM. Aujourd'hui on dit : éveiller le chat 
qui dort; et, à l'historique, on en peut voir uu 
exemple du xv" siècle. Mais, au xm" s., on disait 
éveiller le chien qui dort. 11 y en a un exemple à 
chien; en voici un autre du xiii" aussi : .sire vnl- 
Ict, vos avez tort. Qui esveilliez le chien qui dort. 
Théâtre franc, au moijen âge, Paris, 4 834, p. 35. 
Le chat mis en place du chien doit être une mé- 
prise; car c'est le chien qui est le gardien et qu'il 
ne faut pas éveiller, 

t CHATAIG\.\L (cha-tè-gnal), s. m. Nom, en 
Guyenne, de terres granitiques. Guyenne : les 
ségalas sont des terres granitiques graveleuses, et 
les chataignals des terres granitiques, heuzé, la 
France agricole, carte n" 5. 

— ÉTYM. Châtaignier. 

t CHAT-CERVIER, voy. lvnx. 

t CHÂTE (châ-t'), s. f. Nom, à Marseille, des cha- 
lands, sorte de grands bateaux. Les châtes sont de 
grands bateaux impropres d'ordinaire à une vraie 
navigation, et que l'en conserve dans le port, à 
l'état de docks llottants , pour remiser des mar- 
chandises, ./ourn.o/'/îc. 47 juiU. 4 875, p. 5472, 3" col. 

t CHAT -EN-JAMBES (cha-tan-jan-b'), s. m. Em- 
barras que l'on suscite à quelqu'un. Ou l'a accusé 
[Benjamin Constant] d'avoir rédigé la proclama- 
tion du dac de Brunswick; ce sont là de ces in- 
ventions de parti comme celle de l'assassinat 
d'.indré Chénier contre Marie-Joseph; c'est ce 
qu'on appelle jeter à son adversaire un chat-en- 
jambes, saiSte-bedve, Portraits littéraires, 4864, 
t. m, p. 267. L'expression est de Michaud l'aca- 
démicien, très-bon journaliste, mais qui aussi, 
comme tel, savait employer au besoin contre l'ad- 
versaire l'arme de la calomnie; il appliqua un 
jour ce mot de chat-en-jambes, précisément à pro- 
pos de l'accusation forgée par lui et par les autres 
écrivains royalistes sous le Dire'ctoire contre Ma- 
rie-Joseph : Ah! disait-il en souriant et s'applau- 
dissanl, nous lui avions lâché là un fameux chat- 
en-jambes, ID. ib. en note. || Voy. à cBat, n" I, la 
locution : jeter le chat aux jambes. 

CHATIÈRE. Ajoute: ;||4° 11 s'est dit, par plai- 
santerie, pour refuge, demeure d'un chat. Raton 
[Voltaire travaillant à une réponse à Guénée] joue 
actuellement avec la souris nommée Guénée; mais 
ses pattes sont bien faibles ; je ne sais si ce com- 
bat du chat et du rat d'église pourra amuser les 
spectateurs; le parti du rat est bien fort, il est tou- 
jours prêt à étrangler Raton ; et on voudrait le 
prendre dans sa chatière, si on ne disait pas quel- 
quefois que ce n'est pas la peine, et que Raton est 
mort ou autant vaut, volt. Lett. à d'Alembert, 48 
nov, 4776, 

t CHÂTIEUR. Ajoute: : — REM, Le Dictionnaire 
n'a de châtieur qu'un exemple de Saint-Simcn, 
Longtemps auparavant, Balzac s'était servi de ce 
mot : Vous êtes le plus galant châtieur qui fut 
jamais, Lett. inédites, xxxvu éd, Tamizey-Lar- 
roque, 

t CHATIRONNER (cha-ti-ro-né), V. a. Terme de 
céramique. Cerner d'un trait foncé ou nuir une 
figure quelconque, un ornement par exemple, afin 
d'en prononcer le contour lorsqu'il est vague ou 
baveux. 

t CH.\TOUILLE. Ajoute: : — ÉTYM. Corruption 
de septœil (voy. ce mot au Dictionnaire). 



en A 

CHATOUILLER. — KTYM. Ajoutez : M. Ascoli, 
Àrchh'io, t. ii, p. 322, pense que le français cha- 
touiller et autres formes romanes (elles sont nom- 
breuses) qui commencent par cal ou gat, peuvent 
provenir du lut. catus , chat, mais par l'intermé- 
diaire de termes dérivés, catnilus, catriculus , 
catuculiis, catruccius, etc. 

t CHATOIILLEUSE (cha-tou-lleû-z'), s. f. Un 
des noms vulgaires de la chique. Sous l'influence 
des pluies venait de naître un nouvel ennemi dont 
les attaques étaient invisibles, une sorte de ohiron 
que les indigènes ont nommé chique ou chatouil- 
leuse , A. DE DniMONT , Une colonie framaise [la 
Guyane] sows Louis XV, p. l«. Une .seule chatouil- 
leuse peut ainsi produire des désordres incalcu- 
lables, et comme conséquence la gangrène et la 
mort, lu. ib. 

CHATOUILLEUX. Ajoute: ; xiV s. Ne me tou- 
chez point, car je sui bien chatoilleus, Rev. criti- 
que, 5* année, 2* semestre, p. 403. 

CHÂTHÉ. Ajoute: :\\ 3' Fig. Privé de, man- 
quant de. Certes, ces femmes-là, pour mener cette 
vie, Portent un cœur chilré do toute noble euvie, 
A. DE MUSSET, Don Paez. 

t CH.\TrE. Ajoutez : |1 3° Espèce de grappin sans 
empattement qui, attaché H l'extrémité du filet, 
sert à en fixer la tête en se piquant au fond de la 
mer. Souvent il arrivait que des bateaux do seine, 
pour avoir un droit de priorité sur leurs rivaux, 
jetaient à la mer la chatte de leur filet et pré- 
tendaient avoir commencé à déborder la seine, 
bien qu'ils stationnassent longtemps dans cette 
position ; le § 3 déclare que le fait de stationner 
sur la chatte ne constituée un bateau aucun droit 
de priorité, hautekeuille, Code de la pêche mari- 
time, p. 351. 

t CU.\TTEPELOUSE (cha-te-pe-lou-z') , s. f. Nom 
du la chenille en Normandie. || Dans certaines par- 
ties de la Normandie, on prononce cattepeleuse. 

— Etv.m. Chatte poilue. C'est de ce mot nor- 
mand que l'anglais a fait son calerpillar. 

t CUAUCHfi. Ajoute: : || 2" Nom d'un cépage de 
l'Aunis. Il y a le chauché noir et le chauché gris. 
Le vin d'Aunis, célèbre au moyen âge, se faisait 
avec le chauché, Gloss. aunisien, p. 86. 

CHAUD. Il 1" Fig. Avoir les pieds chauds (voy. 
rinu, n' i). Ajoutez : || 11" Populairement. Il fera 
chaud, se dit ironiquement pour exprimer qu'on ne 
sera pas repris à faire quelque chose. Quand je re- 
viendrai ici, il fera chaud. 

— REM. Ajoutez : Il 2. La remarque 1 condamne 
il fait plus de chaud comme populaire; cependant 
Malherbe a dit : Le muletier est nu-pieds, et si, 
ce n'est point qu'il ait trop de cha.nd. Lexique, édh. 

■ L. Lalannc ; et Mme de Sévigné écrit à sa fille le 
8 avril (67) : Je reviens, après m'étre promenée 
aux Tuileries, avec une chaleur à mourir et dont 
ji< suis triste, parce qu'il me semble que vous avez 
encore plus de chaud.... 

t CHAUDE-PISSE. — HIST. Ajoutez : xiii» s. Si 
un,chival eut beu de celle eave par aventure [une 
eau noire ou jaune ou vermeille], si averoit la 
chaude pisse, Ilibl. des ch. 4* série, t. ii. p. 373. 

t CHAUD-FROID (chô-froi), s. m. Mayonnaise. 
Il On écrit aussi chaufrois. 

CHAUniËRE. Ajoutez : || 6° Terme de géologie. 
Chaudières des géants, cavités plus ou moins 
larges, creusées dans le roc vif, et dont la coupe 
intérieure rappelle plus ou moins celle d'un chau- 
dron. L'exploration d'une chaudière de géant, que 
l'auteur [professeur Sexe] a découverte, en 1865.... 
cette chaudière a (23 pieds norvégiens de hau- 
teur totale au-dessus du niveau de la mer, eug. 
MOUTON, Jouru. offic. H mai <874, p. 320, 2* col. 

t CHAUDRf:E(ch6-drée), s. f. Dans l'Aunis, por- 
tion de la pèche prélevée pour la consommation 
des marins ou du patron d'un bateau, par suite, 
menu fretin, Oloss. aunisien, JS7o, p. «7 

CHAUDRON. Ajoutez : \\ 6* Maladie du sapin qui 
consiste en un renftement de la tige, très-souvent 
en partie dépouillée de son écorce, siège d'un 
écoulement séveux, ii. flicue. Manuel de bot. fo- 
rest. p. 28(1, Nancy, 1873. 

CHAUDRONNÉE. Ajoute: : — HIST. ïvi' s. Chau- 
deronnée,MANTEr.i.iEn, t^lossaire, Paris, (869, p. la. 

CHAUDRON.VIER. —KTYM. J;ou(ei! : L'ancienne 
forme picarde était caudrelier : zi' s. Lo fait du 
mesticr *t marchandise des caudrcliera et fon- 
deurs, Rec. des monum. inédit» de l'hist. du tiers 
état, t. IV, p. sor.. 

t CHADFAUD (ohô-fû), ». m. Terme de pèche 
maritime. Espèce do plateforme couverte, con- 
struite sur le bord de la mer, et s'y avançant as- 
lilCT. IIV. lA LANUbE FRANÇAISE. 



rii.A 

sez pour que les embarcations puissent y venir 
décharger le poisson, hautefeuille, Code de la pè- 
che maritime, p. 248. 

— EtïM. Le même que échafaud. Le mot chau- 
faud est nouveau, il a été adopté par l'assemblée 
des armateurs réunis à Saint-Servan, le 5 janvier 
1842. Les anciennes ordonnances désignaient celte 
espèce de construction sous le nom à'échnfaud. 

(.CHAUFFE. Ajoutez: \\ Plantes chaufl'ées, celles 
qui sont produites par les cultures forcées, Jouni. 
o/Z/ic. 3( mai 1876, p. 3869, 2" col. 

CHAUFFER. Aj»ute: : || S" Chauffer des plantes, 
en hdter la végétation par la chaleur artificielle. 
Il Fig.Chauffer des élèves, leur apiiliquer des moyens 
d'instruction qui hâtent leurs acquisitions aux dé- 
pens du développement total. Dans une classe com- 
posée en moyenne do 60 élèves, le professeur o«i 
soigne attentivement, en chauffe sept ou huit qui 
ont chance do réussir dans les compositions so- 
lennelles, MAXIME DU CAMP, Rcv. des VeuM-Mondes, 

16 fév. (873, p. 809. 

CHAUFFERIE. Ajotitej : \\ 3' Lieu, dans un 
navire à vapeur, où se produit la chaleur. L'eau 
entrait dans la machine avec une rapidité telle, 
qu'on n'eut pas le temps de fermer la porte de la 
cloison étancho qui séparait la machine des chauf- 
feries; d'ailleurs la cloison de la soute au charbon 
ayant été enfoncée da».s la machine, l'eau entrait 
en masse par là dans la chaufferie, Journ. offic. 

6 déc. (873, p. 75(2, (" COl. 

t CHAUFFIÎUSE (chô-feù-z'), S. f. Chaise bass» 
pour s'apcrocher du feu et se chauffer. 

t CIIAÙFOURAGE (chô-fOH-ra-j') , s. m. Nom, 
dans l'Oise, du ehaulage, les Primes d'honneur, 
Paris, (872, p. 64. 

CHAULAGE. Ajoutes : 1| 4° Opération qui con- 
siste à marquer à la chaux les wagons chargés de 
houille, pour empêcher ou Constater les détourne- 
ments en cours de transport. Un arrêté royal de 
Belgique, du 9 juin (874, dispose que les indica- 
tions de la lettre de voilure, en ce qui coneer«e 
certaines expéditions de charbons, « ne sont ac- 
ceptées que comme hase de perception des taxes, 
•t que les tran.sporteurs n'ont pas à répondre du 
poids si les wagons arrivent à destination avec 
leur ehaulage iiitaet, » Gaï. des Trib. 30 nov. (876, 
p. ((69, 2' col. 

t CHAUMAT (chô-ma), adj. m. Dans le dépar- 
tement du Cher, pris chaumats, prés situés sur les 
collines, les Primes d'honneur, p. 363, Paris, 1874. 

— ÊTVM. Chaume 2. 

t 2. CHAUME (chô-m'), s. m. || 1° Nom , dans la 
Charente et la Saintonge, de terres calcaires pier- 
reuses, presque infécondes, les Primes d'honneur, 
Paris, (869, p. 3(2. Saintonge : les terres calcaires 
pierreuses, appelées chaumes, sont peu produc- 
tives, HEUZÉ, La France agricole, carte n" 5. 
112° Nom donné, dans la Basse-Bourgogne, au 
sommet dénudé et pierreux des collines (on l'y fait 
féminin). 

t CUAUMERET. Ajoutez : — ÊTYM. Le nom do 
cet oiseau est formé do chaume, comme chardon- 
neret de chardon. 

t CHAUMIS (chô-mi), s. m. Dans l'Aunis, champ 
couvert de chaume, Gloss. aunisien, (87u, p. 87. 

t CHAU.SSAGE(chi'>-sa-j'), s. m. || l"Miseà neuf dos 
bassins d'un marais salant, Enquête sur les sels, 
(868, t. I, p. 609. Il 2° Action de chausser, d'entou- 
rer de terre le pied d'une plante. On coaltare.... 
la tige.... à partir des racines, ju.squ'à plusieurs 
centimètres au-dessus du- point oii le chaussage 
devra ramener la terre.... ii. de parville, Journ. 
offic. 7 avril («76, p. 25(o, 2° col. 

CHAUSSEE. Il 5" Ponts et chaussées.... Ajoutez : 
C'est à mes dépens qu'elle [la terrasse de Fon- 
tainebleau] a été faite et sur les fonds des ponts 
et chaussées de ces pays-là, ST-siM. 399, 205. 

CHAUSSER. — HIST. || xvi° s. Ajoutez : Estant né 
dans une autre ville.... les manières de ce pays 
ne me chau.ssent [conviennent] pas trop. Lettre de 
Lionne, 23 mars (54(, à l'Art'lm, dans J. dumesnil, 
Hisl. des amateurs liai. p. 259. 

CHAUSSETTE. — HIST. Ajoutez : xii" .s. Et por 
l'amor de cel meisme honorable Honorcit, il ke il 
unkcs aloit, avoit il acoustumcit à porteir toz 
tens en son sain une chalcette do .son maistro 
Honorcit, il Dialoge Grégoire lopape, (870, p. (2. 
■ CHAUSSON. — HIST. Ajoutez ; HxiV s. Pour six 
paires do chauçoas que il [un chapelier] a livrées 
pour nous, six franc» huit soulz parisis. Mande- 
ments de Charles V, (376, Paris, (874, p. 678. 

CHAUVE-SOURIS. — ÊTYM. Ajoutez : Comme cel 
animal est dit dans la langue d'oïl chauve iouris ou 



CIJE 



73 



souris chauve et dans le wallon souris-chouette, no- 
tons qu'en Bretagne il est nomme souris-chaude. 
Cette dernière altération est inintelligible. On voit 
que deux considérations ont déterminé le nom do 
cel animal. Suivant l'une, on l'a dit chauve, parce 
qu'il n'a ni poils ni plumes; suivant l'autre, oh 
l'a assimilé à la chouette, probablement à cause 
de ses habitudes nocturnes 

t CHAUVINISTE (ch6-vi-ni-st') , adj. Qui a rap- 
port au chauvinisme. Les Américains qui n'ont pas 
encore visité l'Europe, seront bien forcés, après 
une promenade dans les sections étrangères (de 
l'exposition de Philadelphie], de revenir de leur 
idée chauviniste, à savoir que le Yankee est un 
être universel, supérieur à tous les autres, Journ. 
offic. 2 juin (876, p. 3788, 2° col. 

CHAUVIR. Ajoute: ; — REM. LeDictionnaira de 
l'Académie définit chauvir des oreilles par dresser 
les oreilles. Pourtant dans lo vers de Régnier : 
D'un fardeau si pesant ayant l'âme grevée. Je 
chauvis de l'oreille, cliauvir de l'oreille parait 
bien représenter le demitto auriculas d'Horace 
(Sat, I, 9) ; et en effet Oudin, dans son Diction- 
naire français-italien, interprète chauvir par 
chinare dimenando le orecchie. D'un autre c6lé, 
si on examine l'historique, on voit des exemples 
oii chauvir a lo sens do dresser. Ces contradictions 
sont tranchées par l'étymologie qui, montrant 
d'une façon très-probable que ce mot dérive de 
chowe, chouette, indique que lo sons propre est 
agiter les oreilles et par conséquent tantôt les 
dresser, tantôt les abaisser. 

t CHAVIRAGE (cba-vi-ra-j'), s.m. Action de faire 
chavirer. Le canot do sauvetage de la société de 
Brume a été soumis à l'épreuve du chaviragc. et 
s'est relevé avec rapidité, Monit. univ. du (6 juin 

(867, p. 753, 5" col. 

t CIIAYOTK (cha-io-t'), s. f. Plante cucurbita- 
cée (voy. skchion). 

t CHAZAL (cha-zai), s. m. Petite grange (Dau- 
phiné). Inventaire de (7(7. 

. — ÉTYM. Bas-lat. casale, du lat. casa, mai.son. 

CHEBEC. — ETYM. Ajoutez : Jal, montrant quo 
c'était autrefois une barque de pécheur, pense 
que chebec vient do l'arabe c^tabefca, filet. M.Devic, 
Diction, étym., remarque que chebec existe dans 
l'arabe moderne sous la forme chabbâk ou chob- 
bdk, mais qu'on en a une forme plus ancienne 
dans la première édition du Thésaurus do Meninski, 
(680, sounbekt, espèce de navire, et que la nasale 
de sounbeki se retrouve dans l'italien zambecco. 
C'est en effet cette forme zambecco et surtout ceUe 
de stambecco, encore plus inexplicable par l'arabe, 
qui a suggéré une tout autre étymologie. Selon 
M. Emile Durand, « l'origine de stambecco (et 
par conséquent de chebec) est l'allemand Steinbeck, 
bouquetin; dans le Tyrol, on dit Steitibok : d'oii 
l'italien stambecco, sciabecco, bouquetin, puis che- 
bec, le nom de l'animal passant à un vaisseau , 
c'est ensuite de l'italien que toutes les formes 
sont venues, en espagnol, en portugais, en fran- 
çais. • 

f CUEBLI (che-bli), s. m. Sorte de tabac. La pro- 
duction du tabac existait autrefois chez les indigè- 
nes d'Algérie, pour laquelle quelques tiibus avaient 
acquis un grand renom, comme, par exemple, dans 
la Motidja, les Krachcna et les Ouled Chebel, qui 
ont donné leur nom à des qualités aujourd'hui très- 
estimées (le krachena tl lo chebli), Journ. offic. 
("• mai («74, p. 3(i:.M, 3" col. Ces derniers [les co- 
lons] se livrant exclusivement à la production des 
tabacs fins, chebli, krachena, etc. ib. p. 3032, 
('" col. 

t CHÉnULE (ché-bu-l'), s. m. Terme de pharma- 
cie. Fruit desséché qui ressemble à une prune 
et ([ui provient du terminalia chebjtla, arbro de 
l'Inde; c'est une substance astringente. 

— ETYM. M. Devic, Dict. étym., pense qu'il vient 
de l'arabe-persan kabouli, du pays de Kaboul, 
attendu qu'un auteur asiatique dit que Kaboul est 
une province et ville de la Per.se qui produit le 
coco, lo safran et le myrobolan. Le chebule est en 
en effet une e.spèce de myrobolan. 

t CHÉCIIER (ché-ché), s. m. En Normandie, me- 
risier des bois; la chèche, fruit de cet arbre, del- 
BOULLE, Gloss. de la vallée d'Yi'res, (876, p. 74. 

t CHÉCHIA (ché-chi-a), s. f. Bonnet rougo fa- 
briqué dans la Tunisie. Quant à l'industrie [do la 
Tunisie], elle ne fournit guère à l'exportation 
d'autre article digne d'être cité quo les chéchias, 
dont la qualité est renommée, Journ. offic. 22 sept. 
1876, p. 8210, 3" col. 

CUEP.AjoutdZ ; Il B° Le commandant d'un csca- 
SUHI'L. -- 10 



.-', CllE 

dron est un capitaine en premier; le chef d'osca 
drons commande deux escadrons. 

t CHÉFESSE (clié-fè-s"), s. f. Nom formé de chef 
pour indiquer la dignité de certaines femmes aux 
lies Marquises. La grande cbifesse ou reine de 
Nnhiva. Jaurn. alpc. 25 janv. )877, p. B64, 3' col. 

t CIIEF-M.\G1STRAT (chif-ma-ji-stra), s. m. X 
Jersey et à Gucrnesey, le bailli, lieutenant-bailli 
ou juge délégué, président de la cour royale et 
des états. 

t CIIEFS-PL.\lDS(chèf-plé),î. m. pJ. X Gucrne- 
sey, .\urigny et Serk, et autrefois à Jersey, nom 
de certaines audiences solennelles des cours de 
justice, tenues deux ou trois fois par an. |{ X Jersey, 
les chefs-plaids ont pris au lieu de ce nom celui 
d'assise d'héritage (voy. assise au Supplément). 

i CHEIK-UL-ISLAM (cheyk-oul-i-slam'), s. m. 
Clii/ les mahométans, le chaf de la religion. 

— ETYM. Cheik. et islam (voy. ces mots). 

i CHEl.NTRE (chin-tr"), s. m. Nom donné, dans 
la Luire-lnférieure, aux parties des champs sur 
lesquelles les charrues et les attelages opèrent les 
tournées, les Primes d'/ioiiiieur, l'aris, 4873, p. 129. 

— ETYM. C'est le même que chaintre (voy. ce 
mot au Supplément). 

t CUEMICAGE (chc-mi-ka-j'), s. m. Action de 
rheniiquer. 

t2. (;HEMlXEAC(chemi-n(l),s. m.Nom, àRouen, 
d'un petit pain lourd en forme de turban que l'on 
mange dans le carême avec du beurre salé, Rev. 
cril. l"janv. 1876, p. 12. 

— Hisr. inr s. L'autres crie : Gastiaus rastes, 
Je lesaportctoz fetis; Chaudes tarteset siminiaus. 
GLiLL. DE LK VILLENEUVE, Ifs Cricries de Paris, 
dans les Fabliau-Z de Barbazan, t. ii, p. 276. (Méon 
dit en note que siminel est encore le nom d'un 
gÂteau en Picardie.) 

— ETYM. C'est une autre forme de l'anc. franc, 
semi'nel, sorte de giteau, bas-lat. .fimenellMS, du 
lat. simi'lo, fleur de farine. 

CnEMI.NÉE. Il S* Au théâtre, la cheminée, sorte 
de tuyau, de puits, oii passent les cordages sup- 
portant les contre-poids nécessaires aux manœuvres 
des décors. 

t CHEMIQUER (che-mi-ké), t'. o. Dans la fabri- 
cation des allumettes chimiques, appliquer au 
bout des allumettes la pâte phosphorée, par op- 
position à la taille du bois et autres manipulations. 

— ETYM. C'est faire l'opération chimique, avec 
altération populaire du mot. 

CHEMISE. Il 3" Ajoute; : Petit» estampe sans in- 
scription. Grdaneur d'un volume in-8 pour che- 
mise à la tète des oeuvres du sieur Prior, Mém. 
inédits sur VAcad. de peinture, publ. par Dus- 
sieux, t. II, p. J8I. Il 15° Chemise de vapeur, cou- 
che de vapeur qu'on interpose autour du cylindre 
des machines. L'éminent académicien [M. Resal] 
s'est proposé de se rendre compte de l'économie 
unanimement accordée aujourd'hui à l'emploi des 
chemises de vapeur.... il a comparé deux machines 
fonctionnant à même pression, même degré d'hu- 
midité de la vapeur admise et égale détente, mais 
n'ayant l'une qu'une enveloppe sèche, tandis que 
la seconde possède en outre une chemise de va- 
peur, LEDiEV, A Cad. des se. Comptes rendus, i. lxxxii, 
p. 599. ll'Proverbes. Ajoutez :\\1\ est dans sa che- 
mise, et la tête et les pieds lui passent, se dit 
ironiquement quand on refuse de répondre à la 
demande : oii est un tel? 

CHÊXAIE. — HIST. Ajoutez: xiV s. Quercetum, 
kaisnois, escallieb, Vocab. lal.-fratiç. 2129. 

CHÊNE. Ajoutez : Chêne liège, quercus suher ,\,. 

— ETYM. Ajoutez : X c6té de la forme proven- 
çale casser, mettez la forme béarnaise quasso : 
qui abaterà 16 frunt de quasso.... Fors et coutu- 
mes de Béarn, Pau, )7).5, p. <03, et la forme de 
l'Armagnac casse, bladé. Contes recueillis en Ar- 
magnac. 

CHF.VET. Ajoutez : — REM. Un chenet se di» dans 
le patois normand un quenot. qui signifie aussi 
un petit chien, a. moisï, Xoms de famille nor- 
mands, p. 383. 

— HIST. Ajoutez : \\ xn's. Si vit que on li ot for- 
trait, La damoisele, son ciennet [petit chien, au 
propre], l'erceval le Gallois, v. 23172. || xv" s. Ajou- 
tez : Deux chiennes de fer, l'une à croche, et 
l'autre à pommeaux, BuUel. du Bibiioph. mai t8C3, 
p. 233. 

t CUEÎîfeTTE (che-nè-f), s. f. En Normandie, 
fruit de l'aubépine, drlboull:;, Gloss. de la vallée 
d'Yéres, le Havre, 1876, p. 74. 

tCllÊ.Ml;RE(chè-niè-r'), adj. f.loue chênière, 
ou, substantivement, une chênière,sorle de bateau. 



C.UE 

CUEMLLE. Ajoutez : || Fausse chenille, larve 
des hyménoptères, 

t CUEMX (che-nin), s. m. Nom donné, dans la 
Vienne, à un cépage blanc, dit aussi blanmansais, 
les Primes d'honneur, Paris, t872, p, 3ol. 

CHEPTEL. Ajoutez : Ij 3» Cheptel mort, les bâti- 
ments et les instruments de culture. On mentionne 
souvent dans les baux le cheptel vif et mort. 

t CHÉQL'AGE (ché-ka-j'), s. m. Aux Etats-Unis, 
sur les chemins de fer, action de mettre un jeton 
ou chèque aux colis (voy. chèque, n° 2, au Sup- 
plément). Ce jeton, ou chèque, est percé d'un trou 
dans lequel on passe une lanière de cuir (pour 
l'attacher à l'une des poignées ou courroies des 
colis].... la formalité du chéquage une fois rem- 
plie, on passe par le pesage.... dans celld [la gare] 
de l'Ouest, à Philadelphie, deux chéqueurs et 
quatH'e facteurs expédient soixante et quelque- 
fois doux cents colis par train dans l'espace de 
dix minutes, Journ. of/ie. 3 mars 1873, p. t498, 
l-col. 

t CHÈQUE. Ajoutez : Le chèque est un reçu ou 
un ordre de payement de tout ou partie d'une 
somme déposée en compte courant dans la caisse 
d'un établissement de banque. Que le dépositaire 
se présente lui-même et souscrive une quittance, 
qu'il donne son récépissé en payement à un tiers 
ou qu'il adopte la forme du mandat payable soit 
au porteur, soit à une personne déterminée, les 
titres qu'il émet dans ces diverses hypothèses 
constituent toujours des chèques, Rapport O'Quin 
sur le budget de t865, p. <65. || 2» Aux Ktats-IJnis, 
sur les chemins de fer, jeton que l'on attache aux 
colis, Joum. offic. 3 mars t873. p, t498, t™ col. 
Un chèque ou jeton semblable est remis au voya- 
geur et c'est son bulletin de bagage. 

t CHÉQUEUR (ché-kcur), s. m. Aux États-Unis, 
sur les chemins de fer, celui qui opère le ché- 
quage, Journ. offic. 3 mars 1873, p. 1498, ('"col. 

CUER. Ajoute: : 118° Une chère, une précieuse, 
jeune femme au temps de l'hôtel de Rambouillet, et 
aussi une petite femme sur le retour; ce terme 
d'amitié que les précieuses se prodiguaient entre 
elles, atait bientôt servi à les désigner elles-mê- 
mes. Note de l'édil. Régnier, t. ii, p. 145, Lett. de 
Si'vigné. Je meurs de peur que vous ne mettiez 
une coiffe jaune comme une petite chère, sÉv. 
4 avril 1071. 

t CHERCHE. Ajoutez : \\ 3» Dans les jeuz oii l'on 
marque des points, à cherche se dit de celui qui 
n'a encore rien marqué, tandis que l'adversaire a 
des points. Cinq à cherche, c'est-à-dire cinq points 
à l'un et rien à l'autre, 

CHÈRE. — ÉTYM. Ajoutez : X Lamballe, CÔtes- 
du-Nord, on dit faire des chères, pour dire : faire 
une mine gracieuse, faire des caresses. 

t 2. CUËRI (ché-ri),s. m. Loi civile et religieuse 
des musulmans, préexistante à toutes les autres; 
il se compose du Koran, de la Sunna et de quel- 
ques autres recueils, Joum. des Débats, 19 juin 
IS76, 2° p. l"col. 

t CIIÉRIMOLIER. (ché-ri-mo-lié), s. m. Arbre du 
Pérou, anona cherimolia, Lmk. Entretenus avec 
soin [dans le jardin du Hamma, près d'Alger], 
les goyaviers des Antilles et les chérimoliers du 
Pérou donnent des fruits savoureux, Journ. offic. 
Ssept. 1873, p. 5783, 1" col, || On trouve aussi che- 
rimolia. [En Algérie] le cherimolia se montre un 
peu plus délicat, il donne un fruit exquis, sorte de 
crème fondante très-pçirfumée, Journ. offic. 26 

nov. 1874, p. 7813, 2° COl. 

t CHERIN (che-rin), s. m. Nom, dans l'Oise, 
duséran, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 65. 

t CHÉRIR. — ETYM. Ajoutes rSanhe, chérissant, 
caressant : un chien chérissant, de là l'anglais to 
cherish, caresser. 

t CHERMOTTE (chèr-me-f), s. f. Nom, dans la 
Haute-Saône, d'un panier profond dans lequel on 
recueille les merises, les Primes d'honneur, Pa- 
ris, 1872, p. 213. 

t CHERO.V (che-ron), s. m. Nom, dans l'Oise, du 
vesceron, ervum hirsutun, L., les Primes d'hon- 
neur, Paris, 1872, p. 64. 

t CIIÉRUU (ché-rub), s. m. Terme d'antiquité. 
.Mot sémitique désignant des figures d'animaux et 
d'où provient chérubin. On connaît désormais la 
forme particulière que ces animaux fantastiques; 
désignés sous le nom de chérub, avaient prise en 
Phénicie, j. souRï, Rev. des Deux-Mondes, 15 déc. 

1875, p. 805. 

— ETYM. Hébreu, keroUb. D'après M, A, Kuenen 
(la Religion d'Isra'él, traduct, anglaise, t. i, 
p. 234), les chérubins ont été empruntés par les 



rrfE 

Israélites aux Phéniciens, qui eux-mêmes les te» 
naient des Babyloniens et des Assyriens ; ce mot 
indique une origine étrangère, car il est dérivé 
d'un verbe qui signifie saisir, et correspond à un 
thème aryen : sanscr. grah ; goth. greipan ; ail. 
greifen. 

t CHËTE (chê-f), s. f. Dans le pays de Vaud, 
compagnie en grand costume qui se promène dans 
les airs, pendant les nuits, selon les croyances po- 
pulaires ; les esprits, les farfadols. X mesure que 
passe la file par les rues du village.... les paysans 
s'enfoncent dans leurs coitres [coite, couette]; il 
leur vient des idées de chêle, m~» de gasparin. 
Voyages, Bande du Jura, i, les Prouesses de la 
bande du Jura, Paris, 1865. 

— ETYM. Origine inconnue. 

CUfiTIF. — ' ETYM. Ajoutez : Dès le iv" siècle, 
captii^us a eu le sens de chétif : Homines nanos, 
gibbosos, déformas, captivos ridiculosque, J. fih- 
Micus, Math, viii, 27. 

t CHÉTUAN (ché-tu-an), s. m. Nom d'un cé- 
page rouge, dans l'Ain, les Primes d'honneur, Pa- 
ris, 187(1, p. 379. 

CHEVAL, Ajoutez : || 13° Cheval de cheville, 
cheval attelé en cheville; c'est le cheval de tête 
dans un attelage à deux chevaux; quelquefois les 
traits de ce cheval sont simplement passés sur des 
chevilles fixées à l'extrémité des brancards ou li- 
mons. Un charretier, monté sur un cheval de che- 
ville attelé à un tombereau, tomba, en traversant 
la plaine d'Ivry submergée, dans une fondrière,,,, 
Journ. offic. 21 mars 1876, p, 1968, 3° col, || 14° Che- 
val de retour, se dit, dans l'argot des prisons, du 
criminel qui, enclin aux récidives, revient tou- 
jours à la prison, au bagne, etc, p, SAKRAZiN, l'Opin. 
nationale, Supplément a.\in° A\i 28 avr. !876, Fcm'^ 
lelon. Il 6° Petit cheval, petite machine à vapeur 
auxiliaire. Un petit cheval de la force de 12 che- 
vaux nominaux.... à bord du Porcupine le petit 
cheval permettait de rentrer les dragues à rai- 
son de un pied par seconde, a, reclus, Rev. ma- 
ritime et coloniale, juill. 1874 p. 160. 

— REM. 1. Cheval fondu s'est dit, dans l'ancienne 
langue, du cheval qui s'est abattu : Le cheval..,, 
joignit les quatre piedz et saillit bien quiiize 
piedz ainsi comme pour saillir en l'eaue; et quant 
le cheval trouva de ses piedz la terre dure, qui . 
cuydoit trouver l'eaue, il va cheoir sur ses piedz 
de coup de meschef et fondit jusques à terre; 
et quant le roy vit son cheval fondu, il regarde 
bas, et lui fut advis ^u'il estoit eu une rivière, 
Perceforestjf' 28, recto. Cette locution donne la clé 
du jeu des enfants dit cheval fondu, || 2, Parler à 
cheval, s'est dit, dans le xiv° siècle, pour parler 
orgueilleusement, rudement : 11 a trop esté à re- 
pos; E! gar comme il parle à cheval, S'Artus es- 
toit ou Parceval ; S'a il grant cuer. Théâtre franc, 
au moyen âge, Paris, 1839, p, 290, On peut voir, à 
l'historique, des exemples de cette loc^ition, mais 
du xvi° siècle, 

CHEVALER. Ajoutez : || 6° Activement et fig. 
Presser pour obtenir quelque chose (inusité pré- 
sentement). Les autres demandent. la fin de leurs 
meilleurs amis, et, si celui qu'ils chevalent [pour 
hériter de lui] ne meurt bientôt, il les épuise, 
malh. Lexique, éd. L. Lalanne. 

CHEVALET. Ajoutez: || 12° Pont de chevalets, 
pont militaire établi sur des chevalets. Chevalet à 
la Birago, chevalet dont les pièces s'assemblent à 
volonté, et qui est employé dans la construction des 
ponts militaires. Il 13° Chevalet de couteau, syno- 
nyme de porte-couteau. 

— REM. Le chevalet de fusée n'est point une 
armature, c'est un appareil employé pour lancer 
la fusée. Un efl'ectif de 12 compagnies d'infan- 
terie et de 4 sotnias de cosaques, avec 16 pièces 
d'artillerie et quelques chevalets de fusées, Journ 
offic. 14 mai 1873, p. 309 1, 2° col. 

CHEVALIER. Ajoutez :\HS' Chevalier était un 
titre qui se donnait souvent aux cadets de bonne 
maison. C'est un homme de vingt-huit ans, intime 
ami de Monsieur de Tulle, qui s'en va avec lui; 
nous le voulions nommer le chevalier Mascaron ; 
mais je crois qu'il surpassera son aîné, sÉv, 6 mat 
1672. Il 16° Nom donné aux cloutiers. Les cheva- 
liers sont tonus de rendre un certain nombre de 
clous par kilogramme de fer employé, l'Opin. 
nationale, 30 mai 1876, 3° p, 4° col, 

CHEVALINE, .ijoutez : || Boucherie chevaline, 
boucherie où l'on vend de la viande de cheval. La 
première boucherie chevaline a été ouverte à Pa- 
ris en (866.... au premier janvier 1875, il y avait 
à Paris cinquante boucheries chevalines et cinq 



CHE 

dans la banlieue, Joiirn. nffir.(< msr isT.ï, ]i. I7I7, 
2° col. 

t CHEVANNE. Ajoute: : — HIST. xV s. Chc- 
venne, mantellier, Giossai'rc, Paris, 186», p. 20. 

fCUEVÉ,ÈE(i'he-vé,vée),ad/. Verres ihcvés, ver- 
res de montre bombés, que par un façonnage on a 
transformés en verres plats. 

■(■ CllEVELAGE (che-vc-la-j"), s. m. Opération 
qui a pour but d'ouvrir cl d'entretenir, à l'étiage, 
des passes dans les hauts-fonds, E. changez, Voies 
navigables de France, p. 315. 

CHEVET. Aj'iuiei : Il 8» Bout de tringle que le 
cloutier emprunte pour y souder le bout de sa 
propre tringle, quand ce bout est devenu trop 
court pour être saisi facilement avec la pince, 
l'Opinion nationale, 30 mai <876, 3' p. 4* col. 

CHEVEU. Ajoute! : || S* Cheveu d'or, terme de 
décoration de la porcelaine. Services à thé ou à 
café, formes Sèvres, pclile bande couleur et che- 
veu d'or, Prospectus. 

t CHEVEUR (che-veur), s. m. Ouvrier qui pra- 
tique le chevage des verres de montre. 

t CHEVILL.VGE. Ajoute: :\\a' Action de chevil- 
ler, de tordre la soie pour qu'elle se décolle. Après 
la torsion, la soie est disposée en écheveaux, puis 
soumise à l'opération de la cuite, qui a pour objet 
do dissoudre la matière gélatineuse qu'elle ren- 
ferme, et ensuite lavée, teinte et chevillée, c'est- 
à-dire rendue aussi brillante que possible au 
moyen de la traction ; le chevillage se l'ait géné- 
ralement à la mécanique, mais il se fait aussi à 
la main, Journ. offic. 21 nov. IS76 , p. 8485, 
<"col. 

CHEVILLE. Ajoutez : || 11° Nom donné à une 
apophyse osseuse du frontal, qui supporte la corne, 
chez les animaux cornus. 

CHEVILLÉ. Il 5" Ajoute: : Les derniers sonnets 
que j'ai vus de notre très-cher [le président Mai- 
nardj, ne me semblent pas extrêmement bons; ils 
sont chevillés en plusieurs endroits, Balzac, Lett. 
inédites, cxviii (éd. Tamizey-Larroquc). 

CHEVILLER. Ajoute:: — REM. Bien avant A. de 
Musset, Malherbe a employé cheviller au sens de 
faire entrer des chevilles, des mots inutiles dans 
les vers: Quelle subtile distinction peut-il alléguer 
entre le sort et le destin "? les poêles n'y en font 
point, s'ils ne veulent cheviller. Lexique, éd. L. La- 
hinne. 

t CUEVILLEUR. Ajoute: : j| ï* Celui qui apprête 
les scies écrues pour les fabricants et marchands, 
2'arifdes patentes, (858. 

t CHEVIOT(che-vi-o),s.m. || l°Moutondes monts 
Cheviots en Ecosse. On a fait de même pour les 
southdowns, moutons de plateau , tt pour les 
'cheviots, moutons de montagne, bien que le croi- 
sement se fasse mieux parmi les moulons de plaine; 
lecheviot est la race de montagne la plus estimée, 
Journ. offic. 21 fév. 1876, p. 1323, I" col. Il 2" Se 
dit aussi de la laine du mouton cheviot. Jupes en 
cachemire toutes nuances, ou en cheviot pure 
laine, Journ. oflic. 9 nov. 1875, p. 8581, 2' col. 

t CHEVIOTE (che-vi-o-f), s f. || 1" Laine d'a- 
pneau d'Ecosse ou cheviot. Nous faisons entrer 
dans nos étoffes de la 'soie, du cachemire, de l'al- 
paga, de la cheviote et du poil de chèvre, Entiuéte, 
Traité de comm. avec l'.lmjlet. t. m, p. 97. || 2°Êtofl'e 
faite avec la cheviote. Nous citerons comme exem- 
ple, occasion unique, 2000 pièces cheviote croi- 
sée, mélange vigogne, nouveauté de la saison.... 
Journ. offic. 2 oct. 1872, f. 6304, Annonces. 

CHÈVRE. Ajoute: : || 1' Arbalète à pied de chè- 
vre, VOy. ARBALÈTE. 

fCUEVRELLE (che vrè-1'), s. f. Jeune chèvre; 
c'est le féminin de chevreau; ce mot se trouve 
dans la traduction en vers de Théocrite par Fir- 
min Didot. Il n'est pas en usage. 

CHEVRETTE. Ajoute: : || 7» Nom, dans la Haute- 
Marne , de la chanterelle. Ce champignon d'un 
jaune d'or, au cliapcau coquettement retroussé et 
frisé, est la chanterelle, connue vulgairement sous 
le nom de chevrette, a.tuëuhiet, Rev. des Deux- 
Kondes, i" oct. (874, p. 580. 

— SVN. CHEVRETTE, POT X CANON (en pharmacie). 
On nomme pots à canon ceux qui servent à con- 
server les électuaires. On nomme chevrettes ceux 
qui ont un bec au-dessus du ventre; ils servaient 
autrefois, chez les apothicaires, à conserver les si- 
rops et les huiles, m.iis aujourd'hui il n'y a que 
certains épiciers qui s'en servent, Dict. des arts 
et métiers, Amsterdam, J767, Apothicaire. 

t CHEVRETTIÈRE (che-vrè-tiè-r'), s. f. Femme 
employée à piler la chevrette ou crevette grise, 
pour en faire un applt. 



cm 

t CUEVRIX. Ajoute: : Les différents procédés 
de pêche qui devront être prohibés, tels que la 
pêche au feu, au harpon et à la fouanne, en bouil- 
lant avec bouilles et rabots, sous les chevrins et 
saules, en rompant la glace.... Cire, des forets, 
28 juin J829, n° 221. 

4. CHEVRON. Ajottte: : — REM. 1. Dans le com- 
merce de bois de sciage de Paris et dans la région 
qui alimente les chantiers de la capitale, le che- 
vron a d'épaisseur 0'",08 et autant de largeur. 
Il 2. Dans les Vosges, lo chevron a de dianu-tre au 
gros bout 0",I6 à 0",22; au milieu 0",I8; de lon- 
gueur, 9 mètres. Annuaire des eaux et forêts, 
1873, p. 23. 

— HIST. xiii" s. Ajoute: : Car repren garde à 
ta maison; Ke li postel, li kieviron Paient à poi 
do mescstanche, gui de cambrai, Barl. et Jos. 
p. 2G1. 

— ETVM. Ajoute: : Bas-lat. capro, Gloses de 
Cassel. 

3. CHEVRON (che-vron), s. m. Terme de com- 
merce pour désigner les poils de chevreaux. Poils 
d'animaux: ("poils ou laines de chevreaux, dits 
chevrons, Tableau annexé à la loi du I3 juin (ses 
concernant les usages commerciaux. Fils de poils 
de chèvre, de chevron et de chameau, Journ. 
offic. 7 févr. (872, p. 1)28, 3° col. 

— ÊTVM. Chevron, chevreau (voy. chevron (). 
CHEVROTIN. Ajoute: :\\i° Nom d'un fromage 

de chèvre. Le fromage cbevrotin est assez estimé; 
on le fabrique dans la Savoie, heuzé, la France 
agricole, carte n* 44. 

t CHEVRIIE (che-vrue), adj. f. Terme de mar- 
chand de laine. Laine chevrue, laine ayant quel- 
que rapport avec le poil de la chèvre. 

CHEZ. — REM. Ajoute:: || 3. Vaugelas note et con- 
damne la prononciation cheuz vous, cheuz moi, 
cheuz lui, dont la cour usait. 

t CUI (chi), s. m. Nom, dans le Soudan, do l'ar- 
bre à beurre, cortambert, Cours de géographie, 
10» éd. Paris, (873, p. 635. 

I CHIC. Il 2°Tern]e d'atelier. Ajoute: : || Dessiner 
ou peindre de chic, dessiner ou peindre de mé- 
moire. Voilà un cheval au galop, une draperie flot- 
tante que j'ai été obligé de faire de chic. || Faire 
de chic se prend toujours en mauvaise part, si- 
gnifiant : dessiner ou peindre d'une manière 
fausse ou conventionnelle. Lorsqu'un peintre dit 
d'une œuvre d'art, c'est du chic, cela équivaut 
toujours à ; c'est faux, c'est mauvais. || Chic ne si- 
gnifie beauté élégante et rapidité que dans le 
langage familier des gens du monde, et jamais 
dans celui de l'atelier. 

— ETYM. Ajoute: : On assure que chic est le 
nom d'un jeune élève do David, pour lequel le 
maître avait beaucoup d'affection , et qu'il citait 
,^ tout propos à ses autres élèves; le nom de c( 
jeune homme mort à dix-huit ans s'écrivait Chic- 
nue. 11 faut toujours se défier des étymologies 
anccdotiques, et, jusqu'à preuve contraire, l'éty 
mologic allemande, qui est au Dictionnaire, reste 
la plus vraisemblable. 

f CIIICA (chi-ka), s. f. Sorte de breuvage usité 
au Chili, que les femmes de l'Araucanie préparent 
en mâchant du maïs, R. radau, Rev. des Deux- 
Mondes, (5 nov. (876, p. 433. 

CHICANE. Il T Ajoute: : Nous y arrivâmes à 
travers mille boules de mail; car on joue là, le 
long des chemins, à la chicane , l'oi/. de liachau 
mnnl et Chapelle, p. 4(, La Haye, (714. 

CHICANERIE.'— IIIST. Ajoute: : \] x\i' s. Plai 
dans en cour laye, ils [les ecclésiastiquesl ne sont 
subjets à infinité de chicaneries qui sont un style 
de cour d'église, guy coquille. Œuvres, édit. de 

1660, t. Il, p.H(. 

CHICORÉE. Ajoute:: |j 3» Pièce de toilette, ruche 
faite avec une bande à dents qui ressemble un peu 
aux bords de la chicorée (voy. huche, n° 8). 

t 2. CHICOT (chi-ko), s. m. Le chicot du Ca- 
nada, arbre à café, gymnocladus dioica, le coffee- 
tree des Américains, bâillon, Dict. de bot. p. 247. 

CHIEN. Ajoute: : |i 11° Chiens verts, chiens ainsi 
nommés, parce que lespiqueurs étaient habillés de 
vert; ils formaient un équipage pour la chasse 
du daim, qui était payé sur la cassette du roi et 
que commandaient M. de Dampierre et lo valet 
do chambre Lebel, luynes, vi, (53. || la- Populai- 
rement, chien do commissaire, secrétaire. Une 
table couverte d'un tapis vert oii écrivait le chien 
du commissaire, un grand di-ible à tète de pion, à 
redingote râpée, alph. daudet, Fromont jeune et 
Rislcr aine, m, 5. || 13° Â la chien, se dit d'une 
coiffure de femme dans laquelle les cheveux seul- 



cm 



75 



blent ébouriffés et en désordre sur lo front. X 
force de voyager en wagon avec des filles bizarre- 
ment accoutrées, les cheveux sur les yeux à la 
chien, ou flottants dans le dos à la Geneviève de 
Brabanl, elle finit par leur ressembler, alph. 
DAUDET, Fromont jeune et Risler aine, m, 2. 
Il li" Fig. et populairement. Avoir du chien, avoir 
do la verve (dégénérescence de la locution avoir 
une colère de chien, une peur de chien). || 15° Fig. 
À tuer chiens, locution qui n'est plus usitée et qui 
désigne des prétextes comme quand on veut tuer 
son chien. Quand j'ai dû aller en Portugal , j'ai 
trouvé des objections à tuer chiens, mais que j'ai 
enfin vaincues pour ce même arrangement si 
convenable, d'ahgenson, Mémoires, (S60, t. u, 
p. 299. il IS" Chien de mine, nom donné à un petit 
chariot à quatre roues qui sert dans les mines. 
17° Chien deBIenheim, voy. blenheim au Sup- 
plément. 

Ajoute: : — REM. 1. Mme de Sévigné a dit par 
une singulière ellipse : On soupe pendant le chien 
et le loup, i«(t. 29 juin (689; c'est-à-dire pendant 
le temps dit entre chien et loup. || Mme de Sévigné 
connaissait le proverbe du chien du jardinier : 
Jamais il n'y eut un véritable chien de jardinier 
comme lui, ic((. (3 sept. (677. 

t CHIEN-LOUI'(chiin-lou),s.m.Variété de chiens 
très -commune, qui est de bonne garde. || Au plur. 
Des chiens-loups. 

CHIFFE. Il 1° .Ijoute: : Manuscrit du Vatican en 
papier de chiffes, halma, Almageste de Ptolémie, 
Préface, p. lu . 

— ÊTYM. Ajoute: : M. Defrémery, Mém. d'hist. 
orient. 2* part. p. 334, appuyé par M. Devic, 
Dict. étym., propose l'arabe chiff, vêtement mince. 
Sans doute ce mot est, par sa forme et par son 
sens, très-plausible. Pourtant il faut noter que ni 
l'espagnol ni l'italien n'ont l'équivalent de chiffe; 
qu'on ne voit pas dès lors comment le mot arabe 
aurait passé dans le français ; enfin, que la forme 
la plus ancienne est chipe. Des doutes restent 
donc attachés à cette étymologie. 

-| CIIIFPLE (chi-fl'), s. f. Siffict. Patenôtres do 
bois, moules de boutons, rhiftlcs, peignes, cuillers 
et ouvrages de bois, Décl. du roi, nov. (640, Tarif. 
Il On disait autrefois chifflcr. 

t CHIFFLER, voy. siiFLEn. 

CHIFFON. Il 4° Ajoute: : On dit aussi rameau 
chiffon, Rev. horticole, le fév. (875,p. 79. || 5° Tissu 
chiffon, tissu sans apprêt. On devra ajouter trois 
catégories : les tissus écrus, les ti.ssus blancs chif- 
fon, les tissus a.fiivi\,és. Enquête, Traité de comm. 
avec l'Anglet. t. iv. p. 607. 

t CHIFFONNAGÉ. Ajoute: : ||3° État d'une per- 
sonne enchiffrenée. Un violent mal de tète, mon 
cher Pcrsée [Klinglin], et tout lo chifl'onnage d'un 
gros rhume m'obligera malgré moi d'être laconi- 
que aujourd'hui, klinglin, Corresp. 1, p. ï8. 

CHIFFONNER. || 4° Ajoute: : Le voyage do Poin- 
sinet IPichegru] me chifl'onne.... à l'excès, klin- 
glin, Corresp. Paris, pluv. anvi, t. i,p. 245. Il 5°E.icer- 
cer la profession de chiffonnier. Considérant qu'un 
certain nombre d'individus chiffonnent sans auto- 
risation, Ordonn. de police, I5 août (872. 

CHIFFONNIER. Ajoute: : || 3° Nom donné à des 
colporteurs qui vont dans les campagnes acheter 
des chiffons et des peaux. Les chasseurs et les col- 
porteurs dits chiffonniers mettent aussi le feu dans 
les bois, Enquête sur les incendies des Landes, p. 95, 
(873. Les chiffonniers colporteurs achètent les 
peaux dans les campagnes; ils ont donc intérêt à 
ce que l'élève du bétail soit prospère, ib. p. 96, 

t CHIFFRABLE (chi-fra-bl'), adj. Qui peut étro 
chiffré, calculé. Le droit éventuel ré.scrvé à vos 
héritiers [par les compagnies d'assurances sur la 
vie] est une valeur chiffrable, grâce aux tables de 
mortalité, achille mehcier. Reconstruction du pa- 
trimoine nation.el de la. famille, Pa.ris^ tsia, p. 27. 

t CHIFFRAGE (chi-fra-j'), s. m. Action do chil- 
frer, de fixer un chiffre, un nombre, d'évaluer. 
Je vous faisais observer qu'il existait des lois sur 
les retraites; qu'il y avait lieu d'en examiner l'en- 
semble, qu'en cette matière la difficulté consis- 
tait dans le chiffrage de la loi, qu'il y avait des 
charges dont on devait bien se rendre compte, 
LÉON SAY. Journ. offie. 9 déc. (876, p. «152, 3° col. 

CHIFFRE. — lllsT. Il XVI' s. Ajoute: : Le prince 
ne serait plus qu'un chifre [zéro]; et le subject 
commanderoitau seigneur, bodin, fl^pub/ique, I, 8. 

t CHIFFRE-TAXE (chi-fre-ta-ks'), s. m. Terme 
de l'administration des postes. Petites étiquettes 
imprimées représentant chacune une valeur de 
25 centimes à percevoir. Toute lettre non affr,xn ■ 



70 an 

cliio. née et distribuable dans la clrconscriplion 
d'un bureau de poste, doit itrc rev6tuc d"uii nom- 
bre de cIiilTres-tases équivalent à la laïc exigible ; 
les chiffres-taies sont toujours apposés d'avance 
par les agents des postes , Insiruclions imprimées 
(i 11 mite de l'Àlmanach des Postes. || Au plur. Dos 
cbilTrcs-taxes. 

t CUIGXARD (chi-gnar), t. m. Terme populaire. 
Celui oui chignc, qui grogne constamment. Tais- 
toi, petit chignard. 

t CUIG.VER (chi-gné) , r.. n. Terme populaire. 
Avoir constamment l'humeur et la parole gro- 
gneuses. Et toi, toujours proyuant, toujours cbi- 
gnant. quelle source de pleurs et de jérémiades 
pour ton génie larmoyant 1 i. du P. Duchcne, 
73" lettre, p. 3. 

— ETYM. C'est le simple, avec une signification 
nn peu différente, du composé rechigner. 

t CUII.IARCHIE (kili-ar-chie) , i. f. Division 
de la phalange grecque ; elle étaùt composée de 
1024 hommes et commandée par un chiliarque. 
Quatre chiliarchies formaient la petite phalange, 
huit la demi-phalange, et seize la phalange entière. 

ETYM. Voy. CIIILIAHQLE. 

t CHILIASME (ki-li-asra'), s. m. Nom grec du 
millénium, ou doctrine de ceux qui pensaient 
qu'après le jugement universel, les prédestinés 
demeureraient mille ans sur la terre et y joui- 
raient de toutes sortes de plaisirs. 

— ETYM. X'.'iïïuo:, de X''^"»i mille. 

+ CHILIASTlQCE(ki-li-à-sti-k'), ad;. Qui a rap- 
port au chiliasme. 

t CHI.UER (chimé), V. n. Terme populaire 
vieilli. Avoir du dépit et l'exhaler; c'est ce qu'on 
rend aujourd'hui par fumer (voy. fumer, n" :i). Jl 
est bien étonnant de voir tous ces gens-là se 
plaindre et chimer, clabauder et calomnier, L. du 
P. Duchcne, 2* i€l(rc, p. 2. Tout change de face et l'on 
s'arrache les cheveux qu'on avait ornés de fleurs 
et l'on pleura et l'on chima et l'on chime encore jus- 
qu'à ce que Bouille ramène toutes ces âmes abî- 
mées de désespoir at de rage, ib. 126' lettre, p. 6. 

— ETYM. Normand, himer, pleurer, crier: angl. 
lo chime, carillonner. 

t CHIMËRISER. Ajoute; : Ceux qui, après avoir 
longtemps chimérisc sur l'impossibilité de leurs 
promesses [desrcsecroix].... naldé, flosecroii, viu, 3. 
il ne faut pas tant chimériser, et encore moins 
faire consister la piété dans ces chimères , boss. 
Réponse à quatre lettres, s. 

t CUIMICO-LÉGAL, ALE (chi-mi-ko-Ié-gal, ga I'), 
adj. Qui a rapport aux opérations chimiques or- 
données par la justice. La recherche chimico- 
légale de l'arsenic, brame, Acad. des se. Comptes 
rendus, t. liixii, p. 986. 

CHIMIE. — ETV.M. Ajoutes : Cham, Kem, Kemi 
est un nom qui se lit plusieurs fois sur les monu- 
ments hiéroglyphiques; il signifie proprement la 
terre noire, et est le nom de l'Égj-pte. 

t CHIMIFICATION (chi-mi-fi-ka-sion), s. f. Ac- 
tion de faire au moyen de la chimie. Les fines et 
dispendieuses chimilications culinaires, leooyt, 
.Article sur l'Auvergnat, dans les Français peints 
par eux-mêmes, t. n, p. 221.(11 ne faudrait pas 
confondre cp mot avec chymificalion.) 

CHIMI.sTe. Ajoutez : |l 2" S'est dit pour ven- 
deur de drogues, k'aulre [saur de Psyché) avait 
des réparations à faire de tous les côtés; le bain y 
futcmployé. les chimistes, les atourneuses, la font. 
Psijché, II", p. <5l. 

t 2. CIIINAGE (chi-na-j"), t. m. Terme d'argot. 
Action de faire la chine (voy. chineur au Supplé- 
ment). 

t CeiXA-GRASS (chi-nagras'). s. m. \o\. »a- 
MIE. On a amené ces eaux (d'égout] sur des prai- 
ries, sur des cultures de china-grass, et les eflcls 
ont été remarquables, h. de parville, Journ. o/pc. 

20 nOV. <8"4, p. 7718, 3'col. 

— ETYM. China, Chine, et angl. grass, ga/on : 
gazon de Chine. 

t CUI.VCHARD (chin-char), s. m. Nom, sur les 
cites du Morbihan, d'un poisson de mer, gouezel, 
kt Oiseaux de mer, Nantes, i»7r., p. H. 

t CHI.NF. (chi-n'), ». f. Terme d'argot. Voy. ciii- 
KEUR au Supplément. 

t CUI.Vfi. Ajoutez : Contrairement à ce qui a été 
dit en Europe, il est à peu près certain que les 
Chinois sont les inventeurs des soieries dites chi- 
nées, et si appréciées de nos dames, Extr. des An- 
nales du commerce extér. dans Journ. offic. t9 nov. 
<«7), p. 405», 2- c<l. Il !• s. f. La chinée, espèce 
de papillon, CAKTEBON. Premières chasses. Papillons 
e< oilcauj,p. 61, Iktzel. i:<i,r. 



cm 

t 2.CUI>'ER (chi-né), r. a. Terme d'argot. Voy. 
CHINEUB 2 au Supplément. 

*. CHINEUR (chi-ncur), s. m. Celui qui applique 
la couleur sur la chaîne des étoffes. 

t 2. CHIXEtTR (chi-neur), s. m. Terme d'argot. Fi- 
lou qui vole en augmentant frauduleusement la 
valeur apparente des objeUî. Le Mont-de-Hiélé n'a 
guère à se défendre que contre deux variétés de 
filous parfaiteincnt catégorisées : les chineurs et 
les piqueurs d'once.... faire la chine consiste à 
augmenter frauduleusement la valeur apparente 
des objets.... on a gardé le souvenir d'un coup de 
chinage sur do faux galons d'or qui coula aux 
commissaires -priscurs plus de 30 ouo francs, 
MAXIME Bf CAMP, Rei\ des Deux-Mondes. (5 janv. 
<87a,p. 332. Il ne faut pas croire que celle fraude 
s'arrête aux objets précieux, on chine tout, ID. «6. 
p. 333. 

t CULNT. — ÊTVM. Ajoutes .-Angl. chints, chints, 
du persan c/iinî,hindoustani chhinl, toile de coton 
bigarrée, petilleaux. 

■f I. CHIPER. Ajoutez .-Treize sols sur la douzaine 
de moutons, bouc et chèvre chipés, Déclar. du roi, 

<6 fév. 4 635. 

— ETYM. Ajoutez : M. Devic, Dicl. étijm., de- 
mande si noire mot chiper ne provient pas du 
turc sep. tan, réservoir où se fait le tannage, sepni/î, 
tanner. 11 faudrait au moins quelque intermé- 
diaire montrant comment ce mot turc a pu s'in- 
troduire en français. 

tCUiyL'fi, ÉE (chi-ké-kée), o(f/. Terme d'atelier. 
Fait avec chic. 

t CII1R.\S (chi-râ), s. m. Nom donné à des en- 
tassements de grosses pierres, au sommet du Pilai, 
non loin de Saint-Étienne, hichalowski, Vestiges 
des invasions orientales, p. H, (876. || Dans l'Au- 
nis, chiron ou chirat, tas de pierres accumulées 
dans les champs. Gloss. aunisien, p. 88. 

tCUlROGRAPHAIREMENT(ki-rogra-fè-re-man), 
adv. En qualité chirographaire. Que les héritiers 
F... seront admis.... au passif de la faillite N... 
)° par privilège.... 2* chirographairement, pour les 
sommes de.... Cas. des Trib. 2) oct. (875, p. <oi.'>, 
i" col. 

t CHIROMYS (ki-ro-mis'), s. m. Terme de zoo- 
logie. Espèce de paresseux. Le chiromys ou aye- 
aye de Madagascar, avec l'ongle long qu'il porte à 
chacun de ses pieds de devant, va chercher jus- 
qu'au fond des crevasses des arbres les insectes 
dont il se nourrit, a. mangin , Journ. offic. lo oct. 
(872, p. 6424, 3' col. || On écrit à tort cheiromys. 

— KTYM. Xecp, main, et (lûî, rat. 

t CHIRON. Ajoutez : \\ 2» Nom des larves xylo- 
phages. en Dauphiné. 

t CUIRONNAGE (chi-ro-na-j'), s. m. Nom, dans 
le Dauphiné, d'une sorte de sciure laissée dans le 
bois par les larves xylophages dites chirons. Les 
femmes de la campagne font usage, pour leurs en- 
fants, delà poudre de chironnage au lieu de lyco- 
pode. 

t CH1R0N\É,ÉE (chi-ro-né, née), adj. Attaqué 
par les chirons (Dauphiné). Ce bois est tout chi- 
ronné. 

t CHIRONOME (ki-ro-no-m'), s. m. Terme d'en- 
tomologie. Petit diptère, appartenant aux tipules, 
trè.ç-abondant dans les eaux stagnantes, E. Blan- 
chard, Bev. des Deux-Mondes, t" oct. 1874, p. 606. 

CHIRURGIEN. Xjoufc;: || Chirurgien-major, voy. 
MAJOR, n" 5. Il 3° Au féminin, chirurgienne, femme 
qui connaît la chirurgie. Je ne sais que la mort 
de la pauvre chirurgienne qui s'est tuée parce 
qu'on lui avait ôté son amant. Lettre du chevalier 
de Grignan, 1674, dansieK. inéd. de Mme deSévi- 
gné, éd. Capmas, t. I, p. 329. 

t CIIITE. Ajoutez:— ÉTVM. Chite vient du ma- 
lais (sc/ii( (voy. CANNEMAN, Disscrtatio.... de Bata- 
vorum mercatura levanlica, llagx comitis, (839, 
p. 2u) ou plutôt du persan Ichyt. 

t CHITINE (ki-ti-n'), s. f. Terme d'histoire na- 
turelle. Matière analogue à la cellulose, consti- 
tuant les téguments des insectes. 

— ETYM. Xnwv, tunique. 

t CHITINEUX, EUSE (ki-li-neù, nea-/,'),nrfj. Qui 
appartient à la chitine. Lorsqu'on examine au mi- 
cro-icope la patte d'une araignée, on voit très-bien, 
à travers la carapace chilineuse, la contraction 
des fibres musculaires se montrer sous forme d'un 
gonflement local, Kuss et duval. Cours de physio- 
logie, 3' édit. (876, p. (07. 

t ClIITON(ki-ton), s. m. Terme d'antiquité. Chez 
les Grecs, proprement le vêtement qui se portait 
en dp,ssous, pour les hommes et pour les femmes. 
De l'autre ccjlé, sur un piédestal, se trouve une 



cno 

statue de bronze représentant limchns chaussé de 
bottines et revêtu du chilon et de la nébride, 
Journ. oflic. (8 sept. (872, p. 6084, 3° col. Il Plus 
tard, le chilon fut une chemise de laine, ordinai- 
rement sans manches, avec des boucles pour la 
fixer aux épaules. 

— ETYM. XlTMV. 

t CUIYTE (chi-i-f), s. m. Voy. schiite au Dic- 
tionnaire. 

t CHIZEROTS (chize-ro), s. m. pi. Habitants du 
déparlement de l'Ain semblables aux cagots des 
Pyrénées. 

t CHLAMYS (kla-mis'), s. m. Terme d'entomo- 
logie. Sorte de coléoptère. Certains coléoptères, les 
chiamys, se font remarquer par des ciselures et 
des sculptures d'un caractère singulier, E. blan- 
cuAiiU, Bev. des Deux-Mondes, ("août (874, p. 69&. 

— ETYM. X),aui;, ehlamyde. 

t CHLORECX. Ajoutez : \\ 2° Oui appartient au 
chlore. Le mélange de peroxyde de manganèse et 
d'acide sulfurique ne peut donner lieu au déve- 
loppement de vapeurs chloreuses, Journ. o//ic. 

9 iév. (874. p. ((23, 3° col. 

t CHLORITEUX, EUSE (klo-ri-teû, teù-z'), adj. 
Oui appartient aux chlorites, qui contient des 
ehlorites. X Konsberg, il (l'argent] existe à l'état 
métallique, au milieu de schistes micacés, chlori- 
teux, quartzcux, qui sont superposés, Journ. ofjic. 
4 déc. (874, p. 7489, 3" col. 

t CULOROIODURE ( klo-ro-i-o-du-r' ) , s. m. 
Terme de chimie. Substance composée de chlore 
et d'iode. M. Daubrée présente des échantillons 
d'un nouveau minéral formé do l'association des 
quatre corps suivants : le chlore , l'iode, l'argent 
et le mercure; le chloroiodure d'argent et de 
mercure n'avait pas encore été rencontré, H. de 
PARVILLE, Journ. offic. (8 août (876, p. 6464, 
2" col. 

t CHLOROMÉTRIQUE (klo-ro-mé-tri-k') , adj. 
Qui a rapport à la chlorométrie. Les recherches 
chlorométriques, Journ. offic. 23 déc. (875 , 

p. (0 668, 3' col. 

t CHLOROPHYLLIEN, lENNE (klo-ro-fi-liin , 
liè-n'), adj. Qui a rapport à la chlorophylle. Ami- 
don chlorophyllien, cl. Bernard, Acad. des se. 
Comptes rendus , t. Lxxxi,p. (234. C'est dans le 
parenchyme [du limodorum abortivuin] que, 
contrairement à ce que l'on savait, M. Chatin a dé- 
couvert les globules chlorophylliens, H. de par- 
tille, Journ. offic. (7 déc. (874, p. 8367, 2» col. 

— REM. Comme chlorophylle est d'origine grec- 
que , il vaudrait mieux dire chlorophyllique. La 
finale l'en est latine. 

t CHLOROPHYLLIFÈRE{klo-ro-fil-li-fè-r'), adj. 
Terme de botanique. Qui contient de la chloro- 
phylle. Plantes chlorophyllifères. 

t CHLORURATION (kio-ru-ra-sion), s. f. Ternie 
de chimie. || 1° Ouaniité de chlorure dans un 
liquide. Vingt-quatre essais faits pendant la Ira 
versée du canal de Suez ont permis de tracei 
sur une autre partie de la carte la courbe de la 
chloruration, Journ. offic. 23 déc. (875, p. (0 6«s, 
(" col. Il 2° Action de transformer eu chlorure. 
Dans le four de Buckner-, la chloruration suit le 
grillage du minerai, l. Simonin, Rev. des Deux 
Mondes, (5 nov. (875, p. 302. 

CHOC. Ajoutez : || Armes de choc, armes de 
main qui agissent par leur masse et leur vitesse. 

f CIIOGOUN (cho-goun'), s. m. Nom japonais du 
prince que les Européens nommaient taicoun. Le 
chogoun, que nous appelons généralement le 
taikoivi, résidait dans la citadelle.... depuis que 
le chogoun est devenu un simple daimio, en l'an 
IS6S, le mikado s'est installé dans la partie mé- 
ridionale de la citadelle.... c'est en (593 que Jyc- 
sasou, le premier chogoun de la dynastie de Tokou 
Gawa, choisit ïédo pour sa capitale , Journ. offic. 
(0 janv. (876, p. 230, 2* col. Il On écrit plus souvent 
siogoun. 

t (. CHOIN(choin), s. m. Nom vulgaire du genre 
schœnus, famille des cypéracées. 

— ETYM. Lat. sr/io?»us , du grec oyoîvo;, jonc. 
t 2. CHOIN (choin), s. m. Nom, dans le Lyonnais, 

d'une sorte de pierre de nature calcaire. 

CHOIR. — KEM. Ajoutez : || 2. On trouve chct au 
lieu de choit : Mme de Mazarin chet en pauvreté, 
d'akgenson, Mém. in-s, ( 86o, t. ii, p. 393. || 3. L'exem- 
ple oii Boiisuet a employé le prétérit chut est ainsi 
conçu : Cet insolent [le démon), qui avait osé at- 
tenter sur le trône de son créateur, frappé d'un 
coup de foudre, chut du ciel en terre, plein de 
rage et de désespoir, (" sermon. Démons, 2. 

i CHOISEL (choi-zèl), s, m. Terme ancien. Se 



r.HO 

dil d'un moulin qui est mù par un cours d'eau à 
réservoir. 

— HIST. XIV" s. Et y aun^ petit molin à choisel 
(1380), VAHIN, j4rchii'« admin. de la ville de Reims, 
t. lU, p. MV. 

— ETYM. Origine inconnue. Du Cange, au mot 
molcnilinum, dunno, dans des textes du xiv* siècle, 
mntendin um choisrulliim. molendina chostella, mo- 
linellum qiwd volvitur ad coisellum. 

CHOISIR. Il Proverbe. Ajoutez .-On dit aussi : Qui 
choisit a le pis. 

t CHOISISSABLE. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Et 
quelle contraricti^ pcult cstre plus grande que 
celle-cy, quant aux choses choisissables ou rcfu- 
sablcs?AMYOT, Plut. (Huvr. mor. t. xx, p. 287. Tout 
ce qui est bon est choisissabic, cholièhes, Contes, 
♦• après-disnée, t. n, ^ <36, recto. 

t CUOISISSEUR (choi-zi-seur), s. m. Celui qui 
choisit, élit. La plupart des choisisseurs, abbk de 
STPiERRR, Nouv. plan de gouv. p. l4o, 2' édit. 
Rotterdam, 1738. 

CHOIX. Ajoutes •• || 5° X choix, en ayant le choix. 
J'aurais fait mon bonheur d'avoir pour maîtresse 
Mlle (le Graiïcnried; mais, à clioix, je crois que je 
l'aurais mieux aimée pour confidente, J. J. bouss. 
Confess. iv. 

CHOLÉRA-MORBCS. Ajoutes : || 8" Choléra des 
i olailles, maladie meurtrière, caractérisée par d'a- 
bondantes déjections, qui sévit parfois sur les bas- 
ses-cours. 

t CHO.M ou CHON (chon), s. m. Nom donné aux 
planches que l'on relire immédiatement après les 
dosseaux, et dont les côtés sont encore llachcux 
ou en bi.seau; les chons ont un» largeur moyenne 
de six à sept pouces, nanquette , Exploit, débit 
et estim. des b'/rs, Nancy, (868, p. »3. 

CHÔMAGE. — HIST. Ajoutes : xiV s. Condemp- 
nons Copin Corderoide.... pour ce qu'il s'est parti 
du service de Michcict senz achever son service.... 
et oultrc prinz le serment dudit Michelet, ou ser- 
ment duquel il s'est rapporté pour toutes preuves 
sur sa demande de m sapmaines de service pour 
les chômages que lui a fait le dit Copin pendant 
le temps qu'il le devoit servir.... pour xxiu blans 
la sepmaine, lequel a affirmé xv jours dcsdis chô- 
mages, BihI. des ch. (874, xxxv, p. 5)3. 

t CHOMEUR (chô-meur), s. m. Ouvrier qui 
chôme. Quand un chômeur [dans la clouterie] se 
présente dans un atelier, on lui fait le bien, c'est- 
à-dire qu'il trouve à boire et à manger, l'Opi- 
nion nationale, 30 mai <876, 3° page, 4' col. 

t CDON (chon), s. m. Voy. chom au Supplé- 
ment. 

t CHOPE (cho-p'), adj. Trop mûr, blet, en par- 
lant des fruits, dans l'Aunis, Gloss. aunisien, 1870, 

p. «H. 

t CHOPÉE (cho-pée) , adj. f. f Monnaie chopéc, 
monnaie altérée, par défaut de poids. Il existe un 
grand abus en Chine, surtout sur la monnaie chopée, 
c'est-à-dire martelée à coups do poinçons, d'oîj il 
manque souvent jusqu'à un quart do poids, Extr. 
des Annales du comm. extér. dans Jour», offic. 

* « OCt. ) 87 ( , p. 4U08 , 3* col. 

CUOPISE. Ajoutez : || i' An jeu de piquet, n'a- 
voir ni tierce ni chopine, n'avoir rien qui compte. 
Il Cette ancienne locution, qu'on entend quelque- 
fois dire en province, était un jeu de mots justifié, 
quand au lieu de quatrième on disait quarte; la 
tierce et la quarte étaient des mesures qui ame- 
naient facilement la chopine. 

— HIST. Il xiV s. Ajoutez : La chopine de Pari.';, 
ce est ainsi comme trois voirres moiens plains, ». 

DE MONDEVILLE, f 45. 

CHOQUER. Ajoutez : || «• Se choquer de, être of- 
fensé par. Notre vanité aura beau se choquer des 
souvenirs, gratter l«s fleurs de lis.... chateau- 
briand, Mém. d'nuire-lombe, t. X, p. 16, is.'iii. 

CUORÉGE. Ajoutez : || Par extension. On dirait 
ces paroles écrites d'hier, tant elles vont à l'a- 
dresse de certains choréges d'aujourd'hui, qui .se 
flattent de remplacer au théâtre la poésie et la 
musique par le vestiaire, cii. lévéque, Science du 
beau, t. u, p. 42n, Paris, (86 1. 

CHOSE. Il 9° Quelque chose, une chose de quelque 
valeur. Quoi ! lOrsque vous voyez périr votre patrie, 
Pour quelque chose, Esther, vous comptez votre vie ? 
HAC.£s(h.ii, I. Tavernicr.... interrogé par Louis XIV 
pourquoi il avait choisi une terre en Suisse, ré 
pondit : Sire, j'ai été bien aise d'avoir quclqui' 
chose qui ne fût qu'à moi, volt. Lett. Monerif, 
27 m»rs 4757. Il Quelque cho.se, une chose indéter- 
minée. Les Français ont, dans leur caractère et 
trop souvent dans leur gouvernement, quelque 



chose qui ne leur permet pas de former do grandes 
associations heureuses, volt. Pol. et lég. Fragm. 
sur l'Inde, 20. 

— HEM. X côté de : dire bien des choses, on em- 
ploie aussi dans le langage familier : tout plein de 
choses. Quo te dit-elle alors? — Eh ! mais tout 
plein de choses, collim d'iiarlev. Artistes, i, (. 

t CHOSEÏTE. Ajoutez : J'ai ajouté beaucoup de 
petites chosette-s, selon les désirs que plusieurs 
dignes juges m'ont témoigné d'en avoir, et tou- 
jours regardant les gens qui vivent en la presse 
du monde, sawt François de sales, Introd. d la 
vie déeote. 

t CUOTr (chof), s. m. Nom do vastes dépressions 
du sol en Algérie, qui renfermant dos lacs salés. 
... Dans la région des chotts.... les stations de l'Au- 
rès ont permis de relier lechott Mel Hliirà la mer, 
Journ. offic. n juill. 1873, p. 47»o, 2» col. La So- 
ciété de géographie.... a pensé.... que l'exploration 
des lacs intermittents ou chotts n'aboutit pas à 
la création d'une mer saharienne, ib. 22 janv. 
(874, p. 68U, i™ col. On sait que les dépôts d'at- 
terrissement auxquels on doit attribuer une date 
récente ne contiennent pas de coquilles réellement 
marines, mais contiennent des coquilles du genre 
de celles qui habitent encore actuellement les 
chotts africains, E. J. la Mer saharienne, dans 
Philos, posit. juillet-août (875, p. 84. || On trouve 
aussi quelquefois l'orthographe chottc, au féminin. 
Une exploration qui a pour but do reconnaître le 
bassin de la chotte au sud de l'Algérie et de la 
Tunisie, Journ. nj^c. 22 déc. 1874, p. 8493, 2° col. 

— ETYM. Arabe, chatt, bord, rive d'un fleuve. 
CHOU. Ajoutez : — REM. 1. Keuille de chou se 

dit quelquefois pour chose sans valeur, .sans effi- 
cacité. Des traités qui, d'après les principes de la 
constitution, sont une feuille de chou, le Père Dii- 
chéne, lettre 297, p. 7. || 2. Bète comme un chou.... 
Cette locution viendrait-elle, par plaisanterie, de 
ce que le chou a une tète et ne pense pas? 

t 2. CHOUAN (chou-an), s. m. Nom pharmaceu- 
tique des .sommités do l'anabasis tamariseifnlia, 
L. ; ellss étaient employées à la préparation du 
carmin. 

t CHOUANIS.ME (chou-a-ni-sm'), s. m. L'ensem- 
ble des chouans. Le chouanisme dissimule, babœuf. 
Pièces, II, 42. 

t CHOUANNERIE. Ajoutez : ...31 mail'.nouveau 
dont il plaît à la chouannerie seule de créer le 
projet, BABŒUF, Pièces, p. 43. 

t CHOU-CHOU (chou-chou), s. m. Nom vulgaire 
du séchion dit aussi chayote. 

CHOUCROUTE. Ajoutez : — REM. Le chou avec 
lequel on fait la choucroute est non pas haché, 
mais coupé régulièrement au rabot. 

CHOUETTE. Ajoutez : || 6° Sorte de coiffure au 
xvii" siicle. Vous avez donc eu peur de ces pau- 
vres petites diablesses de chouettes noires.... elles 
font la beauté.... de la coiffure, sÉv. 2 fév. (68i). 

— HIST. Ajoutez : XIV* s. Aus eaux [yeux] de la 
cuete nuit Li jors, «t si voit clier par nuit, macé. 
Bible en vers, S" 33, 2" col. 

t CBOULER (chou-lé), V. a. Terme normand qui 
signifi» pousser, remuer, choquer, delboulle , 
(•loss.de la vallée d'Yères, p. 78. L'équipage pous- 
sait d»s clameurs dé.sespérées ; car, à chaque in- 
stant, le bateau, choulé le long des forts, pouvait 
se briser et s'engloutir, Journ. offic. (9 fév. (874, 
p. (365,2* col. 

— ÉTYM. Ce verbe est intéressant, parce qu'il se 
rattache à l'anc. français choule, boule de bois au 
jeu de mail (voy. du cange, chola et choleart). 

CHOYER. — ÉTYM. Ajoutez : Un de mes corre^- 
pondants, M.Pelillsau, me fait remarquer que l'an- 
glais to sue, même à titre d* rapprochement, ne 
doit pas figurer auprès da choyer; to sue est le 
français suivre, anc. français sieut, il suit, suent, 
suivent, etc. Cela est péreinptoire ; mais, cette er- 
reur écartée, les conjectures restent ouvertes pour 
l'origine de choyer. M. L. Havct, /{omom'o, t. m, 
p. 330, pense que choyer n'a rien de commun avec 
chuer, chnucr et l'ital. soiare. Le rapprochant du 
gucrilcsiais couayer, ménager, économiser, épar- 
gner : couayer le feu, prendre garde au danger du 
feu. il le dérive d'une forme caucat, il choie, pour 
cavicat, dérivé de cavere, prendre garde, comme 
pendicare de pendere. Sa raison est quo la diph- 
Ihongue oi ne peut venir que d'un au (ou encore 
() et u). Au contraire, d'après M. Bugge, Homania, 
n° (0, p. (48, l'origine de ce mot est germanique : 
goth. sûthjôn, chatouiller ; dans l'ital. soiare, le 
lit germanique a été traité comme le d du lat. 
aaudium. gaudia, dans l'ital. [yioia. Quant à la 



cww 



77 



mutation de l's en ch, il l'explique par des exem- 
ples : chucre et sucre, chiffler et siffler. Quant ù 
mon opinion, elle incline plus du côté deM.Buggo 
que de M. L. Havet. M. Havct est obligé do sé- 
parer l'ital. soiare du français choyer; et cela pa- 
raît bien difficile. Or soiorc ne s'accommode quo 
de la dérivation allemande. 

CHRÉTIE.vrÉ. Ajoutez : || 2* Communauté chré- 
tienne, en un pays qui n'est pas chrétien. Les 
chrétientés do Sze-Chuen ont résisté à tous les 
efforts des lettrés et du gouvernement de la Chine, 
I. DE FLAIX, Journ. o/jic. 4 OCt. (875, p. «493, 
2* col. Les missions-chrétientés, id. t'Ii. p. 8494, 
t* col. Les chrétientés sont établies dans toutes les 
provinces de l'empire; elles forment de petits cen- 
tres dans lesquels on trouve une église, une cha- 
pelle, quelquefois une mission, un séminaire, des 
écoles et un hospice, in. ib. 

— REM. L'ancienne locution : Dieu bénisse la 
chrétienté, répond assez bien à: sauf votre respect, 
d'aujourd'hui. En voici un exemple de (649 : N'en 
criy haro su ly [le chancelier Séguier] ; fallu qui 
so cachi. Dieu béni la chrétianté, reverance, dans 
le privé, et que tous lé soigneux du rouay lo 
vinssien requéri tou breneux, Agréable conférence 
de deux paysans, p. 6, dans cii. nisard, Parisia- 
nismes, (876, p. 88. 

CHRIST. Ajoutez : — REM. Jé-zu Krisl' est une 
mauvaise prononciation très-usitée chez les pro- 
testants français à cause de l